person:gérard collomb

  • LRM : le départ du député Matthieu Orphelin signe de la fracture de la majorité
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/02/07/lrm-le-depart-du-depute-matthieu-orphelin-signe-de-la-fracture-de-la-majorit


    Le député de la première circonscription du Maine-et-Loire, Matthieu Orphelin, à Angers, en juin 2017.
    JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

    Le feu couvait depuis de longs mois, il s’est embrasé au plus mauvais moment pour la majorité. Le député écologiste Matthieu Orphelin a annoncé son départ du groupe La République en marche (LRM) dans un e-mail adressé à ses collègues mercredi 6 février. Un claquement de porte qui intervient au lendemain du vote sur la proposition de loi anticasseurs sur laquelle la majorité s’est fracturée. Cinquante députés LRM se sont abstenus, une première dans l’histoire du groupe.

    L’élu de Maine-et-Loire est l’un de ceux-là, mais contrairement à certains de ses collègues, ce n’était pas la première fois qu’il exprimait des divergences. La décision de partir mûrit depuis de longs mois. Matthieu Orphelin n’avait pas voulu la prendre au plus fort de la crise des « gilets jaunes » afin de ne pas fragiliser davantage l’exécutif. « Tant que je suis utile, je reste », avait-t-il coutume de répéter.

    Ce proche de Nicolas Hulot a toujours évolué aux marges d’un groupe dans lequel il endossait le rôle de lanceur d’alerte. Dès le mois de juillet 2017, aux tous premiers jours d’existence de la majorité, il avait été le premier à s’élever publiquement contre la hausse de 5 euros de l’aide personnalisée au logement (APL). Il a depuis joué une double partition : la lutte pour la transition écologique et la défense des plus vulnérables. Au printemps 2018, il avait été l’un des fervents opposants au projet de loi asile et immigration porté par le ministre de l’intérieur d’alors Gérard Collomb.

    Mais c’est sur les questions d’écologie qu’il avait particulièrement fait entendre sa différence. En mai 2018, c’est lui qui était à la manœuvre pour tenter d’inscrire dans la loi la promesse présidentielle d’interdire l’utilisation du glyphosate en trois ans. Les députés avaient finalement voté majoritairement contre.


  • Retour sur 2018 et bonne année 2019
    http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2019/01/retour-sur-2018-et-bonne-annee-2019.html

    La première année pleine du quinquennat d’Emmanuel Macron aura été marqué notamment par une série d’attaques contre le pouvoir d’achat des salariés et retraités et parallèlement par les démissions de Nicolas Hulot et Gerard Collomb, le feuilleton Alexandre Benalla et bien sûr le mouvement des #gilets_jaunes.Suite à l’action des Gilets jaunes, le grand débat annoncé par le président de la République début 2019 débouchera-t-il rapidement sur de vraies réformes pour redonner du pouvoir d’achat aux classes populaires et moyennes et mettre fin à un système fiscal injuste ? Rien n’est moins sûr de la part d’un ancien banquier à la tête du gouvernement…Après la suppression de I’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour les familles les plus riches, la mise en place d’une #taxe allégée sur les revenus financiers, la (...)

    #Emmanuel_Macron #impôt #IR #revenu


  • Le monarque vous parle ce soir à 20 heures
    Vœux. Dans la tête d’Emmanuel Macron | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/voeux-dans-la-tete-demmanuel-macron-665703

    De retour de Saint-Tropez, le chef de l’État peaufine son allocution télévisée de la Saint-Sylvestre. Dans un climat, imagine l’Humanité, de pensée complexe.

    « Bon, opération reconquête. Qu’est-ce que j’avais dit aux Français le 31 décembre 2017, déjà  ? Voyons, “sur le plan national, l’année 2018 sera celle de la cohésion de la nation”. Moui, je ne peux pas trop la resservir, cette phrase. Là, entre Alexandre Benalla qui m’a pourri l’été et réduit à néant l’effet Coupe du monde comme il s’apprête à le faire avec la trêve des confiseurs, les gilets jaunes qui m’ont pourri l’automne et l’hiver, comment dire… “Nous nous sommes trop longtemps et trop souvent divisés  : les débats sont nécessaires mais les divisions irréconciliables minent notre pays”, disais-je aussi l’an dernier. Ah ça, c’était visionnaire en revanche. Mon souci, c’est que le discours de vœux aux Français, je l’ai déjà prononcé le 10 décembre pour répondre aux gilets jaunes. “Françaises, Français, nous voilà ensemble au rendez-vous de notre pays et de notre avenir.” Bien, ça. Solennel, ça fait très “moi président”. “Cette colère (…) je la ressens comme juste à bien des égards. Elle peut être notre chance.” Bien, ce truc, là, de la crise-qui-peut-être-une-chance. Très start-up dans l’esprit.

    «  J’ai renoncé au ski à La Mongie pour les fêtes. Trop ostentatoire.  »
    Sylvain  ? Sylvain  ! (Sylvain Fort, directeur de la communication et superviseur des discours élyséens, féru d’opéra, passe une tête par l’entrebâillement de la porte, sifflotant le Mi chiamano Mimi de la Bohême. L’allusion à Mimi Marchand qui s’est occupée de l’image des Macron l’amuse beaucoup – NDLR). Dis, Sylvain, n’oublie pas dans mon discours de ce soir de caser quelque chose qui fasse président humble, genre “je vous ai compris”. Comme devant cette retraitée, là, en octobre, qui déplorait sa maigre pension, à qui j’ai cité du de Gaulle  : “La seule chose qu’on n’a pas le droit de faire, c’est de se plaindre.” Et toc. Sylvain, trouve-moi une formule comme dans le discours du 10, là, où j’ai dit “je sais qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos”. C’est bien, ça, en une phrase, hop, je fais oublier le pognon de dingue, les illettrées, le costard, et traverser la rue pour trouver un emploi. Déjà que j’ai dû m’excuser fin septembre pour avoir parlé de “Gaulois réfractaires au changement”. J’ai dit que “c’était une erreur”, que “ça nourrit toutes ces espèces de confusions”. Que veulent-ils de plus  ? Que j’augmente le Smic  ?

    Ah, penser après le discours à tweeter un petit mot aux Français pour le Nouvel An. À Noël j’avais écrit quoi, déjà  ? Ah oui  : “Brigitte se joint à moi pour souhaiter un joyeux Noël à chacun d’entre vous.” Bien trouvé, ça, juste le prénom, ça fait intime, et en même temps (Pfff  !, faut vraiment arrêter avec cette expression) un petit côté Giscard et Anne-Aymone réunis pour les vœux, qui rassure. Quand même, je fais tout mon possible. Je prends la peine de déjeuner dans un Courtepaille à Meaux, la semaine dernière. Ça fait pas président des riches, le Courtepaille. Jolie photo diffusée par la photographe de l’Élysée. Si ça pouvait faire oublier l’épisode du Puy-en-Velay où mon convoi s’est fait courser et insulter par des gilets jaunes… Dire à Brigitte d’éviter à l’avenir de se faire photographier tout sourire avec Marcel Campion, depuis ses saillies homophobes. Et puis zut, quoi, j’ai fait fuiter dans la presse au mois d’avril que je payais moi-même les croquettes de Nemo  ! J’ai renoncé au ski à La Mongie pour les fêtes. Trop ostentatoire. Trop tentant aussi pour des gilets jaunes qui s’aventureraient sur les pistes rouges… Je fais tout pour apparaître normal. Un président norm… Non, ce n’est pas le bon mot, ça. Je ne vais tout de même pas annoncer le rétablissement de l’ISF pour les calmer, les gilets jaunes  !

    «   Les Tontons flingueurs , me voilà en plein dedans  »
    Allez, zou, question suivante, justement. Les gilets jaunes. Vont-ils voir que je ne leur ai accordé que de la poudre de perlimpinpin  ? Vendu des carabistouilles  ? “Nous sommes à un moment historique pour notre pays  : par le dialogue, le respect, l’engagement, nous réussirons.” Tiens c’est bien ça, ce que je disais début décembre, qui ne serait pas d’accord  ? Moi qui expliquais en 2017 que l’un de mes films préférés était les Tontons flingueurs, me voilà en plein dedans. Audiard a raison, “aujourd’hui, les diplomates prendraient plutôt le pas sur les hommes d’action. L’époque serait aux tables rondes et à la détente”. Il me faudrait Paul Volfoni à l’intérieur. Tiens, Gérard Collomb me manque. Hulot, pas trop.

    En même temps, je ne suis pas venu beurrer les sandwichs, moi. J’ai une élection à gagner, en mai. Le grand débat national qui replace l’immigration dans les questions abordées, sacrée idée pour remettre en selle Marine Le Pen. Ça peut se présenter pas trop mal. J’ai aussi la réforme de l’assurance-chômage, de la fonction publique et des retraites à faire passer en 2019. Déjà que les gilets jaunes ont obtenu le retrait des hausses de carburant et des mesures sociales, il ne faudrait pas qu’ils découvrent tout de suite que, sur le contrôle technique durci au 1er juillet, j’ai déjà fait signer les décrets à Rugy. La réforme institutionnelle ou la PMA, je les ai déjà repoussées. “Réformer sera beaucoup plus compliqué qu’avant”, a confié un ministre à RTL. Je veux son nom.  »

    Lionel Venturini


    #Macron


  • Acte IV : Gilets Jaunes des Luttes, via @paris
    https://paris-luttes.info/acte-iv-gilets-jaunes-des-luttes-11225

    Appel commun à un cortège massif des collectifs et des luttes pour un Acte IV, samedi 8 décembre, au départ de la Gare Saint Lazare et en direction des Champs-Élysées. Soyons plus nombreu.ses que jamais !

    Samedi 1er décembre, au milieu des nombreux affrontements entre Gilets jaunes et forces de police, un cortège hors du commun a vu le jour : à l’appel des Cheminots de l’Intergare, du Comité Adama, de la Plateforme d’Enquêtes Militantes, de l’Action Antifasciste Paris-Banlieue et du Comité de Libération et d’Autonomie Queer, nous avons défilé ensemble au départ de Saint-Lazare, vers les Champs-Élysées.

    Samedi 8 décembre, nous appelons à reproduire ces alliances pour faire front commun...

    Les banlieues hésitent à rejoindre le mouvement des « gilets jaunes », Louise Couvelaire (mais les lycéens du 93 et bien d’autres avant eux dès le 24 novembre ont déjà tranché, ndc)
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/05/les-banlieues-hesitent-a-rejoindre-le-mouvement-des-gilets-jaunes_5392966_32

    Les #banlieues hésitent à rejoindre le mouvement des « gilets jaunes »
    Après être restées à l’écart des #manifestations, des associations des quartiers populaires tentent de mobiliser.

    Pendant plusieurs semaines, elles n’ont pas bougé. Elles ont pris soin de rester à l’écart, « par prudence », expliquent-elles. D’abord parce qu’elles ont pensé que le mouvement était principalement conduit par des groupes d’extrême droite. Ensuite parce qu’elles ne voulaient pas qu’on impute aux banlieues les violences lors des manifestations. « Heureusement que les Noirs et les Arabes des cités n’y étaient pas dès le départ ! On leur aurait tout mis sur le dos », lance un associatif.
    Passé les premières réticences, certaines associations de banlieue tentent désormais de mobiliser les troupes. L’objectif ? Que les quartiers populaires rejoignent les « gilets jaunes » « massivement ». Un scénario que redoutent les pouvoirs publics. D’autant plus que les lycéens ont commencé à s’arrimer au mouvement.

    Les académies de Créteil et Versailles, en région parisienne, ont été parmi les premières à être touchées par les blocages, vendredi 30 novembre, sur fond de contestation autour de la réforme du baccalauréat et de Parcoursup. Ils étaient plus nombreux ce lundi à Aubervilliers et à Gagny (Seine-Saint-Denis), et à Chelles (Seine-et-Marne). Mardi, la contestation s’est poursuivie en Ile-de-France ainsi que dans plusieurs agglomérations de province, dont Marseille, Toulouse et Lyon, où des affrontements ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre.

    « Nous, ce qu’on veut surtout, avant de pouvoir faire un plein d’essence, c’est du travail », lâche un résident des Yvelines
    « L’idée que les banlieues puissent se mettre en mouvement inquiète tout le monde, commente Stéphane Peu, député PC de Seine-Saint-Denis, sollicité ces derniers jours par plusieurs ministères anxieux de l’état d’esprit des quartiers. Je constate un soutien aux “#gilets_jaunes” mais pas de connexion directe. »
    Jusqu’à présent, nombre d’habitants des quartiers populaires se sont contentés d’observer ou de soutenir le mouvement à distance. « Pour une fois qu’on ne se retrouve pas en première ligne, lâche un résident des Yvelines, âgé d’une trentaine d’années, qui a participé, plus jeune, à des échauffourées dans sa ville. Et puis nous, ce qu’on veut surtout, avant de pouvoir faire un plein d’essence, c’est du travail. » D’autres ont participé dès la première journée de mobilisation, le 17 novembre, à des blocages, mais sans se revendiquer des « banlieues ». Ils l’ont fait au titre de leur activité professionnelle (contrats précaires, chauffeur VTC…) ou de leur situation personnelle (mère célibataire, chômage…), comme tout autre manifestant. « Le mouvement est né dans les zones rurales et les villes moyennes, alors forcément, les habitants des cités étaient moins représentés », précise un « gilet jaune » de Seine-Saint-Denis.

    La semaine dernière, le comité Vérité pour Adama – du nom d’Adama Traoré, 24 ans, mort en juillet 2016 à la suite d’une interpellation par des gendarmes dans le Val-d’Oise – a lancé un premier appel à rejoindre la manifestation du samedi 1er décembre, à la gare Saint-Lazare, à Paris, où se sont retrouvés ses alliés habituels : cheminots, étudiants proches de l’ultragauche et antifascistes. Etaient aussi présents le député de La France insoumise de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel, et le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Oliver Besancenot. « Du MIB [Mouvement de l’immigration et des banlieues] au Larzac… Au comité Adama. En jaune », était-il inscrit sur l’une des banderoles.

    Cette semaine, le comité Adama, qui appelle à une « alliance des luttes », veut passer à la vitesse supérieure en activant tous ses réseaux. « Nous ne sommes pas porte-parole des quartiers ni représentatifs, il est essentiel que d’autres acteurs viennent grossir les rangs, on ne peut pas le faire tout seul : nous sommes donc en lien avec des associations en Ile-de-France mais aussi en province prêtes à suivre », affirme Assa Traoré, sœur d’Adama et figure de la lutte contre les violences policières.
    « Grave erreur »
    « On se sent une lourde responsabilité par rapport aux risques de violences et c’est en partie pour cela que l’on a hésité à y aller, explique Almamy Kanouté, militant politique et membre du comité Vérité pour Adama. Mais si nous restons plus longtemps absents de cette révolte légitime, cela va nourrir encore un peu plus le sentiment d’exclusion des habitants des quartiers. » Pour l’association, il s’agit avant tout d’« emmerder l’Etat » en essayant de « canaliser les énergies » sur des opérations précises : sièges de bâtiments institutionnels, opérations de péages gratuits…
    « Inciter les jeunes des quartiers à se joindre aux manifestations est une grave erreur, tempête un associatif. On sait très bien que certains ne viendront pas pour marcher ni bloquer, et personne ne pourra rien maîtriser. » « Parce que des “gilets jaunes” ont été violents, alors les quartiers n’auraient plus le droit d’y aller, sous prétexte qu’ils le seront forcément ? Et encore une fois on serait mis de côté ! Non », s’insurge Assa Traoré.
    Lire aussi Face à la crise du mouvement des « gilets jaunes », les préfets sonnent l’alerte politique
    La contestation actuelle, « déstructurée », leur permet de se joindre au mouvement « sans avoir à demander l’autorisation ni à attendre une invitation ». Estimant que les quartiers populaires urbains sont confrontés aux mêmes problématiques que les territoires ruraux et périurbains – vie chère, fins de mois difficiles, injustice sociale… –, le comité Adama – associé au collectif des cheminots de l’Intergare, à l’Action antifasciste Paris-banlieue et au site Plate-forme d’enquêtes militantes –, veut également « faire remonter » certaines revendications propres aux habitants des banlieues, qui ne figurent, à l’heure actuelle, dans aucun des cahiers de doléances de « gilets jaunes », telle que la lutte contre le racisme, les discriminations et les violences policières.
    « L’enjeu pour les habitants des banlieues, c’est avant tout d’avoir un boulot, souligne Anasse Kazib, du collectif des cheminots de l’Intergare et militant à SUD-Rail. Il y a une rage dans les quartiers, mais ils ne se mobilisent pas facilement. » « Pour l’instant, ça n’a pas l’air de prendre, mais personne ne sait comment la situation peut évoluer, conclut Stéphane Peu. Les phénomènes déclencheurs sont toujours imprévisibles. »
    Louise Couvelaire

    « Les “gilets jaunes”, la mèche qui allume l’incendie », Bertrand Bissuel et Raphaëlle Besse Desmoulières
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/05/les-gilets-jaunes-la-meche-qui-allume-l-incendie_5392928_823448.html

    Alors que les lycéens et les routiers se mobilisent, historiens et observateurs analysent le risque de coagulation.

