person:jérôme rodrigues

  • « Gilets jaunes » : des blessés créent un collectif et appellent à manifester
    Par Le Figaro avec AFP Mis à jour le 28/04/2019
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/gilets-jaunes-un-collectif-de-blesses-appelle-a-une-manifestation-nationale

    Des manifestants gravement blessés par les forces de l’ordre, dont la plupart lors du mouvement des « gilets jaunes », ont annoncé ce dimanche à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) se constituer en collectif et appellent à une grande manifestation nationale à Paris le 26 mai.

    On a décidé de constituer un collectif, « les mutilés pour l’exemple », en référence aux fusillés pour l’exemple », a déclaré lors d’une conférence de presse Robin Pagès, handicapé depuis sa grave blessure au pied en 2017 à Bure (Meuse), où est prévu un site d’enfouissement de déchets nucléaires. « De nombreuses personnes ici présentes ont des plaques en titane et des vis dans le visage », a-t-il ajouté.

    Dix-neuf personnes, toutes blessées par des tirs de lanceur de balles de défense (LBD) ou de grenades, ont présenté ce collectif qui vise à combattre « l’ultra-violence de la répression » et souhaite faire interdire « l’utilisation de ces armes de guerre ». « Vous avez 19 personnes devant vous et vous n’avez que 26 yeux qui vous regardent. Faites le compte, il y a un petit problème », a asséné Jérôme Rodrigues, « gilet jaune » éborgné lors d’une manifestation fin janvier à Paris. (...)


  • Le principal apport des gilets jaunes est-il le rassemblement de l’extrême droite et de la gauche ?
    Dossier sur le copinage entre Le Média, Lancelin et l’extrême droite.

    [Dossier 1/25] @alancelin & @lemediatv promeuvent des Gilets Jaunes favorables à 1_alliance FN-UPR-LFI et via +40 tweets ils popularisent 15 militants & médias d’ExtrêmeDroite :
    FN, UPR, ManifPourTous AntiPMA, racistes antimigrants déblatérant sur « le grand remplacement », homophobes, islamophobes etc. ⬇️⬇️

    https://archive.org/details/Boulo5


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    / !\ Ce thread n’a pas été conçu suite à la démission de Lancelin. Je le prépare depuis le 15 mars pour au moins deux raisons :
    → l’appel à financement de Fiorina & la diffusion de militants ManifPourTous
    → le soutien total au Gilets Jaunes médiatiques & le déni affirmé de la présence de l’extrême droite

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    Le 3 mars Aude Lancelin recommande une vidéo de Thinkerview où François Boulo appelle à une alliance FN-UPR-LFI.
    Le 21mars il répète ça sur le plateau du Mé
    dia, Lancelin ne le questionne même pas.
    Puis il appelle à voter « Tout Sauf Macron » donc aussi POUR l’extrême droite. Lancelin relaye sans désapprouver, Julien Théry soutien


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    Sur Twitter FrançoisBoulo relaye beaucoup de médias ManifPourTous (12 fois « fandetv ») et d’extrême droite antimigrant, islamophobes adeptes du Grand Remplacement (lv-vox & LPLdirect) des cadres du FN-RN (P. Scemama, Fiorina) de l’UPR (Fabienne Vaulot) et des campagnes de communication du FN : #SamediOnArrive


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    FrançoisBoulo est invité trois fois au Média.
    Les 27 décembre & 21 mars pour débattre.
    Le 27 janvier pour enregistrer & diffuser un appel à la GrèveGénérale s’adressant notamment aux « chefs d’entreprise ».
    Il a aussi été popularisé par de nombreux tweet (+30) du Média et de Lancelin, pas toujours liés aux passages sur Le Média


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    [6/25] Notons que Jérôme Rodrigues, présent au Média avec François Boulo, soutient la présence en manif Gilets Jaunes du militant d’extrême Droite Vincent Lapierre & il condamne l’expulsion de ce soralien de la manif toulousaine par les antifa.
    Rodrigues est aussi proche de Didier Maïsto, Éric Droué et Maxime Nicolle

    https://archive.org/details/JeromeRodrigues


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    Notons aussi le gros travail de Lancelin pour dédouaner les Gillets Jaunes, dont Maxime Nicolle & Eric Droué, de tout liens avec l’extrême Droite.
    Elle a notamment dénigré l’enquête de la FondationJaures prouvant leur sympathie pour Marine Le Pen.
    https://www.franceinter.fr/amp/societe/les-accointances-de-maxime-nicolle-avec-le-fn-sur-facebook
    http://www.leparisien.fr/societe/gilets-jaunes-la-conference-hallucinante-de-philippe-argillier-le-monsieu
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/on-sent-qu-il-se-passe-quelque-chose-comment-francois-asselineau-est-de


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    S’ajoute la popularisation de nombreux militants et médias d’extrême droite via des retweets de Lancelin & LeMédia
    Pourtant, parfois il suffit de survoler le nom pour voir l’affiliation à la ManifPourTous ou l’ExtrêmeD :
    →AxelRokvam « veilleur »
    →PoussiG « La gauche a dénaturé le MaЯiage »


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    [9/25] Lancelin retweet aussi des militants des « Patriotes » de Florian Philippot, par exemple le simple survol du nom de « _max_lp » permet de voir son affiliation politique : « pour la souveraineté populaire et la justice sociale ✊ @_LesPatriotes 🇫🇷 »


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    Lancelin alla jusqu’à inciter à financer Fiorina, militante d’extrême droite déjà bien identifiée par :
    → son organisation étudiante facho « LaCocardeÉtudiante » http://lahorde.samizdat.net/2015/10/12/la-cocarde-etudiante-tous-ensemble-tous-ensemble
    → l’identité de l’initiateur de la cagnotte : Damien Rieu (FN, Fdesouche, Génération Identitaire)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Damien_Rieu


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    Lancelin et Boulo continuèrent à populariser Fiorina en diffusant son image & sa parole.
    L’extrêmeDroite fabriqua aussi son icône Gilets Jaunes :
    →en posant avec elle (Gilbert Collard)
    →en l’invitant sur Russia Today
    →en l’invitant à la Nouvelle Librairie pour marrainer la revue Éléments (extrême droite) http://lahorde.samizdat.net/2018/10/29/la-nouvelle-librairie-le-projet-son-gerant-francois-bousquet


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    22 personnes furent éborgnées, pourquoi médiatiser Fiorina ?
    Le 6 avril Fiorina intervenait au colloque Iliade sur « le refus du Grand Remplacement ». Au même moment Lancelin médiatisait Fiorina via EnCausee & Jacob Maxim le compagnon de Fiorina aussi fan de Renaud Camus, Damien Rieu, Jean-Yves Le Gallou, Romain Espino etc.


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    Le Média et Aude Lancelin diffusent aussi des médias d’Extrême Droite comme EnCausee (7x) qui est proche de Génération Identitaire (en soutenant l’opération xénophobe dans les Alpes) & du Front National (participe à la campagne de communication #SamediOnArrive) et retweet Dieudonné, Christine Boutin et Christophe Chalençon.


