person:fernand deligny

  • Fernand Deligny : « Mon boulot, c’est que ces enfants aient affaire à autre chose qu’à ce qu’ils connaissent, à un ailleurs, à un autrement » | Mémoires du siècle
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/memoires-du-siecle-fernand-deligny

    Fernand Deligny, pionnier de l’éducation spécialisée, racontait sa vie et son action auprès d’enfants et d’adolescents en grande souffrance, mais aussi auprès de délinquants et d’autistes. Une émission diffusée pour la première fois le 1er septembre 1989. Durée : 1h05. Source : France Culture en 1989

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-08.04.2018-ITEMA_21639695-3.mp3

  • Fernand Deligny, une vie hors normes consacrée aux enfants singuliers
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/191217/fernand-deligny-une-vie-hors-normes-consacree-aux-enfants-singuliers

    Fernand Deligny à l’époque de "La Grande Cordée", 1959. © Archives Josée Manenti À l’occasion de la réédition en format souple du splendide livre consacré aux Œuvres de Fernand Deligny, retour sur un homme qui a consacré sa vie aux enfants dits « anormaux », mais ne se considérait pas comme un éducateur, plutôt comme un « chercheur d’asile ».

    #Culture-Idées #Fernand_Deligny ;_enfance

  • Gourgas par Monoblet, de Guattari à Marge en passant par l’AMR. Louis Orhant. Jacques Lin. Fernand Deligny. Michel Raptis. Michel Pablo. Michel Fiant. Maurice Najman. AMR. Jean-Louis Weissberg.
    http://www.jeansegura.fr/gourgas.html

    NOUS AVONS TANT AIMÉ GOURGAS

    … Mais la France change et le mouvement gauchiste se transforme. L’AMR, restée un groupuscule, va voir ses idées sur l’autogestion migrer vers d’autres mouvements et syndicats tels la Ligue Communiste Révolutionnaire,le PSU que Michel Rocard vient de quitter pour le PS, ou la CFDT alors dirigée par Edmond Maire. En 1975, l’AMR rassemble ses militants lors d’un dernier congrès à Juvisy, en région parisienne, qui votent la fusion avec le PSU. C’est la fin des étés rouges à Gourgas.

    #histoire_de_gauche

  • http://www.desordre.net/bloc/ursula/2014/index.htm

    Allez, je peux bien le dire maintenant. J’ai échoué. J’ai échoué à créer un autre Désordre .

    Ben oui, j’ai essayé, depuis deux ou trois ans maintenant, depuis décembre 2013, de créer un autre site internet, un autre Désordre. Je l’avais appelé Ursula . Pendant un an, de fin 2013 au début 2015, je me suis évertué à accumuler, dans un autre ordre que celui auquel j’avais habitué tout le monde, depuis plus de quinze ans, le Désordre — une forme d’ordre en soi, une forme paradoxale —, tout ce que je pouvais enregistrer d’une manière ou d’une autre, des photographies bien sûr, mais aussi des dessins, des enregistrements sonores, des séquences filmées et des notes et encore des notes.

    J’ai cherché une nouvelle façon de faire, j’ai tâché d’utiliser une forme que j’avais créée pour d’autres, les stagiaires de l’école du doc à Lussas, la fameuse forme Ursula qui sépare les contenus par modes (écrits, sons, images fixes, images animées) et qui les présente aléatoirement à hauteur égale — j’avais repris, en l’adaptant beaucoup, cette forme pour les coulisses de Formes d’une Guerre , à Poitiers, en juin 2011 ( http://www.desordre.net/formes_d_une_guerre_poitiers/ursula/index.htm ), avec @dominique . Et j’ai chargé dans cette table de montage hasardeuse, tout ce que j’ai pu produire de sons, d’images et de textes pendant un peu plus d’un an, et j’ai joué avec Ursula . Cela m’a donné de très beaux bouquets, d’autres moins bons, voire nettement moins bons. Par exemple cela m’a permis de donner une forme qui me plaisait au récit du Jour des innocents ( http://www.desordre.net/bloc/ursula/2014/cinquantaine/index.htm ). Évidemment cela ne s’est pas fait sans l’aide toujours aussi précieuse de @archiloque .

    Début 2015, je n’étais vraiment pas sûr de ce que j’avais produit, hors quelques bouquets épars, dont le Jour des innocents — et d’autres trucs que je garde par devers moi pour le moment, dont Raffut , un roman —, je me suis alors astreint à la même forme, mais une forme journalière, le fameux Février ( http://www.desordre.net/bloc/ursula/2015/index.htm ), ce qui était à peine humain à réaliser — pensez, un son, une vidéo, souvent réalisée en animation, un texte en triptyque, un triptyque de photographies et tous les bonus auxquels je pouvais penser pour une même journée —, d’ailleurs, je ne suis pas parvenu à aller jusqu’au bout, le matériel, comme moi, avons craqué avant.

