person:gérard larcher

  • Le président du #CESE rejette la #démocratie_directe | Question(s) sociale(s)
    http://social.blog.lemonde.fr/2019/01/09/le-president-du-cese-rejette-la-democratie-directe

    La démocratie directe recèle des dangers et est « contraire à nos principes fondamentaux ». C’est par cette mise en garde que Patrick Bernasconi, le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), évoquant ouvertement le mouvement des « gilets jaunes », a conclu ses voeux mardi 8 janvier. Compte tenu du contexte, l’assemblée de la société civile, qui est au coeur de la réforme de la Constitution voulue par Emmanuel Macron, a choisi de donner un lustre particulier à cette cérémonie traditionnelle.

    […] Ouvert à la nécessaire mutation de la démocratie, Patrick Bernasconi a réitéré son opposition à la démocratie directe, prônée par certains « gilets jaunes », qui « peut parfois avoir pour conséquences la remise en cause de principes, d’acquis, produits d’évolutions nécessaires de nos sociétés mais pas encore totalement partagés ou contestés pour des raisons conjoncturelles ». Une occasion de réaffirmer que « le CESE, dans un rôle très complémentaire des assemblées législatives, peut et doit jouer un rôle indispensable, en participant à une nécessaire régulation ». Ni Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, ni Gérard Larcher, le président du Sénat, n’étaient présents à cette cérémonie.


  • Depuis la crise des « gilets jaunes », la vie à huis clos d’Emmanuel Macron

    Insultes, huées, menaces… Quand il sort, désormais, cela tourne mal. Depuis le début de la mobilisation des « gilets jaunes », pour le président qui aimait tant les promenades, elles sont devenues rares (et discrètes). Comme les visites.

    De l’aéroport de Loudes, en Haute-Loire, jusqu’au Puy-en-Velay, il y a 10 km, un quart d’heure en voiture. Ce 4 décembre, pour rejoindre la préfecture incendiée trois jours plus tôt par les « gilets jaunes », Emmanuel Macron n’a heureusement pas besoin de passer par le rond-point de Lachamp, sur la commune de Saint-Pierre-Eynac. C’est là, sur la RN88, que des manifestants avaient cousu un pantin de taille humaine, posé sur un échafaud plus vrai que nature. Sur le billot était écrit : « Te guillotiner c’est notre projet. »

    Le président de la République file vers la préfecture. En route, il discute avec les passagers en gilet jaune d’une voiture croisée par hasard. Aucune image, aucune vidéo. Le 3 décembre, il n’a aussi passé qu’une tête dans le bureau de l’un de ses collaborateurs qui recevait un « gilet » venu de Chalon-sur-Saône à pied. Ces gens seront parmi les rares protestataires qu’Emmanuel Macron a rencontrés durant cette crise ouverte le 17 novembre, où sa capacité à réformer et sa popularité se sont abîmées, mais où il a aussi perdu une part de sa liberté.

    Sans prévenir les élus, il est venu au Puy apporter son soutien au préfet. Celui-ci montre les armoires en cendres, les vitres brisées, les bureaux noircis par la suie. Il conte au chef de l’Etat ce samedi où le « portail a été pété », les pneus entassés et enflammés, et cette bataille inégale entre les « trente » de la préfecture et les deux cents manifestants empêchant les pompiers d’accéder au bâtiment. Bilan : trente-huit blessés… « Ils criaient : “Vous allez tous griller comme des poulets ! », termine le préfet. « Vous les connaissez ? », interroge Emmanuel Macron, incrédule.

    Dès que l’avion présidentiel s’est posé à Loudes, la nouvelle de sa visite s’est ébruitée. Un message posté sur Facebook a réveillé quelques « gilets jaunes ». Une vingtaine d’hommes et de femmes attendent le chef de l’État à la sortie de la préfecture. « Ouuuuuh ! Démission ! », « Enculé ! », « Président des riches ! » Pas encore de quoi trop s’émouvoir. C’est sur la route de la caserne de gendarmerie que tout va basculer…

    « On vous hait ! »

    M. Macron commence par traverser Le Puy vitre ouverte, pour dire bonjour. Des insultes lui répondent, il doit vite la remonter. Un homme se jette ensuite devant la voiture. En sortant de la caserne, cinquante manifestants l’injurient encore : « On vous hait ! »

    L’échange promis à la presse locale est annulé. Les services de sécurité exfiltrent le président par une sortie annexe. De la séquence ne reste que l’image d’un démarrage en trombe sous les huées. Quelques jours plus tard, le chef de l’État racontera au président du MoDem François Bayrou que, de la voiture, il a entendu une femme lancer : « Salope, j’espère que tu vas crever sur la route ! »

    Emmanuel Macron aime pourtant les promenades. Dès son arrivée au ministère de l’économie, en 2014, il avait fait de ces échappées sa griffe. Elles étaient à la fois le thermomètre de sa popularité et un moyen d’asseoir sa notoriété. « Il est où, Emmanuel ? », s’agaçait François Hollande à chaque déplacement avec lui. « Emmanuel » traînait derrière. Selfies, autographes, bisous, il se régalait. Mais, depuis que les « gilets jaunes » le traquent sur Facebook, ces déambulations sont impensables. Il voyage incognito, ou alors sans caméras.

    Jeudi 20 décembre, c’est avec l’AFP et France-info, ces médias de « l’ancien monde », qu’il est allé à Soissons, dans l’Aisne, visiter sans prévenir un centre pour enfants victimes de maltraitance. Officiellement, personne n’a été exclu du voyage, mais il fallait éviter les caméras, en cas d’incident. « S’il ne prévient pas avant de partir, c’est qu’il sait déjà qu’il risque de s’en prendre plein la figure », confirme un conseiller. Sa photographe officielle, Soazig de la Moissonnière, envoie seule quelques clichés où le président, décontracté au milieu de son équipe, rit à la table d’un restaurant Courtepaille, à Mareuil-lès-Meaux (Seine-et-Marne).

    Gibets, cibles et cercueils

    Deux jours avant les injures du Puy-en-Velay, sa petite promenade à pied au milieu des vitrines fracassées de l’avenue Kléber, à Paris, avait déjà mal tourné. Il revenait alors d’Argentine, où il avait participé au G20. Sur les portables de ses collaborateurs, il a découvert de Buenos Aires les images des violences du 1er décembre et il se rend à l’Arc de triomphe saccagé avant de partir à la rencontre des commerçants. Mais des « gilets jaunes » débarquent. Copieusement sifflé, il doit s’éclipser sous la protection des policiers.

    Avant le 11-Novembre, « il était déjà revenu de son périple dans l’est de la France très conscient qu’une colère grondait », assure Philippe Grangeon, l’un de ses conseillers. Mais c’était au temps où l’Élysée pouvait encore accuser les médias de grossir le trait. « Je parle aux gens, ça se passe bien, mais les journalistes écrivent à l’avance un scénario où je me ferais sans cesse alpaguer, comme si j’étais un personnage de télé-réalité ! », se plaint Emmanuel Macron devant les ministres Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Jean-Michel Blanquer et François de Rugy qu’il reçoit à l’Élysée au retour de sa fameuse « itinérance mémorielle » dans onze départements. Ce n’est qu’à la deuxième journée de mobilisation des « gilets jaunes », le 24 novembre, qu’il évoque des « scènes de guerre ». Une semaine plus tard, l’Arc de triomphe est pris d’assaut.

    « Je connais cette violence et cette vulgarité, ce sont les mêmes qui étaient déposées dans la boîte aux lettres de mes parents, lorsque j’ai rencontré Emmanuel », assure Brigitte Macron à ses conseillers désolés. Sauf qu’à l’époque les insultes n’étaient pas si menaçantes. Désormais, les manifestants crachent sur les vitrines et prennent à partie les employés de la chocolaterie familiale d’Amiens. « J’ai l’impression d’être un bouc émissaire, un défouloir » : le 4 décembre, Jean-Alexandre Trogneux, propriétaire du commerce, se fend d’une mise au point : la boutique n’appartient pas au président, son oncle par alliance. Un internaute de la Somme, terre des plus farouches ennemis du président – le député François Ruffin et l’écrivain Edouard Louis –, est placé en garde à vue.

    Dans les « manifs », l’effigie du président est lardée de coups de couteau, ligotée par des chaînes, ensanglantée. Gibets, cibles, cercueils trônent devant les cahutes de bord de route. Sur les sites des manifestants, on parle de lui « jeter des pierres » et même de « le pendre ». Quant aux comptes Facebook d’Eric Drouet et de Priscillia Ludosky, deux des initiateurs du mouvement, ils relaient un faux « mandat d’arrêt » contre Emmanuel Macron, coupable de « haute trahison. »

    Déplacements officiels annulés

    Il n’y a pas que les coups de menton ou de gueule sur les réseaux sociaux. Dans la nuit du 14 au 15 décembre, le député (La République en marche, LRM) de l’Eure Bruno Questel voit débouler devant chez lui « un groupe d’hommes, mais aussi de femmes, largement alcoolisés ». Des visages déjà croisés dix fois dans cette circonscription où il a été élu maire en 2002, conseiller général et enfin parlementaire.

