person:hubert dupont

  • APPEL à amplifier la mobilisation pour sauver les communes

    25 maires, adjoints et conseillers municipaux élus en 2014 et 10 citoyens*, réunis le 10 février
    2016, certains d’exprimer le refus maintes fois répété dans les localités, de la politique de
    disparition des communes, appellent les élus et la population à amplifier la mobilisation pour
    sauver les communes qui doivent pouvoir choisir librement leur avenir !

    En Maine-et-Loire, 133 communes en moins, au 1er janvier 2016, pour 25 communes nouvelles (pour l’essentiel des
    grandes, voire des très grandes communes nouvelles). D’autres devraient suivre au 1er juillet prochain.

    C’est la démocratie qui est en danger !

    . Jamais la question ne fut abordée pendant la campagne électorale de 2014, et depuis, la population et parfois
    même une partie des conseillers municipaux ont été tenues à l’écart.
    . Il a fallu décider très vite : en quelques mois l’affaire a été conclue. Certains cabinets ou conseils privés ont
    produit des chiffres tronqués et les conseils municipaux ont décidé, sans avoir tous les éléments en main.
    . Dans toutes les grandes communes nouvelles, c’est le bureau, les adjoints et le maire, qui traitent les dossiers.
    Le conseil municipal (jusqu’à 200 membres) vote mais sans véritable débat.
    . Le sommet est atteint à Baugé en Anjou, où le Maire de Clefs Val d’Anjou a été écarté du poste de Maire
    délégué, comme les adjoints, parce qu’ils se sont opposés à la commune nouvelle de Baugé, avec 400 foyers (sur
    550) qui soutiennent leur démarche ! C’est pourtant eux, et eux seuls, qui ont été régulièrement élus en mars
    2014 par la population ! Où est la démocratie ? Un recours au tribunal administratif est en cours.

    Avec les grandes communes nouvelles, demain avec les immenses intercommunalités, les centres de décisions seront
    loin des citoyens. Elles sont les instruments de la soumission des communes à un pouvoir centralisé. Les communes
    déléguées, sans aucun pouvoir, ne sont là que pour faire écran.

    En même temps ce sont les services de la commune, publics ou non, qui seront mutualisés, rationnalisés. Les agents
    territoriaux sont les premiers visés. Les écoles devraient suivre le chemin de la Poste. Et derrière, inévitablement, ce
    sont les services pour le social, la culture, la petite enfance, la jeunesse, les personnes âgés qui devront s’adapter. Puis
    les professions libérales, les commerces et les associations se concentreront peu à peu autour des communes centres,
    comme dans d’autres pays européens précurseurs.

    Une résistance est née. Lorsqu’elle a été consultée, la population s’est prononcée pour la préservation de la commune
    historique, ou pour de plus petites communes nouvelles, comme à Pruillé, à la Ferrière de Flée, ou à Clefs Val d’Anjou. A
    Bauné, de nombreux habitants se sont prononcés contre la commune nouvelle. Des conseils municipaux rejettent la
    commune nouvelle comme à Carbay, à Armaillé, à Chazé sur Argos... D’autres n’ont pas adhéré à la transformation de
    leur Communauté de Communes, comme dans le Beaufortais ou le Vihiersois, par exemple. Des associations ou des
    collectifs d’habitants et d’élus se constituent à Corné, à Pruillé, à Rablay/Layon. En signe de protestation, des conseillers
    municipaux démissionnent dans beaucoup de communes nouvelles. Leur nombre n’a jamais été aussi important en
    Maine et Loire mais aussi dans d’autres départements.

    Nous invitons les élus et les citoyens à organiser des réunions publiques dans les cantons, les communes et les
    communes nouvelles autour des revendications suivantes :

    . Le gouvernement doit maintenir les dotations des collectivités, quelle que soit leur taille.

    . Il doit revenir sur les dispositions des lois de 2010 et de 2015 sur les communes nouvelles, et de
    la loi NOTRe qui entraînent les communes dans les dérives des grandes communes nouvelles et
    des grandes intercommunalités.

    . Aux élus des communes dans tout le pays, nous proposons de préparer une rencontre pour la
    défense des communes et des services publics qui pourrait avoir lieu en Maine et Loire dans les
    prochaines semaines. Nous proposons de multiplier les initiatives pour médiatiser au plan national nos
    actions via internet, les réseaux sociaux et tous les médias.

