person:hassan nasrallah

  • Ahed Tamimi remercie Hassan Nasrallah pour son soutien (à partir de la 3e minute), et à son tour l’assure du soutien des Palestiniens :
    https://www.youtube.com/watch?v=qJNCHAvl55w&t=3m1s

    Une des premières traductions qui est apparue :

    (via Louis Allday)

    Et si tu te bouches le nez, une version courte et sous-titrée par Memri (officine israélienne) :
    https://www.memri.org/tv/palestinian-activist-ahed-tamimi-salutes-hizbullah-leader-nasrallah


  • Deux phrases qui résument le retard dans la formation du gouvernement
    Scarlett HADDAD - L’Orient-Le Jour - 02/08/2018
    https://www.lorientlejour.com/article/1128222/deux-phrases-qui-resument-le-retard-dans-la-formation-du-gouvernement

    « Un gouvernement équilibré » et « un gouvernement qui reflète les résultats des élections législatives ». Ces deux phrases en apparence anodines résument à merveille les contradictions dans la formation du gouvernement. La première est sans cesse répétée par le chargé d’affaires saoudien au Liban, mais aussi par la plupart des instances internationales, dont le Conseil de sécurité de l’ONU, alors que la seconde est considérée comme la clé de la formation du gouvernement par le chef de l’État et par son camp politique. Dans les deux cas, nul ne parle d’exclure une composante du paysage politique ou confessionnel libanais, mais le problème réside dans le poids accordé à chacune des deux phrases. Depuis que le commandant des forces al-Qods, le général iranien Kassem Souleimani, a déclaré que le Hezbollah et ses alliés ont remporté les élections législatives au Liban, les ennemis et les adversaires de l’Iran au Liban et dans le monde ne veulent plus d’un gouvernement qui puisse refléter la nouvelle majorité. Selon des sources parlementaires, c’est là que réside le véritable maillon qui entrave la formation du gouvernement, et tout ce qui se dit sur tel ou tel autre nœud ne serait destiné qu’à dissimuler le véritable problème.

    Face à cette équation insoluble jusqu’à nouvel ordre, le Premier ministre désigné essaie désespérément de trouver des parades et des justifications, mais il lui est difficile d’aboutir à des compromis dans ce contexte de tensions régionales et internationales extrêmes. Même l’idée lancée par le Hezbollah d’adopter un critère scientifique (qu’il s’agisse de 4, de 5 ou encore de trois députés pour un ministre) ne peut pas être retenue dans un tel climat puisqu’elle aboutit à donner forcément l’avantage au Hezbollah et à ses alliés, notamment les six députés sunnites regroupés dans un bloc et qui ne sont pas sous la bannière du courant du Futur (il y en a en fait dix, mais seulement six sont considérés comme proches du Hezbollah).

    C’est d’ailleurs justement pour ces six députés que le Hezbollah avait accepté la nouvelle loi électorale basée sur le mode proportionnel, qui devait permettre à des candidats sunnites hors de la mouvance du courant du Futur d’obtenir des sièges de députés. Le parti chiite estimait ainsi que le risque de perdre un ou deux sièges chiites avec le mode proportionnel valait la peine d’être pris, pour pouvoir élargir son champ d’alliances politiques au Parlement à des forces non chiites et même sunnites. C’était son projet pour à la fois mettre en échec les plans de discorde interne entre sunnites et chiites, et pour éviter son isolement communautaire. Cette idée rejoignait celle du chef de l’État, qui voulait par le biais du mode proportionnel assurer une représentativité plus équitable des différentes forces politiques au sein du Parlement. Pour Michel Aoun, c’était le moyen adéquat de renforcer la paix civile, selon le principe qui veut que l’exclusion renforce la radicalisation et favorise les excès et les extrêmes. Le chef de l’État était donc convaincu de la nécessité d’adopter le mode proportionnel pour que la diversité sociale et communautaire soit équitablement représentée au Parlement et afin de jeter les bases d’une concrétisation du pluralisme politique au sein de chaque communauté. De la sorte, il ne devrait plus y avoir un leader absolu au sein d’une communauté qui peut ainsi l’entraîner tout entière selon ses options politiques. Ce concept ne vise pas une personnalité ou une communauté en particulier, mais il cherche tout simplement à faire entrer le système politique libanais dans un processus de modernisation.

    Cette initiative n’a sans doute pas été entièrement couronnée de succès, mais les résultats des élections ont constitué un début de changement dans plus d’une région et plus d’une circonscription. Dans cette optique, il devient normal de chercher à consolider ce début de changement dans la formation du gouvernement. Et il est tout aussi normal de se heurter dans ce projet aux forces traditionnelles qui sont habituées à monopoliser le pouvoir au sein de leurs communautés respectives. La situation s’est toutefois compliquée avec la victoire de l’alliance entre Amal et le Hezbollah aux élections qui a permis à ces deux formations chiites de remporter les 27 sièges chiites du Parlement. En principe, le mode de scrutin proportionnel devait arracher aux deux formations chiites au moins trois sièges sur les 27 et jeter ainsi les bases d’une « opposition chiite ». Beaucoup de spéculations ont surgi à ce sujet, notamment après les élections municipales de 2016 qui avaient permis à certains de croire que le vent chiite était en train de tourner. Mais l’alliance solide et précoce conclue entre Amal et le Hezbollah, ainsi que la campagne électorale menée directement par Hassan Nasrallah ont poussé l’électorat chiite à se mobiliser en faveur des listes conjointes formées par les deux partis. Finalement, le mode de scrutin proportionnel destiné à affaiblir les grandes formations pour neutraliser les effets des « autobus électoraux » et redonner une place aux minorités politiques n’a pas eu les résultats escomptés sur la scène chiite et il a même été en faveur du Hezbollah et de ses alliés. D’où le refus actuel de former un gouvernement qui reflète les résultats des élections législatives.

    Comme il est difficile d’organiser de nouvelles élections, dont le résultat pourrait d’ailleurs ressembler à celui du scrutin du 6 mai, il faudra donc attendre que les deux phrases se complètent. Ce qui ne semble pas imminent, alors que les possibilités de former un gouvernement composé de la majorité parlementaire avec à sa tête une autre personnalité sunnite que Saad Hariri se heurtent à un obstacle de taille : le refus de rééditer un scénario de division et d’exclusion alors que les législatives étaient justement destinées à assurer une représentation équitable...


  • How a victorious Bashar al-Assad is changing Syria

    Sunnis have been pushed out by the war. The new Syria is smaller, in ruins and more sectarian.

    A NEW Syria is emerging from the rubble of war. In Homs, which Syrians once dubbed the “capital of the revolution” against President Bashar al-Assad, the Muslim quarter and commercial district still lie in ruins, but the Christian quarter is reviving. Churches have been lavishly restored; a large crucifix hangs over the main street. “Groom of Heaven”, proclaims a billboard featuring a photo of a Christian soldier killed in the seven-year conflict. In their sermons, Orthodox patriarchs praise Mr Assad for saving one of the world’s oldest Christian communities.

    Homs, like all of the cities recaptured by the government, now belongs mostly to Syria’s victorious minorities: Christians, Shias and Alawites (an esoteric offshoot of Shia Islam from which Mr Assad hails). These groups banded together against the rebels, who are nearly all Sunni, and chased them out of the cities. Sunni civilians, once a large majority, followed. More than half of the country’s population of 22m has been displaced—6.5m inside Syria and over 6m abroad. Most are Sunnis.

