person:florence parly

  • Why Russia is the big winner of the Iran deal fallout - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/world/2019/05/08/why-russia-is-big-winner-iran-deal-fallout

    Iran announced Wednesday that it would stop complying with certain elements of the Joint Comprehensive Plan of Action, better known as the Iran nuclear deal, in 60 days if the remaining signatories did not find a way to make the deal more economically beneficial to Iran.

    [...]

    “We urge the Iranians to think very long and hard before they break that deal,” Jeremy Hunt, British foreign secretary, said Wednesday, referring to Iran’s threat to hold onto excess uranium and heavy water stockpiles. “Today, nothing would be worse than Iran, itself, leaving this accord,” French Defense Minister Florence Parly told France’s BFMTV.

  • Réfugiés : les dons de la France à la marine libyenne attaqués en justice
    25 avril 2019 Par Mathilde Mathieu
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250419/refugies-les-dons-de-la-france-la-marine-libyenne-attaques-en-justice?ongl

    (...) C’est bien un tribunal, pourtant, qu’ont décidé de saisir huit ONG françaises et italienne pour tenter de remettre un peu de justice en Méditerranée.

    Jeudi 25 avril, Amnesty international France, Médecins sans frontières (MSF) ou encore le Gisti ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris pour contester la décision de la ministre des armées, Florence Parly, d’offrir six embarcations à la marine libyenne au nom de « la lutte contre l’immigration clandestine », alors même que les garde-côtes de Tripoli ramènent tous les migrants qu’ils interceptent dans les centres de détention inhumains du régime, que persiste un embargo sur la fourniture d’armes à l’ancien pays de Kadhafi, et que la capitale se retrouve depuis quelques semaines en proie à une véritable guerre civile.

    « Avec ce qui se passe en ce moment, cette décision qui n’avait déjà pas de sens tourne à la farce tragique », pointe ainsi Michaël Neuman, directeur d’études chez MSF. « La France a pris des engagements internationaux qu’elle ne peut pas violer en toute impunité », dénonce Cécile Coudriou, directrice d’Amnesty.

    Achetés par la France à l’entreprise Sillinger de Toulon, mais bientôt offerts « à la marine libyenne », ces bateaux sont des « embarcations rapides à coque semi-rigide » (selon le ministère des armées), soit des « hors-bord » de 12 mètres capables d’embarquer jusqu’à 16 ou 18 personnes. « Idéal pour le transport de troupes ou matériels lourds et encombrants », précise la fiche produit du fabricant.

    La remise des deux premiers spécimens étant initialement programmée pour mai ou juin, les associations ont engagé à la fois un « référé suspension » (pour demander au juge de reconnaître l’urgence et suspendre la livraison), et un recours au fond, qui ne sera pas tranché avant des mois, pour réclamer l’annulation pure et simple de la décision ministérielle – encore faudrait-il que ces ONG soient jugées recevables. (...)

  • Yémen : des armes made in France - Une enquête en partenariat avec Disclose.ngo | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/086089-022-A/yemen-des-armes-made-in-france

    Cette note a été transmise au Président de la République Emmanuel Macron, lors du conseil restreint de défense du 3 octobre 2018 à l’Élysée, en présence de la ministre des Armées, Florence Parly, du Premier ministre, Edouard Philippe et du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

    Ces derniers ont tous pu consulter les quinze pages du document provenant de la direction du Renseignement militaire français (DRM), qui détaille l’ensemble des armes vendues par la France aux Émirats arabes unis et à l’Arabie saoudite. Des armes aujourd’hui utilisées dans la guerre au Yémen.

    Cette note révèle pour la première fois les positions, à la date du 25 septembre 2018, de l’armement français utilisé par la coalition saoudienne dans le conflit yéménite. Ces “Yémen Papers” contredisent la position du gouvernement français. Des armes françaises sont bien utilisées par la coalition dans la guerre au Yémen sur tous les fronts : air, terre et mer.

    https://www.arte.tv/sites/story/reportage/yemen-des-armes-made-in-france
    #crime_de_guerre #crime_contre_l'humanité #armement #industrie_de_la_mort #mensonge_d'état

  • Paris a menti sur toute la ligne au sujet de ses armes au Yémen, selon une enquête (Sputnik)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15919-paris-a-menti-sur-toute-la-ligne-au-sujet-de-ses-armes-au-yemen-sel

    Contrairement aux affirmations des ministres français des Armées et des Affaires étrangères, Florence Parly et Jean-Yves Le Drian respectivement, des armes françaises sont effectivement employées dans la guerre au Yémen et font constamment des victimes, dévoile un rapport, classé « confidentiel Défense », révélé par Disclose après une longue enquête.

    Des révélations faites par le média d’investigation à but non lucratif Disclose, avec son partenaire, la cellule d’investigation de Radio France, détaillent l’implication de nombreuses armes de fabrication française utilisées par la coalition de l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen.

    Ces informations, basées sur le rapport classé « confidentiel Défense » de la Direction du renseignement militaire (DRM), contredisent totalement les déclarations (...)

  • Made in France - Cartographie d’un mensonge d’état | Disclose
    https://made-in-france.disclose.ngo/fr/chapter/yemen-papers

    Des documents classés « confidentiel défense » prouvent que des armes françaises peuvent tuer des civils au Yémen. la famine 04 Survivre au Yémen 05 Pourquoi publier des documents secret défense Partie 1 /5 Des documents classés « confidentiel défense » prouvent que des armes françaises peuvent tuer des civils au Yémen. La note de la DRM révèle pour la première fois la liste des armes françaises utilisées dans la guerre au Yémen. 01 Cartographie d’un mensonge d’état 02 Itinéraire d’une livraison secrète 03 Stratégie de la famine 04 Survivre au Yémen 05 Pourquoi publier des documents secret défense Source : Relevé sur le (...)

    • La communication est une science toujours inexacte, et parfois mensongère. La majorité actuelle en fait la démonstration quotidienne. Car de la même façon que le président de la République dénonce officiellement les comptes anonymes utilisés sur les réseaux sociaux pour mieux s’en servir dans sa propagande (voir ici notre article), il ne cesse de propager des mensonges tout en prétendant combattre les « fake news ».

      C’est Emmanuel Macron lui-même qui s’est approprié cet anglicisme. Mais qu’on les nomme fake news, informations fallacieuses, « infox », fausses nouvelles, ou juste mensonges, l’intention est la même. Tromper en toute connaissance de cause.

      Il ne s’agit en effet pas ici de faire part de divergences d’analyse, de prétendre que le président ment quand il affirme que la suppression de l’impôt sur la fortune est une bonne chose pour l’économie française. Il est probable que le président croie en ce qu’il dit.

      Il ne s’agit pas non plus de s’attarder sur ses jugements à l’emporte-pièce, du type « Je traverse la rue et je vous trouve du travail ». Il est ici question de mensonges purs et durs. De faits sciemment déformés, omis ou transformés.

      Sibeth Ndiaye, la nouvelle porte-parole du gouvernement, anciennement chargée des relations presse à l’Élysée, doit se mordre les doigts d’avoir un jour dit la vérité à L’Express à propos des bobards de l’exécutif : « J’assume de mentir pour protéger le président. »

      Depuis, elle a nié avoir tenu ces propos. Mais ne dément-elle pas pour « protéger le président » ?

      Comme s’il voulait décrédibiliser par avance les informations à paraître, Emmanuel Macron assurait le 26 juillet 2018 à ses amis, aux prémices de l’affaire Benalla, que « nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité ». En réalité, c’est l’Élysée qui cherche à l’en détourner.

      Les fausses vidéos de l’affaire Benalla (Emmanuel Macron)

      Ismaël Emelien, en promotion pour la sortie de son livre écrit avec David Amiel, a eu les plus grandes difficultés à se défendre. Le 19 juillet 2018, au lendemain des révélations du journal Le Monde sur les agissements d’Alexandre Benalla, le conseiller spécial du chef de l’État avait orchestré la riposte en faisant diffuser par un compte anonyme sur les réseaux sociaux des vidéos censées dédouaner Benalla.

      Deux problèmes se posent. Tout d’abord, Ismaël Emelien a utilisé une vidéo issue des caméras de surveillance de la police, ce qui est illégal. Il prétend qu’il ne connaissait pas l’origine de ces vidéos. Qu’il n’a pas pensé à se renseigner.

      Mais l’Élysée a aussi fait circuler, avec la bénédiction de Sibeth Ndiaye qui a conseillé aux journalistes d’aller consulter ces vidéos, le film d’un homme très agité poursuivant un groupe d’hommes vêtus de noir, chaise à la main.

      Le problème, comme l’a raconté Le Monde, est qu’il ne s’agit pas du tout du jeune homme immobilisé par Alexandre Benalla place de la Contrescarpe. La vidéo a été tournée le soir, bien après l’intervention musclée d’Alexandre Benalla. Et selon une enquête publiée jeudi 4 avril par le site la-bas.org, l’homme à la chaise poursuivait en réalité des militants « antifas ».

      Mais Emmanuel Macron lui-même a endossé ce mensonge, alors que la comparaison des deux hommes sur ces vidéos ne tromperait pas un enfant familier du jeu des sept erreurs (chaussures de couleurs différentes, blouson sans fourrure…).

      Quelques jours plus tard, le 26 juillet, à la Maison de l’Amérique latine, outre le fait qu’il se plaint de cette « presse qui ne recherche plus la vérité », Emmanuel Macron lance : « Les images tournent en boucle d’une scène inadmissible et que je condamne. Je ne vois jamais la scène d’avant, la scène d’après. Quel est le contexte, qu’est-ce qui s’est passé ? S’agissait-il d’individus qui buvaient gentiment un café en terrasse ? Que s’est-il passé juste ensuite ? »

      Le chef de l’État fait ensuite clairement référence à cette vidéo tournée postérieurement. « J’ai cru comprendre qu’il y avait des images, poursuit-il. Où sont-elles ? Sont-elles montrées avec la même volonté de rechercher la vérité et d’apporter de manière équilibrée les faits ? Non. » Avant de conclure : « Je vois un pouvoir médiatique qui veut devenir un pouvoir judiciaire. »

      La réalité est tout autre. Des investigations journalistiques ont mis en lumière des faits avérés sur lesquels la justice enquête aujourd’hui.

      La perquisition à Mediapart sur les enregistrements Crase/Benalla (Nicole Belloubet)

      Après que nous avons diffusé les extraits d’une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, Mediapart a reçu, le vendredi 1er février, une demande de réquisition de ces extraits par les juges d’instruction de l’affaire du 1er Mai.

      Nous avons tout de suite fait savoir que nous ne nous opposions pas à cette réquisition judiciaire, de façon que des juges indépendants puissent authentifier les documents publiés et statuer, notamment, sur la violation du contrôle judiciaire.

      Cet accord a été renouvelé le lundi 4 février, à 9 heures.

      Pourtant, ce même lundi 4 février, peu après 11 heures, notre journal a fait l’objet d’une tentative de perquisition après l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris des chefs d’« atteinte à l’intimité de la vie privée » et de « détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interception et de télécommunications ou de conversations ».

      Deux procureurs du parquet de Paris se sont présentés à notre journal et nous ont annoncé qu’ils venaient pour procéder à une perquisition, et non réquisitionner les enregistrements publiés.

      Vu que nous avions déjà donné notre accord pour la réquisition judiciaire, la tentative de perquisition n’avait qu’un seul objectif : identifier nos sources, et faire peur à tous ceux susceptibles de nous parler.

      Devant l’Assemblée nationale, et pour justifier cette tentative de perquisition, la ministre de la justice Nicole Belloubet a cependant déclaré le 5 février : « Mediapart a dans un premier temps refusé cette remise, mais comme la presse s’en est fait l’écho, depuis, les bandes sonores ont été remises à la justice, ce qui est une très bonne chose, je crois, pour que toute la vérité soit faite dans cette affaire. »

      En mélangeant sciemment les deux procédures, Nicole Belloubet a menti.

