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  • L’Autriche devient le premier pays européen à interdire totalement le glyphosate
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/02/autriche-le-parlement-approuve-l-interdiction-totale-du-glyphosate_5484459_3

    Le Parlement autrichien a approuvé, mardi 2 juillet, une interdiction totale du #glyphosate sur le territoire national, faisant de l’Autriche le premier pays de l’#Union_européenne (UE) à bannir l’herbicide controversé au nom du « principe de précaution ».

    [...] Cette mesure d’interdiction totale soumise par la gauche fait débat depuis plusieurs semaines en Autriche, ses opposants faisant valoir qu’elle n’est pas conforme avec la règlementation européenne puisque la licence d’utilisation du glyphosate dans l’UE, renouvelée en 2017 par l’exécutif européen, court jusqu’au 15 décembre 2022.

    [...] En France, le gouvernement a promis que le glyphosate serait interdit « dans ses principaux usages » d’ici 2021 et « pour tous les usages » d’ici cinq ans. Son usage y est déjà restreint, interdit depuis début 2019 pour les non professionnels comme pour les jardiniers amateurs et banni depuis 2017 pour les espaces verts publics.

  • La réforme de l’assurance-chômage pourrait avoir un impact plus massif qu’annoncé
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/07/04/la-reforme-de-l-assurance-chomage-pourrait-avoir-un-impact-plus-massif-qu-an

    Une note de l’Unédic indique que plus d’un million de demandeurs d’emploi pourraient voir leurs droits à indemnisation réduits, soit un effectif plus important que celui évoqué par le gouvernement.

    Même si son incidence reste difficile à apprécier à ce stade, la réforme de l’assurance-chômage risque fort de pénaliser un plus grand nombre de demandeurs d’emplois que ce qui avait été évoqué au départ par l’exécutif. C’est l’un des enseignements d’un « document de travail » de l’Unédic dont un extrait a été révélé par Les Echos et que Le Monde s’est procuré dans son intégralité.

    D’après cette note d’une vingtaine de pages, plus d’un million de personnes pourraient être touchées, alors que le ministère du travail avait évoqué un ordre de grandeur de 600 000 à 700 000. La plus grande prudence s’impose au sujet de ces données. Comme le mentionne l’Unédic, il ne s’agit pas « d’une analyse complète ni d’un chiffrage consolidé des impacts », car beaucoup d’incertitudes règnent encore sur la portée exacte des mesures. Celles-ci doivent faire l’objet d’un décret en Conseil d’Etat dont le contenu n’est pas encore connu.
    L’étude en question se propose de livrer de « premiers repères » sur la réforme, en se fondant sur le dossier de presse communiqué aux journalistes, le 18 juin, lorsque le chef du gouvernement, Edouard Philippe, et la ministre du travail, Muriel Pénicaud, ont présenté, à grands traits, une série de dispositions pour transformer le système d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Celles-ci modifient le calcul de la somme octroyée aux personnes et durcissent les conditions d’entrée dans le dispositif.

    Deux raisons, au moins, sont invoquées : comme le chômage tend à reculer, le régime peut se montrer moins généreux. Le but est également de corriger des règles qui, aux yeux du pouvoir en place, ont pour effet de dissuader des dizaines de milliers d’individus de refuser une activité stable – contribuant, ainsi, à les enfermer dans la précarité. Une situation qui, au passage, coûte cher à l’assurance-chômage car celle-ci leur verse un « revenu de remplacement ». La réforme vise d’ailleurs à réaliser des économies de l’ordre de 3,4 milliards d’euros, entre novembre 2019 et fin 2021.`

    Refonte des droits rechargeables

    Parmi les mesures dévoilées le 18 juin, celle susceptible de toucher le plus grand nombre a trait aux modalités de calcul de la prestation (désormais basées sur un salaire mensuel moyen). Elle aura comme conséquence d’amoindrir « l’allocation journalière » pour celles et ceux qui auront « travaillé de manière discontinue ».

    Pour l’heure, « il est délicat (…) d’estimer la population concernée », souligne l’Unédic, mais environ « 1,2 million de personnes seraient affectées, à des niveaux variables » (de quelques euros par mois à nettement plus). Leurs ressources étant amputées, elles pourraient être éligibles à « d’autres prestations sociales » (prime d’activité, RSA, aides au logement). Autre effet indirect : « La baisse du montant de l’allocation entraînera une diminution du financement des points de retraite complémentaire », est-il indiqué dans la note.

    L’Unédic passe également au crible les critères, beaucoup plus stricts à l’avenir, pour être couvert par le régime. Il faudra en effet avoir travaillé six mois (et non plus quatre) sur deux ans (contre vingt-huit mois) pour bénéficier d’une indemnisation. S’y ajoutera la refonte des droits rechargeables, qui permettent à un allocataire de reconstituer ses droits chaque fois qu’il retrouve un emploi : le seuil pour bénéficier de ce mécanisme sera six fois plus haut (soit au bout de six mois d’activité, contre un aujourd’hui). Résultat : de 500 000 à 550 000 personnes « seraient donc impactées [chaque année] par une ouverture de droit retardée ou annulée », écrit l’Unédic.

    Public affecté difficile à objectiver

    Précision importante : les effectifs concernés (1,2 million d’un côté, 500 000 à 550 000 de l’autre) ne peuvent pas être additionnés « car une partie des allocataires seraient [touchés] par les deux effets ».
    Enfin, le document de travail examine la dégressivité des prestations accordées aux salariés bien payés : ceux qui percevaient une rémunération de plus de 4 500 euros brut par mois (soit environ 3 500 nets) lorsqu’ils travaillaient verront leur indemnisation coupée de 30 % à l’issue du septième mois.

    Sur l’incidence de cette mesure, l’Unédic se montre tout aussi prudente, en rapportant que fin 2017, environ 65 000 personnes étaient prises en charge par le régime après avoir perçu au moins 4 000 euros nets par mois de leur employeur. Autrement dit, la logique voudrait que la dégressivité s’applique à un effectif un peu supérieur (puisqu’il faudrait y ajouter ceux qui ont gagné entre 3 500 et 4 000 euros nets par mois quand ils étaient en poste). Mais les plus de 57 ans ne seront pas concernés tout comme ceux que l’assurance-chômage a aidés pendant moins de six mois. Le public affecté au final par cette disposition reste donc difficile à objectiver, peut-être aux environs de 50 000, glisse une source proche du dossier.

    #chômeurs #allocations #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit

    • La réforme de l’assurance-chômage pénalisera un chômeur indemnisé sur deux, MATHILDE GOANEC ET DAN ISRAEL
      https://www.mediapart.fr/journal/economie/040719/la-reforme-de-l-assurance-chomage-penalisera-un-chomeur-indemnise-sur-deux

      Selon un document de travail de l’Unédic, l’organisme qui gère l’argent de l’assurance-chômage, l’ensemble des mesures impactera négativement au moins 1,2 million de personnes… sur les 2,6 millions qui touchent chaque mois une somme de Pôle emploi. Mediapart publie le document intégral et en décrypte les principaux points.

      La réforme des conditions d’accès à l’assurance-chômage, annoncée le 18 juin par le gouvernement, aura des conséquences néfastes pour près de la moitié des demandeurs d’emploi indemnisés par Pôle emploi. Selon un document de travail de l’Unédic, l’organisme qui gère l’argent de l’assurance-chômage, l’ensemble des mesures impactera négativement au moins 1,2 million de personnes… sur les 2,6 millions qui touchent chaque mois une somme de Pôle emploi (1 010 euros en moyenne).

      Mediapart dévoile ce document, également publié en partie par RTL et évoqué par Les Échos (qui indiquent faussement que seules 500 000 personnes seront affectées). La note, préparée en vue d’une « réunion des conseillers techniques » de l’Unédic qui a eu lieu le 2 juillet, fait le tour, à un « premier niveau d’approximation », des mesures telles que détaillées dans le dossier de presse. Elle bat en brèche l’estimation du gouvernement, qui avait comptabilisé 600 000 à 700 000 personnes impactées par au moins l’une des mesures présentées. Ce sont en fait deux fois plus de chômeurs, en grande partie les plus précaires, qui seront touchés, en partie dès le mois de novembre, puis à plein en avril prochain.

      Le ministère du travail précise systématiquement que l’on ne peut pas parler de « perdants », puisque cela serait supposer que « les personnes et les entreprises ne modifieront pas leurs pratiques, ce qui reviendrait à dire que la réforme n’aura aucun impact ». Peut-être. Il est néanmoins incontestable que la réforme réduira les droits des chômeurs, avec un net durcissement des conditions d’accès à l’assurance-chômage et de renouvellement des droits, ainsi qu’une nouvelle façon de calculer les indemnités versées, qui pénaliseront les demandeurs d’emploi ayant occupé des emplois peu stables.

      L’Unédic anticipe trois effets à la réforme, qui pourront d’ailleurs toucher plusieurs fois les mêmes personnes : « moins de demandeurs d’emploi ouvriront un droit » ; « pour certains allocataires la durée du droit sera plus courte » ; « l’allocation journalière sera plus faible pour les personnes ayant travaillé de manière discontinue ».

      « Ces mesures vont contribuer efficacement à lutter contre le chômage de masse », avait assuré Édouard Philippe le 18 juin. Le premier ministre table sur une baisse « de 150 000 à 250 000 » demandeurs d’emploi, rien que par les mesures dévoilées. Au vu de leur sévérité, on peut en effet penser qu’elles pousseront certains chômeurs à reprendre à tout prix un emploi, même sous-qualifié, privant par là-même de postes d’autres demandeurs d’emploi moins diplômés. D’autres chômeurs seront tout simplement éjectés du régime d’indemnisation, sans garantie de retrouver réellement un emploi.

      L’Unédic souligne d’ailleurs que les « éjectés » du régime vont peser sur les minimas sociaux, eux aussi sous la menace d’une réforme qui pourrait contribuer à leur amoindrissement (lire ici notre papier sur le RUA) : « Des effets de transferts sont à attendre vers d’autres prestations sociales, notamment la prime d’activité, le RSA et les aides au logement. En particulier, sous conditions de ressources du foyer, 1 euro d’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) se substitue à 1 euro de prime d’activité. »
      Dans le détail, la mesure qui permettra à l’État d’économiser le plus d’argent (80 % des 3,4 milliards d’euros d’économies programmées d’ici à la fin 2021) concernera environ 500 000 personnes, selon l’Unédic. Il s’agit du durcissement des conditions d’entrée dans le régime de l’assurance-chômage : pour être indemnisé par Pôle emploi, il faudra avoir travaillé l’équivalent de 6 mois durant les 24 mois précédents, alors qu’aujourd’hui, seuls 4 mois travaillés sur 28 (et sur 36 mois pour les plus de 53 ans) sont nécessaires. Tous les allocataires ayant une affiliation inférieure à 6 mois, y compris ceux qui rechargent leur droit, seront donc concernés.

      Par ailleurs, l’organisme de gestion de l’assurance-chômage estime que le passage de la période de référence de 28 à 24 mois pour les moins de 53 ans devrait raccourcir la durée de droit « d’un peu moins de 250 000 allocataires ».

      La note rappelle aussi cette évidence : c’est la fin des « droits rechargeables », qui furent pourtant considérés comme une avancée notable, notamment aux yeux de la CFDT. Aujourd’hui, un mois travaillé suffit à rouvrir des droits au chômage. À partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé six mois. « La notion de rechargement ne présente plus aucune spécificité au regard d’une ouverture de droits, dans la mesure où la condition d’affiliation minimale est identique à une admission », rappelle l’Unédic. À compter du 1er avril, les règles de calcul de l’indemnisation seront aussi revues.

      Au lieu d’être calculées à partir des jours travaillés seulement (comme elles le sont depuis exactement 40 ans), les indemnités le seront à partir du revenu moyen des mois où un salarié a travaillé. Y compris s’il n’a rien gagné pendant plusieurs semaines de ce mois.

      Pour l’Unédic, « il est délicat à ce stade d’estimer la population concernée ». Mais en se basant sur diverses analyses élaborées depuis trois ans, elle évalue à environ 1,2 million de personnes touchées par ce nouveau mode de calcul, qui pourra aboutir à des baisses importantes d’indemnisation, soit « environ la moitié des entrants » à Pôle emploi ! Économies attendues : 690 millions d’ici à 2021.

      Ces mesures très dures contre les chômeurs sont à mettre en balance avec la mesure employée par le gouvernement pour mettre en place le « bonus-malus » sur les cotisations sociales payées par les entreprises utilisant trop d’emplois courts. Déjà évoquée par le candidat Macron pendant la campagne présidentielle, la mesure est citée comme primordiale au ministère du travail depuis le lancement des premières pistes sur la réforme, en octobre 2017.

      Pourtant, seuls sept secteurs professionnels sur 38 seront finalement concernés, et deux mastodontes ayant massivement recours aux contrats courts y échapperont : le bâtiment et le médico-social. Les petites entreprises de moins de douze salariés ne seront pas visées et le montant de la modulation maximale sera faible : les employeurs dont les effectifs tournent beaucoup verront leurs cotisations sociales alourdies de 0,95 % au maximum. Et ceux dont la main-d’œuvre est la plus stable auront droit à un bonus pouvant aller jusqu’à 1,05 %. Et surtout, alors que le ministère du travail avait annoncé que les « bonus-malus » entreraient « en application au 1er janvier 2020 », la mesure ne sera en fait effective qu’un an plus tard, à partir du 1er janvier 2021.

      À plusieurs reprises, l’Unédic pose la question du coût et du financement des dispositifs d’accompagnement. La réforme propose ainsi trois nouveautés, un « pack démarrage » pour les chômeurs qui s’inscrivent à Pôle emploi, un « pack de remobilisation » pour les inscrits qui cumulent emploi et chômage, et un renforcement de l’accompagnement à la formation.

      « Le recours à des opérateurs privés se fait-il à moyens constants ? », interrogent benoîtement les rédacteurs de la note. « Les recrutements supplémentaires à Pôle emploi correspondent-ils à des postes pérennes ? », puisque pour le moment le renfort se limite selon le gouvernement à 1 000 CDD de longue durée. Et surtout : « Comment le budget de Pôle emploi est-il abondé pour financer ces postes ? ». Des sujets plus épineux qui devraient être tranchés dans le cadre de la « convention tripartite » entre Pôle emploi, l’Unédic et l’État, qui devrait être signée en septembre, avec 9 mois de retard sur les délais prévus.

      D’autres interrogations, multiples, parsèment la note concernant les conséquences concrètes de la réforme annoncée, et son articulation avec les mesures déjà existantes. Elles montrent le flou dans lequel évoluent les acteurs institutionnels du dossier, et il n’est pas certain que les décrets détaillant les mesures annoncées, attendus dans les semaines à venir, apportent toutes les réponses. Un seul exemple des effets de bords non mentionnés par le gouvernement : « La baisse du montant de l’allocation entraînera une diminution du financement des points de retraite complémentaire » des demandeurs d’emploi indemnisés.

      Le 18 juin, dans un gigantesque lapsus, Muriel Pénicaud avait vanté « une réforme résolument tournée vers le travail, vers l’emploi, contre le chômage et pour la précarité » (à 40’30” de cette vidéo https://twitter.com/gouvernementFR/status/1140923209300054016 qui commence par un 1er ministre déclarant " cette ambition c’est d’arriver au plein emploi, pas en une fois, pas en un jour...") . Elle n’avait pas menti.

      #chômeurs #travailleurs_précaires #allocations #droits_rechargeables #prime_d'activité

    • Vers une baisse des allocations pour 1,2 million de chômeurs : la ministre du Travail conteste ces chiffres
      https://www.bfmtv.com/economie/vers-une-baisse-des-allocations-pour-12-million-de-chomeurs-la-ministre-du-tr

      La réforme doit « permettre à 150.000 à 250.000 personnes de retrouver un travail » qui soit « stable, durable, pas un job kleenex », a affirmé la ministre du Travail.

      L’Unédic a estimé que la réforme pourrait entraîner une baisse des allocations pour 1,2 million de personnes. Pour la ministre du Travail, « Avec les comportements induits, on pense qu’au maximum il y aura 600.000 à 700.000 personnes concernées ».

  • Cher monsieur Blanquer,

    Je sais que tu es très embêté pour donner des notes à tous les bachots pour demain. C’est pourquoi je te propose mes services.

    Il se trouve que je suis un spécialiste des bases de données, et que je peux te bidouiller une petite moulinette qui attribuera presque intelligemment une note au pifomètre pour toutes les copies retenues en otage par ces méchants fainéants de profs. Comme ça tu es tranquille, tout le monde a une note, presque tout le monde a son bac, et tu n’as même plus besoin de négocier avec ces fonctionnaires d’ultra-gauche pour obtenir la libération des otages (pardon, copies).

    Je te montre comment ça fonctionne :

    https://www.youtube.com/watch?v=O77v7lVKgNU

    Si ça t’intéresse, DM-moi, service rapide et discret.

  • Bac : Le ministère obligé de suppléer à l’absence de notes
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/07/04072019Article636978219725865707.aspx

    « En cas de note manquante, les jurys sont invités à remplacer celle-ci à titre provisoire par la moyenne obtenue par l’élève sur les trois trimestres de la classe de terminale dans la matière concernée », annonce le ministère. « Ceci permettra aux jurys d’établir des résultats provisoires pour permettre notamment aux candidats qui pourraient ne pas être reçus de se présenter aux épreuves de rattrapage selon le calendrier prévu. Lorsque la note initialement manquante aura été transmise au centre d’examen, les jurys arrêteront le résultat définitif en veillant à ce que ces circonstances exceptionnelles ne portent pas préjudice aux candidats ». Autrement dit en retenant la meilleure des deux notes.

    #éducation, #blanquer
    ce qui se passe aujourdhui pour le baccalauréat est tout simplement hallucinant

  • #Féminicides : un collectif demande à Emmanuel Macron de prendre « cinq mesures immédiates »
    https://www.francetvinfo.fr/societe/violences-faites-aux-femmes/un-collectif-demande-a-emmanuel-macron-de-prendre-cinq-mesures-immediat

    Ce texte appelle notamment à « donner la consigne ferme aux commissariats et gendarmeries qu’aucune femme victime de violence au sein du couple ne reste sans réponse » et à augmenter le nombre d’ordonnances de protection attribuées en France (1 300 par an actuellement, contre 20 000 en Espagne). Sont également demandées la « suspension de l’autorité parentale d’un père meurtrier le temps de l’instruction », l’ouverture de places d’hébergement supplémentaires et la mise en place d’un « plan de détection systématique des violences à l’hôpital ».

    Un lien dans l’article renvoie vers les principaux chiffres sur les violences au sein du couple : https://stop-violences-femmes.gouv.fr/les-chiffres-de-reference-sur-les.html

    De très intéressantes et régulières études sont publiées sur ces violences par la délégation aux victimes du ministère de l’intérieur. On trouvera à la suite les rapports pour les années 2017 (a), 2016 (b) et les plus anciens (c) :
    a. https://www.centre-hubertine-auclert.fr/sites/default/files/fichiers/etude-nationale-sur-les-morts-violentes-au-sein-du-couple-a
    b. https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/wp-content/uploads/2017/09/Etude-nationale-sur-les-morts-violentes-au-sein-du-couple
    c. https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/publications/droits-des-femmes/lutte-contre-les-violences/morts-violente-au-sein-du-couple

    • Mais merde André, tout le monde ne fait pas tout tout le temps. Là depuis six mois qu’on compte mieux, on découvre que les violences masculines, que les meurtres de femmes par conjoint ou ex-conjoint, alias #féminicide, ont explosé (+ 50 % environ ?). Et là, il y a peut-être un moment où des gens quelque part en ont quelque chose à foutre. Visiblement pas toi, qui nous fais le gars qui explique aux femmes leurs priorités. C’est sale. Et en plus tu le fais ici où il n’y a pas une seule féministe qui ne s’inquiète des conséquences de l’#austérité_sélective sur l’intégrité des corps des plus vulnérables : femmes, enfants, personnes handicapées. C’est pénible.

      Moi qui allais faire une sale remarque sur le fait que c’est compliqué de mettre les flics au front quand par ailleurs tu leur laisses la bride sur le col avec #impunité devant toutes leurs violences, politiques ou domestiques...