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    [14/25] En+ LeMédia/Lancelin/Boulo ont diffusé une campagne de communication professionnelle lancée par EnCausee & d’autre Front National pour populariser le slogan du FN aux élections européennes 2019 : SamediOnArrive en écho à OnArrive.
    Le 13 mars, juste avant, le passage télé de Marine Le Pen à l’Émission Politique sur France2, le 14 mars


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    Quelques fachos tweetent le hashtag & les visuels officiels juste avant qu’EnCausee ne les publient (à 18h32 le 13 mars)

    En premier, à 18h29, PhilippeMurer du Rassemblement National (FN) et aussi d’autre fachos :
    18h21&18h32 insolentJeff
    18h31 EPrivilegie
    18h31 GREEN_ROCKEUR
    18h32 GJMusulmans
    18h32 crowleymass67

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    [16/25] GJMusulmans serait un faux-nez de Génération Identitaire vu la diffusion d’extrême droite : Damien Rieu, Benjamin Cauchy, Croix de lorraine ou une image de Sacré-Cœur & la formule maurrassienne « À bas les voleurs » etc.
    Les tweets antérieurs au 1er avril 2019 sont maintenant inaccessibles


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    [17/25] De+ Lancelin & LeMédia (associatif de gauche) soutiennent & diffusent beaucoup (+de 30rt) Didier Maisto, bras-droit du milliardaire d’extrême droite propriétaire de SudRadio & LyonCapitale : Christian Latouche, 71e fortune Fr

    https://web.archive.org/web/20111014181736/http://www.rue89.com/2011/10/11/christian-latouche-lhomme-qui-fait-peur-aux-journalistes-de-lexpansion-
    https://www.arretsurimages.net/articles/didier-maisto-le-patron-jaune-de-sud-radio-en-4-videos


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    En+ d’être président de SudRadio et LyonCapitale, Didier Maïsto fut aussi attaché parlementaire de Marc Fraysse qui fonda avec Charles Millon le parti libéral-chrétien proche de l’extrême droite : « La Droite »
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Droite_lib%C3%A9rale-chr%C3%A9tienne
    https://www.france-politique.fr/la-droite.htm
    https://www.humanite.fr/node/184613

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    AudeLancelin popularise d’autre fachos, facilement identifiables par leurs publications :
    → ErikDollinger75 militant UPR d’Asselineau
    → veritebeaute qui délire sur le GrandRemplacement : « Macron souhaite faire de la France un tiers monde pour l’islam et les africains »


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    Des Gilets Jaunes retweetés par Le Média & Lancelin, par exemple GiletsJaunesGo (9x), ont des liens flous avec l’extrême droite, mais ils diffusent beaucoup de fachos :
    →Dieudonné
    →Christine Boutin
    →ManifPourTous : fandeTV
    →l’équipe de SamediOnArrive : GREEN_ROCKEUR, EPrivilegie, EnCausee
    etc.


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    [21/25] D’autres, diffusés par Lancelin et Le Média sont difficilement identifiables à l’extrême droite car, comme Newbieur (inscrit depuis 2012 sur Twiter) qui diffuse Jean Yves Le Gallou (FN-MNR-GRECE), ils ont supprimés tous leurs tweets d’avant le 17 novembre 2018.


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    D’autres encore diffusent de l’extrême droite, sans s’en dissocier, comme JaunesTvNews qui :
    → se félicite du soutien de « l’humoriste Dieudonné »
    → diffuse "Les Patriotes" de Florian Philippo
    → est à l’origine de SamediOnArrive & diffuse EnCausee GiletsJaunesGo AntenneJaune etc.


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    Ou encore AntenneJaune (diffusé 6 fois) qui diffuse Sylvain Baron et sa « lettre aux militaires afin de ralier l’armée auGilets Jaunespour destistuer Macron »

    AntenneJaune est aussi fan de quenelles et à l’origine de SamediOnArrive
    http://lahorde.samizdat.net/2016/04/05/extreme-droite-et-confusionnistes-face-au-mouvement-contre-la-loi-


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    Enfin Aude Lancelin retweet des personnes comme FaitVrai (La Marque Jaune, proche d’Asselineau) qui regrette l’absence d’alliance entre le PRCF-UPR-LesPatriotes-LFI et certains du Rassemblement National.


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    [25/25] Tout ça fait écho aux révélations de France Inter sur la stratégie du Front National & de l’extrême droite hors-FN pour infiltrer les Gilets Jaunes sans trop mettre en avant leurs logo & noms ou en créant de « faux profils » https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-16-fevrier-2019
    Étonnant de voir Lancelin & LeMédia nourrir cette stratégie

    • « POUR AUDE LANCELIN »

      Bonjour,

      Merci pour ce dossier détaillé, il y a vraiment du travail. C’est instructif sur une partie de l’activité sur Twitter de Aude Lancelin.

      Ce n’est pas forcément représentatif de son activité sur Twitter. Je suis abonné à son compte et depuis le mois de novembre je n’ai pas l’impression d’avoir été manipulé par sa propagande raciste. Pas du tout.

      Si votre objectif est de répondre à la question « Le principal apport des gilets jaunes est-il le rassemblement de l’extrême droite et de la gauche ? », alors, il faut sans doute utiliser d’autres fonds documentaires que quelques tweets d’une journaliste, fut-elle très active pendant cette période. Il faut partir de ce que vous avez vécu, dans les manifestations, les ronds-points, les assemblées et les rencontres.

      Pour ma part, j’avoue que ce mouvement a eu ceci de nouveau qu’il m’a conduit à manifester dans les mêmes cortèges, à quelques dizaines de mètres, de fachos. Dès novembre, c’est autour d’un rond-point avec un gilet jaune que j’ai entendu des réflexions racistes stupides (je suis un mec blanc) de gilets jaunes sur l’argent public qui partirait davantage aux étrangers qu’aux pauvres « d’ici ». Après le malaise sur le moment, il m’a paru évident que le mouvement ne se résumait pas à cela. On bloquait la circulation.

      C’est important de noter que le mouvement s’est massivement attaqué aux quartiers riches comme aucun mouvement révolutionnaire ne n’a fait depuis des dizaines d’années. Le mouvement n’a pas massivement attaqué les étrangers.

      Tout de même, au début du mouvement, dans la Somme, des gilets jaunes ont dénoncé aux gendarmes des étrangers qui étaient cachés dans un camion. Et, à Paris, des fachos organisés en gilets jaunes ont attaqué physiquement le NPA début février. Sur bien des ronds-points et des manifs, il y a eu beaucoup de racisme, et un peu (beaucoup moins) de fachos organisés se sentant pousser des ailes. C’est indéniable.

      Tout ça pour dire que c’est important, tout de même, de voir ce que font les gens. Est-ce que massivement ils livrent des sans-papiers aux gendarmes ? Non, pas massivement du tout. Est-ce que massivement ils s’attaquent aux quartiers riches ? Oui, massivement.

      Aude Lancelin, là-dedans, a été de celles qui ont couvert le mouvement d’une façon bienveillante et ouvertement partie prenante. Sur un site qui a tous les atours de la radicalité (que j’aime) comme acta.zone, est publié maintenant une longue présentation de l’enquête militante. Ce qu’a fait Aude Lancelin avec des gilets jaunes, « refusant toute sorte d’a priori idéologique – qu’il soit avant-gardiste, sociologisant ou économiciste » ressort d’une partie de cette logique : écouter, comprendre, participer, accompagner, pouvoir se tromper.

      Retweeter peut se faire dans différents buts. Parfois je retweete des choses pour que le serveur reçoive juste un « +1 » et qu’il en fasse ce qu’il est programmé pour faire et qui, de toute façon, m’échappe. Retweeter ne veut pas dire adhérer à l’ensemble des tweets de la personne, ni présents, ni passés, ni futurs. Aude Lancelin a retweeté large pour que le mouvement soit large.

      Que voulez-vous démontrer ? Qu’elle poursuit une stratégie (que vous imaginez donc relativement masquée) ? Expliquez alors précisément laquelle. La démonstration porte surtout contre « le copinage entre Le Média, Lancelin et l’extrême droite. » Alors quelle est l’accusation finalement ? Comment imaginez-vous qu’une journaliste puisse couvrir la moindre manifestation de ce mouvement si elle s’interdisait de croiser quelqu’un ayant un attribut de l’extrême-droite ? Seule solution : rester chez soi ou faire autre chose.

