person:harry belafonte

  • Des joueurs de la NFL (Ligue nationale de football américain) se retirent de la tournée de propagande en Israël
    Michael Brown | Publié le 11 février 2017 sur The Electronic Intifada |
    Traduction : Jean-Marie Flémal
    http://www.pourlapalestine.be/des-joueurs-de-la-nfl-se-retirent-de-la-tournee-de-propagande-en-isr

    (...) Mais, au cours d’une semaine de revirements soudains, Dave Zirin écrivait dans The Nation que, malgré les informations médiatiques disant que Bennett se rendrait en Israël, le joueur avait « confirmé que ce n’était pas le cas ».

    Zirin faisait remarquer que d’autres joueurs cités dans un article du Times of Israel concernant la visite prévue « avais remis leur participation en question ».

    Vendredi soir, trois des joueurs cités comme participants potentiels – Martellus Bennett, son frère Michael Bennett des Seahawks de Seattle et Kenny Stills des Dolphins de Miami – avaient refusé le voyage.
    Des joueurs se désistent.

    Dans une lettre ouverte publiée jeudi après-midi par The Nation, des activistes, des écrivains et des athlètes, dont Angela Davis, Alice Walker, John Carlos et Craig Hodges, ont invité les joueurs de la NFL à reconsidérer leur participation au voyage. Plus tard, Harry Belafonte et Danny Glover ont également signé la lettre.

    Ils ont félicité les athlètes d’utiliser leur renommée « pour mettre en lumière et soutenir les diverses luttes, y compris celle de Black Lives Matter », et ont également félicité toutes les personnes qui avaient annoncé qu’elles ne se rendraient pas à la Maison-Blanche.

    Ils ont insisté pour que les joueurs ne permettent pas qu’on les utilise comme des éléments d’une campagne de propagande « visant à aider le gouvernement israélien à normaliser et blanchir sa négation permanente des droits palestiniens ».

    Le même jour, le joueur de la NFL et militant des droits Michael Bennett a tweeté qu’il n’irait pas en Israël.

    Dans une déclaration ultérieure publiée vendredi soir sur Tweeter et Instagram, Michael Bennett a déclaré qu’il « ne serait pas utilisé » par le gouvernement israélien. Et de rappeler que feu Muhammad Ali, l’un de ses héros, « avait toujours soutenu fermement le peuple palestinien ».

    « Je veux être une ‘voix des sans-voix’ », a ajouté Bennett, « et je ne puis le faire en participant à ce genre de voyage en Israël. » (...)

    #BDS

  • Noam Chomsky & Harry Belafonte parlent de Trump, de Sanders, du KKK, de Rebellious Hearts & plus…
    Democracy Now | 7 décembre 2016 | note de danielle Bleitrach et traduction de Bétrice Courraud pour Histoire et société
    https://histoireetsociete.wordpress.com/2016/12/28/noam-chomsky-harry-belafonte-parlent-de-trump-de-sander

    (...) HARRY BELAFONTE : Je dois avouer que j’étais profondément persuadé que, quelles que soient la gravité des choses qui se passent dans notre pays, les citoyens seraient en mesure de se lever et d’arrêter l’ennemi à l’entrée, ou même, le faire réellement reculer. Et à chaque fois que certains événements surgissent, nous rencontrons l’horreur et la terreur, ce que je mentionnais comme étant le IVe Reich, en n’étant pas sûr de ce que j’affirmais. Pour être clair, la grande et globale catastrophe fut le nazisme, comme vous le savez. C’était le IIIe Reich. Je pensais que nous nous étions libérés de ce face à face et que nous serions beaucoup plus résilients. Je pense cependant qu’à un certain degré nous faisons preuve de résilience, mais le test réel n’a pas encore eu lieu. Il faut attendre la passation de pouvoir.

    Et ce qui me préoccupe, c’est que derrière la malfaisance de Trump, celle de son Cabinet et des personnes qu’il a désignées pour jouer le leadership, je n’avais pas vraiment compris que se tenait au milieu un terrible et inattendu ennemi. C’est notre faiblesse face à l’avidité absolue. Je pense que nous avons échoué à tirer de vraies conclusions parce que nous avons été si contaminés par le désir de possession et le pouvoir que nous avons oublié que nous détruisions nos enfants. J’attends le point de vue du Professeur Chomsky, qu’il me dise sur quel pied danser.