    The authorities seem intent on maintaining the new demography. Four years after the government regained Homs, residents still need a security clearance to return and rebuild their homes. Few Sunnis get one. Those that do have little money to restart their lives. Some attend Christian mass, hoping for charity or a visa to the West from bishops with foreign connections. Even these Sunnis fall under suspicion. “We lived so well before,” says a Christian teacher in Homs. “But how can you live with a neighbour who overnight called you a kafir (infidel)?”

    Even in areas less touched by the war, Syria is changing. The old city of Damascus, Syria’s capital, is an architectural testament to Sunni Islam. But the Iranian-backed Shia militias that fight for Mr Assad have expanded the city’s Shia quarter into Sunni and Jewish areas. Portraits of Hassan Nasrallah, the leader of Hizbullah, a Lebanese Shia militia, hang from Sunni mosques. Advertisements for Shia pilgrimages line the walls. In the capital’s new cafés revellers barely notice the jets overhead, bombing rebel-held suburbs. “I love those sounds,” says a Christian woman who works for the UN. Like other regime loyalists, she wants to see the “terrorists” punished.

    Mr Assad’s men captured the last rebel strongholds around Damascus in May. He now controls Syria’s spine, from Aleppo in the north to Damascus in the south—what French colonisers once called la Syrie utile (useful Syria). The rebels are confined to pockets along the southern and northern borders (see map). Lately the government has attacked them in the south-western province of Deraa.

    A prize of ruins

    The regime is in a celebratory mood. Though thinly spread, it has survived the war largely intact. Government departments are functioning. In areas that remained under Mr Assad’s control, electricity and water supplies are more reliable than in much of the Middle East. Officials predict that next year’s natural-gas production will surpass pre-war levels. The National Museum in Damascus, which locked up its prized antiquities for protection, is preparing to reopen to the public. The railway from Damascus to Aleppo might resume operations this summer.

    To mark national day on April 17th, the ancient citadel of Aleppo hosted a festival for the first time since the war began. Martial bands, dancing girls, children’s choirs and a Swiss opera singer (of Syrian origin) crowded onto the stage. “God, Syria and Bashar alone,” roared the flag-waving crowd, as video screens showed the battle to retake the city. Below the citadel, the ruins stretch to the horizon.

    Mr Assad (pictured) has been winning the war by garrisoning city centres, then shooting outward into rebel-held suburbs. On the highway from Damascus to Aleppo, towns and villages lie desolate. A new stratum of dead cities has joined the ones from Roman times. The regime has neither the money nor the manpower to rebuild. Before the war Syria’s economic growth approached double digits and annual GDP was $60bn. Now the economy is shrinking; GDP was $12bn last year. Estimates of the cost of reconstruction run to $250bn.

    Syrians are experienced construction workers. When Lebanon’s civil war ended in 1990, they helped rebuild Beirut. But no such workforce is available today. In Damascus University’s civil-engineering department, two-thirds of the lecturers have fled. “The best were first to go,” says one who stayed behind. Students followed them. Those that remain have taken to speaking Araglish, a hotch-potch of Arabic and English, as many plan futures abroad.

    Traffic flows lightly along once-jammed roads in Aleppo, despite the checkpoints. Its pre-war population of 3.2m has shrunk to under 2m. Other cities have also emptied out. Men left first, many fleeing the draft and their likely dispatch to the front. As in Europe after the first world war, Syria’s workforce is now dominated by women. They account for over three-quarters of the staff in the religious-affairs ministry, a hitherto male preserve, says the minister. There are female plumbers, taxi-drivers and bartenders.

    Millions of Syrians who stayed behind have been maimed or traumatised. Almost everyone your correspondent spoke to had buried a close relative. Psychologists warn of societal breakdown. As the war separates families, divorce rates soar. More children are begging in the streets. When the jihadists retreat, liquor stores are the first to reopen.

    Mr Assad, though, seems focused less on recovery than rewarding loyalists with property left behind by Sunnis. He has distributed thousands of empty homes to Shia militiamen. “Terrorists should forfeit their assets,” says a Christian businesswoman, who was given a plush café that belonged to the family of a Sunni defector. A new decree, called Law 10, legitimises the government’s seizure of such assets. Title-holders will forfeit their property if they fail to re-register it, a tough task for the millions who have fled the country.

    A Palestinian-like problem

    The measure has yet to be implemented, but refugees compare it to Israel’s absentees’ property laws, which allow the government to take the property of Palestinian refugees. Syrian officials, of course, bridle at such comparisons. The ruling Baath party claims to represent all of Syria’s religions and sects. The country has been led by Alawites since 1966, but Sunnis held senior positions in government, the armed forces and business. Even today many Sunnis prefer Mr Assad’s secular rule to that of Islamist rebels.

    But since pro-democracy protests erupted in March 2011, Syrians detect a more sectarian approach to policymaking. The first demonstrations attracted hundreds of thousands of people of different faiths. So the regime stoked sectarian tensions to divide the opposition. Sunnis, it warned, really wanted winner-take-all majoritarianism. Jihadists were released from prison in order to taint the uprising. As the government turned violent, so did the protesters. Sunni states, such as Turkey, Saudi Arabia and Qatar, provided them with arms, cash and preachers. Hardliners pushed aside moderates. By the end of 2011, the protests had degenerated into a sectarian civil war.

    Early on, minorities lowered their profile to avoid being targeted. Women donned headscarves. Non-Muslim businessmen bowed to demands from Sunni employees for prayer rooms. But as the war swung their way, minorities regained their confidence. Alawite soldiers now flex arms tattooed with Imam Ali, whom they consider the first imam after the Prophet Muhammad (Sunnis see things differently). Christian women in Aleppo show their cleavage. “We would never ask about someone’s religion,” says an official in Damascus. “Sorry to say, we now do.”

    The country’s chief mufti is a Sunni, but there are fewer Sunnis serving in top posts since the revolution. Last summer Mr Assad replaced the Sunni speaker of parliament with a Christian. In January he broke with tradition by appointing an Alawite, instead of a Sunni, as defence minister.

    Officially the government welcomes the return of displaced Syrians, regardless of their religion or sect. “Those whose hands are not stained with blood will be forgiven,” says a Sunni minister. Around 21,000 families have returned to Homs in the last two years, according to its governor, Talal al-Barazi. But across the country, the number of displaced Syrians is rising. Already this year 920,000 people have left their homes, says the UN. Another 45,000 have fled the recent fighting in Deraa. Millions more may follow if the regime tries to retake other rebel enclaves.

    When the regime took Ghouta, in eastern Damascus, earlier this year its 400,000 residents were given a choice between leaving for rebel-held areas in the north or accepting a government offer of shelter. The latter was a euphemism for internment. Tens of thousands remain “captured” in camps, says the UN. “We swapped a large prison for a smaller one,” says Hamdan, who lives with his family in a camp in Adra, on the edge of Ghouta. They sleep under a tarpaulin in a schoolyard with two other families. Armed guards stand at the gates, penning more than 5,000 people inside.

    The head of the camp, a Christian officer, says inmates can leave once their security clearance is processed, but he does not know how long that will take. Returning home requires a second vetting. Trapped and powerless, Hamdan worries that the regime or its supporters will steal his harvest—and then his land. Refugees fear that they will be locked out of their homeland altogether. “We’re the new Palestinians,” says Taher Qabar, one of 350,000 Syrians camped in Lebanon’s Bekaa Valley.

    Some argue that Mr Assad, with fewer Sunnis to fear, may relax his repressive rule. Ministers in Damascus insist that change is inevitable. They point to a change in the constitution made in 2012 that nominally allows for multiparty politics. There are a few hopeful signs. Local associations, once banned, offer vocational training to the displaced. State media remain Orwellian, but the internet is unrestricted and social-media apps allow for unfettered communication. Students in cafés openly criticise the regime. Why doesn’t Mr Assad send his son, Hafez, to the front, sneers a student who has failed his university exams to prolong his studies and avoid conscription.