    • Mais je t’emmerde, André. J’ai bien des leçons de féminisme à recevoir mais pas de toi. Je te dis que la manière de compter les violences masculines a changé et que les chiffres 2019 font état d’une augmentation (qui n’est peut-être qu’une visibilisation) de 50 %. Parce que des femmes s’organisent pour relever dans la presse ces violences et finissent par fournir des chiffres plus alarmants que ceux qu’on avait avant - dont je n’ignorais pas la gravité.

      J’ai posté ma part, j’ai tagué ma part sur Seenthis à ce propos. Pas toi.

      Je ne tiens pas une émission hebdomadaire sur Radio Campus et j’essaie trop souvent de faire dans la nuance, ce qui te déplaît, mais là encore, je fais mieux que de déblatérer au bistrot contre les riches qui sont des connards et les femmes qui sont des connasses alors on va leur dire quels sont les sujets sur lesquels elles devraient l’ouvrir et bizarrement c’est les mêmes que nous, les vieux machos blancs.

      Mais qui tu es pour imaginer que c’est toi qui valides des profils militants et que tu as par essence les idées plus claires qu’une meuf quand il est question des violences que toi et tes camarades vous exercez sur des femmes, de la petite mise en cause de la #crédibilité_féminine à la violence physique et au meurtre, en un beau continuum ? Tu sais que la raison pour laquelle moins de femmes militent, c’est qu’il y a plus de femmes qui ont été brisées par la violence des hommes, celle-ci, où je me vois obligée de me justifier parce qu’on a mis mes idées en cause, suggéré que puisque tu ne me connaissais pas c’est que je devais débarquer et découvrir naïvement ? Que c’est des procédés usants qui vous font certes briller la nouille mais qui nous nous épuisent ?

      Comme disait l’autre, tu es un fasciste de la bite, André, un nazi du poireau, un franquiste de la nouille, un pétainiste du gland, un macroniste du zob, un flic RN de la pine, un fillonniste de la queue. Le tout tout en livrant tes analyses de café du Commerce hyper anti-capitalistes mais sans nuance et sans intelligence. Parce que oui, c’est des méchants, mais si le truc tient c’est pas par magie, c’est parce qu’il nous donne en échange un truc mais quoi ? Tant qu’on n’a pas compris on ne peut pas se battre, juste se mettre en scène en train de « lutter » (bavasser).

      Je t’avais suivi parce que tu balances des infos intéressants, de sources francophones (belges et québécoises) qu’on voit moins passer ici. Mais les commentaires qui l’accompagnent sont vraiment crasseux. Tu es crasseux, André, tu es un troll, tu fatigues trop de monde et pour la dernière fois (et je m’y connais en petite bourgeoisie militante) tu pourrais te trouver des ennemis plus pertinents.

      cc @mad_meg @touti @monolecte @odilon et les autres...
      #sexisme_Seenthis #mecsplication

    • Très bon le « Filloniste de la queu » ! Merci @aofobb pour cette poésie matinale.
      C’est inquiétant de voire comme ce sujet les rend tout colère, surtout @bce_106_6 qui le montre souvent, le sujet doit le concerné de près. Quant il est question de n’importe quel autre sujet de l’univers il va pas y écrire :

      Le collectif demande à émmanuel macron d’arrêter de fermer les maternités ? Les services d’urgence ?
      Non !
      Etrange.

    • Ça, on ne sait pas si André est coupable de violences masculines ni même s’il est en couple. Je confirme toutefois que c’est un vieux mec blanc, pas antipathique au premier abord mais les réseaux sociaux dévoilent peut-être plus l’abjection des gens.

      C’est une plaie, ces militants qui disent aux autres quelles priorités poser. Enfin, tout est priorité, tout est déchirant. Au nom de quoi la défense d’une maternité qui ferme est plus importante qu’un bateau de réfugiés à la dérive ? Une usine qui rejette ses déchets toxiques plus importante qu’une sentence de prison contre une personne qui a volé pour manger ? Comment peut-on imaginer avoir soi-même la réponse et faire si peu confiance aux autres pour donner leur temps ou leur énergie ou leur pognon sur les causes qui leur semblent importantes, pour qu’elles vivent toutes ?

    • Et quand il s’agit d’hommes qui expliquent à des femmes c’est encore plus problématique, vu les intérêts divergents et les enjeux de pouvoir qu’il y a pour les hommes à décider de ce que le féminisme devrait être (voir le dessin auto-proclamé « féministe » de l’autre buse).

      Je ne suis pas sûre d’avoir été jusqu’à ce matin identifiée comme une femme ici par André, mon pseudo n’est pas genré, mais soit par âgisme (sont tous plus jeunes que moi ici, heureusement que je suis là pour leur expliquer) ou par sexisme, il s’est cru le droit de m’interpeller comme si j’avais des comptes à lui rendre ou comme si on avait gardé les cochons ensemble. Comme on fait avec les personnes qu’on pense ne pas devoir respecter.
      https://seenthis.net/messages/790946#message791067

    • J’ai bloqué aussi l’autre, @mad_meg. Ça peut paraître ridicule, de postuler que tu roules pour un groupe politique pas recommandable, mais je n’accepte pas ce genre de pratiques (accusations sans fondement, à côté de la plaque, harcèlement, insultes ou propos masculinistes ou fascistes) et je ne souhaite pas que mon fil puisse éventuellement accueillir des merdes pareilles. On se retrouve souvent avec des trolls et des harceleurs sexistes parce qu’on prend la peine de s’engueuler avec eux mais pas de les bloquer. Un réseau social, c’est (un peu) comme la vie : vous n’acceptez pas d’inviter chez vous des personnes désagréables, bêtes ou violentes ?

    • Bien d’accord avec toi @aofobb au passage je m’amuse que @bce_106_6 s’appel André ca colle joliement à ton pseudo
      Sinon comme souvent, le sujet du féminicide est occulté, et on n’en parle pas, exactement comme le voulait @bce_106_6

      En regardant les rapports fournis par @af_sobocinski on peu voire que les chiffres comprennent aussi les enfants tués, les amant·es, ami·es, membres de la famille et autres personnes assassinées dans le cadre des violences par conjoint·es ou ex, tués comme toujours majoritairement par des hommes. Je croi que c’est la première fois que je voie cette statistique alors qu’elle est à mon avis totalement inséparable des crimes par conjoint·es ou ex.

    • Andrée O. Fobb, oui, rien à voir avec André mais avec une accusation d’androphobie que j’ai subie de la part d’un bitard et de ses complices. C’est ce que j’ai trouvé le plus proche d’androphobe, titre de gloire pour féministe. Reclaim !

      C’est aussi un pseudo qui a l’air anglo-saxon, ça tombe bien il n’aime pas les trucs en anglais. Moi au contraire, j’apprécie que Seenthis me donne l’occasion de lire des langues étrangères - même si je passe vite sur les articles en allemand.

    • Lien vers une page officielle.

      Les chiffres de référence sur les violences faites aux femmes - Violences contre les femmes La loi vous protège
      https://stop-violences-femmes.gouv.fr/les-chiffres-de-reference-sur-les.html

      En 2017, 130 femmes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire intime "officiel" (conjoint, concubin, pacsé ou « ex ») ou non officiel (petits-amis, amants, relations épisodiques...).
      21 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire intime.
      25 enfants mineurs sont décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple.

      86% des victimes sont des femmes. Sur les 109 femmes tuées par leur conjoint officiel, au moins 51, soit 47%, étaient victimes de violences antérieures de la part de ce compagnon. Sur les 16 femmes ayant tué leur conjoint, au moins 11, soit 69%, étaient victimes de violences au sein du couple.

      Intéressant : déjà l’immense majorité des meurtres sur conjoint·e sont le fait de femmes et en plus chez les meurtrières de conjoint, plus de la moitié tuent après des violences (vraisemblablement pour y échapper). C’est des chiffres que je ne connaissais pas.

  • La justice française enquête sur un compte bancaire caché de Raymond Barre en Suisse
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/03/la-justice-enquete-sur-un-compte-en-suisse-de-raymond-barre_5484733_3224.htm

    L’ancien premier ministre, mort en 2007, aurait placé 6,7 millions d’euros. Ses fils ont payé près d’un million d’euros pour régulariser leur situation fiscale.

    Une information judiciaire est ouverte depuis le 29 avril 2016 concernant des soupçons de blanchiment de fraude fiscale visant de l’argent caché en Suisse par l’ancien premier ministre Raymond Barre, dont auraient hérité ses enfants, a-t-on appris, mardi 2 juillet, de source judiciaire, confirmant une information du Canard enchaîné.

    Ces investigations ont démarré à la suite d’un signalement de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), a précisé cette source. Selon Le Canard enchaîné, c’est l’ancien patron de la DGFIP, Bruno Bézard, qui a saisi le Parquet national financier (PNF).
    L’hebdomadaire précise que l’affaire a débuté avec l’envoi au fisc, par un informateur en 2013, d’une copie d’écran du réseau interne de la banque Crédit suisse. Y figurent notamment le nom de Raymond Barre et deux mentions manuscrites : un numéro de compte et un montant de onze millions de francs suisses (6,7 millions d’euros en 2007, au moment de la mort de l’ancien premier ministre), « confirmé depuis par les enquêteurs », souligne le journal.

    Le Canard enchaîné affirme que les fils de l’ex-maire de Lyon, et troisième homme de l’élection présidentielle de 1988, ont depuis payé près d’un million d’euros pour régulariser leur situation fiscale.

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    Trouble in Paradise : l’ascension et la chute du « roi des bordels allemands » : https://tradfem.wordpress.com/2019/06/22/trouble-in-paradise-lascension-et-la-chute-du-roi-des-bordels-all
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    Survivant-e d’exploitation sexuelle ? Ajoutez votre signature d’ici 17h à cette Lettre ouverte aux candidat-e-s à la présidence des États-Unis : https://tradfem.wordpress.com/2019/06/26/vite-ajoutez-votre-signature-dici-17h-a-cette-lettre-ouverte-aux-
    Huschke Mau, du Réseau ELLA, commente une intervention d’Amnesty contre des survivantes de la prostitution : https://tradfem.wordpress.com/2019/06/26/huschke-mau-du-reseau-ella-commente-une-manifestation-damnesty-al
    Il est temps pour les progressistes de protéger les femmes plutôt que des pronoms – Julie BINDEL : https://tradfem.wordpress.com/2019/07/02/il-est-temps-pour-les-progressistes-de-proteger-les-femmes-plutot
    Andrea Dworkin parle du viol et de la loi : https://youtu.be/8niSFVcc9cc

    • Q : Vous vous êtes demandé si la loi est un outil approprié pour la protection et la promotion de droits des femmes.

      ANDREA DWORKIN : Ce que je ressens, c’est que nous devons utiliser ce que nous avons. Et ce que nous avons n’est pas grand-chose. Et…. nous devons trouver un moyen de tenir le violeur à distance. Maintenant, il y a différentes façons de le faire. Le droit n’est qu’une façon de le faire. Je suis, personnellement, favorable à la violence. Profondément. J’y suis favorable. Et la raison pour laquelle j’y suis favorable, c’est que la loi ne fonctionne pas. Et tant que la loi ne fonctionne pas, les femmes qui ont été attaquées, ou qui sont attaquées, doivent pouvoir comprendre qu’elles ont le droit de se défendre contre quiconque les attaque. Beaucoup de gens préfèrent le système juridique. Je ne leur en veux pas pour ça. J’aimerais que ça fonctionne. Ça ne fonctionne pas. Nous avons encore… cinquante ans… pour essayer de le faire fonctionner. Nous avons ici une femme, dont je ne me souviens plus du nom en ce moment, qui a tué un pédophile qui avait violé son fils. Il était clair qu’il allait être acquitté, alors elle lui a tiré dessus. À mon avis, elle a fait ce qu’il fallait. Je l’admire pour ce qu’elle a fait. Je suis donc prête à m’asseoir avec mes sœurs pour penser à une dizaine d’autres choses que nous pouvons faire, qui ne sont pas des choses terribles, à faire. Mais… nous devons faire quelque chose. Nous ne pouvons pas rien faire. C’est ma réponse à votre question.

      Traduction: TRADFEM

      Q : You have been wondering whether law is an appropriate tool for the protection and also for the advancement of women.

      D : What I feel is that we have got to use what we’ve got. And what we’ve got isn’t very much. And… we’ve got to find some way to keep the rapist off the street. Now there are different ways of doing it. Law is only one way of doint it. I myself favour violence. Deeply, I favour it. And the reason that I favour it is that the law isn’t working. And as long as the law isn’t working, women, who have been attacked, or who are being attacked, need to be able to understand that they have a right to defend themselves against anyone who is attacking them. Many people prefer the legal system. I don’t blame them for that. I wish it would work. It’s not working. We have another… fifty years… to try and get it to work. We have a woman, whose name I am not remembering right now, who killed a paedophile who raped her son. It was clear that he was going to be acquitted, so she shot him. In my view, she did the right thing. I admire her for what she did. So I am willing to sit down with my sisters to think of a dozen other things that we can do, that are not terrible things, to do. But… we have to do something. We can’t do nothing. That is my answer to you.

  • Venezuela : indignation après la mort d’un soldat sous la torture - Amériques - RFI
    http://www.rfi.fr/ameriques/20190630-venezuela-mort-soldat-rafael-acosta-arevalo-torture

    Au Venezuela, le décès ce 29 juin d’un soldat des suites d’actes de torture suscite une vive émotion dans le pays comme à l’étranger. Le capitaine de corvette Rafael Acosta Arévalo avait été détenu pendant quelques jours par la Direction du contre-espionnage militaire.

    Le capitaine de corvette Rafael Acosta faisait partie d’un groupe de 13 personnes arrêtées la semaine dernière au Venezuela. Le 27 juin, les autorités les avaient accusées d’être impliquées dans un projet de coup d’Etat avorté contre le président Nicolas Maduro. Le lendemain, le capitaine Acosta a été présenté devant un tribunal militaire. Il se trouvait alors en fauteuil roulant et présentait de graves signes de torture.

    Son décès, ce samedi 29 juin, a été confirmé par son avocat. Maître Alonso Medina a dénoncé la mort de son client en détention, conséquence, selon lui, « d’actes de torture sauvage dont le capitaine Acosta a été victime ».

    • Le procureur (désigné par la Constituante, ie version maduriste) demande l’arrestation d’un lieutenant et d’un sergent, responsables présumés de l’assassinat du commandant Acosta.

      Solicitan detención preventiva de presuntos asesinos del capitán Acosta
      http://www.el-nacional.com/noticias/politica/solicitan-detencion-preventiva-presuntos-asesinos-del-capitan-acosta_28

      El fiscal designado por la Asamblea Nacional Constituyente, Tarek William Saab, informó a través de su cuenta de Twitter que el Ministerio Público solicitó la detención preventiva del teniente Ascanio Antonio Tarascio y el sargento segundo Estiben José Zárate, ambos de la Guardia Nacional Bolivariana, como presuntos responsables del asesinato del capitán Rafael Acosta Arévalo, quien murió este 29 de junio en la madrugada.

    • Michelle Bachelet, Haut-commissaire aux droits humains de l’ONU, exprime sa préoccupation et demande une enquête efficace, exhaustive et indépendante.

      Bachelet : Estoy conmocionada por el trato que recibió Acosta Arévalo
      http://www.el-nacional.com/noticias/mundo/bachelet-estoy-conmocionada-por-trato-que-recibio-acosta-arevalo_287064

      La alta comisionada para los Derechos Humanos de la ONU exigió que se lleve a cabo una investigación «eficaz, exhaustiva e independiente» sobre el caso del capitán

      Michelle Bachelet, alta comisionada para los Derechos Humanos de la Organización de las Naciones Unidas, manifestó este lunes su preocupación por la muerte del capitán Rafael Acosta Arévalo.

    • Résumé de l’affaire par les avocats du commandant Acosta.

      Abogados del capitán Acosta se reunieron con delegados de Bachelet
      http://www.el-nacional.com/noticias/politica/abogados-del-capitan-acosta-reunieron-con-delegados-bachelet_287109

      La jurista Ana Leonor Acosta afirmó que la Oficina de la Alta Comisionada de la ONU para los DD HH “trabaja dentro de lo que le permite el tema protocolar y la Cancillería para llegar al fondo de la verdad”

      La muerte del capitán de corbeta Rafael Acosta Arévalo, quien presentó evidentes signos de torturas durante su presentación ante el Tribunal Militar III de Control, debe encender las alarmas en la comunidad internacional, sobre todo en la Oficina de la Alta Comisionada de la Organización de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos, afirman activistas de los derechos humanos.

      La detención de Acosta Arévalo, que se llevó a cabo sin una orden de aprehensión emanada de un tribunal, la realizó la Dirección General de Contrainteligencia Militar, junto con otros oficiales de la Fuerza Armada Nacional Bolivariana y comisarios del Cuerpo de Investigaciones Científicas, Penales y Criminalísticas, el 21 de junio, por estar presuntamente involucrado en un movimiento subversivo con planes de magnicidio. Sus familiares y abogados no tuvieron información sobre su estado de salud ni pudieron verlo hasta el día 28 de junio, cuando fue presentado en una silla de ruedas a la audiencia preliminar.

      Fue una detención arbitraria basada en unas declaraciones de funcionarios del régimen. Ellos, desde los medios de comunicación, acusan y condenan a muerte a personas inocentes”, señaló Ana Leonor Acosta, abogada y miembro de la Coalición por los Derechos Humanos y la Democracia, ONG que lleva el caso del capitán.

      La abogada describió la condición en la que se encontraba el capitán en el momento de su comparecencia ante la Corte Marcial: “No podía pararse, no podía caminar, no coordinaba motoramente, tenía rastros de sangre alrededor de la boca, en las uñas y en los brazos. Tenía los ojos desorbitados y dificultades para hablar, cuando su estado de salud era óptimo y las propias actas en el expediente señalan que caminaba al momento de la detención”.

    • La morgue retarderait au maximum la remise du corps…

      Ibéyise Pacheco: Ocultan pruebas en el caso del capitán Acosta Arévalo
      http://www.el-nacional.com/noticias/politica/ibeyise-pacheco-ocultan-pruebas-caso-del-capitan-acosta-arevalo_287122

      La periodista cita fuentes de la morgue que denuncian demora en la entrega del cuerpo del militar con el fin de ocultar los hematomas que presenta

      La periodista Ibéyise Pacheco reveló este lunes la presunta causa de muerte del capitán Rafael Acosta Arévalo, quien falleció el sábado con evidentes signos de tortura por funcionarios de la Dirección General de Contrainteligencia Militar.

      Pacheco explicó en Twitter que una evaluación macroscópica a simple vista del cuerpo de Arévalo muestra un gran morado en uno de los hombros, que se traduciría en una luxación. «Típica lesión de un cuerpo que ha sido guindado», señaló.

      La autopsia la hizo en la madrugada de su ingreso la supuesta anatomopatóloga Yannuacelis Cruz. El cuerpo se encuentra en una cava aparte, separado de otros que están en la morgue”, indicó.

      Pacheco señaló que ningún fiscal del Ministerio Público había acudido a la morgue por el caso. Destacó que en ese recinto, donde «hay desconcierto y miedo», se comenta que están demorando al máximo la entrega del capitán para que el cuerpo se descomponga y ocultar los hematomas que presenta.

      No tengo dudas de que el régimen está ocultando pruebas, manipulando información y alterando evidencias para impedir que se conozca la verdad y sean juzgados los verdaderos responsables de las torturas y asesinato del capitán Rafael Acosta Arévalo”, enfatizó.

    • Fuite du rapport d’autopsie du commandant Acosta Arévalo confirmant la torture

      Filtran autopsia del capitán Acosta Arévalo que confirma que fue torturado
      http://www.el-nacional.com/noticias/politica/filtran-autopsia-del-capitan-acosta-arevalo-que-confirma-que-fue-tortur


      En la morgue de Bello Monte, los parientes de José Gabriel Pérez relataron lo sucedido

      El examen devela que el capitán debido a rabdomiólisis por politraumatismo generalizado. El término refiere a que fue víctima de aplastamiento, tortura, traumatismo y electroestimulación

      El periodista Eligio Rojas publicó este lunes parte del informe de la autopsia que le fue practicada al cuepo del capitán Rafael Acosta Arévalo. 

