person:emmanuel besnier

  • Affaire du lait contaminé : de nouvelles révélations accablent Lactalis AFP - 30 Novembre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/conso/2018/11/30/20010-20181130ARTFIG00075-affaire-du-lait-contamine-de-nouvelles-revelation

    Contrairement à ce que le géant de l’agroalimentaire affirmait, des boîtes de lait auraient été remises sur le marché alors qu’elles ont été produites dans une unité de production contaminée par les salmonelles, selon des documents de la Direction générale de la Santé (DGS), consultés par l’AFP. Toutefois, le géant de l’agroalimentaire conteste ces affirmations.

    Nouveau rebondissement dans l’affaire Lactalis. Alors que le groupe a été autorisé en septembre dernier à remettre ses laits en poudre pour #bébé dans les rayons des supermarchés et des pharmacies, un nouveau scandale vient accabler le groupe. Deux types de salmonelles ont été retrouvés dans des produits fabriqués par la tour n°2 de l’usine de Craon en Mayenne, alors même que le groupe a toujours maintenu que cette unité de production a été préservée par l’affaire du lait contaminé. Un argument qui avait d’ailleurs en partie justifié la reprise de la commercialisation des produits. D’autant que ces révélations émanent de découvertes faites lors d’autocontrôles réalisés par le groupe peu avant le début de l’affaire du lait contaminé, selon des documents de la Direction générale de la Santé (DGS), consultés par l’AFP. Selon des comptes-rendus de réunions hebdomadaires de sécurité sanitaire organisées sous l’égide de la DGS entre le 6 décembre 2017 et le 7 février 2018, le groupe Lactalis a étendu, le 20 décembre 2017 son retrait-rappel « à l’ensemble des produits fabriqués sur le site de Craon depuis le 15 février 2017 à la suite de la mise en évidence de Salmonella mbandaka et Salmonella agona dans des produits fabriqués par la tour n°2 lors d’autocontraintes environnementales en novembre ».

    Toutefois, Lactalis « conteste fermement » les documents de la Direction générale de la Santé (DGS), indique Lactalis dans un communiqué. « Nous confirmons qu’en aucun cas il n’y a eu, avant l’arrêt de la tour n°2 début décembre 2017, de résultat positif de #salmonelle dans les produits issus de cette tour n°2, ce qui peut être vérifié notamment auprès de la DDCSPP (Direction départementale de la Cohésion Sociale et de la protection des populations) », affirme le groupe laitier. « S’il y a bien eu des autocontrôles positifs dans l’environnement de la tour n°2 en aucun cas il y a eu mise en évidence de salmonelle +dans les produits fabriqués par la tour n°2+ » de l’usine de Craon (Mayenne) « avant déclenchement de la crise début décembre », assure Lactalis. Le groupe laitier estime avoir été mis en cause dans une information tirée « d’une phrase inexacte d’un compte-rendu de la Direction Générale de la Santé du 27 décembre 2017 », et regrette la reprise d’une « information erronée (...) qui lui porte préjudice ». Lactalis a toujours assuré que le phénomène de contamination était limité à la tour n°1. La tour n°2 a elle repris sa production en juillet. En octobre dernier, le groupe a tenu à rappeler que « le phénomène de contamination a toujours été limité aux fabrications de la tour 1 de l’usine de Craon, provoquant d’ailleurs l’arrêt définitif de cette tour et son démantèlement ».

    En tout état de cause, « ces nouvelles informations confirment ce que l’on pensait depuis le départ, à savoir que l’ensemble de l’usine était complètement contaminé par des salmonelles, ce qui justifiait nos demandes de fermeture d’usine », dénonce Quentin Guillemain président de l’association des familles victimes du lait contaminé (AFVLCS). « Cette tour n° 2 est un élément majeur nouveau dans la mesure où Lactalis a toujours assuré que le phénomène de contamination était limité à la tour n°1 » de l’usine, qui a été depuis définitivement fermée. La tour n°2 a elle repris sa production en juillet. « C’est sur l’absence de contamination dans la tour n°2 que le groupe s’appuie pour justifier la réouverture de l’usine de Craon », a ajouté Quentin Guillemain. « Lactalis a menti depuis le début, avec la complicité des autorités qui savaient depuis le mois de décembre. C’est ce que nous apprennent les derniers documents. Plus aucun produit ne doit sortir de cette usine, elle doit être fermée », ajoute ce dernier.