      Geneviève Legay, blessée à Nice par un policier (Emmanuel Macron)

      Lors de rassemblements à Nice, le 23 mars, Geneviève Legay, porte-parole d’Attac, est blessée lors d’un rassemblement de gilets jaunes.

      Le lundi 25 mars, le procureur de la République indique, lors d’une conférence de presse, que Geneviève Legay « n’a pas été touchée par des policiers. Il n’y a aucun contact direct entre un policier et cette dame ».

      Dans un entretien avec Nice Matin, publié le lundi 25 mars, le président de la République déclare à son tour, sans la moindre prudence, que « cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre ». Il ajoute quelques phrases qui ont profondément irrité Geneviève Legay : « Pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable. […] Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci. »

      Or dès le 23 mars, comme nous l’avons révélé, un policier expliquait le jour même du rassemblement sur procès-verbal qu’au vu des premiers éléments de l’enquête, la victime, âgée de 73 ans, avait été heurtée par « un homme portant un bouclier ».

      Au cours de son audition, un autre policier, ayant participé à la charge, avait précisé : « Nous avons chargé, donc effectivement nous avons poussé les personnes devant nous. […] C’est après la charge en me retournant que j’ai constaté qu’une femme était à terre. »

      Le gouvernement et les chômeurs « trop » indemnisés (Édouard Philippe)

      Le premier ministre et la ministre du travail affirment qu’un chômeur sur cinq gagnerait plus au chômage que dans son travail précédent. Ce chiffre est en réalité totalement vicié et aboutit à un mensonge qui salit 600 000 personnes.

      Comment est-ce possible ? Le gouvernement compare deux périodes qui ne sont pas les mêmes. Avec une méthode de calcul différente, l’Unédic aboutit au chiffre de moins d’un salarié sur 25 se retrouvant dans la situation décrite par l’exécutif.

      Pour le sociologue spécialisé dans les politiques de l’emploi Mathieu Grégoire, il s’agit donc d’« un artefact statistique » et d’« une manipulation assez troublante des chiffres ».

      Selon le gouvernement, ce sont les salariés en contrats courts, généralement peu qualifiés et peu rémunérés, qui sont censés « trop » profiter de l’assurance-chômage. Et en dépit du calcul erroné, c’est sur eux que le gouvernement devrait faire porter l’essentiel des économies à venir.

      Le nombre d’ultras parmi les gilets jaunes (Emmanuel Macron)

      Le jeudi 31 janvier, Emmanuel Macron reçoit cinq journalistes pour une « discussion informelle » autour d’un café. Le président de la République se montre très offensif au moment de dénoncer les violences commises lors des manifestations des « gilets jaunes ». Selon lui, elles seraient l’œuvre « de 40 à 50 000 militants ultras qui veulent la destruction des institutions ». « Face aux violences orchestrées par les extrêmes », rapporte Paris-Match, le chef de l’État « met en garde contre la ‘‘fachosphère’’ et la ‘‘gauchosphère’’ qui ont surinvesti les réseaux sociaux ».

      Pourtant, dans les jours précédents, selon nos enquêtes, des notes des services de renseignement sont remontées à l’Élysée. Et elles disent précisément l’inverse de ce que prétend Macron.

      En effet, à ce moment-là, l’ultradroite se désengage « à Paris comme en province ». Selon la DGSI, « la scène d’ultradroite est quasi inexistante au sein des cortèges ». Même au plus fort de leur mobilisation les premières semaines du mouvement, les services ne comptaient que « quelques centaines d’individus » relevant de cette mouvance.

      À l’ultragauche, alors ? Pas plus. « L’ultragauche s’est impliquée de manière limitée dans un mouvement perçu comme populiste et réactionnaire », écrit-on à la DGSI. Des sources dans différents services de renseignement donnent un même chiffre de 300 militants « au grand maximum » d’ultras de droite et de gauche réunis au plus fort du mouvement, début décembre. En mars, ils n’étaient plus que quelques dizaines.

      Dans la même interview, le président de la République décrit le mouvement des gilets jaunes comme « une manipulation des extrêmes, avec le concours d’une puissance étrangère : la Russie de Poutine ». Or la DGSI et la DGSE n’auraient toujours pas trouvé la moindre trace d’ingérence russe. Et l’Élysée n’a jamais voulu nous faire part de ses sources sur le sujet.

      Le retour des djihadistes français (Emmanuel Macron)

      « Contrairement à ce que j’ai pu lire ou entendre, il n’y a pas un programme de retour des djihadistes qui est aujourd’hui conçu, nous restons sur la même doctrine », explique à l’occasion du « grand débat » Emmanuel Macron à des élus de la Région Grand Est. Selon lui, il n’y aurait donc jamais eu de programme de retour des djihadistes français. Pas question de donner l’impression de tergiverser.

      Selon nos informations, les services des ministères des affaires étrangères, de la défense, de l’intérieur et de la justice travaillaient pourtant bien depuis l’automne 2018 au retour des djihadistes détenus par les Kurdes de Syrie.

      Les conditions du programme de retour étaient tenues pour acquises par les principaux acteurs du dossier lorsque, dans la première quinzaine de février, le président de la République a changé d’avis.

      Qu’est-ce qui a fait changer Emmanuel Macron de position et l’a ainsi fait aller à l’encontre des préconisations de son administration ? L’Élysée n’a pas répondu à nos sollicitations.

      Le chlordécone ne serait pas cancérigène (Emmanuel Macron)

      « Il ne faut pas dire que ce pesticide est cancérigène. » En une phrase, le président de la République a soulevé l’indignation, en particulier des élus d’outre-mer qui lui faisaient face le vendredi 1er février, à l’Élysée, pour une rencontre dans le cadre du grand débat national.

      La discussion portait sur la dangerosité du chlordécone, un pesticide extrêmement toxique et perturbateur endocrinien, classé « cancérigène possible » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dès 1979 et utilisé jusqu’en 1993 dans les bananeraies en Guadeloupe et en Martinique. Ce jour-là, pour le président, « il ne faut pas dire que c’est cancérigène. Il est établi que ce produit n’est pas bon, il y a des prévalences qui ont été reconnues scientifiquement, mais il ne faut pas aller jusqu’à dire que c’est cancérigène parce qu’on dit quelque chose qui n’est pas vrai et qu’on alimente les peurs ».

      Presque tous les Guadeloupéens et les Martiniquais sont contaminés au chlordécone, selon une étude publiée par Santé publique France en 2018. Et les sols sont pollués pour quatre cents à sept cents ans.

      Estomaqués par les propos du président, l’urologue Pascal Blanchet et le chercheur à l’Inserm Luc Multigner ont répondu en rappelant, entre autres, que « l’exposition au chlordécone est associée à une augmentation de risque de survenue du cancer de la prostate ».

      Face à la polémique, l’Élysée a maladroitement tenté de faire machine arrière, plaidant le malentendu, sans convaincre personne.

      La mort de Jamal Khashoggi (Jean-Yves Le Drian)

      Dès le 6 octobre 2018, soit quatre jours après la disparition de Jamal Khashoggi, un notable saoudien exilé aux États-Unis et devenu chroniqueur au Washington Post, qui n’est jamais ressorti de son consulat à Istanbul où il venait chercher des papiers administratifs, les autorités turques commencent à laisser filtrer des informations auprès de la presse indiquant que le journaliste a été tué dans l’enceinte diplomatique.

      Les jours suivants, la police et le gouvernement turcs distillent de plus en plus de preuves des agissements d’une équipe de tueurs saoudiens composée de proches du prince hériter Mohammed ben Salamane, qui aurait interrogé, torturé, puis découpé en morceaux la victime.

      Le 11 octobre, Ankara laisse entendre qu’elle possède un enregistrement audio de ce qui s’est déroulé à l’intérieur du consulat, qui ne laisserait aucune doute sur la culpabilité des Saoudiens.

      Le 10 novembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan affirme que l’enregistrement a été fourni aux États-Unis, au Royaume-Uni, à la France, à l’Allemagne et au Canada.

      Pourtant, Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères bien timide sur le dossier, nie le 12 novembre sur France 2 avoir eu connaissance de l’enregistrement. Et il ajoute : « Si le président turc a des informations à nous donner, il faut qu’il nous les donne », soulevant l’indignation des autorités turques.

      Après une longue enquête, Mediapart a obtenu la confirmation auprès de sept diplomates et fonctionnaires du renseignement français que le Quai d’Orsay, à son plus haut niveau, avait bien eu accès à ces enregistrements à la date où le ministre s’exprimait.

      L’hommage au maréchal Pétain (Florence Parly)

      À l’occasion des cent ans de l’Armistice, l’état-major des armées souhaitait organiser, « en présence du président de la République », un hommage aux huit maréchaux de la Grande Guerre, dont Philippe Pétain. Dans un premier temps, l’Élysée laisse passer cette option, qui se retrouve inscrite dans le programme officiel des célébrations.

      Mais face à l’ampleur de la polémique, l’hommage est finalement retiré in extremis. Ce qui n’empêche pas la ministre des armées Florence Parly de jurer au micro de BFM-TV que « l’État-major n’a jamais imaginé rendre hommage au maréchal Pétain », mais qu’il souhaitait uniquement « rendre hommage aux maréchaux qui sont aux Invalides ».

      Cette cérémonie était pourtant bel et bien prévue, comme l’a d’ailleurs confirmé l’Élysée à Mediapart. Et il n’y a pas de place pour le doute. Chaque étape de cette « itinérance mémorielle » avait été minutieusement préparée : les dossiers de presse sur le site de la Mission du centenaire et sur celui du ministère de l’éducation nationale ne faisaient pas mystère de la présence du président de la République.

      Pataugeant dans ses dénégations, Emmanuel Macron aura au passage jugé « légitime » de rendre hommage au maréchal Pétain, soulignant que le dirigeant du régime de Vichy avait été « pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat », même s’il a « conduit des choix funestes » pendant la Seconde. Des déclarations qui ont fait bondir la plupart des historiens.

      Un paparazzi placé en garde à vue pour rien (l’Élysée)

      Le Palais n’a pas attendu les derniers mois pour diffuser des craques. Dès septembre 2017, l’Élysée fait fuiter dans Challenges une information censée montrer à quel point Emmanuel Macron est un président magnanime. « EXCLUSIF. Emmanuel Macron vient de décider d’abandonner ses poursuites judiciaires qu’il avait engagé [sic] contre un paparazzi. »

      La réalité est autre. Selon des informations obtenues à l’époque par Mediapart, s’il est mis un terme à cette affaire très médiatisée, c’est en fait parce que le parquet de Marseille a classé sans suite l’enquête préliminaire ouverte en août pour « harcèlement » et « atteinte à la vie privée ». La plainte de l’Élysée ne tenait pas la route : le photographe mis en cause, Thibaut Daliphard, n’avait commis aucun des délits que l’Élysée lui reprochait.

      Ce photographe avait été contrôlé une première fois par un officier de sécurité devant la résidence privée de Marseille où les époux Macron passaient quelques jours de vacances au mois d’août, et s’était vu répondre qu’il n’y aurait pas de possibilité de prendre des clichés ce jour-là.

      Le lendemain, l’Élysée venant de confirmer que le couple présidentiel y passait ses vacances, le photographe s’était présenté à nouveau devant la résidence pour aller aux nouvelles, sans appareil photo.

      Selon Thibaut Daliphard, il s’était alors heurté à un homme qu’il avait pris pour un policier et qui lui avait déclaré : « Je n’aime pas votre métier », « Ce que vous faites, c’est du harcèlement », puis « Je vais vous placer en garde à vue, je vais vous faire coffrer pour 48 heures ».