    Pendant toute l’année 2016, j’avais des choses à digérer parmi lesquels un récit auquel je vais tâcher de donner une forme Ursula aussi, mais indépendante, celui d’ Arthrose, ou comment j’ai bien manqué d’aller dîné au mauvais endroit le mauvais soir, un 13 novembre 2015, par bonheur, je suis fait un mal de chien en trébuchant dans les escaliers de chez mon amie Laurence, alors que nous partions au Petit Cambodge . Mais je voudrais me donner encore du temps pour ce récit. Rien ne presse.

    De même je suis en train d’entamer un tout nouveau projet, un documentaire à propos d’une petite fille, qui enfant, sautait sur les genoux de Céline, cela m’est tombé dessus de façon vraiment imprévisible. Et pour ce projet, je me suis rendu compte que je devrais probablement suivre les bons conseils de Pierre Hanau, à Lussas, à savoir se servir d’Ursula comme l’outil idéal pour concentrer ses matériaux.

    Et du coup, rouvrant les répertoires qui contiennent la moulinette Ursula , je me demande ce que je vais faire d’ Ursula . Sa première forme. Pas très aboutie, brouillonne. Celle sans titre, finalement.

    A part vous la donner à lire, écouter, voir, je ne vois pas ce que je pourrais en faire d’autre. Donc je vous présente Ursula , créature/création à la fois inaboutie et à la fois mystérieuse à mes yeux. Comme si c’était un livre qui comptait autant de récits que de lecteurs — et dont, par endroits, je peux être moi-même un lecteur.

    Vous me direz. Si vous voulez.

    http://www.desordre.net/bloc/ursula/2014/index.htm

    • J’y reviendrai un peu plus tard, je suis accaparée par les accaparements (j’aimerai surtout avancer en fait et ce sujet est infernal) mais j’ai fait un petit tour et j’ai l’impression que mon navigateur Firefox n’aime pas Ursula. Par exemple, en cliquant sur une flèche Sclavis, ça fait rien du tout. Disons que sur lorsque je clique sur une flèche son, ça me propose un autre titre mais pas de son. Mais Firefox n’aime pas non plus la base de données de la FAO et Flash (que je dois toujours remettre à jour à chaque vidéo). Ça ne répond sans doute pas à ta question :)

    • Il faut croire aussi que c’est un livre qui reconnaît ses lectrices et ses lecteurs : je suis tombée d’abord sur les Nouvelles vagues puis sur les sirènes des Stukas. Ensuite j’allais te demander « Pourquoi Ursula ? » et je suis tombée sur « Pourquoi Ursula ? »

      Je trouve le feuilletage par empilements paradoxalement très reposant, au sens où il désintimide - paradoxalement, parce que je m’attendais à l’inverse (le vertige). Parfois, les flêches me semblent trop brutales du coup, trop cassantes, trop sûres d’elles-mêmes : j’attendais un pli, voilà une table rase (je voulais laisser cette fonction aux chiffres).

      Le requin dans le ruisseau, ça m’a fait penser aux films d’animation qu’inventait Fernand Deligny. Si tu les connais, tu me diras peut-être que ça n’a rien à voir. Sans doute - je crois que c’est l’eau, la simplicité du dispositif et ce sourire qu’il nous colle au visage.

      En regardant les Ménines morcellées par la résolution de mon écran, je me disais : un immense écran serait-il mieux ? mais en fait sans doute pas, on perdrait le feuilletage et donc le rythme.

      J’aime mieux ce rythme que celui des pop-ups d’ailleurs - sans doute pour une mauvaise raison d’ordre : dans le Désordre tu joues sur la table de l’autre ; dans Ursula, tu nous invites à jouer sur ta table.

      Reste que je me demande comment quelqu’un réussit à mener deux désordres en même temps - trois (au bas mot) avec la vie.

      Voilà, en vrac, comme l’exploration.

    • @odilon, merci, cela fait plaisir, il existe donc bien une lecture possible de ce truc. Tant mieux.

      Drôle de sensation, à la fois celle d’un échec, je ne crois pas être parvenu à ce que je voulais faire, et à la fois surprise de constater que cela reste lisible, qu’en quelque sorte c’est un livre qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin et qui n’est le même pour personne et pourtant ce qu’on m’en dit semble toujours parler du même livre. Finalement je me demande si cette manière d’échec n’est pas une réussite paradoxale. Du coup avoir le sentiment d’être dépossédé de ce qui serait un succès.

