person:eric schmidt

  • Google’s Censored Search Would Help China “Be More Open,” Said Ex-CEO Eric Schmidt
    https://theintercept.com/2019/05/14/google-search-china-eric-schmidt-comments

    Former Google CEO Eric Schmidt has defended the company’s plan to build a censored version of its search engine in China. In an interview with the BBC on Monday, Schmidt said that he wasn’t involved in decisions to build the censored search platform, code-named Dragonfly. But he insisted that there were “many benefits” to working with China and said he was an advocate of operating in the country because he believed that it could “help change China to be more open.” As The Intercept first (...)

    #Google #GoogleSearch #algorithme #Dragonfly #censure #surveillance #web


  • #Elite gathering reveals anxiety over ‘class war’ and ‘#revolution’
    Financial Times 2 mai 2019

    The Milken Institute’s annual gathering of the investment, business and political elites this week featured big names from US Treasury secretary Steven Mnuchin to David Solomon, chief executive of Goldman Sachs.

    [..,]

    Despite widespread optimism about the outlook for the US economy and financial markets, some of the biggest names on Wall Street and in corporate America revealed their anxiety about the health of the economic model that made them millionaires and billionaires.

    Mr Milken himself, whose conference was known as the predators’ ball when he ruled over the booming junk bond market of the 1980s, was among those fretfully revisiting a debate that has not loomed so large since before the fall of the Berlin Wall: whether capitalism’s supremacy is threatened by creeping socialism.

    Mr Milken played a video of Thatcher from two years before she became UK prime minister. “Capitalism has a moral basis,” she declared, and “to be free, you have to be capitalist”. Applause rippled through the ballroom.

    In the run-up to the conference, essays by Ray Dalio of Bridgewater Associates and Jamie Dimon of JPMorgan Chase about the case for reforming capitalism to sustain it have been widely shared. Executives are paying close attention to what one investment company CEO called “the shift left of the Democratic party”, personified by 2020 presidential candidates Bernie Sanders and Elizabeth Warren and the social media success of Alexandria Ocasio-Cortez, the democratic socialist elected to Congress last year.

    Former Alphabet chairman Eric Schmidt issued his own rallying cry as he sat beside Ivanka Trump to discuss the conference theme of “driving shared prosperity”.

    “I’m concerned with this notion that somehow socialism’s going to creep back in, because capitalism is the source of our collective wealth as a country,” Mr Schmidt said, urging his fellow capitalists to get the message out that “it’s working”.

    Mr Milken asked Ken Griffin, the billionaire founder of the hedge fund Citadel, why young Americans seemed to have lost faith in the free market, flashing up a poll on the screen behind them which showed 44 per cent of millennials saying they would prefer to live in a socialist country.

    “You and I grew up in a different era, where the cold war was waking up and there was a great debate in America about the strengths and weaknesses of socialism as compared to the economic freedom that we enjoy in our country,” Mr Griffin replied, saying that they had “seen that question answered” with the collapse of the Soviet Union.

    The younger generation that support socialism are “people who don’t know history”, he said.

    Guggenheim Partners’ Alan Schwartz put the risks of rising income inequality more starkly. “You take the average person . . . they’re just basically saying something that used to be 50:50 is now 60:40; it’s not working for me,” he told another conference session, pointing to the gap between wage growth and the growth of corporate profits.

    “If you look at the rightwing and the leftwing, what’s really coming is class warfare,” he warned. “Throughout centuries what we’ve seen when the masses think the elites have too much, one of two things happens: legislation to redistribute the wealth . . . or revolution to redistribute poverty. Those are the two choices historically and debating it back and forth, saying ‘no, it’s capitalism; no, it’s socialism’ is what creates revolution.”

    There was less discussion of the prospect of higher taxes on America’s wealthiest, which some Democrats have proposed to finance an agenda many executives support, such as investing in education, infrastructure and retraining a workforce threatened by technological disruption and globalisation.

    One top investment company executive echoed the common view among the conference’s wealthy speakers: “ Punitive #redistribution won’t work.”

    But another financial services executive, who donated to Hillary Clinton’s US presidential campaign in 2016, told the Financial Times: “ I’d pay 5 per cent more in tax to make the world a slightly less scary place .”

    #capitalisme #anxiété #capitalistes


  • La “ville intelligente de la surveillance” de Google fait face à une nouvelle résistance à Toronto. Par Ava Kofman
    Traduction Les Crises - 17 Décembre 2018

    La ville la PLUS ambitieuse du monde, connue sous le nom de #Quayside, à Toronto, fait l’objet de vives critiques de la part du public depuis l’automne dernier, lorsque le projet de construire un quartier « à partir d’Internet » a été révélé pour la première fois. Quayside représente un effort conjoint de l’agence gouvernementale canadienne Waterfront Toronto et Sidewalk Labs, qui appartient à la société mère de #Google, Alphabet Inc. pour développer 12 acres [environ 4.9 ha, NdT] du précieux front de mer juste au sud-est du centre-ville de Toronto.


    Illustration : Soohee Cho/The Intercept, Getty Images
    Fidèle à la rhétorique utopique qui alimente le développement de tant d’infrastructures numériques, Sidewalk Labs a présenté Quayside comme la solution à tout, de l’engorgement des routes et la hausse du prix des maisons à la pollution environnementale. La proposition pour Quayside comprend un système centralisé de gestion de l’identité, grâce auquel « chaque résident accède aux services publics » tels que les cartes de bibliothèque et les soins de santé. Un candidat à un poste chez Sidewalk Labs de Toronto a été choqué lorsqu’on lui a demandé, lors d’une entrevue, d’imaginer comment, dans une ville intelligente, « voter pourrait être différent à l’avenir ».

    D’autres projets relativement pittoresques incluent des voitures sans conducteur, des espaces « mixtes » qui changent en fonction des demandes du marché, des rues chauffées et un « tri des déchets avec capteurs ». L’objectif final de l’investissement estimé à un milliard de dollars de Sidewalk Labs est d’amener ces innovations à grande échelle – d’abord à plus de 800 acres [environ 32.4 ha, NdT] sur le front de mer est de la ville, puis à l’échelle mondiale. « L’idée de Sidewalk Labs est née de l’enthousiasme des fondateurs de Google à l’idée de “tout ce que vous pourriez faire si quelqu’un nous donnait une ville et nous en confiait la responsabilité” », explique Eric Schmidt, ancien président exécutif de Google, lorsque Quayside a été annoncé.

    Dès le début, des militants, des chercheurs en technologie et certains représentants du gouvernement se sont montrés sceptiques à l’idée de confier à Google, ou à l’une de ses sociétés sœurs, la responsabilité d’une ville. Leurs réticences quant à la transformation d’une partie de Toronto en banc d’essai d’entreprise ont été suscités, dans un premier temps, par l’histoire de Google alliant pratiques commerciales non éthiques et collecte subreptice de données. Elles ont depuis été confirmées par le processus de développement secret et antidémocratique de Quayside, qui a pâti d’un manque de participation publique – ce qu’un critique a appelé « une expérience colonisatrice du capitalisme de surveillance visant à démolir d’importantes questions urbaines, civiles et politiques ». Au cours des derniers mois, une série de démissions importantes de membres importants du conseil consultatif, ainsi qu’une résistance organisée des résidents préoccupés, ont contribué à la réaction de plus en plus vive du public contre le projet.

    Il y a quelques semaines, Ann Cavoukian, l’une des plus grandes expertes en protection de la vie privée au Canada et ancienne commissaire à la protection de la vie privée de l’Ontario, a été le dernier intervenant à démissionner du projet. Cavoukian a été nommée par Sidewalk Toronto (comme on désigne la collaboration entre Waterfront Toronto et Google-sibling Sidewalk Labs) à titre de consultante pour aider à mettre en place un cadre proactif pour « privacy by design » [protection de la vie privée dès la conception d’un projet, NdT]. On lui a d’abord dit que toutes les données recueillies auprès des résidents seraient supprimées et rendues non identifiables. Cavoukian a toutefois appris le mois dernier que des tiers seraient en mesure d’accéder aux informations identifiables recueillies à Quayside. « J’ai imaginé la création d’une ville intelligente de la protection de la vie privée, par opposition à une ville intelligente de la surveillance », a écrit Cavoukian dans sa lettre de démission. Ses préoccupations faisaient écho à celles des résidents qui ont depuis longtemps souligné les répercussions sur la vie privée du transfert des rues à l’aspirateur de données le plus rentable du monde.

    En réponse aux questions de The Intercept au sujet de la démission de Cavoukian, un porte-parole de Sidewalk Labs a déclaré : « Sidewalk Labs s’est engagé à mettre en œuvre, en tant qu’entreprise, les principes de confidentialité dès la conception. Bien que cette question soit réglée, la question de savoir si d’autres entreprises impliquées dans le projet Quayside seraient tenues de le faire est peu susceptible d’être réglée bientôt, et pourrait ne pas être du ressort de Sidewalk Labs. »

    Maintenant, dans le but de devancer le développement de Quayside avant qu’il ne soit trop tard, une coalition d’experts et de résidents a lancé un Forum ouvert des villes intelligentes de Toronto. Selon Bianca Wylie, cofondatrice de #Tech_Reset Canada et l’une des principales organisatrices de l’opposition à Sidewalk Toronto, le groupe représente le plus récent et le plus important effort des Torontois pour commencer à tenir ce genre d’échanges publics, de séances de formation et de débats qui auraient dû avoir lieu l’an dernier, lorsque ce projet a été annoncé. « Le processus que Sidewalk Toronto a lancé a été si antidémocratique que la seule façon d’y participer est d’être proactif dans le cadrage de la question », poursuit Wylie.

    Le Toronto Open Smart Cities Forum prend les devants dans la lutte locale contre la marchandisation des données de sa ville. La lutte du groupe est une lutte que les habitants des villes du monde entier ont suivie de près. Même ceux qui n’ont jamais mis les pieds au #Canada pourraient bientôt être assujettis aux produits, normes et techniques produits par Sidewalk Toronto, par le simple fait qu’ils utilisent les services de Google qui couvrent la planète. « Il ne s’agit pas seulement de vendre des données », dit Wylie. « Il s’agit aussi de savoir comment ces données sont utilisées avec d’autres types de données dans d’autres systèmes. Vous pouvez déplacer beaucoup d’informations dans #Alphabet sans avoir à les vendre, et nous devons en parler ». En d’autres termes, la capacité de Toronto de freiner l’affilié de Google a des répercussions non seulement pour les Canadiens, mais aussi pour l’avenir de ceux qui contrôlent notre vie civique.


    Image conceptuelle de Sidewalk Toronto. Image : Sidewalk Toronto

    Une ville de la surveillance
    Les controverses en cours à propos de Sidewalk Toronto pourraient être le dernier signal d’alarme pour les villes qui envisagent de céder des espaces publics à de grandes entreprises de technologie. La décision de Cavoukian de démissionner ne représente que la démission la plus récente d’une série de départs que Wylie a qualifiés de « bulldozer continu des parties intéressées ». En plus de Cavoukian, un membre du conseil de Waterfront Toronto et deux conseillers numériques de Waterfront Toronto ont également démissionné au cours des cinq derniers mois. Trois autres conseillers numériques ont également menacé de démissionner à moins que des changements majeurs ne soient apportés au processus de préparation du projet.

    En prévision d’une presse défavorable, Sidewalk Labs a alloué 11 millions de dollars de son budget initial de 50 millions de dollars à un poste « communications/engagement/et relations publiques ». Il s’agit d’une stratégie visant à renforcer l’influence des personnes influentes « afin d’assurer le soutien du plan directeur pour l’innovation et le développement parmi les principaux intervenants à Toronto ». La semaine dernière, iPolitics a signalé que Sidewalk Labs a commencé à faire du lobbying auprès d’au moins 19 ministères fédéraux, dont le cabinet du premier ministre, Environnement et changements climatiques Canada, l’Agence de santé publique du Canada et le Conseil du Trésor et autres. Les réunions ont toutes eu lieu quelques jours après la démission de Cavoukian, l’ancienne commissaire à la protection de la vie privée de l’Ontario.