      Selon Thibaut Daliphard, alors qu’il attend les forces de l’ordre, son téléphone sonne. « Je décroche le téléphone, il me saute dessus, essaie de me l’arracher, je me débats, puis il me dit : vous êtes en garde à vue, vous n’avez pas le droit de téléphoner. » Puis arrivé au commissariat du VIIIe arrondissement de Marseille, le commissaire présent sur place lui aurait confié : « Je suis désolé, on me demande de vous placer en garde à vue. »

      Thibaut Daliphard restera six heures en cellule. Le matériel, la carte-mémoire et l’ordinateur de ce journaliste sont fouillés.

      Ce n’est qu’un an plus tard, à l’été 2018, que Thibaut Daliphard découvrira que l’homme qui l’a violenté n’était pas un policier. Mais Alexandre Benalla.

  • Lycée Saint-Cyr, un an après : « Finalement, rien de rien n’a changé » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/03/27/lycee-saint-cyr-un-an-apres-finalement-rien-de-rien-n-a-change_1717821

    Mardi 29 janvier 2019, 22 heures environ. Un étudiant de première année de la prépa scientifique du lycée militaire de Saint-Cyr écrit devant le bâtiment 40 de l’établissement les lettres « SLG » sur la neige qui est tombée sur les Yvelines ce jour-là. « SLG », c’est l’acronyme de « sopo les grosses », expression issue de ce jargon particulier à l’école et qui signifie « les filles sont chiantes ». Autour du « G » - lettre qui désigne les filles « juste bonnes à être engrossées » - quatre flèches sont tournées vers l’intérieur : le symbole ultime de dénigrement selon les codes saint-cyriens (si les flèches partent vers l’extérieur, c’est un signe de glorification). Le « SLG » de ce jour-là est la partie émergée d’un iceberg : depuis quelques semaines, l’étudiant et ses amis s’échangent des photos de ces mêmes trois lettres, inscrites dans un jardin ou à la montagne. Graver le slogan misogyne est devenu leur défi entre potes, leur signe de ralliement. Contre leurs camarades féminines, une fois de plus.

    Le 23 mars 2018, Libération révélait le système de harcèlement moral orchestré en toute impunité par une poignée d’étudiants ultraconservateurs pour gâcher la vie des autres, principalement les filles, au sein des classes préparatoires du lycée militaire de Saint-Cyr (245 élèves, dont 58 filles). Plus d’une quinzaine de témoins avaient raconté le calvaire imposé par cette minorité puissante de garçons appelés « tradis » pour détruire psychologiquement les jeunes femmes et les voir ainsi abandonner le concours d’entrée à l’Ecole spéciale militaire (ESM) de Saint-Cyr Coëtquidan. Notre enquête avait conduit la ministre des Armées, Florence Parly, à ordonner la sanction de vingt élèves (sept jeunes hommes avaient été exclus définitivement de l’établissement, treize autres de manière temporaire) et le départ de la direction de l’établissement (le colonel Assonion a été remplacé par le colonel Eon Duval). Un plan « d’excellence comportementale » dans les lycées de la défense avait également vu le jour.

    Où en est-on un an après ? L’épisode « SLG » de janvier est considéré en interne comme le symbole d’une continuité inacceptable avec les années passées. Selon nos informations, l’auteur des faits a été puni le 8 février de sept jours d’exclusion avec sursis, après la découverte du sigle par des étudiantes et le rapport qui s’en est suivi auprès de l’autorité militaire. « Après les révélations de l’an dernier, notre ministre avait exigé que les officiers soient intraitables sur les affaires de misogynie. Foutaises, ils n’ont même pas fait rater un jour de cours à l’élève puni… » se désole un témoin auprès deLibération. La légèreté de la sanction passe d’autant plus mal que le jeune homme aurait avoué faire partie du clan des tradis. « C’est une blague ! » commente Bastien Lachaud, député (LFI) de Seine-Saint-Denis, membre de la commission de la défense et coauteur du rapport parlementaire présenté mercredi sur la discrimination dans les armées. « On ne peut pas affirmer la tolérance zéro et sanctionner comme ça un tel acte. C’est honteux, l’élève aurait dû être viré », poursuit-il. Du côté du ministère, on rétorque que « le sursis a été assorti car il s’agissait d’un élève qui n’avait pas été sanctionné et dont le comportement à l’égard de ses camarades féminines était jusque-là exemplaire. Sept jours d’exclusion, c’est une sanction lourde. Notre rôle est aussi d’éduquer les jeunes confiés à notre responsabilité ».

    Urine

    Les personnes rencontrées par Libération sont amères. Elles racontent qu’à rebours des annonces, l’ambiance au sein du lycée n’a pas évolué. Bien sûr, certains étudiants passent entre les gouttes et vivent une année de prépa normale - en tout cas sans heurts. Mais pour les élèves prises pour cible, le travail de sape psychologique et autres humiliations perdurent. Jusqu’à briser, dans certains cas, la volonté d’intégrer l’armée de terre. Selon plusieurs témoins, « l’indifférence courtoise » qui consiste à ne jamais adresser la parole aux filles est toujours pratiquée par certains élèves tradis. Dans les couloirs de l’établissement, les étudiantes sont toujours interpellées par des interjections argotiques type « cuissssss » - dès qu’une fille est en couple et donc soupçonnée d’avoir des relations - ou « bzittttt » pour signifier qu’elles ne sont que des moins que rien. Début 2019, les cuvettes de toilettes et les poubelles des sanitaires des filles ont été souillées d’urine. L’affaire n’a pas eu de suite. « Malheureusement, et malgré les efforts de l’encadrement, il n’est pas possible d’en identifier les auteurs, d’autant que garçons et filles partagent le même internat », justifie le ministère auprès de Libération. Au sein du lycée, on doute de la persévérance du corps militaire pour trouver les responsables : « Les filles attendaient une sanction exemplaire, il n’y a rien eu de tout ça. »

    Marque visible de l’emprise toxique de quelques-uns sur l’ensemble des élèves : les inscriptions « TRADI » fleurissent dans les classes, gravées en capitales sur les tables de cette école deux fois centenaire. En toute impunité. En interne, on observe, fataliste : « Tout est décomplexé : la misogynie et, de manière plus générale, l’intolérance à tout ce qui n’est pas dans le milieu tradi. »

    Ce clan de jeunes hommes continue donc à imposer sa vision du monde en général et de l’armée en particulier. Nostalgiques de la France des colonies, ils adorent Jeanne d’Arc et les maréchaux de Napoléon, s’affichent proches du mouvement catholique lefebvriste, manifestent ouvertement leur position contre l’avortement. D’année en année, sur les photos qu’ils aiment à partager entre eux sur les réseaux sociaux, ils arborent parfois des bretelles aux couleurs du drapeau confédéré - symbole mondial du suprémacisme blanc - ou le drapeau des Croisades en arrière-plan. Lors du « bal des cadets » organisé le 23 mars dernier, ils se sont présentés « youlés » comme jamais : la coiffure de la « youle », qui consiste à ne garder qu’une longue mèche sur le haut du crâne, est arborée uniquement par le clan des tradis. « Tout le monde l’a vécu comme une provocation ultime mais la direction n’a pas dit un mot sur cet épisode, raconte un témoin. Le règlement intérieur n’autorise que les coiffures équilibrées et sans fantaisies. Ne pas interdire la youle alors qu’elle est l’emblème des tradis, c’est de la pure hypocrisie. »
    Mainmise

    S’il est très difficile de recueillir des témoignages d’élèves ciblées, une autre source résume : « Finalement, rien de rien n’a changé. » A une nouveauté près : la chape de plomb posée par les autorités du lycée pour « que rien ne sorte », selon les mots d’un haut gradé. La menace est claire. Si quelqu’un parle « à l’extérieur », explique l’une de nos sources, si un nouvel article de ces « gauchistes de Libé » venait à paraître, la conséquence serait « la fermeture » du lycée. « On pourrait presque parler d’un lavage de cerveaux, déplore une ancienne élève. Les jeunes filles sont un peu tétanisées. Je dirais même que certaines ont fait le choix de la loyauté envers les autorités car elles ont intériorisé leurs discours alarmistes. »

    Illustration parfaite de cette ère post-crise : l’accueil fait aux deux députés de la mission d’information parlementaire. A Saint-Cyr-l’Ecole, ils n’ont pu rencontrer que les professeurs de sciences et non ceux de lettres et d’économie, comme ils l’avaient pourtant demandé. Bastien Lachaud : « On nous a dit qu’ils étaient indisponibles. » Ce qui est faux : les professeurs des autres sections n’ont même pas été prévenus de la visite des élus. La mainmise s’est poursuivie jusqu’aux tables rondes, où le commandement a décidé de rester au moment des discussions avec les élèves. Contrairement aux autres établissements visités.
    Guillaume Lecaplain , Anaïs Moran dessins Sandrine Martin

    #sexisme #misogynie #discrimination #fraternité #travail #femmes #domination_masculine #sexisme_d'état #armée #culture_du_viol

    • les cuvettes de toilettes et les poubelles des sanitaires des
      filles ont été souillées d’urine. L’affaire n’a pas eu de suite.
      « Malheureusement, et malgré les efforts de l’encadrement, il n’est pas possible d’en identifier les auteurs

      Les tests ADN sont sans doutes inaccessibles à l’encadrement de l’armée !

  • Pour l’emploi de l’armée en maintien de l’ordre, M. Macron va bientôt pouvoir disposer des futurs volontaires du SNU. Brassage social garanti…

    Qu’est-ce que le Service National Universel ? | Gouvernement.fr
    https://www.gouvernement.fr/qu-est-ce-que-le-service-national-universel

    Dans un second temps, chaque jeune sera encouragé, notamment par des mesures d’attractivité variées et ciblées, à poursuivre volontairement une période d’engagement d’une durée d’au moins trois mois, liée à la défense et la sécurité (engagement volontaire dans les armées, la police, la gendarmerie, les pompiers, la sécurité́ civile), à l’accompagnement des personnes, à la préservation du patrimoine ou de l’environnement ou encore au tutorat, sans que cette liste soit limitative. L’offre des différentes opportunités d’engagements, civils ou militaires, intégrera les volontariats existants et des propositions nouvelles, y compris celles qui émaneront des jeunes eux-mêmes. À titre d’exemple, l’actuel service civique sera l’un des moyens d’accomplir cette seconde phase du SNU.

    (initialement, c’était un commentaire à un billet éphémère de @zorba, d’où le triangle plein qui ne débouche que… sur une seule occurrence du lien)

  • La France offre des bateaux aux garde-côtes libyens malgré les abus
    https://www.hrw.org/fr/news/2019/03/13/la-france-offre-des-bateaux-aux-garde-cotes-libyens-malgre-les-abus

    L’aide française pourrait mener à de graves violations des droits humains

    Personnes enchainées, battues, brûlées, écrasées, pendues la tête en bas, menacées, détenues dans des conditions abominables : les images diffusées récemment par la chaine britannique Channel 4, montrant apparemment les actes de torture et les conditions inhumaines infligées aux migrants en Libye, sont insoutenables.

    Ce n’est pas que de l’horreur que l’on ressent face à ces images, mais aussi de la colère, car elles mettent en évidence l’attitude cynique et insensible de la France sur la question de la migration.

    Quelques jours avant la diffusion de ces images, la ministre de la Défense Florence Parly a annoncé que la France allait fournir six bateaux aux garde-côtes libyens. Les garde-côtes utiliseront ces embarcations pour renforcer leurs capacités d’interception des migrants tentant désespérément la traversée de Méditerranée et, s’ils les prennent, les placeront en détention arbitraire, illimitée et abusive.
    Depuis 2016, l’Union européenne a déversé des millions d’euros pour renforcer les garde-côtes libyens du Gouvernement d’Accord National, l’une des deux autorités concurrentes en Libye. De fait, l’augmentation des interceptions par les garde-côtes libyens, y compris dans les eaux internationales, combinée à l’obstruction des navires de sauvetage des ONG par l’Italie et Malte, a contribué à la surpopulation et à la détérioration des conditions sanitaires dans les centres de détention libyens.