    A decade ago Mr Assad toyed with infitah (liberalisation), only for Sunni extremists to build huge mosques from which to spout their hate-speech, say his advisers. He is loth to repeat the mistake. Portraits of the president, appearing to listen keenly with a slightly oversized ear, now line Syria’s roads and hang in most offices and shops. Checkpoints, introduced as a counter-insurgency measure, control movement as never before. Men under the age of 42 are told to hand over cash or be sent to the front. So rife are the levies that diplomats speak of a “checkpoint economy”.

    Having resisted pressure to compromise when he was losing, Mr Assad sees no reason to make concessions now. He has torpedoed proposals for a political process, promoted by UN mediators and his Russian allies, that would include the Sunni opposition. At talks in Sochi in January he diluted plans for a constitutional committee, insisting that it be only consultative and based in Damascus. His advisers use the buzzwords of “reconciliation” and “amnesty” as euphemisms for surrender and security checks. He has yet to outline a plan for reconstruction.

    War, who is it good for?

    Mr Assad appears to be growing tired of his allies. Iran has resisted Russia’s call for foreign forces to leave Syria. It refuses to relinquish command of 80,000 foreign Shia militiamen. Skirmishes between the militias and Syrian troops have resulted in scores of deaths, according to researchers at King’s College in London. Having defeated Sunni Islamists, army officers say they have no wish to succumb to Shia ones. Alawites, in particular, flinch at Shia evangelising. “We don’t pray, don’t fast [during Ramadan] and drink alcohol,” says one.

    But Mr Assad still needs his backers. Though he rules most of the population, about 40% of Syria’s territory lies beyond his control. Foreign powers dominate the border areas, blocking trade corridors and the regime’s access to oilfields. In the north-west, Turkish forces provide some protection for Hayat Tahrir al-Sham, a group linked to al-Qaeda, and other Sunni rebels. American and French officers oversee a Kurdish-led force east of the Euphrates river. Sunni rebels abutting the Golan Heights offer Israel and Jordan a buffer. In theory the territory is classified as a “de-escalation zone”. But violence in the zone is escalating again.

    New offensives by the regime risk pulling foreign powers deeper into the conflict. Turkey, Israel and America have drawn red lines around the rebels under their protection. Continuing Iranian operations in Syria “would be the end of [Mr Assad], his regime”, said Yuval Steinitz, a minister in Israel, which has bombed Iranian bases in the country. Israel may be giving the regime a green light in Deraa, in order to keep the Iranians out of the area.

    There could be worse options than war for Mr Assad. More fighting would create fresh opportunities to reward loyalists and tilt Syria’s demography to his liking. Neighbours, such as Jordan and Lebanon, and European countries might indulge the dictator rather than face a fresh wave of refugees. Above all, war delays the day Mr Assad has to face the question of how he plans to rebuild the country that he has so wantonly destroyed.


    https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2018/06/30/how-a-victorious-bashar-al-assad-is-changing-syria?frsc=dg%7Ce
    #Syrie #démographie #sunnites #sciites #chrétiens #religion #minorités

    • Onze ans plus tard, on continue à tenter de donner un peu de crédibilité à la fable d’une guerre entre « sunnites » et « minoritaires » quand la moindre connaissance directe de ce pays montre qu’une grande partie des « sunnites » continue, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, mais ce sont les leurs, à soutenir leur président. Par ailleurs, tout le monde est prié désormais par les syriologues de ne se déterminer que par rapport à son origine sectaire (au contraire de ce qu’on nous affirmait du reste au début de la « révolution »)...


  • Les risques de guerre régionale... et les possibilités de débordement au Liban - Scarlett HADDAD - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1113456/les-risques-de-guerre-regionale-et-les-possibilites-de-debordement-au

    La petite phrase de Hassan Nasrallah dans son discours de mardi dans la Békaa a confirmé les inquiétudes de certaines parties internes au sujet des développements régionaux. Le secrétaire général du Hezbollah a ainsi indiqué que désormais, la guerre indirecte par forces interposées est terminée en Syrie et qu’elle peut céder la place à une guerre directe entre les grands protagonistes. En d’autres termes, il est en train de confirmer le fait que les groupes alliés, financés ou appuyés par les Occidentaux et les pays régionaux, ont été défaits sur le terrain syrien et qu’il y a donc d’importants risques que la confrontation soit dorénavant directe entre ceux qui appuient le régime syrien et ceux qui le combattent. (...)

    Pour les uns, les Iraniens ne peuvent pas ne pas riposter aux deux attaques israéliennes. Il y va, selon eux, de leur crédibilité et de leurs intérêts. La question, selon les partisans de cette théorie, est de savoir où et quand les Iraniens décideront de répondre et ils annoncent que ces derniers préparent déjà une riposte efficace sur des positions israéliennes névralgiques. Si cela devait se produire, ils sont convaincus que cela entraînerait un embrasement de la région car les Israéliens ne pourront pas rester les bras croisés et le Hezbollah non plus. La principale confrontation devrait donc avoir lieu en territoire syrien, mais elle pourrait rapidement déborder vers le Liban et à l’intérieur même de l’Iran.

    Les adeptes de cette thèse affirment que les Israéliens ne peuvent pas accepter le déploiement des forces iraniennes à proximité du Golan occupé. Ils ont déjà exprimé à plusieurs reprises leur protestation à Vladimir Poutine et à leurs interlocuteurs russes, sans obtenir gain de cause. Au contraire, les Iraniens sont en train de multiplier leurs bases militaires en Syrie et dans la région considérée comme sensible du sud du pays. De même, les Israéliens estiment qu’ils ne peuvent pas avoir une meilleure conjoncture pour agir. D’un côté, le président américain Donald Trump, contrairement à son prédécesseur Barack Obama, les appuie sans réserve et il est aussi hostile à l’Iran qu’eux et, d’autre part, les pays du Golfe sont désormais convaincus que la plus grande menace pour la région, et pour eux en particulier, vient de l’Iran, non d’Israël. En effet, jamais auparavant la position des pays du Golfe n’avait été aussi claire sur ce sujet, à travers notamment les déclarations du prince héritier saoudien lors de sa visite aux États-Unis sur le fait que la cause palestinienne n’est plus une priorité pour les Saoudiens. (...)

    Il y a toutefois un autre son de cloche qui dit que les Iraniens ne sont pas comme les Arabes et qu’ils ne réagissent pas à chaud, préférant étudier tranquillement toutes les possibilités pour être sûrs de ne pas faire un faux pas qui pourrait se retourner contre leurs intérêts. Pour les partisans de cette théorie, les Iraniens préféreraient donc continuer à aider le régime syrien pour qu’il finisse la mission de libérer la partie la plus importante de son territoire de la présence des groupes armés. Il s’agirait pour eux d’un objectif stratégique, plus important et plus utile que des attaques spectaculaires, juste pour sauver la face, avec des risques de dérapage. D’ailleurs, des responsables iraniens avaient déclaré à la suite de l’attaque israélienne contre la base de T4 qu’ils ne comptent pas riposter pour l’instant car l’Irak et le Liban sont en période électorale. Est-ce à dire qu’ils attendent la fin de ces échéances pour agir ? Le Liban sera doté d’un nouveau Parlement à partir de lundi et en Irak, à partir de la mi-mai. Ce qui coïncide pratiquement avec l’annonce de la décision de Donald Trump au sujet de l’accord sur le nucléaire iranien signé par les pays dits 5 plus 1 (les 5 pays membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne).