      Les pauvres sont moins propices que les riches à l’interprétation politique de tout. J’ai vu une meuf prolo arriver à une manif avec un énorme drapeau bleu blanc rouge et malgré l’effroi que ça m’a fait, je n’ai pas osé lui demander de le remballer. J’ai eu l’impression que pour elle ce n’était pas autre chose que la seule manière de s’afficher qui lui était venu à l’esprit. C’était aussi quelqu’un qui n’avait pas forcément fait beaucoup de manifs de sa vie. L’ennemi commun qui nous réunissait ce jour-là dans la manif était suffisamment commun.

      Je ne dis pas que c’est facile. La question de l’ennemi commun est cruciale. L’ennemi commun suffit-il ? Il faut y réfléchir, dans les détails, toujours, dans toutes les situations.

      Aude Lancelin a fait ce qu’elle a pu depuis là où elle était pour accompagner le mouvement et tendre le micro à un cariste d’une trentaine d’années du fin fond de la Bretagne, dont la page Facebook cartonnait, qui n’a pas fait de hautes études, et qu’elle a littéralement accompagné, sans s’en cacher, et non sans éprouver une certaine émotion à cette véritable rencontre. Si ton ennemi c’est Maxime Nicolle, regarde autour de toi, il y a plein de gens avec peu de conscience politique et peu d’études qui peuvent débiter dans la même phrase autant des âneries souverainistes que des vérités révolutionnaires. La complexité est là. Et dans cette complexité Aude Lancelin peut être fière de son travail.

      Entre l’affaire de la fin de période d’essai de Julien Brygo et la démission abrupte d’Aude Lancelin, il est manifeste, par ailleurs, que Le Media connaît des problèmes autour des questions d’autorité et de hiérarchie, et Aude Lancelin semble en avoir sa part. Mais, sauf gros raccourci, c’est une autre histoire, ne mélangeons pas tout.

      Pour terminer sur la question de départ sur « l’extrême droite et la gauche », ce n’est pas fasciste de dire que ce mouvement a contribué à détruire les vieux repères, qu’il fallait déjà bien s’accrocher pour conserver, de gauche et de droite. Plus il y aura de révolutionnaires qui auront l’énergie, sachant toutes les claques qu’ils peuvent se prendre, d’essayer de révéler ce qu’il peut y avoir de révolutionnaire chez les gens qui se pensent bêtement souverainistes parce que c’est la soupe que YouTube leur met en tête de gondole, et mieux ce sera. Camarades, on n’a pas trop le choix.

    • Juste en passant, l’affaire de #NDDP m’a bien rappelé la différence fondamentale entre la gauche et la droite : savoir ce que l’on place en tête de ses priorités. Il y a ceux qui pensent que c’est l’humain et ses besoins d’abord et ceux qui pensent que c’est l’argent et le patrimoine.

      Du coup, dire que LFI = RN, ça ne marche plus du tout.

      Une autre bonne façon, aussi, de détecter les faux nez, c’est regarder la place des femmes dans les programmes : à droite, ce n’est jamais émancipateur, jamais.

    • Salut, j’ai plus trop la force de répondre etc. Ce boulot m’a pris pas mal de temps.

      Je souhaite juste ajouter un truc : si je ne suis pas remonter avant le 15 février, en particulier pour les retweets (de fachos), c’est parce que Twitter ne permet pas de remonter avant 1 mois d’historique (ou un truc comme ça).
      Bref, il ne faut pas croire que le copinage de Lancelin et du Média avec l’extrême droite n’a pas existé avant, juste je n’ai pas pu le documenter.

      Aussi je tiens à remercier les logiciels libres qui m’ont permis de faire ces montages vidéos de haute qualité (hahaha), car ils sont enfin arrivé à maturité : Pitivi (via Debian) http://www.pitivi.org
      Et aussi https://archive.org/create qui permet d’héberger des vidéos.

    • À propos de fandetv, un compte twitter largement diffusé par François Boulo :

      Entre fachosphère et sites douteux, les activités troubles de @fandetv
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/04/24/les-activites-troubles-de-fandetv-entre-fachosphere-et-sites-douteux_5454411

      « La “gilet jaune” Laëtitia Dewalle s’inquiète du pacte de Marrakech sur l’immigration. » Ce texte, agrémenté d’un extrait vidéo d’un débat sur LCI, a été partagé le 5 décembre par le compte Twitter @fandetv à ses plus de 20 000 abonnés. Il l’a aussi publié sur le site d’extrême droite Fdesouche.com, dont il est un contributeur régulier , ainsi que sur sa chaîne YouTube The Boss (fermée depuis).

      L’extrait et le message ont été ciselés avec soin pour les réseaux sociaux et ils ont fait mouche : les partages se comptent par milliers, contribuant à donner de l’ampleur à la désinformation sur le pacte de Marrakech.

      [...]

      @fandetv se montre par ailleurs assez peu scrupuleux dans ses choix. En février 2018, il a largement mis en avant des propos mensongers de Jean Messiha, un membre du bureau national du RN. Ce dernier assurait sur CNews que l’aide médicale d’Etat (AME) était accordée sans condition aux étrangers en situation irrégulière – ce qui est faux, car il y a bien des conditions de ressources et de résidence stable et régulière. Qu’importe : l’intervention de M. Messiha a été visionnée près de 20 000 fois par la seule grâce d’un tweet de @fandetv.

      [...]

      D’abord, au moins trois comptes Twitter sont apparus formellement liés entre eux : outre @fandetv, il s’agit de @RNational_nonof (pour « Rassemblement national non officiel ») et Trump France Info (qui s’intitulait auparavant @fandetv_secours) .

      A cela s’ajoutent trois autres comptes très proches, qui relaient régulièrement des messages de @fandetv (et inversement), qui plus est suivant des codes similaires : @StopMariageHomo, @VotezPoisson et @PoutineFrance. Soit au total six comptes qui réunissent un peu plus de 100 000 abonnés et qui s’inscrivent clairement dans un même réseau. Sollicité sur ce point, @fandetv n’a ni confirmé ni infirmé être le propriétaire de ces profils.

      [...]

      N’importe qui peut, en quelques recherches sur Internet, retrouver la trace de l’auteur de ces comptes à partir des informations qu’il a lui-même disséminées. L’auteur du compte @fandetv écrivait sur Twitter en 2012 s’appeler Cédric dans un message de soutien à Lance Armstrong.

      [...]

      Au cours de notre enquête, nous avons aussi pu retrouver la trace de Cédric D. sur de nombreux sites Internet, sur des thématiques diverses et variées. Y compris des sites à caractère pornographiques comme hentaitheque.com, sexy-videos.fr ou vraisexeamateur.com – ces sites sont désormais inactifs et renvoient vers soldistic.com. Difficile, à l’arrivée, de cerner les motivations de ce touche-à-tout, entre militantisme et appât du gain.

      Déjà dans un article de France24 publié le 14/04/2017 à 21:51
      Une grande proximité Fillon-Le Pen sur la twittosphère politique
      https://www.france24.com/fr/20170414-france-presidentielle-2017-grande-proximite-fillon-le-pen-twittos

      Les comptes de François Fillon et de Marine Le Pen sont ainsi reliés par un certain nombre de comptes d’utilisateurs anonymes particulièrement actifs sur le réseau social de micro-blogging. « @Napoléon » et « @fandetv », notamment, font office de passerelles entre les deux candidats.

      [...]

      Le compte de « @Napoléon » est connu pour faire circuler de fausses informations et a déjà été épinglé par plusieurs médias comme Le Monde ou Libération. Quant à « @fandetv », il s’agit d’un compte proche de La Manif pour tous qui reprend notamment dans son avatar les logos de François Fillon, de Marine Le Pen et de l’ancien candidat à la primaire de la droite Jean-Frédéric Poisson.

