person:edward snowden

  • You Have the Right to #anonymity
    https://hackernoon.com/you-have-the-right-to-anonymity-cec4ab82911f?source=rss----3a8144eabfe3-

    The right to anonymity should become a world standard for ensuring the fundamental rights of a person and citizen in the digital age. First and foremost, this is the right to freedom of expression and the right to #privacy. Edward Snowden said:“Saying that you don’t care about the right to privacy because you have nothing to hide is no different than saying you don’t care about freedom of speech because you have nothing to say. It’s a deeply anti-social principle because rights are not just individual, they’re collective, and what may not have value to you today may have value to an entire population, an entire people, an entire way of life tomorrow. And if you don’t stand up for it, then who will?”So what exactly is the right to anonymity and privacy in one’s private life, if we are talking (...)

    #human-rights #annonymous #right-to-anonymity


  • Saudis used Israeli spyware to track Khashoggi: Snowden - World News

    http://www.hurriyetdailynews.com/saudis-used-israeli-spyware-to-track-khashoggi-snowden-138669

    Software made by an Israeli cyber security firm was used to track murdered journalist Jamal Khashoggi, a former U.S. National Security Agency contractor and whistleblower claimed Nov. 7.

    Addressing a conference in Tel Aviv, Israel via a video call from Russia, Edward Snowden said Pegasus spyware sold to governments by NSO Group Technologies was used to track opponents.

    “The Saudis, of course, knew that Khashoggi was going to go to the consulate, as he got an appointment. But how did they know his intention and plans?”

    Khashoggi, a Saudi national and columnist for The Washington Post, was killed on Oct. 2 after entering the Saudi Consulate in Istanbul.


  • The Big Hack: How China Used a Tiny Chip to Infiltrate U.S. Companies - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/features/2018-10-04/the-big-hack-how-china-used-a-tiny-chip-to-infiltrate-america-s-top-compa

    The attack by Chinese spies reached almost 30 U.S. companies, including Amazon and Apple, by compromising America’s technology supply chain, according to extensive interviews with government and corporate sources.

    […]

    There are two ways for spies to alter the guts of computer equipment. One, known as interdiction, consists of manipulating devices as they’re in transit from manufacturer to customer. This approach is favored by U.S. spy agencies, according to documents leaked by former National Security Agency contractor Edward Snowden. The other method involves seeding changes from the very beginning.

    One country in particular has an advantage executing this kind of attack: China, which by some estimates makes 75 percent of the world’s mobile phones and 90 percent of its PCs.

    #espionnage #Chine #États-Unis #informatique


  • Belgique : L’enquête sur le piratage de Belgacom pointe vers les services secrets britanniques Belga - 20 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/medias/detail_l-enquete-sur-le-piratage-de-belgacom-pointe-vers-les-services-secrets-b

    Les conclusions du parquet fédéral de l’enquête sur l’opération de piratage de Belgacom, mise à jour fin 2013, pointent vers les services secrets britanniques GCHQ, rapportent De Tijd et L’Echo jeudi.

    Le parquet général a pu reconstituer une grande partie des faits et a transmis un rapport confidentiel sur ses principales conclusions au ministre de la Justice Koen Geens. L’enquête s’est appuyée sur un vingtaine de slides « top secret » du Network Analysis Centre, un département du GCHQ, que le lanceur d’alerte Edward Snowden a communiqués parmi d’autres documents à la presse sur l’Operation Socialist, le nom de code que les services secrets britanniques GCHQ ont donné au piratage. Dans le cas du piratage de Belgacom, la cible était les « routeurs GRX » de Belgacom et de BICS, dans le but d’accéder aux communications entre smartphones par roaming, quand des opérateurs laissent des clients d’autres opérateurs accéder à leur réseau. Les communications étaient interceptées via des opérations « homme-du-milieu », qui consistent à dévier vers soi des communications sans que ni l’expéditeur, ni le destinataire ne s’en rendent compte.


    Pour y parvenir, il a été nécessaire de pirater des ordinateurs de personnes clés au sein de Belgacom, par exemple dans l’entretien et la sécurité. Elles sont notamment tombées dans le piège via de faux messages LinkedIn. Les experts sont persuadés que le feu vert au piratage a été donné à un très haut niveau, peut-être même par le ministre britannique des Affaires étrangères. Si les slides n’avaient pas fuité, les preuves contre les Britanniques seraient relativement maigres.

    #espionage #piratage #Belgique #angleterre #belgacom #GCHQ #linkedin #Edward_Snowden #prism #surveillance #révélations_d'edward_snowden #police



  • (20+) Cinq ans de prison pour la lanceuse d’alerte Reality Winner - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/08/24/cinq-ans-de-prison-pour-la-lanceuse-d-alerte-reality-winner_1674202

    Elle est la première lanceuse d’alerte de l’ère Trump jugée au titre de l’Espionage Act, cette loi désormais centenaire utilisée sous Obama pour poursuivre Chelsea Manning, la source des documents confidentiels de l’armée américaine publiés en 2010 par WikiLeaks, et Edward Snowden, l’ancien consultant qui a révélé l’ampleur de la surveillance en ligne pratiquée par la NSA, l’Agence nationale de sécurité américaine. Ce jeudi, Reality Winner, 26 ans, a été condamnée à cinq ans et trois mois de prison par un tribunal d’Augusta (Géorgie) pour avoir transmis à la presse un document classifié sur des tentatives de piratage à l’encontre de l’infrastructure électorale, attribuées à la Russie. Soit « la sentence la plus lourde jamais prononcée contre la source d’un média dans un tribunal fédéral », relève la Freedom of the Press Foundation.

    En juin dernier, alors que Reality Winner était en détention depuis plus d’un an, son équipe de défense a négocié un accord de plaider coupable. Ce jeudi lors de l’audience, la jeune femme a dit assumer « l’entière responsabilité » de ce qu’elle a qualifié devant le juge d’« erreur incontestable ». Les procureurs, de leur côté, l’ont accusée d’avoir agi par « mépris des Etats-Unis », et ont affirmé que ses révélations avaient « causé un dommage exceptionnellement grave à la sécurité nationale ». Une assertion que les soutiens de Winner ne sont pas les seuls à réfuter. « Personne n’a été mis en danger, personne n’a vu son identité révélée, les Russes ont juste appris que lorsqu’ils s’introduisent dans nos systèmes, nous sommes capables de les repérer, ce qu’ils savaient déjà, estime un ancien avocat au département de la Justice, Robert Cattanach, cité par le New York Times. En tout état de cause, ce genre de condamnation est destiné à avoir un effet dissuasif. »

    Début mai, un rapport du Sénat américain a reproché au département de la Sécurité intérieure d’avoir eu une réponse « inadéquate » face à la « menace contre l’infrastructure électorale », et relevé que les administrations des différents Etats avaient commencé à se préoccuper de la sécurité de leurs réseaux notamment suite aux articles de presse sur le sujet… « Reality Winner est une lanceuse d’alerte qui a averti le public d’une menace grave sur la sécurité des élections, déclarait jeudi soir Trevor Timm, le directeur exécutif de la Freedom of the Press Foundation. Que le département de la Justice continue à poursuivre des sources de journalistes au titre de l’Espionage Act, une loi qui ne permet pas de se défendre en faisant valoir l’intérêt public, est une mascarade. »

    Amaelle Guiton

    #Lanceur_alerte #Presse #Médias #Journalisme




  • The NSA’s Hidden Spy Hubs in Eight U.S. Cities
    https://theintercept.com/2018/06/25/att-internet-nsa-spy-hubs

    The NSA considers AT&T to be one of its most trusted partners and has lauded the company’s “extreme willingness to help.” It is a collaboration that dates back decades. Little known, however, is that its scope is not restricted to AT&T’s customers. According to the NSA’s documents, it values AT&T not only because it “has access to information that transits the nation,” but also because it maintains unique relationships with other phone and internet providers. The NSA exploits these relationships for surveillance purposes, commandeering AT&T’s massive infrastructure and using it as a platform to covertly tap into communications processed by other companies.

    It is an efficient point to conduct internet surveillance, Klein said, “because the peering links, by the nature of the connections, are liable to carry everybody’s traffic at one point or another during the day, or the week, or the year.”