    Mais jusqu’à présent, le projet a perdu des alliés plus rapidement qu’il n’en a gagné. Lorsque Saadia Muzaffar, une éminente technologue et fondatrice de TechGirls Canada, a démissionné du comité consultatif sur la stratégie numérique de Waterfront Toronto en octobre, c’était en partie à cause du « mépris flagrant du partenariat pour les préoccupations des résidents à l’égard des données et des infrastructures numériques ». Dans sa lettre de démission virale, Mme Muzaffar a critiqué le processus de négociation malhonnête de Sidewalk Toronto : « Il n’y a rien d’innovateur dans la construction de la ville qui prive insidieusement ses résidents de leurs droits et qui vole aux budgets publics des revenus précieux ou qui engage des fonds publics limités dans l’entretien continu de la technologie dont les dirigeants municipaux n’ont même pas déclaré avoir besoin. »

    Si les autres projets mondiaux de Google peuvent donner une quelconque indication, l’entreprise de Sidewalk Lab au Canada pourrait s’inspirer du modèle de la Silicon Valley qui consiste à offrir des services gratuits en échange du droit à une collecte de données pratiquement illimitée. Des bornes LinkNYC et InLinkUK associées à Sidewalk Labs ont déjà été installées à New York et à Londres. Les kiosques – qui comprennent trois caméras, 30 capteurs et des balises Bluetooth – regroupent des données anonymisées à des fins publicitaires en échange de services Wi-Fi gratuits fournis aux passants.

    Étant donné qu’il n’y a pas de véritable façon de se retirer de l’espace public, les Torontois se demandent à quoi ressemblerait un accord judicieux. Dans le cas de Quayside, les termes de tout accord ne couvriraient pas seulement le Wi-Fi mais pourraient également s’étendre aux services gouvernementaux de base. Julie Di Lorenzo, une promotrice immobilière qui a quitté le conseil d’administration de Waterfront en juillet, a expliqué à l’AP [Associated Press] que les questions qu’elle avait posées au sujet des résidents qui pourraient ne pas consentir au partage des données étaient restées sans réponse. Elle voulait savoir si ceux qui n’avaient pas opté pour la ville se feraient dire qu’ils ne pouvaient pas y vivre. « C’est une chose d’installer volontairement Alexa chez soi », a écrit le journaliste torontois Brian Barth. « C’en est une autre quand l’infrastructure publique – rues, ponts, parcs et places – est, pour ainsi dire, Alexa. »

    À ces préoccupations s’ajoute le fait que Sidewalk Labs a demandé à des consultants locaux potentiels de lui remettre la totalité de leur propriété intellectuelle, selon une récente enquête du Globe and Mail. Comme Jim Balsillie, l’ancien PDG de Blackberry, l’a récemment souligné dans un éditorial, Waterfront Toronto n’a pas réglé la question de la propriété intellectuelle et des données dans son dernier protocole, ce qui signifie qu’elle reviendrait à Sidewalk Labs par défaut, lui octroyant un avantage commercial brut. En effet, dans une annonce faite l’an dernier, M. Schmidt est même allé jusqu’à remercier les contribuables canadiens d’avoir créé une partie de la technologie clé de l’intelligence artificielle Alphabet, dont l’entreprise possède maintenant la propriété intellectuelle. M. Balsillie a fait remarquer que ce qui se passe à Toronto aura des répercussions profondes et permanentes sur les droits numériques et la prospérité de tous les Canadiens parce que la PI [propriété intellectuelle] et les données – les ressources extractives les plus précieuses de notre siècle – s’étendent de façon continue. C’est pourquoi les intervenants actuels et anciens de Waterfront Toronto ont demandé que le public bénéficie des avantages financiers du projet, soulignant que la plus grande ville du Canada ne devrait pas être simplement considérée comme le laboratoire urbain d’une entreprise américaine.

    Le porte-parole de Sidewalk Labs a déclaré que « la relation de l’entreprise avec ses entrepreneurs n’a aucune incidence sur ses ententes avec Waterfront Toronto, y compris son engagement à l’égard du processus établi dans la PDA [Plan Development Agreement, accord signé par Waterfront Toronto et Sidewalks Labs, NdT], qui indique qu’à l’avenir, Waterfront Toronto pourrait avoir des droits sur certaines PI de Sidewalk Labs. Évidemment, si Sidewalk Labs n’est pas propriétaire de la PI créée par le processus de préparation, elle n’aura pas le pouvoir de partager ou de transmettre cette PI à Waterfront Toronto ou à quiconque. »

    Pourtant, jusqu’à récemment, Sidewalk Labs refusait de dire à qui appartiendraient les données produites par les visiteurs, les travailleurs et les résidents de Quayside dans ce qu’elle appelle « la communauté la plus tangible au monde ». L’entreprise n’avait pas non plus clarifié, malgré les questions pointues posées lors des assemblées publiques, si et comment l’information provenant des capteurs des bancs des parcs, des feux de circulation et des bennes à ordures serait monétisée. (L’écrivain Evgeny Morozov a résumé la stratégie de Google comme suit : « Maintenant, tout est permis – à moins que quelqu’un ne se plaigne »).

    Dans un semblant de réponse à la pression croissante du public contre le projet, Sidewalk Labs a récemment publié sa première proposition pour la gestion numérique des données collectées. Le plus important de ces plans était la suggestion que toutes les données soient placées dans une « fiducie de données civiques ». Sur le blog de l’entreprise, Alyssa Harvey Dawson, responsable de la gestion des données chez Sidewalk Labs, explique qu’avec la création proposée d’une fiducie de données civiques, personne n’aurait « le droit de posséder les informations recueillies dans l’environnement physique de #Quayside – y compris Sidewalk Labs ». Cela représenterait, écrit-elle, « une nouvelle norme d’utilisation responsable des données qui protège la vie privée et l’intérêt public tout en permettant aux entreprises, aux chercheurs, aux innovateurs, aux gouvernements et aux organisations civiques d’améliorer la vie urbaine grâce aux données urbaines ».

    Selon les experts qui ont suivi le projet de près, les détails sur la façon dont cette fiducie pourrait être mise en œuvre sont vagues et parfois contradictoires. D’une part, la proposition stipule que Sidewalk Labs n’aurait aucun accès préférentiel aux données recueillies. D’autre part, comme le souligne Sean McDonald, « la fiducie proposée accorderait des licences pour la collecte et l’utilisation de données – et plus les données sont sensibles, plus elles seraient confidentielles ». Il y a aussi la question de savoir dans quelle mesure certaines données seraient anonymes et si cet #anonymat serait réversible lorsqu’il s’agit de partager des informations avec les services de maintien de l’ordre public. Certains résidents s’opposent à ce que Sidewalk Labs soit impliqué dans cette proposition de gestion des données. « C’est comme si Uber proposait des règlements sur le covoiturage, ou si Airbnb disait au conseil municipal comment gérer les locations à court terme. Par définition, il y a conflit d’intérêts », écrit Nabeel Ahmed, spécialiste des #villes_intelligentes et membre du Toronto Open #Smart_Cities Forum.

    Une partie de la mission du nouveau #Toronto Open Smart Cities Forum est de faire en sorte que le débat public ne porte plus sur les derniers détails des modalités proposées par l’entreprise, mais plutôt sur la question de savoir si le projet devrait aller de l’avant, sous quelle que condition que ce soit. Cette conversation, souligne Wylie, devrait avoir lieu entre les résidents et le gouvernement ; #Sidewalk Labs ne devrait pas être la seule voix qui fixe les conditions et fait avancer le programme. « Nous devons affirmer clairement et sans ambiguïté que cette infrastructure est publique », a dit M. Wylie. « En mars vous pouvez dire : “Ces #données ne sont pas recueillies”, mais en juillet, elles sont mises à jour pour faire autre chose. Cette infrastructure crée une surveillance plausible tant que vous gardez toujours la porte ouverte à ce qui est possible. »

    Source : The Intercept, Ava Kofman, 13-11-2018
    Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


  • [RAPPEL] : Eric Schmidt de Google admet qu’il y a une censure politique des résultats du moteur de recherche
    https://www.crashdebug.fr/high-teck/15143-rappel-eric-schmidt-de-google-admet-qu-il-y-a-une-censure-politique

    Vous avez du mal à trouver notre site web ? Notre nombre de visiteurs est en chute libre depuis 2 ans ? C’est normal ! Sous prétexte de chasse aux fake news, Google déclasse les sites alternatifs pour protéger les gouverneMENTS.

    Update 30.08.2018 : « Situation très grave » : Trump accuse Google de truquer les résultats des recherches sur lui et dénonce l’hypocrisie de la censure des réseaux sociaux

    Éric Schmidt, président exécutif de la société mère de Google, Alphabet, a confirmé ce week-end que la plus grande société Internet du monde, en étroite coordination avec l’État, manipule les résultats de la recherche pour censurer les sites critiques du gouvernement américain.

    Répondant à une question sur la « manipulation de l’information » sur Internet lors d’une participation au « Forum sur la sécurité (...)

    #En_vedette #Actualités_High-Tech #High_Tech


  • L’ex-patron de Google prédit un Internet scindé en deux entre la Chine et les États-Unis
    https://usbeketrica.com/article/eric-schmidt-internet-chine-etats-unis

    Lors d’un événement privé, Eric Schmidt a prédit qu’Internet se scinderait bientôt en deux. L’ancien patron de Google envisage « un Internet dirigé par la Chine, et un Internet non-chinois dirigé par les Etats-Unis ». Sa sortie intervient alors qu’étaient révélées, le mois dernier, les intentions de Google de prochainement relancer ses services en Chine, en s’adaptant à la censure locale. Pour certains, dont le développeur brésilien André Staltz, Internet est mort depuis 2014 : Google, Facebook et Amazon (...)

    #Alphabet #Google #Amazon #Facebook #Dragonfly #domination #censure #contrôle #web (...)

    ##surveillance



  • Google’s true origin partly lies in CIA and NSA research grants for mass surveillance, by Jeff Nesbit — Quartz
    https://qz.com/1145669/googles-true-origin-partly-lies-in-cia-and-nsa-research-grants-for-mass-surveill

    Did the CIA directly fund the work of Brin and Page, and therefore create Google? No. But were Brin and Page researching precisely what the NSA, the CIA, and the intelligence community hoped for, assisted by their grants? Absolutely.

    The CIA and NSA funded an unclassified, compartmentalized program designed from its inception to spur something that looks almost exactly like Google.

    To understand this significance, you have to consider what the intelligence community was trying to achieve as it seeded grants to the best computer-science minds in academia

    #surveillance #google #CIA #origin_stories #recherche

    • Au début de Google, il y avait d’autres moteurs de recherche (altavista par exemple) presque aussi bons, et ce n’est pas le petit avantage qu’avait Google qui permet d’expliquer son succès à plates coutures...

      En revanche, si la CIA a créé et financé Google, cela explique les moyens gigantesque mis à sa disposition pour acquérir les #Big_Data avec lesquelles elle a acquis ses compétences (pensez par exemple aux photos de chaque maison de chaque rue de chaque ville de chaque pays de toute la planète !), son pouvoir et, en retour, sa fortune, avec au passage la mise au ban de tous ses concurrents.

      Je m’en doutais un peu, mais ce genre d’article permet de remonter le scénario. Aujourd’hui encore, Google travaille donc de concert avec la CIA, comme en témoigne le passage d’Eric Schmidt, ancien PDG de Google et actuel président d’Alphabet, comme conseiller officiel pour le Pentagone...
      https://seenthis.net/messages/466670

      En même temps, c’est aussi l’armée américaine qui a inventé internet, ce n’est pas si étonnant qu’ils veuillent que ça leur soit utile. A nous de le savoir et d’en tenir compte...

    • C’est un peu plus fin, quand même, quand c’est apparu, ils se sont basés sur des recherches (scientifiques) qui aboutissaient à une manière bien différente de trier la pertinence des résultats par rapport aux concurrents. Donc quand on allait dessus, dans pas mal de cas « ça marchait mieux ». C’est quand même un facteur important d’adoption (et qui a abouti à la base utilisateur permettant le big data). Mais ils ont misé sur le bon cheval…

    • Ca marchait un peu mieux, certes, mais en général on était habitués à ce que lors de la version suivante, le concurrent rattrapait son retard, ce qui permettait de ne pas changer ses habitudes, alors que là ils ont fait le vide autour d’eux en quelques mois à peine... Mais bon, je ne veux pas paraître parano...