    Le mouvement des « gilets jaunes » va-t-il s’éteindre ou donner des idées à d’autres composantes du corps social ? La question reste totalement ouverte, en dépit des annonces faites, mardi 4 décembre, par Edouard Philippe pour répondre aux attentes de milliers de personnes, engagées dans la bataille depuis près d’un mois. « Je suis très inquiète », confie au Monde Danielle Tartakowsky, historienne et auteure de plusieurs ouvrages sur les manifestations de rue en France. Pour elle, les mesures dévoilées mardi ne sont pas de nature à faire retomber la tension : « Ça vient beaucoup trop tard, il aurait fallu faire ça au début. » Dominique Andolfatto, professeur de science politique à l’université de Bourgogne, n’est guère plus optimiste, et considère que « le gouvernement joue la montre en escomptant que la mobilisation pourrisse sur pied ».

    Lire aussi La CGT de Lafarge rejoint les « gilets jaunes »

    Si le blocage des dépôts pétroliers de Lorient et de Brest a été levé après le discours de M. Philippe, les lycéens ont continué, mardi, à s’opposer à la réforme du lycée et à Parcoursup, avec plusieurs incidents à la clé. Deux sites d’universités parisiennes ont également été gagnés par le vent de fronde. Et l’UNEF appelle à défiler, le 13 décembre, contre l’augmentation des frais d’inscription infligée aux étudiants venus de pays extérieurs à l’Europe. La FNSEA, de son côté, brandit la menace de manifestations d’agriculteurs, la semaine prochaine.

    Lire aussi La FNSEA menace le gouvernement de mettre des agriculteurs dans la rue

    Fronts ouverts
    A ce stade, la jonction n’a pas été établie entre ces nouveaux foyers de contestation. Mais ils représentent autant de fronts ouverts pour l’exécutif. D’autres pourraient surgir, à un échelon plus local. « Dans les entreprises, ça crée un appel d’air, avec une montée des revendications salariales, comme l’illustre le conflit en cours chez BNP Paribas », observe Jean-Dominique Simonpoli, directeur général de l’association Dialogues. Les « gilets jaunes » sont « la mèche qui allume l’incendie », déclare Yves Veyrier, numéro un de FO : « S’agrège dessus des mécontentements rentrés qui voient une opportunité de se faire entendre. » Espéré par la gauche de la gauche, dès le lendemain de la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle, « le troisième tour social est là », considère un haut fonctionnaire, familier de ces problématiques. Et « la révolte vient de loin », ajoute-t-il, en faisant référence au titre d’un ouvrage de Charles Tillon, une figure du PCF au XXe siècle.

    Si la comparaison avec Mai-68 a pu être faite, Mme Tartakowsky ne la juge pas forcément pertinente. « A l’époque, il s’agissait de violences de la part d’étudiants qui défendaient leurs universités qu’ils considéraient comme leur territoire, dit-elle. Ça n’a rien à voir avec la violence de certains “gilets jaunes” qui est offensive et qui intervient sur le #territoire de l’autre – Paris et dans les quartiers riches. »

    L’issue du bras de fer est tributaire d’un élément : le soutien de l’opinion publique, resté élevé même après les violences de samedi. Un sondage BVA, réalisé lundi et mardi, révèle cependant que, pour près de sept personnes sur dix, un report de la hausse des prix des carburants justifierait l’arrêt de la confrontation.

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    « Ovni social »
    Mais personne ne peut prédire ce qui va se passer. « La forme du mouvement ne se prête pas à une sortie de crise classique car il n’y a pas d’interlocuteur, ce qui est désarmant », souligne un ex-conseiller de l’exécutif, qui a servi sous une précédente législature. « Les “gilets jaunes” représentent un phénomène que l’on n’a jamais connu, une sorte d’ovni social et politique qui a vu le jour à la faveur d’une #cyber-contestation, lancée sur les réseaux sociaux par des inconnus », complète Raymond Soubie, président de la société de conseil Alixio.

    Pour le moment, les organisations de salariés sont en dehors ou à côté des « gilets jaunes », mais elles peuvent difficilement rester spectatrices. Quelques-unes se mettent d’ailleurs en mouvement. Ainsi, les fédérations CGT et FO, dans le monde du transport, exhortent les salariés à cesser le travail, à partir du 9 décembre, estimant que les dispositions prises mardi en faveur du pouvoir d’achat sont trop faibles. La section cégétiste de l’entreprise Lafarge a de son côté annoncé qu’elle allait rejoindre les « gilets jaunes » samedi. A l’échelon confédéral, la CGT appelle à une « grande journée d’action », le 14 décembre « pour les salaires, les pensions et la protection sociale ». Mais les autres centrales, qui critiquent une façon de faire « unilatérale », ne semblent pas emballées.

    « L’ensemble des organisations syndicales ont un coup à jouer, il y a un espace à prendre face à un mouvement qui n’est pas parvenu à s’organiser, commente Jean-Marie Pernot, de l’Institut de recherches économiques et sociales. Mais chacun y allant de son couplet, elles sont inaudibles. » « La conjoncture devrait justifier un front commun et de s’entendre sur quelques propositions-clés », appuie M. Andolfatto, qui rappelle que la désunion ne date d’hier. C’est d’autant plus regrettable pour elles que le mouvement social actuel constitue « un moment unique », décrypte M. Pernot. Toutefois, les numéros uns des confédérations syndicales doivent se retrouver jeudi pour une réunion informelle au siège de la CFDT.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Gérard Collomb : « La situation appelle à se rassembler plus qu’à se fractionner »

    Mais la séquence d’aujourd’hui montre qu’une partie des actifs ne compte pas sur les corps intermédiaires pour exprimer leurs doléances. Un tel phénomène « commence à émerger dans certaines entreprises où il y a pourtant une présence syndicale », rapporte M. Simonpoli, en évoquant « des salariés qui s’organisent entre eux », sans passer par les canaux traditionnels. « C’est inquiétant pour les syndicats et les directeurs de ressources humaines, poursuit-il. Avec qui va s’organiser la négociation, en interne ? »
    Au fond, tout se passe comme si les « gilets jaunes » révélaient la fragile légitimité des #partenaires_sociaux « établis ». « La question se pose mais elle n’a pas été mise au jour par la mobilisation en cours, objecte Philippe Louis, le président de la CFTC. Nos organisations doivent faire leur mue, inventer de nouvelles méthodes pour aller au-devant des salariés et leur proposer d’autres services. »
    En attendant, des milliers de personnes crient leur colère et le rejet de nos institutions. Toutes sont jetées dans un même sac, aux yeux de M. Soubie : les partis politiques, les corps intermédiaires… « C’est très préoccupant pour le fonctionnement de notre démocratie », conclut-il

    .


  • Gilets jaunes : « Je crains une forme de scission à l’intérieur du pays »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20181203.OBS6473/gilets-jaunes-je-crains-une-forme-de-scission-a-l-interieur-du-pays.html

    Spécialiste de l’extrême droite, Jean-Yves Camus revient sur les violences de samedi à Paris.

    Là, c’est un mouvement protéiforme, il y a chez certains une délégitimation de l’appareil d’Etat. On est dans la sécession, des gens qui ne considèrent plus l’Etat français comme légitime et qui basculent soit dans la désobéissance civile, soit dans l’action. Ceux-là ne voudront pas négocier avec un pouvoir qui n’est pas légitime à leurs yeux.

    #gilets_jaunes #ultra_droite #ultra_gauche #sécession


  • De la France périphérique à la France des marges : comment rendre leur juste place aux territoires urbains marginalisés ? – Mathilde Girault, Carnet des études urbaines
    https://urbs.hypotheses.org/411

    Ce billet s’appuie en particulier sur la parution de l’ouvrage : Depraz S., 2017, La France des #marges, #géographie des #territoires « autres », Paris, Armand Colin, 288 p.

    Le Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, interrogé sur les ondes de France Inter le 28 mars 2018 au sujet de la politique de la ville en France, a déclaré que « le véritable enjeu pour notre pays, ce sont ces quartiers. On a beaucoup focalisé ces derniers mois sur le rural et l’urbain. Non : le vrai problème, c’est les quartiers, où finalement un certain nombre de jeunes désespèrent ». Cette réflexion venait répondre à la démission très médiatisée du maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) qui entendait ainsi protester face aux difficultés de sa commune de banlieue parisienne et à la faible efficacité de l’action publique en faveur des quartiers prioritaires. Mais la phrase mentionne aussi, plus fondamentalement, une remise en question de la lecture binaire du territoire national opposant les métropoles, bien intégrées à la mondialisation, et la « France périphérique ». Cette théorie, développée par l’essayiste populaire Christophe Guilluy (2010 ; 2014), a été largement reprise derrière lui par les acteurs politiques les plus variés – la France périphérique désignant tous ces territoires à distance des métropoles, composés des petites villes de province et des espaces ruraux délaissés à la fois par la croissance économique et par l’action publique.

    Il est en effet temps de dénoncer avec force ce schéma de pensée dichotomique, tant il fausse la lecture des enjeux territoriaux en France et produit une sélection idéologique néfaste entre espaces en difficulté. La #France_périphérique, c’est une triple erreur intellectuelle.

    Edit article signalée par @lydie il y a 7 mois.


  • Gérard Collomb : « On a laissé certains quartiers se ghettoïser, la situation va dégénérer… »
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15247-gerard-collomb-on-a-laisse-certains-quartiers-se-ghettoiser-la-situ

    No Comment...

    Source : Europe1.fr via Contributeur anonyme

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Général Gomart : « l’invasion de l’Europe par les migrants est programmée, contrôlée et acceptée »

    Crashdebug.fr : Guillaume Lebeau, le témoignage saisissant d’un flic en colère

    Crashdebug.fr : L’islam radical à l’assaut de l’entreprise

    Crashdebug.fr : L’islam en France : la République en échec (Dossier Tabou)

    Crashdebug.fr : [Vidéo] L’invasion migratoire « tranquille » de l’Europe continue, parfaitement organisée…

    Crashdebug.fr : Emmanuelle Cosse : « On peut accueillir des réfugiés sans limite en France comme dans toute l’Europe » (RTL.fr)

    Crashdebug.fr : L’immigration de remplacement : quand l’ONU et l’UE organisent la disparition des peuples

    Crashdebug.fr : Grand Remplacement : (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • Gérard Collomb, crème de baron

    « Gégé » is back. L’ancien ministre revient à #Lyon récupérer le trône municipal. Mais en son absence, les appétits et les couteaux se sont aiguisés…


    https://lesjours.fr/obsessions/gerard-collomb-lyon/ep1-collomb-retour-lyon/

    #Gérard_Collomb #Collomb #Gégé
    ... une enquête de @wereport pour Les Jours (photos : @albertocampiphoto)


    • Y-a des gens qui médisent. Il paraîtrait que le procureur en charge de ces affaires aurait été nommé directement par l’exécutif. Il paraîtrait même qu’il serait sous les ordres de l’exécutif.
      Mais à quoi bon s’intéresser à ces choses là quand l’accusé s’en prend aux accents des journalistes. On le sait pourtant que l’extrême-républicain JLM est contre les particularismes régionaux...

    • Mémoire de poisson rouge de la part de « ceux qui savent » et qui aujourd’hui t’expliquent que l’autre là, il « beugle sa mère », alors que bon, tout est réglo quoi...

      JLM sur FB :

      Pour information : Le cadre juridique dans lequel se sont menées les perquisitions de mardi date de 2004 et le vote de la loi « Perben II ». Cette loi a notamment élargi les pouvoirs du procureur pour mener des perquisitions et des saisies dans le cadre d’une enquête préliminaire (comme la possibilité de le mener en se passant du consentement des personnes visées). A l’époque cette loi avait été largement dénoncée comme attentatoire aux libertés. « Le Monde » titrait : « inquiétant pour les libertés publiques » dans un article du 27 janvier 2004. La ligue des droits de l’Homme qualifiait la loi comme « un grave recul de l’État de droit ». Un recours au conseil constitutionnel contre la loi Perben II avait à l’époque été signé par, entre autres : Martine Billard, Robert Badinter, Manuel Valls, François Hollande, Gérard Collomb…

    • Perquisition Mélenchon : un souvenir d’il y a trois semaines... - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images
      https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/perquisition-melenchon-un-souvenir-dil-y-a-trois-semaines

      ""Vous avez la preuve que Mme Belloubet a donné l’ordre de ces perquisitions ?"" demande Léa Salamé à Alexis Corbière, au lendemain de l’orageuse perquisition dans les locaux de la France insoumise. Ah, chère Léa ! La preuve ! Bien sûr que non. Quelques souvenirs, en revanche. Pas très anciens : c’était il y a à peine un mois. La presse se faisait l’écho d’une information : Emmanuel Macron avait personnellement recalé trois candidats à la succession de François Molins au poste de procureur de Paris. Il avait récusé trois candidats issus de la procédure habituelle de nomination. ""L’Elysée prend la main sur les procureurs"" titrait Le Monde. ""Macron veut poser son parquet""titrait Libé. ""Macron veut choisir lui-même ses procureurs"", titrait Mediapart. Au vu et au su de tous, Macron faisait voler en éclats l’increvable fiction française de « l’indépendance de la Justice ». Et envoyait un signal clair : le procureur qui suivra les « affaires sensibles », à commencer par les instructions Benalla, aura réussi son examen de passage auprès de lui.

      Ce tir groupé d’articles date des 25, 26, 27 septembre. Trois semaines à peine. Il faut se souvenir de cet épisode, pour apprécier à leur juste valeur les questions, les éditos offusqués, aujourd’hui, de la même presse, devant les spectaculaires images de la confrontation physique entre Jean-Luc Mélenchon et les policiers qui lui interdisent de pénétrer dans le local de la France insoumise, en cours de perquisition. Confrontation physique qui s’est achevée par l’interruption prématurée de la perquisition, apparemment sans procès-verbal listant les pièces saisies, ce qui entrainera logiquement sa nullité.

    • L’ultra-violence des extrêmes

      « Malaise dans les rangs insoumis » :-) Enfin ! Il était temps que cesse cette béatification de notre Lider Maximo !

      JLM aurait subi le traitement fait à Adama Traoré et à tant d’autres dès qu’ils font mine de se rebeller, on pourrait découvrir des titres du genre « Troisième autopsie, JLM avait une maladie cachée, les policiers ne l’ont pas tué, il est mort de s’être énervé ».

    • Quand la communication en ligne de l’Insoumis dérape

      Sauf que cela ne passe pas, car de nouveaux harceleurs arrivent, de plus en plus virulents, de plus en plus haineux, de plus en plus inquiétants et l’absence de réponse est souvent interprétée comme la validation de la thèse d’un écart qui se creuse entre «  les médias  » et «  les gens  ». Théorie sur laquelle prospèrent les mêmes responsables qui ne le sont pas. Certains raids sur Twitter contre des journalistes paraissent à ce point synchronisés et identiques dans la forme qu’on en vient à se demander s’ils ne sont tout simplement organisés sur des salons de discussion fermés. On notera avec un certain amusement que ces militants n’hésitent d’ailleurs pas à brandir fièrement «  Je suis Charlie  » dans leur biographie de réseaux sociaux, tout en couvrant d’injures des journalistes.

      https://www.zdnet.fr/blogs/zapping-decrypte/quand-la-communication-en-ligne-de-l-insoumis-derape-39875217.htm

      ... et pendant ce temps à #Bure la répression-sans-limites explose tous les compteurs. Dommage de ne pas utiliser l’énergie de la #FI à défendre des droits plutôt que des personnes...

      #melenchonisme #culte_de_la_personnalité #personnification #trollage

    • J’avais déjà vu ça ici https://seenthis.net/messages/730273#message730321 @marielle et j’avais choisi de commenter la publie de @biggrizzly pour ne pas braquer les mélenchonistes... mais visiblement, oui, le #trollage se développe... Lorsqu’un media fera autant pour #Bure, pour #NDDL, pour plein d’autres combats encore, comme le fait #mediapart, peut-être je vous prendrai au sérieux. D’ailleurs ne citer que des hommes journalistes et ne pas tenir compte du travail incroyable et précieux de personnes comme Jade Lingaard, ça en dit long.
      En attendant, c’est pathétique de sur-réagir à ce point là...
      Et non, je ne veux pas débattre avec toi.

    • @val_k : note que je ne regroupe ces captures d’écran que pour en garder trace et en sourire (peut-être) plus tard quand ils seront tous passés à autre chose.

