person:freddy gomez

  • Anarchistes d’Espagne : les années Paname

    Nedjib Sidi Moussa

    https://lavoiedujaguar.net/Anars-d-Espagne-les-annees-Paname

    Dans Dédicaces. Un exil libertaire espagnol (1939-1975), Freddy Gomez raconte les années parisiennes d’anarcho-syndicalistes ayant fui la victoire des troupes franquistes.

    Dès l’incipit, Freddy Gomez souligne le caractère fictionnel de ces Dédicaces tout en indiquant que son récit se déploie « au croisement de la mémoire et de l’imaginaire ». L’auteur — à qui l’on doit le « bulletin de critique bibliographique » en ligne À contretemps, fondé avec sa compagne Monica Gruszka (1948-2016) — raconte, à mots couverts, les circonstances dans lesquelles il a été amené à entreprendre son récit.

    Si les premières pages s’ouvrent avec gravité sur le deuil et la défaite, le thème du roman demeure l’exil, celui des libertaires espagnols entamé après la guerre civile et cette « révolution sociale trahie, poignardée, empêchée ». Son protagoniste principal, Cristobal Barcena, relève de la fiction même si l’écrivain précise qu’il « emprunte parfois à des personnages qui ont réellement existé ». (...)

    #mémoire #exil #libertaire #Espagne #Paris #CNT #Camus #André_Breton #Sartre #Debord


  • À Freddy Gomez
    à propos de Dédicaces
    Un exil libertaire espagnol

    Tomás Ibáñez

    https://lavoiedujaguar.net/A-Freddy-Gomez-a-propos-de-Dedicaces-Un-exil-libertaire-espagnol

    Freddy Gomez
    Dédicaces Un exil libertaire espagnol (1939-1975)
    Rue des Cascades, Paris, 2018

    Querido Freddy,

    Je me suis retrouvé comme si c’était hier dans cet « arrière-pays » qui est le tien et qui recoupe largement le mien par les personnages évoqués et surtout par l’atmosphère parfaitement rendue de cet exil libertaire (parisien, mais pas seulement) dans lequel toi et moi avons grandi. Par atmosphère j’entends non seulement les rapports humains, la quotidienneté, l’imaginaire partagé (avec ses espoirs et ses nostalgies), mais aussi les enjeux que faute de mieux j’appellerais « politiques ». Il y a dans ton livre trop d’images et de références qui me sont familières pour que je ne me sente pas comme si je déambulais à nouveau au sein d’une tranche de vie encore très proche, à commencer, par exemple, par l’évocation dès le début du texte (p. 17) de cette rue des Partants où vivait ma mère et où je fus domicilié pendant un temps. (...)

    #Exil #Espagne #Paris #mémoires_libertaires


  • Les guerres d’Abensour

    Freddy Gomez

    http://lavoiedujaguar.net/Les-guerres-d-Abensour

    Miguel Abensour
    La Communauté politique des « tous uns »
    Entretien avec Michel Enaudeau

    « Le temps de l’histoire n’est pas, pour Abensour, un matériau homogène et vide, il porte à tout jamais inscrit en lui, en dépit de l’oubli, les blessures du passé, les traces ineffaçables de la césure ». Son histoire propre, celle qui le conduira à devenir philosophe, débute en 1939. Son enfance sera celle de beaucoup d’enfants juifs de sa génération. Il vivra caché à la campagne, dans les Pyrénées-Atlantiques. Il en parle peu, mais assez pour comprendre en quoi cette expérience des origines fut fondatrice. Il raconte aussi qu’à une étudiante d’origine algérienne qui lui demanda un jour pourquoi il était « toujours aussi critique, et parfois presque en guerre », Abensour ne sut quoi répondre quand, ajoute-t-il dans un même mouvement, il lui aurait suffi d’« invoquer [cette] enfance », ce temps de la « division entre “amis” et “ennemis” ». (...)

