person:elijah j. magnier

  • Complications de l’Orient compliqué
    http://www.dedefensa.org/article/complications-de-lorient-complique

    Complications de l’Orient compliqué

    Elijah J. Magnier poursuit son analyse de la situation en Syrie et autour de la Syrie après l’annonce du retrait US de ce pays. Cet observateur avisé, qui n’a pas besoin du simulacre des références-faussaires de la presseSystème pour faire entendre sa voix, nous donne une analyse nécessairement engagée, qui nous répercute le point de vue des milieux syriens, libanais, etc., eux-mêmes engagés dans une lutte visant à tenter de faire reculer la politiqueSystème dont les USA, avec les acolytes israélien et saoudien, sont les porteurs d’eau les plus zélés. De ce point de vue, la décision de Trump, qui semble bien devoir se concrétiser, constitue un événement dont les effets sont à la fois bénéfiques et déstabilisants, – ou plutôt pourrait-on dire “bénéfiques mais (...)


  • Notes sur un durcissement russe en Syrie
    http://www.dedefensa.org/article/notes-sur-un-durcissement-russe-en-syrie

    Notes sur un durcissement russe en Syrie

    17 décembre 2018 – Ci-dessous, nous donnons un texte d’Elijah J. Magnier, en version française sur le site même de l’auteur, concernant ce qui paraît être une évolution extrêmement importante en Syrie, entre la Russie et Israël. Magnier signale qu’une très importante délégation militaire israélienne s’est rendue il y a quelques jours à Moscou et a reçu notification d’un bouleversement complet des règles d’engagement de la Russie vis-à-vis d’Israël. Si la chose se confirme ou du moins apparaît plausible comme on va tenter de le déterminer, il s’agirait sans aucun doute du plus important bouleversement stratégique et tactique russe face aux Israéliens (éventuellement face aux USA) en Syrie depuis la destruction de l’Il-20 en septembre.

    Riposte systématique

    Ces nouvelles (...)

    • Les Russes peuvent également avoir passé une sorte de “marché” avec Mohamed ben Salmane (MbS), dont on sait qu’il se trouve aujourd’hui en position d’opposition frontale avec les USA du fait du vote du Sénat. On observera que la décision de transfert de S-300 vers l’Ouest pour protéger des positions iraniennes aurait été prises et exécutée alors que le G-20 avait lieu en Argentine ; ce G-20 au cours duquel l’animosité des USA envers MbS a été publiquement affirmée, tandis qu’au contraire Poutine marquait ses bons rapports avec MbS et le rencontrait en marge de la réunion générale. Les Russes ont pu obtenir un soutien tacite de MbS à une manœuvre qui confronte Israël et les USA, MbS modifiant son attitude générale, y compris anti-iranienne, du fait de cette nouvelle hostilité des USA à son encontre qui devient son impératif stratégique. On ne parle pas d’une alliance affichée de la Russie et de l’Arabie, mais bien d’une entente tacite des Saoudiens pour le durcissement russe (malgré le soutien de Netanyahou à MbS [fin novembre], très violemment critiqué en Israël et aux USA). Cette sorte d’hypothèse fait partie du jeu extrêmement complexe joué par les différents acteurs au Moyen-Orient, et particulièrement en Syrie.



  • La Syrie ouvre la bataille finale
    http://www.dedefensa.org/article/la-syrie-ouvre-la-bataille-finale

    La Syrie ouvre la bataille finale

    Ce texte de Elijah J. Magnier sur la situation de la Syrie dans le cadre de la “bataille de la Ghouta” nous paraît important, – avec de nombreux détails inédits dont les sources sont évidentes, comme l’utilisation des bases US en Syrie par l’aviation israélienne, – dans la mesure où il embrasse toute la situation de la Syrie à partir de cet épisode de la Ghouta, et particulièrement la position et la politique des USA telle qu’elle a évolué depuis l’arrivée de Trump. Le paradoxe de chaos de cette chronologie (“depuis l’arrivée de Trump”) est bien que Trump semble opposé à cette évolution de la politique américaniste en Syrie, et qu’il semble par conséquent sans aucun pouvoir dans ce domaine.