    Premiers signataires :

    Yannick Benoist adjoint St Laurent du Mottay, Pascal Brebion ex conseiller Rablay/layon, Didier Brémaud Association de défense de la démocratie
    communale (ADDC) Mûrs-Erigné, Olivier Chauveau maire La Ferrière de Flée, Cathy Cottin conseillère Chemillé Melay, Guy Dailleux maire Cernusson,
    Hubert Dupont 1er adjoint Le May/Evre, Laurent Girard adjoint Chemillé Melay, Hubert Lardeux ex candidat aux municipales à Angers (Contre les
    politiques d’austérité), Céline Maury conseillère Les Ponts de Cé, Olivier Schaffer conseiller Coron, Patrice Fournier ex 1er adjoint Marigné, Denis
    Chaleil et Jean-Michel Leray (Association Pruillé), Dany Rosier (Saumur), Viviane Tulasne conseillère Chigné, Pierre Devêche conseiller St Macaire en
    Mauges, Bernard Pannefieu conseiller Corné, Jocelyne et Didier Cousseau Le Mesnil en Vallée, Michel Renault maire Clefs Val d’Anjou, Mireille
    Villette ADDC Mûrs-Erigné, R Bineau pdt de l’association de défense de Clefs Val d’Anjou, Laurent Cadou maire Carbay, Hugues Vaulerin maire St
    Jean de la Croix, Joël Bruand adjoint Carbay, Nicole Glacial ex adjointe Bauné, Alain Cotteverte Rablay/Layon, Patrice Daviau maire Marcé, Jean-Luc
    Poidevineau adjoint Ecouflant, Monique Deslandes conseillère Corné, Laurent Pluchart ex conseiller Nyoiseau, Frédéric Mortier maire
    Longué-Jumelles, Bertrand Saget maire Chazé sur Argos, Dominique Philippeau adjoint Chazé sur Argos,

    * Parmi lesquels des responsables et membres d’associations ou de groupements de défense des communes

    Pour nous joindre ou transmettre vos signatures :

    defendonslescommunes@gmail.com

    https://www.facebook.com/defensedescommunes49/?ref=hl

    #communes#communes_nouvelles#réforme_territoriale#loi_NOTRe#services_publics#collectivités_territoriales#communes_déléguées#démocratie#démission#conseiller_municipal#dotation_de_l'état#D.G.F.#maine_et_loire

  • Lettre ouverte d’ Hubert Dupont, 1er adjoint du May sur Evre, au député P.S de sa circonscription, Serge Bardy.

    Hubert Dupont est 1er adjoint au maire du May sur Evre, commune
    de 4 000 habitants dans la communauté d’agglomération
    de Cholet, au sud du Maine et Loire. Hubert Dupont est retraité
    de la métallurgie, militant du PCF et de la CGT. Il est membre du
    conseil d’administration de la CPAM 49. Face à l’offensive pour les
    communes nouvelles en Maine et Loire, avec une douzaine
    d’autres élus et de militants ouvriers du département, il a participé
    en 2015 à la constitution du comité de liaison des élus pour la
    défense des communes.
    Il vient d’adresser cette lettre ouverte au député PS de sa circonscription, Serge
    Bardy, qui fut pendant un temps classé parmi les députés « frondeurs » du PS.
    Serge Bardy est le député de la 6ème circonscription du Maine et Loire, dite AngersMauges

