person:françois baroin

  • Treize maires interpellent le gouvernement : « La rue n’est pas un lieu pour vivre »

    Face à la situation des réfugiés et demandeurs d’asile en France, qui se retrouvent souvent à la rue faute de places d’hébergement disponibles, treize maires, de bords politiques variés, en appellent aux ministres de l’Intérieur et du Logement.
    Un sur deux. C’est, d’après le directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité, Florent Gueguen, le nombre de demandeurs d’asile hébergés dans le dispositif national d’accueil. Les autres ? S’ils ne trouvent personne pour les loger, ils se retrouvent à la rue, qui dans une tente d’un campement de fortune, qui sous une bretelle de périphérique, qui dans un squat…

    Pour les municipalités, la situation est complexe : elles sont au quotidien en première ligne, or l’hébergement d’urgence comme la politique de l’asile ne relèvent pas des compétences communales, mais de celles de l’Etat. Donc de financements sur lesquels les édiles locaux n’ont pas la main. « On est mobilisés tous les jours. Les villes sont volontaires mais on manque de moyens », résume Emmanuel Carroz, adjoint au maire de Grenoble.

    La maire de Paris, Anne Hidalgo, qui accuse le gouvernement de « déni de réalité » depuis plusieurs semaines déjà, juge que « le dispositif mis en place par l’Etat ne marche pas. Il est trop rigide parce qu’il ne considère pas que l’accueil doit être inconditionnel ». Avec douze autres maires, de droite comme de gauche, la socialiste a donc écrit aux ministres de l’Intérieur et du Logement, estimant ne pas pouvoir « accepter plus longtemps cette situation indigne de nos valeurs et de la tradition humaniste de notre pays ».

    « Malgré les dispositifs mis en place par l’Etat et les efforts réalisés en matière de création de places d’hébergement, les besoins restent largement supérieurs à l’offre », écrivent encore Nathalie Appéré (Rennes), Martine Aubry (Lille), François Baroin (Troyes), Damien Carême (Grande-Synthe), Nicolas Florian (Bordeaux), Eric Piolle (Grenoble), Johanna Rolland (Nantes), Laurent Russier (Saint-Denis), Jean-Luc Moudenc (Toulouse), Roland Ries (Strasbourg), Dominique Gros (Metz), Meriem Derkaoui (Aubervilliers) et Anne Hidalgo.


    https://twitter.com/Anne_Hidalgo/status/1120969177735618561?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    « La rue n’est pas un lieu pour vivre, c’est un lieu pour se promener », estime la première magistrate de Paris, qui peste contre la théorie de « l’appel d’air », qui voudrait qu’offrir des conditions décentes de subsistance aux demandeurs d’asile débouche sur des arrivées massives. « Quand on a ouvert la Bulle [le centre d’hébergement de la porte de la Chapelle, ndlr], explique-t-elle, les flux sont restés constants ».

    Selon Florent Guegen, il faudrait « ouvrir 40 000 places d’ici la fin du quinquennat » pour parvenir à loger tout le monde correctement. Mais aussi en finir avec le règlement de Dublin, qui veut qu’une demande d’asile soit traitée dans le premier pays européen d’arrivée, par exemple l’Italie, ou l’Espagne. Or, toutes les personnes qui débarquent dans le sud de l’Europe n’entendent pas forcément y rester, ayant parfois de la famille dans un autre pays, et se retrouvent en errance. « Seulement 13% des personnes sous statut "Dublin" sont transférées vers le pays européen instructeur de leur demande », rappelle le responsable associatif, qui appelle également à « une politique pragmatique de régularisation des personnes qui ne seront pas expulsées vers leur pays d’origine » et qui peuplent les campements indignes des grandes villes.

    Pierre Henry, directeur général de France Terre d’asile, rappelle de son côté qu’évacuer régulièrement les campements, qui se reforment tout aussi régulièrement, coûte cher. Il faut mobiliser des hébergements, des travailleurs sociaux, des policiers, des agents de nettoyage… Les « politiques d’urgence sont plus dispendieuses » que les investissements de long terme dans l’hébergement digne.

    https://www.liberation.fr/france/2019/04/24/treize-maires-interpellent-le-gouvernement-la-rue-n-est-pas-un-lieu-pour-
    #villes-refuge #asile #migrations #réfugiés #maires #municipalité #France #hébergement #SDF #sans-abrisme #sans-abris #logement

    J’imagine que les treize maires sont les maires qui ont initié le réseau #ANVITA (https://seenthis.net/messages/759638), même si il n’est pas mentionné dans l’article.

    Ajouté à ici :
    https://seenthis.net/messages/759638

    ping @karine4

  • Benalla, Ferrand, Sarkozy et Darmanin se retrouvent aux 70 ans du JDD 28 Novembre 2018 - Marianne
    https://www.marianne.net/politique/alexandre-benalla-sarkozy-darmanin-ferrand-70-ans-jdd

    La fête anniversaire du « Journal du dimanche » a sidéré bon nombre de ses journalistes, ce mardi 27 novembre à Paris. Ils y ont en effet vu un joyeux mélange de personnalités de pouvoir, dont Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin, Valérie Pécresse ou Richard Ferrand, frayer dans une salle où se trouvait également un certain Alexandre Benalla…

    Petite sauterie entre soi… A l’occasion d’une fête organisée pour les 70 ans du Journal du dimanche ce mardi 27 novembre, dans le 8e arrondissement de Paris, les patrons du journal ont pu trinquer joyeusement avec un joli monde issu des cercles du pouvoir… Selon nos informations, y ont ainsi été vus, pêle-mêle, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy mais aussi l’actuel ministre du Budget Gérald Darmanin, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, ainsi qu’un certain… Alexandre Benalla !

    Alexandre Benalla vu discutant "longuement avec Richard Ferrand
    Que faisait le paria de la Macronie au milieu de cette soirée, en compagnie de quelques uns des plus hauts personnages de l’Etat ? Au Monde, qui révèle également l’information, un membre du groupe Lagardère rapporte : « On nous a expliqué qu’il dînait ce soir-là à l’étage, par hasard ». Un autre, qui se dit « effaré » par ce qu’il a vu dans cette soirée, confie à Marianne que cet heureux « hasard » a été mis à profit, Alexandre Benalla ayant discuté « longuement » avec Richard Ferrand.

    Outre les premiers de cordée de la Macronie, ont aussi été vus à la soirée Arnaud Montebourg, ancien ministre socialiste de François Hollande, François Baroin ou encore la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

    Marc Francelet présent
    Hors politiques, un nom moins connu du grand public mais tout aussi intéressant figurait parmi les invités : Marc Francelet. Souvenez-vous, nous vous en parlions cet été lors de l’éclatement de l’affaire Benalla : ce lobbyiste à la réputation sulfureuse avait participé au plan com’ très bien huilé d’Alexandre Benalla. Contacté par Marianne, il confirme sa venue à la soirée mais assure que ce n’est pas lui qui a fait venir son ancien protégé : « Je suis venu avec Laurence Piau, directrice de la rédaction de ’Closer’. Alexandre Benalla, je l’ai croisé dans l’escalier alors que je partais », affirme-t-il.

    Dans une période de défiance de l’opinion vis-à-vis de la presse, le gâteau d’Hervé Gattegno, directeur de la rédaction du JDD, a un petit goût étrange de mélange des genres…

    #presse #presse_a_gages #collusion #macronie #caste #Nicolas_Sarkozy #Gérald_Darmanin #Arnaud_Montebourg #Valérie_Pécresse #Richard_Ferrand #Alexandre_Benalla #médias #journalisme #François_Baroin #Marc_Francelet #en_vedette

  • La popularité de Macron se dégrade en janvier
    https://www.latribune.fr/economie/france/la-popularite-de-macron-se-degrade-en-janvier-766654.html

    L’année 2018 commence mal pour la popularité d’Emmanuel Macron. Selon la dernière enquête exclusive BVA-La Tribune-Orange (*) le chef d’Etat perd 5 points de bonnes opinions en janvier après une bonne remontée en décembre dernier. Les répondants ayant une mauvaise opinion de l’ancien ministre de l’Economie sont également en progression en janvier pour atteindre 48% contre 45% en décembre.