  • Syrie : Florence Parly demande des sanctions contre un colonel
    Par Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 27/02/2019 à 22:59
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/02/27/97001-20190227FILWWW00328-syrie-florence-parly-demande-des-sanctions-contre

    La ministre des Armées Florence Parly a demandé des sanctions contre un colonel qui critique les opérations de la coalition internationale antidjihadiste en Syrie, dénonçant une « certaine fausseté » de sa part.

    Le colonel François-Régis Legrier, qui a commandé les artilleurs français engagés contre le groupe Etat islamique (EI) d’octobre à février, a dénoncé dans un article une victoire « poussive à un coût exorbitant et au prix de nombreuses destructions » lors de la bataille d’Hajine fin 2018. « S’il n’était pas d’accord avec l’action de la France, il devait demander à être déchargé de son commandement », a estimé la ministre lors d’une audition le 20 février devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, dont le contenu a été rendu public mercredi. « Je vois donc dans son attitude une certaine fausseté et un manque de courage », a-t-elle poursuivi en rappelant qu’elle avait rendu visite à son détachement d’artillerie (Task Force Wagram) le 9 février en Irak et qu’il ne lui avait alors fait « aucune observation ». « Sa hiérarchie prendra donc les mesures qui s’imposent et rappellera les règles de base qui s’appliquent à tous », a ajouté Florence Parly.

    #colonel_Legrier #stratégie_militaire

    • Syrie : la coalition internationale a-t-elle fait fausse route ?
      28/02/2019
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour

      /syrie-la-coalition-internationale-a-t-elle-fait-fausse-route

      La stratégie militaire menée par la coalition internationale en Syrie peut-elle être critiquée ? Un colonel de l’armée française, qui a mené des opérations auprès des forces françaises, dans la région, a récemment fait part de son analyse critique dans une revue spécialisée.

      L’officier risque aujourd’hui des sanctions. Face aux djihadistes de l’Etat Islamique, la coalition a-t-elle adopté la meilleure stratégie dans ses opérations militaires ? Pouvait-elle faire autrement ?

      Intervenant : Michel Goya, stratégiste, historien, ancien colonel, auteur notamment de « Les vainqueurs : comment la France a gagné la Grande Guerre », ed. Tallandier.

      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16362-28.02.2019-ITEMA_21995423-0.mp3

    • Georges Malbrunot
      ‏ @Malbrunot
      https://twitter.com/Malbrunot/status/1101030728790347777

      F. Parly demande des sanctions contre le cel Legrier : rappel d’1"moment de folie à l’Elysée après les attentats du
      Bataclan. On a tapé des hangars vides près de Falloudja et un pseudo camp d’entraînement djihadiste ». Déroulé des confidences d’un militaire alors aux avant-postes.

      1- Après les attentats « l’Elysée nous appelle : il faut taper, il faut taper sur les ponts, taper sur les convois. Ils étaient très en colère. J’ai répondu : pour taper il me faut des cibles. Des cibles fiables, je ne veux pas taper pour le plaisir et faire des victimes civiles"

      2- "On n’a pas d’objectifs, répond le haut-gradé. Il faut frapper, ne vous foutez pas de ma gueule, répond l’Elysée. Le CEMA appelle. Mais on n’a pas d’objectifs, lui dis-je. Il faut frapper, il faut frapper".

      3- "Je téléphone à Tampa à Loyd Austin au Centcom américain. Il me dit condoléances etc… Je lui dis : donne-moi des dossiers d’objectifs ! Il me répond : mais je n’en ai pas. Tu ne peux pas me dire çà, lui dis-je. Donne m’en. Il m’en a donné deux".

      4-" On a tiré contre deux cibles. L’une : des hangars vides pas loin de Falloudja. Là tu peux tirer m’avait dit Austin, on a déjà tiré, il n’y a rien en-dessous. Cela ne fera pas de dégâts collatéraux".

      5- "La deuxième cible, j’ai tiré contre ce qu’on a appelé dans le communiqué un camp d’entraînement djihadiste, c’était un parcours du combattant vide au milieu de nulle part ! On a balancé pour cinq millions d’euros de bombes sur un pseudo camp d’entraînement. De la com".

      6 - "Quand mon entourage m’a interrogé sur le dossier d’objectifs, ils m’ont dit mais c’est un terrain de foot. J’ai dit non c’est un parcours du combattant vide. Mais officiellement ce sera un camp d’entraînement".

      7- "A l’Elysée, la nervosité du général Puga qui nous appelait traduisait l’état d’esprit du président Hollande. Avec Jean-Claude Mallet, ils nous mettaient la pression. J’ai dit non, je ne pratique pas la politique de la vengeance, et je ne veux pas faire des victimes civiles"

      Fin des confidences de ce haut-gradé : "Ou j’ai des cibles ennemies clairement identifiées, ou je ne fais rien. Il y a un décalage croissant entre ce qu’on dit faire et ce qu’on fait".

  • Opération Chammal : l’article du colonel Legrier passe mal à Paris
    L’Opinion - Jean-Dominique Merchet - 15 Février 2019
    https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/operation-chammal-l-article-colonel-legrier-passe-mal-a-paris-178107

    « Ecrivez ! » disait le général Lecointre, chef d’état-major des armées, en s’adressant aux militaires, les incitant à sortir du « mutisme militaire » dans lequel les armées se sont « enfermées », parfois de manière « confortable ». Un colonel semble avoir pris le conseil un peu trop au pied de la lettre. François-Régis Legrier, chef de corps du 68e Régiment d’artillerie d’Afrique, a publié un article dans le dernier numéro de la Revue Défense Nationale. Le colonel Legrier commandait la Task Force Wagram en Irak, c’est-à-dire le détachement d’obusiers Caesar qui appuient la coalition.

    Son article de sept pages est un retex (retour d’expérience) sur l’engagement de l’artillerie dans le conflit actuel, avec un point particulier sur la bataille d’Hajin (Sept. 2018/Janv. 2019). La conclusion de l’article, bien documenté, a fait grincer des dents à l’état-major des armées comme au cabinet militaire de la ministre Florence Parly. La RDN a décidé de retirer l’article de son site internet, même s’il reste évidemment disponible dans la version papier et en pdf pour les abonnés. http://www.defnat.com/images/ABO-PDF/2019%2002%20%28fevrier%20-%20817%29.pdf

    Voici sa conclusion (c’est nous qui soulignons) : « Oui, la bataille d’Hajin a été gagnée, au moins sur le terrain mais en refusant l’engagement au sol, nous avons prolongé inutilement le conflit et donc contribué à augmenter le nombre de victimes au sein de la population. Nous avons détruit massivement les infrastructures et donné à la population une détestable image de ce que peut être une libération à l’occidentale laissant derrière nous les germes d’une résurgence prochaine d’un nouvel adversaire. Nous n’avons en aucune façon gagné la guerre faute d’une politique réaliste et persévérante et d’une stratégie adéquate. Combien d’Hajin faudra-t-il pour comprendre que nous faisons fausse route ? »

    L’auteur critique l’approche américaine de cette guerre : « La question qui se pose est de savoir si la libération d’une région ne peut se faire qu’au prix de la destruction de ses infrastructures (hôpitaux, lieux de culte, routes, ponts, habitations, etc.). C’est là, l’approche assumée sans complexe, hier et aujourd’hui, par les Américains ; ce n’est pas la nôtre ».

    S’en prendre ainsi au grand allié américain ne passe visiblement pas à Paris. Sur place, le colonel Legrier a pu mesurer l’extrême dépendance des Français aux Américains. Il n’est pas le seul : si la ministre Florence Parly a pu rendre visite à la TF Wagram le week-end dernier - où elle a été accueillie par le colonel Legrier - c’est à bord du Osprey V-22 américain...

    Le colonel Legrier a sans doute commis l’erreur de ne pas soumettre son article à ses autorités avant publication, d’autant qu’il servait en opex au moment de sa rédaction et de sa parution. Le colonel Légrier termine actuellement sa mission de quatre mois, le détachement du 68 étant en cours de relève.

    #colonel_Legrier

    • France : Un colonel menacé de sanctions après des critiques stratégiques
      Reuters16 février 2019
      https://fr.news.yahoo.com/france-un-colonel-menac%C3%A9-sanctions-apr%C3%A8s-des-critiques-1754

      PARIS (Reuters) - L’armée française réfléchit à des mesures disciplinaires contre un colonel qui s’est attiré les foudres de sa hiérarchie en rédigeant un article mettant en cause sans réserve la stratégie de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

      « Des sanctions sont à l’étude », a déclaré samedi à Reuters le colonel Patrik Steiger, porte-parole de l’état-major, sans plus de précisions.

      Un article publié par le colonel François-Régis Legrier dans le numéro de février de la Revue de défense nationale est à l’origine de la colère de la haute hiérarchie militaire.

      L’auteur, qui a officié comme commandant fin 2018 et début 2019 au sein de la coalition, y tire les leçons de la bataille d’Hajine, une localité syrienne proche de la frontière avec l’Irak, d’où les djihadistes ont été chassés début janvier, après plus de quatre mois de combats.

      « Nous n’avons en aucune façon gagné la guerre faute d’une politique réaliste et persévérante et d’une stratégie adéquate. Combien d’Hajin faudra-t-il pour comprendre que nous faisons fausse route ? », écrit-il en conclusion de cet article intitulé « Victoire tactique, défaite stratégique ? ». (...)

  • Sous-marins : la France et l’Australie vont verrouiller le contrat du siècle
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/sous-marins-la-france-et-l-australie-vont-verrouiller-le-contrat-du-siecle


    Cet accord vise principalement à assurer à (et rassurer) l’Australie que Naval Group sera capable tout au long de la durée de la vie du contrat des sous-marins (50 ans) de maintenir son outil industriel.
    Crédits : DCNS

    L’Australie et le groupe naval vont signer l’accord cadre de leur partenariat stratégique (Strategic Partnering Agreement). Naval Group devrait signer avant le printemps un contrat portant sur le design des sous-marins et estimé entre 1 et 2 milliards d’euros.

    En Australie, Naval Group va bientôt voir la lumière après un très, très long tunnel de négociations. Lundi prochain, l’Australie et le groupe naval tricolore vont signer l’accord cadre de leur partenariat stratégique (Strategic Partnering Agreement ou SPA) en présence de Florence Parly et de son homologue australien Christopher Pyne, selon l’entourage de la ministre des Armées. Des négociations qui avaient commencé début février 2017. Un accord intergouvernemental entre l’Australie et la France avait été signé en décembre 2016.

    Ce contrat « chapeau » intègre toutes les clauses de transferts de technologies, de garanties, de risques et de couvertures notamment sur la durée du contrat (50 ans). Il doit également protéger les propriétés intellectuelles de Naval Group. C’est donc l’aboutissement de négociations tripartites très complexes, qui vont en grande partie verrouiller le contrat du siècle pour Naval Group, sélectionné en 2016 par Canberra pour fabriquer douze sous-marins à propulsion classique pour un montant évalué à 50 milliards de dollars australiens (36,2 milliards d’euros).

