person:florian philippot

  • Pour l’acte IX des #gilets_jaunes à Paris, un service d’ordre les encadre | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/12/pour-lacte-ix-des-gilets-jaunes-a-paris-un-service-dordre-les-encadre

    L’acte IX de la mobilisation a été marqué à Paris par la mise en place d’un #service_d'ordre repérable aux brassards blancs.

    L’un des responsable de ce S.O est Victor Lanta, un identitaire adepte des ratonnades : Cet ancien para de Carcassonne qui combat aux côtés des « pro-russes »
    https://www.ladepeche.fr/article/2014/08/28/1940999-ancien-para-carcassonne-combat-cotes-pro-russes.html

    #extrême_droite


    • « Gilets jaunes » : l’ultradroite reprend des couleurs, Lucie Delaporte
      https://www.mediapart.fr/journal/france/180119/gilets-jaunes-l-ultradroite-reprend-des-couleurs?onglet=full

      Depuis la mi-novembre, la mouvance hétéroclite de l’extrême droite radicale tente de se refaire une santé grâce au mouvement des « gilets jaunes ». Des #identitaires aux #royalistes, en passant par les #conspirationnistes #dieudonno-soraliens, tour d’horizon d’une nébuleuse dopée par cette mobilisation aux contours politiques inédits.

      Sa vidéo fin octobre avait rapidement atteint les 4,5 millions de vues. Frank Buhler, qui appelait à une « mobilisation générale » le 17 novembre dernier contre la hausse du prix des carburants, est alors un parfait inconnu. La presse découvrira plus tard qu’il est responsable de circonscription pour Debout la France dans le Tarn-et-Garonne, et qu’il a été exclu du Front national pour avoir tenu des propos trop ouvertement racistes. La CGT s’était d’ailleurs appuyée sur le cas de celui qui se réclamait de la « patriosphère » pour expliquer, dans un communiqué daté du 30 octobre, pourquoi elle se désolidarisait du mouvement des gilets jaunes, « clairement […] d’extrême droite ».

      Si Frank Buhler sera rapidement mis à l’écart par les gilets jaunes, le mouvement dans sa majorité refusant d’être assimilé de près ou de loin à l’extrême droite, la place de cette mouvance dans les mobilisations n’en reste pas moins incontestable.

      Du Rassemblement national aux Patriotes de Florian Philippot en passant par Debout la France, depuis le début de la mobilisation, les partis d’extrême droite se sont très vite engouffrés dans la fronde des gilets jaunes, espérant en tirer quelques bénéfices électoraux quand la gauche paraissait plus divisée. Pour eux, les revendications antifiscales, la défense d’une France rurale oubliée ou un certain discours « antisystème » des gilets jaunes les désignaient comme les porte-voix naturels du mouvement.

      Pourtant, alors qu’une grande partie de la mobilisation des gilets jaunes s’est faite contre les partis, ils sont aussi dépassés sur leur droite par toute une mouvance radicale très présente dans la rue comme sur les réseaux sociaux, et qui n’entend surtout pas se faire récupérer par un jeu électoral qu’elle méprise.

      Pour le politologue Jean-Yves Camus, « cette nébuleuse d’extrême droite qui a déjà battu le pavé en 2013 et 2014 avec le “Printemps français” et “Jour de colère” a su monter dans le train assez vite et parvient à se refaire une santé grâce à ce mouvement, alors qu’elle était un peu atone depuis quelques années ».

      À la droite de la droite, à travers le mouvement des gilets jaunes se rejoue une bataille entre extrême droite électorale et extrême droite radicale. Cette dernière, qui attend le grand soir insurrectionnel pour changer de régime, pouvant aussi le cas échéant faire la courte échelle à un Rassemblement national avec lequel elle n’a pas toujours coupé les ponts.

      Le procès, la semaine dernière, des six prévenus membres des « Zouaves Paris » ou du Bastion social – deux émanations du GUD – condamnés pour « violences et dégradations » a rappelé la présence dans les cortèges de cette ultradroite pas toujours si éloignée des partis. L’un des prévenus, membre du Bastion social, avait également sa carte au Rassemblement national. Au-delà de ces groupuscules numériquement marginaux, certains débordements, comme les actes antisémites devant le Sacré-Cœur lors de l’acte VI du mouvement, ont aussi rendu manifeste l’influence de la sphère dieudonno-soralienne sur une partie des gilets jaunes. « Ce qui m’a le plus surpris, ce sont les primo-manifestants. Je n’avais pas imaginé que quand vous consommiez du Soral et du Dieudonné derrière votre écran, vous pouviez passer à un autre mode d’action politique », reconnaît à ce sujet Jean-Yves Camus.

      Alors que le mouvement des gilets jaunes dans son ensemble échappe largement à l’extrême droite, quelle attitude tenir vis-à-vis de la gauche et de l’extrême gauche honnies ? Pour une partie de l’ultradroite, il est temps de faire des alliances stratégiques, comme y appelle l’écrivain #négationniste Hervé Ryssen qui théorise une « union sacrée » contre le système. « Cette conjonction des forces entre l’extrême droite et l’extrême gauche, c’est le principal qu’il faut retenir sur le plan politique de ce mouvement des gilets jaunes », explique-t-il dans une vidéo alors que, sur le terrain, les batailles rangées entre antifas et ultradroite sont venues rappeler que peu de ces acteurs y étaient prêts.

      Comme l’explique Jean-Yves Camus : « Ils ont vis-à-vis de l’extrême gauche une stratégie en deux temps : on fait la révolution avec tous ceux qui veulent bien mettre la main à la pâte et on les écrase après. »

      Tour d’horizon de cette ultradroite qui tente, depuis des semaines, de faire une OPA sur le mouvement des gilets jaunes.

      Les soralo-dieudonnistes

      « Gilets jaunes, la révolution qui vient. » Comme à son habitude Alain Soral a gardé secret le lieu de sa réunion, prévue samedi prochain. Mais l’affiche, qui rassemble la crème de la crème de l’antisémitisme français, illustre à elle seule comment l’ultradroite tente de faire son miel du mouvement qui bouscule la classe politique depuis plus de deux mois. Ce jour-là, Alain Soral sera accompagné du directeur de l’hebdomadaire Rivarol Jérôme Bourbon, de « l’écrivain » négationniste Hervé Ryssen mais aussi d’Yvan Benedetti, ancien président de l’Œuvre française aujourd’hui dissoute.