    Le May-sur-Èvre, le 16/01/16
    Lettre ouverte au Député Serge Bardy
    Monsieur Le Député,
    Concernant votre document « la lettre de votre député » n°4, je m’autorise
    une réaction concernant l’article intitulé « mutualisation et vie de nos
    communes, les Mauges s’engagent ».
    Faut-il se réjouir des conditions et des conséquences de l’application de la loi
    NOTRE (dernier volet de la réforme territoriale) dans notre département et
    plus particulièrement dans les Mauges, l’objet de satisfaction de votre article
     ?
    Parlons des conditions : lors des élections municipales de 2014, ce scénario
    n’a pas été proposé aux électrices et électeurs. Ils ont élu des conseillers
    municipaux sur la base d’un programme municipal pour une durée de 6 ans,
    ces conseillers ont élu le maire et les adjoints.
    Moins de 2 ans après, nous nous retrouvons avec des maires délégués au
    sein d’une commune nouvelle qui porte un autre nom…. tout cela sans
    concertation. La population au mieux a été informée de ce qui avait déjà été
    décidé, sans en connaître les raisons et les conséquence, sans participer aux
    décisions.
    Les conséquences : moins d’élus, plus de maire mais un maire délégué…,
    l’ancien maire élu ne sera peut être pas le maire délégué, suivant le bon
    vouloir des élus de la commune nouvelle. Nous avons déjà un exemple dans
    le département !
    Que fait-on de l’engagement des élus locaux ? Comment ne pas prendre en
    considération l’énergie déployée par ces personnes pour répondre au mieux
    à l’attente de la population avec une volonté de développer la cité, sa cité, le
    plus souvent en concertation avec l’habitant qui ne tarde pas à se manifester
    si les décisions posent problème.
    Laisser penser que les élus locaux coûtent cher, quand ils ne sont en grande
    majorité pas indemnisés, pose un problème d’honnêteté.
    Nous allons vers moins de proximité avec moins d’élus, dans une période où
    les populations et particulièrement les personnes les plus en difficulté, ont
    besoin de cette présence d’élus pour répondre au plus vite et simplement à
    leurs attentes.
    Quel avenir pour les associations qui vont devoir s’adresser à des instances
    plus éloignées et pas toujours au fait de leur activité ?
    Dans un contexte de baisse de dotation, l’État a incité au regroupement en
    communes nouvelles pour permettre à ces dernières de conserver leurs
    dotations pendant plusieurs années. Cependant, la réduction du nombre de
    commune se fera au détriment de la qualité du service public rendu à la
    population.
    Le rapport de la commission parlementaire d’enquête sur les effets des
    baisses de dotations de l’État aux communes et intercommunalités, qui
    démontrait les effets néfastes de ces baisses, ne sera pas publié de suite car
    repoussé par le PS et les écologistes.
    Nous pouvons malheureusement déjà mesurer les effets dévastateurs du
    manque de moyens des collectivités sur les services rendus et sur l’emploi.
    Nous sommes loin d’une démarche démocratique. Ainsi, cette loi s’inscrit
    dans le droit fil des orientations européennes rejetées d’ailleurs par la
    majorité des Françaises et des Français en 2005. Je rappelle que ni la droite,
    ni le PS n’ont respecté cet avis populaire.
    Ces orientations répondent aux besoins des affairistes qui souhaitent
    éloigner les citoyens des pouvoirs de décisions, afin de répondre à leur soif
    insatiable de profit financier au détriment des populations.
    Non, il n’y a pas de quoi être satisfait ! Les engagements du candidat
    Hollande étaient plus de démocratie, faire mieux que le gouvernement
    Sarkozy. Les décisions prises par le président Hollande sont moins d’élus et
    moins de moyens. Il y a donc tromperie sur les engagements
    gouvernementaux de 2012.
    Permettez moi de croire à la lucidité et à la résistance populaire pour
    défendre la vie communale qui est un des piliers de notre démocratie.
    Les citoyens n’oublient pas qu’une partie de la relance économique est liée
    aux capacités d’investissement local des collectivités, entravées par les
    effets de la loi NOTRE.
    Recevez Monsieur le député, mes salutations quelques peu amères.
    Dupont Hubert

    #commune#communes_nouvelles
    #réforme_territoriale#loi_notre#démocratie#représentativité

  • Lettre ouverte d’ Hubert Dupont, 1er adjoint du May sur Evre, au député P.S de sa circonscription, Serge Bardy.

    Hubert Dupont est 1er adjoint au maire du May sur Evre, commune
    de 4 000 habitants dans la communauté d’agglomération
    de Cholet, au sud du Maine et Loire. Hubert Dupont est retraité
    de la métallurgie, militant du PCF et de la CGT. Il est membre du
    conseil d’administration de la CPAM 49. Face à l’offensive pour les
    communes nouvelles en Maine et Loire, avec une douzaine
    d’autres élus et de militants ouvriers du département, il a participé
    en 2015 à la constitution du comité de liaison des élus pour la
    défense des communes.
    Il vient d’adresser cette lettre ouverte au député PS de sa circonscription, Serge
    Bardy, qui fut pendant un temps classé parmi les députés « frondeurs » du PS.
    Serge Bardy est le député de la 6ème circonscription du Maine et Loire, dite AngersMauges

