person:edward snowden

  • Journée Lancer l’Alerte
    http://www.radiogrenouille.com/antenne/thematiques/journee-lancer-lalerte

    Les lanceurs d’alerte s’appellent Edward Snowden, Irène Frachon, Karim B., Antoine Deltour, ou bien souvent, ils tentent de garder l’anonymat. Parce que lancer l’alerte c’est mettre en danger son emploi, sa situation familiale et sa stabilité. Face à la multiplication des alertes et aux questions qui en découlent, le collectif Marseille en Commun et le Mucem organisaient en janvier le premier forum des lanceurs d’alerte à Marseille. Grenouille vous propose une restitution des tables rondes ainsi que plusieurs entretiens enregistrés sur place. Source : Radio Grenouille


  • Au cœur de la puissante alliance internationale des espions

    http://www.ulyces.co/servan-le-janne/au-coeur-dune-puissante-alliance-secrete-des-espions-internationaux

    De nouveaux documents publiés par Edward Snowden mettent en lumière une alliance mondiale d’espions méconnue.

    « Une fois par an, les leaders des 14 meilleures nations en renseignement électronique (Sigint) se retrouvent pour approfondir leur collaboration sur des problématiques communes », peut-on lire dans un document rendu public le 1er mars 2018 par Edward Snowden. Celui-ci est issu d’une newsletter interne à la NSA baptisée SIDtoday. Sous le parrainage de la NSA, les réunions d’un bloc « européen » se tiennent entre espions d’Australie, de Belgique, du Canada, du Danemark, de France, d’Allemagne, d’Italie, des Pays-Bas, de Nouvelle-Zélande, de Norvège, d’Espagne, du Royaume-Uni et des États-Unis.

    Il existe aussi un groupe asiatique, les Sigint Seniors Pacific, dont sont membres l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Thaïlande et le Royaume-Uni. Ces coalitions « sont connues depuis des années par ceux qui étudient les agences de renseignement, mais le public ne les connaît pas », souligne Ryan Gallagher, journaliste d’investigation pour le magazine The Intercept.

    Ceux qui se trouvent dans le troisième cercle sont contraints de donner tout ce qu’ils ont en leur possession pour recevoir des miettes en retour. Ils ne peuvent de toute manière pas cacher grand chose. « La clé, c’est la technologie », assure Fellwock. « Or ces alliés travaillent tous sur des machines que nous leur avons données. Ils n’ont aucune chance de rivaliser mais une illusion de coopération existe bien. »


  • En désaccord avec le traitement médiatique du conflit syrien, Nöel Mamère quitte Le Média — RT en français
    https://francais.rt.com/international/48352-desaccord-traitement-conflit-syrien-depart-mamere-media

    Une première raison avancée qui est suivie par une seconde, d’une autre nature : « Je n’accepte pas qu’on établisse un parallèle dans le conflit syrien meurtrier, entre les responsabilités du "boucher de Damas" et celles de ses opposants. » Une attaque à peine voilée contre l’analyse du chroniqueur spécialiste du Moyen-Orient du Média, Claude El Khal, au sujet de la situation dans la région syrienne de la Ghouta orientale, thème principal du journal télévisé de 20h diffusé le 23 février.

    Etonnant cette soudaine hyper-sensibilité d’un homme qui a vécu, comme tout le monde, environ un demi-siècle avec le pouvoir Assad en Syrie sans que cela ne le bouleverse outre mesure... Je vois sur sa fiche Wikipedia qu’il est en politique depuis 1988 après avoir été journaliste. Il devait être au courant tout de même ! Par ailleurs, sa participation au « Média » doit-elle être remise en cause à cause d’un désaccord sur une chronique (pourtant fort prudente à mon avis) à propos d’une question qui n’est tout de même pas centrale par rapport à son engagement, enfin j’imagine. Etrange tout de même cette brusque passion de #syrie aujourd’hui...

    • J’ai assisté à cette chronique, exceptionnellement, chronique qui reprenait essentiellement les faits relatés par Robert Fisk.

      J’ai trouvé cette chronique vraiment équilibrée.

      Noël Mamère est bizarre, sur ce sujet. Je n’ai pas entendu son argumentation, mais bon sang, il lui faut quoi ? On n’a plus le droit de dire que Al Qaida, ce sont des gros méchants ? Finalement, Assad, c’est pire que Al Qaida ? Il est capable, lui, de faire un classement dans l’horreur ? 6 ans que ça dure, et que l’Occident entretient le conflit (en dépit des pertes humaines odieuses)... encore maintenant, par exemple en incitant les Kurdes Syriens à ne pas s’entendre avec Assad... Mais c’est toujours Assad le « méchââânt », et l’armée de Assad, y sont rien que des nazis méchants transformés en démons décérébrés pour conquérir le monde !...

      Ils sont désespérants. Noël Mamère aussi. Il va finir oublié, comme Cochet et quelques autres qui confondent équilibre et... sentimentalisme.

      Il était où Noël Mamère au moment de la destruction de Mossoul il y a quelques mois ? Pourquoi est-ce que l’OSDH n’a pas décompté les morts à Mossoul ? Parce que cépapareil ?

    • Il se trouve que je l’ai regardée aussi (grâce à SeenThis, signalé je crois me souvenir par @Palestine). Très équilibré, de fait, trop même à mon goût dans le genre si je dis du mal des Israéliens il faut tout de même que j’en dise un peu des Palestiniens. Mais, de fait, pas le gloubi-boulga qu’on martelle depuis des jours. Quiconque à jamais les pieds dans la région rigole quand on compare la densité d’Alep à celle de la Ghouta à cet endroit, après des années de guerre. M’enfin...

    • Très équilibré, de fait, trop même à mon goût dans le genre si je dis du mal des Israéliens il faut tout de même que j’en dise un peu des Palestiniens.

      J’y ai pensé à ce « renvoi dos à dos gage d’équilibre », mais ce n’est évidemment pas tout à fait pareil dans ce contexte. Les « pauvres-rebelles-syriens » sont tout de même bien mieux équipés et soutenus que les « palestiniens-pas-tout-a-fait-innocents ».
      L’équilibre du commentaire à mon sens était plutôt du type : « la guerre, c’est vraiment moche, et les deux partis participent à égalité dans cette guerre ».

    • Justement, ce matin, j’avais envie de poster un message sur le thème : « J’ai comme l’impression qu’une campagne va bientôt démarrer pour faire virer Claude El Khal de Le Média. » Parce que je voyais monter les messages indignés du fan club de la rébellitude syrienne après sa chronique, je sentais le truc monter.

      Ça n’aura donc pas traîné.

    • Article de Patrick Cockburn, avec témoignages des deux côtés

      Trapped in eastern Ghouta: How both sides are preventing civilians escaping the horror in Syria siege | The Independent
      http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/eastern-ghouta-syria-civilians-deaths-trapped-damascus-siege-assad-re

      What does emerge is that the armed opposition groups in Eastern Ghouta as well as the government have been stopping people leaving. This is confirmed by a UN-backed report called Reach, which says: “Women of all ages, and children, reportedly continued to be forbidden by local armed groups from leaving the area for security reasons.” This has been the pattern in all the many sieges in Syria conducted by all sides who do not want their own enclaves depopulated and wish to retain as much of the civilian population as possible as human shields.
      […]
      But there is another reason why people fleeing Eastern Ghouta might be in danger in government held-Damascus. Seven years of civil war has ensured that Syrians on different sides, many of whom will have lost relatives in the violence, regard each other with undiluted hatred. In Damascus, the shellfire and bombing are largely by the government into rebel areas, but there is also outgoing fire from Eastern Ghouta, mostly from mortars, into government-controlled districts.

    • @biggrizzly Non, tu n’as pas besoin d’avoir un CV impeccable pour l’ouvrir. Comme tu le sais, tu as besoin d’être impeccable si tu décides d’aborder la Syrie d’une manière à peine hétérodoxe. Autrement tout te sera pardonné.

      C’est le principe du character assassination. On lui reproche des choses qui n’ont rien à voir avec la Ghouta, alors qu’il est clair que c’est à cause de ce qu’il a dit sur la Ghouta qu’on veut le faire virer.

      Si on prend le CV de François Burgat et Romain Caillet, ils ont quand même pondu un texte utilisant leur vernis universitaire à l’époque, prétendant démontrer que Nusra n’existait pas, et que les attentats revendiqués par Nusra, en réalité, avaient été commis par le régime lui-même, sous faux-drapeau, pour accuser les rebelles.
      http://ifpo.hypotheses.org/3540
      Wladimir Glasman, Hénin et Filiu ont également largement joué de la corde paranoïaque sur la Syrie.

      Je veux dire : je ne crois pas avoir vu personne reprocher à Burgat et Caillet leurs « positions pour le moins… étranges » à propos de la Syrie à chaque fois qu’ils l’ouvrent. Bon, Colonel Salafi a eu droit à un traitement spécifique pour sa fiche S, mais personne ne lui avait alors reproché les positions complotistes de cet ancien article. Et aujourd’hui, Conspiracy Watch participe au character assassination d’El Khal directement dans le flux Tweeter de Caillet, comme quoi il y a du complotisme qu’on a le droit, même pour un sujet aussi sensible que le jihadisme en Syrie.

    • Claude El Khal
      ‏3 hours ago

      Quand autant de gens malhonnêtes s’emploient à vous lyncher, c’est que vous avez raison. Ils utilisent les méthodes les plus abjectes pour vous faire taire. Mais ce néo-maccarthysme ne passera pas. Et je ne me tairai pas. Merci à celles et ceux qui me soutiennent ! #NoPasaran

    • Lundi matin hurle avec la meute !