    Craintes de nouveaux cas de contaminations
    Les réunions de sécurité sanitaire réunissent chaque semaine plusieurs services de l’État, dont l’Agence nationale de santé publique (ANSP), l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) ou la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGGCCRF). Dans le rapport de la commission d’enquête du Sénat du 5 avril 2018, la directrice générale de la DGCCRF évoquait déjà la détection de salmonelle dans « l’environnement » de la tour n° 2. « Le 21 décembre 2017, suite à la détection de la bactérie dans l’environnement de la tour n° 2, le groupe Lactalis annonce généraliser le retrait-rappel à l’ensemble des produits fabriqués ou conditionnés sur la partie du site Lactalis Nutrition Santé depuis le 15 février 2017 », expliquait-elle aux sénateurs.

    Ces nouvelles révélations vont attiser la colère des associations, d’autant que la reprise de la commercialisation des laits infantiles de Lactalis était mal passée auprès de l’association de consommateurs Foodwatch, qui la jugeait « inacceptable ». « Nous n’avons aucune garantie que les nombreux dysfonctionnements dans l’affaire Lactalis, qui vont bien au-delà des aspects sanitaires, ne vont pas se reproduire », soutenait Karine Jacquemart, directrice de l’ONG #foodwatch. « L’enquête judiciaire préliminaire est toujours en cours. Et les conclusions de la Commission d’enquête parlementaire n’ont même pas encore été prises en compte. Il serait très grave que Lactalis et tous les acteurs impliqués s’en tirent en toute impunité », affirmait-elle. Pour rappel, l’ONG a porté plainte en février dernier avec plusieurs parents pour exiger la totale transparence dans cette affaire.

    Depuis le début de la crise, Lactalis a notamment été accusé d’avoir manqué de transparence et d’avoir tardé à réagir, ne retirant ses produits qu’à la fin 2017, alors que la salmonelle a été détectée en août et novembre de la même année. L’indignation a ensuite été décuplée par les ratés des distributeurs qui ont continué à vendre les boîtes de lait pourtant interdites. Les excuses tardives du discret président du groupe, Emmanuel Besnier, en février puis celles des enseignes de la grande distribution n’ont pas apaisé les familles des victimes ni les services de l’État.

    #Emmanuel_Besnier #lactalis #multinationales  #alimentation # #santé #agriculture_et_alimentation #grande_distribution #crapules #agroalimentaire #En_vedette #Actualités_françaises

  • Au Luxembourg, #Lactalis fait tourner l’argent du lait
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/260118/au-luxembourg-lactalis-fait-tourner-l-argent-du-lait

    L’une des rares photos d’Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis, prise dans les années 2000. © DR Mis en cause dans un scandale sanitaire, le géant du lait a multiplié les opérations financières via des sociétés en Belgique et au Luxembourg. L’une de ces coquilles offshore, révélée par Mediacités et Ebdo, a réalisé un Meccano financier à 2 milliards d’euros, particulièrement complexe et opaque.

    #Economie #Besnier_SA #BSA_international #Ekabe_international #Emmanuel_Besnier #Nethuns

  • « Cash Investigation ». Produits laitiers : où va l’argent du beurre ? - France 2 - 16 janvier 2018 - En replay
    https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-16-janvier-2018_2553523.html

    Impossible de rater le rayon #produits_laitiers dans les supermarchés : lait, beurre, fromages, yaourts… il compte près de 4 000 références ! Un marché gigantesque évalué à 27 milliards d’euros par an en France. Et alors que les profits des géants du lait battent des records inégalés, le nombre d’éleveurs français sur la paille n’a jamais été aussi important. En 2016, 10 000 producteurs de #lait auraient mis la clé sous la porte quand beaucoup d’autres croulent sous les dettes.

    Pour ce premier numéro 2018 du magazine « #Cash_Investigation » (Facebook, Twitter, #cashinvestigati), Jean-Baptiste Renaud a enquêté sur Lactalis, le numéro un mondial du secteur aux méthodes très contestées. Un empire familial opaque dirigé par le très secret Emmanuel Besnier, 116e fortune mondiale et 8e fortune de France. Et « Cash » a découvert que l’herbe n’est pas beaucoup plus verte chez Sodiaal, numéro deux du secteur…

    #lactalis #grande_distribution #agroalimentaire

    • Article 263 - Lactalis - l’organigramme du groupe Besnier et (suite) un ministre incompétent Benoit Boussemart - La richesse des Mulliez et les grandes fortunes - 15 Janvier 2018
      http://richessem.eklablog.com/article-263-lactalis-l-organigramme-du-groupe-besnier-et-suite-u

      _ Dans cet article, l’organigramme du groupe Besnier, les comptes sociaux et consolidés publiés en Belgique pour BSA International + une remarque à Monsieur le ministre.