    Christopher Augustine, a spokesperson for the NSA, said in a statement that the agency could “neither confirm nor deny its role in alleged classified intelligence activities.” Augustine declined to answer questions about the AT&T facilities, but said that the NSA “conducts its foreign signals intelligence mission under the legal authorities established by Congress and is bound by both policy and law to protect U.S. persons’ privacy and civil liberties.”

    Jim Greer, an AT&T spokesperson, said that AT&T was “required by law to provide information to government and law enforcement entities by complying with court orders, subpoenas, lawful discovery requests, and other legal requirements.” He added that the company provides “voluntary assistance to law enforcement when a person’s life is in danger and in other immediate, emergency situations. In all cases, we ensure that requests for assistance are valid and that we act in compliance with the law.”

    Dave Schaeffer, CEO of Cogent Communications, told The Intercept that he had no knowledge of the surveillance at the eight AT&T buildings, but said he believed “the core premise that the NSA or some other agency would like to look at traffic … at an AT&T facility.” He said he suspected that the surveillance is likely carried out on “a limited basis,” due to technical and cost constraints. If the NSA were trying to “ubiquitously monitor” data passing across AT&T’s networks, Schaeffer added, he would be “extremely concerned.”

    An estimated 99 percent of the world’s intercontinental internet traffic is transported through hundreds of giant fiber optic cables hidden beneath the world’s oceans. A large portion of the data and communications that pass across the cables is routed at one point through the U.S., partly because of the country’s location – situated between Europe, the Middle East, and Asia – and partly because of the pre-eminence of American internet companies, which provide services to people globally.

    The NSA calls this predicament “home field advantage” – a kind of geographic good fortune. “A target’s phone call, email, or chat will take the cheapest path, not the physically most direct path,” one agency document explains. “Your target’s communications could easily be flowing into and through the U.S.”

    Once the internet traffic arrives on U.S. soil, it is processed by American companies. And that is why, for the NSA, AT&T is so indispensable. The company claims it has one of the world’s most powerful networks, the largest of its kind in the U.S. AT&T routinely handles masses of emails, phone calls, and internet chats. As of March 2018, some 197 petabytes of data – the equivalent of more than 49 trillion pages of text, or 60 billion average-sized mp3 files – traveled across its networks every business day.

    The NSA documents, which come from the trove provided to The Intercept by the whistleblower Edward Snowden, describe AT&T as having been “aggressively involved” in aiding the agency’s surveillance programs. One example of this appears to have taken place at the eight facilities under a classified initiative called SAGUARO.

    In October 2011, the Foreign Intelligence Surveillance Court, which approves the surveillance operations carried out under Section 702 of FISA, found that there were “technological limitations” with the agency’s internet eavesdropping equipment. It was “generally incapable of distinguishing” between some kinds of data, the court stated. As a consequence, Judge John D. Bates ruled, the NSA had been intercepting the communications of “non-target United States persons and persons in the United States,” violating Fourth Amendment protections against unreasonable searches and seizures. The ruling, which was declassified in August 2013, concluded that the agency had acquired some 13 million “internet transactions” during one six-month period, and had unlawfully gathered “tens of thousands of wholly domestic communications” each year.

    The root of the issue was that the NSA’s technology was not only targeting communications sent to and from specific surveillance targets. Instead, the agency was sweeping up people’s emails if they had merely mentioned particular information about surveillance targets.

    A top-secret NSA memo about the court’s ruling, which has not been disclosed before, explained that the agency was collecting people’s messages en masse if a single one were found to contain a “selector” – like an email address or phone number – that featured on a target list.

    Information provided by a second former AT&T employee adds to the evidence linking the Atlanta building to NSA surveillance. Mark Klein, a former AT&T technician, alleged in 2006 that the company had allowed the NSA to install surveillance equipment in some of its network hubs. An AT&T facility in Atlanta was one of the spy sites, according to documents Klein presented in a court case over the alleged spying. The Atlanta facility was equipped with “splitter” equipment, which was used to make copies of internet traffic as AT&T’s networks processed it. The copied data would then be diverted to “SG3” equipment – a reference to “Study Group 3” – which was a code name AT&T used for activities related to NSA surveillance, according to evidence in the Klein case.

    #Surveillance #USA #NSA #AT&T



  • Revue de presse de l’April pour la semaine 23 de l’année 2018
    https://linuxfr.org/news/revue-de-presse-de-l-april-pour-la-semaine-23-de-l-annee-2018

    La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Sommaire

    [FIGARO] Un projet de loi européen pourrait menacer les mèmes sur Internet [01net.] Les meilleurs logiciels libres et gratuits pour Windows, Mac et Linux [L’OBS] La bibliothèque d’Alexandrie des logiciels ouvre ses portes (virtuelles) au public [RTBF Info] Des logiciels pour vous aider à contrôler vos données sur internet [Usbek & Rica] Depuis son exil russe, Edward Snowden estime que « tout a changé » [Libération] Microsoft se paye un géant du logiciel libre lien n°1 : Aprillien n°2 : Revue (...)


  • Surveillance : quel bilan tirer, cinq ans après le début des révélations d’Edward Snowden ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/06/05/surveillance-quel-bilan-tirer-cinq-ans-apres-le-debut-des-revelations-d-edwa

    Si la publication des documents secrets n’a pas mis un terme à la surveillance de masse, le bilan des révélations Snowden est loin d’être négligeable. Dans la nuit du 5 au 6 juin 2013, le monde découvre sur le site du quotidien britannique The Guardian un document classé secret issu de la National Security Agency (NSA) révélant que l’opérateur américain Verizon transmet à cette agence de renseignement des wagons entiers de données sur ses clients. Ce document stupéfie les observateurs : c’est la première (...)

    #GCHQ #Verizon #NSA #web #surveillance #données #PRISM #Safe_Harbor #cryptage


  • #Edward_Snowden: ’The people are still powerless, but now they’re aware’ | US news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/us-news/2018/jun/04/edward-snowden-people-still-powerless-but-aware

    Edward Snowden has no regrets five years on from leaking the biggest cache of top-secret documents in history. He is wanted by the US. He is in exile in Russia. But he is satisfied with the way his revelations of mass surveillance have rocked governments, intelligence agencies and major internet companies.

    In a phone interview to mark the anniversary of the day the Guardian broke the story, he recalled the day his world – and that of many others around the globe – changed for good. He went to sleep in his Hong Kong hotel room and when he woke, the news that the National Security Agency had been vacuuming up the phone data of millions of Americans had been live for several hours.


  • La surveillance et vous : Nothing to Hide
    https://www.domainepublic.net/La-surveillance-et-vous-Nothing-to-Hide.html

    Ciné-Débat autour de la surveillance de masse et des notions de vies privées à travers l’argument de « Je n’ai rien à cacher ». La projection sera suivie d’une discussion qui s’orientera sur les façons d’y résister. « Dire que l’on se fiche du droit à la vie privée parce qu’on n’a rien à cacher, revient à dire que l’on se fiche de la liberté d’expression parce qu’on n’a rien à dire. » (Edward Snowden). Ce film, sorti sous licence libre depuis octobre 2017 propose un regard critique sur la volonté des états et (...)

    Agend@

    #Agend@


  • Data : Facebook, lobbyiste très actif à Bruxelles Antoine Vergely - 11/04/2018 - Alternatives économiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/facebook-lobbyiste-tres-actif-a-bruxelles/00084150

    Facebook est régulièrement le sujet de controverses liées à l’utilisation
    des données partagées par ses utilisateurs, que ce soit en 2013 au lendemain des révélations d’Edward Snowden ou très récemment dans l’affaire Cambridge Analytica. Le réseau social s’efforce ainsi de rassurer et de redorer son image auprès du public mais aussi des institutions. C’est pourquoi il construit son #réseau et amplifie son influence aussi bien à Washington qu’à Bruxelles.

    En Europe, Facebook tend à devenir un des groupes les plus actifs auprès des institutions européennes
    De part et d’autre de l’Atlantique, la société de #Mark_Zuckerberg intensifie son activité de #lobbying. En Europe, #Facebook tend à devenir un des groupes les plus actifs auprès des #institutions_européennes, à l’instar de #Microsoft et surtout de #Google, deux autres membres des fameux #GAFAM (Google-Amazon-Facebook-Apple-Microsoft) comptant déjà parmi les dix entreprises les plus dépensières auprès des institutions européennes.
    Fort de ses 2,2 milliards d’utilisateurs actifs, Facebook déclare dans le registre de transparence de l’Union européenne, que sa « mission est de donner aux gens le pouvoir de partager et de créer un monde plus ouvert et connecté ». Un objectif réaffirmé par Mark Zuckerberg dans son manifeste de février 2017, dans lequel il affirme que « le progrès demande désormais que l’humanité se rassemble dans une communauté globale ».