      Quand on en est à colporter les propos de Raphaël... Enthoven sur Twitter et à s’en faire le messager c’est qu’on est en plein « naufrage » dixit Sarah Kilani et Thomas Moreau sur Lundi matin . @colporteur
      Pour ma part il me semble qu’il y autant de fanatiques en ISraël qu’en ISIS ; et ceci ne relève pas de la théorie du complot :)

    • Comment Mathilde s’est pris les pieds dans le tapis...

      FranceQ a donc confié la tâche de l’estocade anti LeMedia à une jeune chroniqueuse des Matins, Mathilde Serrell.

      A priori, les vieux routiers de l’info FranceQ ont préféré s’abstenir, ... pour le moment.
      Cette jeune journaliste est donc revenue, ce matin, sur la « démission » de Noël Mamère, laquelle fut annoncée sur cette chaîne de radio publique.
      Et voilà que notre Mathilde s’est pris les pieds dans le tapis.
      Elle aussi, à son insu, est victime des techniques de persuasion clandestine utilisées par les « mass media indépendants ».
      En effet, pour défendre Noël Mamère et ses arguments, elle reprend la vision dichotomique du conflit syrien : le méchant dictateur qui bombarde les gentils « rebelles » encerclés dans la Ghouta. Et elle sous entend que Claude Elkhal se situerait plutôt du côté du fils Assad (dur, dur, pour quelqu’un qui combattit les armées du père Assad au sein de l’armée libanaise...).

      https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-culturel/le-billet-culturel-du-mercredi-28-fevrier-2018

      Claude Elkahl a bien pris soin de rappeler que les « rebelles » en question étaient des groupes affiliés au Djihad et à Al Quaïda. Et, (ne te vexe pas Mathilde), je fais davantage confiance à Claude Elkhal qu’à toi pour définir plus avant la véritable nature de ces « rebelles ».
      Donc, Claude ne veut point diffuser d’images se rapportant à ce conflit sans pouvoir vérifier l’origine de ces images vidéo. Il redoute de se faire manipuler tout autant par les media du complexe dictatorial russo-syrien que par ceux des groupes djihadistes
      Il ne prend pas parti pour un clan ou un autre, il en revient simplement aux fondamentaux de son métier de journaliste...

    • La nouvelle Inquisition et les moukhabarat parisianistes
      https://seenthis.net/messages/673469

      ISISRAEL et les articles sur la Daech conspiracy

      Avant tout, je me dois de préciser que le jeu de mots et les articles en question ne sont en rien liés. Le jeu de mots déniché par les inquisiteurs pour me faire passer pour un antisémite a été publié sur les réseaux sociaux pendant la guerre contre Gaza en 2014. Les massacres de civils commis par l’armée israélienne dans cette prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza n’ont rien à envier, à mes yeux, aux méthodes barbares de Daech (ISIS). Les crimes commis par Tsahal contre la population civile palestinienne ont été documentés et dénoncés par tous les organismes internationaux, les organisations de défense des droits de l’homme, la presse de gauche israélienne et de nombreux citoyens et artistes israéliens, comme la regrettée Ronit Elkabetz.

      On peut trouver le jeu de mot excessif, on peut en débattre, mais l’utiliser pour m’accuser de telle ou telle chose n’est rien d’autre que de la diffamation. Ils auraient pu dénicher d’autres jeu de mots de la même facture qui dénonçaient les exactions du régime syrien, comme Bachar d’assaut ou Blood Baath, ou même Bilad el Shame. Mais non, ils ont précisément choisi ISISRAEL pour leur entreprise de character assassination.

      Par ailleurs, on peut se demander en quoi ce jeu de mots qui les choque tant est plus grave que le négationnisme de Benjamin Netanyahu qui a osé déclarer en octobre 2015 qu’Adolf Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs. Curieusement, les hurleurs d’aujourd’hui n’ont pas poussé des hauts cris comme ils auraient dû le faire face aux propos scandaleux du Premier ministre israélien. Moi, par contre, je l’ai dénoncé avec force dans une note intitulée When Netanyahu absolves Hitler.

      Quant aux articles sur la Daech conspiracy, ils ont été écrits après que l’organisation terroriste s’est implantée au Liban, au su et au vu de toute la communauté internationale, sans que celle-ci ne bouge le petit doigt pour l’en empêcher. Si Daech, comme le prétendent encore certains, n’a existé que pour combattre le régime syrien, pourquoi s’est-il implanté au Liban ? Je me suis donc penché sur le sujet et cherché à comprendre.

      Le Liban est entouré par la Syrie et Israël, qui ont chacun de leur côté cherché à le dominer et à détruire tout ce qui leur résistait. Ils l’ont parfois fait de concert, comme le 13 octobre 1990, quand l’aviation syrienne, chapotée par l’aviation israélienne, a bombardé ce qu’on appelait alors le « réduit chrétien » et mis fin au rêve d’indépendance des Libanais.

      Israël n’est pas un ami du Liban – c’est le moins qu’on puisse dire. Depuis que je suis né, il y a déjà 50 ans, l’état hébreu bombarde régulièrement la population civile libanaise. Pendant les cinq décennies qui nous séparent de ma naissance, l’armée israélienne a envahi le pays des cèdres à plusieurs reprises, l’a occupé pendant plus de vingt ans, y a créé une milice qui n’avait rien à envier à celle qui a sévi en France durant l’occupation allemande (souvenez-vous de la prison de Khiam), y a commis de nombreux massacres (peut-on oublier Cana ?), a pillé ses ressources naturelles (notamment l’eau du Litani), et violé un nombre incalculable de fois sa souveraineté, ses eaux territoriales et son espace aérien.

      Les terroristes de Daech, venus de Syrie, sont entrés au Liban dans un silence international assourdissant. Et Israël, d’habitude si soucieux des organisations paramilitaires qui s’implantent au Liban, et qui n’hésite jamais à les dénoncer et à les attaquer, n’a ni moufté ni bronché. De quoi se poser des questions. Des questions légitimes que je me suis évidemment posé, tout comme bon nombre de Libanais.

      J’ai donc fait des recherches et posé la problématique dans un premier article : What’s Daech doing in Lebanon ? Dans cet article, j’ai cité, entre autres, une source attribuée à Edward Snowden (en précisant qu’elle n’était pas vérifiée), et une correspondance attribuée à David Ben Gourion et Moshe Sharett qui préconisait la division du Moyen-Orient en mini-états confessionnels, que Daech a mis en œuvre en créant un mini-état sunnite à cheval entre l’Irak et la Syrie. Dans un second article, qui faisait suite au premier, j’ai écarté ces deux éléments – la source attribuée à Snowden s’étant révélé être une fake news, et je n’avais pas pu vérifier la véracité de la correspondance entre Ben Gourion et Sharett.

      Ne pouvant, en toute honnêteté, rien affirmer, j’ai posé des questions légitimes et claires. Mais ma réflexion sur les origines de la création de Daech ne s’est pas limitée à ces questions auxquelles je n’ai pas encore trouvé de réponses, et à Israël. J’ai exploré d’autres possibilités et écrit plusieurs articles sur le sujet (Daech est sans doute le sujet que j’ai le plus traité sur mon blog), dont l’un s’interroge sur le parallèle géopolitique troublant entre la montée du nazisme en Europe et du daechisme au Moyen-Orient : History repeating ?

      Mais pour Éric Naulleau ou Raphaël Enthoven (pour ne citer qu’eux, le second étant plus fin que le premier qui a implicitement demandé mon renvoi du Média), la lecture ne peut être que franco-française, voire parisiano-parisienne. Leur monde, c’est Paris et ses plateaux télé. Pour eux, je ne suis peut-être qu’un Arabe sans grande importance, sans Histoire et sans passé. Qui n’a pas le droit à sa singularité, voire son individualité, et surement pas à sa liberté de penser, de s’interroger et de s’exprimer en dehors de leurs clous à eux.

      Je leur rappelle, ainsi qu’à tous les autres, que j’ai combattu l’occupation de mon pays par une armée étrangère, les milices totalitaires qui y régnaient en maître et le régime policier qui y sévissait, que j’ai risqué ma vie pour avoir le droit d’être libre et de m’exprimer comme bon me semble. Avant de m’interpeller du haut de leur célébrité et me jeter à la gueule toutes sortes d’anathèmes, qu’ils me montrent donc leur CV, qu’ils me fassent part de leurs combats et des risques qu’ils ont pris pour défendre leurs idées, qu’ils me démontrent ce qui leur donne le droit de me juger !

      Bref. Tout ce que j’ai écrit n’a rien à voir avec le complotisme (quel mot imbécile pour faire taire celles et ceux qui osent questionner les versions officielles des gouvernements, comme si ces derniers ne mentent jamais) et l’antisémitisme. Prétendre que je suis antisémite est aussi ridicule que d’affirmer que je mesure 1m90, que je suis blond aux yeux bleus et que je chausse du 54. Et surtout, de par mon passé, de par mes amitiés et mes amours, cette accusation m’est insupportable. Tout futur accusateur devra en répondre devant la justice française.

      Quant au complotisme, on m’accuse d’être un partisan de la théorie du complot liée aux attentats du 11 septembre (the 9/11 conspiracy explained in less than 5 minutes). Ils ont balayé d’un revers de main méprisant l’explication que j’ai donnée sur Twitter, qui disait que c’était de l’humour et du second degré. Mais si ces inquisiteurs à la petite semaine avaient fait correctement leur sale boulot, ils auraient trouvé d’autres notes de blog qui se moquent des théories du complots : The Gay conspiracy, The iPhone X anti-Lebanese conspiracy, Red Moon : the communists are taking over the heavens, sans oublier Le complot dont personne ne parle, celui de mes voisins du dessus qui ne font du bruit que lorsque je me mets à écrire !
      Claude El Khal

      @colporteur

    • Soutien et Total Respect à Claude El Khal ! Son intervention pour refuser la dictature si facile de l’opinion dominante m’a convaincue. Parce que je suis contre ceux @ colporteur « qui ont jeté aux chiens l’honneur d’un homme ».

