person:eric glanz

  • Gaspard Glanz, en rue libre
    https://www.liberation.fr/france/2019/05/19/gaspard-glanz-en-rue-libre_1728144

    Sèche boule de nerfs toujours prête à exploser, le grand échalas à la voix vite éraillée donne l’impression de devoir sauver le monde à chaque coin de rue : ça doit être épuisant. Son air révolté remonte à loin. A 6 ans, il fait caca devant le bureau de la directrice de son école primaire, mécontent d’avoir été expulsé de classe. Et il en veut encore à ses profs de son redoublement en 6e. « Ce n’était pas à cause de mes notes mais de mon comportement. J’ai eu un sentiment d’injustice immense », dit-il. Les origines familiales, « cinq religions et huit pays différents chez mes arrière-grands-parents », « un mort dans chaque guerre depuis 1870 », l’ont aussi influencé. Il tient en haute estime son grand-oncle, le résistant communiste Maurice Kriegel-Valrimont. « Quand il me mettait sur ses genoux, enfant, je faisais des conneries, et il avait dit à ma grand-mère : "Ça va être un petit con, celui-là !" » dit Gaspard en souriant. « C’est de famille, j’ai aussi un fort caractère, note son père, Eric Glanz, entrepreneur web tandis que sa mère est styliste. Il est hypersensible, très réactif, mais sa révolte est exacerbée, parce qu’il a vu trop de misère. » « Il a une vision romanesque du journalisme, il se met toujours du côté de l’opprimé, du faible », ajoute le photographe Boby Allin, « pote de terrain ». « C’est quelqu’un de loyal, juge le photoreporter Nnoman. Il est droit dans ses positions même si c’est une grande gueule. »

    Les polémiques stériles sur son statut de journaliste, parce qu’il n’a pas la carte de presse faute de revenus suffisants, agacent Glanz au plus haut point. A raison. Engagé, certes. Avec sa propre subjectivité, certes. Et alors ? Il est de gauche et il l’assume. Lui, au moins, on sait d’où il parle. Il s’énerve : « [Les journalistes] du Figaro, de l’Express, ils ne sont jamais accusés d’être militants, eux ! Ils n’existent pas pour moi. C’est eux qui me détestent. Moi, je ne les déteste pas, je les méprise. Ils peuvent écrire leur merde, je m’en fous, mais par contre qu’ils ne me fassent pas chier ! » Ah, Gaspard Glanz, toujours emporté par ses élans passionnels ! « Merde » et « trous de balle » lui viennent souvent à la bouche. Mais est-ce vraiment ses indignations que nous devons interroger ?

    Sinon, Gaspard Glanz vit dans un 17 m2, dans le quartier, avec sa copine serveuse, mais il n’a aucune envie d’en parler. « Ce n’est pas important. C’est de la vie privée, on s’en fout mec. Vous êtes Libé, pas Grazia. Pourquoi tu parles de ça ? C’est de la merde, tu perds des lignes », dit-il, nous enjoignant de retranscrire ces propos. D’accord, patron.


  • « Gilets jaunes » : deux journalistes indépendants arrêtés
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/gilets-jaunes-deux-journalistes-independants-arretes-20190420

    Le journaliste fondateur du site Taranis news, Gaspard Glanz, a été arrêté cet après-midi par les forces de l’ordre, a constaté notre journaliste Thibault Izoret. D’autres journalistes présents au moment de l’interpellation, un photographe travaillant pour Libération, et un autre de La Meute, ont également posté des photos du journaliste menotté sur Twitter. Nous ne connaissons pas le contexte de cette interpellation.

    Ce samedi matin, un autre journaliste indépendant, Alexis Kraland, a également été interpellé gare du Nord, alors qu’il avait indiqué sa profession, selon le photojournaliste Maxime Reynié. Il avait déjà été placé en garde à vue le 3 octobre 2018, suite à sa couverture de la manifestation du 1er mai, place de la contrescarpe.