    « Ils voulaient s’installer chez moi », raconte le député au téléphone à Emmanuel Macron et à son premier ministre, Edouard Philippe, après que la police a retrouvé six douilles de cartouches tirées devant sa maison. Même le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, pratiquement inconnu du grand public, a vu ses enfants menacés.

    A Paris, les époux Macron aimaient improviser un dîner à La Rotonde, cette brasserie de Montparnasse où les patrons leur arrangent toujours une table au fond du restaurant. Ils étaient même allés voir Le Grand Bain, le « feel good movie » de Gilles Lellouche, dans une « vraie » salle de cinéma. Trop dangereux aujourd’hui. Depuis le 1er décembre, Brigitte Macron n’a pas franchi les limites du périphérique, se contentant, sans aucune publicité, d’une visite à l’hôpital des Invalides, d’une autre à Necker, d’une troisième à l’Institut de la mémoire de la Pitié-Salpêtrière.

    Adieu les longs week-ends à la Lanterne, aux confins du parc du château de Versailles, où Brigitte Macron a l’habitude d’acheter son pain dans les boulangeries avoisinantes : depuis la mi-novembre, les séjours sont brefs et rares. Hormis sa visite surprise à Soissons, le président lui-même est peu sorti de l’Élysée. Le ministère de l’intérieur craint des bousculades, une agression, voire bien pire. Ses agendas ont été vidés, des déplacements officiels annulés : sa visite en Serbie, les 5 et 6 décembre, puis son séjour à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), le 18 décembre, afin de préparer le G7 de 2019 en compagnie de 150 ambassadeurs. L’agenda officiel est loin d’être rempli. « Il est en réunion interne », répond son service de communication.

    Aucun de ceux qui l’entourent n’a souvenir d’un tel rejet sur le terrain. Seul Bruno Le Maire, lorsqu’il était le ministre de l’agriculture de Nicolas Sarkozy, a connu les quolibets et les tas de fumier déversés sur son passage. Pour les jeunes conseillers de l’Élysée, l’expérience est inédite. « On ne va pas finir le quinquennat dans un abri antiatomique », expliquait au Monde le chargé de la communication de l’Élysée, Sylvain Fort, en prenant ses fonctions après l’« affaire » Benalla. « Débunkériser », disait-on alors au Palais. Devant l’association de la presse présidentielle, à la Maison des polytechniciens, le 17 décembre, il détaille cette fois la menace que fait peser sur le président une « défiance transformée en sécession ».

    « Il ne sort plus sans se maquiller »

    Devant les députés LRM, ou en conseil des ministres, Emmanuel Macron ne laisse échapper aucune fébrilité. Occupé à ne pas imposer ses certitudes, il laisse les autres parler. Mais ceux qui le croisent notent sa fatigue. « Il ne sort plus sans se maquiller tellement il est marqué. Il se maquille même les mains », assure un député LRM qui a l’oreille du chef de l’État. Lors de son allocution enregistrée à l’Élysée, le 10 décembre, plus de 23 millions de téléspectateurs découvrent un président mal rasé et amaigri.

    L’Élysée est devenu un huis clos où les corps étrangers sont de plus en plus rares. Le président (Les Républicains) du Sénat, Gérard Larcher, ou l’ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy ont été reçus les 4 et 7 décembre. Le jeudi, John Chambers, l’ex-patron du groupe informatique Cisco devenu ambassadeur de la French Tech à l’international, a aussi franchi le perron du Palais avec une quarantaine de « capital-risqueurs » et d’investisseurs venus découvrir de prometteuses jeunes pousses françaises. Mais le chef de l’État a surtout consulté son premier cercle.

    Depuis que les présidents communiquent par messagerie privée, les « visiteurs du soir » sont rares, ou plus exactement leurs visites sont désormais virtuelles. Emmanuel Macron possède deux téléphones et passe de l’un à l’autre. Naguère, les conseillers ou les gardes guettaient l’heure à laquelle il quittait son bureau et éteignait les lumières. Aujourd’hui, ceux qui communiquent avec lui par Telegram notent l’heure à laquelle il cesse ses consultations : 2 heures, 3 heures du matin…

    Il échange évidemment avec son secrétaire général et son premier ministre, qui ont longtemps plaidé que des concessions aux « gilets jaunes » obéreraient la capacité de réforme du gouvernement. Mais ces dernières semaines, Philippe Grangeon, François Bayrou et Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale), les « sociaux », comme on les appelle, ont joué les premiers rôles dans l’entourage du chef de l’État. Avec Jean-Paul Delevoye (haut-commissaire à la réforme des retraites), ces trois-là ont participé à la vidéoconférence qu’Emmanuel Macron a organisée le 8 décembre à l’Élysée afin de réfléchir à la sortie de crise. C’est avec eux, ces représentants du vieux monde, qu’il s’est convaincu de lâcher plus de 10 milliards d’euros pour « sauver le capital des réformes ».

    Pas de trêve pour son anniversaire

    Insulté sur les réseaux sociaux, le président n’ignore pas la tentation et les références révolutionnaires d’une partie des émeutiers. « Le référendum d’initiative citoyenne n’est pas conçu par ses initiateurs – qui ne sont pas des gentils “gilets jaunes”, mais des complotistes de la pire espèce – comme un outil démocratique mais comme un outil de sédition », a encore confié Sylvain Fort, lundi 17 décembre.

    Quand une partie de l’extrême gauche s’est mise à espérer tout haut que la police rejoigne le mouvement de contestation, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a été prié d’éteindre au plus vite la sourde fronde au sein des forces de l’ordre. Une prime de 300 euros a été attribuée à 110 000 policiers et gendarmes, ainsi qu’une hausse de salaire de 150 euros.

    Même au sein de l’armée, il a fallu menacer de sanctions une dizaine de généraux, un amiral et un colonel de la 2e section, c’est-à-dire retraités mais encore mobilisables, après qu’ils ont signé une lettre ouverte sur un site d’extrême droite.

    « Vous ne pouvez pas décider seul d’effacer nos repères civilisationnels et nous priver de notre patrie charnelle, disait le texte, en s’insurgeant de la signature par la France du pacte de Marrakech (Maroc) sur les migrations. Vous êtes comptable devant les Français de vos actions. Votre élection ne constitue pas un blanc-seing. » Des airs de putsch ? En tout cas un affront pour le président, qui est aussi le chef des armées, et déteste qu’elles le contestent.

    Vendredi 21 décembre, c’était son anniversaire. Quarante et un ans. Encore une jeunesse. Évidemment, Facebook a repéré l’événement et appelé à « pourrir la fête ». Pas de trêve, au contraire. « A bas sa majesté Macron ! », « Dégage Macron Ier ! », continuent de crier les « gilets jaunes » sur les ronds-points rasés puis reconstruits. Rond-point de la Jaunaie, à Redon, en Ille-et-Vilaine, une nouvelle guillotine vient d’être installée : « On veut juste qu’il comprenne qu’il faut qu’il s’en aille », explique une manifestante.

    Voilà le jeune président rattrapé par le fameux « dégagisme » qui l’a aidé à se hisser à la tête du pouvoir, mais aussi par ses analyses historiques et ses critiques sur la « normalisation » progressive des présidents de la Ve République. En juillet 2015, dans l’hebdomadaire Le 1, il assurait que le grand « absent » de « la politique française » était « la figure du roi », dont « fondamentalement le peuple français n’a [vait] pas voulu la mort ». A l’époque, il pensait encore qu’il manquait un roi à la France.

    Raphaëlle Bacqué, Ariane Chemin, Virginie Maling . Publié dans #LeMonde.
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/22/emmanuel-macron-a-huis-clos-en-son-palais_5401266_823448.html

    • C’est maintenant l’ordre qui doit régner, le calme et la concorde.

      Peut pas parler français le Méprisant de la république ?
      Il en appelle à la concorde  !
      Le seul qui ne pourra pas la ramener, en appelle à la concorde ... Pitoyable. Surtout de la part de celui qui a tout déclenché par sa Haine de nous.


  • Noël françafricain : Macron célèbre Barkhane et l’alliance avec Idriss Déby
    Pauline Tétillon et Mahamat Saleh Dahab, L’Huma, le 21 décembre 2018
    https://www.humanite.fr/noel-francafricain-macron-celebre-barkhane-et-lalliance-avec-idriss-deby-66

    C’est Noël au Sahel : les 22 et 23 décembre 2018, le Président Emmanuel Macron se rend à Ndjamena, où se trouve le QG de l’opération Barkhane, auprès des quelques 900 militaires français qui y sont mobilisés. Cette visite sera aussi l’occasion d’un rendez-vous avec le président tchadien Idriss Déby Itno, dans la continuité des relations denses que nourrit la France avec le Tchad. Rien qu’en 2018, Gérard Larcher (président du Sénat), Florence Parly (ministre des armées), au moins deux délégations de députés, y ont été reçus, ainsi que Franck Paris, conseiller Afrique de l’Elysée, le 12 décembre. Depuis des décennies, le Tchad joue un rôle essentiel dans le dispositif militaire français en Afrique et au sein de l’armée française. La guerre contre le terrorisme au Sahel a renforcé cette alliance militaire, offrant ainsi une légitimation internationale à un régime qui ne cesse de se durcir.