      J’ai dit au cours d’un débat téléphonique sur France culture diffusé ce matin : « Il n’y a rien de plus similaire à une image de guerre qu’une autre image de guerre ». Voici un exemple en deux images, l’une a été prise en #Syrie et l’autre en #Irak (les deux nous viennent de l’AFP)


      Conclusion hallucinante de la présentatrice qui invitait Claude El khal ou plutôt le prenait en tenaille : "Faisons confiance aux journalistes...". Puis, juste après, le slogan de la station "FranceCulture, l’esprit d’ouverture"...
      sauf aux critiques du journalisme !

      #Syrie #meute_médiatique #character_assassination #attaques_en_diffamation #lynchage_médiatique_parisianiste
      #nouvelle_inquisition #police_de_la_pensée_dominante
      #bouffon_c'est_celui_qui_dit_qui_y_est !

    • « Le Média » est sur la bonne voie. Le journal du vendredi 2 mars était excellent, et en progrès sensible. Les interviews- chloroforme de Noël Mamère ne manqueront pas à la qualité de son contenu, et son départ, ainsi que les volte-face d’autres représentants de la mouvance ex-PS ne soulignent, une fois de plus, que l’instabilité de leurs opinions.

      Bon Vent ! aussi à

      – Aurélie Filippetti
      – Gérard Mordillat (dommage !)
      – Patrick Pelloux
      – François Morel et Judith Chemla
      – Cécile Amar de L’Obs
      – Edouard Perrin de Cash investigation
      – Giovanni Mirabassi et Médéric Collignon.

      Les rats quittent le navire ?
      La ligne de flottaison n’en sera que plus haute !  ;)


  • La solitude du lanceur d’alerte

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/02/09/la-solitude-du-lanceur-d-alerte_5254286_3232.html

    Outre Edward Snowden, intervenu par liaison vidéo, trente-six personnes traquées pour avoir alerté étaient présentes au forum qui s’est tenu jeudi 25 janvier au MuCEM, à Marseille. Tous ont souligné l’importance d’une mobilisation citoyenne en soutien de leur action.

    Un frisson parcourt l’auditorium du ­Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), à Marseille, bondé depuis plus d’une heure. Plein écran, le visage d’Edward Snowden apparaît, toujours juvénile derrière ses fines lunettes. Souriant et grave à la fois. Comme promis, l’ancien informaticien de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine honore le rendez-vous du premier Forum des lanceurs d’alerte qu’accueille, ce jeudi 25 janvier, le musée national.

    Depuis son exil russe, l’Américain qui a révélé la surveillance généralisée de nos données privées par son pays ouvre une des trois tables rondes de la soirée. La connexion Internet vacille, la traduction aussi, mais Edward Snowden réussit à faire passer un message simple : « Faites pression sur vos gouvernements. Voulez-vous une Europe qui soutient la politique de Donald Trump après celle de Barack Obama dans sa guerre aux lanceurs d’alerte ? Une Europe pour qui les droits de l’homme ne sont plus qu’un patrimoine historique ? Ou une Europe qui protège ceux qui sont vulnérables aujourd’hui ? »

    Nécessaire protection

    L’intervention de celui qui incarne, avec le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, l’homme traqué pour avoir alerté est un joli coup médiatique pour le collectif citoyen Marseille en commun et le MuCEM, coorganisateurs de la soirée. Elle a également le mérite de réunir, autour d’un même symbole, deux thèmes nourrissant le débat actuel : la solitude des lanceurs d’alerte et l’organisation de leur nécessaire protection, tant au niveau français, où la loi Sapin 2 leur donne un statut depuis décembre 2016, qu’européen.

    L’engouement autour du forum marseillais marque-t-il l’amorce d’une prise de conscience générale ? « Quelque chose se passe sur l’éveil de la citoyenneté, une vraie évolution de nos sociétés », convient Nicole Marie Meyer, ex-fonctionnaire désormais chargée de l’« alerte éthique » au sein de l’association Transparency International. L’agora du MuCEM grouille de monde. Entre 18 heures et minuit, 800 personnes vont passer par là. « Marseille est gangrenée par l’affairisme, le clientélisme, la corruption. Cette soirée déclenche un fort intérêt, assure Sébastien Barles, ancien élu municipal EELV et membre de Marseille en commun. Ces événements grand public font aussi sortir les lanceurs d’alerte de leur solitude et de ce qui s’apparente souvent à un suicide social, professionnel et financier. »

    « Quand on est seuls, on peut nous tuer »

    Cette solitude, les 36 lanceurs d’alerte invités la vivent tous ou presque. Pour un Jean-Luc Touly, auteur de plusieurs ouvrages sur les multinationales de l’eau, qui assure que « documenter ces opérations mafieuses est un véritable plaisir », combien de vies brisées ? De cette déchéance, Karim Ben Ali parle simplement. Ce chauffeur routier intérimaire de 35 ans a diffusé sur Internet les vidéos des produits toxiques qu’il déversait dans la nature autour de Florange (Moselle). Ses donneurs d’ordre d’alors, Suez et ArcelorMittal, le poursuivent en justice pour diffamation. « Depuis, j’ai eu des problèmes de couple, une dépression. Je suis au RSA et n’arrive plus à trouver du travail », raconte-t-il, le regard douloureux. Jeudi, le MuCEM lui a offert une ovation. « La première fois que des gens me montrent que j’ai fait quelque chose de bien », sourit-il.

    Entourer le lanceur d’un collectif, l’aider à recueillir des preuves tangibles, à gérer le raz-de-marée médiatique et la pression juridique qui suivra. Pour tous les acteurs de l’alerte, la nécessité ne se discute plus. « Quand on est seuls, on peut nous tuer », assène Michèle Rivasi, députée européenne EELV et cofondatrice de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité. « Lorsqu’on dénonce les actes de l’Etat, la loi ne suffit pas à vous défendre », embraye Pierre-Alain Mannoni, universitaire niçois et membre de l’association Roya citoyenne, que plusieurs centaines de personnes ont accompagné au tribunal en septembre 2017. Condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir accueilli des migrants, il affirme : « L’engagement, la mobilisation et la médiatisation m’ont protégé. »

    Tensions

    En réponse à ce besoin de collectif, vingt et une associations, dont Transparency International, Sciences citoyennes et Anticor, annoncent pour 2018 la création d’une « maison des lanceurs d’alerte ». « Un agrégat de compétences pour apporter un soutien juridique et procédural, mais aussi un accompagnement médiatique, psychologique et financier », explique Glen Millot, chargé de l’alerte à la fondation Sciences citoyennes. Pour Eric Alt, ­d’Anticor, ce dernier volet est devenu « essentiel » depuis que le Conseil constitutionnel a annulé une disposition de la loi Sapin 2 permettant au défenseur des droits de la République de « prendre en charge financièrement » le lanceur d’alerte.

    Si l’ensemble des associations la salue comme une « avancée notable », la loi Sapin 2 cristallise encore quelques tensions. « Nous avons obtenu un statut parmi les plus avancés du monde », défend, bec et ongles, Nicole Marie Meyer. « Cette loi impose aussi un carcan », relativise Daniel Ibanez, opposant à la ligne ferroviaire Lyon-Turin qui, comme d’autres, s’inquiète de l’obligation législative pour le lanceur d’alerte de « prouver sa bonne foi » ou de passer, sauf situation d’urgence, par un canal hiérarchique au sein de son entreprise. « Si je possède une alerte d’intérêt général, quelle est la logique de la soumettre d’abord à l’expertise interne ? interroge M. Ibanez. Dans l’affaire Lactalis, l’information était disponible depuis plusieurs mois dans l’entreprise. »

    Attentives en France à l’application de Sapin 2, les associations regardent désormais vers l’Europe. Fin octobre 2017, le Parlement a adopté un rapport d’initiatives sur les « mesures légitimes visant à protéger les lanceurs d’alerte ». Présente à Marseille, sa rapporteuse, l’eurodéputée française Virginie Rozière (PRG), y voit une « injonction à la Commission pour qu’elle promeuve une loi contraignante prenant en compte la fragilité du lanceur d’alerte face à des structures qui ont les moyens d’un long combat ». « Seule la mobilisation des citoyens permettra d’y arriver, car les Etats sont réticents », prévient-elle déjà.


  • Le Congrès américain en passe de confirmer un programme massif de surveillance
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130118/le-congres-americain-en-passe-de-confirmer-un-programme-massif-de-surveill

    Révélée en 2013 par Edward Snowden, l’utilisation très large du « FISA 702 » par le renseignement américain heurte la protection de la vie privée. Les membres de la Chambre des représentants des États-Unis étaient appelés à se prononcer jeudi 11 janvier sur le renouvellement du FISA (Foreign Intelligence Surveillance Amendments Act), une loi votée en 2008 par le Congrès. Ils l’ont massivement approuvé, par 256 voix contre 164. La loi est examinée la semaine prochaine devant le Sénat, où elle rencontre une (...)

    #NSA #écoutes #métadonnées #web #surveillance #FISA #PRISM #Upstream


  • Congress Is Debating Warrantless Surveillance in the Dark
    https://www.wired.com/story/section-702-warrantless-surveillance-debate/%20

    In 2013, former National Security Agency contractor Edward Snowden famously brought to light a series of classified US government spying programs. For the first time, the American people learned that the NSA was collecting millions of their phone calls and electronic communications—emails, Facebook messages, texts, browsing histories—all without a warrant. Several of the programs Snowden revealed are authorized under Section 702 of the Foreign Intelligence Surveillance Amendments Act. The (...)

