person:feu bernard lewis

  • Feu Bernard Lewis était l’illustration que le rôle de l’#expert MSM n’est pas l’expertise, mais la « #narrative » au service de l’ordre établi ; d’où son adulation par ce dernier.

    Une vision orientaliste, par Juan Goytisolo (Le Monde diplomatique, juillet 2002)
    https://www.monde-diplomatique.fr/mav/64/GOYTISOLO/55898

    La prétention de Bernard Lewis à l’impartialité professorale fait problème lorsque, par exemple, il retrace l’histoire du problème palestinien : « Entre 1947 et 1949, une grande partie des habitants arabes des territoires inclus dans le nouvel Etat d’Israël quittèrent leurs maisons et se réfugièrent sur la rive occidentale, dans la bande de Gaza et dans les pays voisins. Les Israéliens prétendent qu’ils s’en allèrent à l’instigation de leurs propres chefs, lesquels leur dirent de partir afin de ne pas gêner les mouvements des troupes et leur promirent qu’ils reviendraient sous peu sur les traces des armées arabes victorieuses. Les Arabes maintiennent qu’ils furent poussés dehors par les Israéliens. Les deux thèses sont vraies : toutes deux sont fausses (p. 176). »

    Du chaos irakien à l’escalade contre l’Iran, par Alain Gresh (Les blogs du Diplo, 30 octobre 2007)
    https://blog.mondediplo.net/2007-10-30-Du-chaos-irakien-a-l-escalade-contre-l-Iran

    Ainsi a-t-on entendu l’universitaire Bernard Lewis, qui a servi de caution « orientaliste » à l’intervention américaine en Irak, annoncer le plus sérieusement du monde que Téhéran s’apprêtait à lancer une bombe atomique (qu’il n’a pas !) sur Israël le 22 août 2006 car ce jour correspond, dans le calendrier musulman, au voyage que fit le prophète Mahomet à Jérusalem puis au ciel, le président iranien pensant que l’apocalypse accélérera le retour de l’« imam caché ».