      Ce qu’il se passe à Bure ou NDDL fait partie de la même mission de l’Etat que ce qu’il se passe pour LFI : harcèlement et dénigrement.

      Troller, c’est la seule chose qu’il reste à beaucoup. Et c’est assurément triste. Mais c’est parfaitement indolore pour le pouvoir, on est bien d’accord.


  • Remaniements : la démocratie au risque des émotions
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/remaniements-la-democratie-au-risque-des-emotions-794171.html

    L’actualité du gouvernement Philippe illustre un tournant émotionnel qui transforme, de façon insidieuse, notre relation à l’État, mais aussi à la citoyenneté et au territoire. Par Alain Faure, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
    […]
    Les sanglots de Nicolas Hulot, l’uppercut d’Alexandre Benalla et l’attachement lyonnais de Gérard Collomb sont mis en scène dans toute leur intensité grâce aux médias de l’immédiat et aux réseaux sociaux du numérique. L’information est frontale, elle nous saisit, elle nous touche au cœur et elle nous électrise (en deux clics). C’est l’impression enivrante que la politique se déroule dorénavant dans une communion-répulsion affective avec les événements et avec des acteurs de premier plan.

    Pour décrypter la puissance du phénomène, il existe des travaux très convaincants en sociologie politique, en sociohistoire et en philosophie politique qui dévoilent l’entreprise d’envoûtement à l’œuvre. Les larmes recouvrent et masquent le sang du pouvoir, les affects sont les complices d’une manipulation des âmes où les puissants apprivoisent les passions.

    Mais il manque au tableau une mise en équation qui se révèle aujourd’hui déterminante : c’est la combinatoire de ces perceptions sensibles, et non leur simple addition, qui formate dorénavant l’imaginaire politique.

    Vu sous cet angle dynamique, le « tournant émotionnel » est profondément instable et disruptif, il devient le produit explosif et incontrôlable des trois promesses entremêlées. L’État omniscient, la citoyenneté du nombril et la magie des lieux sont des perceptions écorchées du vivre ensemble qui transforment, dans l’ivresse des égos du politique, les esthétiques de l’autorité, de l’engagement et de l’attachement au territoire.

    Notons enfin que le phénomène n’est pas une particularité made in France. Il se développe de façon tout autant explosive à l’étranger, et selon des formes démocratiques pour le moins inquiétantes.

    Sur l’État omniscient par exemple, les élections récentes en Russie, aux États-Unis, en Italie et au Brésil montrent que pour conquérir le pouvoir, les vainqueurs se sont appliqués à surjouer une médiation hyperpersonnalisée de nature divinatoire. Vladimir Poutine, Donald Trump, Matteo Salvini et Jair Bolsonaro sont les shamans contemporains de l’anti-mondialisation, ils revendiquent avec ferveur un État surplombant et autoritaire tout en justifiant les contraintes terrestres de l’impuissance publique et de la loi du marché. L’incantation passe toujours avant la responsabilité (et les croyances avant l’esprit de réforme).

    Sur la « citoyenneté du nombril », la montée du populisme émotionnel est observée partout dans le monde. Elle est sans équivoque concernant le rôle dorénavant donné aux émotions intimes dans le processus électoral : une vox populi par les tripes, en première intention, qui semble résolument désinhibée pour parler altérité, frontières, religion, famille... On découvre chaque jour de nouveaux buzzs sur Internet qui individualisent dans l’indignation les thématiques du chômage, de l’insécurité, des discriminations ou encore du terrorisme.

    Enfin sur la magie des lieux, on observe un regain régionaliste sans précédent dans tous les systèmes politiques et quelle que soit la tradition démocratique en présence. Les effervescences observées en Catalogne et dans l’Italie du Nord sont la partie visible d’un « retour du local » plein de paradoxes. Les plaidoyers identitaires font cohabiter des élans d’émancipation et des replis sur soi, des euphories participatives et de véritables régressions sociales...


  • Revue de presse du 30.09 au 06.10.18
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    « Face à l’islamisme, nos élites ont trahi »

    « Le transhumanisme est un fantasme mégalomaniaque et enfantin »

    USA : des employés de Google ont voulu contrer le décret migratoire

    Souveraineté des peuples ou droits des individus, il faudra choisir...

    Le racisme anti-Blancs, un impensé

    Alerte sur les pénuries de médicaments

    Que se passe-t-il au Planning Familial ?

    Soixante ans d’indépendance de la Guinée : “la célébration de la honte”

    « Reconquête républicaine » : Gérard Collomb brise le silence

    Mais pourquoi les riches votent-ils à gauche ?

    « De la culture du viol chez les chiens » : l’incroyable canular qui a piégé la sociologie américaine

    « Il faudra du temps avant que la parole des femmes se libère dans les quartiers »

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement


  • Cultiver des impuretés à l’école, cela s’apprend.
    Le goût d’apprendre à l’école, à l’origine des problèmes du nouveau Levothyrox

    Culture du viol chez les chiens, un canular trompe un fonctionnaire européen antisémite.
    Peinte inédite contre des revues scientifiques américaines.

    Gérard Collomb reviendra à l’Assemblée « début janvier », assure Macron
    La réforme constitutionnelle ne portera pas l’étiquette LRM aux municipales à Lyon.

    la Turquie tente de neutraliser l’homme qui avait giflé une femme à Paris
    Six mois de prison pour les djihadistes à Idlib

    Gaz, électricité : le vide président américain s’attaque à la Chine
    Pratiques prédatrices, modèle orwellien : est-ce vraiment le moment de changer de fournisseur ?

    L’Homme qui a giflé une femme à Paris ne portera pas l’étiquette LRM aux municipales à Lyon
    Six mois de prison pour Gérard Collomb

    #de_la_dyslexie_creative


  • [RussEurope-en-Exil] Guignol ou la décomposition de la « macronie », par Jacques Sapir
    https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-guignol-ou-la-decomposition-de-la-macronie-par-jacques

    Les pitreries qui ont entouré la démission de Gérard Collomb, pitreries somme toutes normales car nous avions oublié l’origine lyonnaise de Guignol, sont cependant politiquement significatives. La déclaration faites sur le parvis du ministère par le démissionnaire refusé puis accepté aussi. Cette démission s’inscrit dans une séquence désastreuse mais logique pour Emmanuel Macron dont le […]


  • [RussEurope-en-Exil] Guignol ou la décomposition de la « macronie », par Jacques Sapir
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15160-russeurope-en-exil-guignol-ou-la-decomposition-de-la-macronie-par-j

    Les pitreries qui ont entouré la démission de Gérard Collomb, pitreries somme toutes normales car nous avions oublié l’origine lyonnaise de Guignol, sont cependant politiquement significatives. La déclaration faites sur le parvis du ministère par le démissionnaire refusé puis accepté aussi.

    Cette démission s’inscrit dans une séquence désastreuse mais logique pour Emmanuel Macron dont le pouvoir est aujourd’hui à nu et dont la méthode, mélange d’autoritarisme et de népotisme (ou de clientélisme), ne fonctionne plus. Ils se sont bien envolés les espoirs que certains plaçaient dans son élection. Emmanuel Macron ne doit sa survie politique qu’aux division et aux faiblesses de l’opposition.

    Des démissions significatives

    La démission de Gérard Collomb, survenant après celle de Nicolas Hulot signe une crise (...)

    • Le mépris de classe n’est pas une exclusivité du président de la république ! Exemple, Madame aubry à Lille

      Opération : « Je quitte Lille, Capitale Verte » ce vendredi 5 octobre 2018 à 16h30 Démosphére
      https://lille.demosphere.eu/rv/6283

      Ce vendredi à 17h aura lieu le conseil municipal de la Ville de Lille. Au programme, une délibération sur « Lille capitale verte » !
      
Martine Aubry ayant, lundi 24 septembre, invité les Lillois.e.s mécontent.e.s de sa politique d’urbanisme à aller habiter ailleurs, c’est le moment de montrer avec force que nous serons nombreu.se.s à déménager si la ville continue de devenir une « capitale irrespirable ».

      Rendez-vous à 16h30 ce vendredi devant la mairie AVEC VOS VALISES. Apportez aussi vos masques, si vous en avez, type masque de chantier/travaux, pour montrer à nos élus que OUI NOUS SOMMES PRETS A PARTIR. A moins qu’il s’agisse de leur montrer, que nous pouvons aussi les aider à faire leur valise, si vraiment ils ne comprennent pas les aspirations des habitants !

      RDV devant l’hôtel de ville
      Place Roger Salengro
      Lille
      Métro Lille Grand Palais ou Mairie de Lille

       #lille #ps #martine_aubry #aubry #mépris_de_classe #mépris #nettoyage_social #urbanisme


  • Toxicomanie : des distributeurs de seringues réinstallés aux Invalides
    Hommage national à Charles Aznavour vendredi matin en Seine-Saint-Denis

    Le jour où Mascot, le petit robot a fait ses adieux à la France
    Manuel Valls largué à 300 millions de km de la Terre

    Paris accuse le renseignement iranien d’avoir accueilli autant de visiteurs étrangers
    Tourisme : la France n’a jamais commandité le projet d’attentat de Villepinte

    Gérard Collomb avait programmé le départ de Collomb de longue date
    La majorité déboussolée par son retour à Lyon
    #de_la_dyslexie_créative


  • Mort de Charles Aznavour : ce que révèle la dernière expertise médicale
    Adama Traoré est mort d’une défaillance cardio-respiratoire

    Après le séisme dans une ONG musulmane de Grande-Synthe, le bilan humain dépasse 1200 morts
    Opération de « prévention du terrorisme » en Indonésie

    A Londres et Paris : comment s’y retrouver
    Effet limité du Brexit sur l’immobilier : les carburants changent de nom

    Spiderman présente sa démission, Forza Horizon 4 la rejette
    Gérard Collomb et Emmanuel Macron : les meilleurs jeux vidéo de septembre

    Gérard Collomb et Emmanuel Macron changent de nom : comment s’y retrouver
    Les carburants présentent leur démission

    Au Brésil, le rempart des femmes contre l’autisme
    « En France, on a une vision réductrice de l’extrême droite, perçue comme un handicap »

    Accord européen pour réduire la TVA sur les médicaments.
    Alerte sur les pénuries de publications numériques

    #de_la_dyslexie_creative


  • Festivals : les coûts de sécurité à la charge des organisateurs, écrasants
    https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/festivals-les-couts-de-securite-a-la-charge-des-organisateurs-ecrasants/91021

    Les festivals de l’été débutaient à peine, qu’éclatait un fumeux scandale. Une directive signée par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb rejaillissait : par cette dernière, les organisateurs devaient prendre en charge les frais de sécurité liés à la présence de gendarmes, CRS ou autres véhicules. Et on attend impatiemment le point d’étape prévu cet automne.



  • Plus tard, Gérard Collomb sera dans les livres d’histoire et on en aura honte 
    Migrants : « Cette crise prévoit de quitter le gouvernement dès juin 2019 »

    Trois ans après le « dieselgate », Leclerc se lance dans le marché de l’électricité pour les particuliers
    Après Total et Cdiscount, 43 millions de véhicules empoisonnent toujours l’Europe

    Affaire Benalla : « Je suis innocent », affirme d’emblée le gendre au premier jour
    Procès Pastor : « Le Sénat apparaît comme le principal contre-pouvoir de notre système présidentialiste »

    « Vous êtes cons comme la Lune » : en une petite phrase, Macron expose sa vision du travail
    « Je traverse la rue, je vous en trouve » : TF1 saisit le CSA après les propos de Cyril Hanouna
    #de_la_dyslexie_créative


  • Gérard Collomb prévoit de quitter le sommet intercoréen de Pyongyang
    Coopération et dénucléarisation au gouvernement dès juin 2019

    En amphi, l’ordinateur au risque de l’EPR
    Nucléaire : EDF face à une arme de distraction massive

    Classe prépas : “je traverse la rue, je vous en trouve”
    « Il faut fluidifier Parcoursup », quand Macron expose sa vision du travail

    Mairie de Paris : comment le milliardaire Yusaku Maezawa a vu la machine s’enrayer
    Anne Hidalgo sera la première touriste autour de la Lune

    Terrains de foot synthétiques, sous l’égide de la Russie et de la Turquie
    Vers une zone démilitarisée à Idlib : risque peu préoccupant pour la santé.

    Etats-Unis : un policier a fait trente et un morts en Caroline du Nord et du Sud
    A Chicago, procès de l’ouragan Florence qui a tiré seize fois sur un jeune noir.

    Emmy Awards 2017 : le triomphe des femmes ... et des champignons
    Les dragons, menace sur la santé et l’alimentation

    Coquilles Saint-Jacques : “quand la crise sera dans les livres d’histoire on en aura honte”
    A Bord de l’Aquarius, accord entre les pêcheurs français et britanniques.

    Jean-Claude Romand annonce de nouvelles taxes douanières sur 200 milliards de biens chinois
    Trump, faux docteur et vrai meurtrier, demande à sortir de prison

    #de_la_dyslexie_creative


  • Benalla et Macron : le froid de la vengeance. – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/14/benalla-et-macron-le-froid-de-la-vengeance

    Benalla et Macron : le froid de la vengeance.
    septembre 14, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    Comment un homme noir de la République, habitué des coups les plus tordus, a abattu un concurrent et ébranlé Macron.

    L’affaire Benalla commence par un beau jour de mai. Nous sommes dans le bâtiment d’accès au ministère de l’Intérieur place Beauvau à Paris, face à l’Elysée. Cet Alexandre qui papillonne sa sécurité autour du président de la République a ici rendez-vous avec un haut fonctionnaire de l’équipe de Gérard Collomb. En dépit de ses qualités, celles qu’on lui prête et celles dont il s’est affublé, face aux policiers qui contrôlent l’accès de l’Intérieur, Benalla doit présenter ses papiers d’identité. Il attend le feu vert qui va lui ouvrir la porte de celui qui l’attend… Quand un mastodonte déboule dans son dos. Content de lui, provocateur et fier d’un pouvoir occulte et d’un effet de terreur qu’il entretient depuis trente ans, le tonitruant arrivant met la pression sur un Benalla qui fait le pied de grue. Alors que lui, le malabar, entre ici presque sans montrer ses papiers, tels ces chevaliers qui pénétraient à cheval dans les églises. L’Alexandre de Macron, homme d’ordre on le sait, s’étonne auprès des fonctionnaires de police que ce personnage sanguin entre dans le temple de la sécurité comme dans une minoterie. Après un échange de quelques phrases acides, les deux visiteurs se rendent à leur rendez-vous respectifs.

    Mais le mastodonte ne va pas en rester là. N’est-il pas un expert des coups tordus et intimidations, souvent conseiller autoproclamé de certains policiers et même de quelques juges, manipulateur d’affaires d’état ? C’est un homme protée et il veut désormais la peau de l’impertinent Benalla.

    Si le « manque de respect » du jeune franco-marocain est une raison de sa colère, le fond de la querelle est ailleurs. En cet Alexandre, le mastodonte découvre le jeune promoteur d’une police qui ne serait plus exercée par des fonctionnaires, mais tout autant par des privés. D’ailleurs lui, Benalla illustre bien cette libéralisation des missions régaliennes. Concurrence ! Depuis des années lui aussi, le malabar, met tout en jeu pour que s’ouvre au grand capital le « marché » de la sécurité. Couper les jarrets de Benalla c’est flinguer un concurrent.

    Enfin, pour la première fois depuis les deux derniers quinquennats, ceux de Sarkozy et Hollande, notre malabar roi des réseaux, est furieux de ne pas avoir l’oreille de Macron. Puisque que, et ça tombe à pic, elle est occupée par Benalla et ses amis. Dézinguer l’Alexandre c’est aussi une façon de se venger de cette porte qu’on lui claque au nez à l’Elysée.

    Pour ce marionnettiste, ce tireur de ficelles, obtenir une vidéo qui montre Benalla en train de tabasser des honnêtes gens est un jeu facile : le malabar est partout chez lui. Hasard ? …Le petit film compromettant va vite se retrouver dans la sacoche d’Ariane Chemin, journaliste au Monde. Le missile du mastodonte, feu d’artifice d’été, n’a plus qu’à décoller.

                                                                                                                Jacques-Marie BOURGET                                                                                                                                                                                                  URL de cet article 33792
    https://www.legrandsoir.info/benalla-et-macron-le-froid-de-la-vengeance.html


  • Emmanuel Macron fête Roch Hachana, le Nouvel an juif
    Ouest France avec AFP - Publié le 04/09/2018 à 21h20
    https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/emmanuel-macron-fete-roch-hachana-le-nouvel-juif-5949449

    Le président de la République a assisté mardi soir aux fêtes de la communauté juive à Paris à l’occasion des célébrations de ce culte pour le Nouvel an. Une cérémonie laïque qui accueillait plusieurs ministres et d’autres personnalités politiques.