      Bonjour

      De nombreux lecteurs du blog m’ont demandé de mettre l’organigramme Besnier de manière plus visible (voir article 261). Ce qui est fait ci-dessous. Avec en complément les pourcentages de détention du groupe Lactalis par la famille Besnier.

      Télécharger « Organigramme Besnier.pdf »

      Bonne lecture.

      B. Boussemart

      PS - J’ai entendu hier l’interview du Ministre (sic) de l’agriculture qui avouait ne pas pouvoir obtenir les comptes de Besnier. Incroyable. Ce gars là est totalement incompétent ou menteur ... Lorsqu’on demande en y mettant les moyens les comptes d’une société à un Président du Tribunal de Commerce - en liaison avec le Procureur du la République du coin - on les obtient. J’en ai fait l’expérience très concrète avec la famille Mulliez, qui a été obligée de publier les comptes de "l’AFM". Il n’y a pas à dire ... les équipes de Macron sont de vrais professionnels ... en faveur des riches !!! Et il ne faudrait surtout pas que les agriculteurs puissent voir comment ils se font rouler dans la farine avec Lactalis. Les comptes français et la consolidation globale sont les seuls indisponibles ... Bizarre ! Non ?

      Voir ci-dessous les comptes sociaux et consolidés publiés en Belgique pour BSA International. Les comptes de Parmalat sont disponibles sur le site du groupe.

      Télécharger « BSAInternational2016ConsoBelg.pdf »

      Télécharger « BSAInternational2016SocBelg.pdf »

    • Lactalis est le nom de l’économie financiarisé.
      Un autre scandale alimentaire : "L’obésité, cette épidémie que les Etats-Unis propagent"

      Kenneth Rogoff, professeur d’économie et de sciences politiques à Harvard (Cambridge, Massachusetts), dénonce dans Les Echos la diffusion de la culture alimentaire américaine dans le monde.

      Aujourd’hui, 40 % de la population américaine est considérée comme obèse. En diffusant leur culture alimentaire au Mexique ou au Canada, via leurs accords commerciaux, les Etats-Unis ont une responsabilité considérable dans la progression de cette épidémie dans le monde. Il faut agir pour renverser la tendance.

      #santé_publique

  • Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce samedi 13 janvier 2018
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/14398-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    Bonjour à toutes et à tous, enfin le week end, je vais retrouver ma moitié pour 48h, pour information j’ai pus payer la location du serveur 55€ mais je n’ai pas pus payer notre service de suivit des backlink (61€), n’oubliez pas que votre aide à la survie du blog est tout sauf virtuelle.

    Veuillez trouver ci-dessous notre Revue de presse quotidienne... En complément, la Defcon Room (toute relookée) se tient à votre disposition 24h/24 et 7j/7 ; )))

    Bonne lecture, bonne journée, et merci de votre confiance.

    Amitiés,

    L’Amourfou / Contributeur anonyme / Chalouette

    Actualités françaises :

    13.01.2018

    Scandale du lait contaminé : Lactalis et son mystérieux PDG dans le viseur (France24.com)

    Emmanuel Besnier, le PDG invisible de Lactalis aux méthodes musclées (Le Monde.fr)

    Les travailleurs (...)

  • #Lactalis, roi de la dissimulation

    Bien avant le scandale des #salmonelles, Lactalis s’était déjà distingué en cachant ses défaillances aux pouvoirs publics. #Falsification_de_produits, optimisation fiscale, rejets polluants, etc., Mediacités s’est replongé dans les dossiers d’un empire très secret.


    https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2018/01/12/lactalis-roi-de-la-dissimulation
    #évasion_fiscale #pollution #industrie_laitière #France #paywall

    • http://www.liberation.fr/france/2018/01/12/lactalis-emmanuel-besnier-le-boss-invisible_1622133

      A la tête du géant de l’agro-alimentaire depuis près de dix-huit ans, le Mayennais cultive le secret dans sa vie comme dans son groupe. Au point que les ministres n’ont pas son portable.