    « Les États-Unis ne quitteront pas le nord-est de la Syrie, contrairement à ce qu’a (...)


  • Selon Elijah J. Magnier, l’escalade entre Israël et la Syrie est terminée pour aujourd’hui. Selon lui, Israël opte pour la dé-escalade et a demandé une médiation russe pour calmer la situation.
    https://twitter.com/ejmalrai/status/962311125193850880

    This is the end of it guys: #Israel decided to stand down and de-escalate. #Russia received & Israeli request to mediate to stop the escalation. Israel has lost the first battle against #Damascus when Syria was ready, after eliminating ISIS in central Syria

    Moon of Alambama (qui se base beaucoup sur les rapports d’Elijah Magnier) écrivait en gros la même, notant en particulier l’absence de déclaration américaine : Is War With Israel Imminent (Updated) ?
    http://www.moonofalabama.org/2018/02/syria-is-war-with-israel-imminent.html

    The parties are now deescalating. In the last round Israel claimed to have hit several Syrian air-defense positions and “Hizbullah depots” while Syria claimed to have shot down more incoming missiles. Israel signaled that it is not interested in further escalation and Russia called for both sides to calm down. There has been no statement from Washington.

    If this outcome persists we can state that there are now new “rules of engagement” and new “red lines”. Further Israeli attacks on Syria will be responded to by effective means. The Russian officers who are co-located with the Syrian air defense will not intervene to Israel’s advantage. That fact is in itself a message from Moscow to Israel to stop its open and its clandestine provocations.


  • Turcs et Iraniens se coordonnent contre les Kurdes en Syrie. Pourquoi l’armée syrienne fait-elle passer la bataille de Deir -Ezzor avant celle d’Idlib ? L’étape de transition est-elle oubliée , Le repli de l’opposition syrienne est-il entamé ?

    الأتراك والإيرانيون يَبدأون التّنسيق ضِد الأكراد في سورية.. لماذا يُقدّم الجيش السوري مَعركة دير الزّور على إدلب؟ وهل جَرى إسقاط المَرحلة الانتقاليّة؟ وهل بَدأت الهِجرة المُعاكسة للمُعارضة السوريّة؟ | رأي اليوم
    http://www.raialyoum.com/?p=728176

    Edito d’ABA qui laisse entendre, entre autres choses (notamment le renforcement toujours plus manifeste du pouvoir syrien) que les Kurdes pourraient bien être les prochaines victimes du conflilt en #Syrie...


  • Pourquoi le danger de l’EI persistera même après la libération de la Syrie et de l’Irak.
    Par Elijah J. Magnier | ايليا ج مغناير
    https://elijahjm.wordpress.com/2017/06/11/pourquoi-le-danger-de-lei-persistera-meme-apres-la-liberation-de

    Malgré les opérations militaires en Syrie et en Irak, et le pillage quotidien de vastes territoires sous le contrôle de l’”Etat Islamique” (EI), celui-ci est parvenu à frapper des cibles éloignées dans le monde musulman, en Europe et en Asie. Malgré la perte de terrain, le monde est confronté – et cela va continuer – à une idéologie adoptée et incarnée par une organisation qui est parvenue à attirer des jeunes femmes et des jeunes hommes, à provoquer leur émotion, à s’approprier leur haine et leur colère, et à secouer les frontières géographiques déjà établis. Il y a de nombreuses raisons à cela, mais le monde ne veut pas faire attention à certaines d’entre elles qui sont des alliés essentiels pour répandre cette idéologie dont les conséquences frappent toutes les sociétés sans distinction.

    via Kinan : https://twitter.com/KinanabuNidal/status/873826359285604352


  • Le même jour, à un an d’écart, la #Russie obtient sa revanche et arrête la #Turquie aux portes d’al-Bab.
    Par Elijah J. Magnier : @EjmAlrai
    https://elijahjm.wordpress.com/2016/11/30/le-meme-jour-a-un-an-decart-la-russie-obtient-sa-revanche-et-arr