    Emmanuel Macron a assisté mardi soir à la Grande Synagogue de Paris à une présentation des vœux à la communauté juive pour les fêtes du Nouvel an juif (Roch Hachana) qui débutent dimanche, en présence des responsables de la communauté.

    Après une journée chargée, marquée par un remaniement et un feu vert au prélèvement à la source, le président de la République, est arrivé vers 20 h à la synagogue de la rue de la Victoire (IXe arrondissement). Il a été accueilli par le grand rabbin de France, Haïm Korsia, le président du consistoire, Joël Mergui, et le grand rabbin de Paris, Michel Gugenheim.

    Parmi les invités figuraient plusieurs ministres du gouvernement dont Gérard Collomb (Intérieur), mais aussi l’ex-président Nicolas Sarkozy, la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, des députés et quelques personnalités comme Marek Halter ou Francis Huster.

    Une première pour un chef de l’État

    C’est la première fois qu’un président de la République assiste à cette cérémonie laïque, précise l’Élysée, qui rappelle que, l’an dernier, Emmanuel Macron s’était rendu à la célébration des 500 ans du protestantisme et avait participé au dîner de rupture du jeûne du ramadan, organisé par le Conseil français du culte musulman.

    Plus récemment, il est allé prendre possession, après une cérémonie religieuse, de son titre de «  premier et unique chanoine d’honneur  » de la basilique Saint-Jean-de-Latran.

    La communauté juive française, qui compte environ 500 000 personnes, est la plus importante d’Europe.

    #Macronreligions

    • La communauté juive se montre inquiète
      Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 05/09/2018 à 09:18
      http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/09/05/01016-20180905ARTFIG00001-la-communaute-juive-se-montre-inquiete.php

      Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy lors du discours du président du Consistoire juif, mardi soir, à la grande synagogue de Paris. POOL/REUTERS

      (...) Le président honore de sa présence la communauté religieuse juive - une première historique - qui l’invite pour la présentation officielle des vœux .

      Faire une « pause »… Serait-ce là une opportunité pour l’élu de la nation qui traverse une passe difficile ? De fait, Emmanuel Macron, très salué individuellement, est plutôt mollement applaudi par la foule. Contrairement à un Nicolas Sarkozy qui a soulevé l’enthousiasme une demi -heure plus tôt. « Pause » du reste obligée, pour le chef de l’État : le protocole laïque lui impose de ne pas prendre la parole dans cette enceinte religieuse où l’assemblée priera pour la France. Scène de silence rare pour un politique que le grand Rabbin de France, Haïm Korsia, croque d’un trait d’humour mais qui donne le ton de la cérémonie. « Vous êtes comme le Mur occidental, [Dit Mur des lamentations à Jérusalem, ndlr.] à qui nous confions nos peines et nos espoirs, sans qu’il ne nous réponde alors que nous savons bien que quelqu’un nous entend ! »

      Car la communauté juive est gravement inquiète pour son avenir en France. La montée de « l’islamisme », de « l’antisémitisme » et de « la haine d’Israël » sera plusieurs fois dénoncée devant la plus haute autorité de la République. (...)


    • C’est du n’importe quoi comparable à la campagne actuelle contre Jeremy Corbyn.

      Les adversaires de Sarah Wagenknecht au sein du parti Die Linke construisent le mythe de l’ex communiste convertie en membre de la cinquième colonne de la droite qui aurait infiltre le parti afin de le diviser. Ces reproches sont ensuite repris et interprétées par la droite pour nuire au projet de gauche dans son ensemble.

      On commence à comprendre les raisons pour les reproches en question quand on regarde les différentes tendance de la gauche allemande qui se rencontrent dans ce parti. Ce sont surtout les militants de Ouest issus des milieux « sponti » anti-dogmatiques et anarchistes qui revendiquent l’abolition de toutes les frontières et considèrent cette revendication comme critère essentiel pour décider si quelqu’un est de gauche .

      Sarah Wagenknecht par contre fait partie de ceux qui envisagent des solutions faisables et pour les réaliser elle abandonne les revendications maximales et illusoires. Pour les milieux de l’extrème gauche ses positions sont alors des positions de droite. Parallèlement elle se trouve en concurrence directe avec d’autres personnes à la tête du parti qui n’hésitent pas de tout faire pour nuire à son image de marque.

      Initialement Sarah Wagenknecht faisait partie du courant Kommunistische Plattform (KP) au sein du parti (https://kpf.die-linke.de/start). Elle a donc appris à analyser les choses d’une manière systématique et scientifique. Ce n’est pas le cas des adhérents des idées libertaires et des militants des courants de gauche modernes peu informés sur ce qui constituait la gauche prolétarienne et marxiste. La base de leur engagement est une moralité individualiste donc en oppostion au raisonnement marxiste classique.

      Cette gauche radicale et intellectuelle représente une vision du monde assez répandue chez les jeunes citadins plus ou moins précarisés qui survivent comme web-designer, étudiants et petits cadres sans poste fixe qui sont dépourvus de toute expérience collective prolétaire. Au fond ils se sentent proches des réfugiés africains et syriens parce qu’ils vivent dans une situation aussi isolée et incertaine qu’eux sauf qu’ils profitent encore du soutien de papa/maman et du système social de l’état. La revendication d’ouvrir toute les frontières immédiatement leur est pour le moins sympatique.

      Sarah Wagenknecht par contre ne se situe plus dans une perspective communiste et surtout pas dans une perspective de jeunes intellectuels citadins. Elle dévéloppe un projet inspiré par son mari l’ex candidat social-démocrate pour le poste de chancelier allemand Oskar Lafontaine et par La France insoumise de Jean-Luc Melenchon .


      Le site de son projet Aufstehen ! n’est actuellement pas joignable à cause du trop grand succès (ou d’une attaque DOS).
      https://www.aufstehen.de

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      L’initiative Aufstehen cherche à regrouper et à activer les électeurs et militants social-démocrates trahis par leur parti et les sydicalistes que font fuir les militants Spontis . On lit souvent dans la presse que le mouvement Aufstehen chercherait à récupérer les électeurs de la gauche votant à droite actuellement. Sarah Wagenknecht défendrait des positions de droite pour y réussir. Quand on l’écoute on comprend que ce n’est pas le cas. Même si on part du principe que Aufstehen n’est qu’une tentative supplémentaire de vendre de la politique ce point de vue est idiot car il s’agit d’un nombre d’électeurs trop petit pour justifier le grand effort pour lancer un mouvement. Quand on regarde les statistiques on trouve par contre que les pauvres ne votent pas AfD ou NPD. Ils ne votent simplement pas parce qu’ils se sentent trahis par les partis politiques.

      N’oublion pas que le sujet de la vague d’immigrés est utilisé par la droite (y compris les médias de la droite modérée) pour faire peur aux employés afin de pouvoir encore mieux baisser les salaires et créer une ambiance de la peur.

      Voilà ma conclusion : Sarah Wagenknecht et plein de militants de gauche lancent un nouveau projet qui tente de resoudre un tas de problèmes posés par les appareils des partis et par l’impression qu’ils donnent au public. C’est un projet de gauche ouvert mis en place par des « pros » de la communication, c’est du « top down » pas du « bottom up », ce n’est pas non plus un projet « grassroots » si cher à la gauche hippie californienne à l’origine de la silicon valley . C’est très allemand et très européen. C’est un projet qui s’adresse à monsieur et madame tout-le-monde.

      On verra la suite ...

      P.S. Sarah Wagenknecht est membre du parti Die Linke et défend ses positions même si elle n’est pas d’accord avec toutes les décisons des congrès divers. Voici un petit extrait du programme du parti - ce ne sont certainement pas des positions de droite.

      Prigramm der Partei Die Linke
      https://www.die-linke.de/partei/grundsatzdokumente/programm

      Menschen, die vor Menschenrechtsverletzungen, Kriegen und politischer Verfolgung geflohen sind, dürfen nicht abgewiesen oder abgeschoben werden. Wir fordern die Wiederherstellung des Grundrechts auf Asyl und kämpfen gegen die Illegalisierung von Flüchtlingen, gegen Abschiebungen, jede Form von Sondergesetzen wie die Residenzpflicht sowie gegen Sammellager. Die Abschottungspolitik der EU ist unmenschlich – wir wollen keine Festung Europa. DIE LINKE richtet ihre Flüchtlingspolitik nach Humanität und Menschenrechten, so dass der Schutz von Menschen in Not im Vordergrund steht und nicht ordnungspolitische oder ökonomische Überlegungen. Deshalb setzt sich DIE LINKE für die Abschaffung der Grenzschutzagentur FRONTEX ein, die das wichtigste Abschottungsinstrument der EU darstellt.

      #Aufstehen #gauche #immigrés #Allemagne #réfugiés

    • Que dit exactement Sahra Wagenknecht sur l’immigration ? - Libération
      http://www.liberation.fr/checknews/2018/09/04/que-dit-exactement-sahra-wagenknecht-sur-l-immigration_1676492

      Bonjour,

      Vous nous avez demandé le verbatim en français des propos polémiques de Sahra Wagenknecht.

      En ce mardi 4 septembre 2018, la femme politique allemande, figure important du parti Die Linke, lance un nouveau mouvement politique nommé Aufstehen (en français : Debout), qui intéresse la presse étrangère.

      Ainsi Le Monde parle de « l’émergence d’une gauche antimigrants », le HuffPost titre « un mouvement politique de gauche radicale et anti-migrants lancé en Allemagne », Libération note au sujet de Wagenknecht que « l’une des cadres de Die Linke va lancer début septembre un mouvement qui reprend les accents de l’extrême droite sur la question migratoire » et Grazia ose même la présenter comme « l’Allemande à cheval entre Mélenchon et Le Pen ». Dans ces articles, on peut lire que cette égérie de la gauche radicale allemande a décidé de défendre une politique antimigrants pour récupérer le vote des électeurs des couches populaires qui se seraient tournées vers le parti d’extrême-droite Alternative für Deutschland (AfD).

    • Que dit exactement Sahra Wagenknecht sur l’immigration ? - Libération

      Lire cet article permet de comprendre dans le texte ce que dit Sarah Wagenknecht. On est loin, très loin des caricatures de la simplification médiatique. Et encore plus loin de l’injurieuse solidarité inconditionnelle de certains dirigeants du PCF avec la fraction est allemande des anciens communistes de Die Linke.
      Jlm

    • Danke, Sahra !
      Très occupée, cet été, par ma xième remigration en France, je découvre la campagne de récupération des voix de l’AfD de Sahra Wagenknecht et son « mouvement de rassemblement » Aufstehen (https://www.sahra-wagenknecht.de ).
      Marqué au coin du bon sens, son propos en séduira plus d’unE, mais sont-ce vraiment les personnes que la pauvre gauche allemande doit séduire aujourd’hui ?
      Où l’on comprend que l’internationalisme n’est qu’un leurre capitaliste et que tous ces migrantEs (de la classe moyenne) vont venir nous prendre nos derniers jobs à quelques sous, ou ceux de nos camarades migrants saisonniers intra-EU (?)…
      Perplexe face à une démarche stratégique -ou plutôt tactique- qui vise les symptômes (la migration) pour guérir des causes (le capitalisme), je retiens cependant une problématique très intéressante, et vieille d’une centaine d’années au moins : l’Etat souverain est-il le seul rempart possible contre le capitalisme ?
      En tout cas, remercions Sahra de nous forcer à nous poser la bonne vraie question : qu’est-ce que cela veut dire être de gauche aujourd’hui ? Et je le pense sincèrement.

      #Sahra_Wagenknecht #gauche #migration

    • On a commencé la discussion parce qu’un grand journal francais titre qu’en Allemagne émergerait une gauche antimigrants. Cette affirmation se réfère à l’initiative #Aufstehen lancée par Sarah Wagenknecht et d’autres.

      Nous avons constaté pourquoi cette affirmation est fausse. On pourrait passer beaucoup de temps à identifier de nombreuses citations qui le prouvent. Je pense que c’est inutile et que chacun peut très bien le faire lui même avec les moteurs de recherche divers. Les résultats sont le bienvenus.

      A mon avis la question des « réfugiés » cache le véritable problème qui est l’existence d’une classe économique qui en défendant ses intérêts détruit l’espace vital de tous dans le monde entier. Elle abuse des habitants des zone défavorisées en les mettent en concurrence directe avec ceux parmi les habitants des pays les plus riches qui n’ont pas d’autre source de revenus que leur travail. Autrefois on parlait du prolétariat. Nous somme tous redevables aux militants du mouvement ouvrier parce que ces prolétaires se sont battus pendant des siècles pour enfin obtenir une récompense sous forme de travail bien payé et de garanties sociales.

      Ces acquis sont menacés par les capitalistes de tous les pays et par leur agents dans les entreprise, dans les institutions de l’état et dans les médias. Les migrants jouent un rôle clé tactique dans cette lutte pour le profit. On a vu comment ca a marché aux États-Unis au dix neuvième et vingtième siècle et nous assiston actuellement à l’exploitation du phénomène par un président xénophobe et raciste. Ce pays immense a vu le génocide des autochtones au profit des immigrés arrivant par vagues consécutives entre le dix huitième et le vingtième siècle.

      L’immigration vers l’Europe est profondément différente des événements historiques américaines. Les raisons pour quitter son pays natal sont toujours les mêmes mais la situation dans les pays d’acceuil donne aux grandes vagues d’immigration une qualité différente à chaque fois.

      Après la guerre de trente ans qui avait dévasté le pays et réduit la population de trente pour cent le roi de Prusse n’était que trop content de pouvoir acceuillir les réfugiés protestants de France. La réaction de ses sujets ressemblait aux actes xénophobes d’aujourd’hui : la populace de Berlin incendiait les maisons des nouveaux sujets de leur roit. Ils n’étaient décidément pas le bienvenus. Pourtant les huguenots ont prospéré et constituent aujourd’hui une partie des allemands fortunés ou pour le moins cultivés.

      En Chine la dernière vague d’immigration au dix septième siècle se présentait sous forme d’invasion guerrière mandchoue. Une fois le pays conquis ces envahisseurs adoptaient la culture chinoise à un point où ils n’étaient plus distinguable des chinois « de souche » par un visiteur du pays. Quelques siècles auparavant les Mongoles avaient suivi le même chemin.

      Face aux phénomènes d’immigration d’aujourd’hui nous nous trouvons plutôt dans la situation des Prussiens ou Chinois historiques. S’il n’y avait pas le problème de l’épuisement des ressources planétaires et du changement climatique par le capitalisme insatiable on pourrait nous contenter de critiquer quelques questions concernat la gestion de l’acceuil des nouveaux citoyens.

      Malheureusement il y a ces questions de base qu’il faudra resourde si on veut permettre à nos grands enfants de vivre dans la paix et sans soucis matériels énormes. Notre tâche consiste alors dans la défense de nos droits économiques et et politiques afin de pouvoir contribuer aux solutions envisageables dont aucune ne sera l’oeuvre de la classe capitaliste marquée par l’avarice et la méchanceté.

      Rappellons enfin l’histoire des Koslowski ces Polonais qu’on a fait venir dans la Ruhr afin d’y extraire le charbon dans les mines. Ce sont leurs enfants et grands-enfants qui ont crée les grandes organisations ouvrières comme le parti social-démocrate dont la renaissance est tant désirée par Sarah Wagenknecht et Oskar Lafontaine .

      Soyons solidaires avec les nouveaux arrivants, ils nous remercieront et soutiendront notre combat. Si l’initiative #Aufstehen se dévéloppe en véritable mouvement il pourra contribuer aux actions communes afin de créer l’unité des gens sans capital et armée.

    • Travailleurs de tous pays, unissez-vous, mais s’il vous plaît restez chez vous (on n’est pas prêts, promis on se fera une bouffe, en attendant bon courage, hein).

      La « caissière de Lidl » et le bobo ont bon dos. Le dumping salarial ne date pas d’hier et l’Allemagne s’en gave particulièrement depuis trente ans. Profiter de l’obsession migratoire et du contexte actuel pour ratisser des voix, oui, c’est de l’opportunisme politique sordide et une forme de capitulation.

      Ce sont les dirigeants politiques, de droite et surtout de « gauche », et les patrons qui sont responsables du dumping, du précariat, du travail forcé en Allemagne, pas les migrants. Se dédouaner sur eux et sur le Grand Capital International des inconséquences et des trahisons de la gauche allemande, comment dire... c’est pratique, en effet.