      En la información que Rojas compartió en Twitter se determina que la causa de la muerte fue edema cerebral severo debido a insuficiencia respiratoria aguda, debido a rabdomiólisis por politraumatismo generalizado.

      Luego de conocerse el informe, diversos periodistas e integrantes de distintas ONG reafirmaron que Arévalo fue asesinado bajo tortura.

      «Rabdomiólisis: síndrome de necrosis muscular que presentan las víctimas de terremotos, bombardeos, derrumbes de edificios. Es decir, que el capitán de corbeta Rafael Acosta Arévalo fue literalmente aplastado», escribió la periodista Lisseth Boon en la red social.

    • Rhabdomyolyse — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Rhabdomyolyse

      Rhabdomyolyse
      En médecine, la rhabdomyolyse (du grec : rhabdo- : « rayé » myo- : « muscle » et –lysis : « destruction ») désigne une situation dans laquelle des cellules des muscles squelettiques, se dégradant rapidement, libèrent leur contenu dans la circulation sanguine.

      La rhabdomyolyse est provoquée par l’écrasement de muscles (séquelle fréquente de victimes de tremblement de terre) ou l’électrisation…

    • Nouveaux détails sur l’autopsie du commandant Acosta Arévalo.

      Autopsia del capitán Acosta reveló que tenía 16 costillas fracturadas
      http://www.el-nacional.com/noticias/politica/autopsia-del-capitan-acosta-revelo-que-tenia-costillas-fracturadas_2873

      Zair Mundaray, fiscal del Ministerio Público en el exilio, comunicó este miércoles los detalles reflejados en la autopsia del capitán Rafael Acosta Arévalo. Indicó que el militar presentó signos de torturas, en los que se especificó 16 costillas fracturadas, fractura del tabique nasal, excoriaciones en hombros, codos y rodillas, hematomas en la cara interna de los muslos, lesiones similares a latigazos en espalda y la parte posterior de los muslos, un pie fracturado, y pequeñas quemaduras en ambos pies de las que se presume electrocución.
      […]
      El militar estaba en la lista de 13 arrestados, quienes habían sido acusados de participar en un presunto plan de golpe de Estado y asesinato de Maduro, lo cual fue difundido el jueves 27 de junio por Jorge Rodríguez. El funcionario vinculó a Juan Guaidó, presidente encargado de la República, en el caso.

  • Trump avec Carlson, sans Bolton
    https://www.dedefensa.org/article/trump-avec-carlson-sans-bolton

    Trump avec Carlson, sans Bolton

    La visite-surprise et spectaculaire de Trump à la frontière de la Corée du Nord, avec quelques pas historiques en Corée du Nord au côté de Kim Jong-un, constitue, selon The Guardian, bien plus qu’un simple “coup de communication”. (Une heure de conversation avec Kim, relançant le processus de dénucléarisation bloqué depuis le sommet de Hanoï, ce n’est plus seulement de la communication.) A cette première précision s’en ajoute une seconde, très significative : alors que Kim et Trump ont donc parlé sérieusement, Bolton était absent pour un déplacement du type sauve-la-face dont on imagine l’importance, à Oulam-Bator en Mongolie, alors que Tucker Carlson, de FoxNews, faisait partie de la suite présidentielle.

    (Bolton s’est avéré être, par ses intrigues à la neocon, le premier (...)

  • Saint-Nazaire, exemple des effets de la rationalisation hospitalière
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010719/saint-nazaire-exemple-des-effets-de-la-rationalisation-hospitaliere

    À Saint-Nazaire, la cité hospitalière a été construite en partenariat public-privé. Sept ans après son inauguration, elle se révèle totalement inadaptée, sous-dimensionnée, grevée de malfaçons et de dettes. Faute de lits, les patients stagnent aux urgences. « On a l’impression que le système actuel ne peut plus soigner tout le monde et que c’est à nous de décider qui doit l’être. »

    #Santé #urgences,_Partenariat_public_privé,_politique_hospitalière,_Saint-Nazaire,_sante,_hopital,_Agnès_Buzyn,_A_la_Une

  • Rueil-Malmaison : 3 femmes dénonçant une pancarte sexiste convoquées par la police - Terrafemina
    https://www.terrafemina.com/article/rueil-malmaison-trois-femmes-denoncant-du-sexisme-convoquees-par-la-police_a348065/1

    C’est l’histoire d’un restaurateur à Rueil-Malmaison, qui chaque jour, pour amuser les passant·es, écrit une blague sur l’ardoise devant son commerce. Parfois, fier de lui, il en poste des photos sur un groupe Facebook d’entraide locale nommé « Rueil-Malmaison ».

    Fin janvier, une jeune femme, C., abonnée à la page Facebook « Rueil-Malmaison », fatiguée du sexisme régulier de ces photos, décide de dénoncer sur Twitter le sexisme des pancartes où on peut par exemple lire : « Un jour, les femmes domineront le monde, mais pas aujourd’hui c’est les soldes », ou une autre encore plus problématique « Mon secret séduction tient en trois mots : Gentillesse, Humour, Bagou. Si ça marche pas ? Je me contente des premières lettres ». Le tout faisant le mot « GHB », soit la drogue du violeur.

    Aujourd’hui, pour avoir dénoncé cette ardoise que l’on pourrait considérer comme un appel au viol, trois femmes sont convoquées au commissariat de Rueil-Malmaison : C., son amie L., qui avait repris la photo pour la dénoncer sur Twitter, et l’une de leurs anciennes professoresses qui avait dénoncé sur sa page Facebook privée les insultes des internautes reçues par C..
    La réponse du restaurateur

    La professoresse explique : « Un brigadier chef m’a appelée sur mon téléphone portable vendredi (1er février) pour me convoquer. Sous le coup de la stupéfaction, j’ai raccroché. J’ai rappelé pour demander pourquoi j’étais convoquée et il m’a dit texto : ’Pour harcèlement sur les réseaux sociaux’, ce à quoi j’ai répondu : ’C’est une plaisanterie ?’. »

    Elles ne savent pas officiellement l’objet de leur convocation qui, pour la professoresse, devait avoir lieu ce jeudi 7 février à 14h30, mais qui est reportée selon le commissariat de Rueil-Malmaison, le brigadier s’occupant de l’affaire étant « malade depuis mercredi ». Pour les deux jeunes femmes, la convocation est reportée sans date pour le moment.

    Le commerçant avait déjà menacé L. de porter plainte via des messages privés sur Twitter envoyés après la première publication et dénonciation de cette pancarte. Ce qu’il semble avoir fait. Contacté, il ne confirme pas, répondant : « Ce dossier est dans les mains de la justice et c’est la justice qui décidera des suites de ce dossier ou pas. »
    Aide juridique de la Fondation des femmes

    Avertie de la convocation le vendredi 1er février, et ne voulant pas y aller seule, la professoresse, enseignante de longue date, a cherché de l’aide, qu’elle a trouvé auprès de la Fondation des Femmes, structure de soutien aux actions pour l’égalité femmes-hommes et qui lutte contre les violences faites aux femmes. La Fondation l’a aiguillée vers sa Force juridique, qui réunit plus de 150 avocat.e.s, professionnel.le.s du droit et expert.e.s bénévoles défendant les droits des femmes.

    Pour Anne-Cécile Mailfert, Président de la Fondation des Femmes, cette affaire de Rueil-Malmaison est « stratégique », tombant la même semaine que le procès pour diffamation contre six femmes ayant témoigné contre l’ex-député EELV Denis Baupin, qui attaque également France Inter et Mediapart ayant enquêté sur le sujet.

    Elle dénonce les tentatives de mise sous silence des femmes qui dénoncent le sexisme et les violences : « Un an après #MeToo, on a l’impression qu’il y a ce retour de bâton qui est très préoccupant. #MeToo a permis de libérer la parole et il faut qu’on puisse continuer à le faire dans de bonnes conditions. On ne peut pas dire d’un côté aux victimes ’allez-y parlez’, et puis de l’autre côté ’ha bah non faut pas parler sur Twitter, il ne faut porter plainte’. Et une fois qu’elles portent plainte, on vous attaque pour dénonciations calomnieuses [affaire Baupin], et quand elles parlent sur les réseaux sociaux, on leur dit qu’elles harcèlent. »

    Pour Anne-Cécile Mailfert, quelque chose ne tourne pas rond : « Dans le cas de Rueil, on prendre la plainte pour harcèlement d’un homme sexiste. Il y a probablement un officier de police qui va travailler pendant plus d’une semaine sur cette affaire. C’est vraiment un dévoiement de la justice et de la police, qui sont en train de travailler là-dessus plutôt que sur des choses plus importantes et plus graves. »

    Selon la présidente de la Fondation des Femmes, la pancarte du restaurateur va au-delà du sexisme : « Ça n’est pas juste une ’blague’ sexiste, il est allé encore plus loin. La dernière pancarte sur le GHB, ça c’est un délit puisque c’est une incitation à la commission de délit. »
    "Le dossier du monde à l’envers"

    C’est l’avocate Sophie Soubiran qui accompagnera les trois femmes au commissariat de Rueil-Malmaison. Selon elle, « c’est le dossier du monde à l’envers. On a à l’origine une personne qui fait un délit d’incitation à un crime -qui est un délit de presse puisqu’il le poste sur Facebook- le fait que le GHB est une alternative à la séduction. Il est là, le problème juridique. Qu’ensuite, des jeunes femme courageuses décident d’utiliser les réseaux sociaux pour dénoncer et faire cesser, ça se passe normalement. Là où ça ne va plus, c’est quand on commence à utiliser le droit pour les faire taire. »

    Elle dénonce le deux poids deux mesures : « Quand on connaît le traitement qui est fait aux femmes qui vont déposer plainte dans les commissariats, même s’il y a des choses qui s’améliorent, pour des vraies atteintes... ».

    Et ajoute : « Elles sont toutes les trois convoquées rapidement. Cela veut dire qu’on met en branle tout un dispositif au commissariat pour traiter la plainte de ce restaurateur qui considère qu’il n’a pas à répondre de ses actes. Il y a un problème de disproportion absolu [...] Il ne faut pas que les femmes qui prennent la parole de manière plus globale, dans ce contexte de procès Baupin, soient les victimes au carré avec l’usage du droit. »
    Une plainte pour provocation à la commission d’une infraction

    La professoresse convoquée explique avoir simplement voulu dénoncer du sexisme ordinaire, et dans le cas de son ancien élève, les attaques qu’elle subissait sur Facebook. Elle ne veut pas atteindre au commerce du restaurateur : « Je ne veux pas détruire la vie de quelqu’un, mais je ne veux pas qu’on détruise la mienne ou celles de mes élèves. »

    La vitesse avec laquelle elle a été convoquée l’interpelle, alors qu’elle-même avait porté plainte il y a deux ans pour une autre affaire dont elle vient tout juste d’avoir des nouvelles : « Là, on est convoquées en quinze jours. Il aurait suffit à ce monsieur de dire à L. et C. : ’Désolé, je ne me suis pas rendu compte, j’ai été sexiste’ et ça se serait arrêté là. »

    S’il semble que cela soit le restaurateur qui ait porté plainte, la riposte s’organise pour sa pancarte. Le collectif féministe contre le viol va déposer plainte ce jeudi 7 février pour provocation à la commission d’une infraction, délit passible d’une peine de prison.

    #police #sexisme #culture_du_viol #harcelement #backlash

  • Le silence des brebis, suite – Les Indégivrables… mais pas qu’eux
    https://www.lemonde.fr/blog/xaviergorce/2015/02/27/le-silence-des-brebis-suite

    Mon dessin Le silence des brebis a généré une polémique (modérée) sur ce site et beaucoup d’écume (buzz) sur Twitter.

    Je ne vais pas défendre ce dessin en déclarant qu’il est bon. Non pas parce que je ne le trouverais pas bon. Mais parce que ce n’est pas mon problème. Je fais un dessin par jour, je fais de mon mieux, parfois c’est bien, d’autres fois moins bien, drôle, pas drôle… Mais je ne suis pas le meilleur juge.

    En revanche, ce dessin n’est pas ce qu’on l’accuse d’être (machiste, dégueulasse, moqueur des femmes victimes) mais tout le contraire : et je vais tenter d’aider à en comprendre le sens ceux qui ont du mal à lire un dessin.

    Le dessin dit, en substance, que les femmes qui sont en couple avec un salaud violent et qui subissent (c’est à dire qui ne réagissent pas à) sa violence sont bien connes de subir. Et non pas connes d’être battues, comme semble ne pas le comprendre certains.

    Parfois (souvent), dans ce genre de cas, elles prennent sur elles-même. Soit parce qu’il y a des enfants, soit parce qu’elles aiment leur compagnon malgré tout, soit parce qu’elles pensent que la situation peut changer, soit parce qu’elles culpabilisent…

    Mais ce que dit le dessin est simple : tu subis une violence de la part de ton compagnon ? pas d’angélisme, c’est LUI le coupable. Tu n’as aucun compromis à faire pour vivre avec ça, pour « arranger » les choses, tu n’as pas à te culpabiliser. À la première malveillance, pression, soit tu lui en colles une direct, soit tu vas voir les flics, une association… Tolérance zéro ! Sinon tu pars dans un engrenage. Si tu acceptes le moindre écart, en espérant par angélisme que « ça va s’arranger », tu es perdue et oui, tu es trop conne !

    Bien sûr je ne suis pas naïf, je ne dis pas que l’on sort de cela facilement et je sais que ces femmes sont dans des situations très compliquées.

    Mais peut-on comprendre que, dans ce dessin – volontairement provocateur et outrancier, je le revendique car c’est le but du dessin de presse, si l’on veut dessiner autre chose que des Barbapapa –, il ne s’agit pas de se moquer des femmes battus mais bien de défendre une réaction de non-acceptation de ces situations ?

    Un dessin n’est pas une thèse de sociologie ou de psychologie. Il ne peut pas être subtil, argumenté, modulé. Il faut dire fort en faisant court. Très court. Un dessin est un coup de poing dans la gueule, sinon c’est une niaiserie gentillette.

    Enfin, oui, j’affirme que ce dessin est un dessin féministe !

    Publié le 27 février 2015 par Xavier Gorce
    Le silence des brebis, suite

    Mon dessin Le silence des brebis a généré une polémique (modérée) sur ce site et beaucoup d’écume (buzz) sur Twitter.

    Je ne vais pas défendre ce dessin en déclarant qu’il est bon. Non pas parce que je ne le trouverais pas bon. Mais parce que ce n’est pas mon problème. Je fais un dessin par jour, je fais de mon mieux, parfois c’est bien, d’autres fois moins bien, drôle, pas drôle… Mais je ne suis pas le meilleur juge.

    En revanche, ce dessin n’est pas ce qu’on l’accuse d’être (machiste, dégueulasse, moqueur des femmes victimes) mais tout le contraire : et je vais tenter d’aider à en comprendre le sens ceux qui ont du mal à lire un dessin.

    Le dessin dit, en substance, que les femmes qui sont en couple avec un salaud violent et qui subissent (c’est à dire qui ne réagissent pas à) sa violence sont bien connes de subir. Et non pas connes d’être battues, comme semble ne pas le comprendre certains.

    Parfois (souvent), dans ce genre de cas, elles prennent sur elles-même. Soit parce qu’il y a des enfants, soit parce qu’elles aiment leur compagnon malgré tout, soit parce qu’elles pensent que la situation peut changer, soit parce qu’elles culpabilisent…

    Mais ce que dit le dessin est simple : tu subis une violence de la part de ton compagnon ? pas d’angélisme, c’est LUI le coupable. Tu n’as aucun compromis à faire pour vivre avec ça, pour « arranger » les choses, tu n’as pas à te culpabiliser. À la première malveillance, pression, soit tu lui en colles une direct, soit tu vas voir les flics, une association… Tolérance zéro ! Sinon tu pars dans un engrenage. Si tu acceptes le moindre écart, en espérant par angélisme que « ça va s’arranger », tu es perdue et oui, tu es trop conne !

    Bien sûr je ne suis pas naïf, je ne dis pas que l’on sort de cela facilement et je sais que ces femmes sont dans des situations très compliquées.

    Mais peut-on comprendre que, dans ce dessin – volontairement provocateur et outrancier, je le revendique car c’est le but du dessin de presse, si l’on veut dessiner autre chose que des Barbapapa –, il ne s’agit pas de se moquer des femmes battus mais bien de défendre une réaction de non-acceptation de ces situations ?

    Un dessin n’est pas une thèse de sociologie ou de psychologie. Il ne peut pas être subtil, argumenté, modulé. Il faut dire fort en faisant court. Très court. Un dessin est un coup de poing dans la gueule, sinon c’est une niaiserie gentillette.

    Enfin, oui, j’affirme que ce dessin est un dessin féministe !

    Au-delà : un dessin humaniste, car il existe aussi des hommes qui subissent des agissement de femmes manipulatrices, même si cela ne se traduit pas par de la violence physique. mais ce n’est pas le propos ici.

    La provocation du dessin est de refuser l’attitude compassionnelle habituelle et humainement correcte et de dire aux victimes, toutes les victimes : ne sois pas conne (ou con), bats-toi, ne fais pas la sainte martyre, ne te victimises pas,ne te laisse pas enfermer dans une prison mentale.

    Je sais que certains n’entendront aucun de ces arguments. Je vais continuer à recevoir des commentaires sur twitter ou sur ce blog de personnes courageusement abritées derrière un pseudo pour m’accuser de m’attaquer lâchement aux plus faibles, d’être un sale macho, d’expliquer la violence par l’acceptation de la femme, tout un tas de choses qui ne sont bien sûr PAS dans ce dessin.

    Les nouveaux chevaliers d’aujourd’hui embrassent sur les réseaux des causes humanistes au grès de leurs indignations occasionnelles. Ils partent en joute contre les « méchants » supposés, bien masqués, bien anonymes. Ils se donnent le frisson de la quête vengeresse sans risque. Ils n’écoutent ni ne lisent aucun argument.

    Je ne rentrerai donc dans aucun débat supplémentaire. Je me suis expliqué. Point final.

    Et je n’accorde aucune attention à toute personne qui s’exprime sous pseudo, quoi qu’elle dise.

    PS : merci à Aurel qui résume très bien le propos dans ce post sur son blog.

    On trouve une belle enfilade de comportements masculinistes dans ce message, d’enfonçage de portes ouvertes et répétition de clichés misogynes.
    Xavier Gorce ne s’est manifestement jamais intéressé à ce sujet, ni de près ni de loin mais il as des choses à dire sur ce qu’il pense des victimes lorsqu’elles sont des femmes. Lorsque ce sont « des hommes qui subissent des agissement de femmes manipulatrices, même si cela ne se traduit pas par de la violence physique. » étrangement il ne pense pas à les traité de cons.

    Les femmes sont tuées parcequ’elles réagissent. Xavier Gorce tout comme la police, les procureurs, les juges, les voisin·nes... les regardent crevés en y ajoutant leurs crachats.
    https://seenthis.net/messages/790076
    #mansplanning #mecsplication #fraternité #déni #blâmer_la_victime #victime_blaming #inversion_patriarcale #victime #féminicide

    • C’est vraiment dégueulasse, ce que les hommes peuvent faire de pire en matière de genre. Que ce mec fasse un mauvais dessin, c’est une chose, qu’il prenne la peine de le justifier sans comprendre un des arguments correctement charpentés qu’il a dû recevoir, c’en est une autre. Imperméabilité masculine, arrogance du mec qui débarque sans modestie sur un sujet (il ne s’agit pas de devenir spécialiste : je ne m’y suis pas plongée, il suffit d’un peu de curiosité sur ça et le reste pour comprendre ce qu’est la captivité qui fait tenir les femmes). Cette position est en soi un acte anti-féministe. Le premier truc qu’on demande aux mecs qui font des « dessins féministes », c’est de ne pas se mettre eux mêmes les lauriers et de prendre la peine d’écouter des femmes qui leur répondent. (Non, il suffirait d’insulter les mecs plus machos que soi pour se distinguer et devenir un héro.)