  • La France et l’Allemagne vont notifier le premier contrat du SCAF à Dassault et Airbus
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-france-et-l-allemagne-vont-notifier-un-premier-contrat-scaf-a-dassault-


    La France et l’Allemagne vont financer à parts égales un contrat de 65 millions d’euros sur deux ans octroyé à Dassault Aviation et Airbus pour définir l’architecture et le concept du programme SCAF.
    Crédits : DR

    Paris et Berlin vont notifier un premier contrat de 65 millions d’euros sur deux ans à Dassault Aviation et Airbus qui permettra de déterminer l’architecture et le concept du programme SCAF. Par ailleurs, Safran et MTU vont sceller leur alliance pour développer le moteur de l’avion de sixième génération.

    Au-delà des déclarations d’intention et des annonces, la France et l’Allemagne veulent montrer au monde entier que l’avion de combat européen du futur (Système de combat aérien du futur ou SCAF) est un programme qui décolle. Moins de trois mois après l’annonce de son lancement, Paris et Berlin vont notifier mercredi lors d’une visite des deux ministres de la Défense, Florence Parly et son homologue allemande Ursula von der Leyen sur le site de Safran à Gennevilliers, le premier contrat du programme SCAF à Dassault Aviation et à Airbus. Les deux pays vont financer à parts égales 65 millions d’euros sur deux ans pour définir l’architecture et le concept du programme.

    Les deux ministres vont également officialiser le partenariat industriel entre Safran et l’allemand MTU, qui vont motoriser l’avion de combat de sixième génération dans le cadre du programme SCAF. Un accord industriel pour expliquer qui fait quoi pour la motorisation de l’avion de combat sur le principe des compétences des deux motoristes. Ce sera donc Safran en tant qu’architecte du design et des performances du moteur qui pilotera le programme alors que MTU prendra le manche pour gérer les services et la maintenance du moteur (MCO). Avec son savoir-faire et ses compétences acquis sur le M88, qui pousse le Rafale, le motoriste tricolore sera le responsable des parties chaudes du moteur ainsi que des turbines haute pression.

  • Paris se lance dans la course aux armes hypersoniques
    http://en.c4defence.com/AFP/France-armes-d%C3%A9fense-a%C3%A9ronautiquePREV/125760/3

    Dans le sillage de Moscou, Pékin et Washington, Paris se lance à son tour dans la course aux armements hypersoniques, capables de déjouer les défenses antimissiles, et qui promettent à leurs futurs détenteurs un coup stratégique d’avance. « Nous avons décidé de notifier un contrat pour un démonstrateur de planeur hypersonique », capable de se déplacer à une vitesse supérieure à Mach 5, soit plus de 6.000 km/h, a annoncé en début de semaine la ministre française des Armées Florence Parly, en promettant un premier essai en vol « d’ici fin 2021 ». « Beaucoup de nations s’en dotent, nous disposons de toutes les compétences pour le réaliser : nous ne pouvions plus attendre », a-t-elle fait valoir. L’enjeu est hautement stratégique. Trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu, dont fait partie la France, sont déjà bien partis dans cette course aux armements avec leurs propres programmes : les Etats-Unis, la Chine et la Russie

  • Toulouse-Blagnac: le scandale Macron - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240119/toulouse-blagnac-le-scandale-macron

    Décidée en 2014 par Emmanuel Macron, du temps où il était ministre de l’économie, la privatisation de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (SATB) n’aura été qu’une suite interminable de scandales. Et le dernier en date risque d’avoir un retentissement encore plus important que ceux qui l’ont précédé : les actionnaires chinois qui ont racheté à l’État 49,9 % du capital de la société ont en effet décidé de revendre leur part, et de faire au passage une belle galipette financière. Le bilan de l’opération de privatisation est accablant pour le chef de l’État, l’histoire s’apparentant à une opération de prédation sur un bien public.

    • Le journal La Dépêche a révélé, mardi 22 janvier, le projet des actionnaires chinois de la société Casil de rétrocéder pour 500 millions d’euros les 49,9 % des parts de la société de gestion qu’ils avaient acquis en avril 2015, lors de la privatisation voulue par Emmanuel Macron.

      L’actionnaire chinois a mandaté la banque Lazard, dirigée par Matthieu Pigasse (par ailleurs coactionnaire du journal Le Monde), pour chercher un acquéreur au prix de 500 millions d’euros. Ici réside le premier scandale : l’#aéroport de #Toulouse-Blagnac – qui est un bien public, jouant un rôle économique majeur pour la région et ayant des enjeux environnementaux importants pour la ville et le département – va être l’objet d’une galipette financière insensée puisque, en moins de quatre ans, l’acquéreur qui avait déboursé 308 millions d’euros, espère engranger une plus-value de 192 millions d’euros.

      Ce premier scandale a deux facettes : d’abord cela suggère, si l’opération se fait à ce prix, que l’Agence des participations de l’État (APE), dirigée par Martin Vial, le conjoint de la ministre des armées Florence Parly, a bradé un patrimoine public, permettant à l’acquéreur de faire une plus-value peu après sur le dos des citoyens. Cela suggère ensuite – mais nous y reviendrons plus loin – que l’État s’autorise à vendre des biens publics sans se soucier que les acquéreurs puissent faire ensuite ce que bon leur semble de ce bien.

      Le scandale prend d’autant plus de relief qu’il intervient comme l’acte final d’une opération de prédation que l’on a vue venir depuis longtemps.

      Que l’on se souvienne des débuts de l’histoire. À la fin de l’année 2014, Emmanuel Macron décide que l’État cédera à la société Casil, contrôlée par des investisseurs chinois emmenés par Mike Poon, 49,9 % de la SATB. Et à l’époque, il fustige ceux qui dénoncent cette #privatisation (dont Mediapart !), en faisant valoir que cela… n’en est pas une ! En clair, l’opinion est invitée à comprendre qu’avec leurs 49,9 %, les investisseurs chinois seront des actionnaires importants mais minoritaires ; et que la société restera contrôlée en majorité par des actionnaires publics français, soit 25 % pour la chambre de commerce et d’industrie (CCI), 5 % pour la Région Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, 5 % pour le département de la Haute-Garonne, et 5 % pour Toulouse Métropole ; le solde, soit 10,1 %, étant détenu par l’État français.

      Cette promesse-là, Emmanuel Macron la répète en boucle. Ainsi lors d’un entretien avec La Dépêche, le 4 décembre 2014 : « Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une privatisation mais bien d’une ouverture de capital dans laquelle les collectivités locales et l’État restent majoritaires avec 50,01 % du capital. On ne vend pas l’aéroport, on ne vend pas les pistes ni les bâtiments qui restent propriété de l’État. […] Nous avons cédé cette participation pour un montant de 308 millions d’euros », dit le ministre de l’économie. Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron hausse même le ton : « Celles et ceux que j’ai pu entendre, qui s’indignent de cette cession minoritaire de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse, ont pour profession d’une part d’invectiver le gouvernement et d’autre part d’inquiéter les Français », déclare-t-il, en marge du congrès de l’Union nationale des professions libérales.

      Mais peu après, Mediapart apporte la preuve qu’Emmanuel Macron ment. Notre enquête a révélé qu’un pacte secret d’actionnaires avait été conclu et qu’il liait l’État non pas aux collectivités publiques régionales et locales, mais aux investisseurs chinois. Nous avons publié les principaux extraits de ce pacte d’actionnaires que l’État avait conclu secrètement avec la société Casil (lire Privatisation de l’aéroport de Toulouse : Emmanuel Macron a menti et Aéroport de Toulouse : les preuves du mensonge), et qui fait apparaître des dispositions stupéfiantes.

      Ainsi, il est prévu que la SATB sera supervisée par un conseil de surveillance de quinze membres, dont deux désignés par l’État et six désignés par l’investisseur chinois, selon la disposition « 2.1.2 » du pacte. Autrement dit, ces huit membres du conseil de surveillance, liés par le pacte, garantissent aux investisseurs chinois minoritaires de faire strictement ce qu’ils veulent et d’être majoritaires au conseil de surveillance.

      Le point « 2.1.3 » du pacte consolide cette garantie offerte aux investisseurs chinois, puisqu’il y est précisé que « l’État s’engage à voter en faveur des candidats à la fonction de membres du conseil de surveillance présentés par l’Acquéreur, de telle sorte que l’Acquéreur dispose de six (6) représentants au Conseil de surveillance ».

      Mais il y a plus grave. Au point « 2.2.2 », l’État donne la garantie quasi formelle à l’investisseur chinois, aussi minoritaire qu’il soit, qu’il pourra décider strictement de ce qu’il veut et que la puissance publique française ne se mettra jamais en travers de ses visées ou de ses projets : « L’État s’engage d’ores et déjà à ne pas faire obstacle à l’adoption des décisions prises en conformité avec le projet industriel tel que développé par l’Acquéreur dans son Offre et notamment les investissements et budgets conformes avec les lignes directrices de cette Offre. » Bref, les investisseurs chinois avaient carte blanche pour faire ce qu’ils voulaient.

      Depuis cette révélation par Mediapart, le ministère des finances a continué de garder le secret sur ce pacte et ne l’a jamais rendu public dans sa version intégrale.

      À ce premier scandale est ensuite venu s’en greffer d’autres. On a ainsi appris que le principal dirigeant du consortium chinois contrôlant la société Casil, Mike Poon, était impliqué en Chine dans un retentissant scandale de corruption et qu’il était en fuite (lire L’aéroport de Toulouse barbote toujours dans un climat de scandale).

      Un an et demi plus tard, le #mensonge d’Emmanuel Macron prend un caractère public. À l’occasion du vote que l’État émet lors d’une assemblée générale des actionnaires d’ATB, il affiche qu’il a bel et bien pactisé avec l’actionnaire chinois, même quand celui-ci a voulu siphonner les réserves de l’entreprise pour se servir un dividende exceptionnel (lire ici).

      Cette histoire de dividende donne lieu, au printemps 2016, à de longues semaines de conciliabules discrets qui inquiètent ceux des élus locaux attachés à la défense de l’intérêt général. À l’époque, les investisseurs chinois font savoir qu’ils entendent décider du versement d’un dividende aux actionnaires de la société. Au début, ils placent la barre très haut : selon nos informations, aux alentours de 50 millions d’euros.

      La somme indigne de nombreux responsables des collectivités qui figurent parmi les actionnaires historiques. Il faut en effet savoir que la société de gestion est profitable depuis longtemps, à hauteur environ de 5 millions d’euros par an, et qu’elle a eu la prudence de distribuer chaque fois seulement la moitié de ces gains à ces actionnaires, mettant en réserve l’autre moitié, pour faire face aux investissements futurs. Au fil des ans, cette autre moitié a donc fini par constituer un fonds de réserve de plus de 67 millions d’euros à la fin de l’exercice de 2015.

      En exigeant le versement d’un dividende de 50 millions d’euros, les investisseurs chinois ont donc suscité beaucoup d’émoi parmi les collectivités locales concernées. Car cela veut clairement dire que Casil ne tient pas sa parole : après avoir annoncé, lorsqu’elle était candidate pour la privatisation, qu’elle serait non pas un investisseur financier soucieux de profitabilité de court terme mais un investisseur responsable préoccupé des logiques de long terme, la société des investisseurs chinois montre qu’elle veut tout bonnement se « payer sur la bête » et siphonner les réserves de l’entreprise (lire ici).

      L’affaire s’est donc envenimée, et Casil est finalement obligée de transiger, ramenant la ponction sur les réserves à un peu moins de 20 millions d’euros. Ce qui constitue, envers et contre tout, le second scandale dont Emmanuel Macron porte l’entière responsabilité : les caisses d’une entreprise publique ont été partiellement vidées par un investisseur se comportant comme un fonds rapace, sitôt la privatisation effectuée.

      Et chaque année, par la suite, les acquéreurs chinois ont répété l’opération, continuant à piocher dans les réserves de l’entreprise, au risque de mettre en danger les investissements nécessaires à l’avenir : 7,7 millions de dividendes pour l’exercice clos en 2016, après 19,9 millions d’euros pour 2015 et seulement 2,4 millions pour 2014.