    L’avenir de la région pourrait donc se jouer au cours de deux prochaines semaines, mais au Liban, des sources responsables continuent d’affirmer que quels que soient les développements régionaux, le Liban restera à l’abri de la guerre. C’est le principal message donné par la communauté internationale à travers les conférences de Rome, Paris et Bruxelles.

    #liban #grand_jeu


  • Sunni vs Shia: The New Statesman’s latest cover draws ire
    http://www.middleeasteye.net/news/sunni-vs-shia-new-satesmans-lazy-shorthand-way-reducing-regions-compl

    Haddad said: “As for Saudi-Iranian rivalry, it is again not a struggle over religious truths,” adding that “Sunni-Shia competition is not irrational, pre-modern… The mystification of sectarian identities and sectarian competition is unwarranted.

    Sectarian identities can be politicised and inflamed just as they can be subsumed into irrelevance.


  • Iran’s Soleimani sends message of defiance in calls to Hamas
    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/12/palestine-factions-iran-soleimani-hamas-islamic-jihad-call.html

    Also on Dec. 11, the Beirut-based pan-Arab Al-Mayadeen News reported that in the telephone call, Soleimani stated that all the Arab resistance movements, such as Hezbollah and other groups that emerged during the Syrian war, are prepared to defend Jerusalem and Al-Aqsa Mosque. He expressed Iran’s full support for the Palestinian resistance forces.

    The call came a few hours before a speech by Hezbollah Secretary-General Hassan Nasrallah urging the axis of resistance to develop a unified strategy to confront Israel. Meanwhile, Hamas political bureau chief Ismail Haniyeh also called Iranian President Hassan Rouhani to discuss Trump’s decision. In a statement by Hamas, Haniyeh described the US decision as an act of aggression against the Palestinian people and the Islamic world.

    Commenting on these phone conversations to Al-Monitor, Hamas’ representative in Iran, Khaled al-Qaddumi, emphasized the ties between the resistance factions and the Iranian Republic. He explained that Soleimani’s phone call to military leaders in Gaza comes in the context of an ongoing partnership against the common enemy, Israel.

    Qaddumi further asserted that the Iranian people, represented by Supreme Leader Ali Khamenei and Rouhani, reject Trump’s decision. Emphasizing Jerusalem’s Arab and Muslim identity, he said Iran fears the move will further inflame the Middle East region.

    In turn, Islamic Jihad leader in Gaza Khader Habib denied news reported by some Israeli media outlets that Soleimani ordered the Palestinian factions to escalate militarily against Israel. “Iran never ordered resistance activities or interfered in the resistance’s field activities,” he told Al-Monitor. Notably, the rocket fire from the Gaza Strip targeting the Gaza envelope settlements increased in the wake of the decision.

    Habib noted that t

    Read more: http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/12/palestine-factions-iran-soleimani-hamas-islamic-jihad-call.html#ixzz51sh


  • Saudi Arabia has no Lebanon endgame in sight - and it’s bound to backfire - Middle East News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/middle-east-news/.premium-1.822316

    But solely economic pressure may not be enough to force a change in government. According to the Lebanese constitution, the appointment of a prime minister is in the hands of the president, and current President Michel Aoun is an ally of Hezbollah. Tradition has always dictated that the prime minister’s appointment requires consultation with and agreement between all the sides. So even if the Hariri family and the Future Movement agree to bow to the Saudi pressure, Hezbollah and its allies in the government and the parliament can still stymie the appointment of Bahaa Hariri and trap Lebanon in a political and economic dead end.

    It is not clear what Saudi Arabia would gain from such a stalemate, particularly when Lebanese public opinion has begun to turn to outrage over the crude and unprecedented intervention in the country’s internal affairs. It is possible the kingdom is betting that the economic pressure will force Hezbollah to give up its political strongholds, damaging Iranian interests in the process, but at the same time Iran can replace Saudi Arabia as Lebanon’s economic sponsor and compensate for the economic damage caused by the Saudis.

    Saudi hints at a military option against Lebanon – hints that Hezbollah leader Sheikh Hassan Nasrallah has already used to declare that a military alliance exists between Israel and Saudi Arabia, and Israel will be the one who attacks Lebanon – cannot really impress anyone. The opening of another front in Lebanon, in addition to the failed war Saudi Arabia is running in Yemen, is a nightmare for the international community, too.

    Does Saudi Arabia have any endgame in mind for the process it has started in Lebanon? If it does, it has hidden it quite well.

    #arabie_saoudite #Liban


  • Case of Missing Lebanese Prime Minister Stirs Middle East Tensions - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/11/10/world/middleeast/saudi-arabia-lebanon-france-macron.html

    Now analysts and diplomats are scrambling to figure out what the latest developments mean, whether they are connected and whether, as some analysts fear, they are part of a buildup to a regional war.

    Mr. Hariri, until he announced his resignation on Saturday, had shown no signs of planning to do so.

    Hours later, on Saturday evening, a missile fired from Yemen came close to Riyadh before being shot down. Saudi Arabia later blamed Iran and Hezbollah for the missile, suggesting that they had aided the Iran-aligned Houthi rebels in Yemen to fire it.

    Before the world had a chance to absorb this news, the ambitious and aggressive Saudi Arabian crown prince, Mohammed bin Salman, ordered the arrest of hundreds of Saudis — including 11 princes, government ministers and some of the kingdom’s most prominent businessmen — in what was either a crackdown on corruption, as Saudi officials put it, or a purge, as outside analysts have suggested.

    It then emerged that the week before, Jared Kushner, President Trump’s son-in-law and adviser, who has been sent on missions both to Israel and Saudi Arabia, had visited Riyadh on a previously undisclosed trip and met until the early morning hours with the crown prince. The White House has not announced what they discussed but officials privately said that they were meeting about the administration’s efforts to forge an Israeli-Palestinian peace deal.

    On Monday, Saudi officials said they considered the missile from Yemen an act of war by Iran and Lebanon, and on Thursday the kingdom rattled Lebanon by ordering its citizens to evacuate.

    No one expects Saudi Arabia, which is mired in a war in Yemen, to start another war itself. But Israel, which fought a war with Hezbollah in 2006, has expressed increasing concern about Hezbollah’s growing arsenal on its northern border.

    On Friday, Hezbollah’s leader, Hassan Nasrallah, said that Saudi Arabia had asked Israel to attack Lebanon, after essentially kidnapping Mr. Hariri.

    Moreover, Israel’s war planners predict that the next war with Hezbollah may be catastrophic, particularly if it lasts more than a few days. Hezbollah now has more than 120,000 rockets and missiles, Israel estimates, enough to overwhelm Israeli missile defenses.

    Analysts say a new war in the region is unlikely but some have warned that the increased tensions could provoke an economic crisis or even start a war accidentally. Miscalculations have started wars before, as in the 2006 war between Israel and Hezbollah.

    Experts caution that Israel is often only a mistake or two from being drawn into combat.

    “It’s a dangerous situation now,” said Amos Harel, the military reporter for Haaretz, the Israeli newspaper. “It only takes one provocation, another reaction, and it can get all of a sudden completely out of control. And when you add the Saudis, who evidently want to attack Iran and are looking for action, it gets even more complicated.”

    #Guerre #Moyen-Orient #Géopolitique


  • Le New York Times, admettant du bout des lèvres que de plus en plus d’officiels et de diplomates à Beyrouth craignent que Hariri soit retenu contre son gré en Arabie séoudite, lâche que personne ne comprend la logique des soudiens au Liban, et qu’ils ont humilié Saad Hariri.

