person:jérôme laronze

  • Jérôme Laronze, paysan mort pour avoir dit non à l’agriculture industrielle

    L’éleveur Jérôme Laronze a été tué de trois balles tirées par un gendarme en mai 2017. Il fuyait les représentants d’une administration au service, selon lui, de l’industrialisation de l’agriculture. Enquête :

    « Sa mort est plus un problème politique qu’un problème d’éleveur. On l’a fait taire parce qu’il avait une grande gueule. » « On l’a abattu en disant qu’il avait la rage, comme un chien », insiste Lydie. Ses sœurs ont la même interprétation : « Le but de l’administration n’était pas dissimulé, ils voulaient l’amener à arrêter son activité », rappelle Martine. « Ils ont commencé en se focalisant sur les pertes de traçabilité ; mais à quel moment cela va-t-il empoisonner quelqu’un ? » interroge Marie-Noëlle. « Par ailleurs, ça bloquait avec la contrôleuse responsable de son dossier, cela devenait une affaire de personnes. Quand un autre agent venait, les procès-verbaux étaient beaucoup plus mesurés. S’ils n’ont pas changé l’interlocuteur, c’est qu’ils ne voulaient pas que les choses s’arrangent. »

    https://reporterre.net/Jerome-Laronze-paysan-mort-pour-avoir-dit-non-a-l-agriculture-industriel

    En octobre 2018 une lettre-témoignage de #Jerome_Laronze datant du printemps 2017 a été publiée. On y lit l’acharnement du contrôle et la montée en puissance de la violence des conditions dans lesquelles il s’execute :
    https://nantes.indymedia.org/articles/43144

    @karacole avait fait des lectures des textes du Collectif contre les Normes qui s’est monté suite à sa mort, en hommage. Ces textes m’ont énormément marquée et donné à réfléchir dans le cadre de la lutte pour la #zad #nddl. La mauvaise reception du dernier texte sur zone, à cause de la critique du choix en force du « mouvement » pour négocier, et envoyée à l’occasion des un an du décès de Jérôme Laronze et surtout le texte de certain-e-s habitant-e-s méprisant-e-s qui lui a été répondu, a été une énorme déception, une de plus qui m’a eloignée de cette lutte à laquelle j’avais consacré tant de temps ces dernières années
    https://archive.org/details/Agriculture_Collectif-contre-Normes

    #normes et #capitalisme ou #violencespolicières


  • Artistes plasticien·nes : toute œuvre mérite-t-elle salaire ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/artistes-plasticiens-toute-oeuvre-merite-t-elle-salaire

    A l’ombre de quelques artistes-stars très reconnus et exposés dans de grandes institutions, de nombreu·seux plasticien·nes ont aujourd’hui beaucoup de mal à vivre de leur art. Quelles sont les difficultés rencontrées et pourquoi ? Peut-on vivre décemment aujourd’hui en tant qu’artiste-plasticien·nes ?

    #radio #art #revenus
    18/10/2017
    après écoute la réponse est non et il y a besoin de supprimer des artistes.

    • Débrouille et petits jobs : les artistes débutants entre coups de bol et ras-le-bol
      https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/11/18/debrouille-et-petits-jobs-les-artistes-debutants-entre-coups-de-bol-et-ras-l

      Galerie La Forest Divonne, un vendredi de novembre, à Paris. Elsa et Johanna présentent leur premier « solo show » (exposition individuelle). Deux ans à peine après leur sortie de l’Ecole nationale des arts décoratifs (Ensad) et de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris (ENSBA), ces deux photographes de 27 ans ont le privilège d’exposer leur travail à quelques pas des Beaux-Arts, là où Johanna Benaïnous a été formée pendant cinq ans à « pousser son univers ». Un univers troublant où son duo avec Elsa Parra entre dans la peau de personnages qui semblent familiers, mais étranges, et interrogent le spectateur sur leurs identités : femmes ou hommes ? Déguisés ou travestis ?

      Le succès de ce travail, qui n’est pas sans rappeler celui de l’artiste américaine Cindy Sherman, contraste avec le parcours semé d’embûches de nombreux jeunes artistes. Comédiens, danseurs, musiciens, peintres, sculpteurs, et tant d’autres qui ont répondu à un appel à témoignages diffusé sur le site du Monde. Le nombre et la diversité des réponses permettent de dresser, par petites touches, le portrait d’une génération de jeunes aspirants artistes. Une génération tiraillée entre l’impératif de faire des études supérieures, de s’accommoder avec le monde du travail et de s’insérer dans l’univers de la culture et du spectacle.
      Après le diplôme, le grand vide

      Parmi ces témoignages, de nombreux artistes plasticiens déplorent l’absence de professionnalisation dans les écoles d’art, même si ces dernières revendiquent la création de modules préparant à l’emploi, de séminaires ou de conférences. « Après les Beaux-Arts, personne ne t’attend, et personne ne t’a préparé non plus à ce qui t’attend. Dans les écoles, c’est un sujet un peu tabou. Vivre de son art, c’est lointain », témoigne cette jeune diplômée de l’Ecole européenne supérieure d’art de Bretagne (EESAB) qui vit – pour l’instant – de son travail de régisseuse.

      Même si, évidemment, les jeunes qui s’engagent dans cette voie savent que cette filière, du point de vue de l’insertion professionnelle, est plus complexe que d’autres. « Finalement la seule chose que l’école à su me prédire, c’est la précarité inhérente à tout artiste ! Nul n’en vit décemment, et on ne peut pas prendre les quelques contre-exemples d’artistes businessmen à la Jeff Koons comme représentant de notre cause. Une fois l’école finie, j’ai pris un job alimentaire, conscient que mon diplôme ne m’ouvrirait aucune porte », explique avec amertume un diplômé des Beaux-Arts de Paris de 25 ans (qui préfère conserver l’anonymat).
      Exposer « dans un grand musée tout en étant au RSA »

      « On a à la fois le statut le plus valorisé dans notre société, créateur, et le plus méprisé, assisté » – Diane Bertrand

      Pour les artistes plasticiens, il n’y a pas d’équivalence du statut d’intermittent, qui garantit une relative sécurité dans les « périodes creuses ». Des dizaines de jeunes artistes racontent ainsi, à travers l’appel à témoignages, qu’ils touchent le revenu de solidarité active (RSA). « J’ai toujours eu du mal à vivre de mon travail, et j’alterne entre enseignement, résidences d’artistes, quelques ventes d’œuvres et des petits boulots, explique Diane Bertrand, sculptrice et céramiste, diplômée en 2008 de l’école supérieure des métiers d’art d’Arras. Concrètement, je ne pourrais pas vivre sans les minima sociaux, et je crois que c’est ce qui m’a le plus étonnée au début de ma carrière : voir que l’on pouvait avoir ses œuvres exposées dans un grand musée tout en étant au RSA. Psychologiquement, cela crée une situation étrange, car on a à la fois le statut le plus valorisé dans notre société – créateur – et le plus méprisé – assisté. »

      C’est un milieu particulier que celui de l’art, un milieu où « on est choisi plus qu’on ne choisit », résume Jean-Baptiste Boyer, jeune peintre figuratif de 28 ans, uniquement diplômé d’un bac professionnel artisanat et métiers d’art. « On ne sait pas toujours pourquoi on devient cet élu. Moi, j’ai toujours peint et puis le moment est venu. Ceux qui n’auraient jamais jeté un œil à mon travail m’ont trouvé tout à coup intéressant », raconte le peintre, qui doit sa percée fulgurante à l’œil averti d’Henri van Melle, collectionneur, commissaire et ancien directeur international des événements et expositions de la maison Hermès.