    L’action de l’armée de l’air syrienne (SyAF) est directement liée, coordonnée et décidée par une structure militaire commune, présidée par un général russe, afin d’éviter des tirs ou des incidents entre alliés. Pour les mêmes raisons, la Russie coordonne avec la coalition dirigée par les EU la plus grande partie du trafic aérien au-dessus de la #Syrie. Le commandement russe doit assurer la sécurité de ses forces navales et au sol avec une protection d’artillerie et aérienne puisqu’elle agit dans divers endroits et sur différentes villes réparties dans toute la Syrie. Par conséquent, toutes les frappes aériennes et les actions de reconnaissance ou sorties de drones doit faire l’objet d’un accord avant tout décollage. Faisal al-Miqdad, le ministre des affaires étrangères a annoncé clairement : “Ceci s’est produit en Syrie. La Turquie n’a qu’à s’en prendre à elle-même”.

    [...]

    Damas a refusé son accord officiel à l’entente russo-turque concernant Jarablus parce que la Syrie n’avait pas confiance en le leader turc et voulait garder de bonnes relations avec les #Kurdes. Moscou n’a jamais donné son accord pour qu’Ankara étende sa présence militaire et contrôle le triangle Jarablus-Manbij-al-Bab ou même aille jusqu’à Raqqah.

    La présence de forces turques à la porte d’al-Bab représentait pour l’armée syrienne basée à Alep une menace stratégique venant de la porte est. La présence de forces turques et de leurs substituts à 2 km d’al-Bab fit comprendre qu’ISIS pourrait retirer des forces de la ville sans le moindre combat, comme cela a été le cas à Jarablus. Ankara prétend que l’objectif de ses forces en entrant à al-Bab est d’empêcher les Kurdes de former une fédération.

    Mais ni Damas ni la Russie ne toléreront que la Turquie prenne le contrôle d’al-Bab. Les Russes ont livré une escadrille de Su-24M2, déployé des missiles sol-air S-300 et S-400 et encouragé le Président syrien à imposer à la Turquie, pour la première fois depuis la création des deux états, de nouvelles règles d’engagement (ROE) et des lignes rouges.

    Une escadrille de l’aviation syrienne, suivie d’une escorte de protection, a ciblé un convoi militaire turc à la porte d’al-Bab le matin du 24 novembre, tuant trois soldats turques. La Russie était en alerte, prête à lancer ses missiles en cas de réaction turque. C’était la seconde confrontation turco-syrienne depuis le mois dernier. La première a eu lieu au-dessus de la frontière turco-syrienne quand deux F-16 ont violé l’espace aérien syrien. Ils se sont trouvés face à quatre MIG qui ont pointé leurs missiles sur les avions turques. Les radars des F-16 ont informé les pilotes des F-16 qui ont reçu l’ordre de rentrer à leur base. C’était la première fois que la Syrie imposait sa souveraineté dans son espace aérien. La Russie ne tolérera plus aucune violation et les F-16 d’Ankara n’ont plus le droit de survoler la Syrie.



  • Si le titre du Monde vous laisse un peu sur votre faim (Avec la reprise de Palmyre, le régime Assad s’offre une victoire militaire et médiatique), vous pouvez toujours lire RT.

    Palmyra Victory Proves Syria ’Can Crush Terrorists With Its Own Forces’
    http://sputniknews.com/middleeast/20160328/1037068442/palmyra-victory-syrian-army.html

    L’enjeu est bien là où RT l’écrit, la guerre de l’information du côté du Monde « car il n’est pire menteur »...

    #syrie

    • mais là, on peut trouver que ’own forces’ est un peu forcé...

      the Syrian Army and its allies, with air support from Russia

      Read more : http://sputniknews.com/middleeast/20160328/1037068442/palmyra-victory-syrian-army.html#ixzz44BLU42et

      On ne sait plus très bien quelle est la nature et la signification politique de cet assemblage transnational que désigne l’armée syrienne et ses alliés, regroupant l’armée, les milices pro-régime dont @souriyam documente jour après jour l’émergence dans différentes villes, le Hezbollah, les milices irakiennes, les forces iraniennes, les forces russes aériennes voire au sol, qui, peut être des brigades nord coréennes, même si je suis dubitatif aussi, et que sais je encore...