    Depuis 2014, les manifestations, grèves et autres mobilisations s’appuyant sur des revendications sociales et politiques se multiplient mais sont étouffées : répressions armées, arrestations, intimidations et condamnations sont le lot commun des acteurs de la société civile. Les réseaux sociaux et l’accès à internet sont régulièrement coupés à la demande du régime, dans un pays où à peine 3 % de la population y a accès. Les mouvements citoyens, syndicats et partis d’opposition s’organisent malgré les pressions fortes : faire face à la violence, aux manipulations du pouvoir, aux intimidations du quotidien envers soi et ses proches...et survivre.

    En effet, une crise profonde affecte le pays. La chute des cours du pétrole est loin d’en être la seule cause : gestion administrative et financière délétère, captation des ressources minières au profit du clan au pouvoir, augmentation des investissements dans l’armée et dans les moyens de répressions et de contrôle au détriment des autres secteurs. Face à cette crise, et pour répondre aux exigences de ses créanciers, le gouvernement a mis en place des mesures d’austérité qui portent atteinte à la population. Les coupes budgétaires affectent des secteurs clefs, comme la santé dont le budget a baissé de 50 % entre 2013 et 2017. Entre 2016 et 2018, les primes et indemnités des fonctionnaires ont été réduites de 50 %. L’année 2018 a été marquée par des grèves sèches paralysant le secteur public pendant plusieurs mois.

    Dans ce contexte, deux conventions de financement d’aide budgétaire, signées avec l’Agence Française de Développement le 6 décembre, vont permettre au gouvernement de régler les salaires des fonctionnaires civils et d’appuyer le secteur de la santé. Ces prêts contribuent une fois de plus à cautionner la gestion délétère du régime en place et alimentent une dette odieuse. Quelques jours plus tard, le gouvernement tchadien a annoncé le rétablissement de la solde des militaires, réduite depuis deux ans du fait de la crise économique. La priorité sécuritaire est clairement affirmée.

    Cette politique du tout sécuritaire répond aux orientations françaises au Tchad : Paris, via la coopération militaire, l’opération Barkhane et l’appui à la force conjointe G5 Sahel, contribue au renseignement, à la formation et à l’appui logistique et matériel des forces armées tchadiennes. Malgré la brutalité du régime, une dizaine de coopérants français, intégrés dans l’armée tchadienne, sont missionnés sur des secteurs clefs comme le renseignement ou la formation au commandement. En octobre 2018, des équipements de maintien de l’ordre étaient livrés à la redoutée Garde Nomade Nationale du Tchad, quand tout le secteur public était paralysé par des grèves et que la rentrée scolaire n’avait toujours pas eu lieu. Alors que la France se targue de former depuis des décennies des militaires tchadiens, l’armée tchadienne est toujours divisée entre une garde républicaine qui protège le pouvoir et une armée régulière désorganisée qui commet des exactions pour combler les manques de salaire.

    Mais la « lutte contre le terrorisme » n’est plus la seule rente diplomatique et financière du régime. L’évolution des routes migratoires au Sahel, due aux politiques européennes, provoque un accroissement du nombre de migrants transitant par le Tchad. Si le pays ne bénéficie pas encore de programme européen de lutte contre les migrations, Idriss Déby se montre disposé à coopérer aux politiques migratoires de l’Union européenne et de ses membres. Le Tchad, considéré comme pays « stable », a ainsi accueilli en 2017 une première mission de l’OFPRA, l’organisme français chargé d’étudier les demandes d’asile. Et à la frontière tchado-soudanaise, les militaires tchadiens, et des milices Janjawid soudanaises soutenues par l’UE jouent un rôle trouble en participant au racket des migrants. Des financements permettant de renforcer la présence de l’armée tchadienne dans les zones frontalières seraient une opportunité pour le régime de Déby, inquiet des mouvements de groupes d’opposition politico-militaires dans ces régions : c’est la rencontre entre le cynisme des politiques migratoires européennes et la brutalité de ce Machiavel du Sahel.

    En se rendant au Tchad, Emmanuel Macron ne fait pas que défendre et célébrer la présence militaire française au Sahel. Il réaffirme l’indéfectible soutien diplomatique et militaire à un chef d’État qui est, depuis 28 ans, pour différents motifs au gré des années, un maillon central de la politique africaine de la France, quel qu’en soit le prix à payer pour la population tchadienne.

    Pauline Tétillon, co-présidente de l’association Survie.
    Mahamat Saleh Dahab, secrétaire général des Patriotes de la diaspora tchadienne.

    #Françafrique #France #Tchad



  • La stratégie de l’Elysée se fracasse sur la réalité de l’affaire Benalla
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/07/24/affaire-benalla-l-elysee-espere-avoir-passe-le-pire_5335159_823448.html

    Calmer le jeu, pour pouvoir ensuite reprendre la main.
    […]
    Et où il pourrait prendre la parole sans donner le sentiment de céder à la pression. « Quand il le jugera utile », comme il se plaît à le répéter à ses proches.

    Histoire de ne pas se retrouver face à une nuée de caméras dans un contexte décalé, il a annulé, lundi, son déplacement sur le Tour de France prévu mercredi. « Le président de la République a intérêt à prendre de la hauteur. A ce que les choses retombent en intensité avant de s’exprimer », confirme François Patriat, président du groupe La République en marche (LRM) du Sénat. Une façon de temporiser en attendant un contexte plus favorable.

    Cette stratégie #toute_en_subtilité a été fracassée par l’actualité.
    […]

    #paywall
    #car_tel_est_notre_plaisir

    • La stratégie de l’Elysée se fracasse sur la réalité de l’affaire Benalla

      Emmanuel Macron espérait une accalmie pour reprendre la main. La journée de lundi a balayé cet espoir.

      Calmer le jeu, pour pouvoir ensuite reprendre la main. Jusqu’à lundi 23 juillet dans l’après-midi, l’Elysée espérait encore pouvoir circonscrire la crise politique qu’a fait naître l’affaire Benalla, du nom de cet ancien collaborateur du président de la République qui a molesté un jeune homme et une jeune femme lors des manifestations du 1er-Mai. L’objectif était de la ramener à une simple dérive d’un individu, avec en toile de fond de vieilles inimitiés entre différents services administratifs.

      Avec le licenciement d’Alexandre Benalla, vendredi, et le début des auditions devant les commissions d’enquête parlementaires à l’Assemblée nationale, lundi, et au Sénat, mardi, Emmanuel Macron pensait entrer dans un moment où il serait moins exposé. Et où il pourrait prendre la parole sans donner le sentiment de céder à la pression. « Quand il le jugera utile », comme il se plaît à le répéter à ses proches.

      Histoire de ne pas se retrouver face à une nuée de caméras dans un contexte décalé, il a annulé, lundi, son déplacement sur le Tour de France prévu mercredi. « Le président de la République a intérêt à prendre de la hauteur. A ce que les choses retombent en intensité avant de s’exprimer », confirme François Patriat, président du groupe La République en marche (LRM) du Sénat. Une façon de temporiser en attendant un contexte plus favorable.

      Version démentie

      Cette stratégie toute en subtilité a été fracassée par l’actualité. A l’Assemblée, lundi, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a souligné la responsabilité du cabinet du président de la République : « Il leur appartenait donc d’agir. C’est la règle pour tous les manquements. » Pire, le soir, à une question de Marine Le Pen, Alain Gibelin, directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC), a affirmé que M. Benalla était présent à des réunions entre ses services et l’Elysée entre le 4 et le 19 mai. Une période pendant laquelle l’adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron était censé être suspendu.

      Cet aveu contredit la version de l’Elysée et crée un doute immense sur la sincérité de la déclaration du porte-parole du président, Bruno Roger-Petit, jeudi. Mardi matin, les proches de M. Macron ont démenti la version de M. Gibelin. Quelques minutes plus tard, ce dernier affirmait s’être trompé dans les dates. Lundi soir, l’Elysée a dû aussi réfuter l’information de L’Express sur les 180 000 euros de travaux qui auraient été provisionnés pour réaliser des travaux dans l’appartement de M. Benalla, dans une dépendance de l’Elysée, quai Branly.

      Et, alors que M. Macron avait fait un premier pas dans l’organisation de sa riposte, dimanche soir, en faisant savoir qu’il jugeait « choquant et inacceptable » le comportement de son ancien chargé de mission, ses troupes semblent toujours désarmées. Lundi matin, son premier cercle a répondu aux invitations des médias.

      « Le président nous a rappelé hier que depuis le premier jour de son arrivée à l’Elysée, seuls les policiers et la gendarmerie, qui sont attachés à sa sécurité, sont en responsabilité pour l’organisation de la sécurité du président de la République », a expliqué sur RTL le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

      Une version démentie toute la journée au cours des auditions. Sur BFM-TV, Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, a lui aussi minoré le rôle de M. Benalla, notamment au sujet de sa présence dans le bus de l’équipe de France de football, le jour du retour des Bleus : « J’ai entendu dire qu’il était en charge de la logistique, notamment des bagages. » Des prises de parole en décalage total avec les faits révélés au fur et à mesure des auditions.

      Même si lundi après midi, l’examen du projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel s’est poursuivi dans des conditions normales, la vie politique ne reprend pas son cours normal. Mardi, les questions au gouvernement auxquelles le premier ministre, Edouard Philippe, devait se soumettre ne manqueront pas d’être chahutées par l’opposition.