      Ces scandales, contre lesquels s’est constamment dressé un « Collectif contre la privatisation », ont fini par avoir un large écho. Et les faits révélés par Mediapart ont, par la suite, été confirmés par de nombreux rapports publics.

      Il y a d’abord eu un rapport sur « Le processus de privatisation des aéroports de Toulouse, Lyon et Nice », publié en octobre 2018 par la Cour des comptes. Stigmatisant « l’échec de la privatisation », les magistrats financiers n’ont pas de mots assez durs contre l’opération de privatisation, faisant en conclusion ces constats : « Le processus choisi a révélé de graves insuffisances : les critères de recevabilité des candidats étaient peu exigeants et limités à leur capacité financière, l’APE ayant choisi de ne pas exiger d’expérience en matière de gestion aéroportuaire ; elle a, par ailleurs, insuffisamment associé, et de manière trop tardive, les autres administrations de l’État, notamment la DGAC. De fait, l’acquéreur retenu a suscité des inquiétudes, en raison de son absence d’expérience en matière de gestion aéroportuaire, de son manque de transparence financière et de ses liens avec la puissance publique chinoise. »

      Un autre rapport public, réalisé par l’Assemblée nationale avec la député (PS) Valérie Rabault pour rapporteure, aboutit à des conclusions tout aussi sévères : « Ainsi, le montant de dividende par action au titre de l’exercice 2015 (versé en 2016) a été multiplié par 8 par rapport à celui versé au titre de l’exercice 2014 (payé en 2015), sans qu’évidemment les résultats financiers de la société ne suivent une telle évolution. Pour l’exercice 2016, le niveau de dividende par action est 3 fois celui de 2014. Au titre de l’exercice 2017, le montant de dividendes voté lors de l’Assemblée générale serait de 13,8 millions d’euros, ce qui représente un dividende de 93 euros par action, selon le calcul de la rapporteure spéciale. Ce montant est ainsi quasiment 6 fois celui de 2014, cette évolution étant sans commune mesure avec l’évolution des résultats. »

      Et ce rapport se concluait par ce constat, en forme de réquisitoire contre la privatisation Macron : « Au final, la rapporteure spéciale observe que les versements de dividendes semblent occuper une place centrale dans la stratégie de la société ATB, au détriment d’une vraie politique de développement de l’aéroport de Toulouse Blagnac. »

      Le fait que, après tant de péripéties, cette privatisation se conclue par une énième galipette financière et la cession par Casil de ses parts est évidemment logique mais choquant. Car dans cette affaire, de bout en bout, c’est la spéculation qui aura été le fil conducteur du récit : le ministre de l’économie s’est comporté comme un banquier d’affaires ; et un bien public a été vendu à l’encan, au profit d’investisseurs cherchant constamment des gains rapides.

      Car il y a dans cette affaire au moins une certitude : ce gâchis n’est pas le produit d’une cascade de malchances ou de maladresses. C’est la conséquences évidente d’une politique délibérée, transformant l’APE en une sorte de banque d’affaires, assez semblable aux banques d’affaires privées, suivant une seule logique, celle des forces de l’argent.

      De cela, il y a de nombreux indices. D’abord, toutes les privatisations des aéroports menées par Emmanuel Macron ont conduit à des dérives de ce type. Dans le cas de la privatisation de l’aéroport de Nice, Martine Orange a ainsi révélé cette histoire ahurissante : ancien directeur adjoint de cabinet de Christine Lagarde puis conseiller économique de Nicolas Sarkozy, Emmanuel Moulin, qui est à l’origine issu de la direction du Trésor, choisit le grand large du privé après la présidentielle de 2012. Et il rejoint la banque d’affaires italienne Mediobanca, comme secrétaire général. À partir de son arrivée, la banque d’affaires voit toutes les portes de l’État s’ouvrir. En 2017, Mediobanca se classe au troisième rang des banques conseils de l’État, juste derrière Rothschild, comme l’a révélé un autre rapport de la Cour des comptes.

      Or qui l’APE prend-elle comme banque conseil pour la privatisation de l’aéroport de Nice, qui intervient après celle de Toulouse ? La même banque Mediobanca. Plus grave : le rapport de la Cour des comptes évoqué plus haut révélera que cette banque est en outre actionnaire minoritaire du consortium qui remporte… la privatisation de l’aéroport. En somme, la banque qui conseille l’État est du côté du vendeur, mais elle fait aussi partie… des acheteurs ! Un #conflit_d’intérêts qui n’empêchera pas Emmanuel Moulin de revenir à Bercy : directeur de cabinet du ministre des finances Bruno Le Maire, il pilotera les futures privatisations, dont celle d’Aéroports de Paris (ADP). L’affairisme autour de l’aéroport de Toulouse est en somme le prélude de celui autour de l’aéroport de Nice ; et cela pour une bonne raison : la start-up nation d’Emmanuel Macron est passée par là, instaurant une confusion généralisée entre l’intérêt général et les appétits privés. Et ce qui est vrai des concessions aéroportuaires l’est tout autant, sinon plus, des concessions autoroutières.

      Une sorte de triste jurisprudence toulousaine s’est donc instaurée. Et c’est aussi pour cela qu’il importe maintenant de savoir si les investisseurs chinois pourront faire la dernière galipette financière à laquelle ils songent, ou si l’intérêt général finira par reprendre le dessus. Car même si la privatisation est bien consommée, il n’y a aucune fatalité à ce que les spéculateurs aient le dernier mot.

      Beaucoup de citoyens qui vivent à Toulouse ou dans sa région l’ont compris : cette privatisation est hautement impopulaire. Le combat du Collectif contre la privatisation, regroupant de nombreuses associations démocratiques et syndicats (voir ci-contre sa première réaction), risque donc de peser fortement dans une région où les gilets jaunes ont aussi des troupes nombreuses.

      Mais dans la nouvelle bataille autour de Toulouse-Blagnac qui va s’ouvrir, les opposants à la privatisation ont aussi de lourds arguments de droit à faire valoir. On oublie trop souvent – et les responsables politiques les premiers, surtout quand ils sont au pouvoir – qu’il existe tout un arsenal juridique très sophistiqué permettant « la résiliation unilatérale par l’administration des marchés publics ou des contrats de concession » – cette formulation est même le titre d’une note de la direction des affaires juridiques de Bercy.

      En certains cas, la résiliation peut ouvrir droit à une indemnisation, mais en d’autres cas non. « L’autorité concédante pourra procéder à la résiliation du contrat en cas de faute du concessionnaire alors même que cette possibilité n’aurait pas été envisagée dans le contrat », dit cette note, qui cite à l’appui une décision du Conseil d’État (7 décembre 2012, commune de Castres n° 351752) qui a fait jurisprudence : « En l’absence même de stipulations du contrat lui donnant cette possibilité, le concédant dispose de la faculté de résilier unilatéralement le contrat pour faute et sans indemnité. »

      Dans le cas présent, n’est-ce pas la solution qui devrait s’imposer à l’État, pour mettre fin aux spéculations de ce fonds rapace ? Dans un pays respectueux des règles de l’État de droit et attaché à la défense de l’intérêt général, c’est assurément cette voie-là qui serait explorée…

    • La #cour_administrative annule la privatisation de l’aéroport de Toulouse

      La cour administrative d’appel a annulé mardi 16 avril la vente de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, estimant que le cahier des charges n’avait pas été respecté. L’État va devoir racheter les parts vendues au repreneur chinois Casil. Cette privatisation voulue par Emmanuel Macron en 2014 tourne au fiasco.

      https://www.mediapart.fr/journal/economie/160419/la-cour-administrative-annule-la-privatisation-de-l-aeroport-de-toulouse
      #justice

  • Lettre ouverte à Macron à propos des violences policères
    https://grenoble.indymedia.org/2019-01-17-Lettre-ouverte-a-Macron-a-propos

    Je partage cette belle lettre ouverte à Macron sur les violences policières. A partager sans modération. Anne-Marie Chartier 2 place Beaumarchais 38130 Echirolles le 16-1-2019 (Maître de Conférence à la retraite Université de Grenoble) A MR MACRON Pdt de la République Objet : La violence d’Etatest organisée audegré le plus haut. Monsieur le Président de la République Dans votre lettre aux français publiée dans le Monde du 15-1-19, vous dites « n’accepter aucune forme de violence (...)

    #Articles

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    #Répression_/_Contrôle_social #Révoltes_/_Luttes_sociales

    • Anne-Marie Chartier le 16-1-2019 (Maître de Conférence à la retraite Université de Grenoble) A MR MACRON Pdt de la République
      Objet : La violence d’Etat est organisée au degré le plus haut.

      Monsieur le Président de la République

      Dans votre lettre aux français publiée dans le Monde du 15-1-19, vous dites « n’accepter aucune forme de violence ».Affirmation paradoxale car vous pratiquez, sans scrupule, à la suite de vos prédécesseurs, la violence d’Etat au plus haut degré,dans tous les domaines, social, militaire, et de la répression. Et vous vous inclinez devant la violence économique des sociétés, telle par exemple, Ford-Blanquefort qui met au chômage 850 salariés, au nom de la rentabilité et de la compétitivité.

      – 1)Vous avez désertifié quantité de petites villes et des campagnes,en supprimant leurs tribunaux, leurs hôpitaux et maternités,les écoles, les Postes, les lignes de chemin de fer locales….sous prétexte de concentrer les moyens financiers, dans un pays où vous prêchez pourtant la décentralisation comme vos aînés….Cette désertification exclut un grand nombre de citoyens de l’accès à ces services, contrairement à ce que vous dites dans votre lettre. Plus personne ne peut croire à la vérité des mots employéspar ceux qui vous ont précédé, et par vous.

      Il n’est plus possible également de s’adresser normalement aux services publics administratifs de la Préfecture, de la Sécurité sociale, des Allocations familiales, des impôts….pour obtenir le moindre renseignement, la moindre aide. Votre gouvernement a pour politique de détruire progressivement les services publics utiles à la population sous le vocable de « réorganisation » et de « modernisme ». Encore des mots dont nous avons appris qu’ils ne cachent que des spoliations au profit des…..holdings.

      Ceci relève d’une violence sociale planifiée contre les citoyens.

      – 2)En tant que chef d’Etat,vous avez engagé la France, directement ou indirectement, dans des guerres les plus destructrices au Mali, au Tchad… au Yémen, en y envoyant l’armée française ou en vendant des armes, entre autres à l’Arabie Saoudite. Or ce pays est le principal propagateur d’une idéologie salafiste intégriste, celle-là même de « L’Etat Islamique », et celle des jeunes « fichés S » qui parfois passent à l’acte. Alors que vous prétendez combattre cette idéologie. Pensez-vous que les citoyens et les jeunes soient incapables d’établir le double ou triple jeu de votre gouvernement ?

      La ministre des Armées, Florence Parly, sous votre direction, a annoncé en septembre 2018 que la France se dotait de drones armés qui permettront « d’allier en permanence la surveillance, l’endurance dans la discrétion, et la capacité de frappe…. », lesquels nécessitent des pilotes qui, à distance,pratiquent des « assassinats ciblés ». Ainsi c’est l’Etat qui décide de se faire justice contre des individus qui n’ont pas été jugés : c’est le droit de tuer sans jugement. Il serait plus que nécessaire de qualifier les actes de ces individus.. Pensez-vous que la jeunesse n’ait pas intégré cette morale éhontée ?

      Ces faits ne sont autres qu’une terrible violence qui détruit peu à peu la République, la justice et toute éthique.