      Pour un autre point de vue sur le sujet en (beaucoup) moins énervé — plutôt qu’avec Corbyn, le parallèle dans le malaise sur le fond est plutôt à faire avec une bonne partie de la gauche française et surtout avec la FI et Mélenchon (qui pourrait reprendre mot pour mot Wagenknecht : « Les gens ont besoin d’une perspective dans leur pays d’origine », « Plus de migrants économiques, cela signifie plus de concurrence pour les bas salaires dans le secteur de l’emploi », etc) —

      cf. (par exemple)

      http://www.regards.fr/politique/article/sur-l-immigration-la-gauche-n-a-plus-les-mots

    • On m’envoie quelques précisions :

      Les adversaires politiques de Sarah Wagenknecht sont d’abord les membres du courant « pragmatique » Forum demokratischer Sozialismus (FdS). Je ne parlais pas explicitement d’eux car ce sont surtout les milieux d’extrème gauche et du courant Emanzipatorische Linke (EmaLi https://emanzipatorischelinke.wordpress.com/uber-uns ) qui revendiquent l’ouverture immédiate et totale de toutes les frontières.

      Apparemment il faut être plus précis en ce qui concerne le sujet du vote des pauvres : La petite bourgeoisie et les fonctionnaires constituent la base principale de l’extrême droite comme c’était déjà le cas des nazis dans les années 1920. Il y a quand même un nombre non négligeable de gens pauvres et défavorisés qui votent pour le parti AfD et les nazis du NPD. On trouve des informations imprécises et erronnées à ce sujet dans quelques études rectifiées depuis par d’autres analyses plus exactes.

    • @nepthys J’ai l’impression que l’histoire de la position anti-migrants de SR n’est qu’une fabrication. D’après ce que je lis sur le projet #Aufstehen les problèmes en relation avec l’immigration ne se trouvent pas au centre de l’initiative. Son but est plutôt de développer une solution pour des gens qui aimeraient apporter leur grain de sel au processus politiques mais n’y arrivent pas à cause du caractère hermétique des appareils politiques.

      Les sujets du mouvement #Aufstehen sont actuellemen collectionnés et il y a un début de discussion autour. Les questions de sécurité et de l’immigration seront sans doute abordées et il reste à tester si on pourra développer des approches et des solutions plus réalistes et humaines que les concepts farfelus présentés par la droite et par les extrémistes de gauche.

      Cet article de Telepolis l’explique très bien (je profite de l’occasion pour attirer votre attention sur l’ecellent moteur de traduction DeepL https://www.deepl.com/translator)

      Ein kommender Aufstand ? Sarah Wagenknecht startet « Aufstehen »
      05. September 2018 Malte Daniljuk
      https://www.heise.de/tp/features/Ein-kommender-Aufstand-Sarah-Wagenknecht-startet-Aufstehen-4155535.html

    • Je ne sais pas trop quoi penser... J’ai lu des trucs de Mélenchon hallucinants, « c’est pas que les migrants soient méchants mais le capitalisme nous les envoie pour augmenter le chômage ». Je ne sais pas si Sarah W est aussi ambivalente mais en France la lente courbe autoritaire et raciste de Chonchon me fait craindre le pire.

    • @baroug Suite au seen de @aude_v j’ai profité de la dernière journée chaude et ensoleillée à Berlin pour passer du temps à la piscine et lire le livre de Sarah Wagenknecht Couragiert gegen den Strom . C’est une série d’interviews par le rédacteur en chef de Telepolis Florian Rötzer où elle explique ses position et principes. Je peux alors confirmer ce que j’écris plus haut et je peux dire que les propos de Mélusine sur Twitter sont ou de très mauvaise foi ou marqués par son ignorance.

      On est en pleine lutte politique et il faut partir du principe que toute affirmation sert l’agenda de quelqu’un, généralement c’est la droite qui est très habile en ce domaine. Seule solution : vérifier les sources et ne faire confiance qu’aux personnes compétentes qui le méritent.

      Mélusine
      ‏ @Melusine_2Attendez, Wagenknecht n’est pas « anti-migrants », elle a seulement dit que :
      – l’arrivée des migrants nuit aux travailleurs allemands,
      – les frontières ouvertes augmentent le risque d’attentats,
      – l’argent de l’accueil des réfugiés aurait mieux profité aux Allemands précaires.

      Melusine ne cite pas ses sources, alors je pars du principe que ce sont des rumeurs (l’article dans Libé ?). J’explique plus haut comment et par qui elles arrivent.

      SR dit que les capitalistes se servent de l’arrivé des réfugiés pour faire augmenter la concurrence entre les ouvriers simples. Elle explique que c’est une des raisons pourquoi le gouvernement allemand ne s’est intéressée que très tard à la question des réfugiés. C’est la signification de sa critique de la politique des frontières ouvertes.

      Pour des affirmations comme les frontières ouvertes augmentent le risque d’attentats les anglophones utilisent la jolie expression « truism » cad un truc tellement évident que ce n’est pas la peine de le mentionner.

      La dernière phrase est complètement fausse. SW dit qu’on aurait mieux fait d’investir l’argent qu’on dépense pour les intervention militaires en Syrie et ailleurs pour aider les gens sur place par des mesure humanitaires et économiques.

      encore Melusine :

      En 2016 après l’attentat de Berlin elle n’avait pas hésité à dénoncer l’ouverture incontrôlée des frontières.

      Là c’est encore une déformation des propos de SR : Elle critique le fait que rien n’a été fait pour préparer ou prévenir l’arrivée des centaintes de milliers de réfugiés alors que tout le monde savait longtemps avant qu’ils étaient en train de se préparer à partir. Le gouvernement allemand a participé à la guerre en syrie du côté des turcs et américains avec des avions d’espionnage. Il était parfaitement informé sur chaque détail des événements à venir.

      Nous sommes actuellement confrontés à une tentative systématique d’associer chaque critique de la politique du gouvernement Merkel avec des agissements d’extrême droite. Les médias allemands (dont 85% se trouvent entre les mains de quelques familles de milliardaires, l’ex journal d’opposition TAZ s’étant rallié au courant vert-néolibéral et belliciste) font tout pour ne pas faire passer le message de la gauche (et de Sarah Wagenknecht) que l’internationalisme et la solidarité signifient autre chose que de faire venir tous les malheureux du monde en Europe.

      La solidarité internationaliste siginfie au contraire de lutter contre le « brain drain » dont souffrent les pays pauvres et de tout faire pour permettre aux populations locales de mener une vie digne et de défendre les revenus des ouvriers et petits producteurs sur place.

      En même temps SR défend le droit à l’asyl politique et le droit de trouver refuge pour les victimes des guerres contre les mesures prévues par la droite allemande. Elle rappelle que ce sont les gouvernements de droite et social-démocrates qui ont amputé et rendu impracticable ce droit dans le passé, alors que la gauche l’a toujours défendu. Le PS de France ne rentre pas dans cette définition de la gauche comme son homologue allemand.

      Un des sujets du projet #Aufstehen sera sans doute de trouver des manhières pour intégrer les ouvriers immigrés dans les syndicats. C’est également un aspect de la solidarité internationale d’enseigner la manière de défendre ses intérêts collectifs.

      Voila quelques uns des sujets et arguments qui sont systématiquement tus par les médias majoritaires « de qualité » dans le cadre de leur défense des intérêts et points de vue de la classe donimante et de ses agents confrontés au mécontenement des gens ordinaires.

      P.S. J’ai l’impression que Melusine ne cherche pas à dénoncer SR mais elle n’arrive pas à sortir de la matrice d’interprétation omniprésente. En conséquence elle n’arrive pas à saisir le sens des propos et positions de SR et contribue aux dénociations des positions de gauche. Elle n’est pas seule dans cette situation et c’est pour cette raison que j’ai commencé mon seen initial en citant la campgane contre Jeremy Corbyn.

      P.P.S. Dans lutte pour la communication de nos convictions nous ne sommes pas confrontés à une conspiration de forces occultes mais à sa version pluralistes, ouverte et beaucoup plus efficace.

    • @baroug je trouve que la remarque ironique de @biggrizzly est tout à fait justifiée.

      Les médias allemands suivent généralement un choix des mots ( wording en Denglish ) qui contient des jugements là où suivant l’éthique journalistique traditionelle une information non partisane serait appropriée. C’est pareil pour ses grilles explicatoires. Les discussions, communiqués de presse et événements sont filtrés par une sorte d’égalisateur qui assure que chaque contenu qui risque de mettre en cause la politique Merkel est rendu inoffensif.

      Ce formatage le rend quasiment impossible de comprendre quoi que ce soit aux processus politiques allemands si on ne fait pas partie des cercles du pouvoir. Les autres sont obligés de passer énormément de temps à décoder les messages transmis par les médias majoritaires.

      Il faut lire la presse internationale en plusieurs langues dont l’Anglais et le Russe si possible. Ces sources ne couvrant qu’une petite partie des événements et publications qui concernent la politique allemande, il faut en plus se procurer des sources supplémentaires allemandes.

      Je viens de me rendre compte à quel point il est difficile même pour moi de comprendre dans le détail les positions politiques, de faire la différence entre informations construites et manipulées et les faits « dures » qui ont été confirmées par plusieurs source dignes de confiance, et je passe sur les affirmations d’un tel ou d’une telle plus ou moins crédible.

      Pour juger de la fiabilité d’une source je finis généralement par me poser a question de ses origines sociales, de qui elle dépend, qui la fait gagner son pain et qui décide sur sa carrière. Après il y a les journalistes (et politiciens et économistes et entrepreneurs et syndicalistes etc.) plus ou moins compétents en leurs domaines respectifs, ce qui fait encore varier le poids de leurs affirmations et positions.

      Ouf, avec tout cela comment veux-tu qu’une personne ordinaire comprenne quoi que ce soit aux contenu qui lui est vendu comme « vérité officielle » par les médias majoritaires.

      On peut effectivement comprendre, par exemple, le caractère de Sarah Wagenknecht, saisir le sens de ses mots passés par la moulinette idéologique des grands médias et juger du poids de ses décisons en prenant en compte exclusivement ce qui est dit sur elle dans la presse - soyons clairs - bourgeoise. L’utilité d’une telle démarche peut exister pour quelqu’un qui travaille dans l’office d’un député de la droite. Le militant de gauche n’apprend pas grand chose d’utile par les médias majoritaires.

      La droite populiste scande Lügenpresse, Lügenpresse parce que ses militants sont exposés à des informations dont ils connaissent le manque de précision et d’intérêt pour eux mêmes. A travers leur vision simpliste du monde ils y découvrent un énorme complot dont fait partie chaque reporteur d’une télé officielle. Ce n’est pas mon problème mais l’existence de cette vision des médias fait preuve de l’énormité des contradictions du système capitaliste plus ou moins démocratique.

      Alors où chercher les informations fiables ? Je ne sais pas, mais je vous fait confiance, enfin plus ou moins ;-)

    • Baroug a supprimé son commentaire, mais nous en avons reçu la notification et ce faisant son contenu.
      Je comprends son intention première, et son revirement.

      J’ai bien précisé « milliardaires » dans mon commentaire lapidaire.

      Les militants doivent passer le plus clair de leur temps à se justifier que « [leur] candidat n’a pas dit ceci ou cela, même si, c’est en première page de Libé ». Comme tu le dis Klaus, « tu es du côté du pouvoir, les articles et la titraille vont te faciliter la tâche. Tu es de l’autre côté, ceux-ci vont être malveillants ».

      Tiens. Ce matin, j’ai lu DS (ASI) qui expliquait que la faible mobilisation face au réchauffement climatique, c’était de la faute à Alex Jones et à tous les complotistes faiseurs de fakenews. J’ai bien rigolé. Il aime bien Twitter, DS. Et il va s’en rendre compte qu’il est plus (+) en train de regarder le doigt que la lune...

      Les premiers pourvoyeurs de fakenews sont les élites et leurs appareils étatiques. Et nous, on continue à faire comme si les fakenews, c’était les sites parodiques et les prédicateurs. Oubliées les lois sur le secret des affaires, et la destruction systématique des lanceurs d’alerte, avant même cette loi.

      Donc là, nous sommes tous anxieux, parce qu’une femme politique qu’on a l’habitude d’entendre dire des choses intelligentes, et bien des journaux de milliardaires lui ont collé l’étiquette « gauche anti-migrants ». Ils ont créé la polémique, ils ont choisi les mots, et ils ont balancé le cocktail molotov. Et ça se termine en « de toute façon, les politiques de gauche sont racistes, sexistes et autoritaires ». Carton plein pour les morveux certificateurs d’informations vraies. (Et admirez. D’un côté ça suscite la polémique avec le titre infamant, et de l’autre (Checknews), ça relativise et ça édulcore...)

    • Je l’ai viré parce que personne des gens à qui je l’avais transmis par ailleurs n’y avait compris grand chose.

      Mais :
      1) le diplo EST possédé par des milliardaires (50% appartient au Monde)

      2) dire "c’est libé donc c’est de la merde" c’est vraiment un raisonnement paresseux. Y’a beaucoup de merdes dans Libé, et y’a d’excellents papiers aussi, comme dans le Figaro, Le Monde ou Le Monde diplo. Pas à doses égales, et on a là dessus des ressentis différents, mais sans me faire l’apôtre inconditionnel de la nuance, il faut quand même en faire un minimum. On peut avoir une position critique sur « les médias dominants » et les propriétaires de la presse sans sombrer dans un manichéisme aussi absolu.

      3) Ce papier de Libé cite longuement la dame incriminée, et s’il faut décrypter ses propos à ce niveau de détail, c’est que oui, il y a un problème. Et pour moi, comme Mélenchon, oui, elle drague l’électorat d’extrême droite quand elle fait ça. Il me semble que comme lui, c’est de l’ordre de la stratégie politique davantage qu’autre chose, mais dans les deux cas ça ne me réjouit pas.

    • En l’occurrence, c’est Libé qui se permet de ne pas faire dans la nuance, comme tu me reproches de ne pas le faire avec raison (je n’en avais pas l’ambition).

      OK, si tu lis Libé dans le détail, tu découvres que c’est bien plus nuancé, qu’il y a parfois des articles passionnants. Mais il y a des choix qui sont fait dans ces journaux, et ces choix ne le sont pas, nuancés, ils sont politiques, et parfois malveillants, et d’autres fois borgnes.

      Décider de soutenir un choix dans un référendum, une personne dans une élection, la survenue d’une guerre, ou un menteur patenté, c’est un choix politique non-nuancé, voire un choix économique en faveur de certains milliardaires, et tout le decorum autour ne peut plus être désigné que comme une sorte d’alibi.

      On renifle la culotte des gauchistes qui ne savent plus comment faire pour intéresser les électeurs (« et ça ne [nous] réjouit pas »). Et on se retrouve avec une situation à l’américaine, où les élites ne savent plus comment faire pour faire élire des élus qui ne soient ni extrémistes de droite, ni gauchistes.

    • J’ai pas tout compris mais tu ne peux pas dire simultanément que le papier de Libé est mensonger et que tu est d’accord sur le fait que ce qu’il raconte de Sahra Wagenknecht ne te réjouit pas (entérinant l’idée qu’en fait non il n’est pas mensonger mais que tu préfèrerais qu’il n’évoque pas le sujet).

    • Le site du « mouvement de rassemblement » Aufstehen nous propose de nous organiser. Nous, i.e. le peuple, j’ai envie de dire : le peuple de la rue, vu le film de propagande qui montre Mme et M. tout le monde en bas de son immeuble. https://www.aufstehen.de
      Organisez-vous ! répète Wagenknecht et moi, depuis longtemps je veux m’imprimer un T-shirt noir avec en gros : Organize ! dessus et ne peux qu’approuver cent fois. « Don’t mourn, organize ! » sont d’ailleurs les mots prêtés au syndicaliste nord-américain Joe Hill, exécuté sans preuves en 1915 (cf. la chanson de Joan Baez), mots fréquemment repris par des mouvements contestataires (même contre Trump).
      Aufstehen propose donc de mobiliser la rue pour contrer le système politique (Politikbetrieb) qui ne la représente plus et mieux y entrer par la suite. C’est pour cela que Aufstehen veut être un mouvement et non un parti comme la SPD, Die Grünen, Die Linke (n.b. : du côté des fachos, Pegida est un mouvement anti-islam, l’AfD est un parti d’extrème-droite). Je ne peux qu’approuver cent fois.
      Mais si je cherche sur le site des informations sur la politique migratoire, je n’en trouve pas, même dans les interview de Wagenknecht. Peut-être ai-je mal cherché. (Hilf mir@Klaus !)
      Par contre, sur le site du mari de Sahra Wagenknecht, co-lanceur du mouvement, j’étais sûre de trouver plus d’idées de fond… Oskar Lafontaine a tout mon respect, un peu parce qu’il est sarrois comme moi, mais surtout parce qu’il est aussi courageux que sa femme.
      Effectivement, on trouve dans la première interview (12.8.18), des petites choses sur l’économie et la politique migratoire :
      L’économie : Sahra Wagenknecht et Oskar Lafontaine sont des adeptes de l’ordolibéralisme (en gros l’Etat donne un cadre général à l’économie pour garantir la libre-concurrence, mais sans le « laisser-faire » du libéralisme sauvage). Quand on lui demande si la formule du Godesberger Programm « Autant de marché que possible, autant d’Etat que nécessaire ! » est toujours valable, Lafontaine approuve. Le programme de Bad Godesberg de 1959 a signé la conversion de la SPD à l’économie de marché (social).
      Sur la politique migratoire, Oskar déclare : « Les problèmes sociaux tels la pauvreté des enfants et de la vieillesse, les salaires trop bas, les mauvaises prestations sociales et pas assez de logements sociaux, pour n’en nommer que quelques-uns, étaient déjà là avant. L’immigration les renforce par la mise en concurrence des salaires et des loyers.“ Comprend qui peut, comprend qui veut, mais il est bien écrit : « Durch die Zuwanderung werden sie über Lohn- und Mietkonkurrenz verstärkt. »
      Sinon, il y a toutes ces idées marquées au coin du bon sens (ne pas livrer d’armes au pays en guerre, etc.) auxquelles je ne peux que me rallier à 100 %. Et d’autres un peu moins convaincantes : http://www.oskar-lafontaine.de/links-wirkt/details/b/1/f/1/t/im-bundestag-muessen-sich-die-interessen-der-mehrheit-wieder-durchs
      Voilà les deux points qui me gênent un peu...
      Donc : organisons-nous ! mais en connaissance de cause, pour ou contre les frontières, pour ou contre l’internationale, pour ou contre l’Etat fort, etc. et non pas : pour ou contre le bien-être, pour ou contre la sécurité, etc.
      #ordolibéralisme #immigration

    • Ha oui tiens, Joe Hill, immigré hobo qui s’est quasiment fait buté en tant que tel.