    • Une #guerre_culturelle comme la CIA sait les mener depuis longtemps.
      Google a su forcer la main des optimistes béats de la technologie alors que les leaders d’opinion comme certain·es intellectuel·les inconscient·es tenaient un discours enchanteur sur la praticité informatique de cette firme (et des autres). Je ne sais comment l’amollissement de leur esprit, très certainement complexé de leur méconnaissance technique (mais oui, donnons le pouvoir aux enfants pour avoir des dictateurs tout neufs), les a rendu aussi incapables de voir que Google allait devenir un operating system au même titre qu’Apple ou Windows, mais avec une hégémonie particulièrement revendiquée de #BigBrother.
      Pour ma part j’approfondirai un jour ma pensée du fait que mettre un pied dans Google est comparable à accepter de mourir.
      POur la petite histoire je viens d’acheter un lave-linge avec la *%#@ robotisé de Google en cadeau, un truc qui se vend soit-disant à 60 euros et qui est entrain d’entrer par la petite porte de la gratuité (également via les opérateurs téléphonqiues) dans tous les foyers … je ne sais pas encore comment je vais noyer cette merde, si vous voulez la décortiquer, je vous l’envoie.
      #boycott_google

    • C’est un effet cumulé, je me souviens qu’altavista c’etait assez performant pour la recherche d’image mais moins pour d’autres type de contenus et que google avait l’avantage d’être sobre, simple et de combiné plusieurs moteurs de recherche en un.
      J’essaye de mon coté de passé sur Qwant depuis deux ou trois semaines mais presque systématiquement je trouve pas ce qui m’interesse et je doit doublé ma recherche sur gogol qui trouve ce que je veux :’(


  • Google will ‘de-rank’ RT articles to make them harder to find – Eric Schmidt — RT World News
    https://www.rt.com/news/410444-google-alphabet-derank-rt

    Eric Schmidt, the Executive Chairman of Google’s parent company Alphabet, says the company will “engineer” specific algorithms for RT and Sputnik to make their articles less prominent on the search engine’s news delivery services.

    “We are working on detecting and de-ranking those kinds of sites – it’s basically RT and Sputnik,” Schmidt said during a Q & A session at the Halifax International Security Forum in Canada on Saturday, when asked about whether Google facilitates “Russian propaganda.”

    “We are well of aware of it, and we are trying to engineer the systems to prevent that [the content being delivered to wide audiences]. But we don’t want to ban the sites – that’s not how we operate.”

    La censure qui a déjà frappé les sites des progressistes américains va maintenant vers la droite soutenue par les Russes... mais c’est toujours de la censure... économique, ou du « ranking ».

    During the discussion, Schmidt claimed that he was “very strongly not in favor of censorship,” but said that he has faith in “ranking” without acknowledging if the system might serve the same function. Schmidt, who joined Google in 2001, said that the company’s algorithm was capable of detecting “repetitive, exploitative, false, and weaponized” info, but did not elaborate on how these qualities were determined.

    #Google #Censure #Ranking


  • #Google will ‘de-rank’ RT articles to make them harder to find – Eric Schmidt
    https://www.rt.com/news/410444-google-alphabet-derank-rt

    Eric Schmidt, the Executive Chairman of Google’s parent company #Alphabet, says the company will “engineer” specific algorithms for RT and Sputnik to make their articles less prominent on the search engine’s news delivery services.

    “We are working on detecting and de-ranking those kinds of sites – it’s basically RT and Sputnik,” Schmidt said during a Q & A session at the Halifax International Security Forum in Canada on Saturday, when asked about whether Google facilitates “Russian propaganda.”

    • “Good to have Google on record as defying all logic and reason: facts aren’t allowed if they come from RT, ‘because Russia’ – even if we have Google on Congressional record saying they’ve found no manipulation of their platform or policy violations by RT,” Sputnik and RT Editor-in-Chief Margarita Simonyan said in a statement.

    • #rétropédalage !

      Google renonce à diminuer la visibilité de RT et Sputnik dans ses résultats - Tech - Numerama
      http://www.numerama.com/tech/309491-google-renonce-a-diminuer-la-visibilite-de-rt-et-sputnik-dans-ses-r

      Depuis qu’Eric Schmidt, patron d’Alphabet (la maison-mère de Google) a promis de rendre RT et Sputnik moins visibles dans ses résultats de recherche, l’entreprise fait l’objet de vives critiques en Russie. Elle a visiblement tenu à rassurer les deux médias, réputés proches du Kremlin, en informant le gendarme du web russe qu’aucun changement ne serait entrepris.

      Eric Schmidt, président d’Alphabet (la maison-mère de Google) a-t-il parlé trop vite à la mi-novembre, en affirmant que le moteur de recherche allait réduire la visibilité des résultats en provenance de RT et Sputnik, deux médias russes influents considérés comme des relais de propagande du Kremlin ?

      Depuis la promesse d’Eric Schmidt, formulée à l’occasion d’un salon annuel dédié à la sécurité — en réponse à une question d’un membre du public sur la visibilité de ces sites sur Google –, l’entreprise fait face à une vague de critiques en provenance de Russie. Et elle a visiblement tenu à préciser les propos du président d’Alphabet, à en juger par le courrier qu’elle a adressé au Roskomnadzor, l’autorité de contrôle du web russe.

      « Nous souhaitons vous indiquer qu’Eric Schmidt, en parlant du classement des sources sur le web, dont les sites Russia Today et Sputnik, faisait référence au travail en cours de Google pour améliorer l’efficacité des recherches. Nous ne modifions pas notre algorithme pour re-classifier [les résultats] » affirme ainsi Google dans ce texte publié sur le site du Roskomnadzor. Contactée par Reuters, une porte-parole de l’entreprise confirme l’envoi du courrier mais refuse d’en dire plus sur le sujet.


  • Alphabet to build futuristic city in Toronto
    https://www.ft.com/content/5044ec1a-b35e-11e7-a398-73d59db9e399
    http://prod-upp-image-read.ft.com/64d05ab4-b383-11e7-8007-554f9eaa90ba

    Alphabet is setting out to build the city of the future, starting with a downtown district of Toronto, in what it hopes will serve as a proving ground for technology-enabled urban environments around the world.

    In a first-of-its-kind project, Alphabet’s subsidiary Sidewalk Labs will develop a 12-acre waterfront district, Quayside, with a view to expand across 800 acres of Toronto’s post-industrial waterfront zone.

    Self-driving shuttles, adaptive traffic lights that sense pedestrians, modular housing and freight-delivering robots that travel in underground tunnels might all be part of the new development, according to the winning bid submitted by Sidewalk Labs.

    In its proposal, Sidewalk also said that Toronto would need to waive or exempt many existing regulations in areas like building codes, transportation, and energy in order to build the city it envisioned. The project may need “substantial forbearances from existing laws and regulations,” the group said.

    Alphabet chairman Eric Schmidt and Canadian prime minister Justin Trudeau announced the deal on Tuesday in Toronto.

    “We started thinking about all the things we could do if someone would just give us a city and put us in charge,” said Eric Schmidt, executive chairman of Alphabet. “That’s not how it works, for all sorts of good reasons,” he added with a laugh.

    For Alphabet, the project presents a chance to experiment with new ways to use technology — and data — in the real world. “This is not some random activity from our perspective. This is the culmination of almost 10 years of thinking about how technology could improve people’s lives,” said Mr Schmidt.

    Despite a growing political backlash against big tech in the US, where politicians are grappling with the growing influence of Alphabet, Facebook and Amazon, the company’s city-building effort has been undeterred.

    Mr Trudeau described the project as a “test bed for new technologies . . . that will help us build cleaner, smarter, greener, cities”.

    “Eric [Schmidt] and I have been talking about collaborating on this for a few years, and seeing it all come together now is extraordinarily exciting,” he added.
    Justin Trudeau, Canada’s prime minister, with Dan Doctoroff, chief executive of Sidewalk Labs © Bloomberg

    One of the challenges for the new district will be setting data policies and addressing concerns over privacy, which are particularly acute because smart city technologies often rely on collecting vast amounts of data to make cities run more efficiently.

    In the vision statement submitted as part of its bid, Sidewalk describes a vast system of sensors that will monitor everything from park benches and overflowing waste bins, to noise and pollution levels in housing. The development will also pioneer new approaches to energy, including a thermal grid and on-site generation, and tech-enabled primary healthcare that will be integrated with social services.
    Big Tech’s power remains unchallenged

    The transportation proposal for the district includes restricting private vehicles, and instead offering self-driving shuttles and bike paths that are heated in the winter, according to the vision document. A series of underground utility tunnels will house utilities like electrical wires and water pipes, and also provide pathways for freight-delivering robots.

    Sidewalk Labs, a subsidiary of Alphabet that was founded in 2015 by Dan Doctoroff, a former deputy mayor of New York, will spend $50m on initial planning and testing for the development. As part of the effort, Google will also move its Canadian headquarters to Toronto.

    Mr Doctoroff said the group would present a detailed plan in one year, following extensive consultations with the community. “Our goal here is to listen, to understand,” he said. “This has to be a community conversation . . . otherwise it won’t have the political credibility to do things that are quite bold.”

    #smart_city #Alphabet #Toronto #Dérégulation #Vectorialisme


  • Sans titre
    http://02mydafsoup-01.soup.io/post/631302452

    Must-Read: Best thing I have seen so far on Google, Open Markets, and the New America Foundation:

    Ben Thompson: Google and The New America Foundation, Google’s Monopoly, Google’s Stupidity: "From the New York Times... https://stratechery.com/2017/google-and-the-new-america-foundation-googles-monopoly-googles-stupidit

    ...The New America Foundation has received more than $21 million from Google; its parent company’s executive chairman, Eric Schmidt; and his family’s foundation... helped to establish New America as an elite voice in policy debates on the American left and helped Google shape those debates. But not long after one of New America’s scholars posted a statement on the think tank’s website praising the European Union’s penalty against Google, Mr. Schmidt, who had been (...)

    #regular #snth01


  • The Dumb Fact of #Google Money - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/technology/archive/2017/08/the-dumb-fact-of-google-money/538458

    Washington, D.C., woke up to a humdinger of a story today, a flash portrait that shows the relationship between money, power, and ideas—and highlights the potential for intellectual #corruption that has accompanied the flood of Big Tech money into the capital.

    The New York Times reported that the #New_America_Foundation, the digital-savvy center-left think tank, might have pushed out Barry Lynn, a ferocious and influential critic of “platform monopolies” like, for example, Alphabet (née Google). After Google was hit with a 2.42 billion–euro fine by the European Commission in June, Lynn posted a congratulatory note to the regulators and a call for action by American anti-trust officials.

    New America, meanwhile, has received more than $20 million since its founding in 1999 from Alphabet companies and the foundation established by Eric Schmidt. Schmidt, currently executive chairman of Alphabet, also previously served as chairman of New America’s board.


  • BOYCOTT the June 19 Tech Summit
    https://techsolidarity.org/boycott_the_june_19_summit.html

    Boycott the Trump Summit

    On Monday, June 19, the CEOs of at least six major tech companies plan to fly to the White House to attend a meeting with Donald Trump. The known attendees are:

    Jeff Bezos, Amazon
    Satya Nadella, Microsoft
    Tim Cook, Apple
    Safra Catz, Oracle
    Ginny Rometty, IBM
    Eric Schmidt, Alphabet (aka Google)

    The remit of the group will be to “transform and modernize” government information technology and digital services, under the leadership of Jared Kushner, the president’s son-in-law.

    This meeting doesn’t have to happen. Tech employees have the power to stop it.

    We’ve learned in the last six months that there is no clean way to do business with the Trump Administration. The President does not respect boundaries or institutions. You are either for him, or against him. That decision doesn’t belong to our CEOs; it belongs to us as an industry.

    Tech executives met with Trump once before, in a famously awkward December meeting in Trump Tower. They know perfectly well who they’re dealing with, and yet they’re choosing to offer their tacit support to:

    - A president who has attempted to bar people, including our own neighbors and colleagues, from entering the United States based on their religious beliefs or national origin.
    - A president who has boasted on tape of his history of sexual assault.
    - A president who has made shameless use of his office to profit his many business interests.
    - A president who has unilaterally withdrawn the United States from the Paris agreement, and makes public statements doubting the existence of climate change.
    - A president whose Administration is even now passing a bill in secret to deprive millions of Americans of health care.
    - A president who fired his own FBI director for investigating his Administration, and who now accuses him of perjury.
    - A president whose agenda for tech includes dismantling the few remaining protections on online privacy, and eliminating net neutrality.

    Appel au boycott de la réunion des Gafam avec Trump le 19 juin 2017.