    • Le whois d’audiencetv.com a été changé le 24 avril, suite à la publication de l’article du Monde, mais il n’est pas difficile d’en trouver des traces :

      https://web.archive.org/web/20190426134531/http://audiencestv.com.websiteoutlook.com

      Idem pour son entreprise et sa liquidation judiciaire :

      https://web.archive.org/web/20190426134922/http://entreprises.lefigaro.fr/monsieur-cedric-divangamene-makau-75/entreprise-493764872

      La personne derrière fandetv s’appelle donc Cedric DIVANGAMENE MAKAU


  • Ces rapports de policiers qui ruinent les versions officielles de leur hiérarchie Pierrick Tillet - 30 Mars 2019 - Le monde du Yéti
    https://yetiblog.org/archives/16390
    https://www.investigaction.net/fr/ces-rapports-de-policiers-qui-ruinent-les-versions-officielles-de-le

    Signe alarmant pour le pouvoir, les policiers de base n’hésitent plus à contredire les versions officielles présentées par les autorités et à faire fuiter leurs rapports dans les médias.

    https://www.youtube.com/watch?v=bIgqwlVHqJg

    On se souvient de la blessure à l’œil de Jérôme Rodrigues lors de l’acte 11 du 26 janvier. La version officielle voulait qu’il ait été touché par les éclats d’une grenade de désencerclement et non par un tir tendu de LBD 40… jusqu’à ce qu’un policier reconnaisse https://www.europe1.fr/societe/le-gilet-jaune-jerome-rodrigues-blesse-a-loeil-un-policier-reconnait-avoir-f dans son rapport avoir bien fait usage de son lanceur de balle de défense sur le lieu et dans le créneau horaire correspondant à la blessure du « Gilet jaune ».

    Lors de « l’accident » survenu à Geneviève Legay lors de l’acte 19 du 23 mars, c’est encore un rapport de police https://www.lexpress.fr/actualite/societe/genevieve-legay-un-rapport-de-police-remet-en-cause-la-version-officielle_2 , mystérieusement parvenu à Mediapart, qui a saccagé la version officielle https://yetiblog.org/archives/16316 défendue par le président de la République et le procureur de Nice, contraignant ce dernier à revenir sur ses déclarations précédentes :

    «  Ce dont on est sûr à la vue des images, pixels par pixels, c’est qu’elle n’a pas été touchée par les forces de police, par un bouclier ou par un homme  » Jean-Michel Prêtre, procureur de Nice, le 25 mars.
    «  Les blessures de Madame Legay résultent de l’action d’un fonctionnaire de police  » Jean-Michel Prêtre, le 29 mars dans une interview à Nice matin. https://www.nicematin.com/faits-divers/le-procureur-de-la-republique-admet-quun-policier-a-provoque-la-chute-de-

    Un mal-être policier de plus en plus criant et ouvertement exprimé
    Cette pagaille dans les déclarations officielles des autorités ne témoigne pas d’un amateurisme approximatif de celles-ci, mais plus gravement d’un mal-être de plus en plus profond chez certains éléments des forces de l’ordre devant les consignes qu’on leur demande d’appliquer. Au point de faire fuiter leurs rapports dans les médias.

    Sans même parler des suicides – plus de vingt depuis le début 2019 – qui reflètent un malaise encore plus profond dans les rangs policiers, on rappellera aussi les actes d’insubordination sur les lieux de manifestations – comme ce CRS frappant son supérieur hiérarchique http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/02/25/97001-20190225FILWWW00193-gilets-jaunes-un-policier-frappe-son-superieur-a- à Toulouse en plein acte 15 – et on notera les témoignages concordants https://yetiblog.org/archives/16338 rapportant les propos de policiers de base excédés par les ordres reçus après la « bavure » dont fut victime Geneviève Legay :

    «  Les mecs qui nous ont mis les menottes avaient honte ! Les gendarmes étaient dépités, et nous ont dit : “C’est Souchi… on peut rien dire, mais faites le nécessaire, vous avez son nom.”  Tous les flics avec qui on a parlé en GAV [garde à vue] nous ont supplié de faire quelque chose contre Rabbah Souchi :  “On peut rien dire mais vous, vous pouvez” » (un street-medic de Nice le 23 mars).

    #police #violences_policiéres #Femme #remords



  • MACRON INVITE LORDON : C’EST PAS DU BIDON !
    https://la-bas.org/5478

    « Foulards rouges » ou « gilets jaunes » : que choisir ? Place de la République, sous la pluie, les « foulards rouges » pro-Macron étaient exactement 29. Juste à côté, à la Bourse du travail, ils étaient 800 sur le thème « FIN DU DÉBAT, DÉBUT DU GRAND DÉBARRAS », pour préparer l’ACTE XVIII de ce samedi, avec, entre autres, un appel à LA GRÈVE GÉNÉRALE lancé par Jérôme RODRIGUES, et aussi Frédéric LORDON qui hésite à répondre à l’invitation d’Emmanuel MACRON. Pour vous aider à faire votre choix (en toute objectivité), voici notre reportage express.Continuer la lecture…

    #Vidéo #Luttes #Paris_et_banlieue #France #Politique


  • Le jour des éborgnés, par Tieri Briet
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2273752975979593&set=a.105496942805218&type=3&theater

    Depuis dix-sept semaines, le samedi est devenu le jour des #éborgnés. Un peu partout en France, il y a désormais un jour maudit dans la semaine, celui où dans les rues des plus grandes villes des hommes en armes reviennent pointer leurs fusils sur une foule désarmée. Une foule de manifestants qui n’ont pour seules protections que de pauvres banderoles en tissu, avec des pancartes en carton et des masques en plastique.

    Je suis allé plusieurs fois avec eux, au milieu de cette foule en colère que les forces de l’ordre gazent pendant des heures, l’empêchant d’aller où elle veut, l’acculant pour mieux l’humilier. Dans les rues de Lyon, j’ai vu ces hommes seulement vêtus de noir utiliser ce que nos gouvernants appellent des « armes sublétales ». Et sans aucune raison, j’ai vu l’un de ces hommes me choisir pour cible et viser mon visage. Durant quinze ou vingt secondes, il a suivi ma position, le doigt sur la gâchette. Ses yeux étaient masqués d’épaisses lunettes de protection, il m’était impossible de discerner son regard à travers le plexiglas, mais j’étais suffisamment proche pour discerner l’expression de sa bouche. Il avait fait de moi une cible humaine et il s’appliquait à garder ma tête au centre de son viseur. Je ne portais ni casque, ni masque et mon écharpe ne masquait pas mon visage. Je me tenais à moins de dix mètres de son arme, immobile face au trou noir du canon, quatre centimètres de diamètre, immobile face à un soldat de mon propre pays qui pouvait d’un seul tir m’arracher la moitié du visage et faire de moi une gueule cassée, un blessé de guerre de plus et un handicapé à vie qu’il faudrait opérer et greffer pour espérer lui rendre une existence à peu près supportable. Je regardais la bouche de l’homme qui me visait. C’était la seule partie visible de son visage. Une bouche tendue par la concentration et la panique que générait ce face à face. Il n’avait qu’un seul choix à faire. Tirer ou pas ? Lui pouvait distinguer mon regard, ma #peur et le refus pourtant de baisser le regard. Mon immobilité n’était pas une menace mais peut-être un défi à ses yeux. Je ne sais pas. C’est très long quinze secondes dans la rue, face à un homme qui vous a pris pour cible. Je ne sais pas si je respirais encore, si mes poumons s’étaient bloqués pour éviter les gaz qui nous avaient enveloppés. Je me souviens que j’ai pensé aux blessures de Philippe Lançon, ce journaliste qui a survécu à l’attaque de Charlie-Hebdo. Les tireurs qui n’étaient venus que pour tuer lui avaient explosé la mâchoire d’une rafale de kalachnikov, mais il avait survécu et il avait fallu des mois pour lui reconstruire non seulement l’os de la mâchoire inférieure, mais lui façonner aussi de nouvelles lèvres et un menton de chair. Philippe Lançon en avait fait le récit à l’intérieur d’un livre important, Le Lambeau, dont la lecture m’avait marqué l’hiver passé. Et c’est à ce récit que je pensais face au trou noir du #LBD40 qui me visait.