    Étonnant, ou pas… les bonnes opinions régressent chez :
    – les vieux et les retraités,
    – les demandeurs d’emploi,
    – les bas revenus,
    mais aussi,
    – les sympathisants socialistes,…

    « Dans un contexte marqué par un débat nourri sur la question de la moralité des mesures de renforcement du contrôle des migrants et alors que des intellectuels ont récemment pris la parole pour dénoncer la politique migratoire du gouvernement, les bonnes opinions à l’égard du chef de l’Etat régressent de 24 points (à 38%) auprès des sympathisants socialistes et de 9 points chez les cadres (53%). »

    Mais aussi,

    Laurent Wauquiez gagne du terrain
    Deux mois après son élection à la tête des Républicains, Laurent Wauquiez devance désormais François Baroin auprès des sympathisants de la droite dans le classement des cotes d’influence. Actuellement, 61% des sympathisants de la droite souhaitent que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes ait davantage d’influence dans la vie politique française (+4 points) contre 59% pour François Baroin (-10 points). Chez les sympathisants Les Républicains, la popularité de M.Baroin (76%) reste tout de même supérieure à celle de Laurent Wauquiez (69%).

  • Enquête. Les écoles d’Espérance banlieues, un danger public
    https://humanite.fr/enquete-les-ecoles-desperance-banlieues-un-danger-public-646259

    Ces établissements portent une conception réactionnaire et rigoriste de l’éducation.

    C’est un courriel de professeurs du Rhône qui a levé le lièvre : « Le numéro deux de la région Rhône-Alpes, Étienne Blanc (“Les Républicains” — NDLR), a assisté le 6 novembre à la cérémonie de remise des uniformes aux élèves d’Espérance banlieues Pierre-Bénite. » Suivaient quelques lignes décrivant ces écoles hors contrat, « fer de lance de la mouvance réac-républicaine », qui, « sous couvert de lutte contre le décrochage scolaire », privilégieraient une approche « néocoloniale » de l’éducation avec « lever des couleurs » hebdomadaire au son de la Marseillaise et inscription dans le règlement intérieur de l’« interdiction de parler la langue des parents ». Des établissements gérés par « la droite catholique et réactionnaire », qui cherchent à s’implanter en banlieue, ciblant un public pour partie d’origine immigrée et/ ou de confession musulmane, du moment qu’il paie. Un réseau dont la gestion va « à l’encontre de (leur) vision d’une école émancipatrice », alertaient ces enseignants. Le ton grave du message, les mots alarmants sont partagés par toutes les personnes que nous avons interrogées sur le fonctionnement de ces écoles hors contrat. De Montfermeil (Seine-Saint-Denis) à Marseille (Bouches-du-Rhône), en passant par Pierre- Bénite (Rhône), la fondation Espérance banlieues, parfois appuyée au plus haut sommet de l’État, organise son réseau dans le but – officieux mais dénoncé par de nombreux enseignants – de « dynamiter l’école publique ».

    • « Espérance banlieue » : quand la #privatisation (rampante) récupère la désespérance des familles à l’encontre de l’incurie du service public d’éducation, incurie provoquée par l’abandon de l’état des fameux « quartiers pourris »

      https://www.humanite.fr/sous-le-masque-social-une-machine-broyer-lecole-republicaine-646233

      Éducation. Dans les écoles du réseau Espérance banlieues, on affiche les valeurs de la République comme un refuge pour des enfants de quartiers populaires en mal de repères. Mais entre lacunes éducatives et rigorisme nationaliste, un drame éducatif se joue avec la complicité passive de l’État.

      Dans la galaxie réactionnaire, le soutien à ces écoles va de soi : Radio Courtoisie, le site Internet catholique traditionaliste le Salon beige… Logique. Après tout, la fondation a été créée par une des futures têtes de la Manif pour tous, Anne Coffinier. Dans son numéro du 15 septembre dernier, le Figaro Magazine consacre un dossier vantant les « nouvelles pédagogies » qui seraient appliquées dans ces établissements (1)… Sans surprise, l’hebdomadaire conservateur est enthousiaste, avançant la « liberté d’éducation », de ces « laboratoires » que sont les écoles hors contrat. Comme Causeur, autre titre de la même eau, dans les colonnes duquel Élisabeth Lévy s’extasiait en septembre sur la façon d’enseigner l’éducation civique : « Quand même, entendre des petits Alioune et Sanaa brailler l’hymne national avec tant de cœur, ça rend optimiste… »
      Les filles balayent la cour, font la vaisselle... pendant que les garçons jouent au football

      La palme revient à ce documentaire de la série Infrarouge produit par Mélissa Theuriau et diffusé sur France 2 en novembre 2016. Là encore sans commentaires ni analyse, le ton mielleux laisse pourtant percevoir d’inquiétantes fractures. Le cours Alexandre-Dumas de Montfermeil y est présenté comme une « école privée laïque », sans que la pertinence des enseignements y soit interrogée. À peine y entend-on des échanges entre le directeur et des élèves, certes intéressants, sur le sentiment d’appartenance à la nation. Ou des recadrages de professeurs sur la discipline. En matière d’éducation, on appréciera aussi de voir les filles balayer la cour, faire la vaisselle collective, nettoyer les tables à grande eau… pendant que les garçons jouent au football. Pour le reste, on s’étonne que le creusement d’une tranchée derrière les préfabriqués de l’école tienne lieu de cours sur l’histoire de la Première Guerre mondiale. Ou que la fin de l’Empire carolingien, si on lit bien le cahier de cet élève de primaire que la caméra saisit au vol, ne soit imputée qu’aux « barbares » qui « lancèrent des raids contre l’occident chrétien : les Arabes remontèrent le Rhônes, à l’Oest les Wikings vinrent de Norvège et du Danemark à bort de leurs drakkars et les Hongrois vinrent de l’Est. Ils pillèrent les villes, les églises et les monastères »… Passons sur les fautes oubliées par les corrections en rouge. Le seul fait de présenter « l’Occident chrétien » – en fait le royaume franc de Charlemagne divisé en trois à sa mort – comme la France assiégée conjointement par les Vikings, les Sarrasins et les Hongrois (des invasions qui ont eu lieu avec parfois soixante ans d’écart !) offre une vision pour le moins particulière de l’histoire…
      « Il s’agit d’enseigner les connaissances fondamentales »

      Hormis en épluchant ces reportages bienveillants, il est assez difficile d’obtenir des informations de première main sur le contenu des cours dispensés dans les écoles labellisées EB (Espérance banlieues). Professeur au collège Pablo-Picasso de Montfermeil, Jordi Le Cointe a « récupéré » plusieurs élèves que leurs parents, « déçus », « soucieux », voire « alarmés », ont retirés du cours Alexandre-Dumas. « On n’a aucune trace de leur vie scolaire passée », soupire-t-il. La direction de Dumas inciterait, selon les membres du collectif Pour l’école de la République, dont il fait partie, à « cacher ou à détruire les cahiers » même après avoir quitté l’établissement. Ce que l’on connaît, c’est « le niveau catastrophique » de ces élèves : « Ils sont arrivés en 3e, mais on a été obligés de les inscrire en 5e pour qu’ils rattrapent leur retard. Je leur parlais de génétique, ils me répondaient que “Dieu a tout créé”… Les collègues de français disaient qu’ils n’avaient aucun esprit critique, prenant les écrits au premier degré. Aujourd’hui ils sont en 3e avec un niveau convenable, mais, chez nous, on ne fait pas de miracle. On avait demandé un accueil spécifique pour ces enfants, mais on n’a pas eu de réponse du rectorat… » Dominique Dellac, conseillère départementale communiste de Seine-Saint-Denis, affirme avoir rencontré à Montfermeil une mère de famille qui elle aussi a retiré sa fille d’Alexandre-Dumas car « au bout d’un an en CP elle ne savait pas lire ». Les chiffres de réussite au brevet des collèges eux aussi en disent long : « Trois élèves sur cinq présentés » l’ont validé, soit « 60 % », contre 83 % dans les des établissements publics du département. Au temps pour l’excellence… Il faut dire que, selon les fiches de recrutement des professeurs visibles sur le site de la fondation, aucun diplôme n’est requis pour diriger un de ses établissements, ou pour enseigner, quel que soit le niveau. Il ressort que l’attachement aux « valeurs » est plus important que les capacités à transmettre le savoir.