  • Marissa Mayer , CEO de Yahoo !, sa carrière résumée en une page. (c’est comme ça que je perçois l’article).
    Mon partage n’est pas une ode au capitalisme, plus, un intérêt pour une personne déconsidérée en plein cœur de l’économie de marché. Elle n’est sûrement pas à plaindre.
    En plus, un article du monde, d’habitude, je partage avec des pincettes (sur le nez). Mais la rubrique Pixel semble mieux travaillée.


    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/04/28/le-lent-declin-de-la-toute-puissante-patronne-de-yahoo_5119598_4408996.html
    Extrait à ma sauce :

    Elle a étudié la psychologie cognitive. Elle arrive chez Google en 1999 comme la vingtième employée de l’entreprise, nommée responsable de la page d’accueil. Marissa Mayer participe à de très nombreux projets-clefs, dont la création d’AdWords, Gmail, Google Maps.
    À partir de 2010, lorsque Larry Page reprend le poste de PDG, Marissa Mayer, perd une partie de son pouvoir et est partiellement écartée des grandes décisions stratégiques.
    En juillet 2012, elle quitte Google pour diriger Yahoo ! dans une situation catastrophique. Elle met en place une vaste réorganisation. Alors que les actionnaires la pressent de licencier des milliers d’employés pour redresser les comptes, elle les convainc de lancer plutôt de nouveaux projets.
    Elle met en place un nouveau système d’évaluation des performances des salariés, censé les rendre plus productifs et pousser vers la sortie les moins impliqués, baptisé « Quarterly Performance Reviews ». Structurellement injuste, le système bloque l’avancement et les augmentations des employés, est critiqué à la fois par les salariés du bas de l’échelle et par les managers.
    Les révélations d’Edward Snowden sur l’espionnage de masse de la NSA révèlent que l’agence américaine espionne les données des utilisateurs de Yahoo !
    Le magazine Fortune, qui l’a placée plusieurs années dans son classement des plus puissants patrons au monde, la fait passer en 2016 dans sa liste des chefs d’entreprise les plus décevants.
    Les départs de personnes clefs se multiplient chez Yahoo !
    Elle part avec un parachute doré de 190 millions de dollars.

    #people #femmes #historicisation #silicon_valley

    • Commentaire trouvé dans la suite de l’article :

      La valeur boursière de Yahoo a été multipliée par 3 depuis son arrivée. Passant de 15 milliards à 45 milliards de dollars. Pas si mal pour quelqu’un qui a échoué .

      Les $190 Millions ne sont pas un cheque fait par Yahoo mais le benefice qu’elle tirera de la vente de ses actions.

      C’est vrai que l’article prend un ton d’échec ? Je ne l’ai pas lu ainsi.

    • J’inclus l’article complet si jamais il venait à cacher derrière un #paywal

      Elle part avec un parachute doré de 190 millions de dollars, mais en quittant Yahoo ! après le rachat de l’entreprise par Verizon, Marissa Mayer a cependant laissé beaucoup de son image. En cinq ans, depuis son arrivée en 2012 à la tête du géant du Web américain, Mme Mayer a multiplié les déceptions.

      Longtemps considérée comme la femme la plus puissante de la Silicon Valley, avec Sheryl Sandberg de Facebook, Marissa Mayer a eu une trajectoire stratosphérique. Née en 1975, elle a étudié la psychologie cognitive et l’informatique à Stanford (Californie), où elle se spécialise dans l’intelligence artificielle avant de rejoindre Google en 1999 comme la vingtième employée de l’entreprise – refusant au passage des offres prestigieuses, dont un poste d’enseignante à Carnegie Mellon (Pennsylvanie).

      Au sein de Google, qui croit à une très grande vitesse au début des années 2000, elle occupe rapidement des postes à responsabilité – elle est notamment nommée responsable de la page d’accueil de Google, à une époque où cette page est non seulement la vitrine mais aussi l’unique produit de ce qui n’est encore qu’un moteur de recherche. Elle a laissé dans l’entreprise l’image d’une travailleuse compulsive, obsessionnelle du détail – elle systématise les « tests A/B », consistant à présenter à deux échantillons de visiteurs des versions légèrement différentes du site pour voir laquelle est la plus efficace. Sous la direction de Marissa Mayer, chaque élément de la spartiate page d’accueil de Google est testé, depuis les nuances de couleur du logo jusqu’à la taille des éléments, au pixel près.

      Chez Google, Marissa Mayer participe à de très nombreux projets-clefs, dont la création d’AdWords, celles de Gmail, Google Maps ou encore Google News, tout en enseignant à temps partiel à Stanford. Nommée vice-présidente à la recherche et à l’expérience utilisateur en 2005, elle fait partie des « poids lourds » de l’entreprise, a l’oreille des deux fondateurs de Google (Larry Page et Sergueï Brin), et tout semble lui réussir.

      Mais à partir de 2010, lorsque Larry Page reprend le poste de PDG détenu par Eric Schmidt, les équilibres politiques se modifient : Marissa Mayer, qui a aussi son lot de critiques en interne, change de titre, perd une partie de son pouvoir, et est partiellement écartée des grandes décisions stratégiques.

      La sauveuse annoncée de Yahoo !

      En juillet 2012, elle quitte Google pour diriger Yahoo !, qui est à l’époque au creux de la vague ; l’entreprise, longtemps leader, est dans une situation catastrophique. Marissa Mayer est chargée de la redresser, et pour ce faire, elle lance un grand plan ambitieux, qui commence par la revente d’une partie de la participation de Yahoo ! dans le groupe de vente en ligne chinois Alibaba, en plein essor. L’argent dégagé lui permet de lancer une série d’acquisitions spectaculaires, dont Tumblr en 2013, la plate-forme de microblogs qui connaît alors un succès spectaculaire – mais que Yahoo ! a dû payer au prix fort, 1,1 milliard de dollars, et dont la valorisation est aujourd’hui estimée à 700 millions de dollars.

      En parallèle, elle met en place une vaste réorganisation de Yahoo !. Alors que les actionnaires la pressent de licencier des milliers d’employés pour redresser les comptes, elle les convainc de lancer plutôt de nouveaux projets, et s’engage à trouver d’autres sources d’économies. Elle instaure un système de vote interne, qui permet aux employés de soumettre des questions à la direction, organise de rencontres régulières sur le campus de l’entreprise… Surtout, elle met en place un nouveau système d’évaluation des performances des salariés, censé les rendre plus productifs et pousser vers la sortie les moins impliqués.

      Baptisé « Quarterly Performance Reviews », le système, inspiré de celui en vigueur à Google, est particulièrement byzantin : tous les managers doivent noter, chaque trimestre, tous leurs subordonnés, mais ils doivent le faire en respectant des pourcentages de notes. En pratique, seuls 10 % des employés d’une équipe peuvent obtenir la meilleure note, et 5 % de chaque équipe doit recevoir la pire notation. Structurellement injuste, notamment dans les plus petites équipes, le système bloque l’avancement et les augmentations des employés, est critiqué à la fois par les salariés du bas de l’échelle et par les managers, et provoque en 2013 une vaste fronde au moment où l’entreprise a pourtant réussi à redevenir « cool » depuis l’extérieur.

      S’y ajoutent de vives critiques contre l’interdiction, instaurée par Marissa Mayer, du télétravail, qui pénalise principalement les femmes ; le recrutement de plusieurs anciens « googlers », perçu comme du favoritisme ; et des procès pour licenciements abusifs intentés par d’ex-employés mis à la porte par la nouvelle direction.
      Piratages, problèmes juridiques…

      En un an, Marissa Mayer, accueillie en sauveuse par Yahoo !, est confrontée à des difficultés importantes en interne, tandis que Yahoo ! ne parvient pas à redresser la barre sur le plan financier. Les problèmes s’enchaînent aussi pour l’entreprise sur le plan de la vie privée des utilisateurs : les révélations d’Edward Snowden sur l’espionnage de masse de la NSA révèlent que l’agence américaine espionne les données des utilisateurs de Yahoo !, qui dément toute coopération.

      Plusieurs autres scandales se succèdent. En 2014, l’entreprise est victime d’un piratage de masse, concernant les données personnelles de près d’un milliard d’utilisateurs : c’est le plus important vol de données de l’histoire, qui ne sera rendu public que deux ans plus tard – et dont l’annonce viendra plomber les négociations de rachat par Verizon, qui obtiendra un rabais substantiel dans les discussions. Un autre revers majeur pour Marissa Mayer intervient en 2015, lorsque des incertitudes juridiques conduisent à l’abandon du projet de scission de la participation dans Alibaba, un projet majeur ardemment défendu par la PDG de Yahoo !.

      Marissa Mayer a finalement suivi la longue descente aux enfers de Yahoo !, alors que l’entreprise continue de perdre des parts de marché. Le magazine Fortune, qui l’a placée plusieurs années dans son classement des plus puissants patrons au monde, la fait passer en 2016 dans sa liste des chefs d’entreprise les plus décevants – au dernier trimestre 2015, son entreprise a perdu la somme astronomique de 4,4 milliards de dollars.

      Les départs de personnes clefs se multiplient chez Yahoo ! – dont celui du responsable de la sécurité du groupe, le très respecté Alex Stamos, à qui Marissa Mayer avait caché un accord secret avec le gouvernement américain pour détecter en temps réel des mots-clefs dans les e-mails des utilisateurs de Yahoo !.

      Malgré ces multiples échecs, avant que son départ de Yahoo ! ne soit officialisé, Marissa Mayer avait laissé entendre à plusieurs reprises qu’elle souhaitait continuer à diriger l’entreprise après son rapprochement avec AOL, décidé par Verizon. Mais cette option était jugée très peu crédible par tous les observateurs.

      L’article dit aussi de lire :
      http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2017/04/28/marissa-mayer-va-quitter-yahoo-avec-190-millions-de-dolla
      http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/03/15/yahoo-quatre-inculpations-prevues-dans-le-cadre-de-la-cyberattaque-de-2014_5
      http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/02/16/de-faux-cookies-ont-ete-utilises-pour-pirater-des-comptes-e-mail-yahoo_50805

    • Elle n’hérite que d’une seul livre et un brûlot
      Olivier Wurlod, « La patronne de Yahoo ! déçoit de plus en plus » , 24 heures,‎ 24 avril 2015, p. 13 (ISSN 1661-2256)
      Moi qui pensait trouver une autobiographie ou un bouquin de techniques cognitives.
      En fait, il y en a plein en anglais. Bizarre qu’ils n’apparaissent pas sur Wikipédia Fr.

    • Pour ta question d’il y a 3 mois : « C’est vrai que l’article prend un ton d’échec ? Je ne l’ai pas lu ainsi. »
      Le titre de l’article que tu linkais est quant même très dépréciatifs :

      Le lent déclin de la toute-puissante patronne de Yahoo !

      Marissa Mayer, intellectuelle brillante, passée par les plus hautes responsabilités à Google, a enchaîné échecs et mauvaises décisions à la tête de Yahoo !.

      Même si le contenu n’est pas conforme au titre (et le contenu détail pas mal de problèmes) et que le titre et l’accroche n’est pas fait par les mêmes personnes que le contenu de l’article, le résultat est que l’impression général qui se dégage est à base de « déclin, échecs et mauvaises décisions »

      Après ce qui est bon ou pas change selon les point de vue, pour les actionnaires ca semble de bonnes décisions, si comme le dit le commentaire que tu relève il y a un triplement de la valeur boursière.
      Si on parle de bonnes décisions du point de vue sociale, ca m’étonnerais qu’on puisse tripler la valeur en bourse de Yahoo dans faire des choses nuisibles aux populations du style évasion fiscale et ce genre de choses.


  • Quand Le Monde, Facebook et Google partent en croisade contre la post-vérité
    https://medium.com/@sly/se-repenser-%C3%A0-lheure-du-pr%C3%AAt-%C3%A0-penser-quand-le-monde-facebook

    Pas mal de choses intéressantes dans ce billet d’un prof de communication et responsable de la communauté numérique de l’université Lyon 2.

    Premier point notable : le procédé se place au niveau de la source (du média) et non du contenu (de l’article) ou de l’auteur (du journaliste).
    (…) Deuxième point : malgré les apparences, le classement en 5 classes n’est pas véritablement un système d’échelle (du plus ou moins fiable), mais cache une classification en fait assez binaire, incarnée par un système de whitelist / blacklist, avec une classe intermédiaire pour les bordelines, une classe pour les inclassables et une classe pour les médias satiriques. (…)

    Problème : (…) on ne sait pas grand chose sur la méthodologie : quelles sont les personnes qui participent à la classification, sous quelle forme (individuelle, participative, “démocratique”), avec quelle grille de critères ?

