person:frédéric bonnaud

  • La Cinémathèque pose une chape de plomb sur la question des violences sexuelles
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030218/la-cinematheque-pose-une-chape-de-plomb-sur-la-question-des-violences-sexu

    Frédéric Bonnaud, directeur général de la #Cinémathèque_Française, sur le plateau de Mediapart le 8 novembre 2017. © Mediapart Fin janvier, lors d’un débat avec un réalisateur lituanien, une spectatrice a été privée de parole après l’avoir interrogé sur des accusations d’agressions sexuelles. Plus généralement, l’institution, qui a toujours été dirigée par un homme, refuse toute confusion entre un homme et son œuvre et se fait au contraire le porte-drapeau de ceux pour qui la libération de la parole sur les violences sexuelles est surtout un danger.

    #France #Jean-Claude_Brisseau #Polanski #risques_psychosociaux #sexisme

  • Tribune sur la liberté sexuelle : réponses choisies pour des morceaux de choix - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/01/10/tribune-sur-la-liberte-sexuelle-reponses-choisies-pour-des-morceaux-de-ch

    D’après la tribune, des hommes auraient été jetés à la vindicte populaire et « contraints à la démission » parce qu’ils auraient « touché un genou ». Bref, un vent de « délation » soufflerait sur l’Hexagone. Sauf que, contrairement aux Etats-Unis, où une centaine de présentateurs, hommes politiques ou acteurs accusés publiquement de harcèlement ou d’agressions depuis l’automne ont disparu de la sphère publique, ce n’est absolument pas le cas en France. Aucune figure majeure du cinéma, aucun dirigeant du CAC 40 ou homme politique de premier plan n’a été mis en cause. Le licenciement par France 2 de Tex, l’animateur des Z’amours, après une blague à l’antenne sur les femmes battues, est régulièrement invoqué pour illustrer les supposées dérives de Balance ton porc. Seule une petite dizaine de noms ont circulé sur les réseaux sociaux et encore moins d’hommes ont vu leur carrière ou réputation brisée.

    Des enquêtes journalistiques ont visé le député Jean Lassalle, qui siège toujours à l’Assemblée ou, dans Libération, le président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) Thierry Marchal-Beck. Accusé par huit militantes, le dirigeant socialiste a en effet été remercié par son employeur, l’Union nationale des associations de tourisme (Unat). D’autres, comme l’ancien ministre Pierre Joxe, ont nié les faits (une agression à l’opéra) et la plainte visant le député macroniste Christophe Arend a été classée. De son côté, Eric Brion, ex-directeur général d’Equidia, avait déjà quitté la chaîne quand il est devenu le premier homme mis en cause après #BalanceTonPorc. Suspendu de LCP après une plainte pour agression sexuelle, Frédéric Haziza devrait, lui, revenir ce jeudi à l’antenne malgré l’ouverture d’une enquête préliminaire. Quant à la plainte pour harcèlement sexuel et moral contre Eric Monier, ex-directeur de la rédaction de France 2, elle a été classée pour prescription. Il reste directeur de la rédaction de LCI.

    –—

    Non, la galanterie n’est pas une agression. Mais une façon de figer une asymétrie entre les sexes, oui. « Il y a plusieurs formes de galanterie, décrypte l’historien Alain Viala : la galanterie loyale, soit l’art d’être agréable dans tous les rapports sociaux, et la galanterie libertine, sexiste. » Dans cette conception, comme le dit une vieille expression : l’homme propose, la femme dispose. « Même si nous avons toutes le même cap, l’égalité, il y a toujours un sexe vulnérable, c’est ainsi, ça ne sert à rien d’être dans le déni, assure la chercheuse Claude Habib. Or la galanterie est une manière de traiter cette inégalité au bénéfice des femmes. Elles sont mises sur un piédestal et deviennent les juges des hommes. Elles civilisent le désir qui s’adresse à elles : ce n’est pas le réprimer, mais le changer à leur convenance. »

    Une vision qui présuppose donc une inégalité, non pas sociale mais naturelle, contre laquelle il serait inutile de lutter. Donner un cadre à la violence masculine serait l’option optimale. « La galanterie exprime et normalise des comportements de domination et de soumission, explique Réjane Sénac, chercheuse en sciences politiques. Elle met en scène la passivité des femmes, comme si l’amour était fondé sur cette complémentarité. » Impossible, donc, de s’imaginer comme des semblables, au risque de castrer la gent masculine à coups d’égalité. Mais contrairement à ce que sous-entend la tribune du Monde, remettre en cause une vision asymétrique des rapports hommes-femmes ne signe pas l’arrêt de mort des relations de séduction. Pour l’historienne Florence Montreynaud, « ce que certains redoutent en réalité, c’est qu’on ne tolère plus la goujaterie ».