      « Débarrassez la société de ses parasites » a dit le procureur au jury dans son réquisitoire.

      L’IWW qui luttait entre autres contre la xénophobie de l’AFL et se faisait taxer de cinquième colonne allemande pendant la guerre.

      Merde, quoi, les mots ont un sens et des conséquences.

    • Appel à fondation, le manifeste du mouvement « Aufstehen » | Le Média
      https://lemediapresse.fr/international/appel-a-fondation-le-manifeste-du-mouvement-aufstehen

      Lancé ce 4 septembre, le mouvement de gauche radicale Aufstehen de Sahra Wagenknecht fait polémique et est caricaturé en « mouvement anti-migrant ». Nous avons décidé, afin d’élever le débat, de publier une traduction inédite de leur manifeste.

      Je sais, le Média, c’est Télé Mélenchon. Mais après tout, entre Télé Bolloré, Télé Niel ou Télé Bouygues...

    • Les discours ambigus sur les réfugiés qui se développent à « gauche de la gauche » en France, en Allemagne et ailleurs, sont la conséquence d’un positionnement politique : la défense coûte que coûte d’une des faces du capital, à savoir : le travail.

      Défendant un des pôles du capital plutôt que de s’engager dans une critique de sa totalité dialectique, la « gauche de la gauche » ne peut que finir par adopter des positions réactionnaires dans une tentative illusoire de préserver le travail, alors que la dépassement de la société capitaliste, c’est justement l’abolition du travail.

      Évidemment, pour cela il faut comprendre comment les catégories de travail, de valeur, d’état ou de nation n’ont pas de caractère transhistorique et sont au contraire immanentes au capital. Ces catégories sont à critiquer négativement car elles sont avant tout déterminées par le capital et sa dynamique : elles n’ont aucun caractère émancipateur.

    • @baroug Je viens de relire l’article de Libération mentionné plus haut. J’y trouve la phrase suivante :

      http://www.liberation.fr/checknews/2018/09/04/que-dit-exactement-sahra-wagenknecht-sur-l-immigration_1676492

      Libération note au sujet de Wagenknecht que « l’une des cadres de Die Linke va lancer début septembre un mouvement qui reprend les accents de l’extrême droite sur la question migratoire »

      Si c’est vrai c’est une preuve pour les mauvaises intentions envers Sarah Wagenknecht parce que ce n’est simplement pas vrai.

      L’affirmation suivante de "Checknews" est erronée :

      On peut résumer ses positions ainsi. Sahra Wagenknecht défend le droit d’asile dans sa forme actuelle et s’est opposée à son durcissement.

      Il est vrai que le parti Die Linke et SR défendent ce qui reste du droit d’asile politique que les gouvernements consécutifs ont démonté au fur et à mesure pendant les 30 années passées.

      En même temps il n’est pas vrai que SR défend "le droit d’asile dans sa forme actuelle" car le parti de gauche revendique la restitution du droit d’asile politique dans sa forme en vigeur jusqu’aux années 1970. En même temps il revendique de l’améliorer en reconnaissant l’homosexualité comme raison suffisante pour accorder l’asile aux personnes des pays où la pratique ouverte de l’homosexualté comporte un risque de discrimination grave. La gauche revendique également un statut de résidente pour les femmes ayant quitté leurs maris suite à des violences conjugales.

      Apart ces points le texte dans Libération/Checknews donne assez de place aux paroles de Sarah Wagenknecht pour permettre la compréhension de principe de ses positions.

      Pour ceux intéressés par les événements qui ont mené au débat actuel notamment à la manière dont le gouvernement Merkel a géré la grande vague de réfugiés avant la fermeture de la route du Balkan, voici une traduction d’un article de fond dans Telepolis :

      Qu’est-ce que Chemnitz a à voir avec « Diviser pour mieux régner » ? Ou comment la gauche est devenue l’outil volontaire de l’establishment. https://seenthis.net/messages/720547

    • Je suis assez d’accord avec vous sur ce fait que la gauche est incapable d’écouter les angoisses des gens et n’y répond que par des trucs moralisateurs ou pire.
      Moralisateurs, quand le truc est articulé dans des termes comme : tu es raciste, pas généreux.
      Bête, comme Sandrine Rousseau, en campagne lors des régionales : « Ces gens qui fuient la Syrie, ce sont des gens comme nous, des médecins, des professeurs. »
      Quelle ignorance et mépris envers les petits blancs du NPDC, qui ne sont pas « des gens comme nous = des petits bourges » et à qui elle dit que les migrants leur mangeront sur la tête.
      Et puis « on va tous leur proposer une chambre chez nous, chacun a une chambre d’amis, pas vrai ? » Ben non, tu ignores un électorat qui n’a que le canap du salon et qui y a peut-être déjà hébergé un cousin qui depuis est devenu SDF parce que c’est chaud, de cohabiter dans peu d’espace pendant des mois sans perspective.
      Et pareil sur les communes qui filent un logement social à une famille syrienne : trop classe, moi j’attends depuis quatre ans (sept ans, maintenant) et je dois vivre ça comment, de voir des gens me passer devant sur la liste ? C’est des discours de bourges qui doivent donner envie de taper, quand on est encore plus à la rue que moi.

      Alors que quand on lit des trucs chiffrés sur les migrations et le travail, c’est une autre image qui se dessine, autre que celle que vous nous présentez ici. Le fait que la directive Bolkenstein et les délocalisation font sûrement mieux en matière de compétition internationale que des gens qui viennent habiter ici, d’autant plus quand c’est en famille et pas dans un logement de célib qui paye un tiers de lit. Que la crise du logement, elle est due au nombre croissant de petits bourges qui peuvent se payer des séjours touristiques, aux mécanismes qui font construire des bureaux pour mieux spéculer, plutôt qu’à des personnes qui sont sur le marché de logements plus crades et vétustes que les locaux. Le fait que ça peut booster la croissance et faire remonter les petits blancs d’un cran dans la pyramide alimentaire (au lieu de les faire descendre comme propose Rousseau dans sa grande générosité). Le fait que les frontières ouvertes permettent de venir sans dépenser son magot, sans y perdre sa santé, choisir son pays de résidence sur la base de l’aide privée (famille, amis) qu’on peut y trouver et rentrer dès qu’on veut/peut. Le fait que le terrorisme, il est pas alimenté par des migrants mais par des gens de deuxième génération dégoûtés du rêve occidental qui leur a été refusé par le racisme et les discriminations.

      Je me dis qu’on peut vivre et parler des migrations autrement que les morceaux choisis que je vois ici et qui me semblent toujours aussi indigestes, à la moulinette Libé ou à la moulinette Seenthis. Et que je n’ai pas envie de choisir entre la petite bourgeoisie donneuse de leçons et Mélenchon qui flatte le drapeau en même temps qu’il défend le travailleur frrrançais d’une manière qui me semble contradictoire avec la réalité, pas qu’avec mon éthique.

      Et là j’aimerais appeler @reka et @cdb_77 pour avoir leur avis sur la justesse de ces discours sur les #migrations.

    • @aude_v Je suis d’accord avec les principes que tu proposes. Alors que faire ?

      Je vois trois positions acceptables et pourtant contradictoires. Ses défenseurs « de gauche » ont les choix entre une sorte de « cohabitation pacifique » accompagnée de discussions plus ou moins solidaires - sous peine de se faire tirer par le bout du nez par la droite intelligente (oui, ça existe ;-) )

      1. Tu es militant/e indépendant/e ou autonome et tu fais un travail de solidarité concrète ou une activité comparable avec des familles de réfugiés.
      – Tu cherches à faire venir les autres membres de la famille de tes amis réfugiés et tu t’engages pour les frontières ouvertes parce que tu te rends compte de la souffrance causée par ces barrières artificielles et inhumainaies.

      2. Tu es syndicaliste et tu luttes pour améliorer revenus et condtions de travail alors que ton patron te dit tous les jours à quel point son entreprise est victime de la concurrence déloyale et illégale à cause de Bolkenstein mais surtout à cause du travail au noir par des immigrés chez vos concurrents.
      – Tu vas alors défendre chaque mesure qui protège toi et ton entreprise contre les abus décrit. Tu sera pour l’abolition de Bolkenstein, pour une limitation du nombre de nouveaux immigrés avec ou sans papiers, et tu vas militer pour l’application stricte des règles censées te protéger par les institutions compétentes.

      3. Tu es membre d’un parti de la gauche qui a des place dans une administration locale, un gouvernement régional ou national.
      – Tu vas d’abord défendre les intérêts des gens qui te sont proches (catégorie 1. uo 2.) et tu vas essayer de trouver des compromis entre ta position de gauche et les choses indispensables pour conserver ton poste de maire/ministre/député/secretaire etc. Lors de rencontres avec des militants sur le terrain tu vas essayer de comprendre leur perspective et et tu vas demander à tes aides de la faire entrer dans ta conception du travail d’administrateur ou de responsable de gouvernement.

      On discute, on discute, mais comment trouver une solution à ce dilemme ? Je ne parle pas des obstacles mis en place par par nos véritables adversaires et je parle comme si les contradictions entre les acteurs de gauche se reglaient à l’amiable ...

      Bref ... elle nous mène où cette discussion ?

    • Merci @aude_v d’avoir pensé à mentionner les « petits blancs » (pas forcément du « NPDC ») dans ton intervention à propos de leurs craintes concernant l’immigration et leur refus du prêt-à-porter de la pensée médiatique « mainstream ».
      Leurs peurs (légitimes ou pas d’ailleurs) liées à un fort sentiment de #déclassement risquent bien de se focaliser encore plus sur les « migrants » maintenant que des politiques soit disant « de gauche » viennent cautionner un racisme profondément ancré dans nos sociétés industrielles et « laborieuses ».
      Mais ce n’est pas trop pour le petit Européen blanc que je suis que je m’inquiète. C’est surtout pour les pays limitrophes qui accueillent majoritairement ces « migrants » : Turquie, Liban, Lybie, pays du Maghreb, Grèce, Pakistan où un tel afflux de populations déplacées a de graves conséquences vu les problèmes que connaissent déjà ces pays en matière de ressources en eaux et au regard de la déliquescence de leurs infrastructures et de leurs institutions.
      Quelle peut bien être la vie de toutes ces personnes déplacées dans de telles conditions ? Je n’ose me l’imaginer ... (Mais bon, ceci dit vu que je ne suis pas « politisé », mon intervention est-elle « légitime » ?)

    • C’est très bien ce qu’il dit. Malheureusement le terme « salubrité publique » est terni par son utilisation dans des contextes de droite. J’ai réfléchi sur la siginification d’une tele expression dans la bouche d’un conseiller de melenchon et je comprend que ce qui compte c’est son discours complet au sein duquel il faut situer l’expression.

      Est-ce qu’en déployant la rhétorique du « surnombre », en faisant le lien entre chômage et migration, on n’entre pas sur un terrain favorable à l’extrême droite ?

      Cette accusation est absurde. Elle émane d’une partie de la gauche - celle que je dénonçais tout à l’heure - qui a oublié les discours de Jaurès dans le « socialisme douanier » par exemple ! Lorsque vous êtes de gauche et que vous tenez sur l’immigration le même discours que le patronat, il y a quand même un problème… Ce que nous disons n’a rien de nouveau. C’est une analyse purement marxiste : le capital se constitue une armée de réserve. Lorsqu’il est possible de mal payer des travailleurs sans papiers, il y a une pression à la baisse sur les salaires. Cette analyse serait d’extrême droite ? Vous plaisantez.

    • Faire appel au concept d’#armée_de_réserve, c’est garder de Marx ce qu’il a élaboré de plus daté. Il y a pas (plus) d’armée de réserve dans le cadre d’une économie nationale (sur laquelle les #étatistes plus ou moins #chauvins restent focalisés). Que ce concept garde (?) une validité impliquerait de procéder à une sérieuse mise à jour - à nouveaux frais - pour « coller » à l’échelle transnationale qui marque l’actuel palier de la mondialisation capitaliste.

    • http://www.regards.fr/politique/article/reponse-a-djordje-kuzmanovic

      Dans un entretien publié sur site de l’Obs, Djordje Kuzmanovic, présenté comme le conseiller de Jean-Luc Mélenchon et candidat potentiel de la France insoumise aux prochaines européennes, affirme son soutien aux analyses de l’Allemande Sahra Wagenknecht, l’une des principales figures du parti Die Linke. Se fixant l’objectif « de ralentir, voire d’assécher les flux migratoires » par le recours à un « protectionnisme solidaire », il fustige « la bonne conscience de gauche ». « Lorsque vous êtes de gauche et que vous avez sur l’immigration le même discours que le patronat, il y a quand même un problème », assène-t-il. Mais n’est-on pas en droit de s’étonner plus encore quand, se réclamant de la gauche, on tient des propos qui pourraient être taxés de proches du discours d’extrême droite ?
      Laissons les polémiques malsaines au vestiaire. Discutons des arguments retenus.

    • Le plaidoyer de Martelli (ex-PC, ce parti bien connu pour son internationalisme dans Regards) pour « universalisation des droits » en vaut bien d’autres et il suffit à récuser le ces nouvelles gauches de droite qui se donnent pour emblèmes du #gros_concepts (armée de réserve, par exemple) faute d’analyse concrète. Martelli :

      Or, à l’échelle de la mondialisation, cette réduction [ des coûts salariaux] s’opère avant tout dans les zones de faible prix du travail, dans l’ensemble des pays du Sud, y compris les États dits émergents.

      Ce sont les masses laborieuses d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine qui pèsent le plus fortement en faveur de la réduction relative de la masse salariale. Les migrants le font à la marge. À la limite, en s’insérant dans des zones de niveaux salariaux plus élevés, ils nourriraient plutôt une tendance inverse à la hausse. À la limite toujours, c’est en restant chez eux que les travailleurs du Sud tirent la masse salariale de nos pays vers le bas. Là est l’ armée de réserve véritable.

      ... sauf que chez Martelli comme chez JLM et ses amis parler encore d’armée de réserve c’est s’éviter de parler de luttes et de conflictualité (contre le rouleau compresseur capitaliste, votons !), c’est ne pas prendre en compte, par exemple, la « rigidité des salaires à la baisse » comme disent les économistes. Les ateliers de l’usine monde où le capital enrégimente en masse la main d’oeuvre sont en proie à des luttes sur le salaire qui déstabilisent la production (sa division, son commandement). Les ouvriers sud coréens qui avaient arraché des hausses de salaire durant les années 80 qui leur avaient permis de dépasser le salaire ouvrier portugais ne sont pas un cas isolé ; aujourd’hui, ceux de la Chine du sud-est deviennent du fait de leurs luttes moins « compétitifs », idem pour ce qui est de quelques pays d’Europe de l’est (...).

      #salaire #gauchededroite3.0

    • Pareil que @colporteur. @klaus, je serais d’accord sur toi avec la difficulté à concilier les intérêts locaux et les principes universels (liberté de circulation) si je n’étais pas convaincue que la pression sur les salaires n’est pas exercée par les migrant·es mais plutôt par tout ce que le capitalisme organise comme mise en concurrence : Bolkenstein, libre-échange.

      ton patron te dit tous les jours à quel point son entreprise est victime de la concurrence déloyale et illégale à cause de Bolkenstein mais surtout à cause du travail au noir par des immigrés chez vos concurrents.