    Noter le média plutôt que le contenu, un mode de préservation de statut :

    Le système du décodex fonctionne en fait sur le modèle traditionnel médiatique : c’est la sélection et la curation réalisées par les humains ( des journalistes ?) qui cadrent le corpus médiatique légitime, non plus à l’échelle du contenu (agenda-setting), mais ici à l’échelle du média : on pourra donc parler de media-setting.

    Paradoxalement, on retrouve derrière ce modèle qui dit évaluer par les faits (fact-checking) un modèle traditionnel de gatekeeping basé sur l’autorité, celles de journalistes, et du coup de leur opinions (ce qui n’est pas grave en soi, mais qui est toujours gênant quand le procédé se réclame d’un modèle opposé).

    Au fond, cela n’est pas tellement étonnant : Le Monde reste ici dans un modèle médiatique pré-digital, à l’opposé des processus d’accessibilité à l’information des plateformes sociales (facebook, twitter) qui, couplées avec des algorithmes, fonctionnent sur l’input des utilisateurs (mon propos ici a valeur de constat et non de jugement).

    Pour aller plus loin, on peut même se demander si Le Monde, perdant son statut de média de référence avec les bouleversements induits par le digital, ne trouve pas avec cette initiative un ultime sursaut de restaurer ce statut, non plus via sa ligne éditoriale mais en s’auto-imposant légitime dans un rôle d’évaluateur et d’accréditeur des médias, c’est à dire en se plaçant “au dessus” des autres médias.

    Du fact-checking à l’argument d’autorité :

    Parce qu’il est toujours possible d’opposer des faits à d’autres, surtout lorsque des liens de causalité rentrent en ligne de compte, le fact-checking utilise l’argument d’autorité pour contourner cette subjectivité et parvenir au bout du processus : classer les média, et donc finalement créditer ou discréditer, qualifier ou disqualifier (…)

    Par contre, et c’est là un terrain de jeu majeur du fact-checking, l’exercice de rattacher l’auteur d’une idée ou d’un propos à une autorité prend tout son sens.

    Au plus cette autorité est au centre de la sphère consensuelle, au plus son auteur sera facilement crédité. Au plus elle s’écartera de celle-ci au plus elle sera discrédité.

    Les fake news, une radicalisation sémantique :

    Il est intéressant de constater une radicalisation sémantique dans le champ lexical médiatique : le nom rumeur, qui décrit le mode de propagation d’une information plus que la qualification de l’information, a laissé place à des concepts tels que fake news ou post-vérité, qui disqualifient en formant et en enfermant une catégorie de contenus bannis.

    Sur la question de la vérité, la définition de la rumeur offre la possibilité d’un doute (“véracité douteuse”) là ou le concept de fake news repose sur une approche binaire (vrai / faux) et excluante.

    Et plein d’autres choses intéressantes, notamment sur Wikipedia que l’auteur semble bien connaître.

    #Decodex #fake_news

    • A l’époque de l’affaire google, notamment chez Calimaq Silex, les chiffres concernant le mode d’accès aux articles et aux médias démontraient que les plateformes loin d’être des prescripteurs étaient la principale porte d’entrée sur les médias écrit. Supprimez cette entrée et c’est tout un pan de l’information qui disparait.
      Information unique, pensée unique.
      C’est à mon avis les sens du Decodex qui couplé aux Gafa va filtrer et faire disparaitre. Plus que de sphère consensuelle, je parlerai de sphère officielle et la coupure à un accès à toute information dissonante.
      On peut toujours parler sémantique et préservation de position mais il me semble que c’est rester loin de l’enjeu de démocratie que représente le decodex.

    • @unagi : tout à fait, on pourrait aussi parler du lien entre les prescripteurs du Decodex (et autres outils de certification, le Decodex n’étant qu’une expression d’un mouvement plus global dans la presse) et le mouvement de concentration verticale dans les médias numérique, entre fournisseurs d’accès et fournisseurs de contenus. Mais ça reste pour l’heure hypothétique et sans application concrète.

    • Premier point notable : le procédé se place au niveau de la source (du média) et non du contenu (de l’article) ou de l’auteur (du journaliste).

      En effet, réflexion aussi fondamentale. On peut potentiellement trouver partout (y compris dans le Monde...)des articles et des approches et des auteur·es dans lesquelles on pourrait faire confiance. Des articles intéressant aux côtés de grosses bouses. Mais on ne sait pas comment sont édités ces textes, et on sait que dans des journaux comme le Monde, le Diplo, le Figaro, Libé, le passage à l’édition (voire la censure souvent), ce travail éditorial est « profond ». Nous en avons de multiples exemples, plus d’un·e auteur·e ou actrices.eur d’articles se sont arrachés les yeux en lisant l’article qu’elles·ils avaient commis ou dont ils étaient les héros légèrement déshonoré (poke à ma copine Méta qui aurait bien lancé une salve de scud sur le Monde l’année dernière depuis le Bronx où elle habite). L’immense perte de confiance dans cette presse finalement toujours papier, elle est là aussi et surtout. Pas seulement dans les compromissions politiques et économiques.

      Mais si ce que ce prof écrit se révèle être exact - je veux dire le processus réel en cours et les intentions derrière Decodex, ce serait donc bien pire que tout ce que nous en avons pensé jusqu’ici. J’espère toujours, pour l’instant, que #Decodex n’est un énorme bug destiné à être éradiqué au plus vite.

      L’article est très intéressant, et amène un éclairage un peu nouveau sur cette affaire minable.

    • @reka : pour rendre justice aux éditeurs et éditrices (SR dans la presse, ou dans une certaine mesure modérateurs et modératrices dans les sites Mutu, j’imagine qu’il y en a ailleurs aussi), leur travail associé à celui des correcteur·rices permet 99% du temps d’éviter des erreurs et de rendre bien plus lisibles les articles.

      Cela dit, la circulation de la copie dans un quotidien est particulière. D’une part, sa rapidité est propice à toutes les approximations, simplifications voire décisions arbitraires des rédacs chef·fes. D’autre part, l’auteur·e ne le revoit pas avant parution, à la différence d’hebdos ou mensuels.

    • Très instructif. J’ajoute modestement au débat cette idée qui me trotte dans la tête depuis quelques jours : le phénomène auquel s’attaquent les initiateurs du Décodex, n’est pas fondamentalement la multiplication des fake news, mais le fait que les gens aillent sur des sites alternatifs s’informer. Cette attirance des internautes pour des informations dissonantes, alternatives, s’explique par la confiance très modérée qu’ils placent dans les média officiels (ce que les études d’opinion démontrent année après année). La stratégie des média mainstream consistant à tenter de discréditer les média alternatifs en les évaluant est voué à l’échec, précisément parce que la confiance en leur jugement est faible dans l’opinion . Ce qui pourrait sauver ces média consisterait à s’interroger sur ce qui fait qu’on ne les croit plus, et sur les manières dont ils pourraient modifier leurs pratiques de travail pour regagner la confiance du public. Mais de ça, il n’est jamais question.

    • Ça pique un peu les yeux de lire pragmatisme pour google et facebook et bonnes intentions pour le decodex alors que c’est une belle saloperie.

      Dans son manifeste récent Mark Zuckerberg mettait en valeur sa vision d’une colonie mondiale centralisée dont les règles seraient dictées par l’oligarchie de la Silicon Valley. https://seenthis.net/messages/571702

      Recension du livre de Eric Schmidt PDG de google par piece et main d’oeuvre :

      Le 4e Reich sera cybernétique :: Pièces et Main d’Oeuvre
      http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=439

      The New Digital Age. Reshaping the Future of People, Nations and Business » (« Le Nouvel Âge digital. Refaçonner le futur des peuples, des nations et des affaires ») Il faut prendre les auteurs au sérieux. Eric Schmidt, PDG de Google, et Jared Cohen, directeur de Google Ideas, sont des technarques. D’éminents représentants de cette technocratie qui gouverne notre présent et planifie notre avenir. C’est-à-dire qu’ils ont les moyens de réaliser leurs plans. Google, vous savez, l’entreprise partenaire de l’Etat américain et de la NSA (National Security Agency) dans le programme Prism d’espionnage universel. La machine à gouverner qui sait tout de nous, qui investit d’énormes capitaux dans la mise au point de « l’homme augmenté », du cyborg, du surhomme électronique cher à Politis (cf Politis et le transhumanisme : une autre réification est possible) et aux cyberféministes.

      Sans paraphraser l’article de Godard, sachez que ces plans concernent au premier chef la police des populations - ordre et gestion (cf Terreur et possession. Enquête sur la police des populations à l’ère technologique), la prévention des dissidences et insurrections.

      « Le danger est identifié : l’individu qui se cache. Et la sentence tombe : - "No hidden people allowed". "Interdit aux personnes cachées" (…) Les gouvernements doivent décider, par exemple, qu’il est trop risqué que des citoyens restent « hors ligne », détachés de l’écosystème technologique. Dans le futur comme aujourd’hui, nous pouvons être certains que des individus refuseront d’adopter et d’utiliser la technologie, et ne voudront rien avoir à faire avec des profils virtuels, des bases de données en ligne ou des smartphones. Un gouvernement devra considérer qu’une personne qui n’adhèrera pas du tout à ces technologies a quelque chose à cacher et compte probablement enfreindre la loi, et ce gouvernement devra établir une liste de ces personnes cachées, comme mesure antiterroriste. »

    • @arnoferrat Je suis d’accord, j’ai été « édité » autant que j’ai « édité » moi même, je sais bien la difficulté de ce métier, de faire les compromis nécessaire pour respecter, être fidèle à l’esprit de l’auteur·e, et surtout s’assurer que l’auteur·e est d’accord pour les changements, les ajustements et les suppressions. Ça veut dire qu’il faut du temps, ce temps que les quotidiens n’ont pas (mais le Diplo est un mensuel et bien qu’il y aurait le temps, c’est assez rare qu’un auteur reçoive son texte édité pour le valider, c’est aussi vrai dans d’autres mensuels et hebdo avec lesquels j’ai travaillé)

      j’ai donc peut-être été un peu rapide dans cette présentation qui oubliait le travail magnifique de certain·es éditeurs·trices, comme toujours. Mais j’ai aussi vu d’assez près le travail de rédactions en chef parfaitement scandaleux et manipulateur, c’est surtout de cela que je voulais parler.

      @wardlittell idée séduisante, peut-être vraie (on va la faire passer au Decodex juste pour voir si c’est crédible ha ha !). Et si Decodex n’est pas un gros bug, c’est peut-être en partie ce que tu dis, je ne serai pas surpris. ça fait quatre ou cinq ans que j’entends les responsables de la presse quotidienne, les journalistes « en vue », vomir sur la blogosphère et les sites alternatifs, les initiatives internet participative tellement ils ont la trouille d’être « déclassés ». A suivre en tout cas. Les analyses sur Decodex s’accumulent, difficile de suivre.

      Je me demande si le Monde va réussir à Survivre à Decodex.

    • @reka Merci du retour. A suivre en effet. Il y’a peut-être une analogie qui reste à analyser entre la crise de confiance vis-à-vis de la presse et celle vis-à-vis de la classe politique. De la même manière que la presse « mainstream » s’applique à décrédibiliser toute presse alternative, la réaction de la classe politique consiste à attaquer bille en tête les partis politiques qui récupèrent les électeurs défiants, alors qu’il serait sans doute plus efficace de s’améliorer soi-même pour répondre aux nouvelles exigences citoyennes.



  • Huit #médias français s’allient à #Facebook contre les « #fake_news »
    http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2017/02/06/huit-medias-francais-s-allient-a-facebook-dans-sa-lutte-contre-les-fake-news

    Concrètement, le projet est de déployer prochainement en France un dispositif similaire à celui qui a été mis en place, en décembre aux Etats-Unis, avec le concours de cinq médias (ABC News, AP, FactCheck.org, Politifact et Snopes), et qui doit prochainement être lancé en Allemagne, avec la rédaction de Correctiv. En France, outre Le Monde, les médias partenaires sont l’Agence France-Presse (AFP), BFM-TV, Franceinfo, France Médias Monde, L’Express, Libération et 20 Minutes. Après la #France, Facebook projette de poursuivre le déploiement dans d’autres pays.