    • @rumor : d’accord sur la composition hétéroclite (sans aller jusqu’aux « jihadistes chiites » chers à quelques-uns de nos confrères)... Reste le point essentiel : il faut des troupes au sol pour faire partir l’EI. Les USA ne veulent pas y aller, les Russes pas de cette manière-là manifestement. Les Turcs se sont vu signifier qu’ils n’étaient pas autorisés à y aller. Les Saoudiens en sont bien incapables. Reste, au-delà des contingents étrangers militants et mercenaires, l’armée syrienne, même si c’est un « cadeau » au régime en place. Le fait qu’elle ait démontré sa capacité à reprendre Palmyre est, de ce point de vue, très important.

    • Reste, au-delà des contingents étrangers militants et mercenaires, l’armée syrienne

      tout est dans le au-delà. Je serai intéressé de savoir le rôle joué par le Hezbollah dans ces opérations. Je soupçonne qu’il est majeur.

    • Je ne suis pas vraiment expert des choses militaires... Pour le Hezb, je les pense économes de leurs forces. Leur réservoir humain « naturel » au Liban est tout de même limité, la Syrie est vitale, mais par « axiale » dans leur stratégie. Probablement, et c’est d’ailleurs ce qui inquiète Israël apparemment, ils ont dû progresser dans l’aspect offensif et non guérilla urbaine de leur savoir-faire militaire. Sur l’armée syrienne, j’ai lu (ça doit se retrouver sur Seen This) des choses sur le fait qu’elle s’était aguerrie (je viens de comprendre l’origine sémantique de ce verbe !), et surtout sans doute sur le fait que les Russes l’ont dotée de matériel de pointe (et sans doute de quelques officiers d’encadrement). Reste que l’EI n’a jamais été, à mon avis, le monstre militaire qu’on a voulu décrire. S’il a vécu si longtemps, c’est bien qu’on a voulu le laisser prospérer. Je veux bien que les Russes soient des génies militaires mais, visiblement, avec un investissement somme toute limité (surtout au regard des USA), ils ont obtenu, en quelques mois, des résultats.

    • Sur ta phrase « Reste que l’EI n’a jamais été, à mon avis, le monstre militaire qu’on a voulu décrire.», Elijah J. Magnier écrivait il y a 2 mois: Why defeating al-Qaeda and its allies is a top priority for Assad rather than ISIS ?
      http://seenthis.net/messages/447702

      None the less, the Syrian Army command, and now its allies, have avoided clashing with ISIS in many occasions and on several fronts. In few words, ISIS is said to be “much easier and less urgent to defeat than al-Qaeda in Syria”. Also, as key players in the Middle East and the United States of America have benefitted from ISIS presence and expansion in Syria and Iraq for various reasons, so Assad and its allies did.

    • Des infos sur la composition des forces ont été compilées sur une page wikipedia ici : https://en.wikipedia.org/wiki/Palmyra_offensive_%28March_2016%29
      Les infos sont tirées principalement du site pro-régime al-Masdar news, mais aussi du site pro-opposition de l’Observatoire syrien des droits de l’homme.
      Pas de chiffres donnés (car pas de sources) sur les hommes alignés par chacune des forces pro-régime. En tout, dit-on, 6000 hommes, ce qui paraît envisageable vu le bilan humain en face (de 400 à 700 morts côté Da’ich, selon les pro-régime).

      L’article évoqué par @gonzo est celui de Robert Fisk dans the Independent ici : http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/syria-civil-war-state-of-the-art-technology-gives-president-assad-s-a
      Commenté par le RSS de @dedefensa sur seen this : http://seenthis.net/messages/465162


    • Autres lecture intéressantes :
      Moon of alabama : « The road to Raqqa is quickly intensifying »
      http://www.moonofalabama.org/2016/02/the-race-to-raqqa-is-intensifying.html

      Et Interview de Balanche :
      http://www.levif.be/actualite/international/pourquoi-alep-est-un-enjeu-fondamental-pour-assad/article-normal-467363.html
      Avec plusieurs passages, carrément hors les clous de la narrative dominante - pourrait-il se les permettre sur le site du WINEP ?