      Etant donné le contexte incendiaire, l’hypothèse d’une prise de parole d’Emmanuel Macron reste toujours incertaine. Certains de ses proches estiment que le moment n’est pas venu. « La parole présidentielle, il n’y que la presse qui l’attende ! », minimise-t-on ainsi dans l’entourage de Richard Ferrand. « L’ambiance est bonne, comme dans toutes les crises, les troupes sont soudées », poursuit cette source proche du président du groupe LRM de l’Assemblée.

      « Si le président s’exprime, on dira qu’il s’immisce dans une enquête qui est en cours », abonde Aurore Bergé, porte-parole du groupe LRM au Palais-Bourbon. « Je ne vois pas ce qu’une parole présidentielle viendrait faire ici alors que les ministres [Benjamin] Griveaux et [Christophe] Castaner se sont exprimés dans les matinales », résume Gilles Le Gendre, vice-président du groupe majoritaire à l’Assemblée.

      « Les fusibles ont été enclenchés »

      « Tout ça va se dégonfler. On est loin de l’affaire d’Etat. Benalla, c’est l’histoire d’un type qui a outrepassé ses prérogatives, veut croire Pieyre-Alexandre Anglade, député (LRM) des Français de l’étranger. Les Français qui auront regardé les auditions du ministre de l’intérieur et du préfet lundi y auront vu une bataille entre administrations avec des acronymes incompréhensibles. »

      L’opposition n’a, elle, pas manqué de rebondir sur les déclarations de MM. Collomb, Delpuech et Gibelin, pour mettre en cause directement le cabinet de M. Macron. « On voit bien que les fusibles ont été enclenchés. Très clairement deux fusibles, le directeur de cabinet du président, Patrick Strzoda, et le préfet de police, Michel Delpuech. C’est naturellement grossier et grotesque », a estimé le député (Les Républicains) Eric Ciotti.

      « ON N’A PAS BEAUCOUP ENTENDU LES MINISTRES DÉFENDRE MACRON CES DERNIERS JOURS, À PART CASTANER ET GRIVEAUX »
      FRANÇOIS PATRIAT, PRÉSIDENT DU GROUPE LRM AU SÉNAT

      Le chef de l’Etat doit « s’expliquer », a lancé le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France insoumise, pour qui « tout ramène à Macron », demande à ce que le président soit auditionné. Tout comme le patron de Génération.s, Benoît Hamon. « Ceux qui semblent devoir s’expliquer, ce sont les membres du cabinet du président de la République », a renchéri la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, sur Europe 1.

      Mardi, le directeur de cabinet de l’Elysée, Patrick Strzoda, devait être auditionné par les députés puis par les sénateurs, qui entendront aussi le secrétaire général du Château, Alexis Kohler. Impossible de savoir ce qui sortira de ces auditions. Cette incertitude ne permet pas à la communication de l’Elysée de s’organiser.

      « Un immense gâchis »

      Si l’exécutif espère toujours une normalisation de la vie politique, après la plus grave crise qu’il lui a été donné de connaître depuis son arrivée au pouvoir, il n’en reste pas moins que l’affaire Benalla a fait des dommages collatéraux. Au premier rang desquels le projet de révision constitutionnelle, dont le gouvernement a annoncé, lundi, le report sine die. François de Rugy, le président de l’Assemblée, évoque une reprise des débats en septembre ou en octobre quand Gérard Larcher, son homologue au Sénat, juge que le contenu du texte doit « être repensé ».

      « On n’a pas beaucoup entendu les ministres défendre Macron ces derniers jours, à part Castaner et Griveaux, regrette François Patriat. Il faut monter au créneau pour défendre le chef. » Une nouvelle fois, le président de la République est apparu en première ligne, dans la tourmente, quand même ses ministres les plus politiques, comme Gérald Darmanin (action et comptes publics), se sont faits discrets.

      « La séquence de ces derniers jours n’est pas une bonne communication pour la majorité », regrette aussi Sacha Houlié, député (LRM) de la Vienne. Elle a sans conteste jeté le discrédit sur la République exemplaire dont le chef de l’Etat se veut le garant et sur l’exigence de transparence dans l’exercice du pouvoir dont il se fait le chantre. Benalla « aurait dû être licencié le 2 mai. Aujourd’hui, on est en train de s’enferrer dans des demi-mensonges et des contre-vérités, de bouffer de la crédibilité, juge un haut fonctionnaire, soutien historique de M. Macron. On gâche une partie de la relation tissée avec les Français. C’est un immense gâchis. Remonter la pente demandera un effort considérable au président de la République. »

      Un proche du chef de l’Etat cache mal son agacement devant cette histoire : « [Macron] doit être exemplaire dans ses décisions et rester conforme aux valeurs qu’il porte. Il ne faut jamais laisser prise à l’ambiguïté, éviter de tergiverser. Or, là, les décisions prises et la communication n’ont pas été à la hauteur. »


  • Je ne suis pas forcément d’accord avec cette confrontation urbain contre ruraux, vu que le monde rural est réduit à peau de chagrin, mais l’exercice est intéressant, encore...

    Itw de Gérard Larcher dans Le Journal de Saone et Loire du 11 juin 2018 : «  Il faut que les urbains comprennent les contraintes de l’agriculture  !  »

    Pour vous c’est d’abord une vision urbaine de l’agriculture qui a été mise en avant  ?

    «  Oui l’approche est assurément très urbaine. Mais moi je ne suis pas là pour opposer les urbains aux ruraux. La ruralité et le monde urbain doivent se rencontrer. Mais il faut aussi que les urbains comprennent les contraintes de l’agriculture, les règles imposées et la réalité difficile de l’élevage. Qu’ils ne l’abordent pas uniquement avec une vision qui cède à la mode vegan. Par exemple, je crois que l’agriculture bio a devant elle un développement important. Mais est-ce qu’on doit pour autant montrer du doigt ceux qui ne sont pas encore rentrés, ou qui ceux qui n’entreront pas dans le système bio  ?  »

    #agriculture #urbanité #ruralité #vegan


  • Y a un peu plus, je vous le mets ?

    La décision de Trump contre les violences sexuelles et sexistes
    Les députés examinent le projet de loi sur l’Iran : les réponses à vos questions

    Gérard Larcher évacué à Toulouse
    L’université du Mirail écartelée entre la droite et l’exécutif

    La décision de Gérard Larcher sur l’Iran : les réponses à vos questions
    Tump écartelé entre la droite et l’exécutif

    Le rugby écartelé entre la droite et l’exécutif
    Gérard Larcher en état de choc

    La stratégie de haine des médias de Gérard Larcher inquiète Reporters sans frontières
    Jean-Luc Mélenchon écartelé entre la droite et l’exécutif

    A Orléans Trump se met dans les pas de Gérard Larcher pour célébrer Jeanne d’Arc

    Edouard Philippe en état de choc

    Emmanuel Marcon écartelé à Toulouse

    #de_la_dyslexie_creative


  • Macron veut 15% de proportionnelle à l’Assemblée et fait un premier mécontent : François Bayrou
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/14706-macron-veut-15-de-proportionnelle-a-l-assemblee-et-fait-un-premier-

    De toutes manière les députés ne servent pas à grand chose puisqu’ils ne font qu’appliquer en droit français les directives de Bruxelles... (Informations complémentaires)

    Emmanuel Macron a trouvé un accord avec Gérard Larcher sur la réforme des institutions... mais mécontente

    son allié François Bayrou, qui exigeait plus de proportionnelle.

    Les députés siégeant dans l’Hémicycle lors des questions au gouvernement, ce mercredi 4 avril, ont découvert en direct sur leurs téléphones portables à quelle sauce ils allaient être mangés. C’est tranché : Emmanuel Macron veut 30% de parlementaires en moins - il avait promis pendant sa campagne de réduire « d’environ un tiers » le nombre de députés et sénateurs - et une dose de 15% de députés élus à la proportionnelle. Des annonces détaillées un peu plus tard à (...)


  • Pour Laurent Wauquiez, il y a « trop d’immigration en France »
    https://www.latribune.fr/economie/france/pour-laurent-wauquiez-il-y-a-trop-d-immigration-en-france-766194.html

    Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, élu le mois dernier à la tête de son parti, s’est présenté lors de L’Emission politique, sur France 2, comme un adversaire du « consensus mou », revendiquant par là le droit de tenir un discours franchement à droite au risque de heurter les plus modérés au sein de son camp.

    «  Je pense (...) qu’il y a trop d’immigration en France et que, aujourd’hui, nos capacités d’intégration sont saturées  », a-t-il déclaré.

    «  Je considère qu’il faut diminuer au moins de moitié le niveau de l’immigration actuelle et la ramener en-dessous de la barre des 100.000  » par an dont «  20.000 à 30.000  » étudiants étrangers, a poursuivi l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy.

    Il a également plaidé pour une remise à plat de «  la totalité de notre politique d’immigration  », avec une nouvelle approche du droit du sol et l’instauration d’une obligation de résidence de trois ans sur le sol français avant de pouvoir bénéficier de prestations sociales.