    Dans la peur d’être blessé la pensée va plus vite. J’attendais que l’inconnu détourne son arme ou m’explose le visage, et je pensais aux vidéos des blessures des manifestants du samedi. Tous ces bandages ensanglantés et après coup, des visages d’hommes défigurés qui faisaient naître, semaine après semaine, une peur inimaginable à l’intérieur de mon pays. La France était encore en paix mais depuis dix-sept semaines, les hommes de sa #police et de son armée provoquaient de nouveaux blessés graves. Des blessés de guerre dans un pays en paix, pour reprendre les mots de la chirurgienne qui avait mis des mois à reconstruire le visage de Philippe Lançon.

    Face à moi, l’homme en noir n’a pas baissé son arme. Non, il a seulement choisi pour cible un autre visage, celui d’un homme en gilet jaune qui est venu pour me tirer vers l’arrière, m’éloigner des tireurs alignés en travers de ce quai. À l’avant de la foule, cet l’inconnu qui s’est soucié de me mettre à l’abri s’est trouvé menacé à son tour. Les lèvres du tireur avaient gardé le même rictus, un mélange de concentration et de panique quand les grenades continuaient d’exploser tout autour.

    Je n’ai jamais pris part à une guerre, jamais porté d’armes mais ce samedi à l’intérieur des rues de Lyon, j’ai appris la terreur d’être visé par un homme qui peut vous éborgner sans raison, puisqu’il obéit aux ordres d’un préfet, dans un pays où le gouvernement préfère mentir que d’avouer tout le mal qu’il peut faire à son peuple, en décidant de l’appauvrir d’abord, puis de le mutiler chaque samedi depuis dix-sept semaines, plutôt que d’écouter pourquoi il n’en peut plus d’une vie devenue peu à peu invivable.

    Difficile de mesurer l’’immense mépris qu’il faut pour ordonner à une police de mettre en joue des milliers de femmes et d’hommes parce qu’ils manifestent leur souffrance. Est-ce l’argent ou le pouvoir qui justifie pareil #mépris ? Je ne sais pas, je n’ai jamais voulu ni l’un ni l’autre mais je devine qu’à l’intérieur de ce mépris, il y a aussi tout simplement de la vengeance. Les gouvernants ont fini par comprendre que face à un peuple en colère et soucieux de justice, face à un peuple conscient et vigilant, leurs privilèges n’étaient pas justifiables. Ils auront besoin d’une police politique, d’une armée fratricide pour maintenir les peuples d’Europe dans une terreur qu’il faudra mettre en scène. Si bien que l’habituelle mascarade des anciennes démocraties parlementaires ne peut plus continuer. Avec l’état d’urgence, les nasses policières et le contrôle des médias, le grand spectacle des #pauvres gens qu’on éborgne au hasard des manifs façonne un autre monde qui n’a plus rien à voir avec celui des altermondialistes. Un monde où les droits humains ne seront plus qu’une fiction, un vieux mensonge encore seulement utile pour justifier des interventions militaires à l’étranger.

    Dans un autre livre, La Castration mentale, Bernard Noël a raconté la scène primitive qui l’a poursuivi pendant plusieurs années. « Cette scène a eu lieu dans les derniers jours de mai 1871, à Paris. Un troupeau de Communards, que l’on vient d’arrêter et qu’encadrent les Versaillais, passe devant la foule ameutée sur les boulevards, dans les parages de l’Opéra : une foule de bourgeois bien mis qu’accompagnent leurs épouses en tournures et voilettes. Tous ces gens, qui ont eu peur, clament un soulagement haineux et victorieux, mais voici que dans l’excitation générale quelques-unes des femmes s’avancent vers les prisonniers, et tout à coup arrachent la longue épingle qui retient ensemble chignon et chapeau, puis la manient à bout de bras pour crever les yeux sous les applaudissements et les rires. »

    Bernard Noël a beaucoup travaillé, beaucoup écrit sur la Commune et il n’a pas choisi cette scène au hasard. Cette scène est exemplaire, dit-il, parce qu’elle met en scène un meurtre du regard que le pouvoir français commet régulièrement. « Ici, le geste final est toujours d’aveugler l’adversaire pour qu’il ne voie pas ce qu’on lui fait, et soit donc incapable d’en témoigner valablement. Il suffit de se rapporter à deux événements récents pour constater combien la scène évoquée semble servir de perpétuel modèle. Ainsi de la rafle dite du Vel d’Hiv et du pogrom que subirent les Algériens, à Paris même, dans la nuit du 17 octobre 1961. »

    « Chaque fois, c’est une cruauté immédiatement couverte, sinon légalisée, par la hiérarchie de l’État : chaque fois le même enterrement d’une prise de conscience salutaire, comme si la lâcheté des exécutants reflétait la réalité fondamentale de nos gouvernements successifs. » La pensée #politique de Bernard Noël a souvent donné la preuve d’une implacable lucidité. Une lucidité nécessaire, difficile à maintenir si on veut ouvrir les yeux sur ce qui se joue, depuis dix-sept semaines, dans la volonté d’éborgner ces nouveaux Communards. En 1871, la sauvagerie sanguinaire des Versaillaises n’était pas moins inhumaine que la cruauté d’aujourd’hui, celle des ministres et des préfets qui, après avoir autorisé l’armée et la police nationale à tirer sur la foule, n’ont pas la moindre parole de compassion au sujet des centaines de blessés amputés.

    Je sais que l’homme qui m’a visé à Lyon se sentait protégé par l’ombre d’un monstre, à l’abri de la #hiérarchie de l’État. Aucun de ces hommes n’a eu la dignité de déserter, de refuser l’ordre de mutiler. Ils savent que dans leur dos se tiennent un préfet, un ministre et un président de la République acculés, qui n’hésitent pas une seule seconde quand il s’agit de tuer Zine Redouane à Marseille, de fracasser la mâchoire de Lola Villabriga à Biarritz ou d’arracher la main d’Antoine Boudinet, avant de crever un œil à Patrice Phillipe ou à Jérôme Rodrigues à Paris. Il leur faut continuer à nourrir la terreur plutôt que la justice. Et dans la logique d’un ministre de l’Intérieur ou d’un préfet de police, mieux vaut éborgner et mutiler chaque semaine des étudiants et des précaires plutôt que d’accepter l’idée que leur autorité est déjà morte, impossible à justifier face à un tribunal. Maintenant, nous savons qu’ils vont continuer à donner l’ordre de tirer, jusqu’à ce jour de joie où nous les aurons chassés du pouvoir. Leur place est en prison, et ils le savent parfaitement : prêts à crever les yeux des révoltés plutôt que d’accepter la justice de leur révolte.


  • COMMUNIQUÉ SUR LE MOUVEMENT DES GILETS JAUNES EN FRANCE

    Le onzième samedi du mouvement des gilets jaunes en France, le 26 janvier 2019, a vu la mobilisation se maintenir un peu partout en France. Selon la police, il y a eu 69 000 manifestants dans tout le pays. Il est pourtant évident que le chiffre est largement minoré : elle annonçait 2500 manifestants à Paris alors qu’il y en avait bien entre 8000 à 10000 lorsque les deux principaux cortèges se sont rejoints à 16 heures à la Bastille. Les affrontements qui ont alors éclaté ont permis à la police de disperser la foule qui allait se réunir sur la place. Mais peu importe en vérité le chiffre exact. Le fait est que ce mouvement des gilets jaunes exprime une rage et une volonté d’opposition à la misère croissante imposée et promise par le capitalisme et de confrontation à l’État que la bourgeoisie n’arrive pas à éteindre. Tout comme les grèves en Iran de 2018 ou encore la grève de masse de dizaines de milliers d’ouvriers du nord de Mexique en ce moment-même, pour ne citer que celles-ci 7, la radicalité, la combativité, l’obstination de ce mouvement des gilets jaunes signale le degré atteint par les antagonismes de classe et le fait que nous sommes entrés dans une nouvelle période de confrontations massives entre les classes au niveau mondial. Ce climat généralisé de révolte sociale potentielle, et en partie déjà en acte, est pour l’essentiel la résultante des effets de la crise de 2008 qui se font toujours sentir et qui exacerbent les contradictions actuelles de tout ordre, politique, écologique, impérialiste, migratoire, social, etc. du capitalisme.