    NOAM CHOMSKY : Et bien j’avoue que j’étais d’une certaine manière immunisé contre la victoire électorale de Trump – bien sûr, ce n’est pas une victoire populaire, comme vous le savez – car ma femme, avec son regard extérieur, est la seule personne que je connaisse qui a prédit la victoire de Trump et ce avant la Primaire des Républicains. Elle est originaire du Brésil, elle avait mesuré la température du pays et était persuadée que la chose allait se réaliser. Je n’étais donc pas à ce point surpris. Je pense que c’est extrêmement dangereux sur beaucoup de plans, comme ceux dont j’ai déjà parlé, et d’autres que vous connaissez bien.

    D’autre part, il y a beaucoup d’ouvertures. Ayons à l’esprit que le pays s’est grandement civilisé ces 50/60 dernières années. Une rencontre comme celle-ci était inconcevable en 1960, 1970. Ces façons de vous engager, comme celles d’autres personnes, sont tout a fait nouvelles. Et il y a eu beaucoup d’avancées et de réalisations : les droits des femmes, les droits civiques en général, les droits des homosexuels, la lutte contre les agressions, les questions environnementales – ces questions ne se posaient pas en ces temps-là. Il y a eu un énorme progrès. Cela signifie que le combat d’aujourd’hui se place à un niveau beaucoup plus élevé. L’époque où Harry marchait à Selma était une époque bien plus dure que celle d’aujourd’hui. Beaucoup de gens se sont engagés en effet dans un combat constant et fervent et il y a eu beaucoup de réalisations.

    Revenons à l’histoire passée. Inutile de tout revoir en détail mais la période passée est d’une horreur totale. Disons-le franchement, le pays s’est fondé sur deux crimes incroyables, inimaginables : le premier, la quasi extermination de la population indigène, ce genre de crise des migrants auquel on ne pense pas – et une forme d’esclavage, c’était la chose la plus pernicieuse dans l’histoire, et c’est la base de la richesse et du développement économique des Etats-Unis, de l’Angleterre, de la France et autres pays. C’est l’histoire. Donald Trump parle de rétablir la grandeur du pays mais pour la plupart des gens ce pays n’avait pas une telle grandeur. C’était plutôt le contraire.

    Et il y a progrès car hier les gens ont dû affronter des choses plus dures et n’ont pas abdiqué. C’est une leçon importante. De plus, ces élections en elles-mêmes offrent des ouvertures. Première chose, comme vous le savez, les Démocrates ont eu la majorité des votes et si vous regardez le vote des jeunes, ceux-là qui vont construire le futur – ils étaient dans une grande majorité anti-Trump et même pro-Sanders. Nous devons garder à l’esprit que la campagne de Sanders fut phénoménale. Voilà une personne inconnue, surgie de nulle part, qui utilise des termes tels que socialisme, terme maudit, qui n’a aucun soutien corporatiste ou médiatique, aucun soutien des riches, toutes choses indispensables pour gagner les élections. Celles-ci ont été achetées et s’il n’y avait pas eu les manigances que vous savez…Les élections ont été menées par les jeunes. Ce sont des signes d’espoir. Je pense qu’il y a des tonnes de choses à faire. On peut saisir les occasions qui sont à notre portée, et vous, les jeunes, avez entre vos mains la possibilité d’avancer sur ce long et difficile chemin pour construire une société civilisée et un monde décent. (...)

    source : https://www.democracynow.org/2016/12/7/the_search_for_the_rebel_heart

    • ...

      Ecoutez Alan Greenspan, le plus grand économiste de tous les temps, appelé Saint Alan. Au sommet de l’euphorie économique, il a assuré devant le congrès que le succès de l’économie américaine qu’il menait était basé sur l’insécurité grandissante du travailleur. Cela signifie que si l’on intimide suffisamment les travailleurs, si l’on frappe suffisamment les organisations syndicales et les syndicats, alors ces mêmes travailleurs ne seront plus en mesure de réclamer des hausses de salaire et des bénéfices décents et alors, c’est bon pour l’économie, cela crée une économie saine dans une certaine mesure et nous connaissons cette façon de faire

      ...
      #lutte_des_classes

  • sankofa.org
    https://www.sankofa.org/mission

    Sankofa is a social justice organization founded by Harry Belafonte that enlists the support of today’s most celebrated artists and influential individuals in collaboration with grassroots partners to elevate the voices of the disenfranchised and promote justice, peace, and equality.