    Ça me remet en mémoire un vieux slogan #La_France_aux_Français ! et quand j’en cherche des illustrations je tombe sur Sidos et sa Jeune nation https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeune_Nation, ce qui ne me rajeunit pas.

    btw, le contraire de #consensus_mou, c’est quoi ? sectaire dur ?


  • Le je des morts
    http://www.dedefensa.org/article/le-je-des-morts

    Le je des morts

    Paris janvier 2015, Paris décembre 2017… "Je suis Charlie", "Je suis Johnny"… la France profonde aurait-elle osée "Je suis d’Ormesson" ? C’eût été une excellente nouvelle qu’enfin le peuple français s’appropriât un écrivain qu’il connaissait et aimait, qu’il s’y reconnût comme il s’est reconnu en Hugo il y a cent trente deux ans. Le prochain "je suis" français ça sera pour qui ? Si la créatrice de la poupée Barbie avait eu la décence de mourir plus tard on aurait pu proposer à nos amis américains en 2002 qu’ils se lançassent dans un truculent "je suis barbie". Tant pis, une bonne occasion de perdue mais ne désespérons pas, il y en aura d’autre. Gérard Larcher a 68 ans. Un si noble homme mérite à mon avis qu’on se prépare à un "je suis (...)


  • Enquête. Les écoles d’Espérance banlieues, un danger public
    https://humanite.fr/enquete-les-ecoles-desperance-banlieues-un-danger-public-646259

    Ces établissements portent une conception réactionnaire et rigoriste de l’éducation.

    C’est un courriel de professeurs du Rhône qui a levé le lièvre : « Le numéro deux de la région Rhône-Alpes, Étienne Blanc (“Les Républicains” — NDLR), a assisté le 6 novembre à la cérémonie de remise des uniformes aux élèves d’Espérance banlieues Pierre-Bénite. » Suivaient quelques lignes décrivant ces écoles hors contrat, « fer de lance de la mouvance réac-républicaine », qui, « sous couvert de lutte contre le décrochage scolaire », privilégieraient une approche « néocoloniale » de l’éducation avec « lever des couleurs » hebdomadaire au son de la Marseillaise et inscription dans le règlement intérieur de l’« interdiction de parler la langue des parents ». Des établissements gérés par « la droite catholique et réactionnaire », qui cherchent à s’implanter en banlieue, ciblant un public pour partie d’origine immigrée et/ ou de confession musulmane, du moment qu’il paie. Un réseau dont la gestion va « à l’encontre de (leur) vision d’une école émancipatrice », alertaient ces enseignants. Le ton grave du message, les mots alarmants sont partagés par toutes les personnes que nous avons interrogées sur le fonctionnement de ces écoles hors contrat. De Montfermeil (Seine-Saint-Denis) à Marseille (Bouches-du-Rhône), en passant par Pierre- Bénite (Rhône), la fondation Espérance banlieues, parfois appuyée au plus haut sommet de l’État, organise son réseau dans le but – officieux mais dénoncé par de nombreux enseignants – de « dynamiter l’école publique ».

    • « Espérance banlieue » : quand la #privatisation (rampante) récupère la désespérance des familles à l’encontre de l’incurie du service public d’éducation, incurie provoquée par l’abandon de l’état des fameux « quartiers pourris »

      https://www.humanite.fr/sous-le-masque-social-une-machine-broyer-lecole-republicaine-646233

      Éducation. Dans les écoles du réseau Espérance banlieues, on affiche les valeurs de la République comme un refuge pour des enfants de quartiers populaires en mal de repères. Mais entre lacunes éducatives et rigorisme nationaliste, un drame éducatif se joue avec la complicité passive de l’État.

      Dans la galaxie réactionnaire, le soutien à ces écoles va de soi : Radio Courtoisie, le site Internet catholique traditionaliste le Salon beige… Logique. Après tout, la fondation a été créée par une des futures têtes de la Manif pour tous, Anne Coffinier. Dans son numéro du 15 septembre dernier, le Figaro Magazine consacre un dossier vantant les « nouvelles pédagogies » qui seraient appliquées dans ces établissements (1)… Sans surprise, l’hebdomadaire conservateur est enthousiaste, avançant la « liberté d’éducation », de ces « laboratoires » que sont les écoles hors contrat. Comme Causeur, autre titre de la même eau, dans les colonnes duquel Élisabeth Lévy s’extasiait en septembre sur la façon d’enseigner l’éducation civique : « Quand même, entendre des petits Alioune et Sanaa brailler l’hymne national avec tant de cœur, ça rend optimiste… »
      Les filles balayent la cour, font la vaisselle... pendant que les garçons jouent au football

      La palme revient à ce documentaire de la série Infrarouge produit par Mélissa Theuriau et diffusé sur France 2 en novembre 2016. Là encore sans commentaires ni analyse, le ton mielleux laisse pourtant percevoir d’inquiétantes fractures. Le cours Alexandre-Dumas de Montfermeil y est présenté comme une « école privée laïque », sans que la pertinence des enseignements y soit interrogée. À peine y entend-on des échanges entre le directeur et des élèves, certes intéressants, sur le sentiment d’appartenance à la nation. Ou des recadrages de professeurs sur la discipline. En matière d’éducation, on appréciera aussi de voir les filles balayer la cour, faire la vaisselle collective, nettoyer les tables à grande eau… pendant que les garçons jouent au football. Pour le reste, on s’étonne que le creusement d’une tranchée derrière les préfabriqués de l’école tienne lieu de cours sur l’histoire de la Première Guerre mondiale. Ou que la fin de l’Empire carolingien, si on lit bien le cahier de cet élève de primaire que la caméra saisit au vol, ne soit imputée qu’aux « barbares » qui « lancèrent des raids contre l’occident chrétien : les Arabes remontèrent le Rhônes, à l’Oest les Wikings vinrent de Norvège et du Danemark à bort de leurs drakkars et les Hongrois vinrent de l’Est. Ils pillèrent les villes, les églises et les monastères »… Passons sur les fautes oubliées par les corrections en rouge. Le seul fait de présenter « l’Occident chrétien » – en fait le royaume franc de Charlemagne divisé en trois à sa mort – comme la France assiégée conjointement par les Vikings, les Sarrasins et les Hongrois (des invasions qui ont eu lieu avec parfois soixante ans d’écart !) offre une vision pour le moins particulière de l’histoire…
      «  Il s’agit d’enseigner les connaissances fondamentales  »

      Hormis en épluchant ces reportages bienveillants, il est assez difficile d’obtenir des informations de première main sur le contenu des cours dispensés dans les écoles labellisées EB (Espérance banlieues). Professeur au collège Pablo-Picasso de Montfermeil, Jordi Le Cointe a « récupéré » plusieurs élèves que leurs parents, « déçus », « soucieux », voire « alarmés », ont retirés du cours Alexandre-Dumas. « On n’a aucune trace de leur vie scolaire passée », soupire-t-il. La direction de Dumas inciterait, selon les membres du collectif Pour l’école de la République, dont il fait partie, à « cacher ou à détruire les cahiers » même après avoir quitté l’établissement. Ce que l’on connaît, c’est « le niveau catastrophique » de ces élèves : « Ils sont arrivés en 3e, mais on a été obligés de les inscrire en 5e pour qu’ils rattrapent leur retard. Je leur parlais de génétique, ils me répondaient que “Dieu a tout créé”… Les collègues de français disaient qu’ils n’avaient aucun esprit critique, prenant les écrits au premier degré. Aujourd’hui ils sont en 3e avec un niveau convenable, mais, chez nous, on ne fait pas de miracle. On avait demandé un accueil spécifique pour ces enfants, mais on n’a pas eu de réponse du rectorat… » Dominique Dellac, conseillère départementale communiste de Seine-Saint-Denis, affirme avoir rencontré à Montfermeil une mère de famille qui elle aussi a retiré sa fille d’Alexandre-Dumas car « au bout d’un an en CP elle ne savait pas lire ». Les chiffres de réussite au brevet des collèges eux aussi en disent long : « Trois élèves sur cinq présentés » l’ont validé, soit « 60 % », contre 83 % dans les des établissements publics du département. Au temps pour l’excellence… Il faut dire que, selon les fiches de recrutement des professeurs visibles sur le site de la fondation, aucun diplôme n’est requis pour diriger un de ses établissements, ou pour enseigner, quel que soit le niveau. Il ressort que l’attachement aux « valeurs » est plus important que les capacités à transmettre le savoir.

      Espérance banlieues le reconnaît d’ailleurs sur son site, sa « mission fondamentale » n’est pas l’enseignement au sens où il se pratique dans le public, mais « l’instruction. Il s’agit d’enseigner les connaissances fondamentales : lire, écrire, compter, calculer, ainsi que les fondements de la culture occidentale (repères historiques, géographiques, littéraires, spirituels) » et de donner « le goût et la recherche du vrai en toute chose ». Repères historiques désuets, repères « spirituels » orientés, à base de chants catholiques, voire de prières, rapportent les observateurs… En décembre 2015, le Figaro assistait, au cours Saint-Exupéry d’Asnières (Hauts-de-Seine), à un cours de mathématiques consacré à la lecture d’un texte de… Madeleine de Jessey, égérie de la Manif pour tous, alors porte-parole de Sens commun : « Notre société devra réaffirmer l’amour de sa culture et de ses grands penseurs, la fierté de toute son histoire, des Gaulois à notre République, et l’attachement aux racines judéo-chrétiennes qui lui donnent sa stabilité et ses ressources spirituelles. » La charte des écoles d’Espérance banlieues a beau proclamer qu’elles « n’affichent ni ne conduisent aucun enseignement religieux » – même si « les appartenances religieuses des élèves (et des professeurs – NDLR) ne sauraient être mises “entre parenthèses” » –, voilà « un arrière-plan idéologique assez inquiétant pour une association qui se présente comme “aconfessionnelle” », explique à l’Humanité l’inspecteur de l’éducation nationale Paul Devin, secrétaire général du Syndicat des personnels d’inspection FSU.