      Les doigts d’une main sont beaucoup trop nombreux pour compter les interviews qu’Emmanuel Besnier a accordées à la presse - nous aussi avons tenté d’entrer en contact, mais en vain… Depuis qu’il est patron de l’empire laitier Lactalis, c’est encore plus simple : il n’a pas parlé à un journaliste. Une rare photo de lui existe, réalisée à Zagreb en 2007 au ministère croate de l’Agriculture (ci-contre). Lors de sa venue vendredi à Bercy pour répondre à la convocation de Bruno Le Maire, il a emprunté une entrée discrète afin d’échapper aux objectifs des photographes. Alors que les syndicalistes agricoles se voient accorder audience plus qu’exceptionnellement, la grande majorité des 15 000 salariés français du groupe Lactalis n’ont jamais rencontré Emmanuel Besnier car il ne se rend jamais dans ses usines. Les ministres de l’Agriculture qui se succèdent rue de Varenne ne connaissent pas son numéro de portable. « Je ne l’ai même jamais rencontré », nous confiait Stéphane Le Foll avant de quitter son ministère en 2017. Au stade de Laval, l’héritier de Lactalis assiste aux matchs de son équipe de foot préférée (dont il est actionnaire et sponsor) depuis sa loge aux mêmes vitres fumées que sa berline. Dans un restaurant de la préfecture de la Mayenne où il a ses habitudes, il déjeune dans un salon privé. Il refuse de publier les comptes de son groupe, qui ne l’ont été qu’une fois et sous la contrainte lors de l’OPA hostile mais réussie contre l’Italien Parmalat en 2011. « Il a repris l’adage de son père : le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit », a confié un jour à Paris Match son ami Jean Arthuis, eurodéputé et ex-ministre, un des rares à le fréquenter.

      La 8e fortune française.
      S’il est invisible et muet, Besnier pèse très lourd. En 2017, le magazine Forbes l’a classé 8e fortune française et 116e mondiale, avec 11,3 milliards de dollars (9,32 milliards d’euros). Pour mémoire, quatre ans plus tôt, elle était estimée à 4,3 milliards de dollars. De quoi investir dans un jet privé, des costumes et des propriétés de luxe sous les tropiques ou fréquenter le Fouquet’s et les clubs du moment ? Que nenni. Le milliardaire élancé (1,90 mètre), à l’élégance sobre (dit-on), ne se rend pas davantage au Rotary Club ou au Lions Club. Ni ne fraye parmi les politiques en vue, les puissants des affaires ou les cercles parisiens. Le PDG n’a aucune vie publique, à l’instar de son paternel Michel.

      C’est la mort de ce dernier en juin 2000 d’une crise cardiaque dans sa maison de Marbella qui l’a propulsé dans le fauteuil de PDG de Lactalis, groupe familial qu’il avait rejoint immédiatement après ses études à l’Institut supérieur de gestion, à Paris. Il n’a alors que 29 ans. Plus tôt, l’héritier a étudié dans deux institutions catholiques de Laval, sa ville de naissance. Après ses études supérieures, Emmanuel Besnier s’est forgé une expérience dans la production aux Etats-Unis, puis dans la logistique et les questions commerciales en Espagne. Avant de rejoindre le siège lavallois en 1995 pour devenir directeur du développement et occuper un bureau voisin de celui du paternel durant cinq ans. Ses interlocuteurs le disent solitaire, calme, franc et peu adepte du haussement de ton, à l’inverse de son père. Mais il serait ferme, pour ne pas dire intransigeant et brutal : à l’image de sa gestion de la crise avec les producteurs-fournisseurs de lait depuis 2016.

      En 4×3.
      Le propriétaire du leader mondial du secteur (avec sa sœur et son frère, actionnaires à 49 % du groupe mais sans responsabilité opérationnelle) a soufflé ses 47 bougies en septembre dans son château du XIXe avec sa femme et leurs trois enfants. C’est son père qui avait acheté en 1973 cette demeure d’Etrammes, près de Laval, où il a vécu au quotidien et vient désormais en famille le week-end profiter du court de tennis, de la piscine et du sauna. Pour l’anecdote, à l’occasion de son mariage, le publicitaire Jean-Claude Decaux, qui travaille avec Lactalis, avait décidé de placarder dans les panneaux 4 × 3 de Laval des affiches « Félicitations président ! » Furieux, le tout frais époux avait fait tout enlever. A Paris, le cadet loge dans un appartement du VIIe arrondissement situé près de ceux de son frère et de sa sœur. En vacances, Emmanuel Besnier et les siens rejoignent leur maison de l’île de Ré ou le chalet de Courchevel où le tycoon mayennais aime skier. Pas bling-bling, mais dans les codes bourgeois.

    • http://www.liberation.fr/france/2018/01/16/lactalis-la-ville-de-craon-a-cran_1622784

      En Mayenne, depuis l’arrêt de l’activité de l’usine où ont été retrouvées des traces de salmonelles, 250 personnes ont été placées au chômage technique. L’inquiétude et l’agacement sont palpables.