    The Issues We Address

    Sankofa focuses on issues of injustice that disproportionately affect the disenfranchised, the oppressed, and the underserved, which left unaddressed will continue to impact the lives of too many individuals and remain a scar on our nation’s moral character.If you are concerned about the social justice issues that affect the lives of disempowered millions, we ask you to contribute to Sankofa.org. If you are an artist, musician, or performer, you can help support Sankofa by contributing your talents. To learn more or donate, contact us at info@sankofa.org.

    Reigniting The Activist Tradition

    The tradition of activism among America’s artistic and cultural leaders goes back to the early days of social justice movements. In 1939, Marion Anderson staged a defiant outdoor concert at the Lincoln Memorial, having been barred from Constitution Hall on account of her race. Paul Robeson, one of America’s most prominent African American actors in the 40’s, spoke openly for equality and encouraged his peers to do the same. “The artist must elect to fight for freedom or for slavery” he said, “I have made my choice.” The 1960’s ushered in a wave of artist-activists, from Joan Baez to Harry Belafonte to Bob Dylan. In the 1970’s there was Marvin Gaye to Bob Marley, whose politically charged work added cultural resonance to the words and actions of Martin Luther King Jr. and other social justice leaders. More recently in the 1980’s, Michael Jackson and Lionel Richie along with dozens of other artists staged “We Are the World,” conceived by Harry Belafonte, which delivered powerful testament to the power of artists to drive attention, resources, and action towards the world’s injustices. Artists such as Stevie Wonder, The Dixie Chicks, Alicia Keys, Public Enemy and Macklemore have carried this same spirit of progressive change into the present day.

    #USA #musique #activisme

  • The Black Power Mixtape | ARTE
    http://www.arte.tv/guide/fr/042339-000/the-black-power-mixtape

    Une chronique du mouvement des droits civiques vu à travers les yeux de journalistes suédois entre 1967 et 1972, et des célébrités contemporaines influencées par le Black Power. Une mosaïque visuelle et musicale d’une richesse saisissante, Prix du meilleur montage à Sundance 2011.

    De 1967 à 1972, des équipes de télévision suédoises se sont intéressées au mouvement des droits civiques aux États-Unis. Du quotidien d’une famille noire qui manque de tout au désespoir des habitants de Harlem après les assassinats de Martin Luther King et Bob Kennedy, d’un discours de Bobby Seal au procès très médiatisé de l’égérie des Black Panthers Angela Davis, ces journalistes ont relayé le soulèvement de la population afro-américaine en tentant d’en comprendre les causes. Ils ont approché les grands leaders du Black Power lors de prises de positions publiques, mais aussi dans l’intimité. Dans une séquence particulièrement forte, Stokely Carmichael interviewe sa maman, qui raconte la misère et les discriminations. Dans un autre entretien d’une franchise stupéfiante, Angela Davis, interrogée depuis sa prison sur l’usage de la violence, s’emporte contre le journaliste avant d’évoquer son enfance, marquée par les meurtres raciaux et la possession vitale d’armes pour se défendre.

    Mosaïque visuelle

    Göran Hugo Olsson a exhumé les rushes en 16 mm de la télévision suédoise pour composer une mosaïque visuelle d’une richesse saisissante, complétée par des témoignages et des anecdotes en voix off de personnalités célèbres comme Erykah Badu, Harry Belafonte ou Angela Davis elle-même. Sorti en salles dans sa version longue (de 1967 à 1975), ce documentaire, rythmé par la musique de Questlove, ressuscite la période charnière durant laquelle s’est forgée l’âme du Black Power et interroge son héritage à l’heure où l’Amérique a élu un président noir.

    #Black_Panthers #black_power #archives #Histoire #années_60 #années_70 #ségrégation #film #Angela_Davis

  • Le racisme est-il une opinion conventionnelle ?
    http://blogues.lapresse.ca/hetu/2013/11/12/le-racisme-est-il-une-opinion-conventionnelle

    Richard Cohen, le chroniqueur « progressiste » du Washington Post le plus haï par les progressistes, récuse aujourd’hui l’accusation de racisme portée récemment par le chanteur, acteur et militant Harry Belafonte à l’encontre du Tea Party. Le journaliste mine cependant sa thèse en écrivant cette phrase qui aurait pu être écrite en 1939 :
    « Les gens aux opinions conventionnelles doivent réprimer un réflexe nauséeux quand ils pensent aux maire élu de New York (Bill de Blasio) – un homme blanc marié à une femme noire et avec deux enfants métis. »

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    Émoi autour de la mort d’une jeune Noire à Detroit
    http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201311/13/01-4710180-emoi-autour-de-la-mort-dune-jeune-noire-a-detroit.php

    Il était environ 4h du matin, le 2 novembre, lorsque Renisha McBride a sonné à la porte de l’homme qui allait lui enlever la vie. Selon sa famille, elle cherchait de l’aide après avoir eu un accident de voiture. Son téléphone cellulaire ne fonctionnant pas, elle frappait depuis une heure aux portes des résidences d’un quartier de Dearborn Heights, une ville dont 86% des habitants sont blancs.