      En plus de ce que tu notes, @mad_meg, son discours est complètement libéral, imperméable au concept de captivité et aux difficultés des personnes en situation de domination (ex : pourquoi les pauvres gèrent si mal leur argent ?). Quant à découvrir des notions féministes de base, à comprendre les injonctions que subissent les femmes, on en est loin. Le mec ne se doute pas que sa copine lui suce souvent la bite et nettoie ses chaussettes sans goût mais parce qu’elle a peur de gâcher sa vie en n’étant pas maquée avec lui (injonctions répétées par Elle : « Comment le garder en suçant comme une grosse pute »). Parce qu’on passe du temps à expliquer aux filles et puis aux femmes qu’elles doivent supporter beaucoup (service domestique, service sexuel, violence, ce dernier constituant la partie immergée d’un iceberg que ce mec ignore) pour ne pas être seule. Et qu’on ajoute à cela la volonté des hommes de garder à tout prix la servante ou le faire-valoir, les stratégies que déploient ces mecs pour accentuer l’insécurité de leurs compagnes, leurs stratégies d’intimidation quand ça ne suffit pas... complexité que cet imbécile ignore (au double sens de dédaigne et ne soupçonne pas). Sale bitasse libérale.

      #proféministes #victim_blaming

    • Le type s’était récemment illustré avec une campagne contre l’« anonymat » sur les réseaux sociaux assez digne de Philippe Val :
      https://www.europe1.fr/societe/xavier-gorce-je-ne-crois-pas-que-ca-briderait-la-liberte-que-de-donner-son-n

      Las de l’impunité sur les réseaux sociaux, le dessinateur Xavier Gorce a décidé de taper du poing sur la table. Le 10 janvier dernier, celui qui publique Les Indégivrables sur Le Monde proposait un projet de loi d’initiative citoyenne pour que tous les comptes des réseaux sociaux soient nominatifs, pour que tout puisse être dit mais que chacun assume ses paroles.

      […]

      Assumer tous ses propos. Selon l’auteur des Indégivrables, « au fur et à mesure du développement des réseaux sociaux, on voit que ce phénomène prendre de l’ampleur. » Dès lors, mettre fin à l’anonymat encouragerait les internautes à réfléchir avant de poster un message. « Je ne crois pas que ça briderait la liberté que de donner son nom. Mais à partir du moment où on a quelque chose à dire, on peut l’assumer, ça permettrait de parler en responsabilité », défend le dessinateur.

      Je ne crois pas qu’il y ait bien loin à chercher pour voir exactement la même logique à l’œuvre.

    • Dans les deux cas, avoir une institution qui s’inquiète des actes de violence, reçoit correctement les victimes et prend la peine de mettre en cause leurs agresseurs (faciles à identifier même sous pseudo) suffit bien mais non, ne faisons rien ou si peu et, surtout, blâmons les gens.

  • Beyond the Hype of Lab-Grown Diamonds
    https://earther.gizmodo.com/beyond-the-hype-of-lab-grown-diamonds-1834890351

    Billions of years ago when the world was still young, treasure began forming deep underground. As the edges of Earth’s tectonic plates plunged down into the upper mantle, bits of carbon, some likely hailing from long-dead life forms were melted and compressed into rigid lattices. Over millions of years, those lattices grew into the most durable, dazzling gems the planet had ever cooked up. And every so often, for reasons scientists still don’t fully understand, an eruption would send a stash of these stones rocketing to the surface inside a bubbly magma known as kimberlite.

    There, the diamonds would remain, nestled in the kimberlite volcanoes that delivered them from their fiery home, until humans evolved, learned of their existence, and began to dig them up.

    The epic origin of Earth’s diamonds has helped fuel a powerful marketing mythology around them: that they are objects of otherworldly strength and beauty; fitting symbols of eternal love. But while “diamonds are forever” may be the catchiest advertising slogan ever to bear some geologic truth, the supply of these stones in the Earth’s crust, in places we can readily reach them, is far from everlasting. And the scars we’ve inflicted on the land and ourselves in order to mine diamonds has cast a shadow that still lingers over the industry.

    Some diamond seekers, however, say we don’t need to scour the Earth any longer, because science now offers an alternative: diamonds grown in labs. These gems aren’t simulants or synthetic substitutes; they are optically, chemically, and physically identical to their Earth-mined counterparts. They’re also cheaper, and in theory, limitless. The arrival of lab-grown diamonds has rocked the jewelry world to its core and prompted fierce pushback from diamond miners. Claims abound on both sides.

    Growers often say that their diamonds are sustainable and ethical; miners and their industry allies counter that only gems plucked from the Earth can be considered “real” or “precious.” Some of these assertions are subjective, others are supported only by sparse, self-reported, or industry-backed data. But that’s not stopping everyone from making them.

    This is a fight over image, and when it comes to diamonds, image is everything.
    A variety of cut, polished Ada Diamonds created in a lab, including smaller melee stones and large center stones. 22.94 carats total. (2.60 ct. pear, 2.01 ct. asscher, 2.23 ct. cushion, 3.01 ct. radiant, 1.74 ct. princess, 2.11 ct. emerald, 3.11 ct. heart, 3.00 ct. oval, 3.13 ct. round.)
    Image: Sam Cannon (Earther)
    Same, but different

    The dream of lab-grown diamond dates back over a century. In 1911, science fiction author H.G. Wells described what would essentially become one of the key methods for making diamond—recreating the conditions inside Earth’s mantle on its surface—in his short story The Diamond Maker. As the Gemological Institute of America (GIA) notes, there were a handful of dubious attempts to create diamonds in labs in the late 19th and early 20th century, but the first commercial diamond production wouldn’t emerge until the mid-1950s, when scientists with General Electric worked out a method for creating small, brown stones. Others, including De Beers, soon developed their own methods for synthesizing the gems, and use of the lab-created diamond in industrial applications, from cutting tools to high power electronics, took off.

    According to the GIA’s James Shigley, the first experimental production of gem-quality diamond occurred in 1970. Yet by the early 2000s, gem-quality stones were still small, and often tinted yellow with impurities. It was only in the last five or so years that methods for growing diamonds advanced to the point that producers began churning out large, colorless stones consistently. That’s when the jewelry sector began to take a real interest.

    Today, that sector is taking off. The International Grown Diamond Association (IGDA), a trade group formed in 2016 by a dozen lab diamond growers and sellers, now has about 50 members, according to IGDA secretary general Dick Garard. When the IGDA first formed, lab-grown diamonds were estimated to represent about 1 percent of a $14 billion rough diamond market. This year, industry analyst Paul Zimnisky estimates they account for 2-3 percent of the market.

    He expects that share will only continue to grow as factories in China that already produce millions of carats a year for industrial purposes start to see an opportunity in jewelry.
    “I have a real problem with people claiming one is ethical and another is not.”

    “This year some [factories] will come up from 100,000 gem-quality diamonds to one to two million,” Zimnisky said. “They already have the infrastructure and equipment in place” and are in the process of upgrading it. (About 150 million carats of diamonds were mined last year, according to a global analysis of the industry conducted by Bain & Company.)

    Production ramp-up aside, 2018 saw some other major developments across the industry. In the summer, the Federal Trade Commission (FTC) reversed decades of guidance when it expanded the definition of a diamond to include those created in labs and dropped ‘synthetic’ as a recommended descriptor for lab-grown stones. The decision came on the heels of the world’s top diamond producer, De Beers, announcing the launch of its own lab-grown diamond line, Lightbox, after having once vowed never to sell man-made stones as jewelry.

    “I would say shock,” Lightbox Chief Marketing Officer Sally Morrison told Earther when asked how the jewelry world responded to the company’s launch.

    While the majority of lab-grown diamonds on the market today are what’s known as melee (less than 0.18 carats), the tech for producing the biggest, most dazzling diamonds continues to improve. In 2016, lab-grown diamond company MiaDonna announced its partners had grown a 6.28 carat gem-quality diamond, claimed to be the largest created in the U.S. to that point. In 2017, a lab in Augsburg University, Germany that grows diamonds for industrial and scientific research applications produced what is thought to be the largest lab-grown diamond ever—a 155 carat behemoth that stretches nearly 4 inches across. Not gem quality, perhaps, but still impressive.

    “If you compare it with the Queen’s diamond, hers is four times heavier, it’s clearer” physicist Matthias Schreck, who leads the group that grew that beast of a jewel, told me. “But in area, our diamond is bigger. We were very proud of this.”

    Diamonds can be created in one of two ways: Similar to how they form inside the Earth, or similar to how scientists speculate they might form in outer space.

    The older, Earth-inspired method is known as “high temperature high pressure” (HPHT), and that’s exactly what it sounds like. A carbon source, like graphite, is placed in a giant, mechanical press where, in the presence of a catalyst, it’s subjected to temperatures of around 1,600 degrees Celsius and pressures of 5-6 Gigapascals in order to form diamond. (If you’re curious what that sort of pressure feels like, the GIA describes it as similar to the force exerted if you tried to balance a commercial jet on your fingertip.)

    The newer method, called chemical vapor deposition (CVD), is more akin to how diamonds might form in interstellar gas clouds (for which we have indirect, spectroscopic evidence, according to Shigley). A hydrocarbon gas, like methane, is pumped into a low-pressure reactor vessel alongside hydrogen. While maintaining near-vacuum conditions, the gases are heated very hot—typically 3,000 to 4,000 degrees Celsius, according to Lightbox CEO Steve Coe—causing carbon atoms to break free of their molecular bonds. Under the right conditions, those liberated bits of carbon will settle out onto a substrate—typically a flat, square plate of a synthetic diamond produced with the HPHT method—forming layer upon layer of diamond.

    “It’s like snow falling on a table on your back porch,” Jason Payne, the founder and CEO of lab-grown diamond jewelry company Ada Diamonds, told me.

    Scientists have been forging gem-quality diamonds with HPHT for longer, but today, CVD has become the method of choice for those selling larger bridal stones. That’s in part because it’s easier to control impurities and make diamonds with very high clarity, according to Coe. Still, each method has its advantages—Payne said that HPHT is faster and the diamonds typically have better color (which is to say, less of it)—and some companies, like Ada, purchase stones grown in both ways.

    However they’re made, lab-grown diamonds have the same exceptional hardness, stiffness, and thermal conductivity as their Earth-mined counterparts. Cut, they can dazzle with the same brilliance and fire—a technical term to describe how well the diamond scatters light like a prism. The GIA even grades them according to the same 4Cs—cut, clarity, color, and carat—that gemologists use to assess diamonds formed in the Earth, although it uses a slightly different terminology to report the color and clarity grades for lab-grown stones.

    They’re so similar, in fact, that lab-grown diamond entering the larger diamond supply without any disclosures has become a major concern across the jewelry industry, particularly when it comes to melee stones from Asia. It’s something major retailers are now investing thousands of dollars in sophisticated detection equipment to suss out by searching for minute differences in, say, their crystal shape or for impurities like nitrogen (much less common in lab-grown diamond, according to Shigley).

    Those differences may be a lifeline for retailers hoping to weed out lab-grown diamonds, but for companies focused on them, they can become another selling point. The lack of nitrogen in diamonds produced with the CVD method, for instance, gives them an exceptional chemical purity that allows them to be classified as type IIa; a rare and coveted breed that accounts for just 2 percent of those found in nature. Meanwhile, the ability to control everything about the growth process allows companies like Lightbox to adjust the formula and produce incredibly rare blue and pink diamonds as part of their standard product line. (In fact, these colored gemstones have made up over half of the company’s sales since launch, according to Coe.)

    And while lab-grown diamonds boast the same sparkle as their Earthly counterparts, they do so at a significant discount. Zimnisky said that today, your typical one carat, medium quality diamond grown in a lab will sell for about $3,600, compared with $6,100 for its Earth-mined counterpart—a discount of about 40 percent. Two years ago, that discount was only 18 percent. And while the price drop has “slightly tapered off” as Zimnisky put it, he expects it will fall further thanks in part to the aforementioned ramp up in Chinese production, as well as technological improvements. (The market is also shifting in response to Lightbox, which De Beers is using to position lab-grown diamonds as mass produced items for fashion jewelry, and which is selling its stones, ungraded, at the controversial low price of $800 per carat—a discount of nearly 90 percent.)

    Zimnisky said that if the price falls too fast, it could devalue lab-grown diamonds in the eyes of consumers. But for now, at least, paying less seems to be a selling point. A 2018 consumer research survey by MVI Marketing found that most of those polled would choose a larger lab-grown diamond over a smaller mined diamond of the same price.

    “The thing [consumers] seem most compelled by is the ability to trade up in size and quality at the same price,” Garard of IGDA said.

    Still, for buyers and sellers alike, price is only part of the story. Many in the lab-grown diamond world market their product as an ethical or eco-friendly alternative to mined diamonds.

    But those sales pitches aren’t without controversy.
    A variety of lab-grown diamond products arrayed on a desk at Ada Diamonds showroom in Manhattan. The stone in the upper left gets its blue color from boron. Diamonds tinted yellow (top center) usually get their color from small amounts of nitrogen.
    Photo: Sam Cannon (Earther)
    Dazzling promises

    As Anna-Mieke Anderson tells it, she didn’t enter the diamond world to become a corporate tycoon. She did it to try and fix a mistake.

    In 1999, Anderson purchased herself a diamond. Some years later, in 2005, her father asked her where it came from. Nonplussed, she told him it came from the jewelry store. But that wasn’t what he was asking: He wanted to know where it really came from.

    “I actually had no idea,” Anderson told Earther. “That led me to do a mountain of research.”

    That research eventually led Anderson to conclude that she had likely bought a diamond mined under horrific conditions. She couldn’t be sure, because the certificate of purchase included no place of origin. But around the time of her purchase, civil wars funded by diamond mining were raging across Angola, Sierra Leone, the Democratic Republic of Congo and Liberia, fueling “widespread devastation” as Global Witness put it in 2006. At the height of the diamond wars in the late ‘90s, the watchdog group estimates that as many as 15 percent of diamonds entering the market were conflict diamonds. Even those that weren’t actively fueling a war were often being mined in dirty, hazardous conditions; sometimes by children.

    “I couldn’t believe I’d bought into this,” Anderson said.

    To try and set things right, Anderson began sponsoring a boy living in a Liberian community impacted by the blood diamond trade. The experience was so eye-opening, she says, that she eventually felt compelled to sponsor more children. Selling conflict-free jewelry seemed like a fitting way to raise money to do so, but after a great deal more research, Anderson decided she couldn’t in good faith consider any diamond pulled from the Earth to be truly conflict-free in either the humanitarian or environmental sense. While diamond miners were, by the early 2000s, getting their gems certified “conflict free” according to the UN-backed Kimberley Process, the certification scheme’s definition of a conflict diamond—one sold by rebel groups to finance armed conflicts against governments—felt far too narrow.

    “That [conflict definition] eliminates anything to do with the environment, or eliminates a child mining it, or someone who was a slave, or beaten, or raped,” Anderson said.

    And so she started looking into science, and in 2007, launching MiaDonna as one of the world’s first lab-grown diamond jewelry companies. The business has been activism-oriented from the get-go, with at least five percent of its annual earnings—and more than 20 percent for the last three years—going into The Greener Diamond, Anderson’s charity foundation which has funded a wide range of projects, from training former child soldiers in Sierra Leone to grow food to sponsoring kids orphaned by the West African Ebola outbreak.

    MiaDonna isn’t the only company that positions itself as an ethical alternative to the traditional diamond industry. Brilliant Earth, which sells what it says are carefully-sourced mined and lab-created diamonds, also donates a small portion of its profits to supporting mining communities. Other lab-grown diamond companies market themselves as “ethical,” “conflict-free,” or “world positive.” Payne of Ada Diamonds sees, in lab-grown diamonds, not just shiny baubles, but a potential to improve medicine, clean up pollution, and advance society in countless other ways—and he thinks the growing interest in lab-grown diamond jewelry will help propel us toward that future.

    Others, however, say black-and-white characterizations when it comes to social impact of mined diamonds versus lab-grown stones are unfair. “I have a real problem with people claiming one is ethical and another is not,” Estelle Levin-Nally, founder and CEO of Levin Sources, which advocates for better governance in the mining sector, told Earther. “I think it’s always about your politics. And ethics are subjective.”

    Saleem Ali, an environmental researcher at the University of Delaware who serves on the board of the Diamonds and Development Initiative, agrees. He says the mining industry has, on the whole, worked hard to turn itself around since the height of the diamond wars and that governance is “much better today” than it used to be. Human rights watchdog Global Witness also says that “significant progress” has been made to curb the conflict diamond trade, although as Alice Harle, Senior Campaigner with Global Witness told Earther via email, diamonds do still fuel conflict, particularly in the Central African Republic and Zimbabwe.

    Most industry observers seems to agree that the Kimberley Process is outdated and inadequate, and that more work is needed to stamp out other abuses, including child labor and forced labor, in the artisanal and small-scale diamond mining sector. Today, large-scale mining operations don’t tend to see these kinds of problems, according to Julianne Kippenberg, associate director for children’s rights at Human Rights Watch, but she notes that there may be other community impacts surrounding land rights and forced resettlement.

    The flip side, Ali and Levin-Nally say, is that well-regulated mining operations can be an important source of economic development and livelihood. Ali cites Botswana and Russia as prime examples of places where large-scale mining operations have become “major contributors to the economy.” Dmitry Amelkin, head of strategic projects and analytics for Russian diamond mining giant Alrosa, echoed that sentiment in an email to Earther, noting that diamonds transformed Botswana “from one of the poorest [countries] in the world to a middle-income country” with revenues from mining representing almost a third of its GDP.

    In May, a report commissioned by the Diamond Producers Association (DPA), a trade organization representing the world’s largest diamond mining companies, estimated that worldwide, its members generate nearly $4 billion in direct revenue for employees and contractors, along with another $6.8 billion in benefits via “local procurement of goods and services.” DPA CEO Jean-Marc Lieberherr said this was a story diamond miners need to do a better job telling.

    “The industry has undergone such changes since the Blood Diamond movie,” he said, referring to the blockbuster 2006 film starring Leonardo DiCaprio that drew global attention to the problem of conflict diamonds. “And yet people’s’ perceptions haven’t evolved. I think the main reason is we have not had a voice, we haven’t communicated.”

    But conflict and human rights abuses aren’t the only issues that have plagued the diamond industry. There’s also the lasting environmental impact of the mining itself. In the case of large-scale commercial mines, this typically entails using heavy machinery and explosives to bore deep into those kimberlite tubes in search of precious stones.

    Some, like Maya Koplyova, a geologist at the University of British Columbia who studies diamonds and the rocks they’re found in, see this as far better than many other forms of mining. “The environmental footprint is the fThere’s also the question of just how representative the report’s energy consumption estimates for lab-grown diamonds are. While he wouldn’t offer a specific number, Coe said that De Beers’ Group diamond manufacturer Element Six—arguably the most advanced laboratory-grown diamond company in the world—has “substantially lower” per carat energy requirements than the headline figures found inside the new report. When asked why this was not included, Rick Lord, ESG analyst at Trucost, the S&P global group that conducted the analysis, said it chose to focus on energy estimates in the public record, but that after private consultation with Element Six it did not believe their data would “materially alter” the emissions estimates in the study.

    Finally, it’s important to consider the source of the carbon emissions. While the new report states that about 40 percent of the emissions associated with mining a diamond come from fossil fuel-powered vehicles and equipment, emissions associated with growing a diamond come mainly from electric power. Today, about 68 percent of lab-grown diamonds hail from China, Singapore, and India combined according to Zimnisky, where the power is drawn from largely fossil fuel-powered grids. But there is, at least, an opportunity to switch to renewables and drive that carbon footprint way down.
    “The reality is both mining and manufacturing consume energy and probably the best thing we could do is focus on reducing energy consumption.”

    And some companies do seem to be trying to do that. Anderson of MiaDonna says the company only sources its diamonds from facilities in the U.S., and that it’s increasingly trying to work with producers that use renewable energy. Lab-grown diamond company Diamond Foundry grows its stones inside plasma reactors running “as hot as the outer layer of the sun,” per its website, and while it wouldn’t offer any specific numbers, that presumably uses more energy than your typical operation running at lower temperatures. However, company spokesperson Ye-Hui Goldenson said its Washington State ‘megacarat factory’ was cited near a well-maintained hydropower source so that the diamonds could be produced with renewable energy. The company offsets other fossil fuel-driven parts of its operation by purchasing carbon credits.

    Lightbox’s diamonds currently come from Element Six’s UK-based facilities. The company is, however, building a $94-million facility near Portland, Oregon, that’s expected to come online by 2020. Coe said he estimates about 45 percent of its power will come from renewable sources.