      Le développement du réseau s’appuie sur des élus de droite dure, voire extrême. Les maires des communes où il s’implante, comme Xavier Lemoine (Parti chrétien-démocrate) à Montfermeil, ou « les Républicains » Jérôme Moroge à Pierre-Bénite ou Manuel Aeschlimann à Asnières, appuient sans réserve son action. À Pierre-Bénite, sous l’impulsion d’un maire « de droite droite », l’école bénéficie d’un « bâtiment avec un bail emphytéotique (au minimum 99 ans – NDLR), l’ancien hôtel de ville de la jeunesse », déplore le conseiller municipal PCF Daniel Deleaz. L’opposition a dénoncé cette aide, et la municipalité a renoncé à verser en prime une subvention. Mais la région Auvergne-Rhône-Alpes a pris le relais, et pris en charge la construction d’une salle d’activités à 250 000 euros, « au nom de la politique de la ville ! » s’étrangle Daniel Deleaz. À Montfermeil, le terrain où s’élève l’école EB a été acquis par la ville dirigée par « un fou de Dieu », selon ses opposants, pour 2 millions d’euros, plus 1,25 million de travaux, « pour un prix de location dérisoire », s’étonne l’opposition : 1 500 euros pour 1 500 mètres carrés. À Béziers, Robert Ménard aimerait verser son obole, mais son projet n’a pas été retenu parmi la vingtaine qu’Espérance banlieues compte ajouter aux onze existants, dans des villes reconquises par la droite en 2014 (Le Blanc-Mesnil, Saint-Ouen), des villes de gauche (Nantes, Trappes), voire à direction communiste (Nanterre).

      Pour Paul Devin, le soutien plus ou moins discret à ces écoles prépare une « libéralisation du marché de l’école » (voir encadré). Le faisceau des soutiens à Espérance banlieues et à la Fondation pour l’école le laisse craindre. "Dès 2007, Nicolas Sarkozy écrivait dans une lettre de cadrage à son ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos : « Vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s’installer dans des quartiers en difficulté et, au contraire, vous soutiendrez, lorsqu’ils existent, de tels projets d’installation. » Le plan Espoir banlieues était né. L’année suivante, la Fondation pour l’école, qui pilote Espérance banlieues, est reconnue d’utilité publique. En 2016, lorsque le président LR du Sénat, Gérard Larcher, visite l’école la Boussole de Mantes-la-Jolie (Yvelines), il y voit « la réalisation de l’école telle que la décrivait son rapport sénatorial de 2015  : basée sur l’autorité et débarrassée du pédagogisme », analyse Paul Devin." Durant la campagne présidentielle, François Fillon, dont une des porte-parole, l’ex-déléguée à l’éducation des « Républicains » Annie Genevard (sa fille est chargée de projet à Espérance banlieues), reprenait les mots de Sarkozy dans son discours de Besançon du 9 mars 2017 : « L’État ne devra plus s’opposer à cette nouvelle offre éducative issue de la société civile  ; il devra leur faciliter la tâche et les aider. » Depuis, les réseaux LR sont mobilisés : Laurent Wauquiez et François Baroin ont pu « apprécier les vertus » du cours la Passerelle de Pierre-Bénite (le Progrès du 15 mars 2017), et la région Île-de-France, dirigée par Valérie Pécresse, a octroyé l’an dernier 35 000 euros à la Fondation pour l’école. Logique, pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de gauche au conseil régional : « Il y a trois élus de Sens commun dans notre assemblée, qui ont une influence démesurée. » Même le très consensuel Jean-Louis Borloo s’était affiché, en 2016, aux côtés de la journaliste Natacha Polony au colloque annuel d’EB. Il n’est pas le seul à être là où on ne l’attend pas…
      Le ministre de l’éducation nationale est resté discret sur son attachement à « l’école libre »

      Qu’Éric Zemmour dise le plus grand bien de ce système éducatif est compréhensible, mais nombre de stars ont prêté leur concours à la fondation. Le journaliste de TF1 Harry Roselmack a signé en 2015 la préface du livre Espérance banlieues, en réalité écrit par Anne Coffinier, nous apprend le rapport d’activité de la Fondation pour l’école. L’acteur Jamel Debbouze en a fait la promotion, avec sa compagne Mélissa Theuriau, sur le plateau de Michel Drucker (Vivement dimanche) la même année. Mais le soutien le plus inattendu, bien qu’officieux, reste celui… du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer ! Aujourd’hui, déplore Paul Devin, qui affirme n’avoir eu accès à aucune des enquêtes de l’inspection, « on ne sait pas trop quelle est la position du gouvernement ». Depuis sa nomination, Blanquer est resté relativement discret sur son attachement à « l’école libre », dans ou hors contrat avec l’éducation nationale. Mais, en 2016, il avait fait passer un message vidéo diffusé lors du colloque d’Espérance banlieues pour dire « (s)on soutien » sans ambiguïté : « À mes yeux elle rassemble les ingrédients de ce qui réussit le mieux dans un système scolaire », notamment « l’engagement des professeurs » avec « une formation appropriée pour chacun d’entre eux » (sic). Et de vanter ces « convergences » qu’il a mises en œuvre en tant que recteur de l’académie de Créteil entre 2007 et 2009 avec « les internats d’excellence ». Il avait pris position à l’avance.

      (1) L’Humanité a cherché à contacter la fondation, via son site Internet, sans résultat.

      Grégory Marin

    • L’abandon de la population ouvrière des banlieues (voir la politique de Levallois entre 1995 et 2000) avec la nécessité de construire un ennemi/bouc émissaire, a aussi permis l’instauration d’une soumission au préceptes religieux à la place d’un accueil libre et ouvert pour tout·es. Les imams comme les curés ont senti l’aubaine que les politiques leurs ont offerte, se retrouvant les seuls à proposer un accueil aux enfants. Honte à tous ces crevards.

      Aujourd’hui ils sont en 3e avec un niveau convenable, mais, chez nous, on ne fait pas de miracle. On avait demandé un accueil spécifique pour ces enfants, mais on n’a pas eu de réponse du rectorat…

      #montfermeil
      #école_alexandre_dumas


  • Muriel Pénicaud : le patronat s’invite au ministère du Travail par Erwan Manac’h | Politis
    https://www.politis.fr/articles/2017/05/muriel-penicaud-le-patronat-sinvite-au-ministere-du-travail-36976

    Muriel Pénicaud, 62 ans, a navigué toute sa carrière entre les plus hautes fonctions de l’État et les entreprises du CAC 40. D’abord conseillère de Martine Aubry au ministère du Travail, de 1991 à 1993, elle figure depuis 2008 parmi les membres représentant le ministère du Travail au Haut Conseil du dialogue social.

    Après avoir exercé des fonctions dirigeantes à Danone dans les années 1990, elle rejoint Dassault systèmes en 2002, comme directrice générale adjointe en charge des ressources humaines. Elle ne quitte pas pour autant l’action publique, puisque Gérard Larcher, ministre délégué au Travail du gouvernement De Villepin, la nomme en 2006 présidente de l’école des inspecteurs et contrôleurs du travail. Pour la première fois, une représentante du patronat dirige l’institution, ce qui émousse à l’époque les syndicats d’inspecteurs, qui y voient une nouvelle tentative de « recadrer » le métier d’inspecteur.

    Les petits LU n’ont pas dit leur dernier mot | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/node/256798

    La direction de Danone veut mettre en ouvre au plus vite le plan social entérinant la fermeture de deux usines. Les salariés veulent toujours faire entendre leurs contre-propositions.

    « Tous les vendredis, je fais mes courses les poches bourrées d’autocollants : » Je boycotte Danone « . Depuis huit mois, j’en colle partout dans le magasin. » Monique Somers, ouvrière chez LU à Calais, arbore encore l’étiquette sur son col de manteau, comme une seconde peau. Avec elle, quelque 300 petits LU de plusieurs sites de France, y compris ceux non menacés, sont venus à Paris vendredi, pour le dernier comité central d’entreprise, sensé entériner le plan social. Ils ont bloqué le périphérique dans une ambiance bon enfant, et ont fait exploser des pétards devant le Novotel où se tenait la réunion. Beaucoup d’usines étaient en grève.