    Saudi Arabia Orders Its Citizens Out of Lebanon, Raising Fears of War
    https://www.nytimes.com/2017/11/09/world/middleeast/saudi-arabia-lebanon-war.html

    At the same time, the Lebanese prime minister, Saad Hariri, unexpectedly flew to Riyadh and declared his resignation there on Saturday. Suspicions were growing among officials and diplomats in Beirut on Thursday that he had not only been pressured to do so by Saudi Arabia but was being held there against his will.

    […]

    Adding to the confusion, no one professes to understand Saudi Arabia’s logic or goals in Lebanon. Mr. Hariri’s resignation, apparently aimed at isolating Hezbollah, seemed likely only to strengthen it and its allies. It has humiliated Mr. Hariri, Saudi Arabia’s main ally in the country, created a potentially destabilizing political crisis in Lebanon and given Hezbollah’s leader, Hassan Nasrallah, an opportunity to appear the elder statesman, calling for calm and declaring that Mr. Hariri is welcome back any time.


  • « Al-Ittihad », le nouveau-né de la presse libanaise - O. A. - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1080073/-al-ittihad-le-nouveau-ne-de-la-presse-libanaise.html

    Quant au rédacteur en chef, il était propriétaire d’une agence de presse dans les années 80. M. Nasser a également collaboré par moments, et à travers quelques articles, au quotidien as-Safir. En dehors du journalisme, il était le conseiller de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri pour les relations avec les partis chiites. Il entretenait d’excellentes relations avec le Hezbollah et organisait la majorité des réunions entre M. Hariri et le secrétaire général du parti chiite Hassan Nasrallah ainsi que d’autres cadres du Hezbollah. Pendant presque un an, il a continué à jouer ce rôle auprès du Premier ministre Saad Hariri, à la suite de l’assassinat de Rafic Hariri.

    Selon une source bien informée, le journal serait financé par un groupe d’hommes d’affaires et de politiciens proches du Hezbollah, ce qui explique sa ligne éditoriale affichée dès son premier numéro. « Aucune information ne peut confirmer l’hypothèse selon laquelle c’est le parti chiite lui-même qui finance al-Ittihad », ajoute la source.


  • « Al-Ittihad », le nouveau-né de la presse libanaise - O. A. - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1080073/-al-ittihad-le-nouveau-ne-de-la-presse-libanaise.html

    Quant au rédacteur en chef, il était propriétaire d’une agence de presse dans les années 80. M. Nasser a également collaboré par moments, et à travers quelques articles, au quotidien as-Safir. En dehors du journalisme, il était le conseiller de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri pour les relations avec les partis chiites. Il entretenait d’excellentes relations avec le Hezbollah et organisait la majorité des réunions entre M. Hariri et le secrétaire général du parti chiite Hassan Nasrallah ainsi que d’autres cadres du Hezbollah. Pendant presque un an, il a continué à jouer ce rôle auprès du Premier ministre Saad Hariri, à la suite de l’assassinat de Rafic Hariri.

    Selon une source bien informée, le journal serait financé par un groupe d’hommes d’affaires et de politiciens proches du Hezbollah, ce qui explique sa ligne éditoriale affichée dès son premier numéro. « Aucune information ne peut confirmer l’hypothèse selon laquelle c’est le parti chiite lui-même qui finance al-Ittihad », ajoute la source.

    Le quotidien as-Safir serait-il ressuscité par le biais d’al-Ittihad ? « Bien que son équipe soit majoritairement composée de journalistes d’as-Safir, il reste que les circonstances de la fondation des deux journaux, ainsi que les époques au cours desquelles chacun d’eux a paru sont assez différentes », répond la source précitée.

    Pas vu le quotidien (qui n’a pas encore de site apparemment) mais ce qu’on lit donne à penser que s’il y a une source chiite, c’est plutôt celle de Berri que celle du Hezbollah qui est derrière les financements. A voir...

    #liban #médias #presse


  • Nasrallah accuse Riyad de vouloir semer la division au Liban et dans la région - R.M. - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1075635/nasrallah-accuse-riyad-de-vouloir-semer-la-division-au-liban-et-dans-

    M. Nasrallah a toutefois mis en garde contre « toute tentative de créer des divisions internes », en référence de manière indirecte aux visites de responsables libanais en Arabie saoudite au cours de la semaine dernière. « Il est dans l’intérêt du Liban d’éviter toute confrontation interne sous n’importe quel prétexte, a dit le chef du Hezbollah. Nous assistons à l’effondrement des axes dans la région et les Etats-Unis souhaitent l’éclatement de nouveaux conflits. Nous n’avons aucun intérêt à cela ».

    Nasrallah : L’Arabie saoudite est un « agent déstabilisateur dans la région, comme Israël » - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1077000/nasrallah-larabie-saoudite-est-un-agent-destabilisateur-dans-la-regio

    Le leader chiite a par ailleurs accusé les États-Unis de « protéger » les régions qui sont toujours contrôlées par Daech en Syrie. « L’armée de l’air américaine empêche les forces syriennes et les combattants de la résistance de s’approcher des derniers bastions de Daech près de l’Irak, a martelé Hassan Nasrallah. Washington veut préserver la présence de Daech pour garder le conflit pendant dix ans encore et embourber les Irakiens plus profondément dans ce conflit ».

    Nasrallah : US hampering fight against Daesh | News , Lebanon News | THE DAILY STAR
    http://www.dailystar.com.lb//News/Lebanon-News/2017/Oct-08/421901-nasrallah-begins-commemoration-speech.ashx

    “In Lebanon and the region, we are faced with a new situation.”

    “There is a new project which is a Saudi Arabian-American scheme for the war in the region – Syria, Iraq and others as well. But this project has failed. It failed in Iraq and Lebanon, and Syria is on the road to being finished. It failed in Yemen and Bahrain as well.”

    “They will try to hold accountable those sides that stood against this scheme. This means with Iran. The issue is no longer a nuclear weapons issue. The real issue between the U.S. and Iran is that Iran was the main power to stand against the Saudi-American scheme for the region.”

    “We are going to see what the new strategy is that [U.S. President Donald] Trump will announce regarding Iran, and this strategy will impact the whole region because Iran is a true regional power.”

    “There is a new American policy against Hezbollah that also falls within this. Even Russia is included in certain sanctions and now the Americans ... consider that Hezbollah had the ‘honor’ to foil this project.”

    • Riyad s’efforce de rétablir l’équilibre politique sur la scène libanaise - Zeina ANTONIOS - L’Orient-Le Jour
      https://www.lorientlejour.com/article/1075315/riyad-sefforce-de-retablir-lequilibre-politique-sur-la-scene-libanais

      Questionnée par L’Orient-Le Jour sur le timing de l’invitation officielle adressée à MM. Geagea et Gemayel, une source proche des Kataëb considère qu’elle intervient au moment où « le mandat Aoun a fait entrer le Liban dans un processus de normalisation des relations avec l’axe iranien qui divise les Libanais ». « L’Arabie n’est pas satisfaite de la situation et a voulu écouter les forces souverainistes libanaises, ce qui justifie l’invitation officielle lancée à Geagea et Gemayel. Riyad cherche à rétablir un équilibre dans le rapport des forces sur la scène politique libanaise. Dans la logique des choses, d’autres invitations à des figures souverainistes vont suivre », souligne ce proche du chef des Kataëb. Et d’ajouter : « Ce n’est pas peu que le prince héritier saoudien rencontre Samy Gemayel. »

    • Le retour de l’ancien clivage politique se profile à l’horizon - Scarlett HADDAD - L’Orient-Le Jour
      https://www.lorientlejour.com/article/1075317/le-retour-de-lancien-clivage-politique-se-profile-a-lhorizon.html

      Certains les appellent « des visites officielles », d’autres « des convocations ». Mais quel que soit le nom donné aux voyages successifs de bon nombre de figures du « 14 Mars » soudain ressuscité, ceux-ci alimentent aujourd’hui la polémique interne. D’autant que, selon des sources proches des personnalités concernées, les invitations ont été adressées soudainement. Toutefois, ces mêmes sources rappellent que, lors de la visite du ministre saoudien chargé des Affaires du Golfe, Thamer el-Sabhane, à Beyrouth, au mois d’août, il était clair que le royaume wahhabite voulait reprendre l’initiative au Liban et tenter de créer un équilibre politique avec le camp qualifié de pro-iranien et mené par le Hezbollah.