    Aujourd’hui, ces contradictions se sont accumulées et elles explosent les unes après les autres. Dans ce climat international de révolte sociale générale en devenir, le "ralentissement de la croissance mondiale" – pour reprendre les termes des économistes bourgeois – et les risques de krach financier et boursier ne peuvent qu’accentuer cette ambiance de fin de monde, de fin du monde capitaliste pour être exact, et porter les générations actuelles de prolétaires à la nécessité, à la conscience et la volonté de s’opposer à la misère du capitalisme et à la guerre généralisée qu’il nous prépare et, finalement, de le détruire. L’ensemble de la classe capitaliste, du moins ses fractions les plus éclairées, s’en inquiète au point que « les éminences réunies au sommet de Davos estiment qu’il est temps de "remoraliser" la globalisation (dixit Klaus Schwab, fondateur du Forum économique mondial) et de rechercher les voies d’une économie mondiale "plus inclusive" » (Libération, 23 janvier 2019) et que les États s’y préparent déjà tant au plan politique qu’au plan de la répression violente et massive.

    Mais avant de revenir sur la situation en France de cette fin de janvier, il convient de faire un bref résumé des événements depuis le communiqué que nous avions publié le 2 décembre pour les lecteurs qui ne vivent pas en France et n’ont pas pu suivre de près le cours de la situation. Les affrontements violents du 2 décembre autour de l’Arc de Triomphe à Paris mais aussi en province, y compris dans des toutes petites villes, et la rage qu’ils exprimaient ont surpris, et même en partie paniqué, la fraction des quadragénaires de Macron au pouvoir pour qui, formés dans les écoles de commerce et au management, la lutte des classes avait disparu. Il a fallu le renfort d’autres fractions politiques, Sarkozy en particulier, et de grands patrons, pour imposer à Macron le fait qu’il devait faire des "concessions" 8. À ce moment là, les médias se lamentaient du fait que les gilets jaunes n’avaient pas de leaders "avec qui négocier" tout comme du fait que les syndicats étaient discrédités et impuissants. Ce n’est qu’à la veille au soir de la manifestation du 8 décembre qu’un véritable premier contact s’est fait avec les principaux porte-paroles des gilets jaunes qui furent reçus par le Premier ministre et qui, à leur sortie, déclarèrent qu’ils attendaient une déclaration de Macron qu’on leur avait promise pour la semaine suivante. Ils lui redonnaient ainsi l’initiative et la contre-offensive politique de l’État se mettaient en place. Les manifestations du 8 furent aussi massives et violentes que celles du samedi précédent. Le lundi 10, Macron annonça une augmentation de 100 euros du SMIC – en fait une prime saurons-nous dans les jours suivants – et quelques autres mesures. En soi, elles ne sont que des concessions marginales même si elles vont contraindre le gouvernement à présenter un déficit budgétaire au-delà des 3% requis par l’Union Européenne 9. Politiquement, elles représentent cependant le premier véritable recul significatif de l’État face à une mobilisation massive depuis... 1968. Mais surtout, à l’occasion du 1er janvier, Macron annonce l’organisation d’un grand débat national planifié jusqu’au 15 mars pour répondre à la revendication des gilets jaunes sur une démocratie directe et, plus particulièrement, sur celle d’un "référendum d’initiative populaire".

    Depuis lors, c’est cette revendication typiquement petite- bourgeoise que l’ensemble de l’appareil d’État a repris à son compte et imposé comme question centrale de la situation faisant passer au second plan, sinon oublier, les revendications d’ordre salarial et de conditions de vie. En parallèle, la gestion des manifestations hebdomadaires s’est limitée alors à la répression violente qui, outre les milliers de victimes graves causés par les flash-ball et les grenades de désencerclement (les deux interdits dans la plupart des pays européens), visait à réduire la popularité massive du mouvement dans "l’opinion publique". En cette occasion, les discours officiels des politiciens, des médias et des éditorialistes rivalisaient d’appel à la répression la plus brutale et de morgue pour ce "peuple stupide, haineux, factieux, voire fasciste" : un ancien ministre de... l’Éducation de Sarkozy, philosophe de profession et grand bourgeois délicat et distingué des beaux quartiers de Paris de son état, appela même les policiers à se servir « de leurs armes une bonne fois ! (...) Ça suffit, ces nervis d’extrême droite et extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper des policiers. (...) On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies ! » (Luc Ferry, Radio Classique, 8 janvier 2019). La haine de classe des Versaillais de mai 1871 face aux communards parisiens ne demande qu’à resurgir. Même s’il faut relever que ces discours provocateurs appelant à la répression généralisée et jusqu’au meurtre ont sans doute eu pour effet de participer à relancer la mobilisation des gilets jaunes, il n’en reste pas moins que depuis lors, l’initiative politique est restée dans les mains de la bourgeoisie. L’ensemble de l’appareil d’État s’est alors mobilisé pour focaliser toute la vie politique autour de l’organisation de ce "grand débat" : le président, les ministres, les députés, les préfets, les maires de villes et de villages, les médias, l’ensemble des partis politiques, jusqu’à faire que les gilets jaunes eux-mêmes se divisent entre eux sur le fait d’y participer ou non. Et y compris, ceux qui prônaient la non participation, pensant à juste titre qu’il ne s’agissait que d’un "enfumage", et en l’absence d’autre perspective de lutte, se sont enfermés dans l’impasse en justifiant le maintien des manifestations par la nécessité de faire pression sur le... grand débat ! La boucle est bouclée. Il ne suffit plus que de la serrer petit à petit sans briser la corde par une maladresse 10.

    Voilà où nous en sommes aujourd’hui. Le terrain est balisé par la bourgeoisie qui détient le timing des
    événements... jusqu’à l’appel du principal syndicat, la CGT, à une journée d’action et de grève pour le 5 février à laquelle les gilets jaunes les plus "radicaux" avec l’aide des trotskistes, NPA en particulier, appellent à se joindre pour une grève illimitée. Au cas où l’incendie reprendrait, le contre-feu est déjà en place. Le tour est joué et tous les terrains sont occupés maintenant par l’ensemble de l’appareil étatique bourgeois. Seules la rage et la colère peuvent maintenir plus ou moins longtemps les mobilisations du samedi.

    Le mouvement des gilets jaunes se trouve donc aujourd’hui dans une impasse politique sans réelle perspective alors même que le gouvernement Macron et, derrière lui, l’ensemble de l’appareil d’État ont repris la maîtrise des événements. Ce qui faisait la force et le dynamisme du mouvement des gilets jaunes dans un premier temps, jusqu’à la déclaration de Macron du 10 décembre pouvons nous dire, est devenu sa faiblesse et ses limites une fois que le gouvernement eut repris l’initiative politique. Son caractère "interclassiste", s’identifiant au peuple français et non à la classe prolétarienne, a alimenté et entretenu les illusions sur la démocratie du peuple, c’est-à-dire de fait la démocratie bourgeoise, et a fait que les revendications de classe qui tendaient à émerger sont maintenant noyées et étouffées au profit d’un référendum d’initiative citoyenne et, finalement, au profit de l’organisation par le gouvernement et l’État d’un grand débat national sur le terrain de la démocratie bourgeoise.