    –—

    « La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite »

    Ni celle de l’outrance langagière. Après l’évocation en novembre par le directeur de la Cinémathèque française, Frédéric Bonnaud, d’un « choc totalitaire » exercé par des « demi-folles » en réponse aux manifestations féministes au lancement de la rétrospective Polanski, c’est une fois encore l’imaginaire totalitaire qui se trouve convoqué pour décrire le contexte post-Weinstein dans le secteur artistique. Entre autres exemples totalement déhistoricisés, la tribune cite la censure dans certaines villes (Londres, Hambourg, Cologne) des affiches publicitaires d’une exposition Egon Schiele prévue pour 2018 à Vienne, qui reprenaient des peintures de nus où apparaissent aussi bien des sexes masculin (l’Homme assis nu) que féminin (la Fille aux bas oranges) - un procès en obscénité banal, sans rapport direct avec les débats féministes en cours. Autre cas cité, une pétition protestant contre l’accrochage au Met d’un tableau de Balthus (Thérèse rêvant) taxé de « romanticiser la sexualisation d’une enfant » - accusation de promotion de la pédophilie dont le peintre fait l’objet depuis les années 30, sans impact significatif sur la diffusion de son œuvre.

    Après l’épisode Polanski (dont l’hommage est arrivé à terme sans encombre), la Cinémathèque française n’a pas fermé, son directeur pourtant prompt à vitupérer sans l’ombre d’une remise en question est toujours en place, et la rétrospective Jean-Claude Brisseau (dont le dernier film est sorti mercredi) devrait se tenir la saison prochaine. Quant à l’invocation de la pensée du philosophe Ruwen Ogien, et sa défense de la « liberté d’offenser » (en art), à l’appui d’une « liberté d’importuner » (dans la rue), elle instruit une confusion absurde entre espace de création et espace public, impertinence esthétique et domination masculine, liberté d’expression et atteinte à l’intégrité des individus.

  • Bertolucci, Bonnaud et les demi-folles - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2017/11/12/bertolucci-bonnaud-et-les-demi-folles_1609595

    Invité sur le plateau de « Mediapart », le directeur de la Cinémathèque était interrogé sur la rétrospective #Polanski et l’ajournement de celle sur #Brisseau.

    Le cinéma est-il hors de la société ? Vaste question. C’est le thème du débat de la semaine de Mediapart. Pas vraiment un débat, d’ailleurs : le directeur de la Cinémathèque française, Frédéric Bonnaud, y est invité seul. Bonnaud est un ancien journaliste. Il a dirigé les Inrocks. Quatre ans durant, il a animé cette même émission de Mediapart, dont il est aujourd’hui l’invité-accusé : pourquoi a-t-il maintenu la rétrospective hommage à Roman Polanski, en présence du réalisateur, malgré l’affaire Weinstein ? Sur le plateau, deux hommes, Bonnaud et François Bonnet, directeur de la rédaction de Mediapart, et une femme, Lenaïg Bredoux, journaliste à Mediapart.

    Dans nombre de rédactions, l’affaire Weinstein, comme l’affaire Polanski avant elle, a creusé un fossé entre les journalistes culture et leurs confrères et consœurs chargés des violences faites aux femmes. Comment sauver l’œuvre, si son créateur est un agresseur ou un violeur ? Comment traiter le délinquant sexuel dont on admire l’œuvre ?