      Peu après leur rencontre, Jean-Baptiste Boyer signe avec la galerie Laure Roynette, qui organise sa première exposition, en novembre 2017. Ce fut un succès : « Toutes ses toiles sont vendues la première semaine », se rappelle Laure Roynette, et une prolongation a été organisée jusqu’en janvier. Mais l’histoire de Jean-Baptiste Boyer, artiste qui « peint pour continuer à vivre », est singulière. Les chiffres attestent d’une autre réalité. Trois ans après l’obtention d’un diplôme supérieur, un diplômé en arts plastiques sur quatre n’est pas parvenu à s’insérer dans son domaine de formation, rappelle une étude d’Anne Daras sur l’insertion professionnelle de formations artistiques et culturelles supérieures, réalisée par le ministère de la culture en 2011.
      « Soit vous êtes comédien, soit vous mourez »

      Nicolas Romain n’a jamais renoncé à devenir comédien, même s’il a cédé à un DUT technique de commercialisation pour rassurer ses parents cadres, qui l’avaient mis en garde contre un métier de « crève-la-faim ». Il a ensuite décidé de financer entièrement le cours Florent et sa chambre de bonne à Paris. Pendant sa formation, il partage son temps entre les cours de théâtre et son travail alimentaire de régisseur à l’Ecole du Louvre. Puis il suit les cours de Jean-Laurent Cochet, ancien pensionnaire de la Comédie-Française et metteur en scène, qui a formé, notamment, Isabelle Huppert, Daniel Auteuil, Emmanuelle Béart, Carole Bouquet, Fabrice Luchini, Gérard Depardieu…

      « J’ai fait du porte-à-porte pour vendre des contrats de gaz » – Nicolas Romain

      « J’y ai appris les fondamentaux. Depuis que j’ai terminé ma formation, j’ai multiplié les courts-métrages pour les écoles de cinéma. J’ai rencontré et travaillé avec l’équipe de Jean-Pierre Mocky. J’ai aussi fait un travail de metteur en scène de théâtre pendant un an », détaille le jeune comédien. Mais, en parallèle, il n’a jamais cessé d’avoir un « boulot alimentaire » : « J’ai fait du porte-à-porte pour vendre des contrats de gaz, donné des cours de théâtre à des enfants, eu un CDI dans une entreprise d’accueil à la Défense. Il me restait parfois sept euros pour manger à la fin du mois. Sept euros, c’est une baguette ou un cheeseburger par jour pendant une semaine. » Nicolas Romain se souvient de cette phrase de Jean-Laurent Cochet : « Soit vous êtes comédien, soit vous mourez. » « J’aime l’idée de mérite. Je pense qu’il est très important d’être confronté à la réalité de la vie pour devenir un bon comédien. La perception de cette réalité est, selon moi, sûrement faussée dès lors que l’on vit aux crochets des autres », conclut-il.

      Et pourtant, la famille, ça aide énormément. Mélanie Charvy, diplômée d’un master 2 de droit de l’université de Nanterre, remarque qu’elle n’a pas souvent croisé des fils et filles d’immigrés ou d’ouvriers pendant sa formation théâtrale au studio de Vitry (Val-de-Marne). « Le théâtre est un milieu bourgeois où règne l’entre-soi. Il faut avoir des parents qui vous soutiennent financièrement pour faire des études dans des écoles privées, sinon c’est très dur de se concentrer sur son apprentissage », explique cette jeune comédienne et metteuse en scène. Une étude du ministère de la culture publiée en 2014 lui donne raison. Ainsi presque un artiste des spectacles sur deux (47 %) est un enfant de cadre.
      Des voies royales

      Parmi tous ces aspirants comédiens, seul un infime pourcentage emprunte la « voie royale », l’une des treize écoles supérieures d’art dramatique. Blanche Ripoche, admise en 2013 au Théâtre national de Strasbourg (TNS), l’une des formations les plus prestigieuses, n’a pas eu encore à se soucier de son avenir. « J’ai la chance de pouvoir surfer sur ce réseau d’écoles nationales », explique la jeune femme, qui souligne que le rêve d’intégrer ces formations peut faire « beaucoup de mal » aux recalés de ces concours ultra-sélectifs. En 2013, elle avait été sélectionnée avec onze autres élèves parmi huit cents candidats.

      « Tous les jours, tout est remis en question : talent, aptitudes, valeur de nos expériences » – une plasticienne

      « Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées », écrivait Arthur Rimbaud dans son célèbre poème Ma bohème. Un vers qui semble correspondre à la vie que mènent certains artistes « vivotant » à coups de RSA, d’enseignement, de travail alimentaire et même de mécénat. « La vie d’un artiste n’est pas un long fleuve tranquille. Tous les jours, tout est remis en question : talent, aptitudes, valeur de nos expériences. Il faut un moral d’acier pour supporter ce doute perpétuel, et ne jamais perdre l’envie d’avancer, de se surpasser », appuie, avec un peu plus de recul, une artiste plasticienne quadragénaire. Et se rappeler, sans cesse, une évidence : « On est artiste parce qu’on ne peut pas être autre chose », suggère avec modestie Jean-Baptiste Boyer.
      Les réseaux sociaux, une aubaine pour les jeunes artistes
      « Disco Palmyre ».
      « Disco Palmyre ». FLORENT GROC

      « Je n’avais jamais imaginé être artiste », confie Florent Groc, diplômé de l’école d’art, de design et d’animation d’Aix-en-Provence en 2009. Quand il commence à poster des photos de son travail sur Instagram en 2012, Florent Groc confond le réseau social avec un logiciel de retouches de photos, sans avoir conscience de la dimension « sociale » de l’application. Il est rapidement remarqué par un jeune critique et commissaire d’art, qui lui propose de participer à sa première vente aux enchères organisée par la maison Piasa. « J’ai vendu deux œuvres. Ce n’était pas énorme, mais ça m’a donné confiance dans ma pratique », explique l’artiste, qui compte 2 500 abonnés sur son compte, et poursuit son travail à Marseille.

      Silvère Jarrosson a suivi le même chemin. Ancien élève de l’école de danse de l’Opéra de Paris, il avait l’habitude de publier « spontanément des posts sur Facebook ». Ce jeune homme de 23 ans s’est mis à peindre après un accident qui lui a coûté sa carrière de danseur classique. « J’ai commencé à vendre mes premières toiles en 2013 », explique-t-il. C’est toujours à travers Facebook qu’il est contacté par un « ami » virtuel, qui lui révèle être galeriste et s’intéresser à son travail depuis un an. En janvier 2014, sa première exposition est organisée par la galerie Hors-Champ. « Cela a été comme un signal donné. Mon travail a été accrédité. »

      Selon le rapport Hiscox sur le marché de l’art en ligne publié en 2016, Facebook et Instagram sont devenus les réseaux sociaux préférés des acheteurs d’art au cours de ces deux dernières années. Laure Roynette, qui dirige la galerie qui porte son nom, confirme : « C’est très important pour une galerie de regarder ce qui se fait sur les réseaux sociaux. Cette génération des 25-35 ans vit naturellement avec Instagram et Facebook. On arrive à découvrir des artistes comme ça. » Néanmoins, le passage en galerie reste incontournable, « les collectionneurs ont toujours besoin d’un rapport physique à l’œuvre », estime Laure Roynette.