    Or même les comités locaux de gilets jaunes les plus liés à la classe ouvrière, dans les limites de notre connaissance, comme ceux de Commercy et de Saint Nazaire, sont entraînés sur le terrain de l’impasse, de "l’auto-organisation" et de la mystification idéologique de la démocratie au nom du peuple :
    « Depuis Commercy, nous appelons maintenant à une grande réunion nationale des comités populaires locaux. Fort du succès de notre 1er appel, nous vous proposons de l’organiser démocratiquement, en janvier, ici à Commercy, avec des délégués de toute la France, pour rassembler les cahiers de revendications et les mettre en commun. Nous vous proposons également, d’y débattre tous ensemble des suites de notre mouvement. Nous vous proposons enfin de décider d’un mode d’organisation collectif des gilets jaunes, authentiquement démocratique, issu du peuple et respectant les étapes de la délégation. Ensemble, créons l’assemblée des assemblées, la Commune des communes C’est le sens de l’Histoire, c’est notre proposition.

    La mise en place de structures d’auto-organisation telles que les Assemblées Générales est aujourd’hui un enjeu central pour le mouvement des Gilets Jaunes.
    VIVE LE POUVOIR AU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, ET POUR LE PEUPLE ! » (Deuxième appel des gilets jaunes de Commercy, 30 décembre 2018 11).

    Dans la confusion générale et l’hétérogénéité sociale qui régnaient, et continue de régner, au sein des gilets jaunes, seul le maintien des revendications salariales, augmentation du SMIC et des salaires, "indexation" des retraites pour ne citer que les principales, peut asseoir leur combat et rejeter le terrain du démocratisme bourgeois dans lequel le "grand débat" veut les enfermer et les étouffer. L’augmentation des salaires et du "pouvoir d’achat" était, est encore au moment où nous écrivons, la seule revendication... politique, celle dans laquelle l’ensemble de la classe prolétarienne peut s’identifier comme classe, qui puisse permettre encore d’opposer une réelle résistance immédiate face à la contre-offensive du gouvernement et de la bourgeoisie.

    Malgré plusieurs conflits ou grèves locales, parfois en lien direct ou indirect avec les gilets jaunes, la classe ouvrière comme telle, à partir de ses lieux de travail et comme classe, n’est pas entrée directement en lutte. À l’exception de peu, trop peu, d’exemples comme ces jours-ci les débrayages chez Arc International dans la ville d’Arques dans le Nord, ou encore ceux à l’entrepôt Geodis à Bonneuil en région parisienne, les occupations de bureaux de Pole emploi à Vitry, à Rennes, à Lorient, les actions de gilets jaunes auprès des hôpitaux (informations reprises du Collectif Agitation et Gilets Jaunes IDF)12. C’eut été alors fournir une autre perspective à la révolte sociale qui eut pu briser le cadre et le timing du "grand débat" en imposant les revendications de classe comme question centrale. C’était là la seule voie. C’est toujours là la seule voie même si, chaque jour passant, elle devient plus improbable.

    Nous n’étions pas les seuls à avancer le mot d’ordre appelant à la constitution de comité de lutte ou de travailleurs pour lutter pour cette perspective qui aurait pu déplacer le cadre et les termes politiques de l’affrontement imposé par le gouvernement et la bourgeoisie depuis le 10 décembre. Force est de constater, dans la limite de nos connaissances, qu’il ne s’est pas réalisé. Et qu’ainsi aucune alternative politique réelle de classe n’a pu être présentée et, encore moins, représenter un facteur matériel de la situation.

    Pour autant ce mouvement des gilets jaunes, qu’il perdure ou non encore des semaines, marque un avant et un après dans la dynamique même du conflit de classe en France et une référence pour le prolétariat international. En particulier, au grand dam des syndicats et de leur tactique de journée d’action, il a montré qu’un mouvement "incontrôlé" et sans organisation – incontrôlé et inorganisé du point de vue de l’État et de l’idéologie bourgeoise – pouvait faire reculer la bourgeoisie 13. Il a montré aussi que le refus de subir la menace et la violence répressive de l’État, la volonté de ne pas céder à la répression et de continuer à manifester massivement malgré les risques, pouvait obliger la bourgeoisie à céder, dans certaines conditions et moments, à des revendications. Enfin, cet épisode particulier de la lutte des classes a fait entrer dans le combat des couches et des générations de prolétaires qui restaient à ce jour étrangères à celui-la et dont nous ne pouvons préjuger de l’expression dans les combats à venir tout comme de la prise de conscience. Il est trop tôt pour en déduire qu’une nouvelle génération de militants révolutionnaires puisse, directement ou indirectement, en émerger mécaniquement.

    C’est pourtant aussi à cette tâche que les révolutionnaires doivent s’atteler par la propagande et l’intervention. La (notre) faiblesse et la (notre) quasi absence des communistes comme force matérielle politique dans les manifestations et sur les ronds-points, aussi difficile une intervention active était-elle vu les réticences politiques des gilets jaunes et leur "interclassisme" affiché, est un élément de faiblesse, non pas en soi de ce mouvement en particulier qui ne fait que le souligner, mais du rapport de force international et historique actuel entre les classes. Nous ne développons pas plus ce point dans le cadre de ce communiqué dont l’objet immédiat se limite à la fois à fournir un positionnement immédiat sur la situation pour tous ceux qui y sont directement intéressés et pour l’ensemble du camp révolutionnaire international.

    Le GIGC, le 27 janvier 2019.
    Révolution ou Guerre # 11
    www.igcl.org

    7 . Des États-Unis à la Chine, en passant par l’Afrique et tous les continents, grèves et conflits tendent à se multiplier ces derniers mois...

    8 . À ce titre, si le gouvernement et Macron ne comprirent pas ce qui se passait jusqu’au 10 décembre, l’appareil d’État comme un tout, à commencer par sa police, en passant par les syndicats et jusqu’aux autres forces politiques bourgeoises (dont l’ancien parti de Sarkozy mais aussi le PS) n’a à aucun moment perdu le contrôle de la situation. Contrairement à ce que des médias laissaient à entendre, nous étions loin d’une situation insurrectionnelle, voire révolutionnaire, même au plus fort des affrontements du 2 décembre. Macron et le gouvernement ont vacillé. Pas l’appareil d’État comme un tout, loin s’en faut.

    9 . Macron s’était engagé à la respecter... surtout pour asseoir son crédit international – impérialiste – auprès de la bourgeoisie allemande. De ce point de vue, le mouvement des gilets jaunes a affaibli le crédit et l’autorité de Macron auprès de ses alliées européens censé redonner à l’impérialisme français une place plus centrale, en particulier pour animer le renforcement de l’axe impérialiste germano-français.

    10 . Hier, 26 janvier, un des porte-paroles très populaire et "pacifiste", Jérôme Rodrigues a reçu un tir de flashball à l’œil alors qu’il filmait la scène – un Facebook live – et qu’il appelait les gilets jaunes à quitter la place de la Bastille. Et alors qu’il n’y avait aucun affrontement ou danger quelconque pour les policiers
    à ce moment-là . Il risque de le perdre définitivement et a été mis sous coma artificielle selon la presse de ce matin. Un tel dérapage peut très bien occasionner un sursaut de la mobilisation, voire en changer les termes et le timing tels que le gouvernement a réussi à les installer jusqu’alors.

    11 . cf le compte-rendu "à chaud", aujourd’hui même, de la réunion pour une coordination nationale des gilets jaunes à l’appel de Commercy réalisé par Matière et Révolution : https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5237.