    Les petits LU n’ont toujours pas digéré d’être mis à la porte par une multinationale ultra bénéficiaire qui met à la casse les biscuiteries rentables de Calais (la deuxième du groupe la plus florissante) et de Ris-Orangis. « Pour le moment, nous sommes encore positifs dans nos têtes. Les Français ont adhéré à notre mouvement parce qu’ils se sont sentis concernés. Si un groupe qui fait cinq milliards de profits peut licencier avec la complicité du gouvernement, alors ce qui nous arrive peut arriver à tout le monde », analyse Monique Somers. Mais la déléguée du personnel de Calais (CGT) craint la colère à venir des salariés, « si la direction tente de déménager nos machines pour les délocaliser ». Casser ? Les petits LU n’en sont pas là. Mais tous leurs mots sont emprunts du sentiment d’être abandonnés à leur triste sort. « Les Bata ont eu raison de vider des magasins. Si on veut obtenir quelque chose, parfois, je me demande s’il ne vaut pas mieux casser », avoue Marie-Josée Cohan, ouvrière à Château-Thierry.

    Résultats de la recherche Danone - Observatoire des multinationales
    http://multinationales.org/spip.php?page=recherche&recherche=danone

    #gouvernement_macron

    • #Désintox – Muriel Pénicaud, ministre du Travail ou ministre des Grands patrons ?

      Muriel Pénicaud vient d’être nommée au ministère du Travail. Très engagée du côté patronal depuis des décennies, elle s’inscrit dans les pas de Myriam El Khomri sur le fond… avec, en plus, une forte propension à cumuler des postes dans des conseils d’administration de toute sorte !

      Une cumularde

      Le moins que l’on puisse dire, c’est que Muriel Pénicaud est bien introduite dans les cénacles patronaux. et qu’elle n’hésite pas à cumuler les jetons de présence et les emplois après avoir quitté le ministère du Travail et de l’Emploi en 1993.

      Voici un aperçu de son parcours :

      Conseillère auprès de Martine Aubry (ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle) (1991-93)
      Direction du groupe Danone (1993-2002)
      2002 – 2008 : directrice générale adjointe Dassault Systèmes
      2008 – 2013 : directrice générale des RH Danone
      2009 – aujourd’hui : présidente du CA du Fonds Danone Ecosystème, puis membre du comité d’orientation
      2011 – 2014 : administratrice du Groupe Orange et présidente du comité de gouvernance et de responsabilité sociale (en pleine vague de suicides…)
      2013 – 2014 : membre du CA d’AgroParisTech
      2013 – 2015 : membre du CA de la SNCF
      2014 – aujourd’hui : administratrice des Aéroports de Paris
      2014 – aujourd’hui : administratrice de la Fondation Bettencourt-Schueller
      2014 – aujourd’hui : ambassadrice déléguée aux investissements internationaux
      2014 – aujourd’hui : directrice générale de Business France
      2015 – 2017 : membre du conseil de surveillance de la SNCF
      2015 – aujourd’hui : administratrice de l’Etablissement public Paris-Saclay

      La dernière défenseuse du Crédit impôt recherche

      En France, toute facture à un laboratoire public ou agréé est déduite en double des impôts de l’entreprise. Par exemple, pour 50 € investis dans la recherche, 100 € sont accordés de baisse d’impôts. Cela représente au total un manque à gagner de 6 milliards d’euros, supporté par le contribuable qui doit rallonger avec ses impôts ! C’est la niche fiscale la plus chère du pays. Et cette somme de 6 milliards représente le double du budget du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)…

      En juin 2015, un rapport de la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Morin avait été enterré par une alliance entre LR et le PS (ce qui allait devenir le gouvernement Macron !). En effet, la sénatrice montrait les fraudes massives, lorsque les entreprises déclarent des salarié·e·s comme chercheurs alors qu’ils ne font de recherche qu’une fois tous les 36 du mois.

      Un exemple d’entreprise qui a abusé du Crédit impôt recherche est l’entreprise pharmaceutique Sanofi. Elle a touché 130 millions d’euros de CIR par an… en diminuant ses effectifs ! Et en même temps, de 2008 à 2016, elle versait 30 milliards d’euros de dividendes, tout en délocalisant sa banque en Belgique pour profiter de montages fiscaux.

      Pourtant, face à tout cela, Muriel Pénicaud défend le Crédit impôt recherche comme « un des meilleurs du monde, [qui] a permis de conserver des unités de recherche en France et d’en aimanter de nouvelles » (La Tribune, 26 novembre 2015).
      Nous sommes avertis : demain, ce ne sera pas un, mais mille Sanofi sur le territoire !


  • Scandale – Claude Bartolone, Gérard Larcher et 80 hauts parlementaires touchent des indemnités illégales
    http://vilistia.org/archives/13521

    19 avril 2016 | Luca ANDREOLLI L’association pour une démocratie directe s’insurge et réclame le remboursement des trop perçus par les élus de l’Assemblée nationale et du Sénat. Les sommes atteignent 1,5 million d’euros par an  ! Se tramerait-il un nouveau scandale … Lire la suite →

    #Parti_socialiste



  • Je suis journaliste parlementaire depuis 25 ans : Penelope Fillon est indéfendable - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1644344-je-suis-journaliste-parlementaire-depuis-25-ans-penelope-f

    Cela fait 25 ans qu’avec mes confrères et consœurs, nous sommes les témoins de pratiques népotiques de la part de députés et de sénateurs – heureusement très minoritaires – peu sourcilleux de la morale publique, qui emploient abusivement des membres proches de leur famille (épouses, filles, fils, gendres, sans oublier les maîtresses) comme assistant(e)s parlementaires . Et cela fait 25 ans que nous entendons le même plaidoyer arrogant, et parfois sans complexes : « C’est légal ».

    #népotisme


  • Politiciens Français soutenant la colonisation de la Palestine par Israël , repérés (entre autres) à travers leur condamnation de l’attaque (au camion bélier) de soldats israéliens se tenant dans la partie Est de Jérusalem, partie qui appartient légalement aux Palestiniens. Il est légitime de tuer les soldats d’un pays qui en occupe un autre. Et la colonisation est un crime en Droit français, européen et international.

    François Fillon
    https://twitter.com/FrancoisFillon/status/818182094518153216?lang=fr
    https://twitter.com/OnceRebifera/status/818436936784367617

    Bernard Cazeneuve
    https://twitter.com/BCazeneuve/status/818145674311114754

    Emmanuel Macron
    https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/818183568220360704?lang=fr

    François de Rugy
    https://twitter.com/FdeRugy/status/818136212288503808?lang=fr

    Valérie Pecresse
    https://twitter.com/vpecresse/status/818139560727216128?lang=fr

    Marine Le Pen
    https://twitter.com/MLP_officiel/status/818222345441734658?lang=fr

    Bernard Menard
    https://twitter.com/RobertMenardFR/status/818344444936290304?lang=fr

    Gérard Larcher
    https://twitter.com/gerard_larcher/status/818201828424871939?lang=fr

    Eric Ciotti
    https://twitter.com/ECiotti/status/818076506354225153?lang=fr

    Georges Fenech
    https://twitter.com/GeorgesFENECH/status/818075384545759232?lang=fr

    Evidemment François Hollande dont la campagne pour la primaire de 2011 avait été financée par les réseaux sionistes américains (source : le journal juif américain « Jewish Gazetta »).
    http://www.lepoint.fr/monde/jerusalem-un-camion-percute-un-groupe-de-soldats-au-moins-3-morts-08-01-2017

    Pas de Manuel Valls ou d’autres candidats importants des différentes Primaires (LR ou PS), à ma connaissance.

    Vous pouvez compléter cette liste de ces complices français du crime de colonisation si vous avez des infos.

    #lobby-sioniste #corruption #propagande #LR #PS #FN


  • Le président du Sénat français en Israël du 2 au 5 janvier - L’Orient-Le Jour | AFP | 28/12/2016
    http://www.lorientlejour.com/article/1026379/le-president-du-senat-francais-en-israel-du-2-au-5-janvier.html

    Le président du Sénat français Gérard Larcher (Les Républicains) se rendra en Israël du 2 au 5 janvier, quelques jours avant l’organisation par Paris d’une conférence internationale sur le Proche-Orient, a annoncé mercredi son cabinet.

    M. Larcher évoquera avec ses interlocuteurs cette conférence qui rassemblera le 15 janvier dans la capitale quelque 70 pays mais sans les Israéliens ni les Palestiniens, et qui a pour but de réitérer le soutien de la communauté internationale à une solution au conflit israélo-palestinien sur la base de deux États.

    Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, un ultranationaliste réputé pour ses propos populistes, a appelé les juifs de France à s’installer en Israël, la « seule réponse à ce complot » qu’est la conférence de Paris, a-t-il affirmé.
    « La France ne serait pas la France sans les juifs de France », a déclaré M. Larcher. « Les juifs de France sont des citoyens français et la République protège tous ses citoyens ».
    Un entretien de M. Larcher est prévu avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, sous réserve de confirmation. (...)


  • Ex-GUD, ex-FN, ex-MPF : le pedigree très réac de proches de Fillon

    https://www.buzzfeed.com/paulaveline/ex-gud-ex-fn-ex-mpf-le-pedigree-tres-reac-de-proches-de-fill

    Hervé Novelli a cofondé le GUD. Anne Méaux a milité au sein de groupuscules d’extrême droite. Gérard Longuet est un ex d’Occident. Valérie Boyer veut inscrire les « racines chrétiennes de la France » dans la Constitution.