    • « Parmi les jeunes diplômés en art, seule une petite minorité vit de ses créations »

      https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/11/18/parmi-les-jeunes-diplomes-en-art-seule-une-petite-minorite-vit-de-ses-creati

      Si je me base sur les travaux que l’on a à notre disposition, on sait que la plupart des artistes ne vivront pas de leur expression artistique de manière principale. Dans les cinq à dix ans suivant la sortie de la formation, une petite minorité seulement va pouvoir vivre de son art de manière principale en suivant son idéal artistique. Pour les autres, l’insertion professionnelle passe soit par une reconversion en dehors du monde de l’art, soit par une pluriactivité, parfois dans son monde de l’art, parfois non, la pratique artistique mue par la passion étant alors doublée d’un emploi alimentaire ou d’emplois artistiques « utilitaires ».

      Il y a bien sûr des différences selon les univers, un musicien ou un comédien aura, par exemple, plus d’opportunités à occuper des emplois artistiques, même peu valorisés, qu’un artiste plasticien. La seule étude statistique solide sur de jeunes musiciens professionnels, menée par Philippe Coulangeon en 2004, montre qu’au bout de dix ans plus de la moitié des artistes avaient arrêté toute activité musicale professionnelle.
      Lire les témoignages : Coups de bol, débrouille et petits jobs : les galères des jeunes artistes

      Cette difficulté d’insertion professionnelle dans la vie d’artiste n’est pas occultée par les écoles d’art, qui tentent de préparer leurs étudiants à affronter le monde du travail. Elles développent des ateliers en ce sens pour les former à d’autres emplois artistiques « utilitaires », comme comédien en hôpital, graphiste ou enseignant, en insistant sur l’utilité des réseaux sociaux ou en leur apprenant à faire un book. Ou encore à passer un entretien, une audition. D’ailleurs, cette façon de faire entrer des techniques de l’entreprise dans les écoles d’art ou de les former à des emplois moins valorisés sur le plan artistique est parfois critiquée par les étudiants eux-mêmes, plus intéressés par la recherche de leur voie artistique.
      Existe-t-il une voie royale ? Des formations qui permettent de mieux s’en sortir ?

      Il est évident que le fait de passer par une école réputée augmente les chances d’accéder à des emplois valorisés. C’est un cercle vertueux, on rencontre des professeurs qui sont des professionnels réputés, qui peuvent vous choisir et vous offrir vos premières opportunités. Dans ces formations, des réseaux efficaces peuvent être constitués. L’école fonctionne aussi comme preuve de votre légitimité, et renforce votre réputation lors des rencontres ou des auditions. Pour autant, la vie de ces jeunes artistes issus des écoles réputées n’est pas non plus un long fleuve tranquille, et beaucoup peinent à trouver un chemin. Les mondes de l’art sont des mondes compétitifs et saturés, les places sont rares, et beaucoup se joue au travers des réseaux et des affinités.
      Peut-on dire que « le talent n’est qu’un élément parmi d’autres » ?

      Si on ne s’intéresse qu’aux personnes qui réussissent, il peut paraître évident que tout arrive grâce à leur talent. Mais, en réalité, il y a très peu d’emplois disponibles qui correspondent à l’idéal artistique, et le talent n’est qu’un élément parmi d’autres. Pour accéder à ces emplois, il faut un ensemble de savoirs et de connaissances, mais aussi des liens sociaux efficaces.

      Si vous avez fait une école prestigieuse, que vous venez d’une famille d’artistes qui vous aura appris à vous comporter, que vous connaissez des gens du milieu et si vous êtes un homme, ce sera plus facile. Pour autant, on peut être comédien et faire de l’art-thérapie, ou être valorisé pour sa créativité sur d’autres modes, et être finalement plus épanoui qu’un comédien « en haut de l’affiche ».

      La réussite par les réseaux est toujours considérée comme une injustice, car on estime que le professionnalisme doit être le premier critère de jugement. C’est une constante dans tous les milieux professionnels. Mais les réseaux sociaux, les affinités, et parfois même le physique jouent un rôle démesurément important dans les mondes de l’art. Et dans l’art, cette réalité est vécue de manière douloureuse, car c’est une activité vécue sur le mode de la vocation, où seul le talent devrait compter. Cela dit, quand on interroge les personnes qui ont choisi ces parcours, elles ne découvrent pas la difficulté de l’insertion en école ou à sa sortie. Elles ont été mises en garde et se sont engagées dans cette voie par passion ou par vocation, et veulent « tenter leur chance » quand même.
      Lire aussi Les réseaux sociaux, une aubaine pour les jeunes artistes
      Les inégalités entre hommes et femmes sont aussi très criantes. Les femmes sont moins représentées dans les galeries, leurs films sont moins sélectionnés dans les festivals.

      Ce n’est pas plus criant dans les mondes de l’art que dans les autres environnements professionnels masculins, mais comme on part du présupposé que les mondes de l’art sont ouverts, tolérants, et à l’avant-garde, on s’étonne qu’ils fonctionnent de la même façon.

      Il y a évidemment des milieux plus masculins, comme la réalisation de films, où les femmes ont d’emblée plus de difficultés que les hommes. Dans le jazz, elles sont confrontées à l’entre-soi masculin, à des stéréotypes féminins péjoratifs ou des normes de fonctionnement masculines. Difficile alors pour elles de se projeter dans ce monde et de s’y maintenir.

      Dans la danse, le théâtre ou les arts plastiques, qui sont pourtant des mondes plus féminisés, la situation n’est pas tellement plus facile, dès lors qu’elles souhaitent grimper en haut de la pyramide. La compétition entre femmes est féroce, et celles-ci doivent adopter des codes masculins pour réussir.

      En arts plastiques, elles se trouvent confrontées aux mêmes mécanismes négatifs que dans le jazz ou le cinéma. En théâtre et en danse, les femmes sont sursélectionnées, souvent enfermées dans des normes physiques contraignantes, et elles doivent se plier aux règles de la séduction. En effet, elles sont bien plus nombreuses que les hommes, alors même qu’on recrute autant, si ce n’est plus, de rôles masculins et de danseurs hommes que de rôles féminins ou de danseuses.
      On observe aussi que l’ouverture sociale s’est réduite dans le milieu artistique. Pourquoi ?

      Les personnes d’origine sociale favorisée et qui n’appartiennent pas aux « minorités visibles » sont privilégiées à toutes les étapes : elles ont été plus souvent formées aux pratiques artistiques dans leur famille, elles disposent plus souvent de comportements et de physiques proches des normes attendues, elles sont plus souvent aidées financièrement dans les cinq à dix ans après la sortie de formation… Les enfants d’origine sociale défavorisée ou appartenant aux minorités visibles, à l’inverse, ressemblent moins aux normes attendues, ont moins de ressources financières et ont un réseau moins efficace. C’est en jouant sur ces mécanismes que les écoles de formation artistiques peuvent essayer de compenser ces inégalités.

    • Merci pour les précisions @colporteur

      –-------

      Le travail doit être une souffrance. Un travail qui ne fait pas souffrir ne mérite pas de rémunération.
      Les artistes sont sensé·es prendre du plaisir dans leur activité, illes ne méritent donc pas de rémunération.