    “The reality is both mining and manufacturing consume energy and probably the best thing we could do is focus on reducing energy consumption,” Coe said. “That’s something we’re focused on in Lightbox.”

    In spite of that, Lightbox is somewhat notable among lab-grown diamond jewelry brands in that, in the words of Morrison, it is “not claiming this to be an eco-friendly product.”

    “While it is true that we don’t dig holes in the ground, the energy consumption is not insignificant,” Morrison told Earther. “And I think we felt very uncomfortable promoting on that.”
    Various diamonds created in a lab, as seen at the Ada Diamonds showroom in Manhattan.
    Photo: Sam Cannon (Earther)
    The real real

    The fight over how lab-grown diamonds can and should market themselves is still heating up.

    On March 26, the FTC sent letters to eight lab-grown and diamond simulant companies warning them against making unsubstantiated assertions about the environmental benefits of their products—its first real enforcement action after updating its jewelry guides last year. The letters, first obtained by JCK news director Rob Bates under a Freedom of Information Act request, also warned companies that their advertising could falsely imply the products are mined diamonds, illustrating that, even though the agency now says a lab-grown diamond is a diamond, the specific origin remains critically important. A letter to Diamond Foundry, for instance, notes that the company has at times advertised its stones as “above-ground real” without the qualification of “laboratory-made.” It’s easy to see how a consumer might miss the implication.

    But in a sense, that’s what all of this is: A fight over what’s real.
    “It’s a nuanced reality that we’re in. They are a type of diamond.”

    Another letter, sent to FTC attorney Reenah Kim by the nonprofit trade organization Jewelers Vigilance Committee on April 2, makes it clear that many in the industry still believe that’s a term that should be reserved exclusively for gems formed inside the Earth. The letter, obtained by Earther under FOIA, urges the agency to continue restricting the use of the terms “real,” “genuine,” “natural,” “precious,” and “semi-precious” to Earth-mined diamonds and gemstones. Even the use of such terms in conjunction with “laboratory grown,” the letter argues, “will create even more confusion in an already confused and evolving marketplace.”

    JVC President Tiffany Stevens told Earther that the letter was a response to a footnote in an explanatory document about the FTC’s recent jewelry guide changes, which suggested the agency was considering removing a clause about real, precious, natural and genuine only being acceptable modifiers for gems mined from the Earth.

    “We felt that given the current commercial environment, that we didn’t think it was a good time to take that next step,” Stevens told Earther. As Stevens put it, the changes the FTC recently made, including expanding the definition of diamond and tweaking the descriptors companies can use to label laboratory-grown diamonds as such, have already been “wildly misinterpreted” by some lab-grown diamond sellers that are no longer making the “necessary disclosures.”

    Asked whether the JVC thinks lab-grown diamonds are, in fact, real diamonds, Stevens demurred.

    “It’s a nuanced reality that we’re in,” she said. “They are a type of diamond.”

    Change is afoot in the diamond world. Mined diamond production may have already peaked, according to the 2018 Bain & Company report. Lab diamonds are here to stay, although where they’re going isn’t entirely clear. Zimnisky expects that in a few years—as Lightbox’s new facility comes online and mass production of lab diamonds continues to ramp up overseas—the price industry-wide will fall to about 80 percent less than a mined diamond. At that point, he wonders whether lab-grown diamonds will start to lose their sparkle.

    Payne isn’t too worried about a price slide, which he says is happening across the diamond industry and which he expects will be “linear, not exponential” on the lab-grown side. He points out that lab-grown diamond market is still limited by supply, and that the largest lab-grown gems remain quite rare. Payne and Zimnisky both see the lab-grown diamond market bifurcating into cheaper, mass-produced gems and premium-quality stones sold by those that can maintain a strong brand. A sense that they’re selling something authentic and, well, real.

    “So much has to do with consumer psychology,” Zimnisky said.

    Some will only ever see diamonds as authentic if they formed inside the Earth. They’re drawn, as Kathryn Money, vice president of strategy and merchandising at Brilliant Earth put it, to “the history and romanticism” of diamonds; to a feeling that’s sparked by holding a piece of our ancient world. To an essence more than a function.

    Others, like Anderson, see lab-grown diamonds as the natural (to use a loaded word) evolution of diamond. “We’re actually running out of [mined] diamonds,” she said. “There is an end in sight.” Payne agreed, describing what he sees as a “looming death spiral” for diamond mining.

    Mined diamonds will never go away. We’ve been digging them up since antiquity, and they never seem to lose their sparkle. But most major mines are being exhausted. And with technology making it easier to grow diamonds just as they are getting more difficult to extract from the Earth, the lab-grown diamond industry’s grandstanding about its future doesn’t feel entirely unreasonable.

    There’s a reason why, as Payne said, “the mining industry as a whole is still quite scared of this product.” ootprint of digging the hole in the ground and crushing [the rock],” Koplyova said, noting that there’s no need to add strong acids or heavy metals like arsenic (used in gold mining) to liberate the gems.

    Still, those holes can be enormous. The Mir Mine, a now-abandoned open pit mine in Eastern Siberia, is so large—reportedly stretching 3,900 feet across and 1,700 feet deep—that the Russian government has declared it a no-fly zone owing to the pit’s ability to create dangerous air currents. It’s visible from space.

    While companies will often rehabilitate other land to offset the impact of mines, kimberlite mining itself typically leaves “a permanent dent in the earth’s surface,” as a 2014 report by market research company Frost & Sullivan put it.

    “It’s a huge impact as far as I’m concerned,” said Kevin Krajick, senior editor for science news at Columbia University’s Earth Institute who wrote a book on the discovery of diamonds in far northern Canada. Krajick noted that in remote mines, like those of the far north, it’s not just the physical hole to consider, but all the development required to reach a previously-untouched area, including roads and airstrips, roaring jets and diesel-powered trucks.

    Diamonds grown in factories clearly have a smaller physical footprint. According to the Frost & Sullivan report, they also use less water and create less waste. It’s for these reasons that Ali thinks diamond mining “will never be able to compete” with lab-grown diamonds from an environmental perspective.

    “The mining industry should not even by trying to do that,” he said.

    Of course, this is capitalism, so try to compete is exactly what the DPA is now doing. That same recent report that touted the mining industry’s economic benefits also asserts that mined diamonds have a carbon footprint three times lower than that of lab-grown diamonds, on average. The numbers behind that conclusion, however, don’t tell the full story.

    Growing diamonds does take considerable energy. The exact amount can vary greatly, however, depending on the specific nature of the growth process. These are details manufacturers are typically loathe to disclose, but Payne of Ada Diamonds says he estimates the most efficient players in the game today use about 250 kilowatt hour (kWh) of electricity per cut, polished carat of diamond; roughly what a U.S. household consumes in 9 days. Other estimates run higher. Citing unnamed sources, industry publication JCK Online reported that a modern HPHT run can use up to 700 kWh per carat, while CVD production can clock in north of 1,000 kWh per carat.

    Pulling these and several other public-record estimates, along with information on where in the world today’s lab diamonds are being grown and the energy mix powering the producer nations’ electric grids, the DPA-commissioned study estimated that your typical lab-grown diamond results in some 511 kg of carbon emissions per cut, polished carat. Using information provided by mining companies on fuel and electricity consumption, along with other greenhouse gas sources on the mine site, it found that the average mined carat was responsible for just 160 kg of carbon emissions.

    One limitation here is that the carbon footprint estimate for mining focused only on diamond production, not the years of work entailed in developing a mine. As Ali noted, developing a mine can take a lot of energy, particularly for those sited in remote locales where equipment needs to be hauled long distances by trucks or aircraft.

    There’s also the question of just how representative the report’s energy consumption estimates for lab-grown diamonds are. While he wouldn’t offer a specific number, Coe said that De Beers’ Group diamond manufacturer Element Six—arguably the most advanced laboratory-grown diamond company in the world—has “substantially lower” per carat energy requirements than the headline figures found inside the new report. When asked why this was not included, Rick Lord, ESG analyst at Trucost, the S&P global group that conducted the analysis, said it chose to focus on energy estimates in the public record, but that after private consultation with Element Six it did not believe their data would “materially alter” the emissions estimates in the study.

    Finally, it’s important to consider the source of the carbon emissions. While the new report states that about 40 percent of the emissions associated with mining a diamond come from fossil fuel-powered vehicles and equipment, emissions associated with growing a diamond come mainly from electric power. Today, about 68 percent of lab-grown diamonds hail from China, Singapore, and India combined according to Zimnisky, where the power is drawn from largely fossil fuel-powered grids. But there is, at least, an opportunity to switch to renewables and drive that carbon footprint way down.
    “The reality is both mining and manufacturing consume energy and probably the best thing we could do is focus on reducing energy consumption.”

    And some companies do seem to be trying to do that. Anderson of MiaDonna says the company only sources its diamonds from facilities in the U.S., and that it’s increasingly trying to work with producers that use renewable energy. Lab-grown diamond company Diamond Foundry grows its stones inside plasma reactors running “as hot as the outer layer of the sun,” per its website, and while it wouldn’t offer any specific numbers, that presumably uses more energy than your typical operation running at lower temperatures. However, company spokesperson Ye-Hui Goldenson said its Washington State ‘megacarat factory’ was cited near a well-maintained hydropower source so that the diamonds could be produced with renewable energy. The company offsets other fossil fuel-driven parts of its operation by purchasing carbon credits.

    Lightbox’s diamonds currently come from Element Six’s UK-based facilities. The company is, however, building a $94-million facility near Portland, Oregon, that’s expected to come online by 2020. Coe said he estimates about 45 percent of its power will come from renewable sources.

    “The reality is both mining and manufacturing consume energy and probably the best thing we could do is focus on reducing energy consumption,” Coe said. “That’s something we’re focused on in Lightbox.”

    In spite of that, Lightbox is somewhat notable among lab-grown diamond jewelry brands in that, in the words of Morrison, it is “not claiming this to be an eco-friendly product.”

    “While it is true that we don’t dig holes in the ground, the energy consumption is not insignificant,” Morrison told Earther. “And I think we felt very uncomfortable promoting on that.”
    Various diamonds created in a lab, as seen at the Ada Diamonds showroom in Manhattan.
    Photo: Sam Cannon (Earther)
    The real real

    The fight over how lab-grown diamonds can and should market themselves is still heating up.

    On March 26, the FTC sent letters to eight lab-grown and diamond simulant companies warning them against making unsubstantiated assertions about the environmental benefits of their products—its first real enforcement action after updating its jewelry guides last year. The letters, first obtained by JCK news director Rob Bates under a Freedom of Information Act request, also warned companies that their advertising could falsely imply the products are mined diamonds, illustrating that, even though the agency now says a lab-grown diamond is a diamond, the specific origin remains critically important. A letter to Diamond Foundry, for instance, notes that the company has at times advertised its stones as “above-ground real” without the qualification of “laboratory-made.” It’s easy to see how a consumer might miss the implication.

    But in a sense, that’s what all of this is: A fight over what’s real.
    “It’s a nuanced reality that we’re in. They are a type of diamond.”

    Another letter, sent to FTC attorney Reenah Kim by the nonprofit trade organization Jewelers Vigilance Committee on April 2, makes it clear that many in the industry still believe that’s a term that should be reserved exclusively for gems formed inside the Earth. The letter, obtained by Earther under FOIA, urges the agency to continue restricting the use of the terms “real,” “genuine,” “natural,” “precious,” and “semi-precious” to Earth-mined diamonds and gemstones. Even the use of such terms in conjunction with “laboratory grown,” the letter argues, “will create even more confusion in an already confused and evolving marketplace.”

    JVC President Tiffany Stevens told Earther that the letter was a response to a footnote in an explanatory document about the FTC’s recent jewelry guide changes, which suggested the agency was considering removing a clause about real, precious, natural and genuine only being acceptable modifiers for gems mined from the Earth.

    “We felt that given the current commercial environment, that we didn’t think it was a good time to take that next step,” Stevens told Earther. As Stevens put it, the changes the FTC recently made, including expanding the definition of diamond and tweaking the descriptors companies can use to label laboratory-grown diamonds as such, have already been “wildly misinterpreted” by some lab-grown diamond sellers that are no longer making the “necessary disclosures.”

    Asked whether the JVC thinks lab-grown diamonds are, in fact, real diamonds, Stevens demurred.

    “It’s a nuanced reality that we’re in,” she said. “They are a type of diamond.”

    Change is afoot in the diamond world. Mined diamond production may have already peaked, according to the 2018 Bain & Company report. Lab diamonds are here to stay, although where they’re going isn’t entirely clear. Zimnisky expects that in a few years—as Lightbox’s new facility comes online and mass production of lab diamonds continues to ramp up overseas—the price industry-wide will fall to about 80 percent less than a mined diamond. At that point, he wonders whether lab-grown diamonds will start to lose their sparkle.

    Payne isn’t too worried about a price slide, which he says is happening across the diamond industry and which he expects will be “linear, not exponential” on the lab-grown side. He points out that lab-grown diamond market is still limited by supply, and that the largest lab-grown gems remain quite rare. Payne and Zimnisky both see the lab-grown diamond market bifurcating into cheaper, mass-produced gems and premium-quality stones sold by those that can maintain a strong brand. A sense that they’re selling something authentic and, well, real.

    “So much has to do with consumer psychology,” Zimnisky said.

    Some will only ever see diamonds as authentic if they formed inside the Earth. They’re drawn, as Kathryn Money, vice president of strategy and merchandising at Brilliant Earth put it, to “the history and romanticism” of diamonds; to a feeling that’s sparked by holding a piece of our ancient world. To an essence more than a function.

    Others, like Anderson, see lab-grown diamonds as the natural (to use a loaded word) evolution of diamond. “We’re actually running out of [mined] diamonds,” she said. “There is an end in sight.” Payne agreed, describing what he sees as a “looming death spiral” for diamond mining.

    Mined diamonds will never go away. We’ve been digging them up since antiquity, and they never seem to lose their sparkle. But most major mines are being exhausted. And with technology making it easier to grow diamonds just as they are getting more difficult to extract from the Earth, the lab-grown diamond industry’s grandstanding about its future doesn’t feel entirely unreasonable.

    There’s a reason why, as Payne said, “the mining industry as a whole is still quite scared of this product.”

    #dimants #Afrique #technologie #capitalisme

  • A Paris, des classes moyennes en voie de disparition
    https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2019/06/11/a-paris-des-classes-moyennes-en-voie-de-disparition_5474562_4811534.html

    Berlin tente une solution : En Allemagne les régions politiques (Land) sont compétents pour le contrôle des loyers. Afin d’arrêter leur augmentation explosive la ville de Berlin bloque les loyers pendant cinq ans. Cette mesure sera rétroactive pour éviter les augmentations abusives suite à l’annonce de la loi municipale. D’autres mesures visent à obliger les propriétaires de baisser les loyers actuels qui dépassent le seuil défini dans le Mietspiegel , un état des lieux élaboré régulièrement par le gouvernement municipal en collaboration avec les associations de bailleurs et de de locataires.

    Cette initiative est devenue possible parce que le parti social-démocrate SPD craint les élections municipales à venir. Il a donc cédé aux arguments du parti de gauche Die Linke qui forme le gouvernement aves le SPD et les écologistes Die Grünen . En même temps une intitiative très populaire revendique l’application aux grandes sociétés immobilières du paragraphe de la constitution allemande qui autorise des nationalisations d’entreprises privées. Nous nous trouvons dans une situation exceptionelle où l’introduction de mesures qui rejettent l’idéologie néolibérale est possible.

    Dans les autres régions allemandes l’emprise du néolibéralisme sur les partis politiques est totale. Seulement Die Linke fait exception à cette règle, mais il est trop faible ailleurs pour obtenir des solutions efficaces contre la résistance de tous les partis et associations majoritaires. Avec un peu de chance l’exemple berlinois encouragera quand même d’autres gouvernements régionaux à prendre des décisions comparables.

    Avec la flambée des prix immobiliers qu’elle connaît, comme beaucoup de grandes métropoles, la ville de Paris voit s’éloigner de plus en plus les familles des classes moyennes.

    Par Soazig Le Nevé Publié le 11 juin 2019 - « Paris est une ville où on laisse des plumes. Il faut se battre pour y habiter. » A 37 ans, Florence et son conjoint, Alban, ont quitté le ring « après avoir bataillé pendant des années pour y rester ». Les 5 000 euros de revenus, « dans les bons mois », de ce couple de travailleurs indépendants dans le domaine de la communication n’auront donc pas suffi.

    « Quand le propriétaire de notre appartement est décédé, on avait le choix : soit de racheter le bien au prix de 700 000 euros, ce qui était impossible pour nous, ou de repartir dans une recherche immobilière monstrueuse, vu notre profil d’indépendants, relate Florence, qui payait jusque-là 1 700 euros de loyer pour un trois-pièces dans le 9e arrondissement. Nos parents sont retraités de la fonction publique, mais ça ne suffisait pas comme garants, et parce qu’ils ont plus de 70 ans, c’était même un handicap auprès des bailleurs. » Froidement, elle en tire une conclusion : « En tant qu’enfant de la classe moyenne, je n’ai plus ma place à Paris. »
    Lire aussi « Libertés, égalité, viabilité : la ville-monde face aux défis du siècle » : une conférence « Le Monde » Cities à Paris

    Le couple vient d’emménager à Montbard (Côte-d’Or), une ville bourguignonne de 5 500 habitants située sur la ligne TGV Paris-Dijon. Un changement radical pour le couple, qui fait pourtant partie de la fourchette haute de la classe moyenne, constituée, selon l’Insee, de toutes les personnes dont le revenu disponible est situé entre 1 350 euros et 2 487 euros par mois. « Au final, c’est un vrai soulagement, j’ai le sentiment d’être descendue d’un manège infernal », souffle la jeune femme.

    Professeure de sciences de la vie et de la terre dans un collège du 14e arrondissement de Paris, Karine a déménagé dans le Val-de-Marne fin 2018. Séparée de son mari en 2016, elle a dû revendre l’appartement qu’ils occupaient avec leurs deux enfants, à quelques encablures de son établissement scolaire. « Je me suis retrouvée seule à assumer la charge de la famille, sans pension alimentaire. J’ai loué un trois-pièces 1 600 euros auprès d’un particulier, car les agences immobilières écartaient mon dossier au motif que je ne gagnais pas trois fois le montant du loyer », détaille Karine, qui gagne 2 800 euros par mois. Mais, très vite, « le reste à vivre » de la famille s’étiole.

    L’attente devient interminable pour un logement social. Après deux propositions finalement avortées, à Paris et à Issy-les-Moulineaux, c’est à Villejuif que Karine et ses enfants finissent par poser leurs valises. « Je vis une nouvelle vie. Je redécouvre ce que sont les rapports avec des gens moins favorisés que moi, mais aussi des nuisances sonores que je ne connaissais plus », confie, « aigrie », celle pour qui emménager à Paris au début de sa carrière avait été « un saut qualitatif ».
    Bientôt 10 000 euros le mètre carré

    La capitale est-elle toujours en mesure de loger des enseignants, des infirmiers, des indépendants, des commerçants ou de petits entrepreneurs ? Ni pauvre ni riche, la classe moyenne y a-t-elle encore droit de cité ? A Paris, le montant des loyers a augmenté de 1,4 % en 2018 et de 2,9 % en cas de changement de locataire, soit une hausse supérieure à celle des quatre années précédentes, souligne l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP).

    A l’achat, le coût du mètre carré s’est accru, lui, de 6,4 % en un an et atteint, en moyenne, 9 680 euros, selon les chiffres des notaires et de l’Insee publiés fin mai. D’ici au mois de juillet, il devrait même approcher des 10 000 euros (9 990 euros), en hausse de 27 % depuis mai 2015. Désormais, plus aucun arrondissement n’est à moins de 8 000 euros le mètre carré. Fait nouveau, les quartiers populaires connaissent aussi une envolée des prix : + 13,8 % dans le 19e arrondissement, + 11,4 % dans le 10e. Mais aussi la petite couronne, avec une progression de 4,2 %, voire 4,9 % en Seine-Saint-Denis.

    Avec ses 105 km², Paris intra-muros attire des populations aux profils de plus en plus contrastés, les très riches s’établissant dans « l’ancien » et les très pauvres dans des logements sociaux. L’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) de la région Ile-de-France note un accroissement significatif des ménages les plus aisés dans les 7e et 8e arrondissements.