    Pourquoi avoir maintenu l’invitation de Polanski ? demande-t-on à Bonnaud. Parce que Polanski. Parce que grand cinéaste. Parce que, depuis que Polanski vit en France, il n’a jamais récidivé. D’ailleurs, si Bonnaud convient sans difficulté que Weinstein est un porc, il avertit néanmoins : « Cette libération de la parole, est-ce qu’elle ne s’accompagne pas d’un flash totalitaire et d’un retour à l’ordre moral, sous la direction de ligues de vertu ? »

    Ce que l’on entend à ce moment, c’est une certitude en perdition. Homme de gauche, combattant pour la liberté d’expression et contre les « ligues de vertu », travaillant avec le monument Costa-Gavras (président de la Cinémathèque), autant dire sous l’ombre gigantesque d’Yves Montand, Frédéric Bonnaud a toujours été « du bon côté ». Et soudain, dans le sidérant miroir que lui tend l’époque, il se découvre du côté des oppresseurs.

    Bref, circulez ligues de vertu, on n’a rien à discuter. Et alors, très doucement, se fait entendre la voix de Lenaïg Bredoux. « S’il n’y a aucun débat, pourquoi avez-vous suspendu la rétrospective Brisseau à la Cinémathèque ? » Car une seconde rétrospective était prévue en janvier, autour du cinéaste Jean-Claude Brisseau, condamné en 2005 et 2006 pour harcèlement et agression sexuelles sur ses actrices. Et l’on vient d’apprendre qu’elle était ajournée.

    Et d’un seul coup, c’est un autre Bonnaud. Le résistant capitule. « Tu sais pourquoi nous avons renoncé ? Mettre dix gardes du corps dans le hall, ça coûte 10 000 euros. Nous ne sommes pas de taille. Je dis à Osez le féminisme ! "vous avez gagné". Moi, je suis pas venu travailler à la Cinémathèque française pour entendre Marlène Schiappa me dire que j’avais la culture du viol. On ne me l’a pas encore dit, mais on va me le dire. Et c’est normal qu’on me le dise. »

    Et Bonnaud part en roue libre, sur le mode « plus rien à perdre ». On vient de restaurer 1900, ce très grand film. « Je pourrais inviter Bernardo Bertolucci, son auteur. Mais je ne vais pas l’inviter pour qu’il se fasse traiter de violeur par des demi-folles. » #Bertolucci, violeur ? Il y a du sous-texte. Bonnaud parle ici d’un autre film, le Dernier Tango à Paris, resté célèbre pour la scène de sodomisation (simulée) de Maria Schneider par Marlon Brando à l’aide d’une plaquette de beurre. De longues années plus tard, Bertolucci a avoué que cette scène, non prévue, avait été imaginée par Brando et lui le matin même du tournage, sans que Schneider en fût avertie. « Je voulais sa réaction d’humiliation en tant que femme, et pas en tant qu’actrice », a dit Bertolucci - aveu justement livré à la Cinémathèque de Paris. Bertolucci avait alors expliqué se sentir « coupable » mais ne pas regretter. A noter que ce débat, en 2013, n’avait pas provoqué de réactions particulières en France, jusqu’à ce que son enregistrement soit exhumé trois ans plus tard par la version américaine de Elle.

    Il faudrait prendre Bonnaud entre quatre-z-yeux et lui expliquer que ce qui arriva jadis à Maria Schneider s’appelle bien un viol. On ne parle pas de cinéma. On parle de deux hommes, #Brando et Bertolucci, qui montent un traquenard à une femme, Maria #Schneider, sous un prétexte artistique. Que cela n’empêche peut-être pas d’aimer le film, mais que le temps est venu d’appeler les choses par leur nom. Au risque de se faire traiter de demi-fou, ou de demi-folle.
    Daniel Schneidermann

    #viol #cinéma

  • Polanski, Weinstein... Le cinéma est-il hors la société ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/081117/polanski-weinstein-le-cinema-est-il-hors-la-societe

    Frédéric Bonnaud, de la Cinémathèque Frédéric Bonnaud, directeur de la #Cinémathèque_Française, défend l’invitation faite à Polanski. Angéline Barth, de la CGT spectacle et copilote du collectif « Femmes-Mixité » pour recueillir la parole des femmes.