      Une tentative de récupération du mouvement des gilets jaunes par la fine fleur de l’#antisémitisme français, comme l’a déjà raconté Street Press. Gourou des réseaux sociaux, Soral a très vite senti le potentiel de la révolte des gilets jaunes et posté très tôt des vidéos de soutien à ce mouvement « antisystème » et aux accents insurrectionnels. Il s’est immédiatement reconnu dans une fronde marquée par la défiance envers les partis comme les syndicats et aux contours politiques flous, lui qui définit son mouvement Égalité et réconciliation comme réunissant la « gauche du travail » et « la droite des valeurs ». Celui dont la pensée politique s’apparente, selon l’expression du chercheur André Déchot (lire ici nos enquêtes sur le personnage), à « une espèce de Tetris idéologique » se sent parfaitement à l’aise dans le caractère protéiforme de la révolte des gilets jaunes.

      Alain Soral n’a évidemment pas manqué de rappeler qu’il a de longue date défendu le RIC, en donnant maintes fois sur son site la parole à Étienne Chouard.

      « On n’en a rien à foutre des élections »

      Les références au passé chez Rothschild d’Emmanuel Macron sont évidemment l’occasion de clins d’œil antisémites appuyés et certaines banderoles aperçues ces dernières semaines laissaient peu de place au doute sur ce point. Alain Soral, qui se dit « national-socialiste à la française », n’aime rien tant que mixer les références historiques. À cet égard le mouvement des gilets jaunes, qui déconcerte parfois par les références allant de Robespierre au 6 février 1934, lui convient parfaitement.

      Le 1er décembre, Dieudonné, compère de longue date d’Alain Soral, avec qui il partage notamment la même obsession antisémite, est applaudi par certains gilets jaunes sur les Champs-Élysées. « Paralysons les administrations de l’État et le gouvernement et les chaînes TV et radios de propagande qui ne cessent de nous mentir depuis plus de 20 ans », écrit-il ce jour là sur Twitter. Il poste une vidéo le montrant avec un groupe de gilets jaunes, manifestement ravis de faire des selfies avec lui.

      Pour l’acte VI du mouvement, une petite centaine de manifestants s’est retrouvée sur les marches du Sacré-Cœur pour entonner la chanson de Dieudonné, « Manu la sens-tu... », faisant force « quenelles », signe de ralliement antisémite bien connu de la « dieudosphère ». Comme Alain Soral, Dieudonné a très tôt enfilé un gilet fluo. Dès le 19 novembre, il se fait photographier à Langon au côté d’un des initiateurs locaux du mouvement, Mathieu Seurot, sur un blocage de l’A62. Dans une vidéo aux accents lyriques, postée le 23 novembre et vue 300 000 fois, il salue un « mouvement apolitique né de l’augmentation frénétique du prix des carburants » et qui rassemble « agriculteurs, ouvriers, fonctionnaires ». « Chaque gilet jaune est une étincelle dans la nuit qui annonce le retour à la lumière », avance-t-il, invitant son public à venir désormais en gilet jaune à ses spectacles.

      Une nouvelle fois, Dieudonné rappelle que l’intérêt de ce mouvement est de passer au-dessus des partis. « Les prétendus responsables politiques de la soi-disant opposition semblent dépassés par l’ampleur du phénomène, empêtrés qu’ils sont dans leur stratégie politicienne, ils n’arrivent plus à dissimuler leur véritable objectif qui est de se goinfrer au maximum le temps de leur mandat », affirme celui qui a toujours échoué à se faire élire.

      Signe de la pénétration de cette sphère auprès de certains leaders du mouvement, lorsque Éric Drouet organise une conférence de presse, il choisit d’ailleurs deux « médias », Brut et Vincent Lapierre. Or le « journaliste » Vincent Lapierre, qui a longtemps collaboré au site d’Alain Soral et s’est récemment rapproché de Dieudonné, est une figure bien connue de cette mouvance conspirationniste.

      Sylvain Baron, qui s’est illustré dans le mouvement des gilets jaunes en organisant des rassemblements devant le siège des médias, est aussi, comme l’a déjà raconté Arrêt sur images, très proche de cette nébuleuse soralo-dieudodienne. Celui qui publie des textes en hommage à Faurisson invitait par exemple, sur sa page Facebook, les « djihadistes » à faire quelque chose lors du rassemblement en mémoire de Mireille Knoll – assassinée car juive – parce qu’il « n’y aura que des enculés d’europeïstes (sic), des larbins soumis à tous les intérêts prédateurs ainsi que tout ce que la France comporte de collabos et de parasites notoires à cette marche », écrivait-il.

      Hervé Ryssen

      Il a fait la une de Paris Match avec son drapeau français le 5 décembre dernier. L’heure de gloire pour cet essayiste négationniste, auteur notamment du succès de librairie Le Racisme antiblanc – Assassins d’hommes blancs (éditions Baskerville). Celui qui participera, aux côtés de Soral, au colloque « Gilets jaunes, la révolution qui vient », s’est incrusté lui aussi très tôt dans la mobilisation. « Moi, j’étais gilet jaune depuis le tout début », clame-t-il, n’hésitant pas à se présenter comme l’un des initiateurs du mouvement.

      Dans sa dernière vidéo, mise en ligne le 8 janvier et vue 140 000 fois, prenant acte du succès de l’acte VIII du mouvement, il masque mal son excitation devant les derniers débordements vis-à-vis des élus. Il se réjouit notamment du saccage du bureau de Benjamin Griveaux en des termes équivoques. « Effectivement une foule furieuse peut pénétrer dans un ministère. Et on l’a vu à certaines époques, dans certains pays, il y a des gens qui sont défenestrés. Alors ce n’est pas du tout ce à quoi on appelle […], mais quand les gens sont dans la misère, au bout du rouleau… », poursuit-il, sentencieux.

      Comme Soral et Dieudonné, cette figure de l’extrême droite pressent qu’un rapprochement, ponctuel et tactique, avec l’extrême gauche est à travers cette fronde inédite enfin possible. « Cette conjonction des forces entre l’extrême droite et l’extrême gauche, c’est le principal qu’il faut retenir sur le plan politique de ce mouvement des gilets jaunes […]. Depuis 1934, il y a une interdiction de parler avec les fachos […], cet interdit est en train de se déliter, de se fracasser », se réjouit-il. « Sur le plan électoral 11 millions d’électeurs FN, 7 millions FI, les abstentionnistes qui sont je pense très largement représentés parmi les gilets jaunes… Ça fait 22, 23, 24 millions d’électeurs… On est quand même très largement majoritaire dans le pays. On prend le pouvoir là ! Après il s’agit de se partager les ministères, c’est comme ça que je vois les choses », s’enflamme-t-il, assurant qu’il n’est pas forcément opportun de « polémiquer » sur l’immigration avec l’extrême gauche en ce moment, au nom justement de « l’union sacrée contre la macronie ».