    L’enrichissement touche également des quartiers proches, « par un effet de diffusion et de consolidation des territoires de la richesse », observe-t-il dans une étude parue début juin consacrée à la gentrification et à la paupérisation en Ile-de-France. Entre 2001 et 2015, la part des ménages très aisés s’est fortement accrue (+ 5 points) dans les 2e et 3e arrondissements, et sensiblement (de 2 à 3 points) dans les 17e, 4e et 1er arrondissements. Les ménages aisés, souvent cadres de profession, investissent aussi les quartiers populaires du nord de Paris. C’est dans le 18e arrondissement que le phénomène est le plus marqué : la part de ménages riches à très riches s’est accrue de 3,6 points et celle relevant des ménages les plus pauvres a baissé d’autant.
    « Un repaire pour super-riches »

    « Si vous faites partie de la classe moyenne, lorsque vous êtes majeur, il faudrait vous inscrire aussitôt sur la liste pour obtenir un logement social !, ironise Martin Omhovère, directeur du département habitat de l’IAU [Institut d’aménagement et d’urbanisme]. Au-delà des prix, le parc de logements parisien n’est pas fait pour les familles des classes moyennes. A 50 %, il se compose d’habitations d’une ou deux pièces, ce qui ne correspond pas aux aspirations d’un couple avec enfants. »

    « Paris est en train de devenir un repaire pour super-riches, corrobore Emmanuel Trouillard, géographe chargé d’études sur le logement à l’IAU. Des familles s’en vont, des écoles ferment dans les arrondissements du centre de la capitale… Le problème de Paris, c’est de maintenir l’accès des classes moyennes au logement intermédiaire et au logement social. »

    Une gageure, même si la ville se targue d’offrir aujourd’hui plus de 20 % de logements sociaux, contre 13 % seulement en 2001, souligne Emilie Moreau, pilote des études sociétales à l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR). Fin 2017, sur plus de 244 000 ménages inscrits comme demandeurs d’un logement social intra-muros, 134 964 étaient déjà des Parisiens. Combien parmi eux finiront-ils par s’établir en dehors de la capitale ?

    « Les très riches à Paris sont plus riches que les très riches à l’échelle du pays. Mais les classes moyennes qui touchent le smic, elles, n’ont pas de primes particulières lorsqu’elles vivent à Paris », relève Robin Rivaton, entrepreneur et auteur de La Ville pour tous (2019, Editions de l’Observatoire). Résultat : « Des professions essentielles au fonctionnement de la métropole, tels les enseignants, les infirmiers ou les policiers, se retrouvent avec de réelles difficultés pour se loger dans la capitale. Difficultés que leurs collègues en province ne rencontrent absolument pas. »

    Une nouvelle catégorie de population tire son épingle de ce jeu immobilier : les touristes. A la faveur du succès des plates-formes comme Airbnb ou Abritel, un marché parallèle s’est créé, venant assécher un peu plus l’offre locative privée. « Airbnb tue beaucoup de quartiers. En quatre ans, le marché locatif traditionnel a perdu 20 000 logements », dénonce Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris chargé du logement.

    L’élu pointe aussi les 100 000 logements vacants et les 100 000 résidences secondaires (en hausse de 40 % en cinq ans) que compte la capitale, sujet d’autant plus brûlant qu’il existe très peu de possibilités pour construire du neuf dans une ville déjà saturée. « Il faudrait réquisitionner les immeubles vides, mais ce droit relève du préfet et non du maire », précise Ian Brossat, qui appelle à une redistribution des compétences. Pour l’heure, l’élu mise sur le retour – après deux ans de suspension – de l’encadrement des loyers qui devrait « donner un appel d’air aux classes moyennes ». A condition, toutefois, que les bailleurs ne choisissent pas exclusivement les locataires aux revenus les plus élevés.

    #France #Paris #urbanisme #Stadtentwicklung #nantis #gentrification

  • Après l’arrêt de Paye Ta Shnek, il nous faudrait un « Paye Ton Féminisme » | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/179034/arret-paye-ta-shnek-tumblr-violences-sexuelles-engagement-feminisme

    Ce Tumblr, qui publiait depuis sept ans des témoignages de victimes de violences sexuelles, a été un espace et un moment essentiel entre l’affaire DSK et MeToo.

    Après sept années d’existence, Paye Ta Shnek s’arrête. Ce Tumblr, qui publiait les témoignages anonymes de femmes confrontées au harcèlement de rue, voire à des agressions sexuelles, était tenu par Anaïs Bourdet. Ou plutôt devrais-je dire Queen Anaïs, tellement j’apprécie son travail (allez écouter son interview). L’effet de liste de ces interpellations sexuelles et sexistes est saisissant. Et totalement étouffant.

    Anaïs Bourdet a expliqué qu’elle ne supportait plus de faire ce travail. « Je n’en peux plus. Je n’y arrive plus. Je n’arrive plus à lire vos témoignages et à les digérer en plus des violences que je vis dès que je mets le pied dehors. La colère que j’ai accumulée en presque sept ans me bouffe. » Contrairement à ce qu’on pourrait penser de l’extérieur, ce genre de démarche demande un véritable engagement. Il ne s’agit pas seulement de copier-coller des témoignages. Il faut les encaisser, il faut gérer l’afflux énorme de mots, de douleurs, de violence, il faut le cas échéant orienter les femmes vers des associations, être là, présente, tout en gardant une distance pour se préserver, et faire tout cela sans jamais avoir été formée.

    Anaïs est graphiste free-lance. On ne lui a pas appris à gérer la souffrance des autres, et celle que cela pouvait engendrer chez elle. Et puis, la plupart du temps, le travail ne s’arrête pas là. On prend du temps pour participer à des rencontres, des tables rondes, des conférences. Et là, c’est un investissement de temps qui pose la question du militantisme. Comment gérer une vie professionnelle souvent précaire et un engagement qui pourrait prendre toute la place mais qui est effectué gratuitement ?

    Ensuite, il y a la conscience d’un écart qui se creuse. L’écart entre l’investissement que l’on fait et les progrès réels de la cause défendue. Anaïs Bourdet, dans son texte de fermeture de Paye Ta Shnek, dit : « Rien n’a changé, les hommes sont toujours aussi violents. Oui, les hommes. J’ai bien dit les hommes. Toujours trop nombreux à nous traumatiser, toujours pas assez nombreux à nous aider pour que ça pèse dans la balance. […] J’ai passé ces sept dernières années, avec vous, à tout donner pour faire reculer ces violences, aux côtés des assos et collectifs qui se bastonnent aussi sur le sujet, et je n’ai pas réussi à observer le moindre recul. Oui, c’est un constat d’échec. »

    Cette année, dans les cercles féministes, on a de plus en plus parlé de « burn-out militant ». Cette année sans doute aussi parce que le backlash s’est organisé. Parce qu’être une militante féministe sur internet devient de plus en plus difficile face aux cyber-harcèlements organisés par les adversaires qui veulent faire disparaître la parole féministe du web.

    C’est comme si nous nous retrouvions coincées entre d’un côté les violences que nous lisons, dépositaires de ce que subissent les femmes, et de l’autre les violences qui consistent à nous empêcher de parler des premières. Il nous faudrait peut-être un espace qu’on appellerait « Paye Ton Féminisme » où chacune pourrait témoigner de ce qu’elle se mange en raison de son engagement féministe.

    En attendant, on a pris l’habitude de ces messages publiés sur internet expliquant qu’unetelle a décidé de disparaître quelque temps, qu’elle a besoin de s’occuper d’elle, de se protéger. Heureusement, il y en a toujours d’autres pour venir prendre la relève, occuper l’espace, relancer une initiative. La semaine où j’ai appris l’arrêt de Paye Ta Shnek, j’ai rencontré la créatrice du compte Instagram T’as pensé à ? qui publie des témoignages sur la charge mentale, mais pas que : elle m’a dit qu’elle aussi se trouvait confrontée à des histoires de violences conjugales. Elle a lancé son compte il y a quelques mois, elle est la première surprise par son succès. Alors elle veut agir, être utile au plus de femmes possible. Quand l’une s’en va, l’autre arrive (même si Anaïs continue d’animer YESSS, un podcast féministe qui se concentre sur les victoires). Autant dire que les masculinistes ne sont pas prêts d’être débarrassés de nous.
    La liste de témoignages anonymes, une idée géniale

    Si je prends le temps d’évoquer Paye Ta Shnek, c’est parce que ce blog aura été un moment important dans le féminisme récent. Le féminisme sort du purgatoire au moment de l’affaire DSK –en partie d’ailleurs grâce aux alliés de DSK. Les entendre partout dans les médias répéter qu’il s’agit d’un homme parfait, que tout cela c’est de la gauloiserie et que les Américain·es sont vraiment trop puritain·es, a révélé l’extraordinaire complaisance de notre société envers les violences sexuelles.

    À ce moment-là, en privé, entre ami·es, on commence à parler des violences sexuelles que chacun·e a subies. Arrive alors Paye Ta Shnek qui a cette idée géniale de la liste de témoignages anonymes pour montrer l’universalité du phénomène et qu’il n’est pas limité à certains quartiers ou milieux, mais qu’il se retrouve dans toute la France.

    À la suite de Paye Ta Shnek, d’autres blogs s’ouvrent, sur le même principe. Par catégorie professionnelle, les femmes témoignent. Les avocates, les étudiantes, les assistantes parlementaires. C’est aussi pour cela que c’est un peu absurde de dire que la parole s’est libérée au moment de MeToo. C’est un processus qui s’est fait par étapes. Et puis, précisément, il y a eu Me Too qui a franchi un cap : il ne s’agissait plus de témoigner de façon anonyme, mais en son nom propre, via son compte Facebook ou Twitter.

    Le processus de prise de parole et de prise de conscience n’est évidemment pas achevé. Mais Paye Ta Shnek a été un espace et un moment essentiel entre DSK et MeToo. Grâce lui soit rendue.

  • La Tunisie rattrapée par le terrorisme et le grand âge de son président
    https://www.mediapart.fr/journal/international/270619/la-tunisie-rattrapee-par-le-terrorisme-et-le-grand-age-de-son-president

    La Tunisie a été frappée jeudi 27 juin par un double attentat suicide contre des policiers. Le même jour, le président Beji Caïd Essebsi, âgé de 92 ans, a dû être hospitalisé en urgence après un grave malaise, braquant le projecteur sur une spécificité maghrébine : la santé fragile des dirigeants du #MAGHREB, qui est un tabou.

    #Tunisie,_Beji_Caid_Essebsi,_attentats,_présidentielle

  • Le phénomène ThinkerView ou le triomphe de l’info non-formatée
    https://www.marianne.net/medias/le-phenomene-thinkerview-ou-le-triomphe-de-l-info-non-formatee

    Attirant des centaines de milliers d’internautes, ThinkerView se pose en "anti-chaîne info" et semble surtout répondre à un besoin inassouvi de comprendre la complexité du monde.

    C’est devenu une sorte de must de l’interview. Un endroit privilégié où l’on s’adresse à ceux qui ne regardent plus la télé. En témoigne le geste d’Edwy Plenel annonçant le 24 mai qu’il profite de son passage sur ThinkerView pour lancer une offre d’abonnement à Mediapart, avec un accès gratuit le week-end suivant son intervention en direct. Un signe marketing de l’intérêt porté à « la chaîne qui monte », comme l’a qualifiée l’ex-directeur de la rédaction du Monde. L’influence médiatique a dérivé vers le Web, et une chaîne YouTube peut connaître plus de retentissement que tout autre canal. Alain Juillet en fut sidéré après sa visite en 2018 dans le décor noir à la lumière soignée de ThinkerView. « J’ai été invité par l’intermédiaire d’amis qui travaillent dans l’intelligence économique et qui m’ont incité à accepter, confie cet ancien directeur du renseignement à la DGSE. En arrivant dans la cave faisant office de studio, je me suis demandé ce que je faisais là. Mais j’ai découvert un monde à l’impact effarant. J’avais déjà fait des passages télé, mais jamais connu ça. Des gens m’arrêtent depuis dans la rue parce qu’ils m’ont vu sur ThinkerView. »

    Son interview, un panorama de la géopolitique mondiale, approche les 900 000 vues. Pour plus de deux heures de décryptage, ce que l’on ne voit nulle part ailleurs. Un livre atteste l’effet ThinkerView : Crépuscule, de Juan Branco. Best-seller de ce printemps, il est numéro un des ventes dès sa sortie. Ignoré par les médias mainstream, ce pamphlet contre la Macronie est paru une semaine après que son auteur s’est retrouvé dans le fauteuil de l’interviewé. « Il est impossible de mesurer l’impact sur les ventes mais l’effet amplificateur paraît évident », remarque Florent Massot, coéditeur de Crépuscule. Branco a rapidement accumulé plus de 1 million de vues, l’audience record de la chaîne, supérieure à celle de bon nombre de programmes de télévision. Mais dans ce format long qui parvient à captiver l’auditoire. « Thinker view, c’est l’antichaîne info », estime Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, invité pour des entretiens où il explique comment la propagande fausse notre vision des conflits. Avec une liberté de ton rare.

    « L’intervieweur pose des questions simples auxquelles on peut répondre de façon directe », résume l’analyste. ThinkerView, c’est d’abord cet intervieweur qui n’apparaît pas à l’écran et se fait appeler Sky. Il refuse de nous rencontrer et déclare quand on lui demande d’où il vient : « Tu ne vas rien savoir sur moi. » Pas même son identité. On découvrira toutefois qu’il est un fils de médecin, d’une quarantaine d’années, qui ne dément pas se prénommer Bertrand. La page Wikipédia de ThinkerView lui accole le nom de « Calinou », patronyme à l’imaginaire affectueux renvoyant à une culture revendiquée par Sky, celle des hackeurs.
    Rejet du journalisme du "star system"

    « Ce milieu écrit sous pseudo depuis que les journalistes de reflets.info ont été menacés de mort et convoqués à la DGSE pour avoir enquêté sur la surveillance numérique, rappelle Fabrice Epelboin, spécialiste du Web qui enseigne à Sciences-Po et publia sur Reflets. Je connais Bertrand depuis longtemps, mais, réflexe typique de hackeur pour ne pas mettre l’autre en danger, je ne veux pas savoir son nom. Il a raison de ne pas le divulguer, et ça s’inscrit dans son rejet en bloc du journalisme du star system. »

    Ledit Bertrand « n’aime pas les journalistes ». Du moins ceux d’aujourd’hui, car il « regrette le temps où les gens prenaient le temps de se parler », comme dans « Italiques », l’émission de l’ORTF à laquelle participait Marc Ullmann. Ce journaliste, décédé en 2014, apparaît comme son mentor. Il l’a accueilli au Club des vigilants, un think tank créé en 1999 avec le but d’apprivoiser l’avenir en agissant pour le mieux afin d’éviter le pire. Là où Bertrand imagina ThinkerView, lancé en 2013 avec l’aide d’amis travaillant comme lui dans la sécurité informatique et le soutien de Marc Ullmann.

    Le premier interviewé fut Jacques Blamont, pionnier de la recherche spatiale et auteur d’Introduction au siècle des menaces. Dans sa vidéo inaugurale, il parle d’ « une humanité qui va dans le mur » alors que la technologie avance à une vitesse exponentielle inédite. « Le genre de considérations qui échappe totalement au public », soulignait cet octogénaire, répondant aux objectifs de ThinkerView : « Ecouter les points de vue peu médiatisés afin d’élargir nos prismes de lecture » et « appréhender toute la complexité des enjeux actuels et futurs de notre monde. »

    « C’est une chaîne lanceuse d’alerte », considère Stéphanie Gibaud, qui a consacré un livre (la traque des lanceurs d’alerte, Max Milo Editions) aux poursuites dont sont victimes ceux qui ont déclenché l’alarme. Invitée à ThinkerView en juin 2017, elle appréciait déjà ce « média qui pousse à la réflexion en présentant des regards inhabituels. On y découvre la collapsologie, les dysfonctionnements de notre système économique, mais aussi des esquisses de solution pour le futur ». Depuis six ans, plus de 150 interviews ont été réalisées, avec dès la troisième, l’apparition d’un logo représentant un cygne noir. Une référence à la théorie selon laquelle un événement aussi rare qu’imprévisible peut avoir des conséquences colossales.
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    Comme à la recherche de ces tournants clés, ThinkerView accueille une large palette d’invités. Un banquier peut annoncer que « la réalité du risque est camouflée à tous les niveaux » d’un système financier où l’on joue déraisonnablement sur les effets de levier. Le ministre conseiller de l’ambassade de Russie se voit interroger sur l’usine à trolls qui s’activa depuis son pays à influencer des élections à l’étranger. Des experts en énergie nous informent sur la réalité du pétrole de schiste, et des hackeurs, sur la possibilité d’une cyberdictature. Un policier apporte son expérience dans la lutte contre le terrorisme, un ingénieur avertit de l’impasse écologique où nous mène le high-tech, un taxi dénonce le sacrifice de sa profession, un général explique pourquoi la guerre revient tandis qu’un illustre physicien livre un cours magistral sur le boson de Higgs. Autant d’intervenants qui font dire aux fidèles de la chaîne qu’elle relève du service public. « La diversité et la qualité des invités qui ont le temps de développer une pensée complexe me permettent de mieux saisir ce monde dans lequel on vit », note Jean-Philippe, un artisan de 52 ans.
    Démarche de hackeur

    On peut s’étonner que ThinkerView ait su attirer depuis ses débuts des personnalités qui vont de l’homme d’affaires libanais Michel Eléftériadès au professeur de l’université de Berkeley Peter Dale Scott, de l’activiste des mers Paul Watson au footballeur Lilian Thuram en passant par le philosophe Edgar Morin, le mathématicien Cédric Villani ou encore Marc Luyckx Ghisi, conseiller de Jacques Delors à la Commission européenne en charge de la prospective. « Bertrand a un gros carnet d’adresses et un culot qui lui permet de brancher n’importe qui », indique son ami Olivier Delamarche, analyste financier avec qui il a cofondé en 2014 Les Econoclastes, un think tank multidisciplinaire très porté sur la macroéconomie. Un des terrains de prédilection de ThinkerView qui a sollicité à maintes reprises des représentants de ces éconoclastes.

    Mais, « la plupart du temps, les invités nous sont proposés par la communauté qui nous suit comme on regarderait une série, avec des gens qui interagissent entre eux, explique Bertrand, pour signifier l’importance de la connectivité avec un public partie prenante du programme grâce à Internet. On est partout, du livreur de pizza au banquier international, et des poissons pilotes sortent du banc pour dénicher des auteurs ou des personnalités intéressantes. » En établissant éventuellement le contact. Avec cette méthode, ThinkerView, forte de sa communauté et de son audience, arrive aujourd’hui à recevoir à peu près qui elle veut.

    Tout a longtemps dépendu d’un engagement bénévole. Un précieux apport technique a été offert par Les Parasites, collectif de jeunes cinéastes qui réalisait les émissions et a aidé à concevoir ce décor graphique sur fond noir immédiatement reconnaissable. Il peut s’installer n’importe où, par exemple au ministère de Mounir Mahjoubi pour l’entretien de ce dernier. Les Parasites ont également permis d’obtenir en 2018 une subvention du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) de 50 000 €.