      A Craon, petite ville de la Mayenne où coule l’Oudon, et où se dresse un orgueilleux château du XVIIIe, le ciel est lourd et l’inquiétude dans toutes les têtes depuis l’arrêt de l’activité de l’usine Lactalis, où ont été retrouvées des traces de salmonelles. Avec 250 personnes placées au chômage technique sur un effectif de 327 employés affectés à la production de poudre de lait, la grande question demeure la durée de cette période d’inactivité.

      « Tout le monde est très inquiet car tout le monde connaît des gens qui travaillent à l’usine, souligne Régine, 56 ans, venue faire son marché sur une place de la ville. Personnellement, j’y ai des amis qui travaillent avec leur fils et je n’ose même pas les appeler. La Mayenne est un département rural où on a besoin de ces emplois. »

      Tirant son chariot devant les étals débordant de clémentines et de salades vertes, Régine salue en outre la « conscience professionnelle » et le sérieux des employés de Lactalis, et ne comprend pas ce qui a pu se passer pour provoquer la contamination. Mariée à un inséminateur qui fait régulièrement le tour des élevages de la région, elle ne cache pas en revanche son ressentiment vis-à-vis du géant laitier : « Est-ce qu’il ne va pas en profiter encore pour baisser le prix du lait ? Début janvier, alors que toutes les laiteries augmentaient leurs prix, Lactalis baissait le sien. Ils n’en ont rien à faire des éleveurs, ni de la laiterie ! » Une manifestation d’éleveurs devant l’usine est d’ores et déjà annoncée pour vendredi.

      « On en a marre des journalistes »

      Devant la petite camionnette d’où s’échappent les effluves parfumés de galettes de sarrasin, le sentiment d’inquiétude est tout aussi prégnant. Mais se double aussi d’exaspération, voire de franche colère face aux feux médiatiques dont fait l’objet la commune.

      « Vous fouillez la merde et vous ne faites qu’en rajouter ! » s’emporte une dame engoncée dans son anorak à l’adresse des journalistes qui défilent ces derniers jours dans la petite ville de 4 500 habitants, dont le maire, comme les employés de Lactalis, déclinent toute déclaration. « Je suis productrice de lait et au finale, c’est encore les éleveurs qui vont morfler », ajoute-t-elle, même si pour l’heure, le lait des producteurs qui fournissaient l’usine de Craon est livré sur d’autres sites.

      « Pourquoi on ne parle pas de ce qui va bien à Craon ? » suggère de son côté un amateur de crêpes et de hippisme, qui cite le dernier vainqueur des championnats du monde de gentlemen riders, remporté à Doha par un natif de Saint-Quentin-des-Anges, une commune voisine. « On en a marre des journalistes qui viennent seulement ici pour démolir, reprend un grand gaillard, aux cheveux frisés comme seul rempart à la pluie. Allez voir à Monaco ce qui s’y passe et laissez-nous tranquilles ! »

      Logique industrielle

      Une dame de 52 ans, cheveux tirés en arrière et sourire entendu, qui dit connaître plusieurs employés de Lactalis, se montre plus conciliante. Et laisse entendre à demi-mot que l’hygiène dans l’usine de Craon où l’on produit en continu, jour et nuit, du lait infantile mais aussi du fromage, n’a pas toujours été irréprochable : « Ceux qui travaillent à l’usine savent bien qu’il y a déjà eu des petits problèmes. Il fallait bien un jour que ça éclate. »

      Devant la rôtisserie, un bonnet de laine enfoncé sur le crâne, Vincent Guillet, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, s’interroge de son côté sur une logique industrielle qui, a force de vouloir tout aseptiser au maximum, rend peut-être plus sensible l’être humain à la moindre bactérie. « Alors que dans les fromages, on a aussi des bactéries, des champignons », remarque-t-il, tout en approuvant les contrôles systématiques de la laiterie sur le lait tiré dans le tank de l’exploitation, comme à la sortie du camion-citerne. Eleveur de vaches laitières installé à Craon et produisant pour Lactalis, il déplore l’absence de syndicat au sein de l’usine : « A chaque fois que quelqu’un a voulu monter une section, il s’est fait viré. Et aujourd’hui, on envoie des gens travailler sur d’autres sites, sans personne pour discuter des conditions. »

      « Manque de rigueur dans les contrôles »