      Comme Soral ou Dieudonné, Hervé Ryssen exhorte les vrais « patriotes » à ne pas se laisser abuser par la récupération électorale, fût-ce celle du RN, dont il a été un temps proche. « On n’en a rien à foutre des élections. On a compris que ces élections ne représentaient pas le petit peuple […]. Moi je suis abstentionniste depuis bien longtemps, affirme-t-il. Alors vous pouvez nous parler de Marion Maréchal... mais Marion Maréchal en 2048, c’est ça votre truc ? Mais en 2048, le Français de souche il sera très largement minoritaire dans le pays. Ce sera terminé. »

      Le parti nationaliste français d’Yvan Benedetti

      Cet ancien membre du FN proche de Bruno Gollnisch a été exclu du parti d’extrême droite en 2011 après s’être revendiqué « antisémite, antijuif ». « La révolte des gilets jaunes au pied du sapin France a été le plus surprenant et le plus heureux des cadeaux de la fin d’année 2018 », assure celui qui, depuis la dissolution de l’Œuvre française, est devenu porte-parole du Parti nationaliste français. Lui qui n’avait pas connu pareil enthousiasme depuis les manifs contre le mariage pour tous se sent manifestement revivre. « Cette année s’annonce difficile et périlleuse, mais la moisson de tant d’années de labours au service de la reconquête nationale a commencé. Souhaitons que les Français redeviennent maîtres de leurs lois. Les blés refleuriront plus beaux, ensoleillés du jaune de la révolte des gilets ! En avant la Victoire ! », poursuit-il, ce 1er janvier, dans ses vœux à ses militants.

      Dès le 10 décembre, devant l’ampleur du mouvement, Yvan Benedetti organise une conférence de presse pour saluer cette « révolte grandeur nature du peuple central, le peuple français historique ». Une « révolte » qui serait dans le fond le « troisième tour de l’élection présidentielle », les personnes mobilisées correspondant « peu ou prou au vote mariniste du second tour de l’élection présidentielle », selon lui.

      Devant les Champs-Élysées, le 1er décembre, il arbore le slogan « À bas les voleurs, révolution nationale », référence à la manifestation antiparlementaire du 6 février 1934. Pour lui, il faut impérativement aiguiller le mouvement des gilets jaunes vers la prévention du « génocide français, le génocide blanc » en mettant « fin à l’invasion migratoire ».

      Il sera ce jour-là, comme il l’a lui-même reconnu, violemment pris à parti par des antifas et devra quitter le cortège.

      L’Action française

      Depuis les grandes heures de la Manif pour tous, le vieux mouvement maurrassien n’avait pas connu pareil enthousiasme. « Ces dernières semaines, c’est de la folie. On a dû doubler notre secrétariat qui est passé de deux à quatre personnes pour faire face à l’afflux d’appels et de demandes d’adhésion », assure le jeune porte-parole de l’Action française Antoine Berth, qui part ce jour-là ouvrir une section de l’AF à Angers.

      Les monarchistes de l’Action française ont, eux aussi, été de presque tous les cortèges depuis le début. « On a été présents sur les ronds-points et même avant le 17 novembre », précise-t-il.

      Pour Antoine Berth, l’Action française s’est reconnue dans les revendications sociales du mouvement mais également, aussi étonnant que cela puisse paraître, dans ses aspirations démocratiques. « Il n’est pas normal qu’en France on soit pauvre en travaillant et ce alors que les plus riches reçoivent des cadeaux fiscaux et que certains touchent des allocations de manière indue », affirme-t-il. Sur les aspirations démocratiques du mouvement, l’Action française opposée à la « démocratie des partis » se dit « très à l’aise avec le RIC », le référendum d’initiative populaire. « Ce que nous défendons, c’est une monarchie populaire. Un roi avec des fonctions régaliennes très limitées et les lois seraient du ressort des citoyens. » Une des plus flagrantes preuves de déni actuel de démocratie ? Le pacte de Marrakech, affirme-t-il. « C’est typique, le gouvernement signe un texte engageant sans le consulter le peuple et alors que les Français sont globalement contre. Les gilets jaunes ne supportent pas le fait qu’une partie de la dépense publique soit consacrée à l’accueil des #migrants. »

      Ces zélateurs de Maurras ne voient pas trop d’inconvénients à côtoyer dans ces cortèges La France insoumise ou le NPA avec qui ils partagent, rappelle-t-il, la critique du libéralisme. « Les gens savent à peu près qui pense quoi, mais ils mettent de côté leurs différences, mais il y a des sujets sur lesquels on peut avancer ensemble. Il y a un décalage non pas entre la droite et la gauche sur ces sujets, mais entre les Français et leurs dirigeants. »

      Les nombreuses références à 1789 dans les rassemblements de gilets jaunes n’ont pas non plus découragé ces royalistes. « Bien sûr à l’AF, on condamne la révolution de 1789, mais celle de 1791 était archi-justifiée, car le roi n’avait pas mené les réformes nécessaires. Aujourd’hui encore il faut remettre en question les privilèges. Il faut une nouvelle nuit du 4 août ! », assure-t-il.

      L’organisation, qui tente de décoller l’étiquette d’antisémitisme, a précisé qu’Élie Hatem, présenté au prochain colloque de Soral comme membre de l’Action française, n’en faisait en réalité plus partie. Dans un communiqué, l’Action française a même dénoncé la tenue de ce « colloque raciste et haineux ». Pour autant, précise Antoine Berth, « il y a une fabrication de la présence de l’antisémitisme dans ce mouvement à partir de quelques gestes alors que, par rapport à la masse, c’est un épiphénomène. Il s’agit de casser un grand mouvement populaire ».

      Les enfants du GUD

      « Aujourd’hui nous avons une pensée toute spéciale pour notre camarade des Zouaves Paris qui passera Noël incarcéré à Fresnes, dans cette même prison où Robert Brasillach a rédigé ce poème, en 1944. » Pour la page Facebook Ouest Casual, qui relate ces dernières semaines les faits et gestes des différents héritiers du GUD dans le mouvement des gilets jaunes, les références – à travers la mention de cet écrivain collaborationniste – sont posées.