      Et Daech ? Qui sera en première ligne pour s’attaquer à son fief de Raqqa ?
      Les rebelles syriens sont incapables de prendre Raqqa. Le veulent-ils seulement ? On ne les a guère entendus prendre position contre Daech. Ceux du Front al-Nosra et d’Ahrar Al-Sham partagent d’ailleurs son idéologie. « Quand Assad sera tombé, ils vont se battre contre Daech », entend-on souvent. Difficile à croire ! Les Américains avaient tenté d’armer des rebelles « modérés » pour se battre contre Daech, ce fut un fiasco total. On parle également d’une force armée intégrant des tribus arabes sous leadership kurde, mais cela ne marchera pas. Quant à la coalition internationale, elle ne veut pas envoyer de troupes au sol et craint de bombarder des civils. Or, l’état-major de Daech se trouve en pleine ville.
      La solution ?
      Je ne vois que l’armée syrienne et les Russes. Ce sont eux qui régleront l’affaire. Toutefois, leur priorité est de se débarrasser des autres groupes rebelles avant de se diriger vers Raqqa, sans doute vers la fin de l’année ou en 2017. Ce n’est pas un objectif immédiat.
      Cela revient-il à condamner la ligne « Ni Bachar ni Daech » prônée par les diplomaties française et belge ?
      Assad est aujourd’hui considéré comme le moindre mal, même si la France va rester accrochée à sa posture morale assimilant Assad à un « boucher ». Cette évolution de la guerre syrienne est une défaite pour les Occidentaux, qui ont commis une erreur d’analyse globale. Ils n’ont pas voulu voir l’aspect communautaire dans la guerre civile. Ils n’ont pas voulu voir que les rebelles n’étaient pas des gentils démocrates mais des islamistes et que des mouvements comme Daech allaient émerger.
      Contestez-vous qu’il s’agissait, au début, d’une révolte pour la démocratie ?
      Chez les quelques intellectuels qui manifestaient à Damas, c’était le cas. A Deraa, où la contestation a surgi, ce sont des problèmes socio-économiques qui ont suscité la colère : cinq années de sécheresse, une population rurale sans emploi du fait de la croissance démographique, l’arbitraire des services de renseignements, la corruption... La coupe a débordé, les gens se sont révoltés. A Homs et Hama c’était pire, car s’y est ajoutée une dimension anti-alaouite et antichrétienne. A Deraa, où la population est à 99 % sunnite, des Frères musulmans venus de Jordanie ont mis de l’huile sur le feu, eux qui sont en embuscade depuis qu’ils ont été massacrés à Hama en 1982. Si les salafistes « quiétistes » devenus entre-temps djihadistes les ont remplacés, les Frères musulmans sont restés à la manoeuvre depuis l’extérieur grâce à leurs relais en Occident et avec l’argent du Qatar.

    • @souriyâm : j’imagine que tu n’ignores pas qu’on se connaît Balanche et moi, puisqu’on était dans le même labo à Lyon. Pour ce que je sais de Balanche, sa liberté académique est, hélas, bien plus grande aux USA qu’elle ne l’était en France...

    • @gonzo : Oui je m’en rappelle. Je dois avouer que ça m’étonne. J’aurais pensé que la ligne politique d’un think tank comme le WINEP était plus contraignante que l’université française. Je dois être encore trop indulgent avec cette dernière...
      En tout cas, il faudra, si c’est possible, qu’un jour vous nous proposiez vos idées et hypothèses sur les raisons de l’aveuglement académique français - seulement français ? - sur les questions syriennes et libyennes (et sur le monde arabe contemporain, en général). Question qui avait été brièvement abordée ici. Ça m’intéresserait vivement - moi, et d’autres aussi je pense.