    Une arrivée progressive
    À Bruxelles, des rencontres entre ses représentants et les #commissaires_européens ou leurs membres de cabinets sont régulièrement organisées. En février 2018, la Commission européenne recensait 67 rendez-vous depuis la prise de fonctions de la Commission Juncker en 2014. Les discussions s’articulent autour de thématiques liées au développement d’Internet dans l’Union européenne comme la mise en place du marché unique numérique, les mesures de protection des données ou la lutte contre les fake news.
    L’entrée de Facebook sur la scène bruxelloise s’est faite timidement. En 2012, date de son inscription sur le registre de transparence de l’Union européenne, Facebook déclarait 2 employés auprès des institutions européennes et des dépenses en matière de lobbying comprises entre 400 000 et 450 000 euros. Le réseau social s’est ensuite imposé petit à petit en augmentant ses dépenses et le nombre de ses collaborateurs.

    En 2013, au début de la révision du régime de la protection des données dans l’UE, Facebook a accru ses dépenses de lobbying et recruté six nouveaux lobbyistes. 2017, date de la dernière déclaration sur le registre de transparence, marque un nouveau record pour Facebook. Ses dépenses déclarées sont désormais comprises entre 2,25 et 2,5 millions d’euros et le nombre d’employés est passé à 15, pour 7,2 équivalents temps plein, à Bruxelles dont quatre possèdent une accréditation auprès du Parlement européen.

    Le réseau Facebook
    Afin d’améliorer l’action de ses lobbyistes maison, Facebook s’inscrit dans les mêmes réseaux que ses autres collègues des GAFAM. Comme la majorité des entreprises présentes à Bruxelles, le réseau social s’est attaché les services de cabinets de consultants spécialisés. Ces agences offrent leur expertise en matière de relations et de politiques publiques ainsi que leur connaissance des rouages des institutions européennes. Dans son guide Lobby Planet, le Corporate Europe Observatory explique que leurs prestations vont du « blanchiment d’image » au « discours écologique de façade » en passant par la « création de groupes ad hoc pour porter les intérêts » de leurs clients.

    Les prestations vont du « blanchiment d’image » au « discours écologique de façade » en passant par la « création de groupes ad hoc pour porter les intérêts » des clients
    Par ailleurs, Facebook étoffe son réseau de lobbying en intégrant des associations professionnelles, qui sont souvent les mêmes auxquelles sont affiliées les autres GAFAM. Ces alliances entre les entreprises d’un même secteur économique donnent plus de poids aux actions de lobbying menées au nom de leurs membres. Facebook coordonne ainsi ses actions auprès des institutions européennes avec les autres membres des GAFAM ainsi que d’autres géants du numérique et des télécommunications au sein de ces associations.

    Pris dans le scandale Cambridge Analytica, Facebook est sommé de s’expliquer sur sa capacité à protéger la vie privée et les données de ses utilisateurs. La Commission européenne demande des comptes et Mark Zuckerberg a dû témoigner devant le Congrès américain. En attendant, Facebook a répondu en augmentant encore sa présence à Washington et en publiant plusieurs offres d’emploi de lobbyistes basés dans la capitale américaine.

    Cet article a été initialement publié sur le site VoxEurop le 10 avril 2018 en partenariat avec European data Journalism network

     #bruxelles #lobbying #lobby #europe #union_européenne #lobbies #corruption


    • Data : Facebook, lobbyiste très actif à Bruxelles Antoine Vergely - 11/04/2018 - Alternatives économiques
      https://www.alternatives-economiques.fr/facebook-lobbyiste-tres-actif-a-bruxelles/00084150

      Facebook est régulièrement le sujet de controverses liées à l’utilisation
      des données partagées par ses utilisateurs, que ce soit en 2013 au lendemain des révélations d’Edward Snowden ou très récemment dans l’affaire Cambridge Analytica. Le réseau social s’efforce ainsi de rassurer et de redorer son image auprès du public mais aussi des institutions. C’est pourquoi il construit son #réseau et amplifie son influence aussi bien à Washington qu’à Bruxelles.

      En Europe, Facebook tend à devenir un des groupes les plus actifs auprès des institutions européennes
      De part et d’autre de l’Atlantique, la société de #Mark_Zuckerberg intensifie son activité de #lobbying. En Europe, #Facebook tend à devenir un des groupes les plus actifs auprès des #institutions_européennes, à l’instar de #Microsoft et surtout de #Google, deux autres membres des fameux #GAFAM (Google-Amazon-Facebook-Apple-Microsoft) comptant déjà parmi les dix entreprises les plus dépensières auprès des institutions européennes.
      Fort de ses 2,2 milliards d’utilisateurs actifs, Facebook déclare dans le registre de transparence de l’Union européenne, que sa « mission est de donner aux gens le pouvoir de partager et de créer un monde plus ouvert et connecté ». Un objectif réaffirmé par Mark Zuckerberg dans son manifeste de février 2017, dans lequel il affirme que « le progrès demande désormais que l’humanité se rassemble dans une communauté globale ».

      Une arrivée progressive
      À Bruxelles, des rencontres entre ses représentants et les #commissaires_européens ou leurs membres de cabinets sont régulièrement organisées. En février 2018, la Commission européenne recensait 67 rendez-vous depuis la prise de fonctions de la Commission Juncker en 2014. Les discussions s’articulent autour de thématiques liées au développement d’Internet dans l’Union européenne comme la mise en place du marché unique numérique, les mesures de protection des données ou la lutte contre les fake news.
      L’entrée de Facebook sur la scène bruxelloise s’est faite timidement. En 2012, date de son inscription sur le registre de transparence de l’Union européenne, Facebook déclarait 2 employés auprès des institutions européennes et des dépenses en matière de lobbying comprises entre 400 000 et 450 000 euros. Le réseau social s’est ensuite imposé petit à petit en augmentant ses dépenses et le nombre de ses collaborateurs.

      En 2013, au début de la révision du régime de la protection des données dans l’UE, Facebook a accru ses dépenses de lobbying et recruté six nouveaux lobbyistes. 2017, date de la dernière déclaration sur le registre de transparence, marque un nouveau record pour Facebook. Ses dépenses déclarées sont désormais comprises entre 2,25 et 2,5 millions d’euros et le nombre d’employés est passé à 15, pour 7,2 équivalents temps plein, à Bruxelles dont quatre possèdent une accréditation auprès du Parlement européen.

      Le réseau Facebook
      Afin d’améliorer l’action de ses lobbyistes maison, Facebook s’inscrit dans les mêmes réseaux que ses autres collègues des GAFAM. Comme la majorité des entreprises présentes à Bruxelles, le réseau social s’est attaché les services de cabinets de consultants spécialisés. Ces agences offrent leur expertise en matière de relations et de politiques publiques ainsi que leur connaissance des rouages des institutions européennes. Dans son guide Lobby Planet, le Corporate Europe Observatory explique que leurs prestations vont du « blanchiment d’image » au « discours écologique de façade » en passant par la « création de groupes ad hoc pour porter les intérêts » de leurs clients.

      Les prestations vont du « blanchiment d’image » au « discours écologique de façade » en passant par la « création de groupes ad hoc pour porter les intérêts » des clients
      Par ailleurs, Facebook étoffe son réseau de lobbying en intégrant des associations professionnelles, qui sont souvent les mêmes auxquelles sont affiliées les autres GAFAM. Ces alliances entre les entreprises d’un même secteur économique donnent plus de poids aux actions de lobbying menées au nom de leurs membres. Facebook coordonne ainsi ses actions auprès des institutions européennes avec les autres membres des GAFAM ainsi que d’autres géants du numérique et des télécommunications au sein de ces associations.