    #France #Roman_Polanski

  • Cinémathèque : des féministes s’opposent à la rétrospective Polanski - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/cinema/2017/10/24/cinematheque-des-feministes-s-opposent-a-la-retrospective-polanski_1

    Contactée par Libération, la Cinémathèque française fait savoir que la rétrospective « est évidemment maintenue ». « Un communiqué dénonçant les tentatives de censure sera publié dans la semaine », précise par mail et, sans plus de précision, le service presse, en citant le directeur général de la Cinémathèque Frédéric Bonnaud. Dans le Figaro, il justifiait : « Il n’y a aucune provocation de notre part. Nous ne nous substituons à aucune justice. » « La programmation se fait un an à l’avance », précisait également le DG à propos du calendrier inopportun.

    Au début de l’année, Roman Polanski avait renoncé à présider la cérémonie des césars, après un appel au boycott et une pétition lancée par des militantes féministes, ainsi que des critiques émises notamment par la ministre des Droits des femmes de l’époque, Laurence Rossignol. De son côté, la Cinémathèque avait déjà été accusée de sexisme pour ne mettre que rarement à l’honneur les réalisatrices féminines. Selon un article de Buzzfeed publié en février, l’organisme n’a consacré que six rétrospectives à des femmes réalisatrices depuis septembre 2005. Aucune exposition n’a jamais été consacrée à une femme. « Ce n’est que le reflet de l’histoire du cinéma mondial, qui a été incroyablement machiste », avait défendu à l’époque Frédéric Bonnaud.

  • La Cinémathèque française met à l’honneur Roman Polanski et provoque l’indignation
    http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/10/21/03002-20171021ARTFIG00109-la-cinematheque-francaise-met-a-l-honneur-roman-p

    En pleine affaire Harvey Weinstein et-récemment- Gilbert Rozon, la dernière rétrospective de la Cinémathèque française tombe mal. Samedi 30 octobre, l’organisme privé prévoit de consacrer sa soirée au cinéaste Roman Polanski, proposant pour l’occasion la projection de son dernier film adapté du best-seller de Delphine de Vingan, D’après une histoire vraie . Une séance de Chinatown et une master-class autour de The Ghost Writer sont également prévus dans les jours qui suivent.

    Bravo la cinémathèque française ! pour mémoire l’année dernière la cinémathèque faisait un hommage lesbophobe (c’est à dire une combo homophobe et misogyne) à une des seuls réalisatrices dont illes ont organisé la rétrospective : Dorothy Arzner

    depuis l’ouverture de ses nouveaux locaux en 2005, sur un total de 805 programmes, seuls 22 ont été consacrés à des femmes (réalisatrices, actrices ou archivistes) et sur ces 22, seuls 12 ont été centrés sur des réalisatrices, dont 6 seulement sont connues comme réalisatrices uniquement, plutôt que comme actrices/réalisatrices

    https://www.genre-ecran.net/?Scandale-Dorothy-Arzner-a-Paris
    22 sur 805 ca fait 2,73% de femmes et 12 sur 805 ca fait 1,4% de réalisatrices.

    #polansky #grand_homme #lesbophobie #culture_du_viol #la_cinémathèque_française

  • Droit de réponse à Frédéric Bonnaud et Costa-Gavras
    http://www.vacarme.org/article2893.html

    Le 6 mai 2016, une soixantaine de manifestants occupait la Cinémathèque française pour protester contre la précarisation de l’emploi dans les organismes culturels. Quelques heures après ils étaient évacués par la police, sur demande de la direction. Suite à un billet de blog de cette dernière, intitulé (...) Source : Vacarme

    • Ça plus le fait que Caroline de Haas est cheffe d’une entreprise, et a même fondé un Groupe !, qui promeut l’égalité mais qui elle-même n’est pas autogérée, le code du travail et la recomposition de la gauche partent du bon pied :

      http://groupe-egalis.fr/notre-groupe/notre-equipe/lequipe-egalis
      http://www.societe.com/societe/egae-d-egal-a-egale-794416396.html

      Avec cette déclaration incroyable dans l’émission d’Arrêts sur images (1h08) :