    #NSA #Facebook #Upstream #écoutes #web #surveillance #FISA #Google #AT&T

    ##AT&T



  • Jackson Lears · What We Don’t Talk about When We Talk about Russian Hacking : #Russiagate · LRB 4 January 2018
    https://www.lrb.co.uk/v40/n01/jackson-lears/what-we-dont-talk-about-when-we-talk-about-russian-hacking
    La pensée unique aux États Unis de plus en plus sectaire et pesante

    Jackson Lears

    American politics have rarely presented a more disheartening spectacle. The repellent and dangerous antics of Donald Trump are troubling enough, but so is the Democratic Party leadership’s failure to take in the significance of the 2016 election campaign. Bernie Sanders’s challenge to Hillary Clinton, combined with Trump’s triumph, revealed the breadth of popular anger at politics as usual – the blend of neoliberal domestic policy and interventionist foreign policy that constitutes consensus in Washington. Neoliberals celebrate market utility as the sole criterion of worth; interventionists exalt military adventure abroad as a means of fighting evil in order to secure global progress. Both agendas have proved calamitous for most Americans. Many registered their disaffection in 2016. Sanders is a social democrat and Trump a demagogic mountebank, but their campaigns underscored a widespread repudiation of the Washington consensus. For about a week after the election, pundits discussed the possibility of a more capacious Democratic strategy. It appeared that the party might learn something from Clinton’s defeat. Then everything changed.

    A story that had circulated during the campaign without much effect resurfaced: it involved the charge that Russian operatives had hacked into the servers of the Democratic National Committee, revealing embarrassing emails that damaged Clinton’s chances. With stunning speed, a new centrist-liberal orthodoxy came into being, enveloping the major media and the bipartisan Washington establishment. This secular religion has attracted hordes of converts in the first year of the Trump presidency. In its capacity to exclude dissent, it is like no other formation of mass opinion in my adult life, though it recalls a few dim childhood memories of anti-communist hysteria during the early 1950s.

    The centrepiece of the faith, based on the hacking charge, is the belief that Vladimir Putin orchestrated an attack on American democracy by ordering his minions to interfere in the election on behalf of Trump. The story became gospel with breathtaking suddenness and completeness. Doubters are perceived as heretics and as apologists for Trump and Putin, the evil twins and co-conspirators behind this attack on American democracy. Responsibility for the absence of debate lies in large part with the major media outlets. Their uncritical embrace and endless repetition of the Russian hack story have made it seem a fait accompli in the public mind. It is hard to estimate popular belief in this new orthodoxy, but it does not seem to be merely a creed of Washington insiders. If you question the received narrative in casual conversations, you run the risk of provoking blank stares or overt hostility – even from old friends. This has all been baffling and troubling to me; there have been moments when pop-culture fantasies (body snatchers, Kool-Aid) have come to mind.

    Like any orthodoxy worth its salt, the religion of the Russian hack depends not on evidence but on ex cathedra pronouncements on the part of authoritative institutions and their overlords. Its scriptural foundation is a confused and largely fact-free ‘assessment’ produced last January by a small number of ‘hand-picked’ analysts – as James Clapper, the director of National Intelligence, described them – from the CIA, the FBI and the NSA. The claims of the last were made with only ‘moderate’ confidence. The label Intelligence Community Assessment creates a misleading impression of unanimity, given that only three of the 16 US intelligence agencies contributed to the report. And indeed the assessment itself contained this crucial admission: ‘Judgments are not intended to imply that we have proof that shows something to be a fact. Assessments are based on collected information, which is often incomplete or fragmentary, as well as logic, argumentation and precedents.’ Yet the assessment has passed into the media imagination as if it were unassailable fact, allowing journalists to assume what has yet to be proved. In doing so they serve as mouthpieces for the intelligence agencies, or at least for those ‘hand-picked’ analysts.

    It is not the first time the intelligence agencies have played this role. When I hear the Intelligence Community Assessment cited as a reliable source, I always recall the part played by the New York Times in legitimating CIA reports of the threat posed by Saddam Hussein’s putative weapons of mass destruction, not to mention the long history of disinformation (a.k.a. ‘fake news’) as a tactic for advancing one administration or another’s political agenda. Once again, the established press is legitimating pronouncements made by the Church Fathers of the national security state. Clapper is among the most vigorous of these. He perjured himself before Congress in 2013, when he denied that the NSA had ‘wittingly’ spied on Americans – a lie for which he has never been held to account. In May 2017, he told NBC’s Chuck Todd that the Russians were highly likely to have colluded with Trump’s campaign because they are ‘almost genetically driven to co-opt, penetrate, gain favour, whatever, which is a typical Russian technique’. The current orthodoxy exempts the Church Fathers from standards imposed on ordinary people, and condemns Russians – above all Putin – as uniquely, ‘almost genetically’ diabolical.

    It’s hard for me to understand how the Democratic Party, which once felt scepticism towards the intelligence agencies, can now embrace the CIA and the FBI as sources of incontrovertible truth. One possible explanation is that Trump’s election has created a permanent emergency in the liberal imagination, based on the belief that the threat he poses is unique and unprecedented. It’s true that Trump’s menace is viscerally real. But the menace posed by George W. Bush and Dick Cheney was equally real. The damage done by Bush and Cheney – who ravaged the Middle East, legitimated torture and expanded unconstitutional executive power – was truly unprecedented, and probably permanent. Trump does pose an unprecedented threat to undocumented immigrants and Muslim travellers, whose protection is urgent and necessary. But on most issues he is a standard issue Republican. He is perfectly at home with Paul Ryan’s austerity agenda, which involves enormous transfers of wealth to the most privileged Americans. He is as committed as any other Republican to repealing Obama’s Affordable Care Act. During the campaign he posed as an apostate on free trade and an opponent of overseas military intervention, but now that he is in office his free trade views are shifting unpredictably and his foreign policy team is composed of generals with impeccable interventionist credentials.

    Trump is committed to continuing his predecessors’ lavish funding of the already bloated Defence Department, and his Fortress America is a blustering, undisciplined version of Madeleine Albright’s ‘indispensable nation’. Both Trump and Albright assume that the United States should be able to do as it pleases in the international arena: Trump because it’s the greatest country in the world, Albright because it’s an exceptional force for global good. Nor is there anything unprecedented about Trump’s desire for détente with Russia, which until at least 2012 was the official position of the Democratic Party. What is unprecedented about Trump is his offensive style: contemptuous, bullying, inarticulate, and yet perfectly pitched to appeal to the anger and anxiety of his target audience. His excess has licensed overt racism and proud misogyny among some of his supporters. This is cause for denunciation, but I am less persuaded that it justifies the anti-Russian mania.

    Besides Trump’s supposed uniqueness, there are two other assumptions behind the furore in Washington: the first is that the Russian hack unquestionably occurred, and the second is that the Russians are our implacable enemies. The second provides the emotional charge for the first. Both seem to me problematic. With respect to the first, the hacking charges are unproved and may well remain so. Edward Snowden and others familiar with the NSA say that if long-distance hacking had taken place the agency would have monitored it and could detail its existence without compromising their secret sources and methods. In September, Snowden told Der Spiegel that the NSA ‘probably knows quite well who the invaders were’. And yet ‘it has not presented any evidence, although I suspect it exists. The question is: why not? … I suspect it discovered other attackers in the systems, maybe there were six or seven groups at work.’ He also said in July 2016 that ‘even if the attackers try to obfuscate origin, ‪#XKEYSCORE makes following exfiltrated data easy. I did this personally against Chinese ops.’ The NSA’s capacity to follow hacking to its source is a matter of public record. When the agency investigated pervasive and successful Chinese hacking into US military and defence industry installations, it was able to trace the hacks to the building where they originated, a People’s Liberation Army facility in Shanghai. That information was published in the New York Times, but, this time, the NSA’s failure to provide evidence has gone curiously unremarked. When The Intercept published a story about the NSA’s alleged discovery that Russian military intelligence had attempted to hack into US state and local election systems, the agency’s undocumented assertions about the Russian origins of the hack were allowed to stand as unchallenged fact and quickly became treated as such in the mainstream media.

    Meanwhile, there has been a blizzard of ancillary accusations, including much broader and vaguer charges of collusion between the Trump campaign and the Kremlin. It remains possible that Robert Mueller, a former FBI director who has been appointed to investigate these allegations, may turn up some compelling evidence of contacts between Trump’s people and various Russians. It would be surprising if an experienced prosecutor empowered to cast a dragnet came up empty-handed, and the arrests have already begun. But what is striking about them is that the charges have nothing to do with Russian interference in the election. There has been much talk about the possibility that the accused may provide damaging evidence against Trump in exchange for lighter sentences, but this is merely speculation. Paul Manafort, at one point Trump’s campaign manager, has pleaded not guilty to charges of failing to register his public relations firm as a foreign agent for the Ukrainian government and concealing his millions of dollars in fees. But all this occurred before the 2016 campaign. George Papadopolous, a foreign policy adviser, has pleaded guilty to the charge of lying to the FBI about his bungling efforts to arrange a meeting between Trump’s people and the Russian government – an opportunity the Trump campaign declined. Mueller’s most recent arrestee, Michael Flynn, the unhinged Islamophobe who was briefly Trump’s national security adviser, has pleaded guilty to charges of lying to the FBI about meeting the Russian ambassador in December – weeks after the election. This is the sort of backchannel diplomacy that routinely occurs during the interim between one administration and the next. It is not a sign of collusion.

    So far, after months of ‘bombshells’ that turn out to be duds, there is still no actual evidence for the claim that the Kremlin ordered interference in the American election. Meanwhile serious doubts have surfaced about the technical basis for the hacking claims. Independent observers have argued it is more likely that the emails were leaked from inside, not hacked from outside. On this front, the most persuasive case was made by a group called Veteran Intelligence Professionals for Sanity, former employees of the US intelligence agencies who distinguished themselves in 2003 by debunking Colin Powell’s claim that Saddam Hussein possessed weapons of mass destruction, hours after Powell had presented his pseudo-evidence at the UN. (There are members of VIPS who dissent from the VIPS report’s conclusions, but their arguments are in turn contested by the authors of the report.) The VIPS findings received no attention in major media outlets, except Fox News – which from the centre-left perspective is worse than no attention at all. Mainstream media have dismissed the VIPS report as a conspiracy theory (apparently the Russian hacking story does not count as one). The crucial issue here and elsewhere is the exclusion from public discussion of any critical perspectives on the orthodox narrative, even the perspectives of people with professional credentials and a solid track record.