      Espérance banlieues le reconnaît d’ailleurs sur son site, sa « mission fondamentale » n’est pas l’enseignement au sens où il se pratique dans le public, mais « l’instruction. Il s’agit d’enseigner les connaissances fondamentales : lire, écrire, compter, calculer, ainsi que les fondements de la culture occidentale (repères historiques, géographiques, littéraires, spirituels) » et de donner « le goût et la recherche du vrai en toute chose ». Repères historiques désuets, repères « spirituels » orientés, à base de chants catholiques, voire de prières, rapportent les observateurs… En décembre 2015, le Figaro assistait, au cours Saint-Exupéry d’Asnières (Hauts-de-Seine), à un cours de mathématiques consacré à la lecture d’un texte de… Madeleine de Jessey, égérie de la Manif pour tous, alors porte-parole de Sens commun : « Notre société devra réaffirmer l’amour de sa culture et de ses grands penseurs, la fierté de toute son histoire, des Gaulois à notre République, et l’attachement aux racines judéo-chrétiennes qui lui donnent sa stabilité et ses ressources spirituelles. » La charte des écoles d’Espérance banlieues a beau proclamer qu’elles « n’affichent ni ne conduisent aucun enseignement religieux » – même si « les appartenances religieuses des élèves (et des professeurs – NDLR) ne sauraient être mises “entre parenthèses” » –, voilà « un arrière-plan idéologique assez inquiétant pour une association qui se présente comme “aconfessionnelle” », explique à l’Humanité l’inspecteur de l’éducation nationale Paul Devin, secrétaire général du Syndicat des personnels d’inspection FSU.

      Le développement du réseau s’appuie sur des élus de droite dure, voire extrême. Les maires des communes où il s’implante, comme Xavier Lemoine (Parti chrétien-démocrate) à Montfermeil, ou « les Républicains » Jérôme Moroge à Pierre-Bénite ou Manuel Aeschlimann à Asnières, appuient sans réserve son action. À Pierre-Bénite, sous l’impulsion d’un maire « de droite droite », l’école bénéficie d’un « bâtiment avec un bail emphytéotique (au minimum 99 ans – NDLR), l’ancien hôtel de ville de la jeunesse », déplore le conseiller municipal PCF Daniel Deleaz. L’opposition a dénoncé cette aide, et la municipalité a renoncé à verser en prime une subvention. Mais la région Auvergne-Rhône-Alpes a pris le relais, et pris en charge la construction d’une salle d’activités à 250 000 euros, « au nom de la politique de la ville ! » s’étrangle Daniel Deleaz. À Montfermeil, le terrain où s’élève l’école EB a été acquis par la ville dirigée par « un fou de Dieu », selon ses opposants, pour 2 millions d’euros, plus 1,25 million de travaux, « pour un prix de location dérisoire », s’étonne l’opposition : 1 500 euros pour 1 500 mètres carrés. À Béziers, Robert Ménard aimerait verser son obole, mais son projet n’a pas été retenu parmi la vingtaine qu’Espérance banlieues compte ajouter aux onze existants, dans des villes reconquises par la droite en 2014 (Le Blanc-Mesnil, Saint-Ouen), des villes de gauche (Nantes, Trappes), voire à direction communiste (Nanterre).

      Pour Paul Devin, le soutien plus ou moins discret à ces écoles prépare une « libéralisation du marché de l’école » (voir encadré). Le faisceau des soutiens à Espérance banlieues et à la Fondation pour l’école le laisse craindre. "Dès 2007, Nicolas Sarkozy écrivait dans une lettre de cadrage à son ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos : « Vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s’installer dans des quartiers en difficulté et, au contraire, vous soutiendrez, lorsqu’ils existent, de tels projets d’installation. » Le plan Espoir banlieues était né. L’année suivante, la Fondation pour l’école, qui pilote Espérance banlieues, est reconnue d’utilité publique. En 2016, lorsque le président LR du Sénat, Gérard Larcher, visite l’école la Boussole de Mantes-la-Jolie (Yvelines), il y voit « la réalisation de l’école telle que la décrivait son rapport sénatorial de 2015  : basée sur l’autorité et débarrassée du pédagogisme », analyse Paul Devin." Durant la campagne présidentielle, François Fillon, dont une des porte-parole, l’ex-déléguée à l’éducation des « Républicains » Annie Genevard (sa fille est chargée de projet à Espérance banlieues), reprenait les mots de Sarkozy dans son discours de Besançon du 9 mars 2017 : « L’État ne devra plus s’opposer à cette nouvelle offre éducative issue de la société civile ; il devra leur faciliter la tâche et les aider. » Depuis, les réseaux LR sont mobilisés : Laurent Wauquiez et François Baroin ont pu « apprécier les vertus » du cours la Passerelle de Pierre-Bénite (le Progrès du 15 mars 2017), et la région Île-de-France, dirigée par Valérie Pécresse, a octroyé l’an dernier 35 000 euros à la Fondation pour l’école. Logique, pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de gauche au conseil régional : « Il y a trois élus de Sens commun dans notre assemblée, qui ont une influence démesurée. » Même le très consensuel Jean-Louis Borloo s’était affiché, en 2016, aux côtés de la journaliste Natacha Polony au colloque annuel d’EB. Il n’est pas le seul à être là où on ne l’attend pas…
      Le ministre de l’éducation nationale est resté discret sur son attachement à « l’école libre »

      Qu’Éric Zemmour dise le plus grand bien de ce système éducatif est compréhensible, mais nombre de stars ont prêté leur concours à la fondation. Le journaliste de TF1 Harry Roselmack a signé en 2015 la préface du livre Espérance banlieues, en réalité écrit par Anne Coffinier, nous apprend le rapport d’activité de la Fondation pour l’école. L’acteur Jamel Debbouze en a fait la promotion, avec sa compagne Mélissa Theuriau, sur le plateau de Michel Drucker (Vivement dimanche) la même année. Mais le soutien le plus inattendu, bien qu’officieux, reste celui… du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer ! Aujourd’hui, déplore Paul Devin, qui affirme n’avoir eu accès à aucune des enquêtes de l’inspection, « on ne sait pas trop quelle est la position du gouvernement ». Depuis sa nomination, Blanquer est resté relativement discret sur son attachement à « l’école libre », dans ou hors contrat avec l’éducation nationale. Mais, en 2016, il avait fait passer un message vidéo diffusé lors du colloque d’Espérance banlieues pour dire « (s)on soutien » sans ambiguïté : « À mes yeux elle rassemble les ingrédients de ce qui réussit le mieux dans un système scolaire », notamment « l’engagement des professeurs » avec « une formation appropriée pour chacun d’entre eux » (sic). Et de vanter ces « convergences » qu’il a mises en œuvre en tant que recteur de l’académie de Créteil entre 2007 et 2009 avec « les internats d’excellence ». Il avait pris position à l’avance.

