person:jérémie assous

  • « Gilets jaunes » : Julien Coupat interpellé à Paris et placé en garde à vue
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-julien-coupat-interpelle-a-paris-et-place-en-garde-a-vue_

    Selon son avocat, Jérémy Assous, Julien Coupat a été interpellé par les services de renseignement dans le 19e arrondissement de la capitale alors qu’il circulait dans sa voiture avec un ami. La DGSI le suivait depuis plusieurs jours, précise-t-il et « ils se sont plantés car il n’ont rien trouvé ». « Ils ont immobilisé son véhicule à 5 voitures, convaincus qu’ils allaient trouver un certains nombre d’éléments de matériel illicte qui auraient justifié de manière rétrocative leur enqupête. Or, il n’y avait qu’un gilet jaune, un masque et des bombes de peintures », précise son conseil. Pas de quoi, selon lui, justifier une arrestation et des poursuites.

    #ridicule :)


  • Procès Tarnac : « Le tribunal perd pied… »
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/03/16/proces-tarnac-le-tribunal-perd-pied_5271722_1653578.html

    « Il va falloir vous adapter »

    Difficile de dire si l’attitude de Me Jérémie Assous et Julien Coupat, provocateurs par nature, relève d’une stratégie de guerre totale à l’accusation et d’occupation du terrain décidée à l’avance, ou si ce n’est que le cours des débats qui les incite à s’exprimer spontanément. De fait, les deux hommes se lancent fréquemment dans des explications à rallonge sur des points d’un dossier complexe qu’ils maîtrisent parfaitement, et dont ils ont décidé de souligner la moindre faille. Ils donnent parfois l’impression de vouloir aller plus vite que la musique. « Le tribunal perd pied, doit convenir la présidente. Vous faites référence à des éléments que je n’ai pas encore évoqués, c’est dans la suite de mon rapport, mais vous ne me laissez pas le lire. »

    En fin de journée, alors qu’il s’exprime sur une revendication du sabotage venue d’Allemagne au lendemain des faits – piste étonnamment peu exploitée par les enquêteurs à l’époque – et qu’il semble parti pour un long monologue, la présidente interrompt Julien Coupat. « La défense prend la main sur la présentation du dossier et ne me laisse pas le temps de présenter les éléments. Il est 20 heures, je n’ai pas lu la moitié du rapport que je devais lire. On ne va pas pouvoir aller au bout dans ces conditions. Il va falloir vous adapter si vous voulez que ce procès se fasse, il faut peut-être réfléchir à une autre manière de faire passer les messages. On peut être percutant sans monopoliser la parole. »

    Au bout de trois jours, le programme doit déjà être revu. Les audiences, uniquement prévues l’après-midi, pourraient également se tenir tous les matins, ainsi que le lundi, jour de repos en théorie. Et dire que dans un tout premier temps, ce procès, qui doit s’achever le 30 mars, avait été prévu pour s’étaler sur six demi-journées à peine…

    #Tarnac


  • C’est quoi ce Tarnac ? - Les Jours
    https://lesjours.fr/obsessions/proces-tarnac/ep1-premier-jour

    Camille Polloni suit le dossier et en tire une série.

    L’avocat Jérémie Assous attire les caméras sur lui ; sa consœur Marie Dosé exfiltre discrètement les prévenus. Symbole de deux stratégies de défense

    L’audience est suspendue pendant trois heures, le temps d’un débat à huis clos sur les témoins. Lorsque Jérémie Assous sort de la salle, le temps du délibéré, il attire instantanément les caméras sur lui. On voit Christophe Becker, l’un des prévenus les moins connus des journalistes, sortir une tête pour voir si la voie est libre. Les télés sont obnubilées par l’avocat. Marie Dosé exfiltre alors discrètement les prévenus pour qu’ils puissent aller fumer une clope. À elle seule, cette scène symbolise les deux stratégies de défense en présence. Dans les jours à venir, elles pourraient s’avérer incompatibles ou complémentaires.

    #Tarnac


  • Tarnac, le procès d’un sabotage et d’un fiasco judiciaire
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/03/12/tarnac-le-proces-d-un-sabotage-et-d-un-fiasco-judiciaire_5269545_1653578.htm

    Pour Me Marie Dosé, avocate de Yildune Lévy, les prochaines semaines seront « le procès d’une instruction qui s’est émancipée des grands principes de prudence et de présomption d’innocence ». Me Jérémie Assous, qui défend les sept autres prévenus, se réjouit quant à lui de faire « le procès de l’antiterrorisme ». Il est toutefois peu probable que Michèle Alliot-Marie, Jean-Claude Marin ou encore l’ancien patron de la #DCRI Bernard Squarcini, tous cités comme témoins par la défense, se présentent à la barre.

    La juge Corinne Goetzmann s’attachera à maintenir les débats sur les faits. Mais il lui sera difficile de déshabiller ce procès de toute sa charge symbolique, laquelle sera d’autant plus forte que, à quelques semaines du déménagement du tribunal de grande instance de Paris dans le 17e arrondissement, #Tarnac sera la dernière grande affaire en correctionnelle jugée sur l’île de la Cité.

    • Ca me fait pensé aux noyés de la Deûle.
      Pendant que les flics se mobilisent 10 ans pour un retard de train imputé à des anarchistes, une douzaine d’homicides, principalement homophobes mais ciblant aussi des anarchistes, sont commis par des nazis sans que les flics bougent un cil.


  • Dix ans après, le « groupe de Tarnac » en procès | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120318/dix-ans-apres-le-groupe-de-tarnac-en-proces?onglet=full

    « Ce ne sera pas leur procès, mais celui d’une instruction menée uniquement à charge et pour couvrir les manœuvres illégales de certains membres de la DGSI », déclare l’avocat Jérémie Assous, qui défend sept des huit prévenus (dont Julien Coupat). « C’est d’abord le procès de personnes, avant d’être celui de l’antiterrorisme », nuance sa consœur Marie Dosé, qui défend Yildune Lévy. Malgré leurs différences de vues, les défenseurs du prétendu « groupe de Tarnac » plaideront tous la relaxe.

    Me Assous a, voilà quelques jours, remis au tribunal des conclusions de 178 pages (dont Mediapart a pris connaissance), dans lesquelles il souligne l’absence de preuves dans le dossier, tout en décortiquant les erreurs et les imprécisions des services enquêteurs. Il pilonne notamment le fameux procès-verbal D 104, censé prouver la présence à Dhuisy de Julien Coupat et Yildune Lévy pendant la nuit du 7 ou 8 novembre 2018, qui est truffé d’incohérences, la surveillance policière du couple semblant avoir été effectuée à distance, et par moments reconstituée a posteriori pour les besoins de la cause.

    Son mémoire ironise également sur l’apparition « opportune », dans l’enquête, d’un manchon permettant d’assembler les tubes en PVC repêchés par des plongeurs dans la Marne, entre février et avril 2010, à Trilport (Seine-et-Marne), près du lieu où Julien Coupat aurait endommagé une caténaire avec un fer à béton, cette nuit-là. Sans manchon, ces tubes ne s’assemblent pas et n’ont donc pu servir à déposer un crochet en fer à béton, comme le soutient l’accusation. Or, ni les procès-verbaux des plongées, ni les deux premières expertises judiciaires des tubes ne mentionnent l’existence de ce manchon miraculeux, qui semble plus neuf que les tubes et ne surgit que dans une troisième expertise, en décembre 2010, soulève l’avocat.

    #Tarnac