      Pris dans le scandale Cambridge Analytica, Facebook est sommé de s’expliquer sur sa capacité à protéger la vie privée et les données de ses utilisateurs. La Commission européenne demande des comptes et Mark Zuckerberg a dû témoigner devant le Congrès américain. En attendant, Facebook a répondu en augmentant encore sa présence à Washington et en publiant plusieurs offres d’emploi de lobbyistes basés dans la capitale américaine.

      Cet article a été initialement publié sur le site VoxEurop le 10 avril 2018 en partenariat avec European data Journalism network

      #bruxelles #lobbying #lobby #europe #union_européenne #lobbies #corruption


  • Facebook, emblème du « capitalisme de surveillance » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/070418/facebook-embleme-du-capitalisme-de-surveillance?onglet=full

    Ce modèle économique auquel sont irrémédiablement liés #Facebook mais également Google ou Twitter a été théorisé sous l’expression de « capitalisme de surveillance ».

    Le concept a fait l’objet d’une première définition dans un article des universitaires John Bellamy Foster et Robert W. McChesney, publié en juillet 2014 sur le site Monthly Review. Dans celui-ci, les auteurs font du capitalisme de surveillance l’évolution naturelle du complexe militaro-industriel dénoncé par les président Dwight Eisenhower dans son célèbre discours de janvier 1961. Ils rappellent les origines militaires du Net et les efforts constants déployés par l’armée pour contrôler la recherche et les industries de pointe.

    Les révélations d’Edward Snowden ont largement confirmé ces liens étroits et la collaboration active des géants du Net dans la surveillance des citoyens. Il n’est également pas si surprenant que, comme le révélait le New York Times le 27 mars, des salariés de la sulfureuse entreprise de surveillance Palantir aient collaboré avec Cambridge Analytica pour mettre au point leur opération de collecte de données illégale. Ni que le cofondateur de Palantir, Peter Thiel, soit par ailleurs membre du conseil d’administration de Facebook, ainsi qu’un soutien de Donald Trump.

    #capitalisme #surveillance #GAFA


  • Affaire Facebook/Cambridge Analytica : le lanceur d’alerte s’explique

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/03/26/affaire-facebook-cambridge-analytica-le-lanceur-d-alerte-s-explique_5276659_

    Christopher Wylie accuse l’entreprise britannique d’avoir utilisé les données de millions d’individus pour manipuler les élections et construire « l’alt-right » aux Etats-Unis.

    Un mois après avoir été embauché en juin 2013 par l’entreprise qui allait devenir Cambridge Analytica, Christopher Wylie a pour la première fois compris qu’il ne s’agissait peut-être pas d’une société comme les autres. « Mon poste de directeur de la recherche était vacant parce que mon prédécesseur était mort dans des conditions inexpliquées dans sa chambre d’hôtel à Nairobi, alors qu’il travaillait pour Uhuru Kenyatta [actuel président du Kenya] », explique-t-il.

    Le Canadien, petit génie de l’informatique, qui a appris tout seul à coder, alors âgé de 24 ans, a progressivement découvert qu’il travaillait pour une firme qui siphonnait les données personnelles de millions de personnes sur Facebook, avait comme vrai patron un certain Steve Bannon, cherchait à manipuler les élections à travers le monde et poussait sur Internet les théories du complot pour développer « l’alt-right », les mouvements d’extrême droite américaines.

    Cambridge Analytica a ensuite aidé Donald Trump lors de la campagne présidentielle américaine et à influer au Royaume -Uni en faveur du Brexit. Ayant quitté l’entreprise fin 2014, mais ayant longtemps gardé d’étroits contacts, M. Wylie a désormais décidé de révéler tout ce qu’il savait. « On ne peut pas défaire ce qui a été fait, mais il faut alerter. »

    Surveillance de masse

    Désormais, il ne fait plus que ça, dénonçant une société qui met en danger la démocratie, selon lui. Une semaine après avoir parlé pour la toute première fois au New York Times et au Guardian, le lanceur d’alerte a longuement rencontré dimanche 25 mars un groupe de huit journalistes européens, dont Le Monde. Depuis plusieurs mois, il travaille aussi avec les autorités britanniques, qui enquêtent contre Cambridge Analytica. Mardi 27 mars, il témoignera devant un comité parlementaire britannique, et a accepté de faire de même devant le Congrès américain.

    A écouter M. Wylie, le scandale qu’il dénonce présente un parallèle à celui qu’Edward Snowden a mis à jour en 2013. L’Américain avait montré comment les agences d’espionnages, notamment la NSA (National Security Agency) ou son équivalent britannique Government Communications Headquarters (GCHQ), utilisaient Internet pour mettre en place une surveillance de masse de leurs citoyens. « Mais la NSA ou GCHQ sont encadrés, alors que les entreprises privées peuvent collecter des données sur les citoyens comme elles le veulent. [Cambridge Analytica] a fait disparaître la frontière entre espionnage et recherche marketing traditionnelle. »

    Il faut réguler

    Pour lui, les données personnelles, qui s’accumulent à vitesse exponentielle, sont « la nouvelle électricité » du XXIe siècle, quelque chose indispensable à la vie quotidienne mais qu’il faut réguler. « Les données sont un outil, comme un couteau qui peut être utilisé pour préparer un repas trois étoiles au Michelin ou pour commettre un meurtre. En tant que telles, elles ne sont pas un problème. Mais ce que Cambridge Analytica met au jour est l’échec des législateurs et de la société à mettre des limites à leur utilisation. »

    Retour à mi-2013. M. Wylie est arrivé à Londres depuis trois ans, pour étudier le droit à la London School of Economics. Techniquement, Cambridge Analytica n’existe pas. L’entreprise qui l’embauche s’appelle SCL. Sa création remonte aux années 1960, et l’entreprise est spécialisée dans le secteur de la défense, travaillant particulièrement dans les pays émergents. Sa spécialité : mener des campagnes de désinformation à l’ancienne. Envoyer une prostituée chez un opposant politique et filmer la scène à son insu est une technique favorite. Mais SCL perçoit qu’Internet est le nouveau champ de bataille et veut s’y développer.

    M. Wylie aide à créer Cambridge Analytica, pour en faire une filiale de l’entreprise. Il fait pour cela appel à un professeur de l’université de Cambridge, Aleksandr Kogan, un neuroscientifique, qui met au point un petit quiz sur Facebook qui permet d’évaluer le profil psychologique de ceux qui le remplissent. L’application est très populaire et 270 000 personnes l’utilisent. Ce qu’elles ne savent pas est que leurs données ne sont pas utilisées par des raisons de recherche, comme promis, mais par Cambridge Analytica, qui va les utiliser à des fins commerciales. Pire encore, le quizz donne l’autorisation de télécharger les données de tous les amis sur Facebook de ceux qui ont rempli le questionnaire. Cambridge Analytica siphonne ainsi les données détaillées de plus de 50 millions de personnes, essentiellement aux Etats-Unis.

    « Une autre façon d’approcher les choses »

    Ce trésor est la base de l’entreprise. Cela lui permet de cibler de façon extrêmement précise des sous-groupes sur Facebook. La pratique de ciblage est courante, utilisée de tous les publicitaires. Mais cette fois-ci, en plus des données démographiques (âge, sexe, etc.), l’entreprise a le profil psychologique des individus.

    De ce côté-là, la recherche sur Facebook impressionne. Des scientifiques ont démontré qu’avec une dizaine de « likes », un ordinateur peut comprendre le profil psychologique d’une personne mieux que son propre collègue de bureau ; à 70 « likes », la machine le comprend mieux qu’un ami ; à 150 « likes », elle dépasse la perception d’un membre de sa famille ; à 300 « likes », elle excède la compréhension de son propre époux ou épouse.

    C’est alors qu’arrive Robert Mercer et Steve Bannon. Le premier est un milliardaire américain, qui a fait fortune grâce aux algorithmes utilisés sur les marchés financiers. Le second veut mener une « révolution culturelle » dans la politique et il s’est fait connaître avec Breitbart News, un site d’information proche de l’extrême droite. Il deviendra ensuite l’éminence grise de Donald Trump, avant la rupture entre les deux hommes.