    “LA QUALITÉ A UN COÛT, MAIS IL EST ESSENTIEL DE RESTER GRATUIT. C’EST LA DÉMARCHE DU HACKEUR QUI MET TOUT SUR LA TABLE ET LAISSE FAIRE CE QU’ON VEUT.” BERTRAND

    « Sans cela on aurait arrêté, mais si la communauté arrive à nous faire tenir, on ne redemandera pas cette aide », signale Bertrand. Car un système de crowdfunding est utilisé depuis un an pour financer une équipe qui s’est professionnalisée. Et la communauté répond présente en apportant chaque mois de quoi payer les techniciens, le matériel, un studio, ainsi qu’un salaire pour Sky. En mai 20 000 € ont été récoltés grâce à plus de 2 000 donateurs. De quoi pérenniser un modèle économique où certains paient pour que chacun puisse en profiter. « La qualité a un coût, mais il est essentiel de rester gratuit, insiste Bertrand. C’est la démarche du hacker qui met tout sur la table et laisse faire ce qu’on veut. »
    Soupçons de conspirationnisme

    Depuis six mois, la presse se penche sur ce phénomène, avec des articles dans les Inrocks et sur Francetvinfo. A chaque fois, on cherche à percer ce mystère incarné par Sky, et on conclut sur un soupçon de conspirationnisme en s’appuyant sur Rudy Reichstadt, directeur de Conspiracy Watch, qui diagnostique chez ThinkerView « une culture complotico-compatible » ou un « tropisme procomplotiste ». Dans M, le magazine duMonde, un article a également été consacré à cette chaîne qui a connu une hausse significative de ses abonnées sur YouTube depuis le mouvement des « gilets jaunes ». « Il a été modifié dans la version Web après parution, relate Laureen Ortiz, son auteur, une journaliste qui a travaillé aux Etats-Unis pour Libération et l’AFP. Il a été ajouté que ThinkerView avait des relents conspirationnistes et que Les Econoclastes produisaient des analyses biaisées, sans dire en quoi. A mon sens, de l’idéologie est venue se mêler à l’affaire, alors que je me borne au terrain et me fie à mon instinct. Or, j’ai surtout senti chez Sky une sorte de résistance à l’esprit libre, voire anar. »

    Découvrant le relookage conspi de son article, Laureen a publié un commentaire toujours en ligne indiquant que des ajouts avaient été effectués sans son accord, et elle a réclamé que sa signature soit retirée. Cette suspicion de conspirationnisme repose sur le reproche fait à ThinkerView d’avoir invité une poignée d’individus catalogués dans une indéfinie mouvance complotiste, comme le sulfureux panafricaniste Kemi Seba ou le journaliste Laurent Obertone qui a publié des enquêtes sur la délinquance et l’immigration dont Marine Le Pen a fait la promotion.

    « Ils représentent des courants de pensée très importants dans la société, objecte Fabrice Epelboin. Même s’ils peuvent mettre mal à l’aise, ne pas leur donner la parole ne fait qu’accroître leur crédit en laissant monter le sentiment qu’il y a des choses à cacher. » « Appréhender la réalité, c’est la regarder intégralement, même quand ça dérange votre idéologie, ajoute Alain Juillet. Cela ne m’étonne pas que l’on taxe ThinkerView de conspirationnisme, car cet anathème tombe vite aujourd’hui pour qui sort de la pensée unique. Mais une autre perception se met en place chez un public qui ne veut plus se faire manipuler et préfère s’informer sans se limiter à une seule lorgnette ne proposant qu’une vision partielle et partiale. »

    Alors on peut toujours aller chercher des poux à ThinkerView, trouver que son intervieweur a laissé dérouler certains discours sans les contredire, ou qu’il ferait parfois mieux de se taire, mais cette chaîne comble un vide médiatique en répondant à un besoin de connaissance. Sans œillères, et en incitant à remettre en question ce qui se dit à l’écran grâce à la plate-forme Captain Fact qui offre la possibilité de réfuter les affirmations d’un intervenant. Le succès de ThinkerView devrait plutôt interpeller notre profession, que Sky fustige tout en l’idéalisant, lui qui a interviewé Denis Robert, Paul Moreira ou Elise Lucet, en partisan de l’investigation. « Je respecte la vraie presse et ceux qui ont dédié leur vie à ce boulot comme à une passion, mais la majorité des journalistes est tenue en laisse ou affamée », déplore l’homme dans l’ombre. À la profession de démontrer sa capacité à produire une info débridée.

    #masculinisme

  • Aisne : les allocataires du RSA devront effectuer 35 heures d’activités bénévoles
    https://www.francetvinfo.fr/societe/aisne-les-allocataires-du-rsa-devront-effectuer-35-heures-d-activite-be

    Pour le président du département de l’Aisne, Nicolas Fricoteaux, les allocataires du RSA ont désormais de nouveaux devoirs. Ils devront effectuer jusqu’à 35 heures d’activités bénévoles par semaine. Pour l’élu, c’est le seul chemin vers la réinsertion. « Il s’agit finalement de rendre acteur de son parcours d’insertion le bénéficiaire du RSA, de donner de l’activité pour pouvoir mieux s’insérer et être prêt à retrouver le chemin de l’emploi lorsqu’il se présente », explique Nicolas Fricoteaux. Exemples : effectuer des heures au sein d’une association caritative, apprendre à écrire ou suivre des formations.
    38 000 bénéficiaires du RSA dans l’Aisne

    Certains bénéficiaires trouvent que l’idée n’est pas mauvaise. En cas de refus répétés, une sanction est prévue : l’allocation sera réduite. Ce projet lancé en février dernier suscite aussi des polémiques. À l’époque, certains allocataires ont exprimé leur indignation. Dans l’Aisne, on compte 38 000 bénéficiaires du RSA. Chaque année, le département consacre 103 millions d’euros au versement de cette allocation, soit 20% de son budget.

    • La fausse information sur les contreparties au RSA

      28 juin 2019 Par YVES FAUCOUP Blog : Social en question

      De nombreux médias se sont jetés sur le projet du département de l’Aisne d’imposer 35 heures de travail par semaine aux allocataires du RSA et en ont fait des tonnes. En réalité, rien de bien nouveau sous le soleil mais petite manœuvre de propagande à laquelle collaborent malheureusement certains journalistes.
      Ce lundi 24 juin, Nicolas Fricoteaux, président UDI du Département de l’Aisne, lors de l’Assemblée plénière de sa collectivité, a prononcé un discours dans lequel il a rappelé que l’Aisne était un des départements les plus pauvres de France (89ème en terme de revenu moyen et taux de chômage à 12,2 %). Il évoque plusieurs projets pour lutter contre cette précarité sociale, dont l’un sur la santé, un autre sur le logement. Il s’engage à mieux accompagner les jeunes relevant de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), ainsi que « ceux qui sont aux portes de la précarité, et cela avant même qu’ils ne trébuchent ». Passons sur la formule quelque peu condescendante (car ceux qui doivent solliciter l’assistance ne trébuchent pas, ils y sont contraints par une économie productrice de chômage). Il ajoute : « nous devons passer d’une logique de guichet, de plus en plus assimilée à une sorte d’assistanat qui enferme, vers une véritable stratégie d’insertion, efficace, durable, elle-même garante d’une meilleure intégration dans notre société ».

      Il dit vouloir s’inscrire dans le Plan pauvreté voulu par le gouvernement : non seulement récupérer auprès de l’État un peu d’argent pour réduire le budget RSA qui se situe dans ce département à 106 millions d’euros, mais aussi revenir au sens premier du revenu de solidarité active. Certes, il reconnaît qu’il manque de l’emploi, mais déclare qu’il faut préparer les personnes à occuper les postes qui pourraient être créés. D’où la décision de mettre en place, pour favoriser l’accès à l’emploi, « un contrat d’engagement réciproque renforcé, le CER+ ». On le verra, rien de très nouveau, le Monsieur Plus du CER n’invente rien, il lui faudra peut-être un jour inventé l’hyper CER +. Pas de quoi cependant mobiliser un reporter. Mais vient alors la seule phrase qui fera mouche et agitera les rédactions : « l’esprit est de rapprocher, davantage encore, la dynamique de l’insertion de celle de l’emploi, en nous appuyant sur ce même référentiel qu’est la durée légale du temps de travail, c’est à dire, lorsque cela sera possible, les 35 heures hebdomadaires ». Et d’engager, tactiquement, une forte publicité autour du thème : « 35 heures pour le RSA » !

      Alors là, on imagine le rédac-chef : « c’est bon Coco, fais-moi un truc là-dessus ». L’Aisne nouvelle, La Voix du Nord, Valeurs Actuelles, France 3, France 2, RTL, pour ne citer qu’eux, se précipitent et font un sujet. Prenons France 2 : d’emblée, le travail est bâclé, la journaliste parlant de « 38 000 personnes touchant le RSA [dans l’Aisne] soit 12 % de la population active ». Bizarre : il y a actuellement 34 800 demandeurs d’emploi (catégorie A) dans ce département, et le taux de chômage (comparativement à la population active) est de 12,2 % (selon Le Courrier picard du 11 juin). RSA et chômeurs ne superposent pas (1), mais on n’a jamais vu qu’il y ait plus d’allocataires du RSA que de chômeurs (au niveau national : 3,4 millions de chômeurs, 1,8 millions de foyers allocataires du RSA). Bon, il faut aller vérifier (2) : Nicolas Fricoteaux, lors de la session où il s’est expliqué a dit textuellement : les « bénéficiaires du RSA […] sont 17 000 aujourd’hui, soit 40 000 personnes concernées » (il se fixe comme objectif de faire baisser ce chiffre à 15 000 !). Sur RTL, répondant en direct à Yves Calvi, il a été plus précis encore : « 17 030 foyers allocataires, soit 38 000 personnes concernées ». Une journaliste de France 2 confond donc sans problème nombre d’allocataires et membres du foyer (conjoint et enfants).

      Engagement volontaire

      Le reportage de France 2 se poursuit en interviewant des allocataires qui s’en réjouissent : « ça peut mettre le pied à l’étrier ». Une responsable d’insertion explique que « c’est de l’accompagnement et que c’est sur la base de la volonté » [pour dire « volontaire », donc non obligatoire]. Mais en cas de non-respect des engagements, les allocations pourraient être réduites, ce que d’autres allocataires contestent en expliquant que déjà ils galèrent et que de toutes façons il n’y a pas d’emplois.

      Sur RTL, hier, répondant à un Yves Calvi grimaçant (on connaît sa hargne envers tous ces assistés) et cherchant à faire dire au président du Conseil Départemental de l’Aisne qu’il s’agit bien d’une « contrepartie », l’élu répond, méfiant, que « pas vraiment » (sourires narquois dans le studio de la radio), qu’il s’agit d’un « contrat d’engagement réciproque qui existe déjà dans la plupart des départements, pas suffisamment généralisé ». Yves Calvi réclamant des exemples, l’homme politique liste : aide à passer le permis de conduire, immersion en entreprise, formations, bénévolat, valorisation des parcours associatifs des allocataires, travaux saisonniers, vendanges et cueillettes de fruits rouges, avec aide à la garde d’enfants, au déplacement, à l’inscription dans la vie culturelle et sportive, et avec cette précision qui est de taille : « maintien de l’allocation en plus du salaire qui est versé par l’entreprise ». Cela n’a donc rien à voir avec une « contrepartie » imposée, en terme de travail, en échange de l’allocation versée, ce qui serait totalement illégal. Quant au bénévolat, faut-il préciser que les mêmes, qui agitent comme un hochet le principe des « droits et devoirs » quand il s’agit des plus démunis, et qui finissent par valoriser le bénévolat, étaient à une époque les premiers à contester toute possibilité d’engagement bénévole : pensez donc, ces gens-là doivent tra-va-iller, ils n’ont pas un secours de l’État pour glander et militer dans une assoce ! En conséquence, les contrats qui allaient dans ce sens étaient systématiquement refusés par ces petits Wauquiez ou Ciotti de l’époque.

      Site RTL [capture d’écran] Site RTL [capture d’écran]
      L’animateur de RTL a alors une illumination : « en vous écoutant, on se dit que c’est une forme d’accompagnement plus personnel, plus individuel ». Réponse : « c’est exactement cela ». Et Nicolas Fricoteaux de s’insurger contre « vos collègues qui titrent : 35 heures pour du bénévolat ». Le bénévolat n’est qu’un outil dans le champ multiple des actions proposées. Bien sûr Calvi, plus grimaçant que jamais, sort sa petite tirade sur l’assistanat et s’inquiète : mais combien ça va coûter tout ça « en argent sonnant et trébuchant » [preuve qu’il n’y a pas que les gens au RSA qui "trébuchent", l’argent aussi]. Réponse : pour une personne seule, le RSA coûtant à la collectivité « entre 6500 et 6800 € par an », si on accompagne les sans-emploi, si on mène ces actions, à terme « c’est une allocation qu’on risque de ne pas verser » [sic]. Les moyens supplémentaires s’élèvent à 1,7 million d’euros, qui se rajoutent aux sommes déjà engager pour l’insertion, soit un total de 3 millions pour mener des actions (en dehors du coût de l’allocation elle-même).

      L’amateurisme de Calvi

      A noter qu’Yves Calvi, dans le résumé qu’il en fait sur le site de RTL (titrée La mesure choc votée dans l’Aisne), écrit que le total des aides citées plus haut « cela va coûter « 6500 à 8000 euros par an » par allocataire ». Non seulement, ces chiffres ne sont pas ceux que Nicolas Fricoteaux lui a fournis en direct, mais en plus il n’a rien compris du coût des mesures prises. Il ne comprend pas que 6500 € c’est le montant annuel du RSA pour une personne seule (et encore ce chiffre est légèrement gonflé), c’est-à-dire moins de la moitié du seuil de pauvreté et non pas les aides accordées pour soutenir la démarche d’insertion : puisque le total de ces aides représente 3 millions, la moyenne des aides par allocataire se situera aux environs de 175 € (compte tenu de ce qui était déjà affecté à ce poste, le surplus du projet représente en réalité 100 € par allocataire). On est confondu devant tant d’amateurisme, de mépris aussi : car M. Calvi cause du RSA en ne sachant pas vraiment de quoi il parle, ce qui le conduit à envisager que le Département de l’Aisne vient de décider une « mesure choc » représentant 6500 à 8000 € par allocataire et de laisser sans vergogne cette fake news sur le site de RTL, au risque que certains le croient.

      Nicolas Fricoteaux précise qu’Emmanuel Macron, lors d’un Grand débat, avait dit qu’il était intéressé par ses propositions.

      [Site CD Aisne] [Site CD Aisne]
      Pourquoi tout cela est désopilant ? Parce que cette presse ne fait aucun travail approfondi : elle pourrait aller voir ce que recouvre ces actions, pourquoi elles n’étaient pas déjà actées. Non, elle préfère le buzz : elle s’emballe sur le fait qu’Edouard Philippe a parlé de la nécessité d’instaurer une contrepartie aux aides sociales. C’est du Wauquiez soft, c’est-à-dire du discours anti-assistanat légèrement adouci. Le Premier ministre joue d’ailleurs avec ça : à propos des taxes sur les contrats courts, au cours de son discours de politique générale, il a ironisé sur le mot de « contrepartie » qu’il utilisait pour qualifier ce qu’il imposait au patronat (« vous savez que j’aime ce mot »).

      Mais surtout, on nous présente comme une nouveauté exceptionnelle (le projet du Département de l’Aisne) ce qui n’est que la stricte application de la loi : celle sur le RMI (dès 1988), et celle du RSA (2008, application 2009). Tout ce qui est listé plus haut comme actions possibles (qui ne sont pas des "contreparties" mais des "droits" de l’allocataire) c’est ce qui s’est fait dans de nombreux départements, c’est ce qui se fait encore dans beaucoup d’entre eux. Mais il est vrai que les collectivités locales, compte tenu des restrictions imposées par l’État depuis plusieurs années (surtout depuis le quinquennat Hollande-Macron), ont réduit leur voilure et, comme ils préfèrent ne pas toucher à d’autres dépenses moins prioritaires, alors ils ont sabré sur l’insertion, tout en gémissant sur les dépenses importantes qu’ils consacrent à l’aide sociale (alors même qu’il s’agit là de leur compétence légale essentielle).

      Ajoutons que l’État à refiler aux Départements des missions (dont le versement de l’allocation du RSA) sans abonder leur budget au niveau qui s’imposait compte tenu des réalités sociales locales. La montée en charge du nombre de personnes vivant de l’assistance aurait dû entraîner des moyens considérables pour l’accompagnement collectif et individuel des personnes qui galèrent, alors que cet accompagnement est prévu explicitement par les textes, même si le grand public l’ignore (ainsi que les rédactions de certains médias). Du coup, effectivement, nombreux sont les allocataires qui n’ont aucun « contrat d’engagement réciproque » (loi du 1er décembre 2008) et donc aucun suivi. Cette loi prévoit (c’était déjà vrai avec le RMI, donc depuis 30 ans), que lorsque le contrat signé entre la collectivité et l’allocataire n’est pas respecté par ce dernier, alors l’allocation peut être réduite (comme le prévoit M. Fricoteaux, avec un Calvi buvant du petit lait qu’on puisse sanctionner ces feignasses) ou carrément supprimée : comme cela se pratique depuis (presque une éternité) lors d’irrespect manifeste du contrat. Sauf que c’est bien souvent la collectivité qui ne peut tenir ses engagements, ne serait-ce qu’en étant incapable de fournir un emploi à des personnes engagées dans un processus d’insertion, ayant suivi une formation adéquate. Le contrat n’étant pas léonin, la sanction ne peut être qu’extrêmement rare, sinon, par souci de réciprocité, il faudrait que la collectivité et l’État soient, eux-mêmes, bien souvent sanctionnés.

  • Nabil Karoui récupère le parti de Houda Knani et en devient président
    http://kapitalis.com/tunisie/2019/06/25/nabil-karoui-recupere-le-parti-de-houda-knani-et-en-devient-president

    Le patron de Nessma TV, Nabil Karoui, candidat à la candidature à la présidentielle, préside désormais le parti Qalb Tounes (Cœur de la Tunisie). En fait, il a récupéré le Parti tunisien pour la paix sociale, fondé le 20 juin 2019 par Me Houda Knani.

    C’est ce qu’indique le journal « Al-Charaa Magharibi », dans son édition du mardi 25 juin 2019.

    La même source précise que Fathi Houidi a été nommé coordinateur général du parti de Nabil Karoui et Samira Chaouachi son porte-parole.

    Rappelons que Fathi Houidi, nouvel actionnaire de la société exploitant Nessma TV, était un ancien ministre de l’Information sous la dictature de Ben Ali et on ne peut pas dire que l’information a vécu son âge d’or sous sa coupe musclée.

    Quant à Samira Chaouachi, c’est une véritable nomade de la politique. Elle apparut la première fois aux côté de Kamel Morjane en tant que numéro deux du parti Al-Moubadara, avant de passer avec armes et bagages à l’Union patriotique libre, le parti de Slim Riahi, et d’en devenir la porte-parole. On l’a vue, il y a quelques mois, aux côtés de Hafedh Caïd Essebsi, après l’éphémère fusion entre l’UPL et Nidaa, deux partis également agonisants. Et hop, elle a trouvé une meilleure offre !

    Autant dire que, chez ces gens là, la politique se réduit à sa plus vile expression : l’opportunisme et la récupération. Pour preuve : jeudi dernier, le gouvernement annonce l’autorisation du Parti tunisien pour la paix sociale. Nabil Karoui s’empresse en quelque sorte de l’acheter et procède à la révision du 1er article de son statut, pour le rebaptiser « Cœur de la Tunisie » et modifier l’adresse de son siège, désormais sis aux Berges du Lac. C’est sans doute plus chic…

  • Décrochage de portraits de Macron : des procès dans toute la France (Le Figaro)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16181-decrochage-de-portraits-de-macron-des-proces-dans-toute-la-france-l

    Bonjour à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien, rien de formidable dans l’actualité, aussi on tente plutôt de vous arracher un sourire, mais en soulevant de vraies questions, pour ma part je suis très content, car mon par brise, se parsème d’insectes écrasés ce qui est un très bon signe, ma femme m’a dit qu’il y avait eu une interdiction du glyphosate, mais n’a pas su me dire ou, mais a priori ça serait au niveau des communes, bref, je ne sais pas si c’est lié, mais en cette fin de mois de juin je voie plus d’insectes, quelques papillons, etc. Aussi c’est encourageant. Pour le reste... Dictature as usual...

    Malgré les poursuites judiciaires pour « vol en réunion » envers une trentaine de ses militants, l’association écologiste ANV-COP21 est déterminée à (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • How owning an Instagram-famous pet changes your politics.
    https://www.salon.com/2019/06/23/how-owning-an-instagram-famous-pet-changes-your-politics

    Ici on apprend que...
    – l’acquisition de followers instagram est big business
    – il faut une équipe composé de la star, du talent pour dessiner, photogrphier, écrire, entretenir des relations, gérer les finances ...
    – une mission et un message clair qui touchent un naximum d’intéressés
    – ne pas souffrir d’une allergie contre toute forme de commercialisation.