    Son tueur, qui n’a pas encore été identifié, a été le seul à lui répondre. Il a ouvert la porte et appuyé sur la détente d’un fusil de chasse. Atteinte au visage, la jeune femme s’est effondrée sur la véranda de la résidence.

    Le tireur a d’abord déclaré à la police avoir ouvert le feu par accident. Son avocate a plus tard affirmé que son client pensait que Renisha McBride tentait d’entrer chez lui par effraction.

    « Quand la preuve sera présentée, je ne doute pas qu’elle démontrera que mon client était justifié [d’agir comme il l’a fait] et qu’il s’est comporté comme une personne raisonnable qui craignait pour sa vie », a déclaré lundi Cheryl Carpenter.

    #racisme

    • Autre fait indéniable : elle n’était pas armée.

      Mais le tireur, homme blanc âgé de 54 ans habitant à Dearborn Heights, en banlieue de Detroit, n’a été ni arrêté ni inculpé. Et s’il finit par l’être, il pourrait s’appuyer sur les lois de son État, le Michigan, pour invoquer la légitime défense.
      (…)
      Le Michigan est l’un des États américains où une loi, dite Stand Your Ground , autorise un individu à utiliser une arme à feu dès qu’il se sent menacé. On y trouve aussi une loi reconnaissant la Castle Doctrine , qui donne au propriétaire d’une résidence le droit de la défendre par tous les moyens.

      Mais Lawrence Dubin, professeur de droit à l’Université de Detroit, doute que l’une ou l’autre de ces lois puissent aider le tireur dans un éventuel procès.

      « À en juger par les faits connus, la #Castle_Doctrine ne semble pas s’appliquer ici parce qu’il n’y a aucune tentative de la part de la victime d’entrer dans la maison. Frapper à la porte d’une maison d’un individu ne peut être considéré comme une violation de domicile, a-t-il déclaré à La Presse hier.

      « Quant à la loi #Stand_Your_Ground, elle devient moins pertinente à partir du moment où le tireur déclare à la police avoir ouvert le feu par accident. Évidemment, il voudra l’invoquer s’il décide de plaider la légitime défense. »

  • Buck and the preacher

    1972, de et avec Sidney Poitier et un Harry Belafonte comme je le connaissais pas. Sorti en DVD en 2000.

    Après la #guerre_de_Sécession, Buck (#Sidney_Poitier), un ancien sergent de la cavalerie de l’armée de l’Union, gagne sa vie en guidant les groupes d’esclaves affranchis voulant passer la frontière du Colorado. Il croise la route d’un pseudo pasteur dont la bible truquée contient un revolver (#Harry_Belafonte). Les voyageurs sont attaqués par des hordes d’anciens esclavagistes qui tentent de les renvoyer à leur misérable vie dans les fermes de Louisiane ; Buck et ses compagnons devront faire preuve de courage pour parvenir à leur but ultime : s’installer dans une terre de promesses et connaître enfin une existence d’hommes libres.

    Et il y a aussi des indiens, avec qui il faut négocier pour passer sur leur territoire et qui rappellent au #buffalo_soldier qu’a été Buck que les noirs et les blancs étaient dans le même camp quand ils faisaient la guerre contre eux (les indiens).

    J’ai bien aimé :-)

    #film #western #esclavagisme #avant_tarantino

  • Palestine : nous devons être sans crainte
    Jeudi, 11 Octobre 2012 par Frank Barat
    http://www.pourlapalestine.be/index.php?option=com_content&view=article&id=1440:palestine-nous-dev