    En 2013, M. Mercer investit dans l’entreprise et met M. Bannon aux commandes du conseil d’administration. « Bannon venait au moins une fois par mois à Londres, raconte M. Wylie. Et tous les lundis matins, on avait une conférence téléphonique avec lui et Bekkah Mercer [la fille du milliardaire]. »

    Leur objectif ? « Développer l’alt-right », explique M. Wylie. « Steve Bannon pense que pour changer la politique, il faut changer la culture. Mais Breitbart était resté un site relativement petit. Il cherchait d’autres outils pour mener sa guerre culturelle. Pour lui, SCL, qui faisait de la propagande militaire, était une autre façon d’approcher les choses. »

    Théories du complot

    A l’époque, il n’est pas question d’élections ni de Donald Trump. Les deux Américains utilisent Cambridge Analytica pour travailler en profondeur. Ils surveillent les théories du complot qui circulent, pour les amplifier. Ainsi, fin 2014, des rumeurs circulent : Barack Obama, aurait commencé à amasser des troupes au Texas pour ne pas partir de la présidence américaine. L’entreprise britannique vise les gens qu’elle sait intéressés par les théories du complot et pousse ce message vers eux. « Ensuite, ces gens voyaient ce genre d’information sur Facebook, mais rien de tout cela en regardant CNN ou les médias traditionnels. Et ils se disaient : pourquoi CNN me cache-t-elle des choses ? »

    Bien plus tard, Donald Trump a embauché Cambridge Analytica pour mener à bien sa campagne numérique. Et du côté du Brexit, la société a travaillé gratuitement et pendant quelques semaines auprès de Leave.eu, l’un des organismes faisant campagne pour le Brexit. Une société canadienne qui lui est proche, AggregateIQ, que M. Wylie a aidé à créer, aurait aussi travaillé indirectement pour Vote Leave, un autre organisme pro-Brexit, contournant ainsi le plafond des dépenses de la campagne électorale.

    Pour M. Wylie, les agissements de Cambridge Analytica ont pipé les dés de la démocratie. Mais beaucoup d’experts mettent en doute cette idée. Après tout, l’influence d’une chaîne d’information comme Fox News aux Etats-Unis, ou la campagne anti-européenne menée par le Daily Mail et le Sun depuis trente ans au Royaume-Uni, ont certainement eu une influence profonde dans ces élections. Facebook n’est pas le seul facteur.

    « Il faut réparer Facebook, pas effacer Facebook »

    Dominic Cummings, qui dirigeait Vote Leave, estime que l’argument de M. Wylie, repris initialement par le Guardian, est une sorte de théorie du complot des anti-Brexiters. « Leur fantasme est que le référendum a été perdu parce que (…) les “fake news” et Facebook auraient pris en traître des millions d’ignorants qui ne comprennent pas la réalité. (…) Ce fantasme est plus pratique que de reconnaître que leur campagne a perdu alors que presque toutes les forces du pouvoir et de l’argent au monde étaient de leur côté. »

    M. Wylie reste convaincu que l’influence de Cambridge Analytica a été déterminante. Mais il ajoute un argument plus large. « C’est comme le dopage. Si un athlète gagne les Jeux Olympique en se dopant, on peut toujours dire qu’il aurait gagné même sans se doper. Reste qu’on lui enlève quand même sa médaille, parce que ça remet en cause l’intégrité de tout le processus démocratique. »

    Le lanceur d’alerte canadien ne demande pas pour autant la fin des réseaux sociaux ou l’interdiction de l’utilisation des données privées. « Il faut réparer Facebook, pas effacer Facebook. » Pour lui, les plates-formes sur Internet doivent être régulées comme des entreprises d’utilité publique, par exemple comme les fournisseurs d’électricité ou d’eau. « Il est devenu impossible de vivre sans ces plates-formes, mais il faut les encadrer. » Impossible, trop complexe ? « Pas du tout. Facebook et Google sont plein de gens intelligents, qui savent comment repérer si du micro-ciblage a lieu. Elles pourraient dire par exemple : attention, ceci est une publicité, vous avez été visé et voilà qui paie pour ça. » En sortant de l’ombre et en parlant, il espère que le débat sur la régulation des réseaux sociaux est désormais ouvert.


  • Journée Lancer l’Alerte
    http://www.radiogrenouille.com/antenne/thematiques/journee-lancer-lalerte

    Les lanceurs d’alerte s’appellent Edward Snowden, Irène Frachon, Karim B., Antoine Deltour, ou bien souvent, ils tentent de garder l’anonymat. Parce que lancer l’alerte c’est mettre en danger son emploi, sa situation familiale et sa stabilité. Face à la multiplication des alertes et aux questions qui en découlent, le collectif Marseille en Commun et le Mucem organisaient en janvier le premier forum des lanceurs d’alerte à Marseille. Grenouille vous propose une restitution des tables rondes ainsi que plusieurs entretiens enregistrés sur place. Source : Radio Grenouille


  • Au cœur de la puissante alliance internationale des espions

    http://www.ulyces.co/servan-le-janne/au-coeur-dune-puissante-alliance-secrete-des-espions-internationaux

    De nouveaux documents publiés par Edward Snowden mettent en lumière une alliance mondiale d’espions méconnue.

    « Une fois par an, les leaders des 14 meilleures nations en renseignement électronique (Sigint) se retrouvent pour approfondir leur collaboration sur des problématiques communes », peut-on lire dans un document rendu public le 1er mars 2018 par Edward Snowden. Celui-ci est issu d’une newsletter interne à la NSA baptisée SIDtoday. Sous le parrainage de la NSA, les réunions d’un bloc « européen » se tiennent entre espions d’Australie, de Belgique, du Canada, du Danemark, de France, d’Allemagne, d’Italie, des Pays-Bas, de Nouvelle-Zélande, de Norvège, d’Espagne, du Royaume-Uni et des États-Unis.

    Il existe aussi un groupe asiatique, les Sigint Seniors Pacific, dont sont membres l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Thaïlande et le Royaume-Uni. Ces coalitions « sont connues depuis des années par ceux qui étudient les agences de renseignement, mais le public ne les connaît pas », souligne Ryan Gallagher, journaliste d’investigation pour le magazine The Intercept.

    Ceux qui se trouvent dans le troisième cercle sont contraints de donner tout ce qu’ils ont en leur possession pour recevoir des miettes en retour. Ils ne peuvent de toute manière pas cacher grand chose. « La clé, c’est la technologie », assure Fellwock. « Or ces alliés travaillent tous sur des machines que nous leur avons données. Ils n’ont aucune chance de rivaliser mais une illusion de coopération existe bien. »


  • En désaccord avec le traitement médiatique du conflit syrien, Nöel Mamère quitte Le Média — RT en français
    https://francais.rt.com/international/48352-desaccord-traitement-conflit-syrien-depart-mamere-media

    Une première raison avancée qui est suivie par une seconde, d’une autre nature : « Je n’accepte pas qu’on établisse un parallèle dans le conflit syrien meurtrier, entre les responsabilités du "boucher de Damas" et celles de ses opposants. » Une attaque à peine voilée contre l’analyse du chroniqueur spécialiste du Moyen-Orient du Média, Claude El Khal, au sujet de la situation dans la région syrienne de la Ghouta orientale, thème principal du journal télévisé de 20h diffusé le 23 février.

    Etonnant cette soudaine hyper-sensibilité d’un homme qui a vécu, comme tout le monde, environ un demi-siècle avec le pouvoir Assad en Syrie sans que cela ne le bouleverse outre mesure... Je vois sur sa fiche Wikipedia qu’il est en politique depuis 1988 après avoir été journaliste. Il devait être au courant tout de même ! Par ailleurs, sa participation au « Média » doit-elle être remise en cause à cause d’un désaccord sur une chronique (pourtant fort prudente à mon avis) à propos d’une question qui n’est tout de même pas centrale par rapport à son engagement, enfin j’imagine. Etrange tout de même cette brusque passion de #syrie aujourd’hui...

    • J’ai assisté à cette chronique, exceptionnellement, chronique qui reprenait essentiellement les faits relatés par Robert Fisk.

      J’ai trouvé cette chronique vraiment équilibrée.

      Noël Mamère est bizarre, sur ce sujet. Je n’ai pas entendu son argumentation, mais bon sang, il lui faut quoi ? On n’a plus le droit de dire que Al Qaida, ce sont des gros méchants ? Finalement, Assad, c’est pire que Al Qaida ? Il est capable, lui, de faire un classement dans l’horreur ? 6 ans que ça dure, et que l’Occident entretient le conflit (en dépit des pertes humaines odieuses)... encore maintenant, par exemple en incitant les Kurdes Syriens à ne pas s’entendre avec Assad... Mais c’est toujours Assad le « méchââânt », et l’armée de Assad, y sont rien que des nazis méchants transformés en démons décérébrés pour conquérir le monde !...