  • Cartographie et territoires - Cairn.info
    http://www.cairn.info/revue-espace-geographique-2010-3-page-225.htm

    Différents cas d’analyse rencontrés par Deleuze au fil de son œuvre convergent dans une notion singulière de cartographie. Les géographes et les hommes d’État, les explorateurs et les états-majors tracent des cartes ; mais ce sont d’abord les collectivités et les peuples qui cartographient leurs manières d’occuper leurs territoires, par leurs pratiques, leurs organisations matérielles et symboliques, par leurs mythes et leurs rêves même (Deleuze, 1993, p. 83 ; Glowczewski, 1991). Le pédopsychiatre Fernand Deligny peint des cartes des trajets d’enfants autistes, relève leurs lignes coutumières, « lignes d’erre », « boucles » et « chevêtres », mais c’est qu’il revient d’abord à ces enfants, en deçà du langage ou de tout ordre symbolique, d’expérimenter ces lignes diverses, d’un « agir » impersonnel dénué d’intentionnalité subjective comme de toute signifiance (Deligny, 1975 ; 1983 ; p. 805-868 et p. 1483-1553 ; Deleuze, Guattari, 1980, p. 22-23 et p. 382-383 ; Deleuze, 1993, p. 81 sq.). Sigmund Freud lui-même doit tracer une carte pour suivre les trajectoires du petit Hans entre l’appartement familial, la cour et ses gamins, la rue qu’il désire traverser pour rejoindre la fille du voisin, l’entrepôt devant lequel stationnent et circulent les voitures à cheval ; c’est que la problématique inconsciente dans laquelle est pris le petit Hans est déjà par elle-même un processus cartographique qui discerne des pôles d’attraction, de répulsion, des passages, des impasses et des franchissements, à l’instar des cartes par lesquelles le petit Richard suivi par Mélanie Klein, à sa manière explore libidinalement les puissances mondiales en guerre (Freud, 1954, p. 101-103, p. 123-124, p. 192 ; Klein, 1973 [2].

    #cartographie #espace #territoire

  • Cartes et lignes d’erre
    Traces du réseau de Fernand Deligny, 1969-1979
    (Collectif)
    http://www.editions-arachneen.fr/?p=1764

    En 1968, Fernand Deligny fonde un réseau de prise en charge d’enfants autistes dans les Cévennes, à Monoblet. Quelques années plus tard (1975-1976), il consacre trois numéros de la revue Recherches, fondée par Félix Guattari, à cette expérience qu’il mène en marge des institutions éducatives et psychiatriques. Deligny n’est pas psychiatre. Il parle d’ailleurs plus volontiers d’enfants mutiques qu’autistes. À une époque où la prise en charge de l’autisme infantile est encore mal assurée, il propose un milieu de vie organisé en aires de séjour dans lesquelles les enfants vivent le coutumier auprès d’adultes non diplômés (ouvriers, paysans, étudiants). À ces éducateurs qui n’en sont pas – il les appelle les présences proches-, il propose de transcrire les déplacements et les gestes des enfants. Dans chacune des aires de séjour - situées à une quinzaine de kilomètres les unes des autres – et durant dix ans, au jour le jour (le soir ou le lendemain, parfois plusieurs jours après), les adultes tracent des cartes sur lesquelles ils reportent leurs propres trajets puis, sur des calques, les lignes d’erre des enfants. « Pour rien, pour voir, pour n’avoir pas à en parler, des enfants - là, pour éluder nom et prénom, déjouer les artifices du IL dès que l’autre est parlé. » Ces cartes ne servent ni à comprendre ni à interpréter des stéréotypies ; mais à « voir » ce qu’on ne voit pas à l’œil nu, les coïncidences ou chevêtres (lignes d’erre qui se recoupent en un point précis, signalant qu’un repère ou du commun se sont instaurés), les améliorations à apporter à l’aménagement de l’espace, le rôle des objets d’usage dans les initiatives des enfants, leur degré de participation à telle tâche coutumière au fil des jours, l’effet sur eux du geste pour rien d’un adulte (un signe, un repère supplémentaire), etc.

    couv

    Le livre rassemble près de deux cents cartes retrouvées dans les archives en 2010 par Gisèle Durand et Jacques Lin, compagnons de route de Deligny. Il se compose de onze chapitres ou sections, ordonnés chronologiquement et par aires de séjour. D’un lieu à l’autre, les mains qui tracent ne sont pas les mêmes : le « style » de Jacques Lin et Gisèle Durand n’est pas celui de Marie-Dominique Vasseur, Thierry Bazzana ou Nicole Guy. Les modes de transcription changent également : avec le temps, le vocabulaire graphique s’enrichit, devient très ou trop abstrait (à l’image du haut degré spéculatif de la recherche de Deligny), puis revient à un tracer plus simple et plus lisible. Ce sont pourtant les mêmes principes qui inspirent les auteurs de ces cartes : se déprendre d’eux mêmes dans une forme d’écriture, et enregistrer les traces de l’humain de nature que Deligny voit persister là où le langage se retire.