    Le May-sur-Èvre, le 16/01/16
    Lettre ouverte au Député Serge Bardy
    Monsieur Le Député,
    Concernant votre document « la lettre de votre député » n°4, je m’autorise
    une réaction concernant l’article intitulé « mutualisation et vie de nos
    communes, les Mauges s’engagent ».
    Faut-il se réjouir des conditions et des conséquences de l’application de la loi
    NOTRE (dernier volet de la réforme territoriale) dans notre département et
    plus particulièrement dans les Mauges, l’objet de satisfaction de votre article
     ?
    Parlons des conditions : lors des élections municipales de 2014, ce scénario
    n’a pas été proposé aux électrices et électeurs. Ils ont élu des conseillers
    municipaux sur la base d’un programme municipal pour une durée de 6 ans,
    ces conseillers ont élu le maire et les adjoints.
    Moins de 2 ans après, nous nous retrouvons avec des maires délégués au
    sein d’une commune nouvelle qui porte un autre nom…. tout cela sans
    concertation. La population au mieux a été informée de ce qui avait déjà été
    décidé, sans en connaître les raisons et les conséquence, sans participer aux
    décisions.
    Les conséquences : moins d’élus, plus de maire mais un maire délégué…,
    l’ancien maire élu ne sera peut être pas le maire délégué, suivant le bon
    vouloir des élus de la commune nouvelle. Nous avons déjà un exemple dans
    le département !
    Que fait-on de l’engagement des élus locaux ? Comment ne pas prendre en
    considération l’énergie déployée par ces personnes pour répondre au mieux
    à l’attente de la population avec une volonté de développer la cité, sa cité, le
    plus souvent en concertation avec l’habitant qui ne tarde pas à se manifester
    si les décisions posent problème.
    Laisser penser que les élus locaux coûtent cher, quand ils ne sont en grande
    majorité pas indemnisés, pose un problème d’honnêteté.
    Nous allons vers moins de proximité avec moins d’élus, dans une période où
    les populations et particulièrement les personnes les plus en difficulté, ont
    besoin de cette présence d’élus pour répondre au plus vite et simplement à
    leurs attentes.
    Quel avenir pour les associations qui vont devoir s’adresser à des instances
    plus éloignées et pas toujours au fait de leur activité ?
    Dans un contexte de baisse de dotation, l’État a incité au regroupement en
    communes nouvelles pour permettre à ces dernières de conserver leurs
    dotations pendant plusieurs années. Cependant, la réduction du nombre de
    commune se fera au détriment de la qualité du service public rendu à la
    population.
    Le rapport de la commission parlementaire d’enquête sur les effets des
    baisses de dotations de l’État aux communes et intercommunalités, qui
    démontrait les effets néfastes de ces baisses, ne sera pas publié de suite car
    repoussé par le PS et les écologistes.
    Nous pouvons malheureusement déjà mesurer les effets dévastateurs du
    manque de moyens des collectivités sur les services rendus et sur l’emploi.
    Nous sommes loin d’une démarche démocratique. Ainsi, cette loi s’inscrit
    dans le droit fil des orientations européennes rejetées d’ailleurs par la
    majorité des Françaises et des Français en 2005. Je rappelle que ni la droite,
    ni le PS n’ont respecté cet avis populaire.
    Ces orientations répondent aux besoins des affairistes qui souhaitent
    éloigner les citoyens des pouvoirs de décisions, afin de répondre à leur soif
    insatiable de profit financier au détriment des populations.
    Non, il n’y a pas de quoi être satisfait ! Les engagements du candidat
    Hollande étaient plus de démocratie, faire mieux que le gouvernement
    Sarkozy. Les décisions prises par le président Hollande sont moins d’élus et
    moins de moyens. Il y a donc tromperie sur les engagements
    gouvernementaux de 2012.
    Permettez moi de croire à la lucidité et à la résistance populaire pour
    défendre la vie communale qui est un des piliers de notre démocratie.
    Les citoyens n’oublient pas qu’une partie de la relance économique est liée
    aux capacités d’investissement local des collectivités, entravées par les
    effets de la loi NOTRE.
    Recevez Monsieur le député, mes salutations quelques peu amères.
    Dupont Hubert

    #commune#communes_nouvelles#réforme territoriale#loi_notre