      Cette visite de quelques jours, au cours de laquelle le ministre saoudien, connu pour son hostilité aux chiites (il avait dû quitter l’Irak, où il était ambassadeur de son pays, en raison de ses déclarations violentes contre les chiites et en particulier les « forces populaires »), avait rencontré un grand nombre de personnalités libanaises, essentiellement dans la mouvance du 14 Mars, tout en évitant de se rendre au palais de Baabda, avait été interprétée comme une tentative saoudienne de relancer l’alliance du 14 Mars pour redonner vie à l’ancien clivage politique qui avait divisé le pays entre 2005 et 2016. La visite de M. Sabhane devait être suivie de mesures concrètes qui se sont traduites récemment par les invitations adressées aux personnalités politiques libanaises.

    • U.S. believes Hezbollah determined to develop attack capability inside U.S. - U.S. News - Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/us-news/1.816692

      The announcement is part of the Trump administration’s broader plan to tackle Iran’s proxies in the Middle East, including Hezbollah, in line with its new Iran strategy. Administration officials briefed a number of U.S. media outlets last week about this strategy, saying it will include new measures against Hezbollah, including possibly imposing sanctions targeting the terror group.
      Trump is reportedly planning to decertify the nuclear deal with Iran by announcing that the agreement is not in the national interest of the United States. Rather than nullifying the deal, decertifying it would send the agreement back to U.S. lawmakers, who would then be left with the dilemma of whether or not to scrap it by reimposing sanctions on Iran.
      Rasmussen’s announcement came just hours after Defense Minister Avigdor Lieberman warned that Israel’s next war will be fought on two fronts, with Hezbollah along the northern border and Gaza in the south.
      Speaking to a group of soldiers at the Israeli army’s headquarters in Tel Aviv, Lieberman also accused the Lebanese army of being co-opted by Hezbollah.
      “The Lebanese army has become an integral part of the Hezbollah force and under its command. The Lebanese army has lost its independence and become an inseparable part of the Hezbollah force,” Lieberman said.


  • D’après ABA, ce serait grâce à une médiation de Hassan Nasrallah que les Houthis et les partisans de l’ex- président Saleh se seraient réconcilés. Mais pas forcément pour longtemps pense-t-il.

    كيف نَجحت وَساطة السيد نصر الله في نَزع فَتيل الصّدام الدّموي بين الحوثيين وأنصار صالح؟ ولماذا نَعتقد أن هذهِ “التهدئة” مُؤقّتة إذا لم تُحَل أسباب الخِلاف جَذريًّا؟ ومن هو الطّابور الخامس الذي يُحذّر مِنه الطّرفان؟ وهل مَجزرة “فج عطان” انعكاسٌ لخَيبة أمل التّحالف العربي؟ | رأي اليوم
    http://www.raialyoum.com/?p=733042

    #yémen


  • Nasrallah révèle des “canaux de négociations” avec l’EI en territoire syrien - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1069025/nasrallah-revele-des-canaux-de-negociation-avec-lei-en-territoire-syr

    Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a révélé jeudi soir que des négociations ont lieu entre les autorités syriennes et le groupe État islamique à la demande des combattants de l’EI, parallèlement à la bataille qui se déroule dans le jurd. Des négociations qui comprennent notamment la libération des militaires libanais otages de l’EI, et pour lesquelles, a souligné le leader chiite, une « coopération officielle et une demande officielle (de la part du Liban) à Damas » sont nécessaires.

    En pro-iranien, cela se traduit ainsi :
    "No negotiations with ISIL until they reveal fate of kidnapped Lebanese soldiers: Sayyed Nasrallah.

    Sayyed Nasrallah began his televised speech by saluting the Lebanese and Syrian armies, along with the soldiers of Hezbollah that have fought against the Islamic State terrorists on the border.

    “I offer my heartfelt gratitude to the Lebanese Army, the Syrian Army, and the Resistance fighters, especially the martyrs and the wounded among them,” Sayyed Nasrallah opened his speech with.
    “The Syrian leadership and the Resistance confirm that there will be no commitment to negotiations with Daesh unless it is tied to revealing the fate of the Lebanese soldiers abducted by the group,” he announced, stressing that “the resistance acts as though the battle was one; and on one front,” promising the Army Command and the families of the kidnapped “not to accept any solution beyond revealing the fate of the kidnapped Lebanese military personnel.”


  • Où l’on apprend que de (jeunes) Syriens résidant en Arabie saoudite sont surveillés et pour certains condamnés à des peines de prison pour avoir exprimé leur soutien au régime syrien sur Facebook (7 ans pour l’un d’entre eux, dont 5 pour "soutien au terrorisme pour avoir mis une photo du président Bachar El-Assad et du drapeau syrien dans son bureau, ainsi qu’une photo du SG du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avec la mention Mort à Israël et ses suppôts".

    تهمة « موالاة الإرهاب »، لكونه « وضع صورة الرئيس بشار الأسد والعلم السوري في مكتبه، وصورة للأمين العام لحزب الله السيد حسن نصر الله مكتوباً عليها (الموت لإسرائيل وأذنابها))...

    L’article ne précise pas le nombre de personnes concernées, et donne seulement quelques exemples avec des noms difficiles à vérifier...

    Ils ont semble-t-il été dénoncés sur les réseaux sociaux par d’autres Syriens qui ne partagent pas leurs idées.

    #tic-arabes #syrie
    معتقلو « تحرير حلب » في السعودية ... « مكارثية فايسبوكية » | الأخبار
    http://al-akhbar.com/node/282110


  • « L’autorité de l’État est fragilisée à cause du Hezbollah », déplore Guterres - De notre correspondante aux Nations unies, Sylviane ZEHIL - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1061925/-lautorite-de-letat-est-fragilisee-a-cause-du-hezbollah-deplore-guter

    12/6/2017

    Le secrétaire général de l’ONU, António #Guterres, n’y est pas allé de main morte hier face aux risques que continue de faire peser au Liban et à la paix dans la région le phénomène incarné par le #Hezbollah, insistant notamment, dans le cadre de son rapport cyclique sur la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité (2006), sur la prolifération des armes « non autorisées ».

    « Alors que la situation est restée relativement calme le long de la ligne bleue, les risques sous-jacents posés par la présence d’armes non autorisées et les facteurs d’instabilité régionale ne doivent pas être sous-estimés », indique le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans son nouveau rapport trimestriel. Ce texte, qui détaille la situation qui prévaut au #Liban depuis le 8 mars dernier, fera l’objet de consultations au Conseil de sécurité vendredi prochain, en présence de la coordonnatrice spéciale de l’ONU au Liban, Sigrid Kaag.