      Caroline de Haas : « Par exemple dans mon entourage, dans mon entreprise [dont elle est propriétaire et qu’elle dirige], il y a une jeune femme qui est au smic. Bon. Elle son problème c’est que le smic n’est pas assez élevé. C’est certes en se mettant avec d’autres gens qui touchent le smic, peut être qu’il y aura une prise de conscience qu’il y a un problème du smic. Mais il y a bien un moment où quelqu’un décide d’augmenter ce foutu smic. Et qui décide d’augmenter le smic ? C’est ceux qui sont au pouvoir. Donc moi j’entends que le pouvoir corrompt que, aujourd’hui, les formes d’organisation politique ne sont pas adaptées. Mais mince quoi ! Si on veut augmenter le smic, si on veut en finir avec le stress au travail, il y a un moment où ce n’est pas uniquement en discutant qu’on y arrivera. C’est aussi un moment en arrivant au pouvoir et faisant des lois et en les faisant appliquer. »

      Et Mediapart, dirigé par Edwy Plenel, Frédéric Bonnaud et Laurent Mauduit.

      http://seenthis.net/messages/460858

      La gauche héberge encore de nombreux chevaux de Troie.

      Notre groupe

      Le groupe Egalis est né de la rencontre entre 3 agences expertes de l’égalité femmes – hommes, intervenant dans les secteurs privé, public et international.

      Après une année de travail en partenariat, EQUILIBRES, Egaé, d’égal à égale et Autrement Conseil décident en 2015 de rassembler leurs équipes et de mettre en commun leurs compétences et leurs engagements pour proposer une offre complète à leurs clientes et clients, qu’ils soient entreprises, collectivités, syndicats ou organisations internationales.

      Le groupe Egalis, c’est une équipe engagée, dont les membres sont réunis par la volonté de faire passer l’égalité des textes à la réalité. Le regroupement inédit de 3 agences permet de proposer des outils innovants et percutants en conseil, formation et communication. Le groupe Egalis s’appuie sur les nouvelles possibilités offertes par les outils numériques et les réseaux sociaux.

      Le groupe Egalis, c’est aussi des outils pratiques pour faire vivre l’égalité au quotidien : le site Vie Pro / Vie Perso pour l’articulation des temps de vie en entreprise et le site expertes.eu pour la visibilité des femmes dans les médias.

      Le groupe Egalis, c’est enfin une méthode engagée et engageante, reposant sur l’implication des femmes et des hommes. L’objectif ? Installer durablement l’égalité dans les têtes et dans les faits.

      Une entreprise dans laquelle il fait bon travailler

      Le groupe Egalis souhaite également mettre en pratique, dans son fonctionnement interne, les idées et mesures proposées à ses client-e-s. Nous construisons une politique de ressources humaines basée sur le partage d’expériences et la montée en compétences de tou-te-s nos collaboratrices-teurs. Nous travaillons à créer un espace de travail serein et enthousiasmant, garantissant l’implication et l’épanouissement de chacune et chacun des membres de l’équipe.

      > Découvrez prochainement la Charte RH et développement durable de l’entreprise

  • Les « petites mains » de la #Cinémathèque se révoltent. Serge Toubiana et son successeur Frédéric Bonnaud affichent leur #mépris.
    http://codedo.blogspot.fr/2016/02/les-petites-mains-de-la-cinematheque-se.html

    Le départ de Serge Toubiana, à la tête de la Cinémathèque pendant treize ans, qui a tout fait pour étouffer cette affaire, notamment lors d’une #grève des personnels en mai 2014, pouvait laisser espérer une attitude plus compréhensive de son successeur, Frédéric Bonnaud. qui a pris ses fonctions le 2 février. Il semblerait qu’il n’en soit rien, comme le laisse entrevoir son interview à France Musique, au cours de laquelle Frédéric Bonnaud aura ces mots quelque peu choquants dans la bouche d’un ancien journaliste qu’on a connu défendant de belles et nobles causes, notamment lorsqu’il fut viré de France Inter : « Je pense que hôtesse d’accueil, guichetier et ouvreuse, ça doit rester de petits jobs d’étudiant, au risque de choquer. Moi, je ne me vois pas bien faire un CDI à vie pour que des gens vendent des billets à la cinémathèque. »