    Ce dispositif permet aux utilisateurs, grâce à une nouvelle catégorie de signalement, de « faire remonter » une information qu’ils pensent être fausse. Les liens signalés sont rassemblés au sein d’un portail, auquel les médias partenaires ont accès. Ceux-ci peuvent dès lors « fact-checker » ces informations.

    Si deux médias partenaires établissent que le contenu signalé est faux et proposent un lien qui en atteste, alors ce contenu apparaîtra aux utilisateurs avec un drapeau mentionnant que deux « fact-checkers » remettent en cause la véracité de cette information. Quand un utilisateur voudra partager ce contenu, une fenêtre s’ouvrira pour l’alerter.

    • Facebook et Google fédèrent des médias français contre les articles « bidon »
      https://www.nextinpact.com/news/103170-facebook-et-google-federent-medias-francaises-contre-articles-bid

      #Facebook et #Google veulent mettre en commun les ressources des médias (…). Un impératif pour les entreprises de presse, dont certains songent à leur éventuelle rémunération.

      (…) Quelques jours après le lancement du #Decodex du Monde, les deux groupes s’associent officiellement avec des médias pour détecter rapidement les fausses nouvelles, chacun à sa manière.

      La première initiative s’appelle #CrossCheck, portée par Facebook, First Draft et le Google News Lab. Elle fait intervenir 17 médias et écoles, principalement français. Parmi eux s’affichent l’Agence France-Presse (AFP), Buzzfeed, France Télévisions, Les Décodeurs du Monde, Libération ou encore Streetpress. Les médias et étudiants intéressés peuvent contacter le groupe par mail.

      Concrètement, il s’agit de mettre en commun des informations pour remonter rapidement les contenus trompeurs.

      (…)

      Avec la seconde opération, il s’agit pour Facebook de trier le vrai du faux dans les flux d’actualité des internautes. Ce partenariat avec huit médias français est la transposition d’une opération lancée ces dernières semaines aux États-Unis et en Allemagne, qui accueille ses prochaines élections en fin d’année.

      Dans l’Hexagone, les partenaires se nomment 20 Minutes, l’AFP, BFMTV, Franceinfo, France Médias Monde (France24, RFI...), L’Express, Le Monde et Libération. Le choix des médias est à la discrétion de l’entreprise. Notons tout de même l’absence de pure players, la sélection semblant plus prudente que celle de CrossCheck.

      Le principe : sur signalement de Facebook ou des internautes, les médias sélectionnés vérifient les articles, pour indiquer s’ils sont dignes de confiance ou non. Comme l’explique Le Monde, un article sera marqué comme « disputé » à partir du moment où deux médias l’estiment faux. Si un contenu est marqué comme trompeur, un cadre spécial est affiché autour de sa publication sur Facebook, un avertissement apparaît au moment de le partager et il est classé plus bas dans le fil d’actualité des membres. Le partage n’est donc pas empêché, mais tout de même entravé.

      #voilà-voilà

      #médias #surveillance #fake_news #cercle_de_la_vérité #censure (ou plutôt #entrave_tout_de_même)

    • Une censure qui ne dit pas son nom, car les médias russes seraient coupables de mauvaises choses qui arrivent comme l’élection de Trump ? Guy Mettan donne son avis sur la censure des médias russes : https://francais.rt.com/opinions/33523-entre-bonnes-intentions-effets-pervers-decodex-monde-vu-journalis
      Mais c’est la commission européenne qui a décidé sous l’impact de Stratcom en vérité : https://francais.rt.com/opinions/33523-entre-bonnes-intentions-effets-pervers-decodex-monde-vu-journalis

    • Le premier problème est celui des conditions initiales. L’émetteur n’est jamais neutre. Quel qu’il soit. Il faudrait élaborer une méthode scientifique extrêmement rigoureuse avec des experts neutres et pluralistes. Mais ce n’est pas le cas avec Décodex, puisque la liste a été entièrement faite par des journalistes du Monde. Il y a donc un problème d’impartialité, de neutralité et d’objectivité des personnes qui jugent. Cela n’assure pas la crédibilité de l’outil. Le Monde est la propriété de trois actionnaires capitalistes qui sont tous attachés à l’idéologie néolibérale, mondialiste et atlantiste. Il y a donc un biais à la source. Cette donnée de base n’est d’ailleurs pas annoncée avec transparence. Dans la présentation de Décodex par la rédaction, on n’en trouve aucune mention. Ce type d’initiative, même si elle part d’une bonne intention, risque toujours d’être biaisée par le manque d’impartialité et d’objectivité de ceux qui la lancent.

      «  Vouloir définir les devoirs du journalisme revient à décréter ce qui est soi-disant bien ou mal, ce qui est supposé vrai ou faux »

      «  On revient toujours au même problème : celui du journaliste qui vit en vase clos, replié sur son entre-soi et qui recommande ses proches et disqualifie ceux qui ne pensent pas comme lui. »

      Guy Mettan

    • Facebook et Google scient la branche sur laquelle ils se trouvent : ils existent grâce à la diversité incontrôlée des expressions individuelles qu’ils voudraient maintenant contenir ? Ils se sabordent eux-mêmes.

    • A l’origine c’est Stratcom organisme issu de l’Otan qui a crée ce système pour lutter contre la propagande russe.http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-stratcom-contre-les-medias-187077
      Une loi au Parlement européen dans le cadre de la guerre en Ukraine (dont les médias parlent peu) et sur la Syrie, contre les médias étrangers de l’axe du Mal et les nombreux alternatifs qui remplace les mainstream avec un franc succès : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A8-2016-0290+0+DOC+XML+V0//FR&language=fr
      Le support est issu de l’Otan et stratcom ou il regroupe tous les médias officiels ; https://firstdraftnews.com/first-draft-prepares-big-year-ahead-support-40-new-partners
      http://www.les-crises.fr/quand-le-monde-ressuscite-l-index-de-l-eglise-catholique
      Ils se ridiculisent et se tirent une balle dans le pieds ..

    • « Fake news » : les médias mainstream français s’allient avec Google et Facebook pour cadrer l’info.
      https://francais.rt.com/france/33630-fake-new-medias-mainstream-francais

      En modifiant en profondeur les habitudes culturelles, Internet déstabilise tout l’édifice social. Dématérialisation et mise en réseau ouvrent des perspectives dont on ne fait encore que commencer l’exploration.
      http://www.monde-diplomatique.fr/mav/109

      Changement de société
      Mark Zuckerberg embrassant sa fiancée, serrant dans ses bras un ours en peluche, chahutant avec ses amis… Conséquence des nouveaux paramètres de confidentialité de Facebook, en décembre dernier : quelque trois cents photographies du très jeune (25 ans) fondateur et président-directeur général (PDG) du réseau social, auparavant en accès restreint, devenaient publiques. Parabole de l’arroseur arrosé, ou stratégie visant à apaiser le tollé soulevé par la nouvelle politique en matière de vie privée ? Dès l’annonce de celle-ci, on avait en effet vu fleurir les caricatures de M. Zuckerberg en #Big_Brother, abondamment relayées sur… Facebook. Le 3 décembre, le PDG de Google, M. Eric Schmidt, suscitait lui aussi un certain émoi en assénant, sur la chaîne américaine CNBC : « Si vous faites quelque chose que personne ne doit savoir, peut-être devriez-vous commencer par ne pas le faire. »

      Un réseau sur lequel chaque utilisateur laisse en permanence une foule de traces, que ce soit en effectuant une recherche, en visitant un site ou en publiant un billet sur son blog — ces traces constituant en même temps, dans cet univers, l’une des principales ressources valorisables : tel est le casse-tête que pose Internet. Cette nouvelle donne ne manque pas de provoquer quelques ratés. Difficile d’en imaginer un meilleur symbole que la mésaventure dont fut victime, à l’été 2009, sir John Sawers : avant même d’avoir pris ses fonctions, le nouveau chef du MI6, le renseignement britannique, voyait le moindre détail de sa vie privée rendu public en raison du manque de vigilance de son épouse, membre de Facebook. Un espion dont le monde entier connaît la marque du maillot de bain : tout est dit… Avant et après lui, des millions d’anonymes auront appris à tâtons, et parfois à leurs dépens, les aléas de l’autopublication.

      Face à cette situation, l’attitude des pouvoirs publics est diverse. L’an dernier, par exemple, la commissaire à la protection de la vie privée du Canada a obtenu de Facebook certaines améliorations. Souvent, cependant, les gouvernements tiennent un discours apocalyptique, plus apte à effrayer qu’à instruire, sur les dangers d’Internet, tout en intensifiant, antiterrorisme et « insécurité » obligent, leur propre surveillance de leurs citoyens.

      La protection des libertés n’est pas le seul domaine dans lequel l’action publique rend bien peu service aux internautes. De l’égalité d’accès aux nouvelles technologies à la formation des citoyens afin de leur donner la plus grande maîtrise possible de ces outils, les chantiers, pourtant, pourraient être innombrables. « Le drame d’Internet, disait en 1999 Mme Meryem Marzouki, présidente de l’association Imaginons un réseau Internet solidaire (IRIS), c’est qu’il prend son essor à un moment où il n’est plus question de service public ni d’intervention des Etats. » Libéralisés au Nord, étranglés au Sud, ceux-ci ne sont guère en mesure de brider les ambitions des géants de la communication.

      Résultat d’un mélange persistant d’incompétence et de compromission, les initiatives fâcheuses, en revanche, pullulent. La France et le Royaume-Uni, reprenant à leur compte le discours des industriels du disque qui assimile le partage de fichiers en ligne à du vol, ont adopté des lois répressives permettant d’ordonner la coupure de la connexion à Internet. Pour 2010, l’International Federation of Phonographic Industry (IFPI) a fait connaître son désir de voir ce type de législation étendu au monde entier.

      L’appropriation de la parole publique par les internautes — en octobre 2008, selon le moteur de recherche Technorati, il se créait cent mille blogs chaque jour — indispose également le pouvoir politique. Cette innovation suscite une critique récurrente : en autorisant le contournement des médiateurs (élus, journalistes, experts…), piliers de la démocratie, le réseau ferait de cette dernière une charpente vermoulue, menacée d’écroulement. « Plus il y a d’informations, plus on a besoin d’intermédiaires — journalistes, documentalistes, etc. — qui filtrent, organisent, hiérarchisent », arguait ainsi le sociologue Dominique Wolton (Libération, 2 avril 1999).

      Il serait pourtant plus juste de dire que, loin de supprimer les intermédiaires, la Toile, au contraire, les multiplie. Si tel n’était pas le cas, son immense étendue resterait à l’état de magma impraticable. Désormais, du blogueur plus ou moins influent à l’internaute qui envoie un lien à tout son carnet d’adresses, à son réseau social ou sur un forum, chacun joue ce rôle. Des millions de petites mains, de concert avec les algorithmes des moteurs de recherche, reconfigurent et réorientent en permanence, à leur niveau, les flux d’informations.

      Or, plutôt que de chercher les termes d’une cohabitation harmonieuse, les médiateurs traditionnels, affolés à l’idée de perdre leur magistère, abusent des arguments d’autorité pour mieux se cramponner à leur monopole. Nombre d’entre eux, il est vrai, ont tout à craindre de cette concurrence, qui ne dédaigne pas à l’occasion de les prendre pour cibles et leur renvoie un reflet peu flatteur. Mais il n’est pas certain que leurs aboiements empêchent la caravane numérique de passer...

      #mona_Chollet

      Le monde selon Google
      https://seenthis.net/messages/528427

    • Débat en Italie contre les « fake news »
      http://www.tdg.ch/monde/loi-fake-news-italie-songe/story/13646536

      Un projet de loi présenté au Sénat prévoit jusqu’à deux ans de prison et 10 000 euros d’amende, pour propagation de fausses informations sur Internet. Toute personne souhaitant diffuser une information – sauf les médias – devrait s’enregistrer en amont. Mais des critiques fustigent déjà les atteintes à la liberté d’expression. La Tribune de Genève


  • Silicon Valley exploits time and space to extend frontiers of capitalism | Evgeny Morozov | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2015/nov/29/silicon-valley-exploits-space-evgeny-morozov


    La frontière électronique a repoussé les limites du capitalisme en lui permettant d’occuper une partie grandissante de notre cerveau, corps et temps. Avec ce vecteur d’omniprésence touchant aux limites de son expansion c’est à l’espace interstellaire de reprendre le relais pour les fantaisies de croissance illimitée. Bienvenu dans le far-ouest de l’espace.