      (1) L’Humanité a cherché à contacter la fondation, via son site Internet, sans résultat.

      Grégory Marin

    • L’abandon de la population ouvrière des banlieues (voir la politique de Levallois entre 1995 et 2000) avec la nécessité de construire un ennemi/bouc émissaire, a aussi permis l’instauration d’une soumission au préceptes religieux à la place d’un accueil libre et ouvert pour tout·es. Les imams comme les curés ont senti l’aubaine que les politiques leurs ont offerte, se retrouvant les seuls à proposer un accueil aux enfants. Honte à tous ces crevards.

      Aujourd’hui ils sont en 3e avec un niveau convenable, mais, chez nous, on ne fait pas de miracle. On avait demandé un accueil spécifique pour ces enfants, mais on n’a pas eu de réponse du rectorat…

      #montfermeil
      #école_alexandre_dumas

  • Entre Le Pen et Macron, la #droite joue avec le feu
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250417/entre-le-pen-et-macron-la-droite-joue-avec-le-feu

    Le second tour de la présidentielle divise la droite entre les partisans d’un appel à voter Macron, ceux qui préfèrent s’abstenir et ceux qui se disent prêts à voter #FN. Confrontés à l’extrême droitisation d’une large partie de leur base, nombre d’élus #LR craignent de voir #Marine_Le_Pen l’emporter. Laurent Wauquiez, François Baroin et #Nicolas_Sarkozy, le 9 octobre 2016. © Reuters

    #France #Alain_Juppé #Françis_Fillon #Front_national #Les_Républicains #Sens_Commun #union_des_droites

  • Fillon à propos de l’annulation de l’interview au « Monde » : « C’est pas les médias qui décident des questions »

    Invité de RTL, jeudi 20 avril, François Fillon est revenu sur l’annulation d’une interview dans Le Monde, et son refus de se voir poser des questions sur les affaires qui lui valent d’être mis en examen, notamment pour détournement de fonds publics.

    http://www.lemonde.fr/affaire-penelope-fillon/article/2017/03/14/soupcons-d-emplois-fictifs-francois-fillon-mis-en-examen-notamment-pour-deto

    « C’est moi qui choisis comment j’organise ma campagne, c’est pas Le Monde », a-t-il affirmé, précisant ne pas avoir souhaité répondre « aux questions sur les affaires à huit jours de la fin de la campagne ».

    Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde, a annoncé mercredi avoir annulé un entretien avec le candidat de droite et du centre. Ce dernier avait posé « comme condition de ne pas avoir à répondre à des questions portant sur les affaires pour lesquelles il a été mis en examen ». La rédaction du Monde, qui a interviewé tous les autres principaux candidats, considère que « les hommes et femmes politiques n’ont pas à décider des questions qui leur sont posées » et « regrette vivement cette attitude ».
    Mais pour #Fraude_François, « il y a une chose qui est très importante pour moi, c’est que c’est pas les médias qui décident du tempo, qui décident des questions, qui décident de la campagne ». « Chacun pose les questions qu’il veut, mais moi, je réponds à qui j’ai envie de répondre », a-t-il poursuivi sur RTL, jeudi matin.

    Le candidat Les Républicains avait également refusé de se rendre mardi sur BFM-TV pour répondre aux questions de Jean-Jacques Bourdin. Il avait alors été remplacé par François Baroin.

    Le Monde 20/04/2017
    #Fillon

  • http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/sons/haden-blackwell-cherry.mp3

    (ouh la comment je sens que je vais me faire engueuler par @intempestive et @reka sur ce coup-là)

    (Il est possible de lire cette chronique depuis cette adresse http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/index_194.htm laquelle donne accès aux nombreux liens hypertextes qui l’émaillent)

    J – 8 : Fin.

    Oui, je sais il y a rupture, je ne vais pas jusqu’au bout. Je n’irai pas jusqu’au bout. Et je reconnais mon échec. A vrai dire cet échec, si c’en est un, est le cadet de mes soucis.

    Il y a une chose que je veux faire désormais, apprendre à boucler, à écrire le mot Fin quand c’est effectivement la fin. Ne pas laisser les projets ouverts, non finis.

    Ca a l’air de me prendre comme ça. En fait pas du tout. Celles et ceux qui lisent entre les lignes, se sont sans doute rendus compte qu’en filigrane de Qui ça ? grandissait une histoire d’amour, j’ai tenté d’être le plus pudique et allusif possible (en gardant notamment des tas de pages secrètes, et les garder pour plus tard, peut-être, si Qui ça ? un jour devenait, par exemple, un livre en papier, au train où vont les choses dans le milieu de l’édition, il y aurait prescription quand cela sortirait), mais j’ai, malgré tout, produit quelques allusions pour la justesse de l’éclairage qu’elles apportaient — je n’aurais pas voulu que l’on me trouve anormalement bienveillant dans une chronique sans raison, il faut croire. Cette histoire d’amour vient de connaître une fin cassante qui me laisse sans force. Sans force comme on l’est au terme d’une nuit sans sommeil, nuit pendant laquelle j’ai eu peur et froid, nuit pendant laquelle il m’est arrivé de sangloter comme un enfant, une nuit de faille

    Il importe désormais que je me retranche.

    Le but plus ou moins avoué et plus ou moins annoncé de Qui ça ? était de tenir le journal d’une indifférence militante à la mascarade électorale en cours, je m’étais donné comme but d’en ignorer le plus possible, de systématiquement regarder ailleurs, un peu comme on se coupe par exemple de la télévision et tout d’un coup on se rend compte que l’on pense différemment sans le bruit de fond de la télévision justement, qui est tout sauf anodin — personnellement des décennies que je suis coupé de ce bruit de fond au point de de me demander si j’y ai vraiment été exposé. Ce but est atteint, mon indifférence est complète, pour le coup cette indifférence non feinte et complète est une victoire. Une victoire éclatante mais une victoire à la Pyrrhus. J’y laisse des plumes, c’est certain.

    Entre autres choses je réalise qu’en mettant un point final à Qui ça ? je mets également une manière de point final au cycle des Ursula . Et, est-que ce cycle des Ursula n’est pas aussi le dernier chapitre de Désordre . Entendons-nous bien. Désordre est un projet ouvert et sans bords et il apparaît donc assez vain d’y chercher ou d’y trouver une fin. Il y a bien une première page, et elle n’est pas jojo, il faut bien le dire, mais c’est la première, il y a une fausse dernière page aussi (voulue ironique), dont je sais où elle se trouve dans l’arborescence du Désordre , mais je n’ai plus aucune idée du chemin initial qui y mène, mais on comprend bien que ni cette première page, désormais uniquement accessible depuis la page historique du Désordre , ni cette fausse dernière page peuvent constituer des bords, des fins, ou même un début.

    En 2009, lorsque j’animais un stage de construction de sites Internet à l’école du Documentaire à Lussas, un stagiaire, Frédéric Rumeau pour ne pas le nommer, a eu cette question, le jour où je présentais le site et, comme me l’avait demandé Pierre Hanau, d’en donner à voir les ressorts de narration, Frédéric donc, m’avait posé cette question, mais pourquoi est que ce projet est sans fin, est-ce que vous ne pourriez pas, comme on fait avec un film, le terminer et en commencer un autre ? C’était une putain de question et elle ne m’a plus quitté depuis. Parfois cette question se rapprochait de moi avec beaucoup de prégnance, d’insistance même. Par exemple, début 2014, quand j’ai décidé de tenter une première grande expérience d’Ursula (un autre projet issu des stages de Lussas), certes je l’ai développée à l’intérieur du Désordre, pour commencer, mais dans mon idée, une fois que cette dernière aurait une forme satisfaisante, aboutie, je la déplacerai, et c’est pour cette raison d’ailleurs que ce soit le seul endroit du Désordre où il y a de nombreux fichiers doublons, notamment sonores, parce que je voulais pouvoir exporter Ursula hors du Désordre en un www.ursula.net qui n’a jamais vu le jour en tant que tel. Après six mois de développement en secret de ce projet, je me suis rendu compte que cela n’avait pas de sens qu’ Ursula était bien la fille du Désordre et que cela permettait même de donner une épaisseur supplémentaire au Désordre , d’autant qu’ Ursula commençait elle-même à produire des petits, notamment Le Jour des Innocents , le journal de Février , Arthrose , et donc Qui ça ? il était donc temps de réintégrer la fille prodigue du Désordre dans le désordre.