    Une équipe de C dans l’air a pu filmer la garde rapprochée de François Fillon, le 21 novembre dernier, au lendemain du premier tour de la primaire. Une quinzaine d’élus et conseillers qui l’ont porté jusqu’à la victoire finale.

    Sur cette photo de famille, il y a des hommes et des femmes dont l’engagement politique s’est toujours inscrit dans la famille de la droite parlementaire et républicaine. Ils ne traînent pas de casseroles réacs derrière eux. On reconnaît Jérôme Chartier, député du Val-d’Oise et porte-parole de François Fillon, Jean-François Lamour, député de Paris et ancien champion olympique, Gérard Larcher, président du Sénat, ou encore Bernard Accoyer, qui vient d’être nommé secrétaire général des Républicains. Il y a d’autres proches dont on connaît mal le parcours comme la plume de François Fillon, Igor Mitrofanoff, ou le patron Pierre Danon. Et puis il y a les figures les plus à droite du clan Fillon. Des hommes et des femmes qui s’illustrent par leur passé d’extrême droite ou par un positionnement ultra-réac. Voici qui ils sont.


  • Le journaliste d’investigation Yvan Stefanovitch attaqué en diffamation pour son livre scandale, par le Sénat. Une première !
    https://www.crashdebug.fr/loisirss/73-livres/12246-le-journaliste-d-investigation-yvan-stefanovitch-attaque-en-diffama

    Alors saurez après ce que l’ont a vue ce week end sur le non cumul des mandats, saurrez vous garder votre calme ? Si au contraire vous avez une forte envie de vous défouler parter courir achetez son livre.... ; )))

    Amicalement,

    f.

    Le 2 juin dernier paraissait le livre scandale du journaliste d’investigation Yvan Stefanovitch , dont le titre est, Le Sénat. Un paradis fiscal pour des parlementaires fantômes (paru le 2 juin aux éditions du Rocher).

    Dans un article du Point.fr "Les sénateurs vivent sur une autre planète !" en date du 12/08/2016, le journal nous apprend, je cite que " Les sénateurs ont discrètement autorisé Gérard Larcher à attaquer en diffamation Yvan Stefanovitch, auteur d’un livre contre leurs privilèges. Une première."

    "Même les sénateurs (...)


  • Loi Macron : le texte est de retour à l’Assemblée, et un nouveau recours au 49-3, de plus en plus plausible
    http://www.liberation.fr/politiques/2015/06/08/loi-macron-la-tentation-de-plus-en-plus-plausible-du-493_1325185

    Le texte du ministre de l’Economie est de retour à l’Assemblée. Après le congrès du PS, l’exécutif ne semble pas franchement disposé à rouvrir la négociation avec les frondeurs de sa majorité.

    Lire Martine @Bulard, « Les recettes des nouveaux pragmatiques »
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/04/BULARD/52873

    On ne dira jamais assez ce que la politique doit à la vertu du « pragmatisme ». Ainsi, M. Gérard Larcher, président d’un Sénat majoritairement de droite, a rassuré M. Emmanuel Macron, ministre se réclamant de la gauche : c’est « de manière extrêmement pragmatique et non pas idéologique que le projet de loi du ministre va être examiné. Tout au plus le président milite-t-il pour un approfondissement de la « cohérence » et pour « une certaine réforme des règles du travail ». Pas de quoi fâcher M. Macron, qui répète : « Il ne faut avoir ni dogme ni fétiche [sur le temps de travail], mais du pragmatisme. » Entre « pragmatiques », l’entente cordiale (et même un peu plus) devrait être possible.

    Bien sûr, il faudra bien mettre en avant quelques « marqueurs » frappés au coin de la « vieille idéologie » (comme le contrat de travail unique aux droits variables prôné par l’Union pour un mouvement populaire), qui permettront de démêler la droite de la gauche et de rassembler son camp. Derrière ce rideau de fumée, non seulement les dispositions négatives essentielles du projet seront préservées, mais d’autres risquent de s’y ajouter, comme la suppression des seuils sociaux. Avec l’aval du ministre. De toute façon, le gouvernement peut légalement utiliser le 49-3 en seconde lecture du texte à l’Assemblée nationale. Il a donc les mains libres. [#st]

    #démocratie #socialistes #loi_Macron

    http://zinc.mondediplo.net/messages/2184 via Le Monde diplomatique


  • France : Le président du Sénat ment sur la Shoah, la théorie de Darwin et l’histoire coloniale française pas enseignés dans les lycées - Samuel Laurent - Le monde http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/05/05/problemes-d-enseignement-de-la-shoah-gerard-larcher-s-emballe_4628171_435577

    Le président UMP du Sénat était l’invité de RTL, dimanche 3 mai. L’occasion pour lui d’évoquer un rapport qu’il a remis en avril au président de la République, dans lequel il dresse un portrait sombre de la France. Gérard Larcher, qui plaide pour une laïcité réaffirmée mais équilibrée, dénonce notamment une situation qui serait dramatique dans les collèges et lycées français.
    Lire aussi : Larcher veut revisiter les politiques d’immigration, Bartolone favoriser le « développement de la citoyenneté »
    Ce qu’il a dit :
    « Dans l’analyse que j’ai faite pour ce rapport, il y a plus de 10 % des collèges et lycées de ce pays où l’on ne peut plus enseigner une partie de l’histoire de France, la Shoah, l’histoire coloniale... On ne peut plus enseigner la théorie de Darwin dans certains collèges. »

    Un collège et un lycée français sur dix ne pourraient plus enseigner la Shoah, l’histoire coloniale française ou même la théorie de l’évolution ? Le chiffre est édifiant. Il est malheureusement... totalement faux. Ou du moins totalement hasardeux.


  • Le président du Sénat Gérard Larcher à Moscou en soutien aux accords de Minsk
    http://www.lecourrierderussie.com/2015/02/president-senat-gerard-larcher-moscou-accords-minsk

    Conscient de l’importance des investissements français en Russie, Gérard Larcher s’est dit ravi de constater que les Français établis en Russie n’étaient pas « dans une dynamique de fuite »


  • Netanyahu et Hollande à la Grande synagogue de Paris sous les ovations
    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/netanyahu-et-hollande-entrent-sous-les-ovations-a-la-grande-synagogue-de-

    A leur arrivée, certains dans la très nombreuse assistance réunie pour rendre hommage à « toutes les victimes » des attentats de Paris, ont scandé « Bibi », le surnom de Netanyahu, et « Israël vivra, Israël vaincra », agitant le drapeau de l’Etat hébreu.
    Placée sous très haute surveillance dans un quartier bouclé, la Grande synagogue de la Victoire, coeur battant de la première communauté juive d’Europe (500.000 à 600.000 membres), a également accueilli sous les acclamations l’ancien président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre Manuel Valls.
    Les présidents des deux assemblées, Claude Bartolone et Gérard Larcher, la maire de Paris, Anne Hidalgo, et plusieurs responsables religieux comme le cardinal-archevêque de Paris André Vingt-Trois et l’ancien président du Conseil français du culte musulman Mohammed Moussaoui assistaient également à la cérémonie qui a débuté par des psaumes. Le médiatique imam de Drancy Hassen Chalghoumi a pour sa part été accueilli par des vivats.
    La cérémonie visait à rendre hommage aux 17 victimes des attentats parisiens de ces derniers jours, dont les quatre juifs tués par le jihadiste Amedy Coulibaly dans l’attaque contre un supermarché casher et qui seront enterrés mardi en Israël.
    « Aujourd’hui, M. le président de la République, la France, les juifs de France, étaient dans la rue pour la démocratie, pour la liberté d’expression, pour Charlie et pour la police », a lancé le président du Consistoire central, Joël Mergui.(...)

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    Christiane Taubira tweete :
    https://twitter.com/ChTaubira/status/554348560586899456

    A la Grande synagogue de Paris, avec @fhollande pour la cérémonie oecuménique d’hommage aux victimes des attentats.

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    Le Monde nous montre une vidéo de l’arrivée :

    Hollande et Nétanyahou à la grande synagogue de Paris pour un hommage aux victimes des attentats
    http://www.lemonde.fr/societe/video/2015/01/11/hollande-et-netanyahou-a-la-grande-synagogue-de-paris-pour-un-hommage-aux-vi

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    Œcuménique ?
    Alors pourquoi le président de la République Française porte la kippa ?

    #laïcité


  • FRANCE : Pourquoi ne pas supprimer l’Assurance-maladie ?
    http://www.brujitafr.fr/article-france-pourquoi-ne-pas-supprimer-l-assurance-maladie-121446248.htm

    Le Cercle Santé innovation propose de remplacer l’Assurance-maladie par une agence sous contrôle de l’Etat. Le Cercle Santé Innovation - organisation de réflexion fondée cette année par le sénateur des Yvelines Gérard Larcher- prône un remplacement de l’Assurance-maladie par une agence sous contrôle de l’État pour simplifier les parcours des patients et réaliser des économies. La France sera la Grèce II L’Assurance-maladie est-elle encore utile ? C’était le premier axe de réflexion du nouveau think tank fondé et présidé par Gérard Larcher, ancien président du Sénat de 2008 à 2011. Comme l’indiquait Le Figaro, qui a pu se procurer le premier rapport du Cercle Santé Innovation en (...)

    #ACTUALITES