    #précarité #exploitation #lutte

    • Lors de la soirée d’ouverture du cycle consacré à Depardieu, j’ai appris que la passation de direction serait effective le 1er Février. Lors de cette soirée, Monsieur Toubiana, vous évoquiez « la perte de l’insouciance » qui est, selon vous « une chose rare et précieuse ». Vous m’avez donc décidé à raconter mon expérience de la perte de cette chose rare et précieuse. Je profite de votre départ et de l’arrivée de Monsieur Bonnaud pour témoigner d’une indifférence voire d’un mépris du « petit personnel », ces gens qui font tourner la Cinémathèque et dont les conditions de travail sont déplorables. Alors, plutôt que de contenir ma tristesse je vais tenter d’en faire un acte politique, en soutien à toutes les personnes qui ont connu ou qui vivent encore cette situation. (...)

      A 18 ans, je rentre à l’université – université uniquement choisie pour sa proximité avec la Cinémathèque – je prends une carte d’abonnement et passe mes journées les fesses collées aux sièges des salles. J’apprends la vie par les films. Je découvre des cinéastes dont le cortège invisible accompagnent depuis mes jours. J’observe aussi avec admiration et envie les gens de l’accueil, ouvreurs, caissiers. Ouvreuse à la Cinémathèque, un rêve ultime. Un jour, j’ose enfin me renseigner et j’apprends que l’accueil de la Cinémathèque est géré par une société de sous-traitance . « Sous-traitance qu’est-ce que c’est ? ». Cette information ne me préoccupe pas car tout ce que je veux, c’est travailler à la Cinémathèque. Je suis prête à faire n’importe quoi pour cela. Finalement, après avoir passé un entretien d’embauche avec ladite société de sous-traitance, en novembre 2011, je suis rappelée en février 2012. Je suis euphorique. On me dit que j’aurais des contrats ponctuels. Je ne sais pas ce que c’est, moi « un contrat ponctuel » J’apprends donc que « ponctuel » correspond à un contrat à la journée ou à la semaine, renouvelable. Les 5 mois qui suivent, je m’évertue à gérer les files d’attentes d’une foule agitée et pas forcément agréable. C’est le moment de l’exposition Tim Burton, qui rencontre un succès fantastique. Tous les week-ends debout, dehors de 9h30 à 19h00 pendant 5 mois, par tous les temps. Le boulot est fatigant, pénible mais je suis heureuse. Plus rien ne compte car je suis très éprise de mon lieu de travail...

      Le texte de cette lettre filmée, son patron ex-mao, sa manageuse Mussolini, sa « caisse coffre fort »...
      https://www.fichier-pdf.fr/2016/02/01/lettre-ouverte-a-la-cinematheque-francaise/preview/page/1

      Une des tâches de la politique aujourd’hui serait de rendre visible ce qui est invisible. Ce pour quoi nous sommes à Cannes. Ce pour quoi nous avons besoin du cinéma. Dans le bunker du festival de Cannes, lors de la conférence de presse de Godard à Cannes (18 mai 2004)
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=1624

      #la_précarité_c'est_pas_du_cinéma

    • Maj

      le 3 février, Frédéric Bonnaud, nouveau directeur de la Cinémathèque française a fait parvenir à la presse ce communiqué : « J’ai pris mes fonctions de Directeur général de la Cinémathèque française le 1er février 2016. Du 3 au 7 février se tient, à la Cinémathèque française et hors les murs, le Festival du film restauré Toute la mémoire du monde. Cependant, dès le 2 février, rendez-vous a été pris avec les dirigeants de la société #Cityone mardi 10 février. A l’issue de cette réunion, La Cinémathèque française prendra toutes les mesures qui s’imposent. »

      Maj le 14/2
      http://seenthis.net/messages/460858

  • #Frédéric_Bonnaud prend la tête de la #cinémathèque française
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/121215/frederic-bonnaud-prend-la-tete-de-la-cinematheque-francaise

    La rumeur enflait depuis quelques jours. Un communiqué de presse l’a confirmée vendredi 11 décembre : Frédéric Bonnaud succède à Serge Toubiana au poste de directeur de la Cinémathèque française.