    Both the DNC hacking story and the one involving the emails of John Podesta, a Clinton campaign operative, involve a shadowy bunch of putatively Russian hackers called Fancy Bear – also known among the technically inclined as APT28. The name Fancy Bear was introduced by Dimitri Alperovitch, the chief technology officer of Crowdstrike, a cybersecurity firm hired by the DNC to investigate the theft of their emails. Alperovitch is also a fellow at the Atlantic Council, an anti-Russian Washington think tank. In its report Crowdstrike puts forward close to zero evidence for its claim that those responsible were Russian, let alone for its assertion that they were affiliated with Russian military intelligence. And yet, from this point on, the assumption that this was a Russian cyber operation was unquestioned. When the FBI arrived on the scene, the Bureau either did not request or was refused access to the DNC servers; instead it depended entirely on the Crowdstrike analysis. Crowdstrike, meanwhile, was being forced to retract another claim, that the Russians had successfully hacked the guidance systems of the Ukrainian artillery. The Ukrainian military and the British International Institute for Strategic Studies both contradicted this claim, and Crowdstrike backed down. But its DNC analysis was allowed to stand and even become the basis for the January Intelligence Community Assessment.

    The chatter surrounding the hack would never have acquired such urgency were it not for the accompanying assumption: Russia is a uniquely dangerous adversary, with which we should avoid all contact. Without that belief, Attorney General Jeff Sessions’s meetings with Russians in September 2016 would become routine discussions between a senator and foreign officials. Flynn’s post-election conversations with the Russian ambassador would appear unremarkable. Trump’s cronies’ attempts to do business in Russia would become merely sleazy. Donald Trump Jr’s meeting at Trump Tower with the Russian lawyer Natalia Veselnitskaya would be transformed from a melodrama of shady intrigue to a comedy of errors – with the candidate’s son expecting to receive information to use against Clinton but discovering Veselnitskaya only wanted to talk about repealing sanctions and restarting the flow of Russian orphans to the United States. And Putin himself would become just another autocrat, with whom democracies could engage without endorsing.

    Sceptical voices, such as those of the VIPS, have been drowned out by a din of disinformation. Flagrantly false stories, like the Washington Post report that the Russians had hacked into the Vermont electrical grid, are published, then retracted 24 hours later. Sometimes – like the stories about Russian interference in the French and German elections – they are not retracted even after they have been discredited. These stories have been thoroughly debunked by French and German intelligence services but continue to hover, poisoning the atmosphere, confusing debate. The claim that the Russians hacked local and state voting systems in the US was refuted by California and Wisconsin election officials, but their comments generated a mere whisper compared with the uproar created by the original story. The rush to publish without sufficient attention to accuracy has become the new normal in journalism. Retraction or correction is almost beside the point: the false accusation has done its work.

    The consequence is a spreading confusion that envelops everything. Epistemological nihilism looms, but some people and institutions have more power than others to define what constitutes an agreed-on reality. To say this is to risk dismissal as the ultimate wing-nut in the lexicon of contemporary Washington: the conspiracy theorist. Still, the fact remains: sometimes powerful people arrange to promote ideas that benefit their common interests. Whether we call this hegemony, conspiracy or merely special privilege hardly matters. What does matter is the power to create what Gramsci called the ‘common sense’ of an entire society. Even if much of that society is indifferent to or suspicious of the official common sense, it still becomes embedded among the tacit assumptions that set the boundaries of ‘responsible opinion’. So the Democratic establishment (along with a few Republicans) and the major media outlets have made ‘Russian meddling’ the common sense of the current moment. What kind of cultural work does this common sense do? What are the consequences of the spectacle the media call (with characteristic originality) ‘Russiagate’?

    The most immediate consequence is that, by finding foreign demons who can be blamed for Trump’s ascendancy, the Democratic leadership have shifted the blame for their defeat away from their own policies without questioning any of their core assumptions. Amid the general recoil from Trump, they can even style themselves dissenters – ‘#the resistance’ was the label Clintonites appropriated within a few days of the election. Mainstream Democrats have begun to use the word ‘progressive’ to apply to a platform that amounts to little more than preserving Obamacare, gesturing towards greater income equality and protecting minorities. This agenda is timid. It has nothing to say about challenging the influence of concentrated capital on policy, reducing the inflated defence budget or withdrawing from overextended foreign commitments; yet without those initiatives, even the mildest egalitarian policies face insuperable obstacles. More genuine insurgencies are in the making, which confront corporate power and connect domestic with foreign policy, but they face an uphill battle against the entrenched money and power of the Democratic leadership – the likes of Chuck Schumer, Nancy Pelosi, the Clintons and the DNC. Russiagate offers Democratic elites a way to promote party unity against Trump-Putin, while the DNC purges Sanders’s supporters.

    For the DNC, the great value of the Russian hack story is that it focuses attention away from what was actually in their emails. The documents revealed a deeply corrupt organisation, whose pose of impartiality was a sham. Even the reliably pro-Clinton Washington Post has admitted that ‘many of the most damaging emails suggest the committee was actively trying to undermine Bernie Sanders’s presidential campaign.’ Further evidence of collusion between the Clinton machine and the DNC surfaced recently in a memoir by Donna Brazile, who became interim chair of the DNC after Debbie Wasserman Schultz resigned in the wake of the email revelations. Brazile describes discovering an agreement dated 26 August 2015, which specified (she writes)

    that in exchange for raising money and investing in the DNC, Hillary would control the party’s finances, strategy, and all the money raised. Her campaign had the right of refusal of who would be the party communications director, and it would make final decisions on all the other staff. The DNC also was required to consult with the campaign about all other staffing, budgeting, data, analytics and mailings.

    Before the primaries had even begun, the supposedly neutral DNC – which had been close to insolvency – had been bought by the Clinton campaign.

    Another recent revelation of DNC tactics concerns the origins of the inquiry into Trump’s supposed links to Putin. The story began in April 2016, when the DNC hired a Washington research firm called Fusion GPS to unearth any connections between Trump and Russia. The assignment involved the payment of ‘cash for trash’, as the Clinton campaign liked to say. Fusion GPS eventually produced the trash, a lurid account written by the former British MI6 intelligence agent Christopher Steele, based on hearsay purchased from anonymous Russian sources. Amid prostitutes and golden showers, a story emerged: the Russian government had been blackmailing and bribing Donald Trump for years, on the assumption that he would become president some day and serve the Kremlin’s interests. In this fantastic tale, Putin becomes a preternaturally prescient schemer. Like other accusations of collusion, this one has become vaguer over time, adding to the murky atmosphere without ever providing any evidence. The Clinton campaign tried to persuade established media outlets to publicise the Steele dossier, but with uncharacteristic circumspection, they declined to promote what was plainly political trash rather than reliable reporting. Yet the FBI apparently took the Steele dossier seriously enough to include a summary of it in a secret appendix to the Intelligence Community Assessment. Two weeks before the inauguration, James Comey, the director of the FBI, described the dossier to Trump. After Comey’s briefing was leaked to the press, the website Buzzfeed published the dossier in full, producing hilarity and hysteria in the Washington establishment.

    The Steele dossier inhabits a shadowy realm where ideology and intelligence, disinformation and revelation overlap. It is the antechamber to the wider system of epistemological nihilism created by various rival factions in the intelligence community: the ‘tree of smoke’ that, for the novelist Denis Johnson, symbolised CIA operations in Vietnam. I inhaled that smoke myself in 1969-70, when I was a cryptographer with a Top Secret clearance on a US navy ship that carried missiles armed with nuclear warheads – the existence of which the navy denied. I was stripped of my clearance and later honourably discharged when I refused to join the Sealed Authenticator System, which would have authorised the launch of those allegedly non-existent nuclear weapons. The tree of smoke has only grown more complex and elusive since then. Yet the Democratic Party has now embarked on a full-scale rehabilitation of the intelligence community – or at least the part of it that supports the notion of Russian hacking. (We can be sure there is disagreement behind the scenes.) And it is not only the Democratic establishment that is embracing the deep state. Some of the party’s base, believing Trump and Putin to be joined at the hip, has taken to ranting about ‘treason’ like a reconstituted John Birch Society.

    I thought of these ironies when I visited the Tate Modern exhibition Soul of a Nation: Art in the Age of Black Power, which featured the work of black American artists from the 1960s and 1970s, when intelligence agencies (and agents provocateurs) were spearheading a government crackdown on black militants, draft resisters, deserters and antiwar activists. Amid the paintings, collages and assemblages there was a single Confederate flag, accompanied by grim reminders of the Jim Crow past – a Klansman in full regalia, a black body dangling from a tree. There were also at least half a dozen US flags, juxtaposed in whole or in part with images of contemporary racial oppression that could have occurred anywhere in America: dead black men carted off on stretchers by skeletons in police uniform; a black prisoner tied to a chair, awaiting torture. The point was to contrast the pretensions of ‘the land of the free’ with the practices of the national security state and local police forces. The black artists of that era knew their enemy: black people were not being killed and imprisoned by some nebulous foreign adversary, but by the FBI, the CIA and the police.