      Le procès des six prévenus d’extrême droite en marge de l’acte III, aux Champs-Élysées, qui ont été reconnus coupables de « participation à une entente en vue de commettre des violences ou des dégradations », a en effet été l’occasion de renouer avec des accents de martyrs très prisés par cette mouvance. L’audience a aussi permis de montrer la grande fluidité entre ces groupuscules, qui ont manifestement saisi la fronde des gilets jaunes comme l’occasion rêvée de faire parler d’eux à travers quelques opérations coups de poing.

      Parmi les prévenus, les quatre Parisiens ont commencé au GUD puis, lorsque le groupe a été mis en sommeil, ont poursuivi leur activisme aux Zouaves, alors que l’Alsacien et le Lyonnais se revendiquent, eux, du Bastion social, là encore créé par d’ex-gudards.

      S’ils sont numériquement peu nombreux, ces groupuscules ont un savoir-faire particulier pour la communication. Ils savent parfaitement déployer une banderole, au dernier moment, en tête de cortège, pour laisser croire qu’ils sont soutenus par l’ensemble des manifestants. Comme ce 15 décembre à Chambéry.

      En revanche, alors qu’une de leurs activités principales consiste à faire le coup de poing contre les « antifas », l’union sacrée avec « les gauchistes » n’est pas tout à fait à leur goût. De retour de manif, ils ne résistent pas au plaisir de raconter leurs bagarres.

      « Samedi 8 décembre, belle mob faf pour la manifestation des gilets jaunes à Lyon. Environ 150 gones, écrivent-ils sur leur page Facebook. Nous prenons la tête de cortège. Après un tour sur la presqu’île, nous décidons d’aller à la préfecture. Des participants à la manif pour le climat (et son lot d’antifas et autres crasseux) rejoignent la queue de cortège des gilets jaunes. Nous sommes environ 3 000. Après des gazages et charge de flics sur les quais, la manif est bloquée. Décision est prise de charger le groupe d’antifas reconnu. Les mêmes qui appelaient, sur internet, à nous virer des manifs, ont été beaucoup moins démonstratifs face à nous. Les pendules ont été remises à l’heure. We are Lyon ! »

      « Le renversement du pouvoir établi »

      Les Identitaires

      « Les bobos et les pseudo-élites ne comprennent pas ce ressentiment qui explose enfin », écrit une plume des Identitaires (ex-Bloc identitaire) sur leur site officiel au sujet du mouvement des gilets jaunes auquel, dès le lendemain du 17 novembre, ils ont tenté de donner une orientation bien particulière. « Que les observateurs ne s’y trompent pas ! Le mouvement des gilets jaunes est avant tout une révolte, plus ou moins consciente, contre l’immigration massive. Pourquoi ces hausses des taxes et des impôts, incessantes, si ce n’est pour payer les coûts toujours plus faramineux de l’immigration voulue par les bobos, ceux-là mêmes qui vomissent la France périphérique, la France qui souffre, la France qui travaille et qu’on tond ? »

      Passerelle entre les Identitaires, dont il est issu, et le RN, Damien Rieu, qui a été l’un des initiateurs de l’opération contre les migrants dans les Alpes et travaille à la communication du maire RN de Beaucaire, a changé sa photo de profil sur les réseaux sociaux pour revêtir, lui aussi, un gilet jaune et ne cesse de faire l’éloge du mouvement. Il relaie abondamment les textes de Pierre Sautarel, de « Fdesouche », qui diffuse le live de RT sur les mobilisations, interrogeant, par exemple, « un ancien parachutiste de Bretagne » qui rappelle à la caméra : « On est français, la France, elle appartient aux Français et pas à quatre politiciens à la con. »

      Proche de Marion Maréchal, cette mouvance identitaire a beaucoup relayé la chanson « gilets jaunes » du rappeur identitaire Kroc Blanc, qui contient une adresse explicite à Macron : « Te remercient mes fascistes t’es l’ennemi commun qui permet qu’on fraternise avec les gauchistes, frères, Français, humains ou citoyens, on est d’accord sur l’essentiel, venez on fait comme les Italiens »

      Vidéo de Kroc Blanc © Kroc Blanc

      Des Barjols aux Volontaires pour la France

      Groupuscule créé par des déçus du RN, les Barjols ont eux aussi défilé avec les gilets jaunes. Interrogé par Le Monde, son initiateur, Denis Collinet, expliquait avoir tourné la page du FN après le débat à la présidentielle raté de sa candidate. L’un de ses membres a été arrêté début novembre pour avoir fomenté un attentat contre Emmanuel Macron. Selon nos informations obtenues auprès des services de renseignement, deux militants des Barjols sont même parvenus à s’imposer localement comme des coordinateurs régionaux et porte-parole du mouvement en Mayenne et dans le Nord.

      Eux aussi adeptes de la manière forte, les Volontaires pour la France, qui se sont fixé comme objectif de « défendre l’identité française » et « combattre l’islamisation du pays » et dont Mediapart a raconté l’implication de la frange radicale dans des projets d’attentat contre des imams, n’ont pas manqué non plus d’enfiler leur gilet jaune ces dernières semaines. Avec, là encore, l’objectif de « renverser le pouvoir ». « L’ensemble de cette situation engendre la tentation chez de plus en plus de gilets jaunes de recourir à l’insurrection, soit le renversement du pouvoir établi. […] La responsabilité en échoit sans nul doute à un pouvoir autiste et arrogant, incapable de remise en cause, pieds et poings liés à ceux qui lui ont permis d’accéder au pouvoir au prix d’un hold-up démocratique au printemps 2017. L’addition va être salée », écrit un des volontaires sur leur site.

      Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

      #racisme #fascisme


  • 💲💰💲Le directeur de cabinet de Florian Philippot fait partie des 25, particuliers ou entreprises, à avoir déposé auprès de l’Inpi des dossiers pour obtenir les droits sur des noms de marques liées aux #GiletsJaunes...
    https://www.numerama.com/politique/451132-qui-sont-les-25-personnes-qui-ont-depose-des-marques-autour-des-gil

    Ces pratiques sont répandues. À chaque grosse actualité, des anonymes déposent des noms de marque associés. En septembre, on vous racontait par exemple dans #CopyrightMadness le dépôt de la marque « #Benalla » auprès de l’INPI, catégorie « armes à feu. »


  • Dans le ciel de New York, « Les Gilets Jaunes » déposent la marque bleutée
    Florian Philippot une explosion aux allures d’invasion extraterrestre

    Prévention du suicide : le déjeuner de Noël
    Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann : ces numéros surtaxés qui cherchent à se substituer à SOS-Amitiés

    Le protoxyde d’azote, « je n’ai trouvé que ça qui me soulage vraiment »
    Le cannabis thérapeutique, un gaz hilarant qui ne fait pas du tout rire les médecins

    Alexandre Benalla demeure excessivement machiste
    Le milieu hospitalier n’a pas restitué ses passeports diplomatiques

    Le Foot italien n’arrive pas à se débarrasser de ses journaux du groupe Ouest-France
    Des « gilets jaunes » bloquent la diffusion de dérives racistes
    #de_la_dyslexie_créative


    https://twitter.com/hyejunie/status/1078497688075816960



  • Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce mardi 24 avril 2018
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/14805-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    Bonjour chèr(e)s ami(e)s, je suis désolé mais encore peut de nouvelles intéressantes ce matin, mais comme je le dit souvent, dès fois ça vaux mieux...

    Veuillez donc trouver ci-dessous notre Revue de presse du jour.

    Bonne lecture, bonne journée, et merci de votre confiance.

    Amitiés,

    L’Amourfou / Contributeur anonyme / Chalouette

    Actualités françaises :

    24.04.2018

    Dépendance : les Français opposés à une nouvelle journée de solidarité (Les Echos.fr)

    Les déçus de Macron pourraient créer un nouveau groupe à l’Assemblée (Le Figaro.fr)

    Florian Philippot et Geneviève de Fontenay font front commun contre Emmanuel Macron (L’Express.fr)

    23.04.2018

    Jean-Michel Clément, premier des frondeurs à quitter la majorité (Le Figaro.fr)

    Une monnaie locale bientôt en circulation à Paris (Le Figaro.fr)

    Assemblée (...)


  • ENTRETIEN. Geneviève de Fontenay  : « Je suis révoltée par la politique d’Emmanuel Macron »
    https://www.ouest-france.fr/politique/entretien-genevieve-de-fontenay-je-suis-revoltee-par-la-politique-d-emm

    Geneviève de Fontenay, pour quelle raison voulez-vous manifester le mardi 1er mai  ?

    Je suis révoltée, depuis déjà pas mal de temps, par la politique menée par Emmanuel Macron. Il préside seul, décide seul, n’ayant plus aucune opposition face à lui. L’opposition est dans le coma. Les socialistes, on les cherche. Les Républicains se bagarrent entre eux. C’est une catastrophe  !

    Je suis révoltée également que les milliardaires, vivant les doigts de pieds en éventail, continuent de s’enrichir  ; qu’il n’y ait plus d’impôt sur la fortune  ; que la taxe sur les dividendes mise en place par François Hollande ait été retirée, sans parler des bénéfices extraordinaires des entreprises du Cac 40.

    Et pendant ce temps-là, on a besoin d’argent pour les personnes âgées, pour les Ehpad, pour les hôpitaux  ! Ce sont ces milliardaires qui doivent donner pour les plus pauvres, pas les petits lors d’une nouvelle journée de la solidarité.


  • Rassemblement contre la marche des patriotes
    https://grenoble.indymedia.org/2018-03-23-Rassemblement-contre-la-marche-des

    Appel à rassemblement le samedi 24 mars 2018 à 10h45 sur la place Hubert Dubedout à la jonction du cours Jean Jaurès et de la rue du Quai Créqui contre la marche des Patriotes. Salutations ! Ce samedi 24 mars, l’extrême droite veut sortir des réseaux sociaux et pense pouvoir venir défiler en centre-ville de Grenoble. En effet la section Isère du mouvement Les Patriotes de l’ex FN Florian Philippot entend marcher ce samedi afin de montrer leur opposition à la politique de l’Union Européenne, et (...)

    #Agenda


  • Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce lundi 12 février 2018
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/14504-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes déjà lundi, et c’est reparti pour 5 tours de circuit, ce matin peut d’information dans la presse, mais voici toutefois ce que j’ai plus glaner.

    Bonne lecture, bonne journée, et merci de votre confiance.

    Amitiés,

    L’Amourfou / Contributeur anonyme / Chalouette

    Actualités françaises :

    12.02.2018

    Menacé de mort, Florian Philippot a déposé deux plaintes (Le Point.fr)

    Louis Gallois dénonce une « volonté politique de minorer le nombre de SDF » (Le Monde.fr)

    Immigration irrégulière : Gérard Collomb annonce une hausse de 29% des reconduites à la frontière en janvier (FranceTvInfo.fr)

    Moment détente (?) :

    Divers :

    07.02.2018

    Politique & éco n° 157 : Pierre Jovanovic : La France, une république bancaire (Tv Libertés.com) via Contributeur anonyme

    05.02.2018 (...)


  • À lire un extrait de « Paniques identitaires », de Laurence de Cock et Régis Meyran
    http://www.contretemps.eu/paniques-identitaires

    Par « panique identitaire », nous désignons un cas particulier de panique morale. Ce concept a été inventé par le sociologue Stanley Cohen[3] à partir de l’analyse d’une bataille relativement anodine entre mods[4] et rockers sur la plage de Clacton (Angleterre, 1964) qui avait pris des proportions délirantes dans la presse – jusqu’à être présentée comme une « invasion » de hooligans menaçant le pays. Cohen définit la panique morale par la forte préoccupation de l’opinion publique (mesurable par des sondages) vis-à-vis d’un groupe dont le comportement est vu comme une menace pour les valeurs de la société ou pour l’existence même de cette société. Un tel groupe suscite l’hostilité : il est vu comme un ennemi, comme le Mal incarné, qu’il est nécessaire de combattre pour le bien de tous. Pour qu’il y ait panique morale, il faut un consensus assez large au sein de la société ou au sein de certains groupes sociaux quant à la réalité de cette menace. Mais la peur suscitée par la menace est complètement disproportionnée par rapport à sa réalité, et toutes les données sont exagérées : nombre de victimes ou d’agresseurs, coût des dégâts matériels, etc. Enfin, Cohen décrit ce phénomène comme volatile – pouvant apparaître et disparaître en un rien de temps. Il suppose en outre l’existence d’entrepreneurs de morale[5] qui contribuent à la diffusion de la panique morale (notamment dans le monde des médias ou chez les politiques).