      Au bar-restaurant la Station, avec plat du jour et hors-d’œuvre à volonté, le son de cloche est un peu différent. Et on vitupère là aussi surtout contre « l’emballement » médiatique qui apparaît totalement démesuré face au problème de santé soulevé. « Il y a peut-être eu un manque de rigueur dans les contrôles, mais les conséquences ne sont pas si dramatiques, estime un client installé devant son expresso. On ne peut même pas dire combien il y a eu de cas avérés de salmonellose. Et des germes et des microbes, il y en a partout dans une maison. »

      Il en est un qui fait l’unanimité en s’attirant des huées lorsqu’il apparaît sur la chaîne d’info en continu : le président de l’Association des victimes du lait contaminé, Quentin Guillemain. « Lui, c’est un vrai fouteur de merde ! » s’exclame un retraité moustachu.
      Pierre-Henri Allain correspondant à Rennes

      Cet article est totalement désespérant. Les gens interrogés en sont quasiment à reprocher aux instances de contrôles d’avoir repéré les bactéries. Tout ça pour préserver du travail ! On est vraiment dans un pays d’aliéné·e·s.

  • Les pratiques obscures de Lactalis | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/les-pratiques-obscures-de-lactalis-648623

    Le géant laitier puissant et discret pressure salariés, producteurs et consommateurs, sans se soucier de la sécurité alimentaire.

    C’est l’histoire d’une petite entreprise familiale de Mayenne devenue, en plusieurs décennies, l’un des leaders mondiaux des produits laitiers. Et qui, par ses pratiques, illustre les dérives de l’industrialisation de l’agriculture et de l’agroalimentaire.

    Fondée en 1933, la petite entreprise Besnier, sise à Laval, produit au départ des camemberts. Dans les années 1950, elle se diversifie dans le beurre et la crème fraîche, puis le lait, pour devenir aujourd’hui, au fil d’OPA tous azimuts, un des mastodontes du secteur. Au dire de Daniel Jaouen, président du directoire, interrogé dans le quotidien Ouest-France le 23 novembre 2017, le groupe familial, détenu par les trois petits-enfants du fondateur, pèserait « plus de 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires, employant 80 000 salariés dans 90 pays ». On n’en sait guère plus, Lactalis, qui n’est pas coté en Bourse, refuse de publier ses comptes, préférant payer des amendes plutôt que de dévoiler ses marges… L’application de la loi Sapin va toutefois l’obliger à les rendre en partie publics, cette année. Et l’affaire du lait infantile contaminé rappelle que le groupe a déjà été l’objet de plusieurs polémiques.
    Condamné pour « fraude sur le lait et publicité mensongère »

    En 2000, Lactalis, qui s’appelait encore Besnier, du nom de son fondateur, a été condamné pour « fraude sur le lait et publicité mensongère » : l’industriel coupait son lait avec de l’eau. La fraude portait sur 70 % de la fabrication du groupe. En 2008, la marque Galbani, propriété du groupe, est accusée à son tour, avec d’autres marques, de recycler des fromages périmés et de les avoir mis en vente. Une pratique qui lui a permis de générer quelque 10 millions d’euros de chiffres d’affaires. En décembre 2012, le Canard enchaîné avait aussi accusé le groupe de vendre du lait stérilisé UHT pour du lait frais pasteurisé, au prix bien plus élevé. Une fraude découverte par la Répression des fraudes, mais qui avait été classée sans suite en raison d’un vide réglementaire. En mars 2015, l’entreprise a cette fois été condamnée à une amende de 56,1 millions d’euros dans l’affaire dite du « cartel des yaourts » pour entente illicite sur les prix des produits laitiers frais vendus sous marques de distributeurs.

    Enfin, depuis le début des années 2010, le groupe, qui pointe du doigt la « crise de la surproduction laitière », est régulièrement la cible des critiques des agriculteurs de la filière laitière qui lui reprochent d’acheter le lait à un prix trop bas. En 2016, une grande partie des éleveurs de l’Ouest ont bloqué le siège, à Laval, bien décidés à aller au bout de leur action pour obtenir le « juste prix » pour leur production. Ils accusaient le géant des produits laitiers de les étrangler avec un prix d’achat passé en deux ans de 36 centimes le litre à 26 centimes le litre. Les fournisseurs reprochaient à la firme d’être un des plus mauvais payeurs de la profession ! Lactalis a fini par céder, de crainte de voir son image abîmée auprès des consommateurs. Sic !