      Ton patron te raconte des craques !
      Comme le dit l’extrait précédent, il me semble que c’est en restant chez eux que les travailleurs des pays pauvres font la plus grosse concurrence. Outre qu’en France ils et elles représentent des chiffres assez ridicules (combien de Chinois·es à Paris dans des ateliers ? combien en Chine !), ils et elles ont, et encore plus quand c’est en famille, des besoins de rémunération plus proches du Smic que des rémunérations de leurs pays. Par exemple, en Indonésie un·e ouvrièr·e gagne bien sa vie avec 200 euros mensuels. Personne en France ne peut s’aligner, même pas un·e migrant·e. Et d’autant moins quand sa famille est ici.

      Je connais pas assez le sujet pour dire que la gauche qui met en avant la question des migrant·es colporte des mensonges mais ça me semble assez douteux économiquement et c’est faux, de dire que le capitalisme organise la circulation des biens comme des personnes (ça bloque pour les personnes !). Sur ce sujet, dans le contexte de haine qu’on connaît, dire des trucs faux, c’est criminel.

      Il faut trouver d’autre arguments pour donner envie aux petit·es blanc·hes déclassé·es de voter à gauche (je suis très sensible à leurs arguments parce que je suis dans la même merde et que chez EELV j’étais dedans-dehors, je savais que je risquais de retrouver le chômage, la difficulté à se loger autrement qu’en coloc, la peur de perdre mes minima sociaux, etc. tandis qu’eux et elles, c’étaient des petit·es bourges qui s’en branlaient, de cette misère). Une vision du monde qui ne soit pas simplement en léger décalage avec le fascisme mais constitue un choix radicalement différent. En plus, je crois que ces arguments seraient plus offensifs contre le capitalisme !

    • It’s complicated

      et tous ceux qui veulent qu’on vote pour eux sont des malfaisants qui ne savent pas appréhender la complexité.

      A une époque, on disait que Rocard était mauvais parce qu’il avait toujours un discours trop complexe. Parce qu’en effet, il essayait sans doute trop de développer un argumentaire complet.

      Ce débat, au moins, nous permet tous, collectivement, d’appréhender cette complexité.

      Tiens, maintenant qu’on la touche du doigt, comment on écrit un « manifeste » un minimum concret afin de convaincre la masse d’y adhérer ? Et comment on fait pour s’assurer qu’il ne prête pas à la critique par simplifications ou occultations involontaires du fait de la contrainte du format ?

      Au moins, à l’extrême droite, ils n’ont pas ce genre de difficultés. C’est blanc et noir et on vote pour le chef.

    • Depuis le passage à la subsomption réelle avec la révolution industrielle, jusqu’à la fin des « trente glorieuses » (en fait, trente piteuses, faudrait-il dire), la valorisation du capital s’est faite sur la base d’une concurrence s’exerçant au sein de zones où le niveau de productivité était relativement homogène (Par exemple, les pays du centre capitaliste : États-Unis, Europe et Japon d’une part, et l’URSS et ses satellites européens d’autre part). Il y avait des disparités au sein de ces zones, mais elles n’étaient pas aussi étirées que celles que nous connaissons aujourd’hui, puisque dorénavant tout est intégré à un niveau global.

      Un des enjeux de l’introduction massive des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans la restructuration de l’appareil productif au tournant des années 1970, c’était de pouvoir orchestrer massivement la valorisation du capital en combinant des activités ayant des niveaux de productivité très hétérogènes, en allant chercher des opportunités de valorisation dans le tiers-monde.

      Pour cela, il a fallu effectivement rendre la circulation des capitaux et des marchandises encore plus fluide, tandis que la circulation des personnes (en fait des travailleuses et des travailleurs) était entravée de façon à conserver cette juxtaposition des zones à niveaux de productivité très différents. Leur intégration dans un cycle global de valorisation était devenue possible avec les NTIC et s’est traduit par le phénomène qu’on a appelé délocalisation qui, au delà du déplacement anecdotique de l’appareil productif correspondait plutôt à un mouvement de « multilocalisation » de cet appareil. Ce mouvement nécessitait en retour de fixer les travailleurs sur place, non pas pour les empêcher d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des zones à haute productivité, mais pour maintenir les conditions structurelles de ce nouveau régime de valorisation du capital.

      Ainsi, les travailleurs des zones de haute productivité ont tout d’abord voulu freiner le mouvement car ils constataient la disparition des sites industriels qui les employaient massivement, moins du fait de leur déplacement dans le tiers-monde (parfois beaucoup moins loin d’ailleurs avec la sous-traitance) que parce que ces sites n’étaient pas adaptés à la production fragmentée et « liquide » requise par le mode de production restructurée autour des NTIC.

      Mais lorsqu’à partir des années 1990, ils constatent que la force de travail à haute productivité reste globalement la gagnante (relative, certes) de ce mode de production, alors s’engage un glissement des discours portés par les organisations la représentant (partis et syndicats) qui tend à faire du travailleur immigré, non plus le camarade qui lutte coude à coude pour la transformation des rapports de production (par l’amélioration des conditions aussi bien que dans le perspective de leur abolition) mais le perturbateur d’un équilibre précaire. L’immigré devient celui qui ne reste pas à sa place et met en danger le deal (fragile) de la division du travail productif entre zones de productivité hétérogènes sur lequel s’appuie le capital depuis quatre décennies au moins.

      L’argument des migrants comme « armée de réserve » du capital est donc obsolète depuis au moins quarante ans et ne fait que bégayer un slogan « marxiste » à l’encontre d’une analyse marxienne de la dynamique du capital.

    • Au moins, à l’extrême droite, ils n’ont pas ce genre de difficultés. C’est blanc et noir et on vote pour le chef.

      Pour le coup, c’est précisément un point précieux : certes, on perd du temps et des alliances, mais c’est comme quand on critique la démocratie actuelle : si on va dans le sens de plus de démocratie, de délibération, d’un maximum de gens impliqués, il faut s’attendre à ce que ce soit long, et chiant, et pas facile. Aucune solution miracle de ce point de vue.

      Il y a bien des tensions, immenses, entre les idées et leur radicalité et un programme populaire et mobilisateur. Mais trouver des solutions à ce problème ne devrait jamais impliquer de renoncer à des valeurs fondamentales.

    • (...) Cependant, ce n’est plus par la politique démocratique qu’il faut défendre ce qui fonde la civilisation, mais contre elle.

      Qui aspire à l’appropriation émancipatrice de l’ensemble du système social et à sa transformation peut difficilement ignorer l’instance qui, jusqu’à présent, en organise les conditions générales. Il est impossible de se révolter contre l’expropriation des potentiels sociaux sans se trouver confrontés à l’État. Car l’État ne gère pas seulement à peu près la moitié de la richesse sociale : il garantit aussi la subordination de tous les potentiels sociaux aux impératifs de la valorisation. De même que les ennemis du travail ne peuvent ignorer l’État et la politique, de même ils refuseront de jouer le jeu de l’État et de la politique.

      Puisque la fin du travail est aussi la fin de la politique, un mouvement politique pour le dépassement du travail serait une contradiction dans les termes. Les ennemis du travail font valoir des revendications face à l’État, mais ils ne constituent pas un parti politique et ils n’en constitueront jamais un. Le but de la politique ne peut être que la conquête de l’appareil d’État pour perpétuer la société de travail. Les ennemis du travail ne veulent donc pas s’emparer des commandes du pouvoir, mais les détruire. Leur lutte n’est pas politique, elle est antipolitique.

      Puisque à l’époque moderne l’État et la politique se confondent avec le système coercitif du travail, ils doivent disparaître avec lui. Tout le verbiage à propos d’une renaissance de la politique n’est que la tentative désespérée de ramener la critique de l’horreur économique à une action étatique positive. Mais l’auto-organisation et l’autodétermination sont le contraire même de l’État et de la politique. La conquête de libres espaces socio-économiques et culturels ne s’effectue pas par les voies détournées de la politique, voies hiérarchiques ou fausses, mais par la constitution d’une contre-société.

      Voilà un manifeste qui n’oublie rien : le travail, la politique, la démocratie... Et l’auto-organisation en guise de solution de remplacement. Mais de préférence une auto-organisation qui ne reproduit pas les institutions précédentes, j’imagine.

      Ce manifeste est chouette, mais tu le mets entre les mains d’un journaliste, il en fait quoi ? Il dit que ce nouveau mouvement politique est ultra.... ultra-chouette ? ultra-révolutionnaire... ultra-incompréhensible ?

      Quoiqu’on en dise, il y a le but, et il y a le chemin pour atteindre ce but. Ce chemin, c’est assez souvent ce qui va faire que les gens vont adhérer ou pas. Avec ce manifeste, le chemin, il ne transparait pas d’une façon évidente. Mais ce n’est sans doute pas son objet évidemment.

    • @biggrizzly

      Voilà un manifeste qui n’oublie rien : le travail, la politique, la démocratie...

      Et aussi le genre...

      Sans l’espace social séparé que constituent les formes d’activités « féminines », la société de travail n’aurait jamais pu fonctionner. Cet espace est à la fois sa condition tacite et son résultat spécifique.

      Ce qui précède vaut également pour les stéréotypes sexuels qui se sont généralisés à mesure que le système de production marchande se développait. Ce n’est pas un hasard si l’image de la femme gouvernée par l’émotion et l’irrationnel, la nature et les pulsions ne s’est figée, sous la forme de préjugé de masse, qu’en même temps que celle de l’homme travailleur et créateur de culture, rationnel et maître de soi. Et ce n’est pas un hasard non plus si l’autodressage de l’homme blanc en fonction des exigences insolentes du travail et de la gestion étatique des hommes que le travail impose est allé de pair avec des siècles de féroce « chasse aux sorcières ».

      @biggrizzly

      Ce manifeste est chouette, mais tu le mets entre les mains d’un journaliste, il en fait quoi ? Il dit que ce nouveau mouvement politique est ultra.... ultra-chouette ? ultra-révolutionnaire... ultra-incompréhensible ?

      Il en fait quoi ?...

      S’il s’agit du journaliste comme travailleur du secteur d’activités particuliers que sont les médias, alors il en fera une marchandise, un truc à vendre sans égard pour son contenu propre. Sans animosité ni avidité, mais simplement parce que c’est le rôle que lui attribuent (et avec lui, à toute la sphère médiatique) les nécessités de la société du travail

      S’il s’agit du journaliste comme individu particulier doté de sa subjectivité propre, on ne peut pas savoir ce qu’il en fera. Peut-être mettra-t-il son mouchoir dessus pour ne pas avoir à faire face à ses propres contradictions, peut-être essayera-t-il d’en parler autour de lui, à ses collègues, à ses proches. Qui sait ?

    • @aude_v Nous savons que les patrons défendent leur propre petite vérité qui est dictée par la concurrence quotidienne. Pourtant il y a de plus en plus de signes qui annoncent l’écroulement d’un monde dans lequel on avait pris l’habitude de s’arranger. C’est un désastre pour le petits gens.

      La gauche doit alors leurs apporter des solutions concrètes et les protéger contre ces menaces.

      Ce sont d’abord les petits patrons qui se rendent compte qu’ils perdent des contrat à cause des entreprises étrangères, ensuite ce sont les ouvriers qui ont du mal à communiquer avec les collègues de chantier parce qu’il s’est transformené dans une sorte de tour de babel. Les clients enfin remarquent qu’on ne leur fournit plus la qualité d’une entreprise homologuée avec des employés formés d’après les normes qu’on avait pris pour des valeurs sûres. Les prix ne baissent pourtant pas. Les clients (je pense surtout aux locataieres d’immeubles qui ne sont pas les clients directs des entreprises du bâtiment) ne connaissent pas mais se dountent des ruses des intermédiaires qui encaissent les profits supplémentaires devenus possible par les salaires en baisse constante.

      On a un problème parce que la gauche (ici plus précisément le parti Die Linke) refuse explicitement de soutenir des solutions au problème de la baisse des salaires. Quand tu parles avec des responsables de la gauche au gouvernement, donc avec les personnes qui sont en mesure d’appliquer des mesures concrètes, tu mènes un dialogue de sourds.

      Les mécanismes administratifs, parlementaires et politiques font que personne n’a envie de prendre des initiatives qui n’ont pas encore été homologuées par les instances occultes et officielles du parti. On a besoin de deux à trois années de travail dans les commisions du parti avant qu’un sujet ou une revendication se trouve sur l’ordre du jour d’un congrès régional ou national. Encore faut-il que personne ne te mette des bâtons dans les roues ce qui est toujour possible si du donnes l’impression de vouloir mettre en question (au choix) la position le poste / la réputation de quelqu’un qui fait partie de l’appareil. Ce n’est pas seulement le cas pour des problèmes syndicales. Les éco-socialistes ont le même problème. Tout le mond est d’accord qu’il faut lutter contre le capitalisme pour sauver l’environnement et que les verts ne font plus leurs travail, mais tu n’arriveras pas à transformer cette idée en politique concrète parce qu’il te faudra faire la queue et respecter l’ordre du jour.

      Tu comprends un peu pourquoi un mouvement indépendant fait peur ? Ce contexte explique les fausses accusations et réactions agressives. Il y a trop de personnes employé par l’appareil qui risquent de perde leur poste bien payé.

      Ici on peut discuter sur la meilleure ligne politique à suivre, mais dans un premier temps il faudrait enfin pouvoir agir au lieu de perdre son temps avec des procédures.

      #gauche #bureaucratie

    • Macron, il arrive à faire baisser les rémunérations (c’est un peu son cœur de métier, son prooojet) tout en laissant les gens à la mer ! C’est pour ça que je suis convaincue qu’on peut refuser les deux en même temps. Mais pour l’expliquer, c’est autre chose... et j’ai l’impression que ce n’est pas vraiment le chemin pris par nos camarades, qu’ils et elles seront récompensé·es par l’ingratitude de classes populaires allant voir à la source des discours xénophobes.

      Dans le gouvernement représentatif, il y a une grande #captivité à l’égard des appareils, des procédures, et c’est dans le meilleur des cas, quand les partis ont eux-mêmes une culture démocratique (ce qu’ils ne sont pas tenus d’avoir). Pour avoir vu d’assez près, de 1999 à 2015, la misère des Verts, je suis assez blasée, d’autant que j’ai de l’estime pour certaines des personnes que j’y ai rencontrées.

    • Je ne comprend toujours pas très bien le point cardinal de #Aufstehen. Ce que j’ai pu voir c’est un procès consultatif en ligne, une sorte de #RFC collectif qui doit, je pense, mener vers quelque chose qui sera le programme du « mouvement ». On verra bien.

    • A la demande de Jean-Luc Mélenchon, nous avons rectifié le titre de D. Kuzmanovic, initialement présenté comme son “conseiller” « Le point de vue qu’il exprime sur l’immigration est strictement personnel. Il engage des polémiques qui ne sont pas les miennes »

      Timothée Vilars
      https://twitter.com/TimoVilars/status/1039532108119764993

      et donc -> « ... Entretien avec Djordje Kuzmanovic, orateur de la France insoumise. »

      Dont acte, mais décidément, Wagenknecht ou Mélenchon, sur le sujet, quelle obscure clarté malodorante.

    • Et au moment où on s’y attendait le moins, Philippe Martinez assène quelques vérités. Il était temps :

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/09/26/philippe-martinez-ce-n-est-pas-l-immigration-qui-cree-du-dumping-social-mais

      Nous ne faisons pas face à une invasion de migrants et notre pays doit accueillir humainement et dignement ceux qui fuient leurs pays. Cela se nomme la fraternité.
      Ces salariés font partie intégrante de la classe ouvrière ! Ce n’est pas l’immigration qui crée du dumping social mais l’absence de droits !...

      #paywall (désolé)

    • ... et Mélenchon de célébrer ce soutien, avant manifestement de se raviser, sans doute sur la forme plutôt que sur le fond — il allumait Mediapart, Politis, Regards, le PCF « et autres castors du dénigrement à n’importe quel prix de la LFI » :

      https://twitter.com/laurencedecock1/status/1045572166165700608

      (NB ce monsieur se permet par ailleurs de donner en ce moment des leçons sur le racisme. Mediapart, Politis et Regards lancent de leur côté le manifeste pour l’accueil des migrants.)

    • Les journalistes qui feignent l’indignation à l’écoute de Mme Wagenknecht ne peuvent ignorer que la plupart des partis européens appuient une politique beaucoup plus restrictive. En 2017, le candidat Emmanuel Macron promettait d’« accueillir dignement les réfugiés qui ont droit à la protection de la France. Les autres seront reconduits sans délai vers leur pays afin qu’ils ne deviennent pas des immigrés clandestins ». Aucun média français n’avait alors décrit En marche ! comme un « mouvement antimigrants ». Et Libération titrait en « une » (6-7 mai 2017) : « Faites ce que vous voulez, mais votez Macron ».