    • Ma fille est entrée dans une seconde générale, mais contingenté → création et culture design. Alors qu’elle est au lycée du Mirail, avec toute sa diversité, sa classe (dite des artistes) est composée presque exclusivement de filles blanches. Ce qui est vraiment frappant.
      Sur l’origine sociale, pour l’instant, ça a l’air assez varié, mais je pense que la donne change profondément après le bac.

    • Au niveau sociale il y a des chances qu’après le bac ca change en pire.
      J’étais en bac arts plastiques mais dans un lycée catho non mixte ce qui fait que c’etait 100% féminin, bouge et très très blanc.
      De mon souvenir des beaux-arts il y avait surtout des blanc·hes et des classes favorisées. J’avais pas pu faire de comptage du ratio femmes/hommes, mais les profs étaient surtout des hommes. Un atelier était « interdit aux connasses du MLF (ce qui voulait dire femmes) et a ceux qui parlent une langue de metèques (ce qui désignait un élève italien) ». L’école a justifié ces propos en disant que ce prof prennait sa retraite l’année prochaine. Ca faisait donc plus de 20 ans que cet ordure pratiquait ce mode de recrutement avec la bienveillance de l’institution et c’était en 2001. Un de mes prof se ventais aussi de choisir ses étudiantes sur des critères physiques et de faire faire son travail d’artiste par ses élèves.
      Les femmes sont majoritaires dans ce cursus mais ne sont pas exposées, pas achetés, pas valorisées, pas cités. On les retrouve par contre en majorité sous le seuil de pauvreté.

      J’avais trouvé une étude sur le milieu de la danse, très très féminisé chez les enfants et la pratique amatrice et majoritairement masculine dans la professionnalisation, avec des très fortes discriminations sur les grossesses et une mise au placard très jeune et plafond de verre. J’avais mis ca sur seenthis je vais voire si je retrouve.

    • J’ai une copine qui vit de son métier (ou à peu près) et justement je voulais vous montrer ça @odilon et @mad_meg et les autres.

      Galerie Alain Gutharc
      7 rue Saint Claude - 75003 Paris - T 00 33 (1) 47 00 32 10 - F 00 33 (1)
      40 21 72 74
      http://alaingutharc.com

      SUZANNE HUSKY

      KHLORIS, CLOROX

      Vernissage le samedi 24 novembre 2018
      Exposition du 24 novembre au 12 janvier 2019

      (Ici normalement une tapisserie inspirée par la Dame à la licorne et la ZAD.)
      La noble pastorale, 203 x 247 cm, Tapisserie, 2017 © Suzanne Huksy

      « Les Déesses et les Dieux ne sont pas de simples entités psychologiques,
      existant dans l’âme comme si l’âme était une grotte retirée du monde ; aux
      aussi sont réels, ils sont les moyens de penser-en-choses des forces
      réelles, des expériences réelles. »

      Starhawk – Rêver l’obscur (1982)

      Dans la mythologie grecque, Khloris (ou Chloris) est la nymphe des fleurs,
      aimée de Zéphyr, le dieu du vent. Au XVe siècle, Sandro Botticelli lui
      attribue une représentation devenue célèbre à la fois dans Le Printemps
      (1478-1482) et dans La Naissance de Vénus (1484-1485). Entourée de fleurs,
      elle incarne le monde végétal. Le prénom mythologique est choisi par
      Suzanne Husky pour sa première exposition personnelle à la galerie Alain
      Gutharc. Un choix qui s’inscrit pleinement dans un engagement politique qui
      prend ses racines dans l’écoféminisme. Alors, le prénom convoque une
      histoire, non seulement celle d’une femme qui a pris soin de la nature,
      mais aussi celle des sorcières d’hier et d’aujourd’hui. Une histoire où le
      care et l’activisme forment une alliance. Khloris est l’un des visages du
      panthéon de l’immanence (une pensée vivante, en mouvement) incarnée la
      Déesse, une entité plurielle, un cercle qui réunit les mythologies, les
      croyances et les savoirs. L’histoire ancestrale de la Déesse est fondée sur
      un ensemble de luttes et de contre-pouvoirs. Starhawk, figure iconique de
      l’écoféminisme, écrit : « Oui, le pouvoir-du-dedans est le pouvoir du bas,
      de l’obscur, de la terre ; le pouvoir qui vient de notre sang, de nos vies
      et de notre désir passionné pour le corps vivant de l’autre. »
      Suzanne Husky donne des formes et des matériaux au pouvoir-du-dedans. Ses
      œuvres traduisent une attention inquiète envers un ensemble de
      comportements, de décisions politiques et de dérives menant à la
      destruction du Vivant. Ces dérives, structurées par le système patriarcal
      et néolibéral, sont activées par des choix et des gestes quotidiens : faire
      ses courses au supermarché, conduire une voiture, faire la lessive, faire
      le ménage, acheter des vêtements, construire une maison ou partir en
      vacances.
      La manière dont nous agissons et consommons au quotidien comporte un
      ensemble de conséquences dont l’impact est plus ou moins visible, plus ou
      moins pérenne sur notre environnement. En ce sens, Suzanne Husky travaille
      à partir de bouteilles de détergent (lessives, eau de javel) et produits
      alimentaires (huiles). En respectant les objets originaux (formes,
      couleurs, textes, motifs), elle réalise ainsi des vases en faïence
      émaillée. Parce qu’elle utilise des terres locales, des teintures et des
      couleurs naturelles, l’artiste manifeste une conscience des enjeux éthiques
      et politiques de sa réflexion plastique. Chaque vase accueille des bouquets
      de fleurs sauvages qui exacerbent les paradoxes. Le champ lexical, les
      motifs floraux et les couleurs participent d’une séduction trompeuse :
      promesse d’exotisme, de senteurs rares, de bien-être, de santé et de
      voyage. Les représentations florales et végétales subliment les ingrédients
      chimiques. Le packaging truffé de contradictions mêle l’exotisme aux
      principes de précautions. Les logos noirs, rouges et orange présentent des
      flammes, des têtes de mort et autres signes de danger auxquels la grande
      majorité des consommateurs ne prêtent pas attention.
      Lorsque Suzanne Husky revisite la tapisserie historique de La Dame à la
      Licorne pour représenter une scène de destruction de la forêt, elle
      manipule à son tour la stratégie de la sublimation (La Noble Pastorale).
      L’œuvre nous séduit, puis nous amène à réfléchir à la brutalité de la
      pensée dominante.
      Il en est de même avec les tapis Jérôme et Mars Bitches, qui pour l’un
      raconte l’histoire de Jérôme Laronze, un paysan abattu par un gendarme le
      20 mai 2017 ; et pour l’autre traite de la violence des classes à San
      Francisco. Les œuvres de Suzanne Husky attestent ainsi de la conscience
      d’un rôle et d’une responsabilité en tant que citoyenne, en tant que
      qu’artiste, en tant que femme. L’artiste dénonce une banalisation de la
      dérive, une indifférence généralisée et une participation paresseuse et
      aveugle à un système mortifère. Sa pratique nous invite au sursaut et à la
      résistance. En investissant les champs ancestraux de l’art en pratiquant
      notamment la céramique et l’art tissé, l’artiste tend à fabriquer de
      nouveaux récits, de nouvelles images, de nouvelles pratiques visant à
      célébrer le pouvoir-du-dedans dont nous sommes les acteurs et les actrices.

      Julie Crenn


  • Après Jérôme Laronze, l’État veut tuer Gabriel Dufils et ses vaches !