    Il existe plusieurs formes Ursula , l’initiale qui est assez roots , mais dont le principe est sain et bon, développé à la demande de Pierre Hanau pour Lussas. Puis il y a la première vraie Ursula , celle alimentée pendant toute l’année 2014, ses bouquets, son premier vrai enfant, Le Jour des Innocents qui est sans doute l’une des réalisations du Désordre dont je suis le plus fier et qui m’aura permis de passer le cap des 50 ans dans une manière de joie solaire, je sais on ne dirait pas sur la photographie.

    Février est la suite quasi naturelle, inscrite dans une logique de flux notamment d’images qu’il était presque inhumain, sans exagération de ma part, de tenir pour un seul homme, d’ailleurs le matériel a cédé un peu avant moi, l’appareil-photo, épuisé, au bout de presque 300.000 vues, chez le vétérinaire, ils n’en revenaient pas, ils n’avaient jamais vu un D300 usé jusqu’à la corde de cette manière, puis l’enregistreur, personne ne m’ayant prévenu qu’un tel appareil — pourtant vendu avec sa coque protectrice, j’aurais du me douter —, n’avait pas la robustesse d’un appareil-photo et ne devait en aucun cas être trimballé dans ma besace avec aussi peu de soin. Puis ce fut l’appareil-photo qui faisait office de caméra, lui n’a pas résisté à mon empressement lors de la réalisation d’une séquence de time lapse truquée, l’eau dont j’avais les mains pleines dans cette réalisation a pénétré le boitier, c’est désormais un ex-appareil-photo. Guy, mon ordinateur s’appelle Guy, a lui aussi manqué de lâcher, trop souvent soumis à des traitements en masse d’images et à des calculs de séquence vidéo qui n’étaient plus de son âge, il a manqué d’y passer, désormais il est à la retraite comme les vieux chevaux, je ne monte plus dessus mais on se promène encore ensemble.

    Bien sûr j’ai fini par racheter un appareil-photo tant il m’apparaissait inconcevable de n’en pas disposer d’un, ne serait-ce que pour photographier l’enfance autour de moi, leur laisser ce témoignage, mais il est étonnant de constater comment la frénésie dans laquelle j’avais été conduit avec la tenue du journal de Février a laissé le pas à un recul sans doute sain. Le seul petit flux que j’ai laissé ouvert est finalement celui de l’arbre du Bois de Vincennes, et sans doute que je continuerai avec l’entrée du hameau dans les Cévennes. Mais cette espèce de sauvegarde du réel, du quotidien, c’est comme si j’avais, enfin, compris, d’une part, sa vacuité, son impossibilité et même l’épuisement de soi qui se tramait derrière. Quand je pense qu’il m’arrive désormais de faire des photographies avec mon téléphone de poche !

    Ces deux dernières années, j’ai surtout passé beaucoup de temps à écrire. J’ai fini par reprendre Raffut qui était en jachère, sa première partie presque entièrement écrite, que j’ai achevée en un rien de temps et, dans la foulée, j’ai écrit la seconde partie. Quasiment au moment même où je mettais un point final à Raffut , sont survenus les attentats du 13 novembre 2015 dont j’ai réchappé miraculeusement en n’allant finalement pas dîner au Petit Cambodge . Le vertige que cela m’a donné, je l’ai soigné en écrivant Arthrose en un peu moins d’un mois et demi, j’y étais attelé tous les soirs jusque tard, j’avais commencé par en écrire le début de chaque partie ou presque et je faisais mon possible pour rédiger ces parties ouvertes en faisant appel à des souvenirs et des sensations encore tout frais. Ces deux rédactions coup sur coup ont lancé une dynamique, ont creusé un sillon, et je me suis lancé dans la réécriture d’ Une Fuite en Egypte avec l’aide précieuse de Sarah, puis de J. , puis de Je ne me souviens plus , puis, la première page de Punaises ! , les cinquante premières pages des Salauds , et au printemps j’entamais Elever des chèvres en Ardèche , sur lequel je continue de travailler encore un peu mais l’essentiel est là. Et il faudrait sans doute que je reprenne Portsmouth , et j’ai seulement brouilloné le début de La Passagère — je me lance courageusement dans la science fiction féministe.

    En septembre j’ai eu l’idée de Qui ça ?

    Arthrose j’avais décidé dès le début que ce serait un récit hypertexte ce que j’ai finalement réussi à faire, cela aura été du travail, mais un travail dont je me suis toujours demandé si quiconque en avait pensé quoi que ce soit, en tout on ne m’en a rien dit.

    Avec Qui ça ? , j’ai eu l’idée de faire vivre le texte en cours d’écriture sur seenthis , en même temps que j’expérimentais avec une nouvelle forme Ursula . Mais même pour les parties de Qui ça ? qui demandaient un peu de travail avec les images ou encore les mini sites qui le composaient de l’intérieur, j’ai senti que mon enthousiasme était moindre. J’ai eu un regain d’intérêt quand j’ai eu l’idée de faire en sorte que les différentes Ursula soient imbriquées les unes dans les autres, mais une fois réalisé (et cela n’a pas pris plus d’une heure), le plaisir était comme envolé, une fois que mon idée a été entièrement testée.

    Finalement elle est là la question, c’est celle du plaisir, de mon bon plaisir (et de mon propre étonnement parfois) quand je travaille dans le garage. Et le plaisir ces derniers temps était ailleurs, plus du tout dans le brassage de milliers de fichiers, surtout des images, au point qu’à force d’être laborieux et de peu jouir finalement, j’ai fini par me tarir. Pour le moment, je ne vois plus comment je pourrais encore secouer le Désordre , lui faire faire je ne sais quelle mue, je ne sais quelle danse, il faut dire aussi qu’à l’image du taulier, l’objet est un danseur lourd, 300.000 fichiers tout de même. Et puis je vois bien aussi que mes manières de faire ont vécu, qu’elles ne sont plus du tout comprises de la plupart des visiteurs qui doivent rapidement se décourager à l’idée de devoir manier ascenseurs, chercher les parties cliquables des images, naviguer, bref tout un ensemble de gestes qui ne sont plus attendus, qui sont entièrement passés de mode et avec eux ce qui relevait du récit interactif, peut-être pas, disons du récit hypertexte.

    Il faut que je me régénère, que je trouve de nouvelles idées. Si possibles compatibles avec les nouveaux usages. Ce n’est pas gagné.

    Paradoxalement avec la sortie d’ Une Fuite en Egypte en livre papier, le format du livre m’est apparu comme un havre, une retraite bien méritée en somme. En écrivant des livres, je n’ai plus besoin d’un ou deux ordinateurs connectés à un scanner, à une imprimante, avec une carte-son digne de ce nom, un lecteur de CD et DVD pour extraire des morceaux de musique et des bouts de films, des disques durs et des disques durs dans lesquels déverser des milliers d’images, des centaines de milliers d’images en fait, des logiciels pour traiter en nombre ces images, les animer éventuellement, les monter et, in fine, un programme également pour écrire le récit hypertexte qui reprend en compte toute cette matière première et la mettre en ligne. Une montagne, en comparaison d’un petit ordinateur de genou, simplement muni d’un sommaire traitement de texte et des fichiers, un par texte en cours, que je m’envoie par mail de telle sorte de pouvoir les travailler d’un peu partout, y compris depuis le bureau.