    The Democratic Party has now developed a new outlook on the world, a more ambitious partnership between liberal humanitarian interventionists and neoconservative militarists than existed under the cautious Obama. This may be the most disastrous consequence for the Democratic Party of the new anti-Russian orthodoxy: the loss of the opportunity to formulate a more humane and coherent foreign policy. The obsession with Putin has erased any possibility of complexity from the Democratic world picture, creating a void quickly filled by the monochrome fantasies of Hillary Clinton and her exceptionalist allies. For people like Max Boot and Robert Kagan, war is a desirable state of affairs, especially when viewed from the comfort of their keyboards, and the rest of the world – apart from a few bad guys – is filled with populations who want to build societies just like ours: pluralistic, democratic and open for business. This view is difficult to challenge when it cloaks itself in humanitarian sentiment. There is horrific suffering in the world; the US has abundant resources to help relieve it; the moral imperative is clear. There are endless forms of international engagement that do not involve military intervention. But it is the path taken by US policy often enough that one may suspect humanitarian rhetoric is nothing more than window-dressing for a more mundane geopolitics – one that defines the national interest as global and virtually limitless.

    Having come of age during the Vietnam War, a calamitous consequence of that inflated definition of national interest, I have always been attracted to the realist critique of globalism. Realism is a label forever besmirched by association with Henry Kissinger, who used it as a rationale for intervening covertly and overtly in other nations’ affairs. Yet there is a more humane realist tradition, the tradition of George Kennan and William Fulbright, which emphasises the limits of military might, counselling that great power requires great restraint. This tradition challenges the doctrine of regime change under the guise of democracy promotion, which – despite its abysmal failures in Iraq and Libya – retains a baffling legitimacy in official Washington. Russiagate has extended its shelf life.

    We can gauge the corrosive impact of the Democrats’ fixation on Russia by asking what they aren’t talking about when they talk about Russian hacking. For a start, they aren’t talking about interference of other sorts in the election, such as the Republican Party’s many means of disenfranchising minority voters. Nor are they talking about the trillion dollar defence budget that pre-empts the possibility of single-payer healthcare and other urgently needed social programmes; nor about the modernisation of the American nuclear arsenal which Obama began and Trump plans to accelerate, and which raises the risk of the ultimate environmental calamity, nuclear war – a threat made more serious than it has been in decades by America’s combative stance towards Russia. The prospect of impeaching Trump and removing him from office by convicting him of collusion with Russia has created an atmosphere of almost giddy anticipation among leading Democrats, allowing them to forget that the rest of the Republican Party is composed of many politicians far more skilful in Washington’s ways than their president will ever be.

    It is not the Democratic Party that is leading the search for alternatives to the wreckage created by Republican policies: a tax plan that will soak the poor and middle class to benefit the rich; a heedless pursuit of fossil fuels that is already resulting in the contamination of the water supply of the Dakota people; and continued support for police policies of militarisation and mass incarceration. It is local populations that are threatened by oil spills and police beatings, and that is where humane populism survives. A multitude of insurgent groups have begun to use the outrage against Trump as a lever to move the party in egalitarian directions: Justice Democrats, Black Lives Matter, Democratic Socialists of America, as well as a host of local and regional organisations. They recognise that there are far more urgent – and genuine – reasons to oppose Trump than vague allegations of collusion with Russia. They are posing an overdue challenge to the long con of neoliberalism, and the technocratic arrogance that led to Clinton’s defeat in Rust Belt states. Recognising that the current leadership will not bring about significant change, they are seeking funding from outside the DNC. This is the real resistance, as opposed to ‘#theresistance’.

    On certain important issues – such as broadening support for single-payer healthcare, promoting a higher minimum wage or protecting undocumented immigrants from the most flagrant forms of exploitation – these insurgents are winning wide support. Candidates like Paula Jean Swearengin, a coal miner’s daughter from West Virginia who is running in the Democratic primary for nomination to the US Senate, are challenging establishment Democrats who stand cheek by jowl with Republicans in their service to concentrated capital. Swearengin’s opponent is Joe Manchin, whom the Los Angeles Times has compared to Doug Jones, another ‘very conservative’ Democrat who recently won election to the US Senate in Alabama, narrowly defeating a Republican disgraced by accusations of sexual misconduct with 14-year-old girls. I can feel relieved at that result without joining in the collective Democratic ecstasy, which reveals the party’s persistent commitment to politics as usual. Democrat leaders have persuaded themselves (and much of their base) that all the republic needs is a restoration of the status quo ante Trump. They remain oblivious to popular impatience with familiar formulas. Jess King – a Mennonite woman, Bard College MBA and founder of a local non-profit who is running for Congress as a Justice Democrat in Lancaster, Pennsylvania – put it this way: ‘We see a changing political landscape right now that isn’t measured by traditional left to right politics anymore, but bottom to top. In Pennsylvania and many other places around the country we see a grassroots economic populism on the rise, pushing against the political establishment and status quo that have failed so many in our country.’

    Democratic insurgents are also developing a populist critique of the imperial hubris that has sponsored multiple failed crusades, extorted disproportionate sacrifice from the working class and provoked support for Trump, who presented himself (however misleadingly) as an opponent of open-ended interventionism. On foreign policy, the insurgents face an even more entrenched opposition than on domestic policy: a bipartisan consensus aflame with outrage at the threat to democracy supposedly posed by Russian hacking. Still, they may have found a tactical way forward, by focusing on the unequal burden borne by the poor and working class in the promotion and maintenance of American empire.

    This approach animates Autopsy: The Democratic Party in Crisis, a 33-page document whose authors include Norman Solomon, founder of the web-based insurgent lobby RootsAction.org. ‘The Democratic Party’s claims of fighting for “working families” have been undermined by its refusal to directly challenge corporate power, enabling Trump to masquerade as a champion of the people,’ Autopsy announces. But what sets this apart from most progressive critiques is the cogent connection it makes between domestic class politics and foreign policy. For those in the Rust Belt, military service has often seemed the only escape from the shambles created by neoliberal policies; yet the price of escape has been high. As Autopsy notes, ‘the wisdom of continual war’ – what Clinton calls ‘global leadership’ –

    was far clearer to the party’s standard bearer [in 2016] than it was to people in the US communities bearing the brunt of combat deaths, injuries and psychological traumas. After a decade and a half of non-stop warfare, research data from voting patterns suggest that the Clinton campaign’s hawkish stance was a political detriment in working-class communities hard-hit by American casualties from deployments in Iraq and Afghanistan.

    Francis Shen of the University of Minnesota and Douglas Kriner of Boston University analysed election results in three key states – Pennsylvania, Wisconsin and Michigan – and found that ‘even controlling in a statistical model for many other alternative explanations, we find that there is a significant and meaningful relationship between a community’s rate of military sacrifice and its support for Trump.’ Clinton’s record of uncritical commitment to military intervention allowed Trump to have it both ways, playing to jingoist resentment while posing as an opponent of protracted and pointless war. Kriner and Shen conclude that Democrats may want to ‘re-examine their foreign policy posture if they hope to erase Trump’s electoral gains among constituencies exhausted and alienated by 15 years of war’. If the insurgent movements within the Democratic Party begin to formulate an intelligent foreign policy critique, a re-examination may finally occur. And the world may come into sharper focus as a place where American power, like American virtue, is limited. For this Democrat, that is an outcome devoutly to be wished. It’s a long shot, but there is something happening out there.

    #USA #cuture #politique


  • L’application Telegram bloquée en Iran pour « maintenir l’ordre »
    http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2018/01/02/l-application-telegram-bloquee-en-iran-pour-maintenir-l-ordre_523683

    Le 30 décembre 2017, le ministre iranien des télécommunications, Mohammad Javad Azari Jahromi, avait invectivé sur Twitter (un réseau social pourtant banni depuis des années de la République islamique, tout comme Facebook) le fondateur russe de Telegram, Pavel Durov :

    « Une chaîne Telegram encourage des comportements haineux, l’usage de cocktails Molotov, le soulèvement armé et l’agitation sociale. Il est temps MAINTENANT de mettre fin à ces encouragements sur Telegram. »

    Pavel Durov avait répondu dans la foulée : « Les appels à la violence sont interdits par les règles de Telegram (…) Si cela est confirmé, nous devrons bloquer cette chaîne, quelles que soient son audience et son affiliation politique. »

    Si l’application s’était montrée très permissive dans ses premières années d’existence, elle a fini par introduire quelques règles de modération après les attentats commis en région parisienne en 2015 (Telegram ayant été prisée par l’organisation Etat islamique) : les utilisateurs n’ont normalement plus le droit de partager des appels à la violence, de la pornographie et des fichiers portant atteinte au droit d’auteur sur les chaînes publiques.

    Deux heures plus tard, le fondateur de Telegram annonçait avoir effectivement suspendu la chaîne Amadnews, car elle avait « poussé ses abonnés à utiliser des cocktails Molotov contre la police » ; ce qui contrevient au règlement de Telegram.

    Si M. Durov a, à plusieurs reprises, assuré que « Telegram n’a aucun accord avec aucun gouvernement de cette planète », Téhéran a plusieurs fois annoncé l’inverse, expliquant que l’application s’était engagée à supprimer les contenus antireligieux et les comptes signalés par le gouvernement. L’Iran avait aussi évoqué l’existence d’un outil de « filtrage intelligent » permettant de détecter certains types de contenus. Ce que Telegram a toujours nié.

    Plus largement, l’application est depuis longtemps critiquée par des activistes spécialistes de la cybersécurité, tel le lanceur d’alerte américain Edward Snowden. Ce dernier avait révélé en 2013 l’ampleur de la surveillance exercée par les Etats-Unis. Comme d’autres, il reproche à Telegram de se présenter comme une application sécurisée, alors que seules certaines parties (les chats « secrets », une option à activer) le sont – ce qui pourrait laisser penser à ses utilisateurs qu’ils sont, à tort, en sécurité. De nombreux experts en cryptographie estiment aussi que le protocole de chiffrement utilisé par Telegram n’est pas aussi abouti que celui des technologies concurrentes.