    Communiqué du comité de soutien de la ferme de la Sentelle (Eure) du 21 octobre 2018

    Nous étions plus de 80 personnes, mercredi 17 octobre à Évreux, à venir occuper la DDPP à l’appel
    du comité de soutien de la ferme de la Sentelle pour défendre Gabriel Dufils et libérer ses vaches
    que l’administration bloque illégalement.
    Nous étions là pour exiger la délivrance des cartes d’identité des 16 vaches de M. Dufils, ainsi que
    des cartes vertes sanitaires que l’administration retient sous des prétextes fallacieux de non-respect
    de la réglementation de la part de Gabriel Dufils. Forte d’un encadrement policier pour le moins
    dissuasif à notre égard et d’une arrogance méprisante, la directrice, Chantal Baudin, s’est enfermée
    dans le déni et le mensonge pour refuser d’octroyer ces cartes.
    Le comité de soutien tient à rappeler que les seules irrégularités de cette affaire, qui dure depuis
    7 ans, sont à mettre au compte de la DDPP elle-même, comme l’atteste notamment la décision du
    Conseil d’État de 2016. Celui-ci a annulé l’application de l’art L221-4 du code rural. Il n’y avait
    aucune irrégularité d’identification et l’abattage forcé de son troupeau fut annulé.
    Gabriel Dufils a, quant à lui, toujours respecté les règles sanitaires et d’identification s’appliquant
    aux bovins, et ce malgré l’acharnement de l’administration à dissuader tout vétérinaire de procéder
    aux prises de sang nécessaires pour respecter l’obligation de prophylaxie.
    Le 20 juillet 2017, l’administration a constaté elle-même que toutes les vaches de Gabriel Dufils
    étaient « identifiées » et lui a octroyé un agrément sanitaire d’un an (soit légalement jusqu’au
    14 novembre 2018) pour son élevage. Malgré cela, et malgré la mobilisation du mercredi
    17 octobre, l’administration continue à vouloir éliminer Gabriel Dufils et ses vaches en considérant
    13 des 16 bovins comme « définitivement irrégularisables ». Pire, elle a même dernièrement
    suspendu l’agrément sanitaire de tous les bovins, à l’encontre de ses propres règles qui donnent à
    Gabriel Dufils jusqu’au 29 décembre au plus tard pour renouveler la prophylaxie.
    Les agissements de la DDPP et de la Préfecture sont proprement scandaleux !
    Alors que notre détermination ne fait que grandir, la Préfecture a décidé, vendredi 19 octobre 2018,
    d’éliminer la ferme et les vaches de Gabriel Dufils. Par un appel téléphonique du directeur de la
    DDTM, Gabriel Dufils a reçu la proposition suivante : « Abattage de tout son troupeau moyennant
    une indemnisation à faire estimer et co-financer par le cartel de la “profession” représenté par la
    Chambre d’agriculture, le GDS et l’ARICHN ». L’État de droit est un état d’impunité, les normes
    en sont le fouet, et l’arbitraire administratif est à son comble.
    Nous exigeons la levée immédiate de toutes les sanctions administratives appliquées à M. Dufils
    depuis 7 ans ainsi que la restitution sans délai de tous les documents utiles à son travail.
    Ils ont tué Jérôme Laronze. Ne laissons pas Gabriel Dufils et ses vaches subir le même sort.

    Quelques liens vers les articles et émissions déjà parus :
    https://www.paris-normandie.fr/region/l-eleveur-gabriel-dufils-se-voit-opposer-une-fin-de-non-recevoir-apr
    https://www.paris-normandie.fr/evreux/des-militants-liberent-furtivement-les-moutons-d-evreux-BM13979109
    https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-13-octobre-2018


  • Je ne connaissais pas Jérôme Laronze | Hugues Berger
    https://sniadecki.wordpress.com/2018/07/24/berger-laronze

    Je ne connaissais pas Jérôme Laronze. Pas plus que je ne connaissais Angelo Garand, Joseph Guerdner, Amine Bentounsi, Rémi Fraisse, Adama Traoré ou les autres victimes de meurtres policiers 1. Mais parmi les horreurs que nous livre chaque jour l’actualité, celle-ci est tombée si près de moi que j’ai tremblé. Nous avions presque le même âge. Nos fermes étaient distantes de quelques kilomètres seulement. Nous étions tous deux révoltés par l’industrialisation de l’agriculture. Malheureusement, nous ne nous sommes jamais rencontrés. Source : Et vous n’avez encore rien vu...


  • Dossier #ViolencesPolicieres. Synchronicité sensible : recevoir le nouveau #Lutopik auquel je participe par un portfolio consacré aux destructions sur la #zad #nddl et sentir, encore, que, de #Beaumont au #Breil, Tout est lié...
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/42474212934

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    . Lutopik en ligne : lutopik.com . "Violences policières : la préfecture vous informe !" : www.acrimed.org/Violences-policieres-la-prefecture-vous-i... . Base de données sur les violences policières létales : bastamag.net/webdocs/police (explications et méthodologie : www.bastamag.net/Pourquoi-une-base-de-donnees-sur-les-vio... ) . « JT de France 2 : bref, Adama Traoré est mort » : www.acrimed.org/JT-de-France-2-bref-Adama-Traore-est-mort . "Jérôme Laronze, paysan, tué par les gendarmes : le récit de l’incroyable drame" (présenté comme une légitime défense, il s’avèrera que les tirs l’ont touché de biais et de dos...) : reporterre.net/Jerome-Laronze-paysan-tue-par-les-gendarme... . Désinformation sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes : les médias au garde-à-vous : (...)



  • #agriculture : Collectif contre les normes
    https://archive.org/details/Agriculture_Collectif-contre-Normes


    Jérôme Laronze , éleveur de Saône-et-Loire, a été tué par les gendarmes le 20 mai 2017. Il subissait des contrôles répétés de l’administration. Un collectif d’agriculteurs « contre les normes », s’est créé à la suite de ce drame....This item has files of the following types : Archive BitTorrent, Columbia Peaks, JPEG, JPEG Thumb, Metadata, Ogg Vorbis, PNG, Spectrogram, VBR MP3, Windows Media Audio

    #image/opensource_media
    https://archive.org/download/Agriculture_Collectif-contre-Normes/format=VBR+MP3&ignore=x.mp3


  • Il y a un an, un gendarme tuait le paysan Jérôme Laronze | Marie Astier
    https://reporterre.net/Il-y-a-un-an-un-gendarme-tuait-le-paysan-Jerome-Laronze

    Il y a un an, Jérôme Laronze, éleveur en Saône-et-Loire, était abattu de trois balles par un gendarme. La thèse de la légitime défense ne convainc pas du tout la famille, qui craint que l’instruction cherche à masquer les responsabilités des forces de l’ordre et de l’administration. Source : Reporterre


  • Rassemblement à la memoire de la mort de Jérome Laronze
    https://grenoble.indymedia.org/2018-05-08-Rassemblement-a-la-memoire-de-la

    Bonjour, Le 20 mai 2017, Jérôme Laronze, éleveur à Trivy en Saône et Loire, a été tué par des gendarmes alors qu’il était en fuite pour échapper au harcelement administratif des services vétérinaires sur sa ferme. Le 20 de chaque mois, des veillées en sa mémoire ont été organisées à Mâcon avec micro ouvert. A l’occasion de l’anniversaire de sa mort, des collectifs (Vérité et justice pour Jérome Laronze, Collectif hors-normes) organisent des rassemblements dans plusieurs villes de France pour dénoncer l’impunité (...)