      Ils sont désespérants. Noël Mamère aussi. Il va finir oublié, comme Cochet et quelques autres qui confondent équilibre et... sentimentalisme.

      Il était où Noël Mamère au moment de la destruction de Mossoul il y a quelques mois ? Pourquoi est-ce que l’OSDH n’a pas décompté les morts à Mossoul ? Parce que cépapareil ?

    • Il se trouve que je l’ai regardée aussi (grâce à SeenThis, signalé je crois me souvenir par @Palestine). Très équilibré, de fait, trop même à mon goût dans le genre si je dis du mal des Israéliens il faut tout de même que j’en dise un peu des Palestiniens. Mais, de fait, pas le gloubi-boulga qu’on martelle depuis des jours. Quiconque à jamais les pieds dans la région rigole quand on compare la densité d’Alep à celle de la Ghouta à cet endroit, après des années de guerre. M’enfin...

    • Très équilibré, de fait, trop même à mon goût dans le genre si je dis du mal des Israéliens il faut tout de même que j’en dise un peu des Palestiniens.

      J’y ai pensé à ce « renvoi dos à dos gage d’équilibre », mais ce n’est évidemment pas tout à fait pareil dans ce contexte. Les « pauvres-rebelles-syriens » sont tout de même bien mieux équipés et soutenus que les « palestiniens-pas-tout-a-fait-innocents ».
      L’équilibre du commentaire à mon sens était plutôt du type : « la guerre, c’est vraiment moche, et les deux partis participent à égalité dans cette guerre ».

    • Justement, ce matin, j’avais envie de poster un message sur le thème : « J’ai comme l’impression qu’une campagne va bientôt démarrer pour faire virer Claude El Khal de Le Média. » Parce que je voyais monter les messages indignés du fan club de la rébellitude syrienne après sa chronique, je sentais le truc monter.

      Ça n’aura donc pas traîné.

    • Article de Patrick Cockburn, avec témoignages des deux côtés

      Trapped in eastern Ghouta: How both sides are preventing civilians escaping the horror in Syria siege | The Independent
      http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/eastern-ghouta-syria-civilians-deaths-trapped-damascus-siege-assad-re

      What does emerge is that the armed opposition groups in Eastern Ghouta as well as the government have been stopping people leaving. This is confirmed by a UN-backed report called Reach, which says: “Women of all ages, and children, reportedly continued to be forbidden by local armed groups from leaving the area for security reasons.” This has been the pattern in all the many sieges in Syria conducted by all sides who do not want their own enclaves depopulated and wish to retain as much of the civilian population as possible as human shields.
      […]
      But there is another reason why people fleeing Eastern Ghouta might be in danger in government held-Damascus. Seven years of civil war has ensured that Syrians on different sides, many of whom will have lost relatives in the violence, regard each other with undiluted hatred. In Damascus, the shellfire and bombing are largely by the government into rebel areas, but there is also outgoing fire from Eastern Ghouta, mostly from mortars, into government-controlled districts.

    • @biggrizzly Non, tu n’as pas besoin d’avoir un CV impeccable pour l’ouvrir. Comme tu le sais, tu as besoin d’être impeccable si tu décides d’aborder la Syrie d’une manière à peine hétérodoxe. Autrement tout te sera pardonné.

      C’est le principe du character assassination. On lui reproche des choses qui n’ont rien à voir avec la Ghouta, alors qu’il est clair que c’est à cause de ce qu’il a dit sur la Ghouta qu’on veut le faire virer.

      Si on prend le CV de François Burgat et Romain Caillet, ils ont quand même pondu un texte utilisant leur vernis universitaire à l’époque, prétendant démontrer que Nusra n’existait pas, et que les attentats revendiqués par Nusra, en réalité, avaient été commis par le régime lui-même, sous faux-drapeau, pour accuser les rebelles.
      http://ifpo.hypotheses.org/3540
      Wladimir Glasman, Hénin et Filiu ont également largement joué de la corde paranoïaque sur la Syrie.

      Je veux dire : je ne crois pas avoir vu personne reprocher à Burgat et Caillet leurs « positions pour le moins… étranges » à propos de la Syrie à chaque fois qu’ils l’ouvrent. Bon, Colonel Salafi a eu droit à un traitement spécifique pour sa fiche S, mais personne ne lui avait alors reproché les positions complotistes de cet ancien article. Et aujourd’hui, Conspiracy Watch participe au character assassination d’El Khal directement dans le flux Tweeter de Caillet, comme quoi il y a du complotisme qu’on a le droit, même pour un sujet aussi sensible que le jihadisme en Syrie.

    • Claude El Khal
      ‏3 hours ago

      Quand autant de gens malhonnêtes s’emploient à vous lyncher, c’est que vous avez raison. Ils utilisent les méthodes les plus abjectes pour vous faire taire. Mais ce néo-maccarthysme ne passera pas. Et je ne me tairai pas. Merci à celles et ceux qui me soutiennent ! #NoPasaran

    • Lundi matin hurle avec la meute !

      Quand on en est à colporter les propos de Raphaël... Enthoven sur Twitter et à s’en faire le messager c’est qu’on est en plein « naufrage » dixit Sarah Kilani et Thomas Moreau sur Lundi matin . @colporteur
      Pour ma part il me semble qu’il y autant de fanatiques en ISraël qu’en ISIS ; et ceci ne relève pas de la théorie du complot :)

    • Comment Mathilde s’est pris les pieds dans le tapis...

      FranceQ a donc confié la tâche de l’estocade anti LeMedia à une jeune chroniqueuse des Matins, Mathilde Serrell.

      A priori, les vieux routiers de l’info FranceQ ont préféré s’abstenir, ... pour le moment.
      Cette jeune journaliste est donc revenue, ce matin, sur la « démission » de Noël Mamère, laquelle fut annoncée sur cette chaîne de radio publique.
      Et voilà que notre Mathilde s’est pris les pieds dans le tapis.
      Elle aussi, à son insu, est victime des techniques de persuasion clandestine utilisées par les « mass media indépendants ».
      En effet, pour défendre Noël Mamère et ses arguments, elle reprend la vision dichotomique du conflit syrien : le méchant dictateur qui bombarde les gentils « rebelles » encerclés dans la Ghouta. Et elle sous entend que Claude Elkhal se situerait plutôt du côté du fils Assad (dur, dur, pour quelqu’un qui combattit les armées du père Assad au sein de l’armée libanaise...).

      https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-culturel/le-billet-culturel-du-mercredi-28-fevrier-2018

      Claude Elkahl a bien pris soin de rappeler que les « rebelles » en question étaient des groupes affiliés au Djihad et à Al Quaïda. Et, (ne te vexe pas Mathilde), je fais davantage confiance à Claude Elkhal qu’à toi pour définir plus avant la véritable nature de ces « rebelles ».
      Donc, Claude ne veut point diffuser d’images se rapportant à ce conflit sans pouvoir vérifier l’origine de ces images vidéo. Il redoute de se faire manipuler tout autant par les media du complexe dictatorial russo-syrien que par ceux des groupes djihadistes
      Il ne prend pas parti pour un clan ou un autre, il en revient simplement aux fondamentaux de son métier de journaliste...

    • La nouvelle Inquisition et les moukhabarat parisianistes
      https://seenthis.net/messages/673469

      ISISRAEL et les articles sur la Daech conspiracy

      Avant tout, je me dois de préciser que le jeu de mots et les articles en question ne sont en rien liés. Le jeu de mots déniché par les inquisiteurs pour me faire passer pour un antisémite a été publié sur les réseaux sociaux pendant la guerre contre Gaza en 2014. Les massacres de civils commis par l’armée israélienne dans cette prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza n’ont rien à envier, à mes yeux, aux méthodes barbares de Daech (ISIS). Les crimes commis par Tsahal contre la population civile palestinienne ont été documentés et dénoncés par tous les organismes internationaux, les organisations de défense des droits de l’homme, la presse de gauche israélienne et de nombreux citoyens et artistes israéliens, comme la regrettée Ronit Elkabetz.