    Nous définissons quant à nous un type particulier de ces paniques morales : la panique identitaire, qui met en jeu à la fois les représentations de soi d’un groupe social – sa supposée identité, pensée de façon essentialiste et culturaliste[6] – et la perception que ce groupe a d’un autre groupe social – pensé lui aussi de façon essentialiste et culturaliste, présenté comme une menace et dès lors diabolisé. L’affaire du burkini, que nous avons évoquée, peut en ce sens être considérée comme une panique identitaire : le groupe perçu comme inquiétant étant « les musulmans », le groupe d’appartenance idéalisé étant « la vraie France » (sous-entendue blanche, chrétienne, « de souche », etc.), les entrepreneurs de morale se nommant Nicolas Dupont-Aignan, Manuel Valls ou Florian Philippot – ainsi qu’un certain nombre d’éditorialistes qui leur ont emboîté le pas.


  • Entre les droites et le FN, une contamination datée
    http://blog.francetvinfo.fr/derriere-le-front/2017/10/15/entre-les-droites-et-le-fn-une-contamination-datee.html

    En 1988, un document interne du FN donne cette définition du Rassemblement pour la République (RPR) : « Mouvement politique qui fait campagne sur les thèmes du Front national et pactise avec le socialisme et les lobbies une fois au pouvoir ». Aujourd’hui comme hier, les cadres du FN mettent en avant ce qu’ils considèrent comme une évidence : leurs adversaires politiques parleraient comme eux. L’enjeu est de taille : l’électorat de la droite dure… que Laurent Wauquiez et Marine Le Pen se disputent. Le contexte participe à la bataille : le séisme de la présidentielle est passé et continue de peser sur l’histoire du parti ; Florian Philippot s’en est allé. En ces temps de « refondation », le FN entend plus que jamais se démarquer et, en ce sens, faire la différence avec cette droite.

    L’émergence du Front national, son installation et son ascension ont représenté un défi pour les formations de droite. À des moments précis de l’histoire, des représentants de cette famille politique se sont emparés de thématiques frontistes. La campagne présidentielle de 2007 représente une coupure fondamentale : la question identitaire s’installe dans le débat et devient, pour certains hommes et femmes politiques, un terrain d’entente au sein des droites. Quelle combinaison sémantique utilise Nicolas Sarkozy ? Deux mots – « identité » et « nationale » – qui appartiennent à la rhétorique des droites. Ils excluent celui qui est autre : l’étranger. Le « nous », les Français, s’oppose au « eux », les immigrés. L’association entre identité nationale et immigration est transparente. La droite républicaine fait sienne un marqueur idéologique du Front national.

    Le degré d’intimité entre la droite et l’extrême droite varie en fonction de la dynamique électorale du Front national. Plus il engrange de voix, plus l’attitude de la droite envers la formation lepéniste peut se montrer généreuse. Cette histoire commence donc timidement avec quelques alliances passées inaperçues. Les 13 et 20 mars 1977, le Front national s’engage pour la première fois de son histoire dans les élections municipales. Il s’allie avec la droite dans certaines communes. Des conseillers municipaux FN sont élus sur des listes d’union des droites à Toulouse, Millau, Forcalquier, Donzenac et Villefranche-sur-Mer. Cet épisode est à peine connu. À ce moment, le FN n’est pas audible et suscite peu d’intérêt. À Paris, la liste FN « Paris aux Parisiens » recueille 1,86% des voix.


  • Domina domino philippot
    http://www.dedefensa.org/article/domina-domino-philippot

    Domina domino philippot

    Fille dominée par son père, mère abusive et sans doute abusée, elle est obligée d’éliminer le fils homosexuel qu’elle avait séduit et qui l’avait séduite. Patiemment, des années durant, elle s’est nourrie de la vision politique et de la substance intellectuelle d’un homme issu de l’élitisme républicain. Ce fils inverti a joui de voir que sa substance plaisait à maman, à cette maman-chienne dont l’affection et la complicité a peut-être compensé l’originelle en défaut, celle par laquelle il était venu au monde et qui ne lui avait sans doute pas suffisamment offert l’occasion de montrer son savoir. Mais une chose désormais est sûre, malgré son expulsion du Front, Florian Philippot a le bénéfice de cette longue expérience auprès de maman-bouledogue. Il devrait pouvoir la faire fructifier. (...)


  • Il n’y a jamais eu de « couscousgate » au sein du FN - Libération
    http://www.liberation.fr/amphtml/desintox/2017/09/22/il-n-y-a-jamais-eu-de-couscousgate-au-sein-du-fn_1597871

    Intéressant cette utilisation croisée par les médias et les politiques des mouvements d’humeur plus ou moins provoqués sur Twitter.

    Intéressant aussi de voir combien Twitter est devenu une source d’information pour les médias, remplaçant les micro-trottoir, capables de sortir des tréfonds de l’internet des idées et des comportements entièrement minoritaires ou manipulateurs pour en faire des unes de journaux et de télévisions.

    Il faudrait réfléchir à la nouvelle formation/déontologie des journalistes, y compris pour inclure les éléments d’analyse statistique de données en premier chef, et non après coup. La percée du terme "couscousgate" après parution dans Buzzfeed (mais est-ce vraiment un journal lié à une déontologie ?) présentée dans l’article est significative.

    Comme quoi les informations "au delà de la vérité" ne sont pas le seul apanage des internautes, mais servent aussi les desseins de professionnels de l’information, des médias et de la politique.

    L’idée d’une guerre interne au parti en raison du couscous qu’aurait mangé Florian Philippot ne repose sur rien. Elle a été montée en épingle par les médias… et le camp de l’ex-frontiste lui-même.

    L’affaire aura permis au Canard enchaîné de dégainer un titre ciselé : « le FN secoué par des couscous sismiques. » Elle aura aussi donné une dimension ridicule à l’implosion du FN. Pensez : le seul fait que Florian Philippot mange un couscous met le feu dans son parti. Mais si l’affaire a pris une dimension médiatique importante, jusqu’à être présentée comme la cause de l’explosion du parti, a-t-elle seulement eu lieu ? Un petit retour en arrière montre en fait que, contrairement à ce que la très grande majorité des médias (1) ont affirmé, l’affaire n’a jamais vraiment divisé ou déchiré le parti, ni opposé ses militants, et encore moins ses cadres. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’a pas été exploitée par Florian Philippot lui-même.

    #Fake_news #Post_truth #Twitter #Médias


  • Au #FN, l’impossible existence des numéros deux
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210917/au-fn-l-impossible-existence-des-numeros-deux

    Florian Philippot et #Marine_Le_Pen au Parlement européen, le 25 octobre 2016. © Reuters Pendant 45 ans, les Le Pen ont développé une même gestion hypercentralisée du FN, ponctuée de purges, de scissions et de portes qui claquent. La démission de Florian Philippot prouve, à nouveau, l’impossibilité d’exister comme numéro deux au sein du #parti lepéniste.