    #Agenda


  • http://offensivesonore.blogspot.fr/2018/02/emission-du-16-fevrier.html

    [O-S] Normes, traçabilité, administration… L’Etat élimine les agriculteurs

    Émission du 16 février 2018. [Reprise de Canal Sud] Rencontres avec Yanick Ogor (le paysan impossible, ed. du bout de la ville), Floéral Klein éditeur et Fabrice agriculteur de Saône et Loire. Prendre à contre pied quelques mythes, et en premier lieu celui d’un amoncellement de normes qui serviraient à protéger la nature, le consommateur et les travailleurs de la terre. Bien au contraire nous verrons comment la pression administrative élimine les agriculteurs. Nous évoquerons l’histoire de Jérôme Laronze qui illustre tragiquement cette situation.

    #audio #radio #offensive_sonore #rap #hiphop #élevage #animaux #agriculture #rfid #puçage #contrôle #bio #traçabilité


  • À Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs, seul un territoire en lutte peut s’opposer à la normalisation industrielle agricole
    dimanche 4 février 2018 | Des agriculteurs et agricultrices du collectif contre les normes
    http://zad.nadir.org/spip.php?article5107

    (...) Les États alliés de l’industrie achèvent d’éliminer les dernières résistances, parcelles de vies paysannes, pour achever leur travail de concentration productive capitaliste. Ils s’y prennent, depuis 20 ans grâce aux conseils de l’OMC, de manière habile et efficace. Et cela sous couvert de normes sanitaires et environnementales trompeuses, de réglementations soit disant protectrices des populations et de la planète qui sont le miroir aux alouettes d’une prétendu qualité des aliments. Ce qui permet de passer sous silence l’industrialisation forcée à laquelle elles participent activement. Allez voir le merveilleux modèle allemand d’agriculture écologique où plus un animal ne vit dehors, où s’alignent des kilomètres de bâtiments agricoles gérés par des technologies écolo et où travaillent quelques opérateurs. En France, depuis 60 ans, dans les campagnes, l’élimination de 90 % des agriculteurs a été planifiée et cogérée par l’État/l’industrie/les syndicats.

    Ne croyez pas que cette pression administrative et industrielle n’atteint que les systèmes agricoles enchaînés aux banques et aux coopératives. Toutes les fermes la subissent et en meurent ou s’y plient, subvention à la clef ou pas. Des secteurs commerciaux pour petites fermes avec un rapport industriel au vivant se multiplient.

    Jérôme Laronze, éleveur en Saône-et-Loire, qui s’opposait à ces réglementations les dénonçait ainsi : « l’hyper-administration n’apporte rien aux agriculteurs sinon de l’humiliation et des brimades. Cela ne rapporte qu’aux marchands et aux intermédiaires. Mon cas est anecdotique, mais il illustre l’ultra réglementation qui conduit à une destruction des paysans. » ; « Les syndicats soutiennent la paysannerie comme la corde soutient le pendu. » Il est mort le 20 mai 2017 sous les balles des gendarmes.(...)


  • Jérôme Laronze, paysan, tué par les gendarmes : le récit de l’incroyable drame
    https://reporterre.net/Jerome-Laronze-paysan-tue-par-les-gendarmes-le-recit-de-l-incroyable-dra

    On pourrait croire que rien n’a changé depuis des lustres, mais le père de Jérôme, Jean Laronze, nous a déjà détrompé, quelques jours auparavant, lors de la veillée du 20 septembre en mémoire de son fils, à Mâcon. « On a commencé en 1965 avec une vingtaine de bêtes. On vivait mieux que Jérôme avec 100 bêtes, s’est-il souvenu. Avec les primes, on a poussé les jeunes dans une course au rendement, à s’agrandir, à avoir plus de bêtes, et plus de papiers à gérer. J’ai connu une époque où il y avait plus de 70 exploitations dans la commune, maintenant il n’y en a plus qu’une douzaine. »

    Quelques jours après, en ce samedi de fin septembre, nous retrouvons deux des sœurs Laronze à la bâtisse familiale. La taille de la ferme, imposante, laisse imaginer la quantité de travail pour un homme seul. « La priorité, c’était quand même de s’occuper des bovins, pas de répondre aux injonctions de l’administration », reprend Marie-Pierre Laronze, deuxième sœur présente en cet après-midi ensoleillé.

    #agriculture #administration #gendarmerie #violences_policières


  • Normes, traçabilité, administration… L’Etat élimine les agriculteurs | Le Magazine
    http://www.canalsud.net/?Normes-tracabilite-administration

    Rencontres avec Yanick Ogor (le paysan impossible, ed. du bout de la ville), Floéral Klein éditeur et Fabrice agriculteur de Saône et Loire. Prendre à contre pied quelques mythes, et en premier lieu celui d’un amoncellement de normes qui serviraient à protéger la nature, le consommateur et les travailleurs de la terre. Bien au contraire nous verrons comment la pression administrative élimine les agriculteurs. Nous évoquerons l’histoire de Jérôme Laronze qui illustre tragiquement cette situation. Durée : 1h24. Source : Canal Sud

    http://www.canalsud.net/IMG/mp3/agricultureindustrielleetadministre-11-09-2017.mp3


  • Comme un bruit qui court | samedi 9 septembre 2017
    Mort d’un paysan révolté et la véritable histoire des trois petits cochons
    par Giv Anquetil, Antoine Chao, Charlotte Perry
    https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-09-septembre-2017

    Aujourd’hui, une plongée dans l’affaire Jérôme Laronze, abattu par les gendarmes en Saône-et-Loire et la visite guidée d’un chantier participatif en auto construction en Gironde.

    Mort d’un paysan révolté

    Le 20 mai dernier, Jérôme Laronze, un paysan de 37 ans, a été abattu par les gendarmes à Sailly en Saône-et-Loire, à l’issue d’une cavale de neuf jours, suite à un contrôle vétérinaire qui a mal tourné.

    L’affaire n’a pourtant pas défrayé la chronique. Pas un mot dans la presse nationale, ni sur les grandes chaînes de télé.

    Pourtant, la mort de ce paysan engagé et révolté est loin d’être anecdotique.

    #Jérôme_Laronze #violences_policières


  • L’État élimine les agriculteurs-Marseille Infos Autonomes
    https://mars-infos.org/l-etat-elimine-les-agriculteurs-2517

    @Ad Nauseam - Refusons les normes ! Evitons les balles ! Jérôme Laronze a été tué par les gendarmes le 20 mai 2017. Au delà du dégoût provoqué par ce meurtre, nous sommes nombreux à nous reconnaître dans son combat contre l’hyper-administration de nos vie en général et de l’agriculture en particulier. Continuons (...)

    #Marseille_Infos_Autonomes / #Mediarezo


  • pour jérome
    https://nantes.indymedia.org/articles/38028

    POUR JÉRÔME Le samedi 20 mai 2017, après une traque de 9 jours, Jérôme Laronze, éleveur à Trivy, a été abattu de trois balles par les gendarmes dans des conditions révoltantes. Aucune situation d’irrégularité administrative en agriculture ne peut justifier qu’un paysan soit abattu La situation de Jérôme et sa détresse étaient bien connues des services de l’Etat.