      – 3)La France est le seul pays qui, en Europe, dans des opérations de répression, utilise, en plus des grenades lacrymogènes, des nouveaux lances ballesLDB 40 de longue portée ou GL06-NL, et des grenades GLI-F4. Ce sont ces armes de guerrequi sont responsables des nombreuses blessures recensées chaque week-end depuis novembre 2018 contre les Gilets jaunes (GJ) et la population qui se trouve dans la rue (pertes des yeux, mains arrachées, mâchoires détruites, membres cassés…...) et qui montrent que la police a l’ordre de tirer surtout vers la haut du corps !Ces armes ont été développées dans la deuxième moitié des années 2000 et expérimentées contre les zadistes de Notre Dame des Landes. L’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) décrit les grenadesexplosives GLI-F4en ces termes : « …elles comprennent des dispositifs à effet de souffle produit par une substance explosive ou déflagrante et sont susceptibles de mutiler ou de blesser mortellement un individu ».

      C’est donc l’Etat, par l’intermédiaire de son ministre de la défense et de ses préfets, qui arme la police et qui, en d’autres termes, ordonne de tuer des opposants. Par un effet de projection, il a été écrit que les GJ montaient à Paris pour tuer… C’est un pur mensonge.

      Le Monde diplomatique de janvier 2019 (p 13) rappelle les paroles d‘un haut responsable de la police qui confiait « C’est nous, l’institution, qui fixons le niveau de violence de départ. Plus la nôtre est haute, plus celle des manifestants l’est aussi » Il est assez clair que c’est vous qui ordonnez à l’appareil policier le niveau de violence désirée pour asseoir votre politique générale et vos projets de société. Quitte, si cela ne marche pas, à en appeler, pourquoi pas, à l’armée ?? N’y avez-vous pas pensé comme feu le Général de Gaulle en 1968 ?

      La demande faite aux médias de se taire sur les exactions que vous commandez, et de vous exonérer d’être le premier facteur de violence est une évidence. Les contre-vérités répandues dans certains médias (particulièrement dans BFM-TV) sur la violence primitive des Gilets Jaunes, alors que celle-ci n’est qu’une violence en réponse, en dit long sur le mépris que vous avez vis-à-vis de « vos gueux » pour reprendre l’expression d’un gilet jaune de Bourges.

      A propos des mensonges, il en est un qui m’a fait bondir dans votre lettre. Et j’en finirai là. Vous dites que l’impôt sur le revenu, parfois lourd, réduit les inégalités L’Impôt sur le revenu dans sa forme moderne, voulu par les radicaux pour avoir un effet redistributif, et crée en 1914, a eu comme objectif de faire face à la dette publique, et de trouver de nouvelles recettes pour la guerre. Les services publics sont nés bien après, sous l’effet du danger communiste de l’après deuxième guerre mondiale. Il n’a actuellement pas diminué les inégalités sociales. Cessez de penser que les GJ aient des illusions à ce sujet.

      La répression, que vous voulez sévère, ne fait qu’accentuer la colère, et accroît la certitude que la justice, la liberté humaine, la réflexion intelligente pour le mieux-être pour tous, appartiennent à des espaces à créer contre tous les oligarques anciens et modernes, et contre vous et les vôtres.

      Mes salutations républicaines. AM Chartier

  • #COMCYBER : Florence Parly dévoile la doctrine française de lutte informatique offensive (LIO) : Lignes de défense
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/01/18/florence-parly-devoile-la-doctrine-francaise-de-l

    Il y a trois ans, Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense de 2012 à 2017) avait déjà précisé que la lutte informatique offensive n’était en rien tabou ; désormais les armées françaises sont officiellement dotées d’une doctrine de lutte informatique offensive qui donne le cadre d’emploi précis de l’utilisation du cyber en opérations.

    (…) D’où l’établissement d’une doctrine de LIO (lutte informatique offensive) et la diffusion d’un document spécifique dont la partie publique est à consulter ici. Ce document, dont une partie est classifiée, constitue désormais une référence officielle en matière de lutte informatique offensive.

    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/files/E%CC%81le%CC%81ments%20publics%20de%20doctrine%20

    #cyberguerre #france #hackers

    On notera l’admirable cyberprojection sur le cyberbouclier, et le caractère cyberarchaïque du cyberglaive.

    • La description de la rupture novatrice du cyber colle mot pour mot aux pratiques de guerillas et de terrorisme depuis les années 60 …
      Je pense que le texte en dit plus sur la perception de l’armée française que sur le cyber

      Véritable rupture en termes de technologie et d’emploi de la force, l’arme cyber est amenée à bouleverser les modalités de la guerre sans en renouveler profondément les principes. Multiplicité d’acteurs étatiques, masqués ou non, organisations terroristes, frontières gommées, perceptions troublées, repères faussés, propagation rapide, droit international non respecté, code de conduite bafoué : tels sont les risques du cyberespace. Une zone grise, un brouillard, dont les effets, eux, sont bien réels, parfois dévastateurs. Le combat dans le cyberespace est de nature asymétrique, hybride, parfois invisible et en apparence indolore. Pourtant, l’emploi de l’arme cyber est susceptible de porter gravement atteinte aux capacités et aux intérêts souverains des États.

  • Qui sont les deux officiers victimes du crash du Mirage 2000D dans le Jura ?
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15479-qui-sont-les-deux-officiers-victimes-du-crash-du-mirage-2000d-dans-

    Hommages à nos militaires (pas les gradés corrompus), si eux s’engagent dans l’armée pour défendre notre pays c’est parce qu’il l’aime, pas comme nos prestigieux hommes et femmes politiques qui ne pensent en fait qu’à leur nombril (je ne parle pas des petits maires).

    Le capitaine Baptiste Chirié et la lieutenant Audrey Michelon

    PORTRAIT - Les deux membres d’équipage de l’appareil disparu dans l’est de la France, le capitaine Baptiste Chirié et la lieutenant Audrey Michelon, totalisaient à eux deux plus de 2000 heures de vol.

    Jeudi soir, 34 heures après la disparition des radars d’un Mirage 2000D* dans l’est de la France, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé dans un communiqué que les deux membres de l’équipage du chasseur-bombardier, le capitaine Baptiste Chirié et (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Spatial militaire : big bang ou pschiiit en 2019 ? (1/3)
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/spatial-militaire-un-big-bang-ou-un-pschiit-en-2019-1-3-797045.html


    "Je crois pouvoir dire aujourd’hui que si nous perdons la guerre dans l’espace, nous perdrons la guerre tout court", a estimé le chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Philippe Lavigne.
    Crédits : ESA/NASA

    2019 sera l’année du spatial militaire... ou pas. Emmanuel Macron veut une stratégie spatiale de défense pour l’année prochaine. Florence Parly va très prochainement recevoir un rapport sur le spatial militaire. La France se veut ambitieuse. Mais en a-t-elle les moyens ? et sera-t-elle dot[ée] de moyens à la hauteur de son ambition ?
    […]
    Bref, cela pourrait augurer en 2019 d’un big bang en France ou… d’un pschittt. Car faute de crédits supplémentaires dans la future loi de programmation militaire (LPM), la France pourrait être tentée de se concentrer sur une (r)évolution de la gouvernance du spatial militaire et/ou appeler à une grande réforme pour faire évoluer la réglementation spatiale internationale, qui a des trous béants dans la raquette sur la problématique de l’arsenalisation de l’espace. Le Traité de l’espace n’interdit que l’envoi dans l’espace des armes de destruction massive. A défaut de lancer des programmes disruptifs horriblement chers mais capables de réduire le retard de la France par rapport aux nations leader, le ministère des Armées pourrait être tenté de lancer des projets d’études amont (PEA) et/ou des démonstrateurs. Ou encore de repousser le lancement des programmes après 2025. A suivre…

    • Pourquoi Florence Parly insiste tant sur l’importance stratégique du spatial militaire
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/pourquoi-florence-parly-insiste-tant-sur-l-importance-strategique-du-spati

      A l’occasion du lancement du satellite d’observation français CSO-1, la ministre des Armées a rappelé tout l’importance stratégique du spatial militaire pour les armées. Un nouveau discours audacieux qui oblige Florence Parly à décliner cette ambition sur le plan budgétaire et capacitaire.

      A quelques jours de Noël, le lancement du satellite d’observation #CS0 (Composante spatiale optique), a permis le 19 décembre à la ministre des Armées Florence Parly d’insister à nouveau sur l’importance stratégique du spatial dans la gestion et l’exécution des opérations des armées. « Aujourd’hui, plus que jamais, notre défense passe par l’espace », avait-elle à nouveau martelé lors de son discours prononcé à l’Ecole militaire. Et de rappeler toute l’importance du spatial lors de l’opération internationale Hamilton (Etats-Unis, Grande-Bretagne et France), qui a permis de détruire des sites de production et de stockage des armes chimiques du régime syrien.

      « Quand le régime syrien a décidé de franchir les limites de l’humanité et de gazer son propre peuple, il nous fallait réagir, a rappelé la ministre. Si nous avons pu le faire vite, précisément : c’est grâce à l’espace. Grâce à Hélios et _Pléiades, nous avons pu collecter des renseignements, détecter les lieux stratégiques de production et de stockage des armes chimiques du régime. Avec le GPS et demain Galileo, nous avons pu positionner et guider nos chasseurs. Grâce à Syracuse, nous avons pu communiquer en permanence pendant l’opération_ ».

      Pour le ministère des Armées, le lancement du premier satellite CSO est « un premier pas », a précisé la ministre. Car la loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit le renouvellement complet des capacités spatiales militaires françaises. En 2020 et 2021 seront tirés les deux autres satellites qui compléteront cette composante. Ce qui placera la France « définitivement à la pointe de l’observation spatiale », a fait valoir la ministre. En 2020, la France lancera également trois satellites d’écoute électromagnétique CERES. « C’est une capacité nouvelle pour détecter les centres de commandement et les flottes ennemies », a précisé Florence Parly.

      D’ici à 2022, les deux premiers satellites de télécommunication Syracuse 4 seront en outre lancés. Enfin, la ministre a décidé qu’un troisième serait commandé en 2023. A l’exception du troisième satellite Syracuse 4, la ministre a pris le train en marche pour le renouvellement des capacités spatiales françaises.

  • Noël françafricain : Macron célèbre Barkhane et l’alliance avec Idriss Déby
    Pauline Tétillon et Mahamat Saleh Dahab, L’Huma, le 21 décembre 2018
    https://www.humanite.fr/noel-francafricain-macron-celebre-barkhane-et-lalliance-avec-idriss-deby-66

    C’est Noël au Sahel : les 22 et 23 décembre 2018, le Président Emmanuel Macron se rend à Ndjamena, où se trouve le QG de l’opération Barkhane, auprès des quelques 900 militaires français qui y sont mobilisés. Cette visite sera aussi l’occasion d’un rendez-vous avec le président tchadien Idriss Déby Itno, dans la continuité des relations denses que nourrit la France avec le Tchad. Rien qu’en 2018, Gérard Larcher (président du Sénat), Florence Parly (ministre des armées), au moins deux délégations de députés, y ont été reçus, ainsi que Franck Paris, conseiller Afrique de l’Elysée, le 12 décembre. Depuis des décennies, le Tchad joue un rôle essentiel dans le dispositif militaire français en Afrique et au sein de l’armée française. La guerre contre le terrorisme au Sahel a renforcé cette alliance militaire, offrant ainsi une légitimation internationale à un régime qui ne cesse de se durcir.

    Depuis 2014, les manifestations, grèves et autres mobilisations s’appuyant sur des revendications sociales et politiques se multiplient mais sont étouffées : répressions armées, arrestations, intimidations et condamnations sont le lot commun des acteurs de la société civile. Les réseaux sociaux et l’accès à internet sont régulièrement coupés à la demande du régime, dans un pays où à peine 3 % de la population y a accès. Les mouvements citoyens, syndicats et partis d’opposition s’organisent malgré les pressions fortes : faire face à la violence, aux manipulations du pouvoir, aux intimidations du quotidien envers soi et ses proches...et survivre.