    #France #Front_national #Jean-Marie_Le_Pen #scission


  • Loi sur le travail : le FN reste loin des manifestants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210917/loi-sur-le-travail-le-fn-reste-loin-des-manifestants

    Marine Le Pen défile lors du 1er Mai 2015 © Benoît Tessier / Reuters En cette rentrée sociale mouvementée, le FN est réduit au silence par son refus de battre le pavé. On ne verra pas de sitôt le parti lepéniste, coincé entre quête de respectabilité, détestation des syndicats et orientations néolibérales, manifester son rejet des ordonnances sur le travail. Encore moins sans Florian Philippot, qui vient d’annoncer son départ.

    #France #CGT #Front_national #loi_travail #manifestations


  • Déchu, Philippot quitte le #Front_national
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210917/dechu-philippot-quitte-le-front-national

    Déchu de son rôle de chargé de la stratégie et de la communication mercredi soir, #Florian_Philippot claque la porte du FN ce jeudi matin. Pendant que la présidente veut croire que « le Front s’en remettra sans difficulté », les ennemis frontistes de l’ex-numéro 2 se frottent les mains. Florian Philippot et #Marine_Le_Pen © Christian Hartmann / Reuters

    #France


  • Loi sur le travail : le #Front_national reste loin des manifestants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210917/loi-sur-le-travail-le-front-national-reste-loin-des-manifestants

    Marine Le Pen défile lors du 1er Mai 2015 © Benoît Tessier / Reuters En cette rentrée sociale mouvementée, le FN est réduit au silence par son refus de battre le pavé. On ne verra pas de sitôt le parti lepéniste, coincé entre quête de respectabilité, détestation des syndicats et orientations néolibérales, manifester son rejet des ordonnances sur le travail. Encore moins sans Florian Philippot, qui vient d’annoncer son départ.

    #France #CGT #loi_travail #manifestations


  • #loi_travail: le #Front_national reste loin des manifestants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210917/loi-travail-le-front-national-reste-loin-des-manifestants

    Marine Le Pen défile lors du 1er Mai 2015 © Benoît Tessier / Reuters En cette rentrée sociale mouvementée, le FN est réduit au silence par son refus de battre le pavé. On ne verra pas de sitôt le parti lepéniste, coincé entre quête de respectabilité, détestation des syndicats et orientations néolibérales, manifester son rejet des ordonnances sur le travail. Encore moins sans Florian Philippot, qui vient d’annoncer son départ.

    #France #CGT #manifestations


  • Contre Philippot, le FN renoue avec les classiques de l’extrême droite
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180917/contre-philippot-le-fn-renoue-avec-les-classiques-de-l-extreme-droite

    Après les échecs – tout relatifs – de la présidentielle et des législatives, #Florian_Philippot et sa ligne sont de plus en plus marginalisés au sein du parti. Identité, immigration, sécurité… Dans ses discours comme dans ses actes, #Marine_Le_Pen paraît redonner au FN ses couleurs d’antan. Marine Le Pen, Florian Philippot et #Nicolas_Bay © Philippe Wojazer / Reuters

    #France #Front_national


  • Contre Philippot, le FN renoue avec les classiques de l’extrême droite
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180917/contre-philippot-le-fn-renoue-avec-les-classiques-de-lextreme-droite

    Après les échecs – tout relatifs – de la présidentielle et des législatives, #Florian_Philippot et sa ligne sont de plus en plus marginalisés au sein du parti. Identité, immigration, sécurité… Dans ses discours comme dans ses actes, #Marine_Le_Pen paraît redonner au FN ses couleurs d’antan. Marine Le Pen, Florian Philippot et #Nicolas_Bay © Philippe Wojazer / Reuters

    #France #Front_national


  • #Front_national : le grand réalignement
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180917/front-national-le-grand-realignement

    Après les échecs – tout relatifs – de la présidentielle et des législatives, #Florian_Philippot et sa ligne sont de plus en plus marginalisés au sein du parti. Identité, immigration, sécurité… Dans ses discours comme dans ses actes, #Marine_Le_Pen paraît redonner au FN ses couleurs d’antan. Marine Le Pen, Florian Philippot et #Nicolas_Bay © Philippe Wojazer / Reuters

    #France


  • Après son #séminaire, le FN à l’épreuve de la refondation
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250717/apres-son-seminaire-le-fn-l-epreuve-de-la-refondation

    Depuis l’échec (relatif) à la présidentielle et son score modeste aux législatives, le #Front_national est en pleine crise existentielle. Le séminaire tenu le week-end dernier devait trancher plusieurs questions stratégiques et programmatiques avant le #congrès du printemps prochain. Une refondation aux airs de chemin de croix. Marine Le Pen, Florian Philippot et Nicolas Bay © Philippe Wojazer / Reuters

    #France


  • Au #FN, une « déception » et des éliminations symboliques
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120617/au-fn-une-deception-et-des-eliminations-symboliques

    Reuters Derrière le score écrasant de #Marine_Le_Pen dans le Pas-de-Calais, le #Front_national réalise une contre-performance : 13,3 % des voix et des défaites symboliques comme celles de son numéro trois et de son secrétaire aux fédérations. Plusieurs dirigeants, dont Florian Philippot, reconnaissent une « déception ».

    #France #circonscriptions #élections_législatives


  • Le changement de nom, un débat vieux comme le #FN
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110517/le-changement-de-nom-un-debat-vieux-comme-le-fn

    Lors de la soirée électorale du FN, au second tour, le 7 mai 2017. © Reuters Comment finaliser la stratégie de « dédiabolisation » du #Front_national ? Pour le tandem #Marine_Le_Pen-Florian Philippot, cela passe par une « nouvelle force politique », défaite de l’image et de l’histoire d’un parti lié à #Jean-Marie_Le_Pen. Du FNUF en 1972 à l’Alliance patriote et républicaine en 2017, la question du changement de nom a parcouru l’histoire du FN.