      On peut trouver le jeu de mot excessif, on peut en débattre, mais l’utiliser pour m’accuser de telle ou telle chose n’est rien d’autre que de la diffamation. Ils auraient pu dénicher d’autres jeu de mots de la même facture qui dénonçaient les exactions du régime syrien, comme Bachar d’assaut ou Blood Baath, ou même Bilad el Shame. Mais non, ils ont précisément choisi ISISRAEL pour leur entreprise de character assassination.

      Par ailleurs, on peut se demander en quoi ce jeu de mots qui les choque tant est plus grave que le négationnisme de Benjamin Netanyahu qui a osé déclarer en octobre 2015 qu’Adolf Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs. Curieusement, les hurleurs d’aujourd’hui n’ont pas poussé des hauts cris comme ils auraient dû le faire face aux propos scandaleux du Premier ministre israélien. Moi, par contre, je l’ai dénoncé avec force dans une note intitulée When Netanyahu absolves Hitler.

      Quant aux articles sur la Daech conspiracy, ils ont été écrits après que l’organisation terroriste s’est implantée au Liban, au su et au vu de toute la communauté internationale, sans que celle-ci ne bouge le petit doigt pour l’en empêcher. Si Daech, comme le prétendent encore certains, n’a existé que pour combattre le régime syrien, pourquoi s’est-il implanté au Liban ? Je me suis donc penché sur le sujet et cherché à comprendre.

      Le Liban est entouré par la Syrie et Israël, qui ont chacun de leur côté cherché à le dominer et à détruire tout ce qui leur résistait. Ils l’ont parfois fait de concert, comme le 13 octobre 1990, quand l’aviation syrienne, chapotée par l’aviation israélienne, a bombardé ce qu’on appelait alors le « réduit chrétien » et mis fin au rêve d’indépendance des Libanais.

      Israël n’est pas un ami du Liban – c’est le moins qu’on puisse dire. Depuis que je suis né, il y a déjà 50 ans, l’état hébreu bombarde régulièrement la population civile libanaise. Pendant les cinq décennies qui nous séparent de ma naissance, l’armée israélienne a envahi le pays des cèdres à plusieurs reprises, l’a occupé pendant plus de vingt ans, y a créé une milice qui n’avait rien à envier à celle qui a sévi en France durant l’occupation allemande (souvenez-vous de la prison de Khiam), y a commis de nombreux massacres (peut-on oublier Cana ?), a pillé ses ressources naturelles (notamment l’eau du Litani), et violé un nombre incalculable de fois sa souveraineté, ses eaux territoriales et son espace aérien.

      Les terroristes de Daech, venus de Syrie, sont entrés au Liban dans un silence international assourdissant. Et Israël, d’habitude si soucieux des organisations paramilitaires qui s’implantent au Liban, et qui n’hésite jamais à les dénoncer et à les attaquer, n’a ni moufté ni bronché. De quoi se poser des questions. Des questions légitimes que je me suis évidemment posé, tout comme bon nombre de Libanais.

      J’ai donc fait des recherches et posé la problématique dans un premier article : What’s Daech doing in Lebanon ? Dans cet article, j’ai cité, entre autres, une source attribuée à Edward Snowden (en précisant qu’elle n’était pas vérifiée), et une correspondance attribuée à David Ben Gourion et Moshe Sharett qui préconisait la division du Moyen-Orient en mini-états confessionnels, que Daech a mis en œuvre en créant un mini-état sunnite à cheval entre l’Irak et la Syrie. Dans un second article, qui faisait suite au premier, j’ai écarté ces deux éléments – la source attribuée à Snowden s’étant révélé être une fake news, et je n’avais pas pu vérifier la véracité de la correspondance entre Ben Gourion et Sharett.

      Ne pouvant, en toute honnêteté, rien affirmer, j’ai posé des questions légitimes et claires. Mais ma réflexion sur les origines de la création de Daech ne s’est pas limitée à ces questions auxquelles je n’ai pas encore trouvé de réponses, et à Israël. J’ai exploré d’autres possibilités et écrit plusieurs articles sur le sujet (Daech est sans doute le sujet que j’ai le plus traité sur mon blog), dont l’un s’interroge sur le parallèle géopolitique troublant entre la montée du nazisme en Europe et du daechisme au Moyen-Orient : History repeating ?

      Mais pour Éric Naulleau ou Raphaël Enthoven (pour ne citer qu’eux, le second étant plus fin que le premier qui a implicitement demandé mon renvoi du Média), la lecture ne peut être que franco-française, voire parisiano-parisienne. Leur monde, c’est Paris et ses plateaux télé. Pour eux, je ne suis peut-être qu’un Arabe sans grande importance, sans Histoire et sans passé. Qui n’a pas le droit à sa singularité, voire son individualité, et surement pas à sa liberté de penser, de s’interroger et de s’exprimer en dehors de leurs clous à eux.

      Je leur rappelle, ainsi qu’à tous les autres, que j’ai combattu l’occupation de mon pays par une armée étrangère, les milices totalitaires qui y régnaient en maître et le régime policier qui y sévissait, que j’ai risqué ma vie pour avoir le droit d’être libre et de m’exprimer comme bon me semble. Avant de m’interpeller du haut de leur célébrité et me jeter à la gueule toutes sortes d’anathèmes, qu’ils me montrent donc leur CV, qu’ils me fassent part de leurs combats et des risques qu’ils ont pris pour défendre leurs idées, qu’ils me démontrent ce qui leur donne le droit de me juger !

      Bref. Tout ce que j’ai écrit n’a rien à voir avec le complotisme (quel mot imbécile pour faire taire celles et ceux qui osent questionner les versions officielles des gouvernements, comme si ces derniers ne mentent jamais) et l’antisémitisme. Prétendre que je suis antisémite est aussi ridicule que d’affirmer que je mesure 1m90, que je suis blond aux yeux bleus et que je chausse du 54. Et surtout, de par mon passé, de par mes amitiés et mes amours, cette accusation m’est insupportable. Tout futur accusateur devra en répondre devant la justice française.

      Quant au complotisme, on m’accuse d’être un partisan de la théorie du complot liée aux attentats du 11 septembre (the 9/11 conspiracy explained in less than 5 minutes). Ils ont balayé d’un revers de main méprisant l’explication que j’ai donnée sur Twitter, qui disait que c’était de l’humour et du second degré. Mais si ces inquisiteurs à la petite semaine avaient fait correctement leur sale boulot, ils auraient trouvé d’autres notes de blog qui se moquent des théories du complots : The Gay conspiracy, The iPhone X anti-Lebanese conspiracy, Red Moon : the communists are taking over the heavens, sans oublier Le complot dont personne ne parle, celui de mes voisins du dessus qui ne font du bruit que lorsque je me mets à écrire !
      Claude El Khal

      @colporteur

    • Soutien et Total Respect à Claude El Khal ! Son intervention pour refuser la dictature si facile de l’opinion dominante m’a convaincue. Parce que je suis contre ceux @ colporteur « qui ont jeté aux chiens l’honneur d’un homme ».

      J’ai dit au cours d’un débat téléphonique sur France culture diffusé ce matin : « Il n’y a rien de plus similaire à une image de guerre qu’une autre image de guerre ». Voici un exemple en deux images, l’une a été prise en #Syrie et l’autre en #Irak (les deux nous viennent de l’AFP)


      Conclusion hallucinante de la présentatrice qui invitait Claude El khal ou plutôt le prenait en tenaille : "Faisons confiance aux journalistes...". Puis, juste après, le slogan de la station "FranceCulture, l’esprit d’ouverture"...
      sauf aux critiques du journalisme !

      #Syrie #meute_médiatique #character_assassination #attaques_en_diffamation #lynchage_médiatique_parisianiste
      #nouvelle_inquisition #police_de_la_pensée_dominante
      #bouffon_c'est_celui_qui_dit_qui_y_est !

    • « Le Média » est sur la bonne voie. Le journal du vendredi 2 mars était excellent, et en progrès sensible. Les interviews- chloroforme de Noël Mamère ne manqueront pas à la qualité de son contenu, et son départ, ainsi que les volte-face d’autres représentants de la mouvance ex-PS ne soulignent, une fois de plus, que l’instabilité de leurs opinions.