      Pierre Rimbert

      Gauche antimigrants, une fable médiatique

      https://seenthis.net/messages/725854

    • Le 6 octobre avec l’Aquarius

      L’Aquarius est désormais un nom connu. Ce bateau opère en Méditerranée depuis presque trois ans. Il a mené 230 opérations de sauvetage et secouru 29 523 personnes menacées de noyade. Ce sont des hommes, femmes ou enfants, migrants ou réfugiés, en danger de mort lors de la traversée de la Méditerranée. Compte tenu de sa mission et de l’état des gens au moment du secours, l’Aquarius opère en partenariat avec Médecins sans Frontières. Mais il est affrété par SOS Méditerranée. Cette association de sauvetage en mer n’a-t-elle pas reçu en 2017 le label « grande cause » de la part du gouvernement français ? Le même gouvernement qui aujourd’hui ferme les yeux à chaque fois que l’Aquarius en appelle à lui. Tels sont les hypocrites qui nous gouvernent !

      Ces derniers mois, l’Aquarius a été la cible de lourdes manœuvres politiques pour mettre un terme à sa mission de sauvetage en criminalisant ses équipages. Après la fermeture des ports italiens, il y a une difficulté répétée à trouver un port sûr pour débarquer les rescapés. Enfin, l’Aquarius été attaqué par l’État sous le pavillon duquel il naviguait. Le navire s’est ainsi vu retirer deux fois son pavillon en un mois : d’abord par Gibraltar, puis par le Panama, sous pression de l’Italie. L’Italie de Salvini a en effet menacé de ne plus laisser entrer dans ses eaux un navire sous pavillon panaméen. Puis elle s’est plainte de ce que « le navire ait refusé de ramener les migrants et réfugiés secourus à leur lieu d’origine ». Or, le droit international ordonne qu’un navire débarque des survivants au port le plus sûr et le plus proche. Le prétexte juridique de l’Italie ne vaut rien. La seule raison d’agir contre le pavillon de l’Aquarius est politique.

      Emmanuel Macron n’est pas passé loin de l’Aquarius quand il était à Marseille, avec Madame Merkel le 7 septembre dernier. Il annonçait incarner alors un grand mouvement « progressiste » face aux « nationalistes » Matteo Salvini et Viktor Orban. Mais « en même temps », il se faisait le plus proche complice de Salvini en jouant au Roi du silence. Il y a un an, il annonçait « Nous devons accueillir les réfugiés, c’est notre devoir et notre honneur ». Et en même temps, il refuse à plusieurs reprise de leur ouvrir les ports français. D’après ses propres mots, donc, le gouvernement français a failli à son devoir et terni notre honneur.

      Les navires de sauvetage sont empêchés dans leur mission ; l’obligation de porter assistance en mer n’est donc plus respectée. La solidarité et l’humanité sont criminalisées, en mer mais aussi à terre comme on a pu le voir avec la persécution de Cédric Herrou. Sans pavillon, le navire ne pourra plus opérer. D’autres vies seront alors sacrifiées en silence aux portes de l’Europe. Les gouvernements se rendent donc coupables de non assistance à personnes en danger.

      Porter assistance aux personnes en détresse en mer est une obligation que les États doivent respecter. Toutes les manoeuvres visant à criminaliser les sauveteurs et travailleurs humanitaires sont une honte. Qu’est-ce qui empêche les États européens d’octroyer un pavillon au navire pour permettre à l’équipage de l’Aquarius de reprendre sa mission de sauvetage ? Pourquoi refuser d’établir un modèle de sauvetage européen en Méditerranée, incluant un mécanisme prévisible et pérenne de débarquement des rescapés dans un port sûr ?

      Des êtres humains meurent en Méditerranée chaque jour ! Neuf morts par jour ! L’Aquarius, avec le soutien de la société civile, tente de les secourir. C’est le moment d’agir. Face à la défaillance des gouvernement européens, c’est au peuple de se mobiliser. Pour cela on peut donner sa signature à la pétition internationale lancée par SOS Méditerranée. Il faut aussi rejoindre les rassemblements qui auront lieu dans toute l’Europe le 6 octobre prochain. Soyons nombreuses et nombreux dans toute la France à le faire. Nous ferons des « vagues oranges », couleur des gilets de sauvetage et de l’Aquarius. Ou bien les mots « humanité universelle » ne veulent plus rien dire.
      Jlm

    • LA GAUCHE À L’ÉPREUVE DE L’IMMIGRATION - VRAIMENT POLITIQUE

      La naissance en Allemagne d’un courant politique de gauche appelant à réguler l’immigration, aura suffi à rallumer la guerre des gauches dans notre pays. A nouveau la France Insoumise se retrouve sous le feu des critiques de la quasi totalité des autres forces progressistes. Aujourd’hui certains évoquent un risque de régression populiste des mouvements émancipateurs, tandis que se lancent des appels de personnalités pour exiger l’accueil inconditionnel des migrants. Cet été pourtant, le pouvoir macronien a fait voter la loi la plus dure qu’un gouvernement de la 5ème République ait promulgué contre l’immigration, mais la gauche semble plus préoccupée par ses propres dissensions. L’immigration sera-t-elle à nouveau le sujet interdisant tout rassemblement ? Faut-il abandonner la question du contrôle des flux migratoires aux droites extrêmes qui pointent désormais partout en Europe ? Jusqu’à quand laisserons-nous la Méditerranée se transformer en cimetière marin ? Voici quelques-unes des questions qui seront abordées dans cette nouvelle édition de « Vraiment Politique », le grand live mensuel de la rédaction du Média.

      https://youtu.be/ok21QOC7pBo?t=7



      https://www.lemediatv.fr/les-programmes/vraiment-politique/6-la-gauche-a-lepreuve-de-limmigration">

    • Du coup je rappelle le lien puisqu’il ne figure pas dans ce fil :

      https://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/CYRAN/57230
      (L’Allemagne et les réfugiés, deux ans après
      Un grand élan de solidarité, mais une xénophobie qui progresse)

      Et pour la France, sur la situation à gauche, avec un rappel des déclarations pré-wagenknechtiennes de Mélenchon :

      https://www.liberation.fr/france/2018/10/01/immigration-fracture-a-gauche_1682469

      Encore une fois, c’est pas parce que les médias et la droite s’amusent à appuyer où ça fait mal qu’il faut refuser de se poser les bonnes questions et d’essayer de trouver les bonnes réponses.

      Là tout ce que je vois c’est de la bataille tactique politicienne à deux balles, assez hypocrite, superficielle et loin des enjeux véritables.

    • Immigration : Clémentine Autain, au ban des Insoumis

      https://www.liberation.fr/france/2018/10/05/immigration-clementine-autain-au-ban-des-insoumis_1683502

      (Vous remarquerez au passage que monsieur Mélenchon n’avait pas été aussi vache avec monsieur Kuzmanovic, mais ce qu’il avait fait était beaucoup moins grave, hum, hum.)

      Pour archive, le texte d’Autain sur facebook :

      MIGRANTS. MENER LA BATAILLE

      Face aux renoncements et tergiversations des États à accueillir l’Aquarius, à la montée des droites extrêmes en Europe, à la propagation d’une xénophobie décomplexée, nous ne pouvons pas rester l’arme aux pieds.

      C’est pourquoi l’appel lancé par Regards, Mediapart et Politis rencontre un large succès. De Lilian Thuram à Josiane Balasko, de Thomas Picketty à Assa Traore, de Romane Bohringer à Sophie Wahnich, d’Annie Ernaux à Guillaume Meurice, 150 personnalités ont joint leurs forces à des collectifs militants pour donner de la voix en soutien aux migrants. La pétition en ligne engrange des dizaines de milliers de signatures citoyennes. Ce n’est pas rien.

      Dans le même temps, SOS Méditerranée a lancé une pétition pour sauver l’Aquarius, en demandant aux gouvernements de prendre leurs responsabilités et en appelant à une grande mobilisation citoyenne. L’ONG appelle à manifester le 6 octobre dans toute l’Europe. L’initiative est particulièrement bienvenue.

      Les réponses de Salvini et Macron, qui multiplient les atteintes aux droits fondamentaux, les murs et les contrôles, qui nourrissent le rejet et la rhétorique d’un danger immigré doivent être combattues sans relâche. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait à l’Assemblée nationale lors des débats sur la loi asile-immigration. À Gérard Collomb, nous avons dit et redit que leur présupposé de « submersion migratoire » était faux – le flux migratoire est globalement stable en Europe depuis plusieurs décennies – et que leur obsession à durcir les conditions d’accueil, jusqu’à l’enfermement de mineurs, était une folie. Le moulin de l’extrême droite fut ici comme ailleurs bien alimenté par la macronie, pourtant arrivée au pouvoir grâce au rejet de l’extrême droite… Dans ce paysage politique qui voit prospérer les idées xénophobes et, avec elle, des décisions dangereuses du point de vue des droits humains, la bataille contre ce qui fait le miel des droites extrêmes et du fascisme doit être menée sans ambiguïté.

      La façon dont Emmanuel Macron entend instrumentaliser la question est évidemment un piège. Il tente de se donner un visage moral face au FN en racontant une fable sur la question migratoire. La réalité est pourtant têtue : la macronie enfourche les recettes d’une droite radicalisée. La France n’a pas su accueillir l’Aquarius et la loi asile-immigration a mis en œuvre bien des rêves répressifs de la droite dure. Nous ne laisserons donc pas la macronie installer cette fausse bipartition, eux versus le FN. Nous tiendrons tête.

      Notre voix sur cette question capitale est celle qui défend des vies humaines et des symboles. Prendre à bras le corps le combat en faveur des migrants est un parti pris humaniste et stratégique. Pour le camp de la transformation sociale et écologiste, il n’y a pas de victoire possible dans les têtes comme dans les urnes sans une contre-offensive assumée sur l’enjeu migratoire. Ce fil à plomb que nous avons à tenir au long court participe de l’imaginaire, des batailles sociales, du projet politique d’une gauche de rupture. Ne pas céder une once de terrain aux adversaires sur cette question me semble indispensable pour faire grandir notre conception du monde. J’invite de ce point de vue à regarder la saga documentaire de Françoise Davisse et Carl Aderhold diffusé sur France 2 en prime time et retraçant 150 ans d’histoire de France par le prisme de l’accueil des migrants. Où l’on se rappellera combien cette question fut, à des périodes décisives, très structurantes d’un point de vue politique… J’invite également à lire la tribune dans Le Monde de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui appelle à la fraternité entre tous les travailleurs et rappelle que le dumping social tient davantage à l’inégalité des droits et non à la présence d’immigrés.

      Le récit que nous faisons, les thèmes que nous choisissons de porter en avant sur la question migratoire ne sont évidemment pas neutres. Mettre l’accent sur les causes des migrations ou bannir toute évocation de la liberté de circulation comme horizon, comme s’il s’agissait d’une ligne « no border » – à noter que le spectre des signataires de l’appel Regards, Politis, Mediapart est en l’occurrence si large qu’il me parait curieux d’y voir une mainmise « gauchiste » - ne me convainc pas. Ma conviction est qu’il ne faut donner aucun point à nos adversaires sur les termes du débat. Quand nous disons vouloir combattre le pouvoir de la finance, commençons-nous par égrener les difficultés bien réelles, comme la fuite des capitaux ? Non. Est-ce que, pour autant, nous ne prenons pas en compte la complétude du problème qui nous rendrait crédible à gouverner ? Je ne le crois pas. Nous menons une bataille d’idées, une confrontation politique. Celle-ci suppose de valoriser avant tout le sens et le cœur de notre proposition.

      Des voix s’élèvent pour dénoncer dans cet appel une diversion. Il ne faudrait pas parler des migrants car la question centrale, notamment pour les élections européennes qui s’annoncent, est ailleurs, dans la contestation de l’austérité et du libéralisme économique, l’enjeu migratoire n’étant qu’une entreprise de détournement des « vrais enjeux ». Comme si on pouvait échapper au moment politique qui est le nôtre, si bouillant sur la question migratoire. Bien sûr, ce n’est pas nous qui avons choisi d’en faire un thème de prédilection, et pour une bonne raison : nous contestons le fait que les immigrés soient considérés comme la grande cause des crises contemporaines. Il n’est pas question de courber l’échine devant l’agenda imposé par nos adversaires. Mais la façon dont le sujet émerge et s’impose dans le débat public nous oblige à mener la bataille. Oui, deux visions du monde s’affrontent.

      L’accusation de diversion me rappelle par ailleurs des querelles anciennes, quand on nous expliquait qu’il fallait mener la révolution prolétarienne et les droits des immigrés ou des femmes seraient réglés dans la foulée, quand on nous rabâchait la centralité de la lutte des classes, en ces temps où défendre les lesbiennes et les gays ou l’environnement était perçu comme une entreprise de diversion au regard du combat central. C’était avant Mai 68. Je me bats contre la dichotomie entre le social et le sociétal parce qu’en réalité, les sujets s’entremêlent. Je ne suis pas favorable à une approche reposant sur l’addition de luttes sectorielles, avec sa hiérarchie ancienne, mais pour une conception qui agrège et dégage du sens commun. Notre vision politique doit embrasser la cohérence de tous les combats émancipateurs.

    • ... vous vous rendez compte quand même que l’argument de fond le plus récurrent c’est que la FI est moins à droite que Macron et aufstehen que le SPD (quand c’est pas l’AfD) ? ...

      ... et que des militants de la FI se font passer pour des martyrs sur le dos des migrants ...

      (désolé d’insister y a un truc qui passe pas, là)

      #capitulation #petits_calculs #droitisation

    • @zorba : j’avoue humblement que je ne comprends pas ce que tu dis depuis le début. Je rigole en pensant que la campagne de Mélenchon en... 2012 ? était critiquée parce qu’il avait fait un discours très... choquant pour les partisans du grand remplacement. Et qu’un certain nombre de personnes là, font un procès en sorcellerie à partir d’éléments de langage des journaux capitalistes et des apparatchiks correspondants.
      Je lisais un compte-rendu sur les manifs du WE au sujet de SOS Méditerranée, et souriais en constatant qu’il y avait un tiers de l’article, avec titraille correspondante, pour nous expliquer que Brossa et Hamon avaient un avis sur la question. Ce n’est pas comme si la FI et JLM appelaient à se joindre à ces manifestations depuis plusieurs jours déjà.

    • Les « éléments de langage » dont tu parles (pression à la baisse sur les salaires, concurrence entre les pauvres, etc.) sont bien ceux, littéralement, de Wagenknecht et de Mélenchon, les têtes de gondole de ces partis politiques, et ces petits calculs et positionnements politiciens, soit disant pour ménager les prolos xénophobes et racistes, n’ont pas que des conséquences symboliques anecdotiques par les temps qui courent.

      Maintenant, entre un appel qui ne sert le plus souvent qu’à se compter et une pétition de soutien au caritatif, on ne peut pas dire que sur le sujet les représentants institutionnels de la gauche française brillent par leur audace et leur assurance, en effet.


  • Les caméras de surveillance associées aux sonnettes priées d’ignorer la voie publique
    https://www.nextinpact.com/news/106955-les-cameras-surveillance-associees-aux-sonnettes-priees-dignorer-

    Attention si la sonnette de votre porte est associée à une caméra de surveillance. Cet outil, qui permet de contrôler l’accès à votre logement, ne peut être installé n’importe comment. C’est en substance ce qu’indique très sérieusement le ministère de l’Intérieur, saisi d’une question parlementaire au Sénat. Que Gérard Collomb vienne préciser le régime encadrant ces appareils de vidéoprotection peut sembler pour le moins saugrenu. Et pourtant, les dispositions régissant ces yeux électroniques sont assez (...)

    #CCTV #surveillance #vidéo-surveillance


  • Luttant mollement contre la désignation des migrants comme boucs émissaires et la définition de l’immigration comme « problème », les partis de gauche semblent avoir renoncé à imposer un autre discours sur la question.
    http://www.regards.fr/politique/article/sur-l-immigration-la-gauche-n-a-plus-les-mots

    Parce que dans les faits, à part sur quelques plateaux de télés et de radios pour dénoncer mécaniquement « la politique du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb », il n’y a pas grand monde pour promouvoir une politique d’accueil ambitieuse et volontariste.

    La bataille culturelle abandonnée
    Aujourd’hui, c’est la France insoumise qui donne le la, à gauche. Et lorsqu’on observe les grandes campagnes nationales retenues par ses militants pour l’année 2018, aucune parmi les trois choisies ne concerne les droits des étrangers. Et pourtant, alors que la « crise migratoire » s’intensifie en Europe et que l’année 2018 – notamment par l’agenda politique engagé par Emmanuel Macron et cette loi « Asile et immigration » – va sans doute marquer un tournant sans précédent de la politique d’accueil en France, une mobilisation politique, intellectuelle, syndicale, de l’ensemble de la gauche aurait été nécessaire.

    Comme si la gauche avait abandonné la bataille culturelle. La bataille des idées. Celle des convictions.