    Dans ce nouveau document, le chef de l’#ONU estime que l’autorité de l’État libanais est « fragilisée à cause du Hezbollah et d’autres groupes qui continuent de détenir des armes, en violation des obligations du pays au titre de la résolution 1701 ». António Guterres, qui se dit « préoccupé par la présence continue d’armes non autorisées dans la zone entre le Litani et la ligne bleue », s’est arrêté dans ce cadre sur la tournée que le Hezbollah avait organisée pour des médias le 20 avril dernier. Celle-ci avait été organisée par le parti de Hassan Nasrallah pour montrer aux journalistes « les mesures défensives » prises par #Israël.

    #Antonio_Guterres #comparse


  • Nasrallah : Nous nous battrons avec l’armée syrienne - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1065791/nasrallah-nous-nous-battrons-avec-larmee-syrienne.html

    Évoquant ensuite la bataille à venir avec l’EI dans le jurd de Ras Baalbeck et de Qaa, Hassan Nasrallah a souligné que le groupuscule jihadiste « occupe une vaste zone en territoires libanais et syrien, d’une superficie d’à peu près 296 km² (141 km² au Liban et 155 km² en Syrie) ». « Les frontières dans cette région sont tracées, contrairement à ce qui a été dit », a-t-il noté, précisant que le terrain, montagneux et ascendant, est de même nature que celui du jurd de Ersal.
    « Il est clair que c’est l’armée libanaise qui mènera la bataille pour la libération du jurd de Ras Baalbeck et de Qaa, a indiqué le secrétaire général du Hezbollah. Les préparatifs vont bon train. Le Hezbollah, en coordination avec le directoire syrien, a déjà préparé cette bataille. Si le Liban officiel prend la décision que c’est l’armée qui doit remplir ce rôle en territoire libanais, c’est parfait. Vous n’ôtez rien à notre mérite. » Et de poursuivre : « L’armée libanaise est capable de remplir cette mission, avec ses capacités et ses équipements, cela est indiscutable. Elle n’a pas besoin d’aide. Ce serait une insulte à l’armée qu’elle dispose d’un soutien américain – il en est question – pour une telle bataille. »
    « Je ne veux pas polémiquer. Le problème n’est pas dans l’institution militaire ou sécuritaire au Liban, mais dans l’appareil et la décision politiques. Qui a empêché l’armée de livrer la bataille du jurd de Ersal ? Pourquoi est-elle capable maintenant de se battre et ne l’était pas avant ? Le problème est politique », a estimé Hassan Nasrallah.
    « Lorsque l’armée a été agressée (à Ersal) il y a deux ans, que ses chars ont été visés et ses soldats touchés ou faits prisonniers, pourquoi n’a-t-elle pas assumé ses responsabilités à l’époque ? Si la décision avait été prise, nous étions prêts à aider l’armée. Ce n’est pas nous qui l’avons empêchée », a-t-il indiqué.


  • Cinq combattants du Hezbollah libérés, 8 000 jihadistes et civils syriens en route pour Idleb - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1065670/cinq-combattants-du-hezbollah-liberes-8-000-jihadistes-et-civils-syri

    À Qaa, M. Ibrahim a rencontré Wafic Safa, responsable de la coordination au sein du Hezbollah. Il a également annoncé la réouverture prochaine d’un bureau de la Sûreté générale dans la localité. La tournée de Abbas Ibrahim a eu lieu sur fond de bombardement à l’artillerie lourde, par l’armée, de positions occupées par des combattants de Daech dans le jurd de Ras Baalbeck et de Qaa.

    Concernant le sort des combattants de la Brigade Ahl al-Cham, présents dans le jurd de Ersal, et qui devaient être inclus dans l’échange de prisonniers entre le Hezbollah et Fateh el-Cham, le général Ibrahim a annoncé leur départ prochain. La dernière partie de l’accord entre le parti chiite et les jihadistes prévoyait l’évacuation des combattants d’Ahl el-Cham et leurs familles, ainsi que de réfugiés, vers le Qalamoun syrien. Selon la chaîne LBCI, les négociations concernant le départ de ce groupuscule ont été retardées par le fait que les combattants d’Ahl el-Cham ont pris part, aux côtés de Fateh el-Cham, aux combats qui ont opposé ce dernier la semaine dernière au Hezbollah, et alors qu’ils avaient promis de rester neutres.

    À noter que le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui devait s’exprimer hier dans la soirée au sujet de l’étape qui va suivre la libération du jurd, a finalement reporté son discours à aujourd’hui, afin de laisser la place à la couverture médiatique de la libération des combattants du parti chiite.


  • Machnouk promet des mesures sévères contre la prolifération des armes individuelles - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1059707/machnouk-promet-des-mesures-severes-contre-la-proliferation-des-armes

    Il faut faire le dos rond,

    Interrogé par les journalistes au sujet des propos tenus vendredi soir par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait promis que des dizaines de milliers de combattants interviendront si Israël déclenchait une guerre contre le Liban, M. Machnouk a répondu : « Ces propos ne représentent pas la position officielle de l’État libanais, ni celle du peuple ».


  • Hamas hedging its bets in region
    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/06/hamas-israel-egypt-iran-hezbollah-hassan-nassrallah.html

    Senior Hamas official Mousa Abu Marzouk met in mid-June in Beirut with Hezbollah Secretary-General Hassan Nasrallah. Abu Marzouk arrived in Beirut following the expulsion from Qatar of several other top Hamas officials, most of whom had settled in the Gulf state after being freed from Israeli jails in the 2011 prisoner exchange for the Israeli soldier Gilad Shalit. Qatar had recently ordered them to leave, under pressure from Sunni Muslim states that regard the emirate as supporting terror.

    Read more: http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/06/hamas-israel-egypt-iran-hezbollah-hassan-nassrallah.html#ixzz4kjIYecFL


  • Le Liban dans l’attente des suites des sommets de Riyad - Scarlett HADDAD - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1053659/le-liban-dans-lattente-des-suites-des-sommets-de-riyad.html

    Depuis les trois sommets de Riyad, l’Arabie saoudite a repris l’initiative dans la région et veut désormais imposer son agenda aux pays arabo-islamiques. C’est ainsi, selon les milieux de la délégation libanaise, que le sommet arabo-islamo-américain a été écourté d’une façon cavalière et sans concertation ni même annonce préalables, pour éviter les discours de certains dirigeants arabes qui pourraient être plus réservés que le ton voulu par les dirigeants saoudiens à l’égard de l’Iran et de ses alliés dans la région. De même, le communiqué final a été préparé par les Saoudiens qui n’ont même pas averti les participants arabes de son contenu, considérant que les autres pays doivent savoir qu’il comportera une critique ouverte du rôle de l’Iran dans la région, sachant que Riyad ne cache pas sa volonté de réduire l’influence iranienne et que le président américain Donald Trump est d’accord avec cette volonté saoudienne.

    • Nasrallah s’en prend violemment à l’Arabie saoudite et à Trump
      J.A.R. | 25/05/2017
      https://www.lorientlejour.com/article/1053732/nasrallah-sen-prend-violemment-a-larabie-saoudite-et-a-trump.html

      (...) Hassan Nasrallah a également rendu hommage aux prises de positions de Michel Aoun, du Premier ministre Saad Hariri et du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil « qui a pris lors de ce sommet une position franche, courageuse et responsable ».

      Lors du Conseil des ministres qui s’est tenu la veille, Michel Aoun et Saad Hariri ont tenté de rassurer les ministres représentant le Hezbollah vis-à-vis de la déclaration finale du sommet de Riyad, très critique envers l’Iran et ses alliés, en expliquant que la position officielle du Liban restait définie par le discours d’investiture du chef de l’Etat et de la déclaration ministérielle du gouvernement.