    Or je me demande si après dix-sept années de Désordre , je n’aspire pas un peu à la simplicité. Me recentrer, me retrancher. Par exemple, j’ai l’intuition que cela pourrait me faire du bien à la tête de ne pas avoir à mémoriser, et faute de pouvoir le faire, de devoir chercher mes petits dans cet amas de fichiers, de répertoires, de sous-répertoires et d’arborescences foisonnantes. En revanche je sais aussi très bien que si je retire mes doigts de la prise, il n’est pas garanti que je sois de nouveau en capacité dans quelques mois, dans quelques années de m’y remettre, le Désordre c’est un vaisseau pas facile à manier dans une rade, faut toujours avoir en tête ses dimensions et ses proportions et se rappeler des endroits où sont stockés objets et commandes — et je ne peux plus compter sur l’hypermnésie qui était la mienne il y a encore une dizaine d’années, ma mémoire du court terme a été sérieusement érodée par des années d’apnées nocturnes.

    Les prochains temps, je vais continuer le chantier en cours qui consiste surtout à reprendre toutes les pages qui contiennent un fichier sonore ou vidéo (et elles sont assez nombreuses, bordel de merde) pour les mettre dans un standard universel et qui le restera j’espère plus de six mois. Il y a aussi quelques chantiers de peinture ici ou là que j’ai pu laisser en l’état pendant ces dernières années en me promettant d’y revenir, j’ai gardé une liste de trucs à revoir. Je pourrais, j’imagine, de temps à autre penser à une petite série d’images, mais il ne sera plus question de remuer le site de fond en comble comme j’ai pu le faire les trois dernières années. De même je me garde le canal ouvert sur le Bloc-notes du Désordre et son fil RSS pour ce qui est de divers signalements — comme par exemple de vous dire que je vais présenter, lire et signer Une Fuite en Egypte , le mardi 16 mai à 19H30 à la librarie Mille Pages de Vincennes (174 Rue de Fontenay, 94300 Vincennes, métro Château de Vincennes) — mais qui pourrait dire que ce n’est pas la fin ? Ce que les joueurs de rugby appellent la petite mort , le jour où vous décidez que ce n’est plus de votre âge de mettre la tête où d’autres n’oseraient pas mettre les mains, le jour où l’on raccroche les crampons, le dernier match, le dernier placage, le dernier soutien, un sourire, des poignées de main et c’est fini.

    Il y aura au moins une chose que je regrette de n’avoir pas faite et que je ferai peut-être un jour, c’est le projet que j’avais intitulé Tuesday’s gone . Mais cela suppose un équipement dont je n’ai pas les moyens pour le moment — un scanner de négatifs haute définition —, et de partir à la recherche de mes archives américaines. Ne serait-ce que pour faire la sauvegarde de cette étrange partie de moi, la partie américaine, ses images, ses souvenirs, ses notes. Plus tard. Si j’en ai la force, l’envie. Je devrais sans doute déjà réserver le nom de domaine www.tuesdaysgone.net !

    Et au fait, à toutes celles et ceux auxquels j’ai demandé de s’arranger pour ne pas me faire partager les contours de la mascarade électorale en cours et de faire attention de me maintenir dans l’ignorance même du résultat final, vous êtes relevés de votre devoir, vous pouvez bien me le dire, ou pas, désormais je m’en fous royalement. Mais d’une force.

    Adieu A. C’était merveilleux de vous aimer et d’être aimé par vous, au point d’être à ce point douloureux ce matin, après cette nuit.

    Back to the trees.

    Merci à mes amis, tellement chers, qui m’ont soutenu pendant cette semaine de précipice, J., Sarah, Martin et Isa, Jacky, Valérie, Clémence, Daniel, Laurence, ça va, je vais remonter la pente, je remonte toutes les pentes jusqu’à la dernière chute.

    FIN (possible) du Désordre .

    Le Désordre reste en ligne, je rétablis même sa page d’accueil avec le pêle-mêle qui est finalement sa page index naturelle.

    #qui_ca

  • « Affaire Fillon » : L’émotion de Laurent Delahousse par Frédéric Lemaire
    http://www.acrimed.org/Affaire-Fillon-L-emotion-de-Laurent-Delahousse

    En insistant lourdement sur l’émotion de François Fillon, en évitant scrupuleusement d’entrer dans les détails, en acquiesçant systématiquement aux propos de François Baroin sans jamais le contredire, le présentateur de France 2 se fait caution complaisante de la communication de crise élaborée par l’équipe de François Fillon. À sa décharge, il est vrai qu’il n’est pas le seul. Du journalisme émotionnel au journalisme promotionnel, il n’y a qu’un pas.

    #acrimed #Fillon #Delahousse #complaisance

    http://zinc.mondediplo.net/messages/49541 via Jays

    • Ruth Elkrief, gendarme du journalisme de complaisance
      https://blogs.mediapart.fr/jean-louis-legalery/blog/020217/ruth-elkrief-gendarme-du-journalisme-de-complaisance

      « Avez-vous l’intention de feuilletonner longtemps ce poison lent qui influe sur l’élection ? »

      Vous avez bien lu, nous avons bien lu, vu et entendu. En d’autres termes, Ruth Elkrief, au lieu de saluer le travail d’investigation de ses confrères de l’hebdomadaire et de lui donner écho, s’est érigée en défenseur de l’ordre établi, a adressé une véritable condamnation et a exprimé un jugement sans appel et un authentique reproche. Ainsi ce garnement de Louis-Marie Horeau a été morigéné par la mère supérieure du couvent du journalisme de complaisance.

      Les enquêtes sont donc reléguées au rang de « poison ». La définition littérale du mot « poison » donnée par le Robert, le Littré et le TILF est la suivante : « Toute substance capable de troubler gravement ou d’interrompre les fonctions vitales d’un organisme ». Or ce qu’a fait en l’occurrence Le Canard Enchaîné, et ce que fait Mediapart depuis 2007, avec ses précieuses et irréfutables enquêtes, c’est précisément d’empêcher que les « fonctions vitales » de la démocratie soient « gravement troublées » ou « interrompues ». Le seul « poison lent qui influe sur l’élection » c’est la corruption et le conflit d’intérêt d’une part et la confiscation de la démocratie et du pouvoir par une infime minorité d’autre part. Aux yeux de Ruth Elkrief la vérité n’a strictement aucun intérêt ni aucune importance, seul compte le contrôle exercé sur l’information.

    • « Le bourgeois de Paris est un roi qui a, chaque matin à son lever, un complaisant, un flatteur qui lui conte vingt histoires. Il n’est point obligé de lui offrir à déjeuner, il le fait taire quand il veut et lui rend la parole à son gré ; cet ami docile lui plaît d’autant plus qu’il est le miroir de son âme et lui dit tous les jours son opinion en termes un peu meilleurs qu’il ne l’eût exprimée lui-même ; ôtez-lui cet ami, il lui semblera que le monde s’arrête ; cet ami, ce miroir, cet oracle, ce parasite peu dispendieux, c’est son journal . » (Alfred de Vigny, Journal d’un poète , 1839)

      Ce journalisme de révérence et de confirmation n’a jamais cessé d’exister, à côté d’un autre journalisme d’enquête critique qui, pour se démarquer, a dû s’étiqueter « d’investigation », ce qui semble a priori pléonastique. Peut-être faudrait-il dénier le titre de journaliste à toute personne qui n’enquête pas elle-même, selon les critères déontologiques du métier.