    Samedi matin, la session a débuté par un éclat. Le grand et unique Harry Belafonte est entré en compagnie de sa femme dans une salle déjà bondée. Pour le mouvement en faveur de la justice en Palestine, c’est quelque chose d’énorme. Belafonte est connu depuis des décennies comme un activiste humanitaire et des droits civiques ; il s’est également opposé à la guerre en Irak et a pris ouvertement position contre le gouvernement de George W. Bush. Harry Belafonte était tout autant apprécié pour ses succès musicaux que pour ses prises de position contre l’injustice. Mais une chose manquait : la Palestine
    (...)
    Les trois journées du tribunal se sont écoulées, pour tous ceux qui y étaient impliqués. Roger Waters, Angela Davis, Miguel Angel Estrella et Dennis Banks , les nouveaux venus de ce jury, ont fait état tout au long de la session de la quantité de choses qu’ils avaient apprises et à quel point ils se sentaient nantis de possibilités nouvelles. À un moment, Roger Waters déclara à l’adresse d’un des organisateurs : « Je m’éclate, là ! »

    Voilà quelque chose d’important. Qu’entendait-il par-là ?

    Manifestement, il ne voulait pas dire qu’il tirait du plaisir à entendre les comptes rendus horribles de ce qui se passe en Palestine. Il n’était pas heureux d’apprendre que le pays où il vit depuis quinze ans, les États-Unis, alloue chaque année 3,1 milliards de dollars d’aide militaire à Israël. Il ne tirait pas du plaisir du fait que Raji Sourani, l’un des plus éminents avocats palestiniens des droits de l’homme, et Leila Shahid, l’ambassadrice en Belgique et au Luxembourg de l’Organisation de libération de la Palestine, n’avaient pas obtenu leur visa pour nous rejoindre à New York.

    Roger Waters « s’éclatait » parce qu’il se sentait nanti d’une sorte de pouvoir. Comme nous tous, d’ailleurs. Il s’éclatait parce qu’il savait qu’il était au bon endroit, à l’endroit qu’il fallait et au moment le plus opportun.

  • Harry Belafonte en force à Locarno !

    Would you want Mitt Romney to become the next U.S. president?
    Belafonte : Only if I would like to see the end of civilization (...)

    Can you pin down what the enemy is nowadays?
    Belafonte : Unbridled capitalism. The concentration of money in the hands of a very small group is the most dangerous thing that has ever happened to civilization. We are facing an oligarchy of force.(...)

    Are you happy with the image of members of minorities in Hollywood today?
    Belafonte: Not at all. They have not told the history of our people, nothing of who we are. We are still looking. We are not determinated. We are not driven by some technology that says you can kill Afghans, the Iraqis or the Spanish. It is all — excuse my French — shit. It is sad. And I think one of the great abuses of this modern time is that we should have had such high-profile artists, powerful celebrities. But they have turned their back on social responsibility. That goes for Jay-Z and Beyonce, for example. Give me Bruce Springsteen, and now you’re talking. I really think he is black.

    http://www.hollywoodreporter.com/news/harry-belafonte-locarno-mitt-romney-359192

    #musique #politique #cinéma #usa #matilda

  • Harry Belafonte : « Les artistes noirs ont capitulé » (Le Monde, 7 août 2012, page 13. Accessible en ligne uniquement aux abonnés) :

    « Il y a eu une immense capitulation devant l’argent, le narcissisme, l’égoïsme, la complaisance. Particulièrement de la part d’artistes noirs américains. Des gens comme Jay Z ou Beyoncé disposent d’un pouvoir économique incroyable et ne disent pas un mot qui réponde en quoi que ce soit aux aspirations du peuple noir. »

    +

    Cette intransigeance explique en grande partie la rareté des apparitions de Harry Belafonte sur le grand écran, à peine une vingtaine de films en soixante ans. « Très simple, explique-t-il, les rôles dont je voulais, on me les refusait et je ne voulais pas des rôles qu’on me proposait. Qu’est-ce que j’aurais dû faire, accepter ce que faisait Sidney Poitier ? » Il a alors des mots durs pour les personnages qu’a incarnés son compagnon de lutte dans le mouvement contre la ségrégation. « Dans Le Lys des champs [de Ralph Nelson, 1963], le héros est émasculé. Dans Les Anges aux poings serrés [de James Clavell, 1967], il est passif. » De son côté, Belafonte est frustré par la censure hollywoodienne : « Quand j’ai tourné Le Monde, la Chair et le Diable [de Ranald McDougall, 1959], les trois personnages étaient un Noir, un Blanc, une femme blanche. C’était un très grand pas en avant mais, même à ce moment, Hollywood n’est pas allé jusqu’au bout parce qu’ils ne voulaient pas que mon personnage consomme sa relation avec le personnage féminin. »

    #US #Harry_Belafonte #Cinéma #Afro-Américains