    Bien qu’empêtré dans cette affaire de contamination de son site mayennais, le géant laitier poursuit sa course au gigantisme. Début janvier, il a annoncé s’être offert le laitier américain propriétaire de la marque de yaourts traditionnels islandais Siggi’s, qui rencontre un énorme succès auprès des consommateurs américains. Un rachat qui fera de l’entreprise familiale française le numéro quatre du yaourt à marques aux États-Unis.
    Ils vont tous se retrouver dans le même bain de lait

    Avec cette affaire, les distributeurs sont sous la menace d’actions en justice de la part des familles. Selon le Parisien, Leclerc va prochainement faire l’objet d’une plainte. Une action de groupe aurait été lancée par dix familles contre le groupe Lactalis pour « mise en danger de la vie d’autrui ». « Le fait de poursuivre la vente de produits concernés par une opération de retrait/rappel est susceptible de constituer une tromperie aggravée, ce qui est un délit pénal », rappelle la DGCCRF. Les concernés risquent une peine de prison de sept ans et une amende de 750 000 euros.
    Alexandra Chaignon

    #patrons_voyous #Ya_basta !

  • LE COMBAT D’UNE MÈRE CONTRE LACTALIS
    http://www.occitanie-tribune.com/articles/5724/haute-garonne-toulouse-le-combat-d-une-mere-contre-lactalis

    Comme 1000 autres nourrissons en France, Noan est malade. Fièvre, diarrhée, perte de sang … Selon Ségolène, sa maman, le bébé de 6 mois est méconnaissable depuis plusieurs semaines. Ses symptômes ont débuté après qu’il a consommé du lait contaminé à la salmonelle, fabriqué par Lactalis.

    Pourtant, le Picot Riz, nom du produit qu’il a bu, ne faisait pas partie des lots jugés suspect. À Toulouse, après 3 hospitalisations, Ségolène a décidé d’attaquer l’industriel en justice.

    Depuis mardi, plusieurs enseignes ont reconnu avoir vendu des produits de l’industriel qui étaient pourtant concernés par le rappel.

    mini réparation du manque de chiffres et de paroles des victimes de #lactalis

    • Y SONT GONFLES DANS LA GRANDE DISTRIBUTION !

      Pourquoi ces produits n’ont ils pas été retirés des rayons ?
      La gestion humaine n’a pas suivi ! Dixit cet article du Figaro : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/01/11/20002-20180111ARTFIG00132-lactalis-comment-se-deroule-la-procedure-de-rappe

      « Tous les distributeurs ont pointé du doigt une erreur humaine dans la procédure de vérification des lots et de retraits en rayon. « Cela requiert un travail méticuleux de repérage en magasin. Mais la gestion humaine n’a pas suivi », a concédé Michel-Edouard Leclerc. La procédure très fastidieuse aurait selon eux été rendue plus compliquée par les trois rappels successifs de Lactalis. Leclerc a dénoncé « une sursaturation d’informations » pour les équipes en plein rush de Noël. »

      Mais comment les humains pourraient ils suivre les ordres donnés par les robots ?

      L’information, l’ordre de retrait doit arriver au personnel gérant ces rayons. Elle ne semble pas l’avoir fait.
      Normal, en Magasin, c’est la valse permanente du personnel.
      Toi, aujourd’hui, tu t’occupes pas du rayon chaussures de sports, mais du rayon pâtes.
      C’est ça l’Agilité dans les magasins.
      Sans compter la priorité absolue des opérations commerciales de fin d’année, en quelques jours se joue le chiffre annuel, les primes, et les emplois.

      Comment joindre le vrai responsable du rayon ?
      Sachant que les absent(e)s ne sont pas remplacé(e)s.
      Sachant que les salarié(e)s valsent entre les différents rayons des magasins.
      A tous les niveaux !
      Même pour la haute hiérarchie des magasin qui est aussi censée recevoir, consulter ces ordres de retrait.

      Un souvenir ému, de cette Secrétaire du Directeur général d’Auchan France se plaignant que 15 Directeurs de Magasins avaient changé de fonction, de magasin durant ses vacances, et que personne n’avait été prévenu.
      Donc, ces Directeurs ne recevaient pas les informations nécessaires.
      QUINZE ! C’était il y a 3 ans, à Auchan, et ailleurs ce doit être la même chose.

      Il va sans dire que ce retrait s’est fait en 3 fois, car il y a eut 3 rappels.
      Beaucoup ont du penser avoir reçu 3 fois le même ordre de retrait.

      Tout cela pour dire, que le retrait de produits en magasin ne va pas s’améliorer.

      Les robots, les ordinateurs donnent les ordres, parfois sous impulsion humaine.
      Mais ça peut pas suivre.