  • Cette étrange obsession française pour le voile (OrientXXI)
    http://orientxxi.info/magazine/cette-etrange-obsession-francaise-pour-le-voile,1309,1309

    C’est plutôt la « nouvelle laïcité » (ainsi nommée par François Baroin en 2003 lorsque l’interdiction du voile était en débat) qui a fait entrer l’égalité entre les hommes et les femmes dans les principes fondateurs de la République. Elle transfère l’exigence de neutralité de l’État à ses citoyens, des institutions et des représentants de l’État à tout l’espace public et à tous ses habitants. La « nouvelle laïcité » exige des individus qu’ils comprennent que la neutralité, définie comme l’absence du plus modeste signe d’affiliation religieuse, est la condition sine qua non de l’appartenance à la nation.

    Le mot « laïcité » est polémique depuis sa création en 1871 par les militants anticléricaux. À l’époque, il servait à contrer le pouvoir de l’Église catholique ; à présent, il est utilisé pour définir une identité française qui exclut les musulmans. Dans les deux cas, les femmes sont considérées comme un danger potentiel pour la République. Au XIXe et au début du XXe siècle, on soupçonnait les Françaises d’être sous l’influence des prêtres ; au XXIe siècle, ce sont les femmes musulmanes dont les foulards sont le signe d’un « défaut d’assimilation » inacceptable, et d’un refus agressif de l’égalité soi-disant caractéristique de la République.
    […]
    L’assimilation culturelle est une caractéristique bien connue de l’identité française.

    #laïcité #roman_national #identité_nationale #voile #islamophobie #sexisme #genre

  • Article offert : Moscovici et Baroin écoutés sur fond d’espionnage économique | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/article/offert/38a3729a664dd614f67faa9368804cda

    C’est une guerre. Elle est économique, clandestine et sans règle, et peut fausser tout le jeu de la concurrence internationale. Plusieurs personnalités politiques et hauts fonctionnaires français ont été écoutés ces dernières années par la National Security Agency (#NSA) sur fond d’espionnage économique massif de la France par les Etats-Unis, selon cinq synthèses d’interceptions téléphoniques rendues publiques par WikiLeaks.

    Les deux anciens ministres de l’économie François Baroin et Pierre Moscovici (aujourd’hui commissaire européen), un sous-directeur du Trésor ainsi qu’un diplomate de haut-rang et un parlementaire socialiste ont fait partie entre 2004 et 2012 des cibles américaines, d’après ces documents que publient Mediapart et Libération, en collaboration avec WikiLeaks.

    Un autre document de la NSA de 2002 actualisé en 2012, également obtenu par l’organisation de Julian Assange, montre que tous les moyens des services secrets américains sont mis à contribution pour espionner les négociations de « toute proposition de contrats français » à l’export, que ce soit dans les domaines des télécommunications, de l’électricité, du pétrole, du gaz, du nucléaire, mais aussi des énergies renouvelables, des transports, de la santé ou des biotechnologies. La plupart des grandes entreprises françaises présentes à l’international sont par conséquent les cibles potentielles de la curiosité agressive de Washington, qui met à la disposition des #intérêts_privés américains tout son appareil d’Etat.

  • Des revolvers pour les Polices municipales : les mesures post-attentats entrent en application - Lagazette.fr
    http://www.lagazettedescommunes.com/357907/police-municipale-les-mesures-post-attentats-entrent-en-applic

    Armement : l’Etat met à disposition les stocks de revolvers
    Première mesure : la mise à disposition de 4000 revolvers utilisés jusque-là par les policiers nationaux. Un décret n°2015-496 du 29 avril 2015 en détaille les conditions, largement analysées dans un article du Club prévention sécurité de la Gazette. Concrètement, les communes désireuses d’équiper leurs #policiers_municipaux d’une arme de poing pourront bénéficier « à titre expérimental » de ces revolvers Manurhin MR73 de calibre 357 Magnum issus des stocks d’anciennes armes de la police nationale.
    Cette offre de l’Etat devrait permettre d’accompagner le mouvement pro-armement observé dans les villes depuis le mois de janvier. Comme le confiait le président de l’AMF, François Baroin, dans un entretien accordée en février au Club Prévention-Sécurité de la Gazette, « la pression qui a fait suite aux attentats de janvier a été telle que la plupart des communes non armées sont en train de revoir leur choix ». Sur le terrain, la réalité est plus contrastée. Mais force est de constater que beaucoup de villes, notamment petites et souvent classées à droite, ont revu leur choix et opté pour un #armement.

    Coopération policière : le partage des fréquences radios
    Autre mesure attendue : la généralisation de l’interopérabilité des réseaux de radiocommunication. En clair, la possibilité désormais offerte aux policiers municipaux d’accéder aux fréquences radios des policiers et des gendarmes.
    Décidée au lendemain des attentats, cette mesure était en réalité expérimentée depuis septembre 2013 dans quatre collectivités. Une expérimentation voulue par le gouvernement pour répondre à la polémique née au lendemain de la mort tragique d’Aurélie Fouquet en mai 2010, abattue par des criminels sur l’autoroute A4 lors d’une course poursuite avec la police nationale dont elle n’avait pas été prévenue. (...)
    #Gilets_pare-balles : subvention aux communes à hauteur de 50% (...)
    Accès aux #fichiers : décret attendu en juin (...)

  • L’AMF demande un réexamen complet de la GEMAPI
    http://www.eauxglacees.com/L-AMF-demande-un-reexamen-complet

    Nous l’avions annoncé depuis belle date, à plusieurs reprises. François Baroin et André Laignel viennent de signifier à Manuel Valls leur opposition catégorique au monstre GEMAPI, et de lui demander une remise à plat complète du dossier... "La loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles a créé une compétence « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations » (GEMAPI) qui a été attribuée aux intercommunalités, sans concertation préalable avec les (...)

  • La GEMAPI en état de coma dépassé
    http://www.eauxglacees.com/La-GEMAPI-en-etat-de-coma-depasse

    Comme prévu, et ainsi que nous l’avons maintes fois évoqué, le gloubi-boulga de la GEMAPI concocté par de délirants Ribouldingue et Filochard prend l’eau à vitesse grand V. Ségolène Royal a commandé un rapport à un spécialiste du sujet en septembre dernier, et François Baroin, nouveau président de l’Association des Maires de France vient de demander à Manuel Valls que « l’Etat revienne au rang un de la responsabilité dans ce domaine". La lettre de mission adressée le 23 septembre dernier à Claude Miqueu, par (...)

  • Troyes : application de l’arrêt Olivet et création d’une régie municipale
    http://www.eauxglacees.com/Troyes-application-de-l-arret

    Nouveau revers cinglant pour Veolia. Le conseil municipal de Troyes, présidé par François Baroin (UMP), a décidé à l’unanimité le 3 juin 2014 de créer une régie municipale de l’eau, à l’issue d’un imbroglio juridique sur fond de l’application de l’arrêt « Commune d’Olivet », récemment sanctionné par le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, qui avait cassé en janvier dernier une décision antérieure de la ville qui prolongeait par voie d’avenant le contrat de DSP en cours, qui prendra donc fin le 1er (...)

  • Bilderberg 2014 : La présence française et canadienne à l’hôtel Marriott Copenhague du 29 Mai au 1er Juin
    http://www.brujitafr.fr/article-bilderberg-2014-la-presence-fran-aise-et-canadienne-a-l-hotel-marr

    28 Mai 2014 Source : http://openews.eu/exclue-liste-des-prochains-participants-au-bilderberg-2014 Nous publions ci-dessous la listes des participants français et canadiens à la réunion secrète Bilderberg qui se tiendra à l’Hôtel Marriott International de Copenhague au Danmark du 29 Mai au 1er Juin 2014… France : Henri de Castries : PDG groupe Axa François Baroin : Député UMP et maire de la ville de Troyes Nicolas Baverez : Associé de la firme Gibson, Dunn & Crutcher Pierre-André de Chalendar : PDG Saint-Gobain Christine Lagarde : Directrice du FMI Emmanuel Macron : Secrétaire-adjoint à la présidence de la république, (...)