    • @gonzo : je ne dirais pas que sa liberté académique a été entravée. Il a toujours dit ce qu’il voulait, et sans problème particulier pour publier à ma connaissance. Mais son point de vue est resté très minoritaire et donc je pense que son avancement en pâtit. Je pense que le peu de crédit académique dont il jouit est aussi lié aux choix qu’il a fait en termes de communication, privilégiant les médias et donc un propos souvent simplificateur - typiquement sa rengaine sur le communautarisme, qui ne résiste pas à une analyse un tant soit peu nuancée, comme d’ailleurs il le fait lui même dans des papiers plus élaborés, par exemple dans la Revue Outre Terre :
      Balanche, Fabrice, ‘Géographie de La Révolte Syrienne’, Outre-Terre, 29 (2011), 437–58 https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00281809
      ———, ‘Les Alaouites  : une secte au pouvoir’, Outre Terre, 2 (2006), pp 73–96 http://www.cairn.info/revue-outre-terre-2011-3-page-437.htm
      A mon avis, ses intuitions les plus justes consistent dans la compréhension du cadre géopolitique qui permet au régime de Bachar de tenir, à savoir les soutiens russes et iraniens, et les réticences US et européennes à intervenir de manière massive sur le terrain.


    • L’occasion de rappeler que la résolution 2249 du CS de l’ONU du 20 novembre 2015 stipule à ses points 5 et 6 :
      http://www.un.org/press/fr/2015/cs12132.doc.htm

      5. Demande aux États Membres qui ont la capacité de le faire de prendre toutes les mesures nécessaires , conformément au droit international, en particulier à la Charte des Nations Unies, au droit international des droits de l’homme, au droit international des réfugiés et au droit international humanitaire, sur le territoire se trouvant sous le contrôle de l’EIIL, également connu sous le nom de Daech, en Syrie et en Irak, de redoubler d’efforts et de coordonner leur action en vue de prévenir et de mettre un terme aux actes de terrorisme commis en particulier par l’EIIL, également connu sous le nom de Daech, ainsi que par le Front el-Nosra et tous les autres individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida, ainsi que les autres groupes terroristes qui ont été désignés comme tels par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies et qui pourraient par la suite être considérés comme tels par le Groupe international d’appui pour la Syrie avec l’approbation du Conseil de sécurité, conformément à la Déclaration du Groupe en date du 14 novembre, et d’éliminer le sanctuaire qu’ils ont créé sur une grande partie des territoires de l’Iraq et de la Syrie ;

      6. Engage les États Membres à intensifier leurs efforts pour endiguer le flux de combattants terroristes étrangers qui se rendent en Iraq et en Syrie et empêcher et éliminer le financement du terrorisme , et prie instamment tous les États Membres de continuer d’appliquer intégralement les résolutions susmentionnées ;

      Les résolutions 2254 et 2258 qui appellent à un cessez-le-feu et à des négociations rappellent toutes deux cette résolution 2249, et ne concernent donc ni Da’ich, ni al-Nousra, ni les « tous les autres individus, groupes ou entités associés à al-Qaïda », qui sont donc des cibles militaires légitimes.
      On en revient à cette question de la liste noire ou blanche disparue des radars.
      En attendant doit-on considérer les groupes de la coalition de Jaysh al-Fatah, qui comprend le soldat Nousra, comme des « groupes [..] associés à al-Qaïda » ? Sans cette liste, Moscou peut prétendre que oui. Mais on sait bien tous les dangers d’une telle liste pour les intérêts de certains...

    • @souriyam je crois que c’est aussi la base de l’article du jour d’Elijah J. Magnier : روسيا تحضّر الجيش السوري للتصدي لأي تقدّم تركي
      http://www.alraimedia.com/ar/article/special-reports/2016/02/06/655146/nr/syria

      «نطلب من النظام (السوري) وحلفائه وقف القصف ضد المناطق التي تسيطر عليها المعارضة ولا سيما في حلب ورفع الحصار عن المدنيين وفق ما تنص عليه قرارات الامم المتحدة 2165، 2254 و 2258...». هكذا قال وزير الخارجية الأميركي جون كيري إثر فشل مؤتمر جنيف الذي انسحب منه وفد المعارضة السورية المنبثق عن مؤتمر الرياض، بعد فك الحصار عن مدينتي نبل والزهراء الذي استمرّ أكثر من ثلاثة أعوام ونصف عام في ريف حلب الشمالي.