    #Culture-Idées #Fil_d'actualités #Cinéma

  • Les Inrocks - L’édito de Frédéric Bonnaud : Mediapart confronté au syndrome français de la preuve
    http://www.lesinrocks.com/2013/03/19/actualite/ledito-de-frederic-bonnaud-ou-sont-les-preuves-11375705

    Alors ça ne suffit pas. Ça ne suffira jamais. En France, on considère que le journalisme, ça ne consiste pas à dévoiler aux citoyens les pratiques délictueuses de ceux qui sont censés les représenter et agir en leur nom. Ça, c’est bon pour les films américains. Ici, c’est considéré comme la plus basse des démagogies et une insupportable atteinte à la vie privée. Si le ministre délégué au Budget d’un gouvernement de gauche, grand ordonnateur de la plus rigoureuse austérité, a dissimulé en Suisse de l’argent au fisc, cette information ne relève-t-elle pas de l’intérêt général ? N’est-il pas juste et bon que cela se sache ? Chez Molière, Orgon réclamait toujours plus de preuves de la duplicité de Tartuffe. Si la négation de l’évidence est un excellent ressort comique, gageons que nous n’avons pas fini de rire…

    #Cahuzac #Mediapart

    • Je suis abonné à Mediapart depuis le 3 avril 2008. À ce moment-là, presqu’un an après son élection, Sarkozy était moins mal en point que François Hollande aujourd’hui, la France réintégrait le commandement de l’Otan et les enseignants-chercheurs comprenaient leur douleur. Mediapart était alors perçu comme une anomalie mort-née, un combat d’arrière-garde. Si je me flatte d’être parfois pigiste à Mediapart, le temps d’une émission de télévision en ligne, je ne tire aucune fierté de la précocité de mon abonnement. J’avais seulement besoin de munitions pour nourrir mon antisarkozysme radiophonique et journalier. Et ces cartouches, Mediapart me les fournissait sous forme non d’opinions mais d’informations de première main. Par exemple, quand Laurent Mauduit dénonçait comme un “scandale d’État” la décision sarkozyste de recourir à la procédure arbitrale pour clore la longue bataille entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. Décision profitable à Tapie et douloureuse pour le contribuable ; scandale qui n’en finit plus de rebondir encore aujourd’hui et qui empoisonne les nuits washingtoniennes de Christine Lagarde.

      Moi aussi, c’est Sarko qui m’a motivé à m’abonner à Médiapart, à peu près à la même époque, je ne regrette pas... Je me suis même inquiété pour le sort de ce journal après la défaite de Sarko.. Heureusement que le #PS a choisi la continuité dans la magouille (même si l’honnêteté intellectuelle m’empêche de mettre sur le même plan la gravité des actes de Sarko-Woerth, Sarko-Karachi, Sarko-Kadhafi avec ceux, de l’ordre privé et antérieur à l’exercice gouvernemental, d’un chirurgien manifestement sensible à l’appât du gain et à la dissimulation fiscale..)

    • Ah oui quand même ""perception par un membre d’une profession médicale d’avantages procurés par une entreprise dont les services ou les produits sont pris en charge par la sécurité sociale"
      Et « En 2007, Jérôme Cahuzac est condamné sans peine ni inscription au casier judiciaire pour avoir employé au noir dans sa clinique une femme de ménage philippine en situation clandestine en France de juillet 2003 à novembre 2004 », c’est le « au noir » là qui craint. Pas super mentalité.

    • Femme de ménage au noir et clinique capillaire plus pognon en Suisse ou à Singapour : donc Cahuzac est un mauvais. Réglé, flingué.
      Et Médiapart bien informé. Soit.
      (Et Valls déteste les Roms et dévoile chaque jour son ignorance ; il a pour copains-conseillers des canailles de première bourre ancrées bien à droite. Pas de doute. Et Ch. Lagarde est fameuse, question fric et copains-coquins.)
      On peut en ajouter.
      Mais Pleynel ?
      Ecoutez-le faire le chanoine sur France-cul après avoir transformé à sa belle époque Le Monde en feuille de flics sous prétexte d’"investigation".
      Il n’y a plus de doute, il est au mieux, il a trouvé sa vocation : dénonciateur. Autre évidence : ce n’est pas un mec heureux, s’il doit être content de lui et de ses résultats.