    #Ecologie #Répression #Resistances #anti-repression #_saône-et-loire_ #macon #Ecologie,Répression,Resistances,anti-repression


  • Un agriculteur de la Confédération Paysanne abattu par des gendarmes en Saône-et-Loire
    https://rebellyon.info/Un-agriculteur-de-la-Conf-abattu-par-des-17903

    Le samedi 20 mai, Jérôme Laronze, éleveur à Trivy en Saône-et-Loire, a été tué par les gendarmes de Cluny. Il était recherché depuis le 11 mai suite à un contrôle sanitaire particulièrement tendu, effectué avec la présence de nombreux gendarmes. Il aurait pris la fuite en – selon certains médias locaux – « fonçant sur les gendarmes ».

    #Infos_locales

    / #Répression_-_prisons, #Apartheid_social, #Manchette


  • Un paysan tué par les gendarmes : la pression des contrôles sanitaires en question
    https://www.bastamag.net/Un-paysan-tue-par-les-gendarmes-la-pression-des-controles-sanitaires-en

    Un agriculteur a été tué par des gendarmes le 20 mai à Sailly, en Saône-et-Loire, alors qu’il tentait de prendre la fuite. Jérôme Laronze, éleveur de bovins âgé de 37 ans, faisait l’objet d’actives recherches depuis le 11 mai. Ce jour-là, des inspecteurs des services vétérinaires de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) se rendent dans sa ferme, accompagnés de forces de l’ordre. Selon les premiers éléments de l’enquête, Jérôme Laronze « fonce » alors avec son tracteur sur les (...)

    En bref

    / #Agriculture, #Conditions_de_travail

    • Perso, je relativisme la violence que « subissent » les agriculteurs par rapport à celle qu’ils sont habitués à infliger aux autres, avec la parfaite conscience de leur impunité.
      Comme je le rapportais récemment, on a régulièrement des groupes d’agriculteurs qui vandalisent délibérément des biens publics ou communs, qui menacent avec leurs fusils ceux qui ne leur plaisent pas et qui ne reçoivent aucune sanction en retour.
      Leur laisser un sentiment d’impunité aussi fort est une très mauvaise chose : la preuve, le gars s’est senti légitime à tenter d’écraser non seulement d’autres personnes, mais carrément des représentants de la loi.

      Et quand tu vois comment certains se permettent de bosser, heureusement qu’il y a des contrôles sanitaires !

    • Oui bien d’accord avec toi @monolecte l’article fini par rappeler quant même ce que tu dit ;

      Ce drame qui touche le monde paysan et illustre un terrible défaut d’accompagnement, ne doit pas faire l’impasse sur les conditions de travail des contrôleurs. Le 2 septembre 2004, un contrôleur du travail et un agent du service de contrôle de la Mutualité sociale agricole, Sylvie Trémouille et Daniel Buffière, ont été assassinés par un agriculteur lors d’une inspection dans une exploitation agricole, à Saussignac en Dordogne. Plus récemment, le 17 février 2016, une jeune conseillère agricole a été tuée par un éleveur à Mayran, dans l’Aveyron, lors d’une visite sanitaire dans l’exploitation laitière.

    • Ah mince, c’est étrange cette « relativisation ». On parle d’un travailleur tué par la police, en fuite pour s’être interposé à des contrôles de la bureaucratie du ministère de l’Agriculture.

      Dirait-on qu’on relativise la violence subie par les agents EDF parce que certains font mal leur boulot, voire imposent des compteurs Linky ? Et il y aurait d’autres comparaisons à faire avec les violences policières...

      Le contrôles sanitaires ne sont pas un obstacle aux saloperies de l’agro-industrie, ils visent en premier lieu à faire entrer les petits et moyens dans le système décidé pour les gros, ou à les faire disparaître.

      La violence rendue d’une personne isolée qui se sent opprimée par une instance de contrôle policiaro-bureaucratique est difficile à retourner à l’encontre de cette personne en disant, ah mais on bouffe de la merde, heureusement qu’il y a des contrôles.

      Je renvoie pour cela aux travaux de la revue Z, et à ceux du collectif Faut pas pucer, qui sont tout de même assez convaincants sur l’endroit où s’exerce la violence, et d’où elle vient. Faire porter le poids des horreurs du système agro-industriel sur un paysan qui vient de se faire abattre comme un chien par l’Etat en armes, c’est vraiment vraiment fort de café.

      Mais peut-être @monolecte & @mad_meg sommes-nous en train de mal nous comprendre ;-)

      "Mes brebis comme des machines"
      Entretien avec des bergers

      https://infokiosques.net/lire.php?id_article=730

      Paul  : C’est une dépossession. Et le contrôle débarque de nulle part. Le problème est qu’il y a toujours plus d’injonctions d’un ailleurs, de plus en plus de parties de ton activité qui sont gérées par un ailleurs, normalisées. Il ne te reste plus que les actes machinaux. C’est comme les normes ISO où les procédures sont strictement définies. [L’ISO/CEI donne la définition suivante  : «  Procédure par laquelle une tierce partie donne une assurance écrite qu’un produit, un processus ou un service est conforme aux exigences spécifiées dans un référentiel  », ndlr]

      Des «  actes machinaux  »  ?

      Paul  : Prenons l’exemple d’une procédure ISO, où c’est plus schématisé. Un «  qualiticien  » définit le cheminement d’une pièce et morcelle les actes à accomplir pour la produire. Par exemple, une palette en bois [pour le transport de marchandises, ndlr]. Le bois doit être débité de telle façon. Il y a ensuite un premier assemblage qui va être divisé en une ou deux phases. Puis un deuxième assemblage. Chaque phase est définie par un cahier, une normalisation, un cheminement, et plus du tout par l’ouvrier ou par l’organisation des ouvriers. Il y a une «  fossilisation  » des procédures. à la fin de chaque phase, il doit y avoir un contrôle. Et cela jusqu’au cloutage, au rangement et à l’expédition de la palette. Tout est régi par cette procédure. Ne sont laissés au jugement de l’ouvrier que les gestes machinaux, qui sont eux-mêmes précisément définis par la procédure. Il n’y a plus d’espace de liberté. C’est à ce prix-là que les palettes auront la norme ISO qui sera garante de leur qualité. Le fait de fossiliser, de définir toutes les procédures, ça signifie que l’on fait toujours le même produit, à qualité constante. Ce qui lui donne le label ISO.

      Matthieu  : Et le point faible dans tout ça, c’est l’humain, et les bêtes. Donc tu es suspect à chaque contrôle.

      Paul  : Oui, le point faible c’est l’humain. Et quand la PAC vient contrôler chez toi, tout comme pour un contrôle du chômage, bref, quand tu es en face d’un agent bureaucratique, c’est forcément toi qui es suspect, puisque tout le reste est modélisé. Tout est fossilisé, arrêté, contrôlé, et la seule déviance, c’est le côté humain. Tu es forcément fautif. En plus, on te donne des subventions, puisque c’est lié aux aides, donc il n’y a pas intérêt à déconner. Et ça accentue la suspicion. D’ailleurs, il y a très très peu de contrôles, quels qu’ils soient, qui ne se finissent pas par un petit redressement, même symbolique. Tu as forcément fait une erreur. C’est pareil pour le chômage, les Assedic, le RMI. C’est la même politique. Le RMIste est un sujet, il doit se coucher devant l’assistante sociale. Vous avez donc déjà été contrôlés. Comment cela s’est-il passé  ? Paul  : Oui, je l’ai déjà été. Chez moi. C’était un contrôle sur le nombre de bêtes. L’agent a contrôlé, il y avait plus de bêtes que le nombre marqué sur le papier, et voilà.