      Les liens entre l’Arabie et Trump
      Pour le chef du Hezbollah, "la déclaration finale du sommet de Riyad est un document rédigé par les Etats-Unis et l’Arabie saoudite". "Elle n’a pas été présentée aux délégations présentes mais a été préparée après le départ de toutes les délégations des 55 pays invités", a-t-il ajouté, dénonçant un "scandale".

      L’occasion pour Hassan Nasrallah de s’en prendre à Donald Trump, "un président raciste qui a pris la décision d’interdire aux musulmans de fouler le sol américain", a-t-il rappelé. "Comment et pourquoi les dirigeants saoudiens prennent le parti du président américain ? Sur quelles bases ?", s’est-il interrogé.

      "L’Arabie saoudite cherche le soutien de Trump car elle veut se protéger et préserver son rôle dans la région", a poursuivi le leader du parti chiite, déclarant que "l’Occident tout entier estime désormais que le royaume wahabite est le foyer du takfirisme (jihadisme) qu’il propage à travers le monde".

      Hassan Nasrallah a ensuite balayé les accusations de Riyad disant que Téhéran est le principal soutien du terrorisme. "Qui a crée el-Qaëda ? Qui a inspiré les organisations takfiristes ?", a-t-il lancé, dénonçant le "terrorisme d’Etat" de Riyad au Yémen.(...)


  • Le retrait des combattants du Hezbollah, « un signe de confiance » - Scarlett HADDAD - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1051540/le-retrait-des-combattants-du-hezbollah-un-signe-de-confiance-.html

    Le second point qui a été repris dans le discours de Hassan Nasrallah, c’est son annonce de la fin de la mission de « la résistance » le long de la frontière avec la Syrie et la décision de retirer ses combattants de cette zone et de remettre les positions du Hezb à l’armée libanaise. Pour les alliés du Hezbollah, cette annonce spectaculaire est une initiative positive. Elle exprime d’une part la « confiance » du parti dans l’armée libanaise, « qui est en mesure d’assumer la responsabilité du contrôle de la frontière avec la Syrie », et d’autre part, elle vise à retirer aux détracteurs du Hezbollah un sujet de polémique, à savoir la présence du parti aux côtés de l’armée, dans cette zone particulièrement à hauts risques.

    Dans son discours, Hassan Nasrallah a déclaré que ses hommes « ont accompli la mission qui leur était confiée, puisque la frontière est devenue sûre dans sa plus grande partie et leur présence n’a plus de raison d’être. Aujourd’hui, la protection de cette frontière relève de la responsabilité de l’État que nous ne voulons pas remplacer ». M. Nasrallah cherche ainsi à démentir toutes les allégations sur la volonté de son parti de prendre la place de l’État dans ses fiefs populaires, tout en balayant les accusations qui lui ont été lancées de vouloir provoquer un changement démographique dans la Békaa-Nord, en cherchant à provoquer le départ des chrétiens et des sunnites pour les remplacer par des chiites. Au passage, il a rappelé que lorsque les hommes du Hezbollah se sont déployés le long de la frontière pour la protéger d’éventuelles incursions des combattants de Daech et de Nosra, ils n’ont pas fait une sélection confessionnelle des villages à défendre, se déployant « là où ils devaient le faire pour protéger le pays dans son ensemble ».


  • Are Hezbollah, Israel heading for a third war?
    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/05/lebanon-hezbollah-israel-war-iran-us.html

    Yet the most important development in Hezbollah’s military capability is the unprecedented opportunity that came with its participation in the Syrian war. It now has the ability to train thousands of its fighters, who are rubbing shoulders with Syrian, Iranian and Russian elite special forces, while also developing its telecommunications, logistics, and command and control capabilities to handle a situation where hundreds of its fighters can fight nonstop for weeks and months in a vast, hostile environment. This is a huge leap from 2006, when Hezbollah only deployed independent small fire teams and squads in defensive fortified positions, in a friendly environment, while awaiting the advance of Israeli infantry and armor units.

    Hezbollah Secretary-General Hassan Nasrallah’s threat in 2011 to invade northern Israel is no longer so far-fetched, neither are his threats to hit the nuclear facility in Dimona. Israel takes these threats very seriously, hence the fortification works along the Blue Line. Hezbollah’s plan is simple and bold: Saturate Israel’s multi-layered air defense with hundreds of rockets and missiles while its fighters go on the offensive across the Blue Line — and perhaps even the Golan Heights.

    According to sources familiar with Hezbollah, “A wider front will force Israel to spread out thinner, so now having the front expanded from Naqoura on the sea all the way to the end of the Golan Heights will prove to be more difficult for Israel in the event of a war.”

    Read more: http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/05/lebanon-hezbollah-israel-war-iran-us.html#ixzz4gwyhSx85


  • Les messages du Hezbollah et... ceux de l’État - Scarlett HADDAD - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1047888/les-messages-du-hezbollah-et-ceux-de-letat.html

    En exposant pour la première fois un de ses chefs militaires aux caméras des médias, le Hezbollah a voulu montrer son assurance sur le fait que les Israéliens ne sont pas en mesure de se lancer dans une nouvelle aventure militaire au Liban. D’ailleurs, toutes les explications fournies par ce cadre ont montré que les préparatifs israéliens de l’autre côté de la frontière sont des préparatifs défensifs et non pas offensifs. De plus, l’ampleur des détails fournis par le résistant dans son exposé des mesures israéliennes de protection des colonies proches de la frontière était destinée à montrer à la fois aux Libanais et aux Israéliens que le parti de Hassan Nasrallah sait parfaitement et minutieusement ce que préparent les Israéliens. Il était tellement sûr de ses informations qu’il n’hésitait pas à les divulguer en toute clarté devant les caméras, à un vol d’oiseau des armes israéliennes.


  • Et donc, la très usuelle (quasi-mensuelle) promesse israélienne de commettre des crimes de guerre au Liban, mais ça n’intéresse personne (apparemment, c’est beaucoup moins sexy que de titrer « Hassan Nasrallah menace Israël ») : With Lebanon no longer hiding Hezbollah’s role, next war must hit civilians : Israeli Minister
    https://mobile.almasdarnews.com/article/lebanon-no-longer-hiding-hezbollahs-role-next-war-must-hit-civi

    “Lebanon presented itself as a country that wants quiet, that has no influence over Hezbollah,” he continued. “Today, Hezbollah is embedded in sovereign Lebanon. It is part of the government and, according to the president, also part of its security forces. The organization has lost its ability to disguise itself as a rogue group.”

    Bennett believes this should be Israel’s official stance. “The Lebanese institutions, its infrastructure, airport, power stations, traffic junctions, Lebanese Army bases – they should all be legitimate targets if a war breaks out. That’s what we should already be saying to them and the world now. If Hezbollah fires missiles at the Israeli home front, this will mean sending Lebanon back to the Middle Ages,” he said. “Life in Lebanon today is not bad – certainly compared to what’s going on in Syria. Lebanon’s civilians, including the Shi’ite population, will understand that this is what lies in store for them if Hezbollah is entangling them for its own reasons, or even at the behest of Iran.”

    Noter que Naftali Bennett, comme tous les Israéliens, ment sans honte : le Hezbollah ne s’est jamais « déguisé » en groupe totalement séparé ("rogue"), mais a toujours exigé de tous les gouvernements libanais successifs la reconnaissance (au moins implicite) de « l’équation armée-peuple-Résistance ».