    The US Congress quietly passed an important piece of legislation this month. The Space Resource Exploration and Utilisation Act – yet to be signed by Barack Obama – grants American companies unconstrained rights to the mining of any resources – from water to gold. The era of space exploration is over; the era of space exploitation has begun!

    While the 1967 Outer Space Treaty explicitly prohibits governments from claiming planets and other celestial resources, as their property, Congress reasoned that such restrictions do not apply to the materials found and mined there.

    The bill’s timing might, at first, seem surprising – after all, Nasa, the US space agency, is almost constantly fighting against budget cuts – but is easily explained by the entrance of new space explorers on to the scene, namely the Silicon Valley billionaires who are pouring millions into “disrupting” space, Nasa, and the space programme of yore. From Google’s Eric Schmidt and Larry Page to Amazon’s Jeff Bezos and Tesla’s Elon Musk, Silicon Valley’s elites have committed considerable resources to the cause.

    And while the long-term plan – to mine asteroids for precious metals or water, which can then be used to fuel spaceships – might still be a decade or more away, Silicon Valley has a very different business proposition in mind. Space, for these companies, offers the most cost-effective way to wire the unconnected parts of the globe by beaming internet connectivity from balloons, drones and satellites.

    Morph’s Outpost on the Digital Frontier
    http://morphsoutpostonthedigitalfrontier.blogspot.de
    On arrive de loin. A l’époque de la space shuttle les limites du cyber-espace étaient encore inconnues et illimitées.

    Wired wrote briefly about Morph’s Outpost in the September/October 1993 issue, online at
    http://www.wired.com/wired/archive/1.04/streetcred.html?pg=8

    Morph’s Outpost - By Will Kreth

    Don’t knock programmers. Contrary to popular belief, many of them do have lives and look nothing like the bespectacled, pasty-faced, Jolt-cola- slurping traitorous overweight hacker depicted in Jurassic Park (personally, I was thrilled when he got eaten in the Jeep). Some of them ride mountain bikes, kayak, play alto sax and read books by Peter Matheissen. Some of them were never interested in programming until HyperCard, while others have been working on PC’s since the birth of the Altair in the ’70s. Until recently, they’ve been stuck wading through various patently dull programming magazines for the information they needed to stay on the edge.

    The rise of interactive multimedia has given birth to a new crop of programmers, and they’re starving for deep technical information about their current (albeit over-hyped) obsession. Now they have a new magazine dedicated to their cause. Morph’s Outpost on the Digital Frontier is the brainchild of Craig LaGrow, a founder of the popular Computer Language, and Editor-in-Chief Doug Millison. Augmenting the magazine’s seriously technical treatment of authoring environments and the like is a whimsical cartoon character named (what else?) Morph, who runs his Outpost on the boundary between cyberspace and the digital jungle. He’s the silicon- surfing Sherpa who’ll outfit you with the “intel” you need to make the right decisions on hardware, software, scripting tricks, and marketing your creations. Morph, who looks as if he just came out of a graffiti-artist’s spray-paint can, has assembled several notable names within the industry to contribute to the Outpost on a regular basis - like Rockley Miller (publisher and editor of Multimedia and Videodisc Monitor), Richard Doherty (editor of Envisioneering), Tony Bove (publisher and editor of the Macromedia User Journal and the Bove & Rhodes Inside Report), and Michael Moon (of the market research firm Gistics, Inc.). Do you know your XCMDs from CLUTs? Script-X from a 3:2 pull-down ratio for mastering a videodisc? Then Morph’s Outpost on the Digital Frontier is a must-read for all you seasoned media fanatics surfing the Digital Pipeline.

    Digital Work CyberTrends
    http://people.duke.edu/~mccann/q-work.htm
    Un an après la catastrophe de la Challenger l’espace sans fin du monde digital se traduisait en job opportunities sans limites.

    Work in Cyberspace
    Rise of the Personal Virtual Workspace
    Rise of the American Perestroika
    The Demise of the Job
    Rise of Entreployees
    Rise of the Movable Job
    Demise of the Department
    Rise of the Project
    Demise of the Hierarchy
    Rise of Multimedia in Corporations
    Big Business in Your Little PC
    Rise of the Digital Wealthy
    Devolution of Large Entities
    Rise of the Individual
    Rise of the Video Communications
    Rise of Internet Collaboration
    Rise of the Virtual Office
    Rise of Soft Factories
    Dematerialization of Manufacturing
    Put Your Knowledge to Work
    Rise of New Organizational Structures
    Demise of the Branch
    Rise of Document-centric Computing
    Rise of Intranet
    Rise of Knowledge Worker Hell
    Rise of a New Life in the Web
    Rise of Business Ecosystems
    Death of Competition
    Rise of New Industry Definitions
    Rise of Intellectual Mobility
    Rise of the Internet Job Engine
    Rise of Coordination-Intensive Business
    Rise of the Internetworked Business Structures
    Rise of Global Networks
    Rise of Globalization
    Rise of the Underdeveloped
    Rise of Free Agent, USA

    InfluenceHR | The Shift From Wellness to Well-being : Empowering a Workforce with a Whole-employee Approach
    http://influencehr.com/sessions/the-shift-from-wellness-to-well-being-empowering-a-workforce-with-a-who
    Depuis on chasse du cerveau dans la silicon valley , alors il faut faire des efforts pour en attirer les meilleurs.

    Speaker:
    Dr. Michael M. Moon, CEO and Principal Analyst, ExcelHRate Research and Advisory Services
    Workplace wellness is undergoing a transformation from a limited view of employee physical wellness to a more holistic view that also includes employees’ emotional, mental, and financial well-being — inside and outside the workplace. To really engage employees, employers need to provide the right balance of resources, programs, tools, and technology to enable employees to own and manage their well-being along with building a culture that supports these initiatives. The HR vendor community has a tremendous opportunity in helping employers to empower their employees to own their well-being through innovative technologies that deliver personalized learning, feedback, and targeted interventions.

    Michael Jay Moon - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Jay_Moon#Awards_and_associations
    C’est l’occasion pour les vieux hippies et les habitants de première heure de la vallée de silicone de vendre quelques conférences.

    Moon was a contributing editor for Morph’s Outpost from 1993-1995, launching the magazine and writing a monthly column. A technical publication on emerging multimedia design technology, it was based on the design of ’60s underground newspapers. He was a blogger for Customer Engagement Agencies, DAM for Marketing and Engagement Marketspace. In 2000, he co-authored Firebrands: Building Brand Loyalty in the Internet Age with Doug Millison. The book is now available in 13 languages.

    Closing the Digital Frontier - The Atlantic
    http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2010/07/closing-the-digital-frontier/308131
    Une chosequi ne change jamais dans le monde capitaliste est l’incertitude. Où trouver the next big thing (#TNBT), commen investir, comment survivre. Alors les spécialistes annoncent des vérités assez simples pour plaire aux décervelés de la finance.

    The era of the Web browser’s dominance is coming to a close. And the Internet’s founding ideology—that information wants to be free, and that attempts to constrain it are not only hopeless but immoral— suddenly seems naive and stale in the new age of apps, smart phones, and pricing plans. What will this mean for the future of the media—and of the Web itself?

    Michael Hirschorn July/August 2010 Issue

    Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft : Which Will Fall First ?
    http://www.forbes.com/sites/quora/2017/01/06/google-apple-facebook-amazon-microsoft-which-will-fall-first

    Which company will fall first, Google, Apple, Facebook, Amazon, or Microsoft? originally appeared on Quora: the knowledge sharing network where compelling questions are answered by people with unique insights.

    Answer by Terrence Yang, Angel investor, on Quora:

    I own stock in Google, Apple, Facebook, Amazon and Microsoft, but if I had to pick which tech giant I think will fall first, I would pick Facebook.

    That being said:

    Zuckerberg’s latest moves include:
    Keeping control of Facebook even after he donated almost all his Facebook stock to charity. Facebook shareholder suit alleges secret texts from Marc Andreessen to Mark Zuckerberg.
    Being the only public company CEO to skip Trump’s tech summit. I bet most shareholders wanted him to attend.
    Making his 2017 resolution “to have visited and met people in every state in the US by the end of the year. After a tumultuous last year, my hope for this challenge is to get out and talk to more people about how they’re living, working, and thinking about the future.” Mark Zuckerberg - Every year I take on a personal... Maybe he is sincere in trying to better understand America, given that Facebook, together with Google, account for almost all the online ad revenue. Google and Facebook are booming. Is the rest of the digital ad business sinking?
    Zuckerberg said he is no longer an atheist and that religion is very important (hat tip Hunter Johnson). (Mark Zuckerberg says he’s no longer an atheist, believes ‘religion is very important’.)
    All of these moves are more consistent with someone laying the groundwork for a possible run for political office someday than with someone singularly focused on growing the Facebook empire. What would Steve Jobs do?
    People have speculated before about Zuckerberg’s aspirations to run for President. (Does Mark Zuckerberg Want To Run For President?)
    I believe his actions are an investment risk factor. At the margin, his latest moves drove some investors to sell Facebook stock (raising its cost of capital) and possibly providing cheaper capital to the Facebook’s competitors (if investors sell Facebook and buy Snap, for example).
    Facebook’s metrics are wrong, though others (Google?) may have the same issue. It’s not just Facebook: Digital advertisers say internet metrics are often wrong Facebook Says It Found More Miscalculated Metrics.
    Robert Scoble says spatial computing will dominate, meaning you will be able to physically walk around in the real world and see virtual items placed on them. Scobleizer - Entrepreneur in Residence.
    Scoble said he would ask Zuckerberg this: “How are you going to compete with a “mixed reality” release of the iPhone that’s coming in 11 months? I expect that iPhone will sell 60 million in first weekend…"
    Scoble goes on to say: “That’s more VR sold than all others combined. In one weekend … If I were at Facebook I’d get the entire Oculus team to pivot. Toward mixed reality glasses. Why? Microsoft’s execs already told me they are betting 100% on mixed reality (with its Microsoft HoloLens product). The strategy at Microsoft is “Cloud + Hololens.” That’s it. The entirety of a $455 billion company is betting on mixed reality.” Apple Strategy 2017. Very important change to iPhone coming (hat tip to Leo Harsha).
    Oculus headset sales are low. VR is taking longer to take off than some guessed. VR headset sales by device 2016 | Statista.
    Instagram is doing a great job copying Snap’s popular features and avoiding the unpopular ones (fast follower). But they don’t have anything like Spectacles yet. Instagram’s Best Move in 2016? Copying Snapchat — The Motley Fool Snapchat vs. Instagram: Who’s Copying Whom Most?
    Even Zuckerberg’s write-up and videos about Jarvis home AI reveals Facebook’s weaknesses. While Amazon, Google and Apple can combine hardware and software to give you a better, more seamless experience via Echo/Alexa or the Google and Apple equivalents. To date Facebook only has software.
    Some others cite Microsoft or Apple as the most likely to fail. I disagree.

    SILICON VALLEY (THE BIG FIVE) RULEZ

    Tech Companies Are Dominating the Stock Market as Never Before (July 29 2016)
    http://www.slate.com/blogs/moneybox/2016/07/29/the_world_s_5_most_valuable_companies_apple_google_microsoft_amazon_facebook.

    Tech’s ‘Frightful 5’ Will Dominate Digital Life for Foreseeable Future ( JAN. 20, 2016)
    https://www.nytimes.com/2016/01/21/technology/techs-frightful-5-will-dominate-digital-life-for-foreseeable-future.html?_r

    The Big 5 are Apple, Google, Microsoft, Amazon, Facebook
    (August 2, 2016)
    http://www.greenm3.com/gdcblog/2016/8/2/the-big-5-are-apple-google-microsoft-amazon-facebook

    The Big 5 Year in Review : Apple, Google, Microsoft, Amazon, and Facebook (December 29, 2015)
    https://stratechery.com/2015/the-big-5-year-in-review-apple-google-microsoft-amazon-and-facebook

    #silicon_valley #capitalisme #technologie #disruption


  • La Corée du Nord n’est plus un trou noir dans Google Maps
    (mais on a pas encore les vues des google car)
    http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/29/01003-20130129ARTFIG00484-la-coree-du-nord-n-est-plus-un-trou-noir-dans-goo

    La Corée du Nord n’est plus un trou noir dans Google Maps

    Par Sébastien Falletti Mis à jour le 29/01/2013 à 23:57 Publié le 29/01/2013 à 13:28

    Le service cartographique du moteur de recherche américain vient de publier une carte de la Corée du Nord encore rudimentaire, mais qui permet d’identifier quelques monuments et des sites d’internement.