    #France #Marion_Maréchal-Le_Pen


  • Marine Le Pen fait face à des critiques internes - Le Monde
    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/05/08/marine-le-pen-fait-face-a-des-critiques-internes_5124062_4854003.html

    « C’est une catastrophe. On paye un programme qui a fait fuir la droite », se lamente un élu important du sud de la France, qui dénonce « la stratégie menée depuis trois ou quatre ans de lancer des appels à gauche, alors que la gauche ne votera jamais pour nous ». Pour lui, le principal responsable de cet échec est le vice-président du FN, Florian Philippot. « Pour le moment, c’est en “off”. Après les législatives ça ne sera plus en “off”. Je ne continuerai pas à défendre un mouvement avec des idées auxquelles je ne crois pas », prévient-il.
    « La tsarine et son Raspoutine »

    Un ressentiment que Marion Maréchal-Le Pen a pour sa part exprimé en des termes choisis, réclamant une « réflexion » pour la suite. « Il y a forcément une part de déception, ce serait malhonnête de dire le contraire, a-t-elle estimé sur France 2. Il y aura des leçons à tirer, positives, quand même, et peut-être plus négatives. »

    Et la députée de souligner à propos de la proposition controversée de sortie de l’euro, « l’un des sujets d’inquiétude pour les Français », que sa tante n’avait adapté sa position que « tardivement » pour essayer de rassurer les électeurs.

    « Le combat immédiat du FN, c’est d’éviter que M. Macron ait les mains totalement libres », a ajouté la jeune femme, qui s’interroge de plus en plus sur sa candidature aux élections législatives de juin. « Marion a deux possibilités : se soumettre ou se démettre », assure un membre de son entourage, laissant entendre que c’est la seconde possibilité qui serait la plus probable. Pas question, donc, de monter au front contre « la tsarine et son Raspoutine », Marine Le Pen et Florian Philippot.

    L’entourage de Marion Maréchal-Le Pen est pourtant très remonté contre la tonalité de la campagne présidentielle : « On a oublié certains thèmes : la famille, l’identité, la sécurité. Et Marine Le Pen a raté ce qui devait être son grand moment, le débat. C’était comme le naufrage du PSG contre le Barça », grince un soutien de la députée.
    « Marine doit passer la main »

    Marine Le Pen se voit aussi reprocher « les erreurs stratégiques, le manque d’organisation, la paranoïa, l’incapacité à s’entourer ». « C’est une défaite personnelle pour elle. Elle doit passer la main », estime un bon connaisseur de la candidate. Fermez le ban.

    #Linfiltré #PhoneStories #FN #Fachosphere


  • Au FN, les premiers règlements de comptes - Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070517/au-fn-les-premiers-reglements-de-comptes?onglet=full

    Quatre mois plus tard, il se dit, comme d’autres, « affligé ». « Tout le monde se renvoie la faute, et se défile. Moi, je refuse tous les médias. Qu’ils se démerdent », lâche-t-il. Un autre cadre frontiste, anti-Philippot, rapporte à Mediapart une « ambiance règlement de comptes », et se désole : « Avant le débat, Marine était présidentiable, elle avait fait une bonne séquence la semaine d’avant, Whirlpool et le bateau [dans le port du Grau-du-Roi, dans le Gard – ndlr], c’était bien joué, le ralliement de Dupont-Aignan aussi, et les gens à droite n’attendaient que ce fichu débat pour se décider. J’entendais des mecs de droite partout dire “m’en fous, je vote Marine”. Après le débat, dans notre fédé on se prend des courriers avec des cartes du Front coupées en deux. »

    Les mauvaises nouvelles sont tombées les unes après les autres : les propos du vice-président Jean-François Jalkh sur la Seconde Guerre mondiale exhumés dans la presse, un débat raté, Marine Le Pen chahutée lors de deux déplacements, en Bretagne puis à Reims. La faute à qui ? « La campagne n’a pas été séquencée. On a développé des trucs à droite à gauche, ce qui fait que 15 jours avant le premier tour, il n’y avait plus de kérosène dans le réservoir et Marine a commencé à décrocher, la campagne tournait à vide. »

    Un brin cynique, ce cadre est persuadé que « sans l’attentat deux jours avant le premier tour, Marine n’était pas au second tour ». Il va plus loin : « Cinq ans de Hollande, 300 morts dans les attentats, une situation économique désastreuse, du chômage de partout, des problèmes identitaires très forts, une France fracturée, et on fait 21 % au premier tour ? Vaut mieux arrêter tout de suite ! »

    C’est d’abord la stratégie de campagne et le positionnement de Marine Le Pen qui sont remis en cause. « C’est quoi le slogan de campagne de Marine Le Pen ?, interroge le même. La France apaisée ? Au nom du peuple ? Choisir la France ? » Selon lui, la candidate avait au départ su éviter un écueil récurrent des campagnes frontistes : ne pas mener une « campagne idéologique et doctrinaire ». « Avant, il fallait quasiment se convertir pour voter Front national. Là non, c’était assez ouvert, compréhensible, le message passait, Marine a même fait de la vraie politique sur une partie de sa campagne. » Mais pour une partie du Front national, la candidate n’a pas su tirer parti du naufrage du candidat de droite. « Rien ne s’est passé comme prévu, Fillon explose en plein vol, Hamon est mort, Mélenchon remonte, et là Philippot et ses sbires reviennent en disant “Mélenchon ça marche, donc faut faire du Mélenchon”. À partir de là, on retourne dans une campagne idéologique. Philippot avait fait le même coup en 2012, c’était un désastre. Il nous a mis dedans de force, à raconter qu’au bout de six mois on paierait nos baguettes en francs. Il nous a fait perdre un report de voix à droite. »

    Pour le membre du comité stratégique de campagne cité plus haut, la candidate a été « enfermée par Philippot et son équipe, qui ont verrouillé la campagne ». « Il y avait une concurrence entre les frères Philippot d’une part et Philippe Olivier d’autre part. Pour le débat, Marine a été conseillée par Gilbert Collard d’abord, puis les frères Philippot sont passés derrière. Et les sorties “bourrines”, l’agressivité du débat, c’est Philippe Olivier. Aujourd’hui, ils se rendent compte que ça a dysfonctionné. » Certains se plaignent d’avoir été déprogrammés des plateaux TV, au profit de Florian Philippot ou des tenants de sa ligne. Gilbert Collard aurait été écarté de la soirée électorale du premier tour, à Hénin-Beaumont. Déjà écartée de l’émission politique de France 2, le 10 novembre, au profit de Florian Philippot, Marion Maréchal-Le Pen se serait à nouveau vu refuser par Marine Le Pen d’être l’« invitée surprise » de la chaîne, face à Emmanuel Macron, le 6 avril. Ce n’est qu’au prix d’un passage en force que certains seraient parvenus à aller sur les plateaux.

    #Linfiltré #PhoneStories #FN #Fachosphere