      Les robots ça détruit les humains, leur santé, voir les conditions de travail en entrepôt avec la préparation des commandes en voice picking.
      ça détruit aussi les client(e)s

      André

      Post Scriptum : Tout cela ne doit faire oublier la responsabilité de lactalis et de l’organisation mise en place par la direction.

      Source : http://richessem.eklablog.com/article-261-besnier-et-la-culture-de-l-opacite-l-affaire-lactali

    • MAIS QU’EST-CE QU’ON VA FAIRE D’…Emmanuel Besnier ?
      http://cqfd-journal.org/Emmanuel-Besnier

      Puisque Lactalis, et surtout son lait infantile contaminé aux salmonelles, font la une des journaux, voici le "Mais qu’est-ce qu’on va faire de... ?" consacré à son patron, Emmanuel Besnier, que nous avions publié il y a... juste un an.

      Même Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, avoue ne l’avoir jamais vu ni même posséder son 06. La seule image qui circule de lui est une photo prise à la sauvette dans une usine croate. Et il assisterait aux matchs de foot du Stade lavallois, club qu’il sponsorise, dans une loge privée aux vitres teintées.

      « Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit », tel est le vieil adage mayennais auquel semble s’accrocher Emmanuel Besnier. Big boss de Lactalis, le leader mondial du lait, « l’émir blanc » est aussi l’un des patrons les plus secrets du pays. L’empire Besnier est pourtant si étendu que quiconque a beurré une tartine ou croqué dans un fromage a forcément rempli les poches à Manu. Lactalis contrôle en effet les trois quarts de nos fromages AOC, transforme les produits laitiers pour l’ensemble de la grande distribution et tient sous sa botte un tiers des producteurs laitiers français

  • #Pollution de la Seiche en Ille-et-Vilaine : « Les rejets continuent, on a plusieurs milliers de poissons morts »
    http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/pollution-de-la-seiche-en-ille-et-vilaine-les-rejets-continuent-on-a-pl

    L’entreprise spécialisée dans les #produits_laitiers, #Lactalis à Retiers, en Ille-et-Vilaine, a reconnu, samedi 26 août, qu’un incident technique était à l’origine d’une pollution organique de la rivière Seiche. Cette dernière a provoqué la mort de très importantes quantités de poissons. Un procès-verbal pour infraction délictuelle au Code de l’environnement va être établi à l’encontre de Lactalis, a indiqué la préfecture d’Ille-et-Vilaine dans un communiqué, samedi.

    Jérémy Grandière, président de la Fédération des pêcheurs et de la protection des milieux aquatiques d’Ille-et-Vilaine, assure, samedi sur franceinfo, que « les rejets continuent », des « milliers de poissons sont morts » et que ceux qui sont encore en vie sont « condamnés ».

    franceinfo : Quelle est l’ampleur de cette pollution ?

    Jérémy Grandière : C’est désastreux. Depuis la pollution de vendredi dernier, on veut nous rassurer. On nous dit que les rejets ont diminué, mais c’est faux. J’ai un agent de développement qui est toujours sur place. Je l’ai eu au téléphone, aujourd’hui, il y a un kilomètre supplémentaire impacté. Depuis trois jours, il y a des ’queues de mouton’. Cela signifie qu’il y a toujours ce fort #rejet en matière organique qui pompe toute l’oxygène. On a plusieurs milliers de poissons morts et ceux qui sont encore en vie sont condamnés. Il n’y a rien de mis en œuvre.

  • #Revue_de_Presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce mardi 30 août 2016
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/12278-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    https://www.crashdebug.fr/images/stories/addons/images/Images+globales/2015/decembre/revue_de_presse_02_12_2015.png

    Bonjour, J’ai finalement monté mon nouveau water cooling, c’est vraiment du très bon matos et pour un prix abordable, je vous ferais donc un topo asap.

    En attendant voici la Revue de presse du jour, avec comme à l’accoutumée son flot de nouvelles.

    Bonne journée,

    f.

    Actualités françaises :

    30.08.2016

    François Hollande voit-il plus les journalistes que certains de ses ministres ? (France Info)

    Manuel Valls remet en cause le « pacte de stabilité » budgétaire (Le Figaro.fr)

    Sarkozy distancé par Juppé, l’annonce de sa candidature fait pschitt (Agoravox.fr)

    Marine Le Pen prend ses distances avec le FN (Le Point.fr)

    Crise du lait : les producteurs font monter la pression sur Lactalis (le monde.fr)

    Emmanuel Besnier, l’homme invisible à la tête du géant du lait Lactalis (L’Express.fr) (...)

    #En_vedette