      Bon Vent ! aussi à

      – Aurélie Filippetti
      – Gérard Mordillat (dommage !)
      – Patrick Pelloux
      – François Morel et Judith Chemla
      – Cécile Amar de L’Obs
      – Edouard Perrin de Cash investigation
      – Giovanni Mirabassi et Médéric Collignon.

      Les rats quittent le navire ?
      La ligne de flottaison n’en sera que plus haute !  ;)


  • La solitude du lanceur d’alerte

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/02/09/la-solitude-du-lanceur-d-alerte_5254286_3232.html

    Outre Edward Snowden, intervenu par liaison vidéo, trente-six personnes traquées pour avoir alerté étaient présentes au forum qui s’est tenu jeudi 25 janvier au MuCEM, à Marseille. Tous ont souligné l’importance d’une mobilisation citoyenne en soutien de leur action.

    Un frisson parcourt l’auditorium du ­Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), à Marseille, bondé depuis plus d’une heure. Plein écran, le visage d’Edward Snowden apparaît, toujours juvénile derrière ses fines lunettes. Souriant et grave à la fois. Comme promis, l’ancien informaticien de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine honore le rendez-vous du premier Forum des lanceurs d’alerte qu’accueille, ce jeudi 25 janvier, le musée national.

    Depuis son exil russe, l’Américain qui a révélé la surveillance généralisée de nos données privées par son pays ouvre une des trois tables rondes de la soirée. La connexion Internet vacille, la traduction aussi, mais Edward Snowden réussit à faire passer un message simple : « Faites pression sur vos gouvernements. Voulez-vous une Europe qui soutient la politique de Donald Trump après celle de Barack Obama dans sa guerre aux lanceurs d’alerte ? Une Europe pour qui les droits de l’homme ne sont plus qu’un patrimoine historique ? Ou une Europe qui protège ceux qui sont vulnérables aujourd’hui ? »

    Nécessaire protection

    L’intervention de celui qui incarne, avec le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, l’homme traqué pour avoir alerté est un joli coup médiatique pour le collectif citoyen Marseille en commun et le MuCEM, coorganisateurs de la soirée. Elle a également le mérite de réunir, autour d’un même symbole, deux thèmes nourrissant le débat actuel : la solitude des lanceurs d’alerte et l’organisation de leur nécessaire protection, tant au niveau français, où la loi Sapin 2 leur donne un statut depuis décembre 2016, qu’européen.

    L’engouement autour du forum marseillais marque-t-il l’amorce d’une prise de conscience générale ? « Quelque chose se passe sur l’éveil de la citoyenneté, une vraie évolution de nos sociétés », convient Nicole Marie Meyer, ex-fonctionnaire désormais chargée de l’« alerte éthique » au sein de l’association Transparency International. L’agora du MuCEM grouille de monde. Entre 18 heures et minuit, 800 personnes vont passer par là. « Marseille est gangrenée par l’affairisme, le clientélisme, la corruption. Cette soirée déclenche un fort intérêt, assure Sébastien Barles, ancien élu municipal EELV et membre de Marseille en commun. Ces événements grand public font aussi sortir les lanceurs d’alerte de leur solitude et de ce qui s’apparente souvent à un suicide social, professionnel et financier. »

    « Quand on est seuls, on peut nous tuer »

    Cette solitude, les 36 lanceurs d’alerte invités la vivent tous ou presque. Pour un Jean-Luc Touly, auteur de plusieurs ouvrages sur les multinationales de l’eau, qui assure que « documenter ces opérations mafieuses est un véritable plaisir », combien de vies brisées ? De cette déchéance, Karim Ben Ali parle simplement. Ce chauffeur routier intérimaire de 35 ans a diffusé sur Internet les vidéos des produits toxiques qu’il déversait dans la nature autour de Florange (Moselle). Ses donneurs d’ordre d’alors, Suez et ArcelorMittal, le poursuivent en justice pour diffamation. « Depuis, j’ai eu des problèmes de couple, une dépression. Je suis au RSA et n’arrive plus à trouver du travail », raconte-t-il, le regard douloureux. Jeudi, le MuCEM lui a offert une ovation. « La première fois que des gens me montrent que j’ai fait quelque chose de bien », sourit-il.

    Entourer le lanceur d’un collectif, l’aider à recueillir des preuves tangibles, à gérer le raz-de-marée médiatique et la pression juridique qui suivra. Pour tous les acteurs de l’alerte, la nécessité ne se discute plus. « Quand on est seuls, on peut nous tuer », assène Michèle Rivasi, députée européenne EELV et cofondatrice de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité. « Lorsqu’on dénonce les actes de l’Etat, la loi ne suffit pas à vous défendre », embraye Pierre-Alain Mannoni, universitaire niçois et membre de l’association Roya citoyenne, que plusieurs centaines de personnes ont accompagné au tribunal en septembre 2017. Condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir accueilli des migrants, il affirme : « L’engagement, la mobilisation et la médiatisation m’ont protégé. »

    Tensions

    En réponse à ce besoin de collectif, vingt et une associations, dont Transparency International, Sciences citoyennes et Anticor, annoncent pour 2018 la création d’une « maison des lanceurs d’alerte ». « Un agrégat de compétences pour apporter un soutien juridique et procédural, mais aussi un accompagnement médiatique, psychologique et financier », explique Glen Millot, chargé de l’alerte à la fondation Sciences citoyennes. Pour Eric Alt, ­d’Anticor, ce dernier volet est devenu « essentiel » depuis que le Conseil constitutionnel a annulé une disposition de la loi Sapin 2 permettant au défenseur des droits de la République de « prendre en charge financièrement » le lanceur d’alerte.

    Si l’ensemble des associations la salue comme une « avancée notable », la loi Sapin 2 cristallise encore quelques tensions. « Nous avons obtenu un statut parmi les plus avancés du monde », défend, bec et ongles, Nicole Marie Meyer. « Cette loi impose aussi un carcan », relativise Daniel Ibanez, opposant à la ligne ferroviaire Lyon-Turin qui, comme d’autres, s’inquiète de l’obligation législative pour le lanceur d’alerte de « prouver sa bonne foi » ou de passer, sauf situation d’urgence, par un canal hiérarchique au sein de son entreprise. « Si je possède une alerte d’intérêt général, quelle est la logique de la soumettre d’abord à l’expertise interne ? interroge M. Ibanez. Dans l’affaire Lactalis, l’information était disponible depuis plusieurs mois dans l’entreprise. »

    Attentives en France à l’application de Sapin 2, les associations regardent désormais vers l’Europe. Fin octobre 2017, le Parlement a adopté un rapport d’initiatives sur les « mesures légitimes visant à protéger les lanceurs d’alerte ». Présente à Marseille, sa rapporteuse, l’eurodéputée française Virginie Rozière (PRG), y voit une « injonction à la Commission pour qu’elle promeuve une loi contraignante prenant en compte la fragilité du lanceur d’alerte face à des structures qui ont les moyens d’un long combat ». « Seule la mobilisation des citoyens permettra d’y arriver, car les Etats sont réticents », prévient-elle déjà.


  • Le Congrès américain en passe de confirmer un programme massif de surveillance
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130118/le-congres-americain-en-passe-de-confirmer-un-programme-massif-de-surveill

    Révélée en 2013 par Edward Snowden, l’utilisation très large du « FISA 702 » par le renseignement américain heurte la protection de la vie privée. Les membres de la Chambre des représentants des États-Unis étaient appelés à se prononcer jeudi 11 janvier sur le renouvellement du FISA (Foreign Intelligence Surveillance Amendments Act), une loi votée en 2008 par le Congrès. Ils l’ont massivement approuvé, par 256 voix contre 164. La loi est examinée la semaine prochaine devant le Sénat, où elle rencontre une (...)

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  • Congress Is Debating Warrantless Surveillance in the Dark
    https://www.wired.com/story/section-702-warrantless-surveillance-debate/%20

    In 2013, former National Security Agency contractor Edward Snowden famously brought to light a series of classified US government spying programs. For the first time, the American people learned that the NSA was collecting millions of their phone calls and electronic communications—emails, Facebook messages, texts, browsing histories—all without a warrant. Several of the programs Snowden revealed are authorized under Section 702 of the Foreign Intelligence Surveillance Amendments Act. The (...)

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    ##AT&T