    Séoul

    La Corée du Nord n’est plus une terra incognita, du moins pour Google. Le service cartographique du moteur de recherche américain vient de dévoiler une carte actualisée du pays le plus fermé du monde, quelques semaines après la visite sur place de son président Eric Schmidt.

    Le nouveau service de Google Maps localise aussi bien les grands monuments « touristiques » de Pyongyang à la gloire du régime que les batteries de missiles sol-air la protégeant, sans oublier les principaux camps d’internement du goulag nord-coréen, où 200.000 prisonniers croupissent selon Amnesty International. C’est le cas du « kwan Li so » n°18 identifié à une centaine de kilomètres au nord-est de la capitale. En plein bras de fer nucléaire entre Kim Jong-un et la communauté internationale, la carte dévoile certains centres de recherche atomique du royaume ermite, mais de multiples zones d’ombre subsistent.
    Des données collectées par satellite et grâce à des visiteurs occidentaux

    « Pendant longtemps, la Corée du Nord est demeurée l’une des plus vastes zones dotées de données cartographiques limitées. Aujourd’hui, nous y remédions », s’est félicité Jayanth Mysore, responsable de Google Map Maker. Le royaume ermite était jusqu’ici l’un des derniers « trous noirs » du service cartographique en ligne le plus populaire de la planète, contrastant avec la représentation ultra-détaillée de sa rivale capitaliste, la Corée du Sud, l’un des pays les plus high-tech du monde.

    #corée_du_nord #google_map #google #cartographie


  • Les démocrates américains envoûtés par la #Silicon_Valley, par Thomas Frank (mars 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/03/FRANK/54926 #st

    Quand ils chantent les louanges de ce secteur, arrive fatalement le moment où ils se réfèrent à #Google. Dans L’Audace d’espérer, paru en 2006, M. Obama raconte avec enthousiasme son pèlerinage au siège de la compagnie lorsqu’il était sénateur. Une fois président, il a continué de citer Google dans la moitié de ses discours sur l’état de l’Union. Les employés de l’entreprise se sont hissés sur le podium des trois donateurs les plus généreux de sa campagne de 2012. Et M. Eric Schmidt, ancien président-directeur général (PDG) et actuel président du conseil de surveillance de Google, se taille une place de choix dans les annales du social-libéralisme moderne. Il a par exemple siégé au Transition Economic Advisory Board (TEAB) du président et paradé à la tribune avec lui et ses principaux conseillers économiques trois jours après la victoire électorale de 2008. Durant la campagne de 2012, c’est encore lui qui a conseillé le candidat démocrate sur sa stratégie relative aux données de masse. Et qui a-t-on retrouvé en 2015 à la tête d’une « start-up de technologie politique » conçue pour fournir à la candidate Hillary Clinton le fin du fin en matière de ciblage des électeurs ? M. Schmidt, bien entendu. Le 137e homme le plus riche du monde — selon le classement 2015 de Forbes — est le milliardaire préféré du centre gauche américain.

    http://zinc.mondediplo.net/messages/33604 via Le Monde diplomatique


  • #Google and European governments have visited each other EIGHTY times in past decade | Daily Mail Online
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-3626126/The-revolving-door-Google-European-governments-spun-EIGHTY-times-past-d

    At least 80 people are thought to have transferred in one direction or another between Google and European Union governments in the past decade.

    Joanna Shields, a former Google managing director, was made a baroness and minister by David Cameron, while the Prime Minister also appointed Eric Schmidt, Google’s executive chairman, to his business advisory council.

    Google has been at the centre of controversy over corporate tax arrangements while the European Commission has accused of abusing a dominant position in the market.

    #lobbying #revolving_doors #europe


  • Facebook recrute un ex-juge
    http://www.numerama.com/business/170344-facebook-recrute-ex-juge.html

    Facebook s’offre les services d’un ex-magistrat qui travaillera sur les questions de contentieux. Les liens entre la Silicon Valley et Washington sont étroits. D’une sphère à l’autre, des transferts ont eu lieu selon les aléas d’une carrière. On a vu par exemple que l’ex PDG de Google, Eric Schmidt, occupe aussi des fonctions de conseil auprès du Pentagone, ou qu’un ancien conseiller de Barack Obama être nommé vice-président d’Uber pour gérer la stratégie, les questions politiques et la (...)

    #Facebook #lobbying


  • Aujourd’hui, le Monde t’explique que Google/Alphabet ne serait pas intéressé à avoir pour « débouché commercial » l’« armée américaine ».

    Google veut se séparer des robots humanoïdes de Boston Dynamics
    http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2016/03/18/google-veut-vendre-les-robots-humanoides-de-boston-dynami

    D’autant qu’une partie des projets de Boston Dynamics sont menés en collaboration avec l’armée américaine, un débouché commercial qui n’intéresse pas Alphabet.

    Ohhh… tu veux dire qu’à la rubrique « 2.0 » du Monde, vous ne suivez pas l’actualité et que vous n’avez pas Wikipédia ? Il y a quinze jours :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Eric_Schmidt

    En 2016, il devient également directeur d’un comité pour le Pentagone américain afin d’étudier l’apport des innovations de la Silicon Valley à l’armée américaine.

    Discutez entre vous, les gens : Le patron d’Alphabet à la tête d’un comité de conseil du Pentagone
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/03/03/le-patron-d-alphabet-eric-schmidt-prend-la-tete-d-un-comite-de-conseil-du-pe

    Eric Schmidt, l’ancien PDG de Google et actuel président exécutif d’Alphabet, va prendre la tête d’un comité de conseil du Pentagone, a annoncé mercredi 2 mars le secrétaire américain à la défense, Ashton Carter.

    Ce nouveau comité sera consacré à l’innovation technologique dans la défense et devra conseiller le Pentagone sur des domaines « très familiers des entreprises de la Silicon Valley », comme « le développement rapide de prototypes », « l’analyse de données », « l’utilisation d’applications mobiles et du cloud » ou encore « l’organisation du partage d’informations », peut-on lire dans un communiqué.

    Je suppose que le Pentagone est surtout intéressé à pouvoir battre les asiatiques au jeu de go.

    Évidemment, on parle de robots humanoïdes et de Google, on ne va quand même pas rappeler les lubies transhumanistes de ces gens (alors que l’intitulé Replicant devrait un peu t’inquiéter). Tiens, encore récemment : Le pape parlera de transhumanisme avec le PDG de Google
    https://www.cath.ch/newsf/le-pape-parlera-de-transhumanisme-avec-le-pdg-de-google

    Le pape François recevra le PDG de Google, Eric Schmidt, en audience privée au Vatican, le 15 janvier 2016. La firme américaine investit beaucoup financièrement dans le transhumanisme.


  • #Silicon_army : le président de #Google devient (officiellement) conseiller pour le Pentagone
    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/03/03/32001-20160303ARTFIG00203-le-president-de-google-devient-conseiller-pour-le

    Le ministère américain de la Défense embauche chez Google. Eric Schmidt, président de la holding Alphabet, qui englobe le moteur de recherche, va en effet prendre la direction d’un nouveau comité de conseil du Pentagone en matière d’innovation technologique. Il sera à la tête d’une douzaine de personnes et conseillera l’armée sur des domaines « très connus de la Silicon Valley » (…)

    Le département de la Défense a aussi annoncé mercredi le concours « Piratez le Pentagone », qui offre une récompense pécuniaire à ceux qui parviendront à trouver des failles sur les pages Internet de l’entité.

    Le communiqué : http://www.defense.gov/News-Article-View/Article/684366/pentagon-to-establish-defense-innovation-advisory-board

    L’an dernier, le «  Wall Street Journal  » révélait qu’Eric Schmidt et Larry Page, co-fondateur de Google, s’étaient rendus à la Maison Blanche plus de 200 fois depuis que Barack Obama avait été élu.

    http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/021739515432-google-se-rapproche-encore-un-peu-plus-du-gouvernement-america

    Résumé en deux tweets :

    • A propos du concours de hackers : bug bounty et pentesting
      http://www.atlantico.fr/decryptage/quand-pentagone-recrute-directeur-google-et-offre-services-hackers-pour-pi

      Le Pentagone organise ce que l’on appelle un “Bug Bounty” : cela consiste à inviter des hackers à identifier des failles de sécurité dans ses technologies, et à les récompenser quand ils en découvrent. Plus la faille trouvée est critique, plus la récompense est élevée. C’est une pratique assez courante chez les géants des technologies aux Etats-Unis, initiée par Netscape dès 1995.

      Aujourd’hui, la plupart des grands de la Silicon Valley pratiquent le Bug Bounty afin de sécuriser leurs technologies : Yahoo, Microsoft, Google, Facebook, Paypal, IBM, eBay… Mais des entreprises hors du cadre strict des technologies s’y mettent également, tel United Airlines ou General Motors.

      Cette approche de la détection de faille de sécurité connait un boom aux Etats-Unis depuis quelques années, car elle se révèle être un complément indispensable à l’approche traditionnelle, le pentesting, qui consiste à mobiliser un ou deux experts durant quelques semaines en leur confiant la mission de découvrir ces même failles. Avec un Bug Bounty, on peut attirer bien plus de monde, et par là même des compétences et des approches bien plus variées, reflétant la diversité que l’on peut trouver du coté des attaquants. Qui plus est, un Bug Bounty peut être ouvert de façon indéfinie, offrant une attention permanente, là où elle n’était que ponctuelle auparavant avec la précédente approche, le pentesting. Enfin, c’est une approche bien plus rationnelle en termes de ROI : plutôt que d’acheter du temps de recherche d’un ou deux experts, on achète directement auprès des experts le résultat de cette recherche.

      Le fait que le Pentagone organise son propre Bug Bounty est en quelque sorte la validation ultime de cette approche de la sécurité informatique, qui fait appel à la foule sur le mode du crowdsourcing et de l’“économie collaborative”. 

      Aux Etats-Unis, c’est une pratique courante, et l’arrivée du Pentagone n’est que l’aboutissement d’un mouvement entammé depuis des années par tous les géants des technologies, alors qu’en Europe, cette approche de la sécurité informatique est apparue plus récemment. Deux plateformes de Bug Bounty on été lancées cette année en France : Yogosha et BountyFactory.

      Cf. http://seenthis.net/messages/433852
      http://seenthis.net/messages/442383
      http://seenthis.net/messages/447649

    • Increasingly eclectic Pentagon innovation board adds Neil deGrasse Tyson, Jeff Bezos
      https://www.washingtonpost.com/news/checkpoint/wp/2016/07/26/increasingly-eclectic-pentagon-innovation-board-adds-neil-degrasse-t

      The board now includes 15 members and is at full size. Other members named Tuesday include Jennifer Pahlka, the founder and executive director of Code for America; Milo Medin, Google’s vice president for access services, broadband and fiber network; Instagram chief executive Marne Levine; J. Michael McQuade, United Technologies’s senior vice president for science and technology. Adam Grant, an organizational psychology professor at the University of Pennsylvania’s Wharton School; Richard Murray, a bioengineering professor at the California Institute of Technology; Cass Sunstein, a legal scholar at Harvard; Danny Hillis, co-founder of Applied Inventions; and Eric Lander, the founding director of the Broad Institute of MIT and Harvard, whose focus includes biomedical and genomic research.

      Carter announced in June that he had named retired Navy Adm. William McRaven, LinkedIn co-founder Reid Hoffman and Aspen Institute chief executive Walter Isaacson to the board.


  • Google’s chairman wants algorithms to censor the internet for hate speech
    http://qz.com/568580/googles-chairman-wants-algorithms-to-censor-the-internet-for-hate-speech

    In an op-ed for The New York Times (paywall), Eric Schmidt, the executive chairman of Google, inserted himself directly into the middle of a heated debate about the line between fighting terrorism’s online reach and internet censorship. “It’s our responsibility to demonstrate that stability and free expression go hand in hand,” he writes. “We should build tools to help de-escalate tensions on social media—sort of like spell-checkers, but for hate and harassment.” His words came just after (...) #Google #algorithme #censure #anti-terrorisme