      Vous n’aviez pas déclaré toutes vos bêtes  ?

      Paul  : Non, mais c’est toujours comme ça. Au cas où il y en a une qui meurt, par exemple. Par contre, tu ne fais jamais le contraire  ! En plus, comme nous faisons de la bio, nous sommes par ailleurs contrôlés chaque année, par ce que j’appelle la «  Gestabio  ». Il faut choisir une boîte privée pour ce contrôle. Tu lui donnes accès à ta pharmacie vétérinaire, à tes stocks. Elle prend des échantillons, regarde ta comptabilité... Tu dois avoir rempli tout un tas de cahiers d’autocontrôle. C’est toi qui fais les contrôles et c’est elle qui est payée. Normal.

      http://contrelepucage.free.fr/spip.php?article37

    • Ah mince, c’est étrange cette « relativisation ». On parle d’un travailleur tué par la police, en fuite pour s’être interposé à des contrôles de la bureaucratie du ministère de l’Agriculture.

      L’article de Basta mag précise que

      Selon les premiers éléments de l’enquête, Jérôme Laronze « fonce » alors avec son tracteur sur les gendarmes, avant de prendre la fuite.

      certes « foncer » sur des gendarmes avec un tracteur c’est une manière de s’interposer contre des contrôles de la bureaucratie du ministère de l’Agriculture. Pour que les bureaucrates aient eu besoin de faire venir la gendarmerie c’est deja qu’il y avait un problème serieux, les gendarment se bougent généralement pas trop le cul sans qu’il y ai un lourd arriéré. Et tirer sur un mec en fuite c’est effectivement critiquable mais ce problème du droit de tirer sur un mec en fuite n’est pas du tout spécifique aux agriculteurs.

      Ces contrôles bureaucratiques étaient là suite à une précédente condamnation pour

      défaut de soin sur ses bêtes

      et il y a quant même pas mal d’indices qui font pensé à un homme violent avec les bêtes comme avec les personnes, du genre de ceux dont @monolecte parle.

      Je pense qu’il faut « relativisé » cette histoire, parce qu’on a pas assez d’éléments pour être affirmatif dans un sens comme dans l’autre. C’est possible que ca soit un petit agriculteur victime d’acharnement burocratique injuste mais c’est tout aussi possible que ça soit un grand malade du #male_entitlement qui entend faire régner sa loi par la violence sur tout ce qui respire.

      edit @alain1 :

      Faudrait peut-être relativiser. 3 cas de violences, ou assassinats ne font pas l’impunité d’une population, d’autant que la justice jugera ces auteurs.

      Pour le cas des trois assassinats que tu cite. L’assassin de Sylvie Trémouille et Daniel Buffière à été condamné à 30 ans de réclusion ce qui ne me semble pas être de l’impunité et le second n’as pas encore eu de procès et je ne sais pas si il y en aura un car il semble atteint de grave troubles mentaux.

      Je ne suis pas à la campagne, mais il me semble que vous ne parlez pas des mêmes personnes et il me semble que on ne peu pas dire que tous les agriculteurs sont des choupinous éclos innoffensifs qui veulent du bien aux gens, aux bêtes et à la nature ou bien qu’ils sont tous des couillards pollueurs alcooliques assoiffés du sang de tout ce qui se balade à porté de leurs pétoires de chasseurs électeurs du FN. Mais quant même pour aller dans le sens de @monolecte il y a beaucoup de vote FN a la campagne et beaucoup d’armes, de racisme et d’intolérance. Même si les deux cas existent on ne peu pas faire comme si les contrôles étaient injustifiés. Ou se servir de cette histoire pour remettre en cause les contrôles sanitaires dans les élevages.

      Par contre par rapport au droit des gendarmes et maintenant de la police à tirer sur une personne en fuite ca me semble grave et ca ne relève pas de la « bavure » mais bien de la violence d’Etat. Pour le moment c’est là dessus qu’il y a des choses à dire pas sur la raison fondée ou pas des contrôles puisque ca on en sais rien.

    • Recherché par les gendarmes, l’homme s’était confié le 18 mai au Journal de Saône-et-Loire. Il évoque la « colère du juste » pour justifier son coup de sang lors du contrôle qui avait dégénéré. Dénonçant la « solitude » de l’agriculteur « face aux contrôleurs », le trentenaire avait pourtant affirmé n’avoir « absolument pas l’intention de (se) suicider »

      Faut-il attendre d’être suicidaire pour dessouder des chtars ?

    • Depuis un moment, les contrôles sanitaires étaient une profonde source de tensions pour cet agriculteur. Comme celui survenu lors du 6 juin 2016. Ce jour-là, des fonctionnaires de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) procèdent à l’identification de ses bovins dans ses pâtures, contrôle effectué en présence d’une dizaine de gendarmes alors qu’il n’avait jamais menacé les contrôleurs, ni fait obstacle aux précédents contrôles . Mais les bêtes paniquent devant cette présence policière intervenue armes au poing, et selon le récit de l’agriculteur une vingtaine d’entre elles se précipitent dans le ruisseau. Plusieurs d’entre elles ne survivront pas. Cet épisode, relaté en détail dans une lettre adressée à la presse, a profondément choqué l’agriculteur. « Plus tard on m’a demandé de ne rien dire concernant ces bêtes pour que mon dossier soit régularisé » affirme-t-il dans le journal local.

      faut vraiment être con comme un flic pour braquer une vache avec un flingue !
      Mort aux vaches !

    • la suite de l’histoire...pour arrêter enfin sur les pitreries à propos de la bienséance des contrôles sanitaires ou des agriculteurs-facho-violents-qui-traitent-mal-les-animaux

      https://rebellyon.info/Un-agriculteur-de-la-Conf-abattu-par-des-17903

      (Quant au vote FN en milieu rural, il y a eu assez de papiers dans la presse indé voire mainstream pour expliquer le phénomène...)

      Merci pour les suites de l’histoire @kongo et aussi pour ta manière si mâle de clore le sujet du vote FN rural. Si tu connais assez de papiers dans la presse indé voire mainstream pour expliquer le phénomène, ca serait mieux de les partagés plutot que te décrété que tout à été dit là dessus.

    • @mad_meg

      https://www.bastamag.net/Entre-declassement-reel-et-prejuges-fantasmes-cette-France-rurale-qui-se

      http://www.metropolitiques.eu/Le-FN-en-campagne-Les-ressorts.html

      http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/05/05/pourquoi-le-vote-fn-progresse-en-milieu-rural_1693733_1471069.html

      Il y a eu un gros débat en 2012, quand le Monde a publié en 2012 un article reprennent une thèse sur le « gradient d’urbanité » (grosso modo, plus on s’éloigne des centre urbains, plus on vote FN : http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/28/dans-la-france-peri-urbaine-le-survote-pour-le-fn-exprime-une-colere-sourde_) puis quand le géographe Christophe Guilluy a sorti son livre sur « la France périphérique ».

      Les travaux de jeunes sociologues et géographes comme Violaine Girard, Jean Rivière et Sébastien Vignon (qui a bossé en Picardie) ont battu en brèche cette simplification géographique du vote FN, de même que Joël Gombin dans le Monde Diplo (https://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/GOMBIN/54357)