    #Théorie_critique #Socialisme_ou_Barbarie #Pierre_Clastres #La_Boétie #William_Morris #Hannah_Arendt #utopie


  • D’À contretemps à Éclats d’anarchie

    Claude Kottelanne

    http://lavoiedujaguar.net/D-A-contretemps-a-Eclats-d

    Freddy Gomez, c’est d’abord, et pour nombre d’entre nous, celui qui a redonné vie à ces passants considérables et à ces pans d’histoire, le plus souvent ignorés de l’histoire officielle, qui se réclamaient de l’anarchisme et de ses combats. À contretemps en fut l’expression. Cette revue, ce « bulletin de critique bibliographique » dont il fut le créateur, l’animateur et l’un des rédacteurs les plus exigeants quant au fond et à la forme. À contretemps se donnait pour ambition de préserver de l’oubli « la mémoire des vaincus » ; un oubli qui tient trop souvent du mensonge par omission et qui, peu à peu, sous la rouille du temps, occulte la vérité historique, au mieux la mentionne en la marginalisant. Est-ce un hasard s’il en fut ainsi de la Commune de Paris, s’il en est encore ainsi de la guerre d’Espagne et du socialisme libertaire ? Nul doute que des historiens d’un futur qu’on espère proche consulteront cette revue plus ambitieuse qu’il n’y paraît, toujours empreinte d’un esprit critique aux aguets (...)

    #anarchisme #Freddy_Gomez #revue_bibliographique #histoire_sociale


  • Exploration du parcours d’un anarchiste hétérodoxe

    Pierre Sommermeyer

    http://lavoiedujaguar.net/Exploration-du-parcours-d-un

    Pour un fils d’exilés, lire les mémoires d’un autre fils d’exilés fait toujours apparaître des similitudes. Dans ce gros livre rouge brique, Freddy Gomez nous raconte, à travers une discussion avec Guillaume Goutte, ce que fut sa vie parmi les réfugiés politiques espagnols. Le fait d’être né dans une famille anarchiste lui a évité, dit-il, de se “perdre dans les méandres du labyrinthe marxiste-léniniste”. Ce fut aussi mon cas, même si ma famille n’était pas anarchiste mais marxiste férocement antistalinienne, communiste de conseil. Mais la différence essentielle entre nos deux milieux résidait dans le pays d’origine. Chez Freddy, l’Espagne est présente de façon permanente, comme un écran de cinéma terni sur lequel se projette la vie de tous les jours, rendant inoubliable le passé transmuté en un avenir désiré inlassablement. (...)

    #mémoire-sociale #anarchisme #Mai68 #Paris #Espagne #CNT #correcteurs #bibliographie


  • Conversation avec Tomás Ibáñez

    Freddy Gomez

    http://lavoiedujaguar.net/Conversation-avec-Tomas-Ibanez

    C’est, à la fois, avec patience et jubilation que Tomás Ibáñez a accepté d’évoquer, pour le bulletin de critique bibliographique À contretemps (n° 39, janvier 2011), son parcours militant et intellectuel. Cette longue conversation — qui dessine, du moins le pensons-nous, un tableau vivant de ses engagements, mais aussi de ses doutes — offre, qui plus est, une photographie somme toute précise de ce qu’était le mouvement libertaire — français et espagnol — dans les années 1960 et des débats, parfois tendus, qui l’agitèrent. Car ce fils de l’exil cénétiste navigua avec autant d’aise dans les eaux troublées de l’une et de l’autre entités avec toujours la même passion pour l’hétérodoxie. Comme si la désacralisation de toute transcendance — anarchiste comprise — relevait, pour lui, de l’inépuisable plaisir de s’inventer des espaces de liberté renouvelés, l’iconoclaste Tomás Ibáñez, pour qui le mouvement libertaire se vit plutôt qu’on en fait partie, n’a jamais cessé de croire aux vertus de l’irrévérence et aux joies du paradoxe.

    #anarchisme #CNT #exil #antifranquisme #Mai68 #Foucault