    En effet, une crise profonde affecte le pays. La chute des cours du pétrole est loin d’en être la seule cause : gestion administrative et financière délétère, captation des ressources minières au profit du clan au pouvoir, augmentation des investissements dans l’armée et dans les moyens de répressions et de contrôle au détriment des autres secteurs. Face à cette crise, et pour répondre aux exigences de ses créanciers, le gouvernement a mis en place des mesures d’austérité qui portent atteinte à la population. Les coupes budgétaires affectent des secteurs clefs, comme la santé dont le budget a baissé de 50 % entre 2013 et 2017. Entre 2016 et 2018, les primes et indemnités des fonctionnaires ont été réduites de 50 %. L’année 2018 a été marquée par des grèves sèches paralysant le secteur public pendant plusieurs mois.

    Dans ce contexte, deux conventions de financement d’aide budgétaire, signées avec l’Agence Française de Développement le 6 décembre, vont permettre au gouvernement de régler les salaires des fonctionnaires civils et d’appuyer le secteur de la santé. Ces prêts contribuent une fois de plus à cautionner la gestion délétère du régime en place et alimentent une dette odieuse. Quelques jours plus tard, le gouvernement tchadien a annoncé le rétablissement de la solde des militaires, réduite depuis deux ans du fait de la crise économique. La priorité sécuritaire est clairement affirmée.

    Cette politique du tout sécuritaire répond aux orientations françaises au Tchad : Paris, via la coopération militaire, l’opération Barkhane et l’appui à la force conjointe G5 Sahel, contribue au renseignement, à la formation et à l’appui logistique et matériel des forces armées tchadiennes. Malgré la brutalité du régime, une dizaine de coopérants français, intégrés dans l’armée tchadienne, sont missionnés sur des secteurs clefs comme le renseignement ou la formation au commandement. En octobre 2018, des équipements de maintien de l’ordre étaient livrés à la redoutée Garde Nomade Nationale du Tchad, quand tout le secteur public était paralysé par des grèves et que la rentrée scolaire n’avait toujours pas eu lieu. Alors que la France se targue de former depuis des décennies des militaires tchadiens, l’armée tchadienne est toujours divisée entre une garde républicaine qui protège le pouvoir et une armée régulière désorganisée qui commet des exactions pour combler les manques de salaire.

    Mais la « lutte contre le terrorisme » n’est plus la seule rente diplomatique et financière du régime. L’évolution des routes migratoires au Sahel, due aux politiques européennes, provoque un accroissement du nombre de migrants transitant par le Tchad. Si le pays ne bénéficie pas encore de programme européen de lutte contre les migrations, Idriss Déby se montre disposé à coopérer aux politiques migratoires de l’Union européenne et de ses membres. Le Tchad, considéré comme pays « stable », a ainsi accueilli en 2017 une première mission de l’OFPRA, l’organisme français chargé d’étudier les demandes d’asile. Et à la frontière tchado-soudanaise, les militaires tchadiens, et des milices Janjawid soudanaises soutenues par l’UE jouent un rôle trouble en participant au racket des migrants. Des financements permettant de renforcer la présence de l’armée tchadienne dans les zones frontalières seraient une opportunité pour le régime de Déby, inquiet des mouvements de groupes d’opposition politico-militaires dans ces régions : c’est la rencontre entre le cynisme des politiques migratoires européennes et la brutalité de ce Machiavel du Sahel.

    En se rendant au Tchad, Emmanuel Macron ne fait pas que défendre et célébrer la présence militaire française au Sahel. Il réaffirme l’indéfectible soutien diplomatique et militaire à un chef d’État qui est, depuis 28 ans, pour différents motifs au gré des années, un maillon central de la politique africaine de la France, quel qu’en soit le prix à payer pour la population tchadienne.

    Pauline Tétillon, co-présidente de l’association Survie.
    Mahamat Saleh Dahab, secrétaire général des Patriotes de la diaspora tchadienne.

    #Françafrique #France #Tchad

  • 18/12/2018 La France donne un coup de pouce financier au Tchad
    https://lemonde-arabe.fr/14/12/2018/france-tchad 1/1

    Très présent dans le dossier G5 Sahel, Emmanuel Macron a donné un coup de pouce financier à N’Djamena.
    Alors que le président français doit se rendre prochainement au Tchad afin de faire le point sur le dossier djihadisme qui sévit toujours autant dans la région, plusieurs médias internationaux ont révélé la teneur des deux conventions signées le 6 novembre dernier par Paris en faveur des autorités locales.
    Selon le site Mondo Afrique, un prêt d’une valeur de 40 millions d’euros solutionnera dans un premier temps le paiement de la solde nette des fonctionnaires civils tchadiens pour le mois de décembre (30 millions d’euros environ), ainsi que le versement des pensions et retraites à hauteur du reliquat. Soit 10 millions d’euros correspondant à plus de trois mois de prise en charge.
    Quand à la seconde, il s’agit d’un don de 10 millions d’euros destiné aux dépenses prioritaires en matière de santé. Il couvrira, notamment, la subvention de fonctionnement des principaux hôpitaux du pays (trois dans la capitale et dix en provinces), du Centre national de Transfusion sanguine et des services relatifs à la
    gratuité de soins, à la lutte contre le Sida et à la vaccination.
    Macron après Parly
    Pour rappel, la ministre française des Armées s’était déjà rendue à
    N’Djaména début octobre pour conforter le processus du G5 Sahel. Florence Parly s’était entretenue à cette occasion avec le chef de l’Etat, Idriss Déby Itno, et son ministre délégué à la Défense, Bichara Issa Djadallah.
    Cette force conjointe (Tchad, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso) a en effet pour but de lutter efficacement et durablement contre la menace djihadiste au Sahel. Et de prendre le relais, à terme, de la force française, Barkhane, déployée notamment dans le nord du Mali où elle combat les groupes terroristes.

    • Philippe FREOUR
      Aider les pays en difficulté est normal ; mais que peuvent penser nos propres fonctionnaires français civils ou militaires qui mendient le paiement de leurs heures supplémentaires ??? Les gendarmes auxiliaires français (personnels civils effectuant des missions ponctuelles mais récurrentes pour la gendarmerie) ne sont pas payés depuis août dernier !!!!!!!
      D’autre part, nous aimerions savoir quelles contreparties espère Macron en échange de ces aides.....

  • La France proche de se doter d’une nouvelle stratégie spatiale de défense
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-france-proche-de-se-doter-d-une-nouvelle-strategie-spatiale-de-defense-

    Le ministère des Armées va remettre à Emmanuel Macron dans "les prochains jours" un rapport sur la future stratégie spatiale de défense.

    Le ministère des Armées est tout proche de remettre son rapport sur la politique spatiale de défense au président de la République, qui avait demandé le 13 juillet dernier de définir cette ambition pour les armées. Le conseiller industrie au cabinet de Florence Parly, Hervé Grandjean a précisé au cours d’une conférence de presse, que le ministère était « à quelques jours de la remise de ce rapport sur la stratégie spatiale de défense ». Cette stratégie est censée « dessiner une ambition pour nos forces armées à l’horizon 2040 avec des jalons très clairs, et très cadrés de cette montée en puissance qui est proposée au président de la République ».
    […]
    La France restera-t-elle défensive ou bien deviendra-t-elle une nation offensive dans l’espace à l’image de ce qu’elle a déjà fait dans la cyber ? Interrogé par La Tribune sur un éventuel changement de doctrine, Hervé Grandjean a botté en touche, soulignant que ce thème était du ressort d’Emmanuel Macron. Il a toutefois laissé entendre que « la militarisation (de l’espace, ndlr) n’est pas forcément contradictoire avec les principes édictés par le Traité sur l’espace. (...) Le principe de légitime défense continue à s’appliquer ». Ce qui pourrait laisser entendre une évolution de la doctrine de la France en la matière. Cela reste encore à confirmer.
    […]
    Ce travail a permis de creuser des aspects complémentaires à ce que fait la France dans le domaine du spatial militaire. Il est déjà prévu que les armées investissent 3,6 milliards d’euros tout au long de la future loi de programmation militaire de 2019-2025. Ce qui permettra de renouveler pratiquement l’ensemble de la composante spatiale française sur la période. Le 18 décembre, le lanceur russe Soyuz mettra en orbite le satellite d’observation optique CSO-1, le premier d’une constellation de trois.

    (note : c’est moi qui graisse la dernière phrase ;-)

  • Mme Parly : Pour l’innovation de défense, « geeks de toutes régions, unissez-vous ! » | Zone Militaire
    http://www.opex360.com/2018/11/23/mme-parly-pour-linnovation-de-defense-geeks-de-toutes-regions-unissez-vous

    Pour innover, les Armées auront à se tourner vers l’extérieur et faire appel à tous les talents, d’où qu’ils viennent. Elles le font déjà, via les « hackathons » et les « défis » organisés régulièrement par la Direction générale de l’armement, la Marine nationale et l’armée de l’Air. L’agence de l’innovation de défense lancera prochainement les siens, avec, pour commencer, un « challenge » sur l’intelligence artificielle « dans le domaine spatial », a annoncé Florence Parly.

    « Alors mon message est clair : geeks de toutes régions, unissez-vous, nous attendons vos trouvailles au salon du Bourget de 2019 », a lancé la ministre, reprenant, en la modifiant, la conclusion du « Manifeste du Parti communiste » de Marx et Engels.

    Cela étant, quant à rester dans le registre révolutionnaire, cet appel aux « geeks » est presque une révolution… Même si le mot « hacker » aurait été le mieux approprié malgré qu’il soit souvent (mal) utilisé pour désigner des « pirates informatiques »…

    #armée #hackers #formidable

  • Suspendre les ventes d’armes à Ryad ? #Macron refuse de répondre

    En visite au salon Euronaval, Emmanuel Macron a refusé de répondre mardi aux questions sur un éventuel arrêt des ventes d’armes de la France à l’Arabie Saoudite, comme l’a demandé l’Allemagne à tous les Européens.

    « Mon agenda n’est pas dicté par les médias, que ça vous plaise ou non. Je suis sur un autre sujet. Ca n’a rien à voir avec le sujet qu’on est en train de traiter. Rien. Rien. Donc je n’y répondrai pas. Je regrette. Ca continuera tant que je serai à la place à laquelle je suis. Que ça plaise ou que ça déplaise », a répondu avec un net agacement le président de la République qui visitait avec la ministre des Armées Florence Parly ce salon des industries navales de défense.

    Les journalistes lui demandaient si la France comptait suspendre ses ventes d’armes à Ryad, comme l’a demandé lundi à tous les Européens le ministre allemand de l’Economie Peter Altmaier, tant que l’Arabie Saoudite n’aura pas fait toute la lumière sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

    « Ce n ?est pas parce qu ?un dirigeant dit quelque chose que je suis censé réagir à chaque fois. Et donc je ne vous répondrai pas », a répété le président à une seconde question sur le sujet.

    Egalement questionnée par la presse, Mme Parly a quant à elle répondu que « la première des priorités est que l ?enquête soit menée et que cette enquête soit crédible ».

    Le président américain Donald Trump avait déclaré samedi que suspendre les ventes d’armes « ferait beaucoup plus de mal » à l’économie américaine qu’à l’Arabie saoudite.

    Dimanche, la chancelière allemande Angela Merkel a prévenu que Berlin n’autoriserait pas en l’état d’exportations d’armes vers l’Arabie saoudite. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a lui affirmé ne pas exclure que le Canada puisse annuler un important contrat de vente d’armes à Ryad.

    http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/suspendre-les-ventes-d-armes-a-ryad-macron-refuse-de-repondre-5bcf45c6cd708c
    #Arabie_saoudite #armes #commerce_d'armes #France
    via @reka (twitter)