      وقال مصدر من الدائرة اللصيقة بالرئيس بشار الاسد لـ «الراي» ان «أميركا مرتبكة بسبب التطورات السريعة التي تحدث على أرض المعركة في سورية وبسبب التدخل الروسي الحاسم الذي قلب الامور رأساً على عقب فأصبحت تناقض نفسها، فالقرار 2254 ينص بصراحة في بنده الثامن على تأكيد القرار 2249 (2015) ان على جميع الاعضاء محاربة تنظيم الدولة الاسلامية (داعش) وجبهة النصرة وجميع حلفائهما وان اي قرار بوقف اطلاق النار لا يشمل هذه التنظيمات او الجماعات المرتبطة بها وانه يتعيّن ازالتها من الوجود».


  • Why defeating al-Qaeda and its allies is a top priority for Assad rather than ISIS? ISIS is a “marionette”. | Elijah J. Magnier
    https://elijahjm.wordpress.com/2016/01/09/why-defeating-al-qaeda-and-its-allies-is-a-top-priority-for-assa

    The question is often speculated about the reasons why Russia, Syria, Iran and the “Hezbollah” Lebanon attack mainly but not exclusively al-Qaeda fi bilad al-Shan (Jabhat al-Nusra) and its allies among the Syrian opposition rather than attacking the so-called “Islamic state” group, also known as “ISIS”, “ISIL”, “IS” or “Daesh”. For years, many Middle Eastern analysts consciously believed that a sort of “alliance exist between Assad and ISIS leader Abu Bakr al-Baghdadi”. This sort of ignorance in Middle Eastern dynamic emanates from a long lasting “conspiracy theory” that managed to affect prestigious media worldwide.

    None the less, the Syrian Army command, and now its allies, have avoided clashing with ISIS in many occasions and on several fronts. In few words, ISIS is said to be “much easier and less urgent to defeat than al-Qaeda in Syria”. Also, as key players in the Middle East and the United States of America have benefitted from ISIS presence and expansion in Syria and Iraq for various reasons, so Assad and its allies did.

    The answer to such a strategy comes from one of the highest decision maker of the joint operations room in Damascus that includes Russia, Syria, Iran and Hezbollah Lebanon (3+1).


  • Agreement reached on Lebanon-Syria border
    http://gulfnews.com/news/mena/lebanon/agreement-reached-on-lebanon-syria-border-1.1589668

    Warring sides in Syria have reached an agreement under UN supervision over the fate of two villages in the northwest and a town near the Lebanese border, sources familiar with the talks said on Thursday, as a ceasefire in the areas held.

    The deal included the withdrawal of rebel fighters holed up in the mostly regime-held area near Lebanon, and the evacuation of civilians from two Shiite villages under rebel siege in Idlib province in northwest Syria, the sources said.

    It would be implemented within six months, during which time there would be an extended ceasefire in the areas. Evacuation of wounded from both sides would begin on Friday.


  • Islamic State detonates suicide bombs in Syrian town near Turkish border
    http://www.reuters.com/article/2015/07/25/us-mideast-crisis-blast-test-idUSKCN0PZ0GR20150725

    The UK-based Observatory for Human Rights said the attacks targeted Kurdish YPG checkpoints in two mainly Arab inhabited villages on the south eastern edge of the town.

    Je n’ai pas eu connaissance d’une attaque de ISIS contre le pouvoir Turc soit dit en passant.


  • Explosion il y a une heure dans le quartier de Jamal Mohsen à Tripoli (le quartier alaouite), l’agence officielle annonce sept morts et de nombreux blessés.

    C’est très confus pour l’instant : initialement on a parlé d’un attentat suicide, des « sources » de la LBCI prétendent au contraire qu’il s’agit d’une altercation qui aurait dégénéré et des gens auraient balancé trois grenades, et il y a quelques minutes Elijah J. Magnier indique qu’ISIS revendique l’attaque.