    #Nouvel_Ordre_Mondial

  • Fillon-Lagarde, nouveau couple : Les participants au Bilderberg de 2013 se préparent-ils pour les présidentielles de 2017 ?
    http://www.brujitafr.fr/article-fillon-lagarde-nouveau-couple-les-participants-au-bilderberg-de-20

    (article du 11/06/2013 ) Après François Baroin, Christine Lagarde est l’autre cible favorite de l’ancien Premier ministre. Paru dans leJDD François Fillon et Christine Lagarde ont été invités par la Fondation Bilderberg. (Reuters) Deux jours à Londres avec Christine Lagarde et Valérie Pécresse. Après son émission sur France 2 jeudi, François Fillon a rejoint ses deux anciennes ministres invitées, comme lui, par la Fondation Bilderberg qui regroupe le gotha du capitalisme mondial. Si sa proximité avec Pécresse n’est pas nouvelle, l’ancien chef de gouvernement ne rate pas une occasion de faire savoir ses rencontres avec la patronne du FMI. Ils s’étaient déjà vus courant mai, juste avant que l’ex-ministre ne (...)

    #Nouvel_Ordre_Mondial

  • Guaino dit tout haut ce qui se passe tout en haut...


    « Laissons les impôts de côté. Pardon, toutes les fortunes de France négocient leurs impôts. »
    Et devant l’indignation de la députée socialiste Karine Berger et de l’eurodéputée Corinne Lepage, le député UMP insiste : « Mais, c’est vrai. »
    L’affaire Bettencourt avait pourtant amené le ministre du Budget, François Baroin, à supprimer la cellule fiscale du ministère. Les dossiers sensibles en matière d’impôts seraient transmis à la Direction générale des finances publiques (DGFIP). Le ministre avait réaffirmé que l’examen des situations particulières devaient être assortis « de garanties d’impartialité, de neutralité, d’objectivité et de transparence ».
    (..)
    L’égalité devant l’impôt serait bien un mythe, comme l’explique un avocat fiscaliste spécialisé dans les grandes fortunes :
    "Ce que dit Guaino est vrai, tout le monde sait. Les droits de succession et l’impôt sur la fortune sont toujours négociés par les grandes familles. C’est simple, elles disent au fisc : « Ou vous m’exonérez, ou je quitte la France. »

    http://www.rue89.com/2013/06/04/quand-henri-guaino-met-fin-mythe-legalite-devant-limpot-242977

  • Les intéressantes moeurs du syndicat de la magistrature balancés par une source interne :

    Selon le site, c’est à un « juge apolitique et non syndiqué », qui accompagnait un collègue au siège du syndicat, que l’on devrait cette révélation, filmée sur un simple iPhone. Sur un gigantesque panneau surplombé d’une affichette sur laquelle est écrit « Mur des Cons », on retrouve donc entre autres les portraits de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Edouard Balladur, Nadine Morano, François Baroin, Luc Chatel, Michèle Alliot-Marie, Luc Ferry, Eric Besson, Christian Jacob, ou encore Patrick Balkany. Selon Atlantico, « certains sont marqués d’un signe supplémentaire « d’infamie » : un autocollant du Front National. Le portrait de l’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux est souligné d’une mention particulièrement injurieuse : “L’homme de Vichy” ».

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/04/23/01016-20130423ARTFIG00697-le-mur-des-cons-du-syndicat-de-la-magistrature.ph

    • Il y a deux jours, Let’sRockToday pressentait Iggy « Pope ». Ils se sont plantés : nous n’aurons qu’un vieil homme au passé troublant de primat d’une église argentine très complaisante avec la dictature de Videla de 1976 à 1983. Malgré le fait qu’il n’ait pas été « personnellement mis en cause dans les crimes commis par les militaires argentins » et aussi qu’il sache danser le tango, j’aurais préféré notre bon vieil « iguane de Detroit ».
      – Pope Rock : 10 Rock Songs Très Catholiques | LET’S ROCK TODAY
      http://letsrocktoday.com/2013/03/11/topology-pope-rock-10-rock-songs-tres-catholiques

      En ces temps d’agitation sacerdotale, et alors que le conclave doit choisir un nouveau Pape, Let’s Rock Today a décidé de remplacer les chips et la binouze par l’hostie et le vin de messe. Et vous allez voir qu’on n’y perd pas forcément au change.

      Si Benoit XVI a rarement évoqué la spiritualité de nos grands rockers, le rock lui ne s’est pas gêné pour nous parler des cieux et de ses dieux. En voici la preuve, en 10 rock songs pas très catholiques.

  • Non en réalité, l’Etat Providence fond comme nos glaciers dans les Alpes tout simplement car depuis que les Etats sont obligés de se financer sur les marchés privés, ils ont été petit à petit considérés comme des énormes entreprises lucratives par les investisseurs.
    Les Etats sont pieds et poings liés à leur créanciers, comme le raconte François Baroin dans son bouquin, quand il relate la scène où il n’en menait pas large face à un patron d’un grand fonds de pension américain pour négocier un taux raisonnable sur les obligations lors de la crise de l’Euro.

    Oui, le Ministre des Finances de la 5ème puissance mondiale, obligé d’embellir la mariée pour ne pas contrarier les investisseurs privés, comme un chef d’entreprise qui doit rassurer ses actionnaires.

    (...)

    Souvenons-nous que chaque année la part de la recette de l’impôt sur le revenu est entièrement engloutie par la charge de la dette. Autrement dit, dans les prélèvements obligatoires dont on est champion du monde, un part sert à financer les retraites d’américains qui sont gérées par le fonds de pension dont parlait Baroin.

    http://opinionsopiniez.hautetfort.com/archive/2012/12/20/l-etat-chahute-par-ses-actionnaires.html

    #investisseurs #dette #entreprise #etat-providence

  • PSA : « nous sommes en train de solder cet héritage »
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/15/psa-baroin-refuse-qu-hollande-s-essuie-les-pieds-sur-ses-predecesseurs_17338

    Selon l’ancien ministre (François Baroin), « l’Etat n’est pas impuissant face à ce type de situation, il a des moyens d’agir sur le chômage partiel, la reconversion des salariés ou l’intervention d’entreprises publiques ». « Notre combat face à PSA était de maintenir l’activité sur le site d’Aulnay. Les erreurs stratégiques du groupe, la mauvaise passe du marché automobile et la dépression économique l’ont conduit à prendre ces décisions », ajoute-t-il.

    Reconversion des salariés, intervention d’entreprises publiques, c’est mûr pour la nationalisation de toute la filière automobile en France, non ? (je déconne)

  • « Une "erreur de clic", selon le Quai d’Orsay »
    Triple A : le "scandaleux" télégramme diplomatique - L’EXPRESS
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/triple-a-le-scandaleux-telegramme-diplomatique_1072652.html

    je l’avais dit http://seenthis.net/messages/37897 que cette excuse allait resservir !

    Une « erreur de clic », selon le Quai d’Orsay
    Le texte du télégramme aurait été rédigé par les services de Bercy. Les mots employés et les arguments développés « collent » de très près à l’interview accordée dimanche soir à France 2 par François Baroin, ministre de l’Economie et des Finances, venu confirmer la perte du triple A. 
    Joint par L’Express, le cabinet d’Alain Juppé reconnaît une « erreur de clic », à la Direction de la Presse et de la Communication : la première version du texte, avec son allusion aux socialistes et aux 35 heures, aurait été envoyée par mégarde.