    –> les petits enfants et les animaux domestiques ou vivant en groupes familiales constituent le contenu de base idéal.
    #fcknstgrm #seenthis-pour-les-nuls

    Owners of social media–famous animals say the experience has shaped their politics and beliefs

    Matthew Rozsa, June 23, 2019 11:30PM (UTC)

    I must begin this article with a confession: If it weren’t for my fiancee, I never would have gotten so deep into the world of Instagram-famous pets.

    To say that they give her joy is an understatement. Many restful slumbers have been disrupted by her random exclamations of unbridled happiness, followed by her pressing an iPhone against my face while cooing, “Look at the adorable dog!” or “Isn’t this the most beautiful pig in the world?”

    At first I affectionately teased her for her obsession, but then I began to dig a little deeper. What I soon learned — first from a trip to Canada last year to visit the famous Esther the Wonder Pig and then from my own research — is that animal social media stars are more than just cute pets. They are at the vanguard of a new way of viewing humanity’s relationship with other species — one that has left a positive impact on the larger world.

    “We raise awareness for the Toronto Humane Society and the Basset Hound Rescue of Ontario on our social media platforms through posts and live broadcasts,” Nathan Sidon, who along with Carly Bright co-owns Dean the Basset, told Salon by email. Incidentally, Dean the Basset has over 400,000 followers across social media platforms.

    “We also donate a significant portion of the account’s profits to these charities (over $5,000 in the last 12 months),” Sidon adds. “It’s hard to follow Dean’s account and not see how much love, attention and care he’s showered with daily.... It’s my hope that our greatest contribution to this cause is by setting an example to all pet owners and anyone considering getting a pet of how to be the best pet-owner you can be.”

    According to Sidon, he and Bright believe that “pets are a privilege and that animals in your care should be made a top priority.” He added, though, that “in our case we’ve gone so far that whether or not we’ve become Dean’s slaves is a legitimate question. I think this really shines through on Dean’s account. He’s calling the shots!”

    Salon also emailed Gemma Gené, whose social media presence includes not only pictures of her beloved pug Mochi, but also a comic series that colorfully depicts his ebullient personality.

    “I was working as an architect in my first big job in New York,” Gené recalled when asked about how she met Mochi. “It was my dream job at the time but unfortunately the hours were crazy. I used to finish work at night every day and I had to work most weekends. I missed my dog Mochi so much during work. I always liked comics and used comic as a journal. I started drawing little stories about Mochi on my subway commutes. I posted them on Instagram and eventually they become big enough that I was able to focus on my art work.”

    Now she says that she has 250,000 followers on Instagram, over 50,000 on Facebook and over a 100,000 visits every day.

    “We have participated in several campaigns,” Gené told Salon when asked about her animal rights work. “We were part of Susie’s Senior Dogs and Foster dogs NYC #famousfosters campaign where they pair people who have big audiences with a senior dog to foster. This is a great way to show how important fostering is. We fostered a little senior that we renamed Dorito and was adopted after a very few days.”

    Gené says that she donates her artwork to raise money for dog rescues — including pug rescues.

    “A cause that is very dear to our hearts is the ’Animals are not property’ petition the Animal Legal Defense Fund is working on,” Gené explained. “We try to use our influence to share this message to help change the laws on animals so they stop being considered an object and start having rights.”

    “A big part of our work presents Mochi as a little character with a big personality, much closer to a human than what most people think of dogs. We are trying to show the world that animals are much more than objects and that have many more similarities to us than what we think,” she adds.

    Salon also reached out to Steve Jenkins, who, along with Derek Walter, co-owns Esther the Wonder Pig. They told Salon that their various social media pages have roughly 2,000,000 followers and garner around 450,000 interactions every week.

    “Esther was supposed to be a mini-pig, we never had any intention of anything else,” Jenkins wrote to Salon. “By the time we realized Esther wasn’t what we thought she was, and that she would in fact be many hundreds of pounds, we had fallen in love with her and weren’t willing to give up. Technically having a family member like Esther was illegal where we lived, so we kept it quiet and opted to make a ’little Facebook page’ to show our more removed friends and family what was happening. The page went viral somehow, and all of a sudden we had thousands of people checking in every day to see what she was up to.”

    Their ownership of Esther soon caused them to become full-time animal rights activists, eventually purchasing a farm where they keep pigs, dogs, turkeys, horses and at least one (literally) strutting peacock.

    “We have been able to establish the Happily Ever Esther Farm Sanctuary, where we rescue abused and abandoned farm animals,” Jenkins explained. “We donated the largest CT scanner in the world to our local veterinary hospital. Until then, the didn’t have equipment large enough to properly get proper diagnostic images for an animal Esther’s size. We also established a fund called ’Esther Shares’ that we use to pay the medical bills for other sanctuaries and rescue organization. Last but not least, we use our pages to help people build a relationship with Esther, something that can have a deep and lasting impact on the person’s life because of their newfound love and respect for pigs.”

    Jenkins, like Gené and Sidon, also told Salon that he began to reevaluate how human beings view their relationship with animals.

    “We think everybody has a connection with animals, but we learn over time to love some animals differently than others,” Jenkins explained. “Esther really leveled that playing field in our mind, and elevated farm animals to the position we previously reserved for companion animals like cats and dogs. She ignited a passion within us that we didn’t know we had. It became a mission of our to help others see Esther the way did, and to bring her larger than life personality across in a way that people could relate to.”

    These arguments are what makes the social media movements so powerful — and why, I suspect, my fiancee is so enamored with them. It is easy to objectify animals, to view them as vessels for whatever immediate function they can provide human beings (food, clothing, recreation). Yet by presenting their animals online as hilarious personalities, with quirks and stories of their own worth following, these sites help us see animals as more than just tools of human beings. They become individuals — and, like all individuals, worthy of not just affection, but respect.

    Gené, Jenkins and Sidon also had heartwarming stories about how their social media work had improved the lives of the two-legged animals who visit them.

    “Through photos and videos requested by fans, Dean has helped a teenager ask a girl to prom, surprised a bride on her wedding day, been the theme of a 90 year old woman’s [birthday] party, and the list goes on,” Sidon told Salon. “We’ve also received hundreds of very personal messages from fans around the world telling us that Dean’s account has provided them with a much needed daily dose of positivity that’s helped them when they’re going through difficult times in their life. Suffice to say that Dean gets a lot of love from around the world and he hopes to give the love back!”

    Jenkins had a similar story about Esther.

    “My favorite message ever came from a young mother in the southern United States,” Jenkins recalled. “She was having a rough time emotionally, and found Esther’s page was becoming a bit of a crutch for her. She would check every day to see what we were up to, and engage with our posts as a way to take her mind off stuff. One day she sent a message to let us know that we had been the source of most of her smiles lately. She wanted to thank us for helping keep a positive attitude, and for helping her show her two small boys that it was ok to have two dads [Jenkins is in a same-sex relationship with Walter] and a turkey for a brother. A family is a family no matter what it looks like, and I still well up when I think about her message.”

    Gené discussed how lucky she is to “have a very loving audience,” telling Salon that “we get hundreds of messages a day telling us the impact our comic has on people and they really fuel us to keep going. Some of them particularly warm my heart like when people say that our comics make them smile when they are going through a difficult time, or when they bring back sweet memories of an animal they loved that passed away.”

    She added, “If one day we don’t post anything, we get messages of people checking up on us. That made us realize we have a community that look forward to our posts daily.”

    I should add, on a final personal note, that I do not write this article from a position of presumed moral superiority. Despite vowing to eliminate my meat consumption since I visited the Esther farm last year, I have only been able to somewhat reduce it, and aside from writing pieces like this I can’t claim to have done very much to advance the cause of animal rights in my own life. Sometimes I suspect the plaque which clogs my arteries is karmic, a punishment for sustaining my own life at the expense of those animals who have given theirs, and one that will likely shorten my own time in this world.

    The goal here is not to shame those who eat meat, or search for a firm distinction between companion animals and farm animals. The point is that social media’s animals stars have made more people think of animals as individuals — to start to see them as living souls. That isn’t enough to solve the problems facing our world today, but it’s the only place where we can start.

    #animaux #business #politique #morale #affaires #instagram #médias

  • Je vais commencer à noter ces formules à la con qui pullulent sur le Web, y compris (surtout ?) sur les médias qui se prétendent sérieux. C’est-à-dire ces tournures clickbait, systématiques, et qui te prennent clairement pour un abruti (sans oublier les marronniers tellement évidents que c’est risible).

    Aujourd’hui et hier :
    Le Monde : Une canicule « d’intensité exceptionnelle » dans une grande partie de la France (et ce n’est pas fini)
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/25/la-canicule-s-installe-en-france-deux-jours-avant-le-pic-de-chaleur-attendu_
    (Je suis chébran « et-ce-n’est-pas-fini-entre-parenthèses »)

    Ouest France : Canicule. Non, il ne va pas faire 48°C en température ressentie (et voici pourquoi)
    https://www.ouest-france.fr/meteo/canicule/canicule-non-il-ne-va-pas-faire-48degc-en-temperature-ressentie-et-voic
    Libération : Non, une femme n’a pas été « lynchée » à Paris vendredi lors de la Fête de la musique
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/25/non-une-femme-n-a-pas-ete-lynchee-a-paris-vendredi-lors-de-la-fete-de-la-
    – Non, la statue parisienne de Jeanne d’Arc n’a pas été vandalisée
    https://www.bfmtv.com/societe/non-la-statue-parisienne-de-jeanne-d-arc-n-a-pas-ete-vandalisee-1718972.html
    – Non, Michel Sardou n’a pas signé une lettre xénophobe
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/24/non-michel-sardou-n-a-pas-signe-une-lettre-xenophobe_1735801
    – Non, le niveau de la mer n’augmente pas de manière « naturelle »
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/06/24/non-le-niveau-de-la-mer-n-augmente-pas-de-maniere-naturelle_5480573_4355770.
    – Non, votre smartphone ne fait pas pousser "des cornes" sur le crâne
    https://www.cnetfrance.fr/news/non-votre-smartphone-ne-fait-pas-pousser-des-cornes-sur-le-crane-39886471
    (Tournure exécrable des checkeurs-de-news : « Non, pauvre con, ce n’est pas vrai. » Et chez Ouest-France, on a en plus comme chez le Monde la mention chébran « et-ce-n’est-pas-fini-entre-parenthèses »)

    – Canicule : les fausses bonnes idées pour affronter la chaleur
    https://www.lepoint.fr/societe/canicule-les-fausses-bonnes-idees-pour-affronter-la-chaleur-25-06-2019-23207
    (Pas très loin du « Non, espèce d’abruti », on a régulièrement la variante « Les fausses bonnes idées ».)

    Le Progrès : Canicule à Lyon et dans le département : une semaine de records, les ventilateurs s’arrachent
    https://www.leprogres.fr/rhone-69/2019/06/25/canicule-a-lyon-et-dans-le-departement-une-semaine-de-records-les-ventilat
    (Marronnier : les ventilateurs quand il fait chaud.)

    Europe 1 : EXCLUSIF - Voici l’emplacement exact du mausolée de Michael Jackson
    https://www.europe1.fr/culture/exclusif-voici-lemplacement-exact-du-tombeau-de-michael-jackson-3906414
    (« Exclusif » : on s’en fout)

    Eurosport : Cette arme que les Bleues veulent rendre encore plus létale
    https://www.eurosport.fr/football/coupe-du-monde-feminine/2019/cette-arme-redoutable-que-les-bleues-veulent-rendre-encore-plus-letale_sto7343275/story.shtml
    – Meghan Markle et Harry : Cette somme folle payée par les Anglais pour leur maison
    http://www.purepeople.com/article/meghan-markle-et-harry-cette-somme-folle-payee-par-les-anglais-pour-leur-maison_a341102/1
    – Canicule : le vrai du faux sur cette vague de chaleur
    https://www.lci.fr/meteo/canicule-le-vrai-du-faux-sur-cette-vague-de-chaleur-2125103.html
    – Indre-et-Loire : à Ligueil, cette Japonaise cultive le goût des légumes de son pays
    https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/ligueil/indre-et-loire-a-ligueil-cette-japonaise-cultive-le-gout-des-le
    – Cette découverte miraculeuse relance l’espoir de sauver un trésor de Notre-Dame
    https://www.lalibre.be/actu/international/cette-decouverte-miraculeuse-relance-l-espoir-de-sauver-un-tresor-de-notre-d
    (usage du « cette »)

    Le Figaro : La SNCF annule l’amende d’un ancien curé
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/la-sncf-annule-l-amende-d-un-ancien-cure-20190625
    (le fait qu’il soit « ancien curé » n’a rigoureusement aucun rapport avec l’information)

  • http://www.desordre.net/photographie/numerique/moindres_gestes/images/grandes/page_mysterieuse.htm

    De temps en temps je tombe sur ce genre de pages à la fois curieuses et mystérieuses, je n’ai plus aucun souvenir de ce que j’essayais de faire ni même des raisons qui m’ont finalement fait m’arrêter en si bon chemin. Ces prochains jours je vais tenter de terminer ce projet dont j’ignore tout.

    • Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. L’ex-inspecteur des Finances de Bercy, Emmanuel Macron est arrivé au château en mai 2017, précédé de « la promesse de l’aube » avec des idées à contre-temps, pour ne pas dire de fausses idées sur la diplomatie. Ses prétendus conseillers diplomatiques, une sorte de « dream team » (Philippe Etienne, Aurélien Lechevallier, Clément Beaune, Etienne de Gonneville, Alice Rufo, Franck Paris, Jean-Marc Berthon, Alexandre Adam, Marie Audouard, Pascal Confavreux, Marie Philippe, Nicolas Jegou, Jennifer Moreau1) n’entendent rien à la diplomatie tant ils chevauchent en permanence des chimères. En fait de conseillers, il s’agirait plutôt de vulgaires courtisans2.

      Deux ans après la prise de fonctions d’Emmanuel Macron à la tête d’un État en faillite, le moins que l’on soit autorisé à dire est que la diplomatie d’Austerlitz ressemble comme deux gouttes d’eau à la diplomatie de Waterloo. Le navire France prend l’eau de toutes parts. Une sorte de Titanic diplomatique… Une diplomatie qui conjugue harmonieusement vrais échecs et fausses valeurs pour celui qui prend le temps d’analyser la pratique jupitéro-pinocchienne extérieure au-delà de l’écume médiatico-bling-bling.
      . . . . .

      DIPLOMATIE DES VRAIS ÉCHECS

      Libye ou la déflagration qui n’en finit toujours pas
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      Syrie ou l’étrange défaite des crânes d’œuf
      . . . . .
      Mali ou les prémisses d’un Afghanistan de proximité
      . . . . .
      Brexit ou le bal des somnambules invétérés

      Nous n’en finissons pas de payer, intérêt et principal, l’addition de l’opération « crétin des Alpes ». Ce dernier qui a pour nom, Michel Barnier a amplement démontré les limites de ses compétences diplomatiques, pour ne pas dire l’étendue de son incompétence (notoire pour tous ceux qui ont eu l’immense privilège d’approcher de près ce grand benêt). Aujourd’hui, les Britanniques nous mènent en bateau21. Alors que Theresa May demande un nouveau report jusqu’à la fin juin – enjambant au passage l’obstacle des élections européennes -, Donald Tusk propose un an de plus et Emmanuel Macron s’impatiente (les 27 transigent sur six mois après un psychodrame franco-allemand22). Drôle de diplomatie qui ignore la vertu cardinale de la patience dans la négociation internationale. La négociation sur le nucléaire iranien, autrement plus facile, aura duré plus d’une décennie.

      C’est à n’y rien comprendre alors que l’on nous claironnait, il y a quelques semaines encore que la Perfide Albion passerait immanquablement sous les fourches caudines du plus grand négociateur de tous les temps, émissaire de la Commission européenne (celle qui n’avait rien anticipé), le farceur, Michel Barnier23. C’est la fable de l’arroseur arrosé. Comme dirait l’autre, les Anglais nous ont fait « chier » pour entrer dans l’Europe et nous font « chier » pour en sortir. « Le pourrissement du Brexit contamine désormais l’Union européenne »24. Telle est la triste réalité pour l’homme qui n’a toujours pas compris que gouverner, c’est prévoir, y compris et surtout, le pire, l’impensable, en particulier le « no deal » (l’absence d’accord). Et ceci intervient dans un contexte de grande défiance des citoyens français à l’égard de la construction européenne (Cf. les élections au Parlement européen du 26 mai 2019)25.

      Grâce au ciel, le Quai d’Orsay hérite d’une femme parfaite pour prendre en charge les affaires européennes, Amélie de Montchalin, la « Sœur Sourire de la start-up nation » qui parle « cash » et ne « lâche rien »26. Cela va décoiffer dans les chaumières. La France est de retour après le tsunami de Nathalie Loiseau de mauvais augure.

      Aussi vrais que sont les multiples échecs que nous subissons – la liste n’est malheureusement pas exhaustive -, les valeurs que nous défendons sont aussi fausses que la monnaie de singe. Et cela commence sérieusement à se voir comme le nez au milieu de la figure en France, mais surtout à l’étranger où notre crédit diplomatique est au plus bas.

      DIPLOMATIE DES FAUSSES VALEURS
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      Arabie saoudite ou le triomphe des droits-de-l’hommiste aveugles
      . . . . .
      Yémen ou la complicité de multiples crimes horribles
      . . . . .
      Japon ou le triomphe de la présomption de culpabilité
      . . . . .
      Afghanistan ou une véritable honte pour la France des Lumières

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  • Des infos (très) techniques sur la situation météo exceptionnelle pour cette fin du mois de juin. Je vous rassure, je comprends pas tout, moi non plus.

    Canicule exceptionnelle pour cette dernière semaine de juin - KERAUNOS, Observatoire Français des Tornades et Orages Violents
    http://www.keraunos.org/actualites/fil-infos/2019/juin/canicule-juin-2019-chaleur-records-masse-d-air-france

    La situation météorologique évolue dès le 23 juin, vers un temps très chaud et très anticyclonique. Un thalweg Atlantique va en effet arriver par l’ouest mais va s’isoler en cut-off sur l’Atlantique. Il favorisera la remontée d’une masse d’air très chaud dès la fin du week-end et en début de semaine. Cette goutte froide va pivoter sur l’Atlantique toute la semaine, s’enfonçant encore un peu plus au sud en milieu de semaine, ce qui aura pour effet un renforcement de la dorsale anticyclonique à l’avant et une advection d’air chaud elle aussi renforcée.
    Les valeurs de géopotentiels vont devenir très élevées sur la France atteignant 600 dam. En d’autres termes, il faudra monter à 6000 m d’altitude pour trouver le niveau de pression 500 hPa (la valeur dite normale étant de 5500 m) ...

    Cut off : connu aussi sous le nom de « cut-off low », se dit d’une dépression froide (pas d’origine tropicale donc) déplacée en direction des tropiques et qui peut donc s’isoler, hors des grands courants d’ouest dans lesquels elle se trouvait à l’origine.
    http://www.meteoavi.com/uploads/lexique.htm

    Advection : L’advection est le transport d’une quantité (scalaire ou vectorielle) d’un élément donné (tel que la chaleur, l’énergie interne, un élément chimique, des charges électriques) par le mouvement (et donc la vitesse) du milieu environnant.
    C’est une notion courante en mécanique des fluides car toutes les caractéristiques d’une particule fluide sont advectées lors de son déplacement au sein de l’écoulement. Dans l’équation de Navier-Stokes, l’advection du vecteur vitesse apparaît dans le terme d’inertie, qui correspond à l’advection de la quantité de mouvement.
    En météorologie et en océanographie, l’advection se réfère surtout au transport horizontal de certaines propriétés par les fluides considérés, dont le transport par le vent ou les courants : advection de vapeur d’eau, de chaleur, de salinité, etc.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Advection

    Géopotentiel : Le terme géopotentiel est utilisé en géophysique et en particulier dans l’une de ses disciplines la météorologie.
    Le géopotentiel est un terme qui désigne le potentiel gravitationnel en un point autour de la Terre et à une altitude donnée. En effet, la constante de gravité varie avec la distance au centre de la Terre et selon certaines variations locales de masse. En plus, ce terme inclut l’effet de la force centrifuge causé par la rotation de la planète.
    La hauteur du géopotentiel désigne l’altitude à laquelle on atteint un potentiel égal de gravité. Il s’agit donc d’une hauteur normalisée de la gravité.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9opotentiel

    #météorologie #canicule