    Surexpression des lignes d’erre
    http://fr.forumviesmobiles.org/guillaume-loge/blog/2013/06/07/surexpression-des-lignes-derre-863

    L’étude des trajets des enfants autistes réalisés par le réseau de Fernand Deligny pendant une décennie ouvre à une réflexion sur les déterminismes du déplacement, notre capacité à exprimer notre propre identité mobilitaire et sur l’invisible en jeu dans le rapport à l’espace et aux autres. Plus largement, c’est une mobilité comme manifestation ontologique que nous sommes amenés à concevoir.

    #carte #cartographie #ligne #dessin #déplacement #autisme #livre

  • Parution aux éditions l’Arachnéen, qui avaient déjà publié un recueil des écrits pas tout à fait complet mais presque de #Fernand_Deligny, de deux nouveaux #livres #graphiques qui seront très probablement passionnants :

    Cartes et lignes d’erre
    http://www.editions-arachneen.fr/Deligny_cartes_presentation.html

    http://www.editions-arachneen.fr/images/Deligny_Erre_couv_web.png

    En 1968, Fernand Deligny fonde un réseau de prise en charge d’enfants autistes dans les Cévennes, à Monoblet. Quelques années plus tard (1975-1976), il consacre trois numéros de la revue Recherches, fondée par Félix Guattari, à cette expérience qu’il mène en marge des institutions éducatives et psychiatriques. Deligny n’est pas psychiatre. Il parle d’ailleurs plus volontiers d’enfants mutiques qu’autistes. À une époque où la prise en charge de l’ #autisme infantile est encore mal assurée, il propose un milieu de vie organisé en aires de séjour dans lesquelles les enfants vivent le coutumier auprès d’adultes non diplômés (ouvriers, paysans, étudiants). À ces éducateurs qui n’en sont pas - il les appelle les présences proches -, il propose de transcrire les déplacements et les gestes des enfants. Dans chacune des aires de séjour - situées à une quinzaine de kilomètres les unes des autres - et durant dix ans, au jour le jour (le soir ou le lendemain, parfois plusieurs jours après), les adultes tracent des cartes sur lesquelles ils reportent leurs propres trajets puis, sur des calques, les lignes d’erre des enfants. « Pour rien, pour voir, pour n’avoir pas à en parler, des enfants - là, pour éluder nom et prénom, déjouer les artifices du IL dès que l’autre est parlé. » Ces cartes ne servent ni à comprendre ni à interpréter des stéréotypies ; mais à « voir » ce qu’on ne voit pas à l’œil nu, les coïncidences ou chevêtres (lignes d’erre qui se recoupent en un point précis, signalant qu’un repère ou du commun se sont instaurés), les améliorations à apporter à l’aménagement de l’espace, le rôle des objets d’usage dans les initiatives des enfants, leur degré de participation à telle tâche coutumière au fil des jours, l’effet sur eux du geste pour rien d’un adulte (un signe, un repère supplémentaire), etc.

    Journal de Janmari
    http://www.editions-arachneen.fr/Janmari_presentation.html

    http://www.editions-arachneen.fr/images/JANMARI_couv_web.png

    Jean-Marie J., dit Janmari, a douze ans lorsque Fernand Deligny décide de créer un réseau d’enfants autistes, « autour » de lui, dans les Cévennes, en 1967. L’enfant est mutique, vif, adroit ; il découvre des sources enfouies, attrape les guêpes par les ailes sans les blesser, habite le hameau de sa présence forte et de ses trajets immuables. À la fin de sa vie, Gisèle Durand, présence proche de Janmari, lui tend un cahier à dessin. Jour après jour, il trace des ronds et des vaguelettes ; le moindre geste ou le moindre son de Gisèle Durand l’incite à varier les formes, à inscrire un cercle, un rectangle, puis à reprendre ses motifs. Ce Journal recueille la trace d’un geste primordial, "d’avant la lettre", la pulsation progressivement affaiblie du rythme de la vie et de la poésie.