    Après la fermeture, samedi, de la chaîne Amadnews, Edward Snowden a publié une série de tweets pour critiquer Telegram :

    « Vous ne pouvez pas empêcher un service indépendant et déstabilisant d’être bloqué dans des régimes autoritaires. Vous ne pouvez que le retarder. Vous devez donc penser à comment faire pour protéger les gens en faisant en sorte que ce service reste accessible “même après le blocage”. Et c’est à ce sujet que je suis vraiment inquiet. »

    Edward Snowden critique notamment la structure centralisée de l’application et le discours tenu, selon lui, par Telegram, pour rassurer ses utilisateurs qui consiste à dire : « Faites-nous confiance dans le fait que nous ne donnerons pas vos données, que nous ne lirons pas vos messages, que nous ne fermerons pas vos chaînes. »

    « Peut-être que Durov est un ange, poursuit Edward Snowden. Je l’espère ! Mais des anges sont déjà tombés. » Pour lui, « Telegram aurait dû travailler depuis des années pour faire en sorte que les chaînes soient décentralisées – c’est-à-dire hors de son contrôle. »

    Attendez que je me rappelle... ce n’étaient pas les Ministres de l’Intérieur des pays de l’Union européenne qui voulaient interdire Telegram car cryptée en cette douce année 2017 ?

    #Telegram #Société_contrôle #censure #Iran


  • Edward Snowden’s New App Uses Your Smartphone to Physically Guard Your Laptop
    https://theintercept.com/2017/12/22/snowdens-new-app-uses-your-smartphone-to-physically-guard-your-laptop

    Like many other journalists, activists, and software developers I know, I carry my laptop everywhere while I’m traveling. It contains sensitive information; messaging app conversations, email, password databases, encryption keys, unreleased work, web browsers logged into various accounts, and so on. My disk is encrypted, but all it takes to bypass this protection is for an attacker — a malicious hotel housekeeper, or “evil maid,” for example — to spend a few minutes physically tampering with it without my knowledge. If I come back and continue to use my compromised computer, the attacker could gain access to everything.

    Edward Snowden and his friends have a solution. The NSA whistleblower and a team of collaborators have been working on a new open source Android app called Haven that you install on a spare smartphone, turning the device into a sort of sentry to watch over your laptop. Haven uses the smartphone’s many sensors — microphone, motion detector, light detector, and cameras — to monitor the room for changes, and it logs everything it notices. The first public beta version of Haven has officially been released; it’s available in the Play Store and on F-Droid, an open source app store for Android.

    #haven #surveillance
    https://github.com/guardianproject/haven


  • Rien à cacher – Le documentaire
    https://www.crashdebug.fr/informatik/93-securite/14245-rien-a-cacher-le-documentaire

    Il y a une analogie d’Edward Snowden sur la vie privée qui est super connue, mais que j’aime bien, car n’importe qui peut la comprendre :

    Dire que votre droit à la vie privée importe peu, car vous n’avez rien à cacher revient à dire que votre liberté d’expression importe peu, car vous n’avez rien à dire. Car même si vous n’utilisez pas vos droits aujourd’hui, d’autres en ont besoin. Cela revient à dire : les autres ne m’intéressent pas.

    Je n’avais pas encore pris le temps de regarder le documentaire Nothing To Hide disponible en ligne depuis quelques semaines, et il est important que vous le regardiez aussi (ou le fassiez regarder).

    Ce doc soulève la question de l’acceptation de la surveillance de masse par les gens. Les États et les entreprises tentent progressivement de faire (...)


  • Top secret ! Un monde à décrypter | Expositions

    http://expositions.mundaneum.org/fr/expositions/top-secret-xpo

    Pour les bruxelloise et lois donc, et celles et ceux qui ne sont pas trop loin.

    Top secret ! Un monde à décrypter

    Plongez dans l’univers des écritures secrètes ! De Jules César à Edward Snowden, une nouvelle expo décode la cryptographie, pratique vieille comme le monde et plus que jamais d’actualité.

    Impossible d’imaginer une société où toute l’information serait transparente et connue de tous. Depuis la nuit des temps, l’homme chiffre ses communications et tente de décrypter celles de ses ennemis : au VIe siècle av. J-C, Nabuchodonosor cachait des informations sous les cheveux de ses esclaves et, bien plus récemment, le génie de l’informatique Alan Turing contribua à écourter la Seconde guerre mondiale en cassant les codes de l’Enigma utilisée par les Nazis.

    Le goût du secret se situe entre science et art, entre amour de la transgression et culture du « hacking ». Depuis les révélations de Wikileaks, la cryptographie s’impose comme un enjeu démocratique pour la confiance en notre société digitalisée. De l’Egypte des Pharaons aux mouvements sociaux actuels, d’innocents messages amoureux aux communications de guerre, en passant par le vote électronique et les trafics les plus divers, l’art des codes secrets se dévoile au Mundaneum, le centre d’archives montois connu comme le « Google de papier ».

    Venez découvrir les machines utilisées pour le chiffrement, mais aussi les hommes et les femmes (dont de nombreux précurseurs belges) qui ont développé la discipline au fil des siècles.

    Une exposition inédite … à ne pas garder secrète !


  • Nothing To Hide un documentaire sur la surveillance numérique | L’ADN
    http://www.ladn.eu/nouveaux-usages/doit-on-se-resigner-a-la-surveillance-numerique-de-masse

    Dire que la vie privée ne vous intéresse pas parce que vous n’avez « rien à cacher » c’est comme dire que la liberté d’expression est inutile parce que vous n’avez rien à dire.

    Edward Snowden

    La projection se tenait au Maif Social Club et était proposée par Tristan Nitot, auteur de l’ouvrage surveillance ://. Dans cet essai, il dresse le bilan du pillage systématique de nos données orchestré par les géants du numérique, et propose des solutions concrètes pour reprendre le contrôle. Fervent défenseur des libertés numériques et du logiciel libre comme alternative aux GAFAM, il répondait à nos questions en Juin 2017 à Futur en Seine.

    #Surveillance #Vie_Privée #C&Féditions #Tristan_Nitot


  • NSA DOCUMENT SAYS SAUDI PRINCE DIRECTLY ORDERED COORDINATED ATTACK BY SYRIAN REBELS ON DAMASCUS
    https://theintercept.com/2017/10/24/syria-rebels-nsa-saudi-prince-assad

    A LOOSELY KNIT collection of Syrian rebel fighters set up positions on March 18, 2013, and fired several barrages of rockets at targets in the heart of Damascus, Bashar al-Assad’s capital. The attack was a brazen show of force by rebels under the banner of the Free Syrian Army, targeting the presidential palace, Damascus International Airport, and a government security compound. It sent a chilling message to the regime about its increasingly shaky hold on the country, two years after an uprising against its rule began.

    Behind the attacks, the influence of a foreign power loomed. According to a top-secret National Security Agency document provided by whistleblower Edward Snowden, the March 2013 rocket attacks were directly ordered by a member of the Saudi royal family, Prince Salman bin Sultan, to help mark the second anniversary of the Syrian revolution. Salman had provided 120 tons of explosives and other weaponry to opposition forces, giving them instructions to “light up Damascus” and “flatten” the airport, the document, produced by U.S. government surveillance on Syrian opposition factions, shows.

    The Saudis were long bent on unseating Assad. Salman was one of the key Saudi officials responsible for prosecuting the war in Syria, serving as a high-ranking intelligence official before being promoted to deputy minister of defense later in 2013.


  • « Nothing to hide » : n’avoir « rien à cacher » n’est pas un argument
    https://usbeketrica.com/article/pourquoi-n-avoir-rien-a-cacher-n-est-pas-une-raison-pour-accepter-la-su

    « Je n’ai rien à cacher », « je n’ai rien de fait de mal ni d’illégal donc peu importe si on m’espionne ». C’est l’argument auquel se heurtent systématiquement les défenseurs de nos libertés numériques. Mais n’avoir « rien à cacher », et accepter de livrer toutes ses données à Facebook, Google et à une multitude de services « gratuits » tout en sachant, de façon plus précise depuis les révélations d’Edward Snowden, que ces données alimentent directement la surveillance de masse : est-ce vraiment un raisonnement tenable sur le long terme ? Est-ce la société que nous voulons ? Diffusé en salles depuis quelques mois, avant une mise en ligne sous licence Creative Commons prévue pour le 30 septembre, le documentaire « Nothing to Hide » de Marc Meillassoux est une réponse passionnante à cette question cruciale pour notre avenir.


  • Top secret ! Un monde à décrypter | Expositions

    http://expositions.mundaneum.org/fr/expositions/top-secret-xpo

    S’il y a des seenthisien·nes en Belgique pas loin qui ont envie de voir l’expo, de faire des photos et de nous en faire une description et un résumé ... ce serait simplement génial. Ça a l’air d’être super, mais on habite trop loin.

    Plongez dans l’univers des écritures secrètes ! De Jules César à Edward Snowden, une nouvelle expo décode la cryptographie, pratique vieille comme le monde et plus que jamais d’actualité.

    Impossible d’imaginer une société où toute l’information serait transparente et connue de tous. Depuis la nuit des temps, l’homme chiffre ses communications et tente de décrypter celles de ses ennemis : au VIe siècle av. J-C, Nabuchodonosor cachait des informations sous les cheveux de ses esclaves et, bien plus récemment, le génie de l’informatique Alan Turing contribua à écourter la Seconde guerre mondiale en cassant les codes de l’Enigma utilisée par les Nazis.

    Le goût du secret se situe entre science et art, entre amour de la transgression et culture du « hacking ». Depuis les révélations de Wikileaks, la cryptographie s’impose comme un enjeu démocratique pour la confiance en notre société digitalisée. De l’Egypte des Pharaons aux mouvements sociaux actuels, d’innocents messages amoureux aux communications de guerre, en passant par le vote électronique et les trafics les plus divers, l’art des codes secrets se dévoile au Mundaneum, le centre d’archives montois connu comme le « Google de papier ».

