person:guy sorman

  • Donald, Mélanie et la guerre des sexes en occident
    http://www.dedefensa.org/article/donald-melanie-et-la-guerre-des-sexes-en-occident

    Donald, Mélanie et la guerre des sexes en occident

    Nous sommes en Espagne, pays où je ne lis que la presse people : c’est la seule qui fasse son métier et qui ne raconte pas trop d’ordurerie. Le détritus socialiste El Pais recrache froidement le NYT (vive Wall Street, vive Obama, mort à Poutine et la Russie) et la presse de droite (ABC ou la Razon) est encore plus débile. Le regretté Guy Sorman y tient même une chronique pour justifier le génie libéral de nos banques, les bienfaits de la vague de réfugiés ou des sanctions antirusses. Quand je veux comprendre ce qui se passe en Espagne, je relis Quevedo, Gracian et mon vieux maître Ortega Y Gasset. Eux ne vieillissent pas.

    La presse people donc. La prestigieuse revue Hola !, qui encense les amours du Nobel de littérature Vargas Llosa, cesse la (...)

  • Compénétration et humanisme
    http://www.dedefensa.org/article/compenetration-et-humanisme

    Compénétration et humanisme

    Le géographe Gilles Ardinat définit la mondialisation comme la généralisation des échanges entre tous les territoires de la planète, « ni bonne ni mauvaise en elle-même » (1). Le mondialisme est lui un projet politique de société planétaire, porté essentiellement par les élites américaines et européennes. Institution d’essence mondialiste, l’Union Européenne inspirait pourtant du dépit à l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard : « La souveraineté est un empêchement de partager, une surveillance de la compénétration avec l’autre » (2). Illustration d’un très vieux débat selon l’essayiste libéral Guy Sorman : « Il y a vingt-cinq siècles, Alexandre de Macédoine eut pour projet d’unifier le monde par-delà les distinctions ethniques et religieuses. De la Grèce à l’Inde, il ne se (...)

  • Dostoïevski et la dégénérescence du monde par le réseau
    http://www.dedefensa.org/article/dostoievski-et-la-degenerescence-du-monde-par-le-reseau

    Dostoïevski et la dégénérescence du monde par le réseau

    Car il est poussé dans le filet par ses propres pieds ; et il marche sur les mailles du filet...

    Job, 8, 18

    J’ai souvenance d’un brillant texte de notre cher Guy Sorman (qui redonna jadis ses lettres de prosaïsme au Figaro magazine) dans le journal de la « droite » espagnole ABC (BHL est chargé lui de distraire et surtout d’instruire les maigres sections d’assaut du mondialisme dans El Pais). Et Guy Sorman, essayiste pourtant renommé pour ses piles d’invendus, et entre deux éloges des réfugiés considérés comme des forces vives du capital selon les Marx Brothers et Merkel, présentait ainsi son argumentaire : « même la Russie finira un jour par être démocratique et progressiste et globalement dans le global ». Sans oublier la (...)

  • Clivages
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=4816

    Il ne se passe de jour que les médias de la grande presse audio-visuelle, publique ou privée, ne nous donnent un nouveau témoignage de servilité journalistique. Ainsi a-t-on assisté dernièrement à une offensive en règle des rédactions et de leurs animateurs de « matinales », de vespérales et autres émissions dites d’actualité, …

    #La_chronique_d'Alain_Accardo #journalistes ;_médias ;_conformisme ;_pensée_critique ;_je_suis_charlie

    • Les journalistes de consensus ne prennent le risque de donner la parole à des opposants que s’ils se sentent en mesure de rendre ces derniers à peu près inaudibles. On multiplie les interruptions agressives, les provocations, les questions à côté, les contresens, on focalise sur les querelles de personnes, on pratique le procès d’intention, l’amalgame et la mauvaise foi, on suscite les interventions de compères appelés à la rescousse pour démolir l’invité(e), et finalement on invoque le manque de temps – « Désolé, l’heure tourne, il vous reste une minute pour nous dire si… ». Ces journalistes-là sont grassement payés et c’est justice : animer un débat pour le torpiller, c’est toute une technique, sinon un art. Les médias de marché adorent organiser débats et polémiques, parce que ça fait « vendre », mais à condition que la doxa dominante en sorte indemne.

      C’est un peu la réflexion que je me suis faite à la fin de la rencontre Lordon-Piketti chez Taddei : à quoi bon faire intervenir cette tanche de Guy Sorman, si ce n’est pour rabaisser le débat, empêcher les idées de prendre de l’ampleur et réduire toute l’affaire à un conflit de personnes pour éviter le débat d’idées.
      Lordon ne va pas dans les médias parce que, comme il l’explique en substance : « autant 10 secondes suffisent largement pour énoncer une ânerie qui frappera les esprits, autant il faut bien plus de 30 minutes pour la démonter intelligemment. »

      https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=J2wf_T32STc

    • Et aussi Lordon parle souvent, y compris à l’oral (et c’est là un gros défaut, car à l’écrit ça peut encore passer quand c’est bien présenté), en parenthèses de parenthèses de parenthèses. Et ça, au bout d’un moment, on ne sait plus quel était le début la phrase.

      Être percutant à l’oral, c’est une qualité particulière, et c’est pas juste être un tribun, ça se travaille aussi. Ça s’appelle, entre autre, la pédagogie. Si un prof de primaire, de collège ou de lycée parlait comme ça… les élèves auraient vraiment du mal (bien que je ne nie pas que certains profs n’aient vraiment aucune pédagogie, bien entendu).

    • Ça veut dire que le capitalisme n’est PAS qu’une question économique, monétaire, etc. On ne peut pas le définir et le comprendre en ne prenant en compte que la production. C’est un mode de vie complet, des manières de se comporter les uns envers les autres, ça définie comment les gens sont en relation (entre autre par la médiation de l’argent), quelles sont ces relations, comment ils interagissent globalement.

  • Le bêtisier de la crise
    http://www.lesmotsontunsens.com/le-betisier-de-la-crise-perles-economistes-previsions-economie-416

    Début 2008, Guy Sorman, dans son livre « L’économie ne ment pas », annonce que celle-ci « n’est plus une opinion, c’est une science ». Conclusion : « Le temps des grandes crises semble passé parce que les progrès de la science permettent de mieux les comprendre et de mieux les gérer ». D’ailleurs, l’Institut Montaigne ne déclarait-il pas, en 2006, que « la complexité [du système bancaire] fait sa force et l’aide à résister aux crises ». Et David Thesmar, élu « Meilleur jeune économiste » en 2007, d’en rajouter une louche : « Grâce à des instruments innovants comme la titrisation et les dérivés de crédit, chaque risque de défaut, au lieu d’être porté par une seule banque, est ventilé par un grand nombre d’acteurs ». Quelques mois avant que le château de carte ne vacille...

    #humour #crise