    Venez découvrir les machines utilisées pour le chiffrement, mais aussi les hommes et les femmes (dont de nombreux précurseurs belges) qui ont développé la discipline au fil des siècles.

    Une exposition inédite … à ne pas garder secrète !

    #exposition #secret


  • Tails : la distribution Linux axée sur la sécurité est disponible en version 3.2, avec plusieurs changements et Linux 4.12
    http://www.developpez.com/actu/163057/Tails-la-distribution-Linux-axee-sur-la-securite-est-disponible-en-versi

    Tails : la distribution Linux axée sur la sécurité est disponible en version 3.2 avec plusieurs changements et Linux 4.12Tails (The Amnesic Incognito Live System) est un système d’exploitation destiné à préserver la vie privée et l’anonymat. Souvent désigné comme étant l’OS préféré d’Edward Snowden, Tails est une distribution Linux basée sur Debian et axée sur la sécurité. L’OS est conçu pour être utilisé à partir d’un live DVD ou d’un live USB, et pour ne pas laisser de trace numérique sur la...


  • « Nothing to hide » : n’avoir « rien à cacher » n’est pas un argument
    https://m.usbeketrica.com/article/pourquoi-n-avoir-rien-a-cacher-n-est-pas-une-raison-pour-accepter-la-

    « Je n’ai rien à cacher », « je n’ai rien de fait de mal ni d’illégal donc peu importe si on m’espionne ». C’est l’argument auquel se heurtent systématiquement les défenseurs de nos libertés numériques. Mais n’avoir « rien à cacher », et accepter de livrer toutes ses données à Facebook, Google et à une multitude de services « gratuits » tout en sachant, de façon plus précise depuis les révélations d’Edward Snowden, que ces données alimentent directement la surveillance de masse : est-ce vraiment un raisonnement tenable sur le long terme ? Est-ce la société que nous voulons ? Diffusé en salles depuis quelques mois, avant une mise en ligne sous licence Creative Commons prévue pour le 30 septembre, le documentaire « Nothing to Hide » de Marc Meillassoux est une réponse passionnante à cette question cruciale pour notre avenir.


  • La NSA, l’Allemagne, Snowden et la géopolitique des câbles
    https://reflets.info/la-nsa-lallemagne-snowden-et-la-geopolitique-des-cables

    Edward Snowden a accordé une longue interview à #Der_Spiegel. L’une des questions du journal allemand a attiré notre attention : « Les autorités allemandes affirment qu’elles seraient sourdes et aveugles sans la NSA ou la […]

    #Technos #allemagne #Armée_américaine #DISA #DISN #Edward_Snowden #NetHealth


  • The U.S. Spy Hub in the Heart of Australia
    https://theintercept.com/2017/08/19/nsa-spy-hub-cia-pine-gap-australia

    An investigation, published Saturday by the Australian Broadcasting Corporation in collaboration with The Intercept, punctures the wall of secrecy surrounding Pine Gap, revealing for the first time a wide range of details about its function. The base is an important ground station from which U.S. spy satellites are controlled and communications are monitored across several continents, according to classified documents obtained by The Intercept from the National Security Agency whistleblower Edward Snowden.

    Together with the NSA’s Menwith Hill base in England, Pine Gap has in recent years been used as a command post for two missions. The first, named M7600, involved at least two spy satellites and was said in a secret 2005 document to provide “continuous coverage of the majority of the Eurasian landmass and Africa.” This initiative was later upgraded as part of a second mission, named M8300, which involved “a four satellite constellation” and covered the former Soviet Union, China, South Asia, East Asia, the Middle East, Eastern Europe, and territories in the Atlantic Ocean.

    #espionnage #Etats-Unis


  • Sur Internet, les femmes et les jeunes s’autocensurent le plus | Jon Penney traduit par Peggy Sastre
    https://www.slate.fr/story/148329/surveillance-etat-sur-internet

    Plusieurs études récentes ont documenté le phénomène : les révélations d’Edward Snowden sur la NSA ont pu jouer sur la façon de consulter Wikipedia. Certaines personnes, certains groupes ou certaines activités spécifiques sont susceptibles d’être davantage « refroidis » que d’autres. Source : Slate


  • From the Pentagon Papers to Trump: How the government gained the upper hand against leakers
    http://theconversation.com/from-the-pentagon-papers-to-trump-how-the-government-gained-the-upp

    A 2007 Pew Research Center report found nearly 60 percent of Americans felt the U.S. government criticized news stories about national security because it had something to hide. That same study showed 42 percent of Americans thought leaks harmed the public interest. By 2013, 55 percent of Americans believed Edward Snowden’s leaks about National Security Agency surveillance programs did more harm than good.

    Such a dramatic change in public opinion raises questions about whether the public today will even defend the media’s right to access and publish leaked information.

    #fuites


  • Square Idée - Meeting Snowden | ARTE+7
    http://www.arte.tv/fr/videos/072258-000-A/square-idee-meeting-snowden

    Députée islandaise depuis 2009, Birgitta Jónsdóttir se mobilise pour redonner le pouvoir au peuple. Professeur de droit à Harvard et pionnier de l’Internet libre, l’Américain Lawrence « Larry » Lessig dénonce sans relâche l’influence délétère de l’argent sur la politique et la collusion des élites, qui mine l’intérêt général. Quant à son compatriote Edward Snowden, ancien collaborateur de la CIA et de la NSA, il a révélé la surveillance généralisée de la population et des alliés des États-Unis, et vit désormais en Russie, où il a obtenu un asile politique d’autant plus précaire que les relations entre les deux pays apparaissent aujourd’hui illisibles. Tandis que, depuis Moscou, Vladimir Poutine règne en maître sur la scène internationale, son homologue américain Donald Trump, pur produit de la société du spectacle, s’installe aux commandes de la première puissance nucléaire avec autoritarisme… Cette nouvelle page de l’histoire signera-t-elle la fin de la démocratie ?

    Conversation secrète

    Figures de proue d’un mouvement mondial de défense des libertés, ces trois compagnons de lutte, qui s’estiment et s’entraident à distance sur Internet, se sont rencontrés pour la première fois en secret à Moscou, à la veille de Noël. Ils ont autorisé les caméras de Flore Vasseur à capter cette conversation hors norme, au fil de laquelle émergent des questionnements essentiels : comment sauver la démocratie ? Qu’est-ce que l’échec ? Qui écrit l’histoire ?

    • En fait je trouve cette conversation très décevante, un peu comme il arrive que l’on fasse jouer ensemble trois très bons musiciens d’improvisation et qu’il n’y a rien qui sorte vraiment de cette réunion, ils ne sont tout bonnement pas faits pour jouer ensemble. Sans compter qu’il y a quand même quelques très gros seffets pas très bien masqués de scratch my back I’ll scratch yours , du cabotinage, et Lessig et Snowden, qui ont tous les deux des mérites immenses, ont de plus en plus tendance à parler d’eux-mêmes presque à la troisième personne du singulier, encore un peu de mise en scène et ils seront comme César et Alain Delon, écrivant leurs propres éloges.


  • Meeting #Snowden

    Le temps d’une rencontre inédite, Edward Snowden, Lawrence Lassig et Birgitta Jónsdóttir, figures de la lutte pour les libertés, s’interrogent sur l’avenir de la démocratie.

    Députée islandaise depuis 2009, Birgitta Jónsdóttir se mobilise pour redonner le pouvoir au peuple. Professeur de droit à Harvard et pionnier de l’Internet libre, l’Américain Lawrence « Larry » Lessig dénonce sans relâche l’influence délétère de l’argent sur la politique et la collusion des élites, qui mine l’intérêt général. Quant à son compatriote Edward Snowden, ancien collaborateur de la CIA et de la NSA, il a révélé la surveillance généralisée de la population et des alliés des États-Unis, et vit désormais en Russie, où il a obtenu un asile politique d’autant plus précaire que les relations entre les deux pays apparaissent aujourd’hui illisibles. Tandis que, depuis Moscou, Vladimir Poutine règne en maître sur la scène internationale, son homologue américain Donald Trump, pur produit de la société du spectacle, s’installe aux commandes de la première puissance nucléaire avec autoritarisme… Cette nouvelle page de l’histoire signera-t-elle la fin de la démocratie ?

    Conversation secrète

    Figures de proue d’un mouvement mondial de défense des libertés, ces trois compagnons de lutte, qui s’estiment et s’entraident à distance sur Internet, se sont rencontrés pour la première fois en secret à Moscou, à la veille de Noël. Ils ont autorisé les caméras de Flore Vasseur à capter cette conversation hors norme, au fil de laquelle émergent des questionnements essentiels : comment sauver la démocratie ? Qu’est-ce que l’échec ? Qui écrit l’histoire ?

    http://blog.florevasseur.com/post/159979282122/meeting-snowden-the-premiere-in-paris
    https://twitter.com/FloreVAsseur
    http://www.arte.tv/fr/videos/072258-000-A/square-idee-meeting-snowden

    #Flore_Vasseur


  • Le temps d’une rencontre inédite, Edward Snowden, Lawrence Lassig et Birgitta Jónsdóttir, figures de la lutte pour les libertés, s’interrogent sur l’avenir de la démocratie.

    https://www.youtube.com/watch?v=vnZRtvFYlRw

    Députée islandaise depuis 2009, Birgitta Jónsdóttir se mobilise pour redonner le pouvoir au peuple. Professeur de droit à Harvard et pionnier de l’Internet libre, l’Américain Lawrence « Larry » Lessig dénonce sans relâche l’influence délétère de l’argent sur la politique et la collusion des élites, qui mine l’intérêt général.

    Documentaire de Flore Vasseur