    12 . La diffusion de ce tract Place de la République le 26 janvier, là où devait se réunir les gilets jaunes après la manifestation, a été interdite par des gilets jaunes : « pas de politique au sein des gilets jaunes ! ». S’en est suivi une discussion difficile dans laquelle nous étions peu à critiquer cet "apolitisme" primaire et à argumenter sur la nécessité de s’emparer à bras le corps de la dimension politique de classe dans cette lutte comme dans toute lutte...

    13 . Nous-mêmes avions sous-estimé les potentialités de ce mouvement et écarté, trop rapidement, toute possibilité de "gain" pour les prolétaires dans notre communiqué du 2 décembre :
    « Sur ce terrain, les ouvriers qui s’y retrouvent isolés et noyés en tant que prolétaires dans une masse aux intérêts hétérogènes et même souvent contradictoires, isolés et noyés dans le "peuple", ne gagneront rien ». L’affirmation tranchée, sans doute car nous
    étions prisonniers d’un schéma, fut démentie par la réalité – du moins en partie. Le fait que nous n’ayons pas été les seuls à nous tromper sur ce point précis, n’enlève rien à la nécessité de comprendre où se situe l’erreur et quelle est sa dimension. En particulier, nous ne pensons qu’elle remette en cause l’analyse générale de ce mouvement et de ses limites du fait de son "interclassisme".




  • « On veut plus de cette vie qu’ils nous imposent ! »
    https://la-bas.org/5426

    Était-ce le premier acte de la convergence entre les syndicats et les « gilets jaunes » ce mardi 5 février ? La Confédération générale du travail (CGT) avait appelé à une journée de grève générale, reprise par des figures des « gilets jaunes », telles que Éric Drouet et Jérôme Rodrigues. C’est la première fois depuis le 17 novembre 2018 qu’une centrale syndicale de premier plan marche aux côtés des inclassables « gilets jaunes », qui jusqu’à présent refusaient toute affiliation, toute couleur autre que celle de leurs gilets.Continuer la lecture…

    #Vidéo #Luttes #Politique #Economie #France #Paris_et_banlieue


  • Tirs de flashball à Bastille : un policier avoue, Castaner en difficulté - Page 1 | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/010219/tirs-de-flashball-bastille-un-policier-avoue-castaner-en-difficulte?onglet

    Un rapport de police transmis au ministère de l’intérieur confirme qu’un policier membre d’une compagnie de sécurisation a bien fait usage de son lanceur de balles de défense « au moment de la blessure » de Jérôme Rodrigues, place de la Bastille. Le ministre de l’intérieur et son secrétaire d’État ont contesté les faits durant plusieurs jours.

    #gj #violences_policières


  • Gilets jaunes : peut-on analyser l’histoire en cours ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/gilets-jaunes-peut-analyser-lhistoire-en-cours

    L’un des mérites que l’on pourra indéniablement reconnaître aux #GiletsJaunes est bien celui d’avoir donné du pain sur la planche aux sciences sociales. Avant même d’en connaître l’issue, certains ouvrages se proposent déjà d’analyser le mouvement.

    Au lendemain de l’acte XII des Gilets jaunes, de ce nouveau samedi de mobilisation axé sur la dénonciation des violences policières, notamment à Paris, à la marche dite « des blessés » (dont la figure du mouvement est Jérôme Rodrigues), et alors qu’un appel à la grève générale a été lancé pour le 5 février 2019, retour sur l’étude d’un mouvement dit inédit par les sciences humaines et sociales…

    [Les Gilets jaunes], une sorte de défi, ou d’incitation, pour les sciences sociales à aller y voir de plus près.
    (Jean-Claude Monod)

    Car « Si les événements extraordinaires échappent aux explications ordinaires », ce n’est pas une raison pour baisser les bras.


  • GILETS JAUNES : Un ex de la DGSE Dénonce la Répression (Le Média)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15577-gilets-jaunes-un-ex-de-la-dgse-denonce-la-repression-le-media

    Source : Youtube.com

    Information complémentaire :

    Crashdebug.fr : Jérôme Rodrigues, figure des gilets jaunes, éborgné alors qu’il filmait en direct

    Crashdebug.fr : Six Gilets jaunes handicapés à vie après des violences policières...

    Crashdebug.fr : Loi anticasseurs : l’Assemblée vote en faveur des interdictions de manifester

    Crashdebug.fr : MACRON : La stratégie du Chaos ? (Le Fil d’actu)

    #En_vedette #Divers


  • Le banquier et le joueur de cartes visent les yeux Bernard GENSANE - 30 Janvier 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/le-banquier-et-le-joueur-de-cartes-visent-les-yeux.html

    Un policier, un gendarme ne prend jamais la moindre initiative : il obéit aux ordres. Si les forces de l’ordre ont crevé des yeux, c’était intentionnellement et parce qu’elles se situaient au bout d’une chaîne de commandement dont l’origine était le président de la République (le banquier) et son ministre de l’Intérieur (le joueur de cartes).

    Regardez attentivement cette vidéo. Elle est un peu longue (une petite dizaine de minutes) mais très explicite. Nous avons affaire à des manifestants totalement pacifiques qui vont, qui viennent, qui discutent. Soudain, l’un d’entre eux crie à plusieurs reprises à l’adresse d’un flic : « baisse ton arme, tu vises la tête ». Et puis un coup part. Jérôme Rodrigues reçoit une balle dans l’œil https://www.facebook.com/jerome.rodrigues.9849/videos/1743453082428114 . Quelques instants plus tard, la police charge le cordon sanitaire qui tente de protéger Rodrigues https://twitter.com/Garinissa/status/1089929100549128192 . Au fait, avez-vous entendu Castaner s’excuser pour l’œil perdu de ce manifestant pacifique ?

    Lorsque j’étais enfant dans les années cinquante, on me disait que, durant la “ Grande Guerre ”, 11 kilos de plomb étaient nécessaires pour tuer un homme. La boucherie était tellement aléatoire et les armes tellement peu précises que cette énorme quantité de munition était requise. Aujourd’hui, les armes des forces de l’ordre sont si sûres – surtout à 5 ou 10 mètres – que quarante grammes suffisent à énucléer un individu (ou à lui ficher du plastique dans le cerveau) et à briser sa vie.

    Qu’il ait été ministre de l’intérieur, Premier ministre ou président de la République, Chirac ne fut jamais un tendre pour les manifestants. Dans les années soixante-dix, tandis que Le Canard enchaîné l’appelait “ Château-Chirac ” (il avait fait restaurer à nos frais – par un stratagème dont il avait le secret – un château lui appartenant et qu’il n’occupa jamais), les gens de gauche l’appelaient “ Facho-Chirac ”, car sa police réprimait sévèrement. Il n’est pourtant jamais allé aussi loin dans l’horreur que l’enfant de la bonne bourgeoisie du quartier Henriville à Amiens. Tout récemment, Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, figure de la droite catholique, déclarait que la police avait moins réprimé les émeutes en banlieue en 2005 que les gilets jaunes http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/01/28/31003-20190128ARTFIG00190-la-police-a-moins-reprime-les-emeutes-en-banlieue , que les consignes de sécurité avaient été beaucoup moins « excessives » à l’époque. Il ne m’étonnerait pas que Lemoine craigne pour la vie de ses neufs enfants et petits-enfants. Le banquier, pour sa part, ne peut connaître ces affres.

    Le banquier et le joueur de cartes visent les yeux

    Tant qu’il sera entouré de carpettes, le banquier d’Henriville et de la Providence réunis pourra continuer à viser la tête. Ce n’est pas son ministre Rugy, arriviste institutionnel flamboyant, qui l’en empêchera. Et pourtant, il n’y a pas si longtemps, François Goullet de Rugy estimait que le LBD était « une source permanente de bavures ». En 2009, il avait déposé, avec ses comparses écologistes Mamère et Cochet aujourd’hui bien discrets, une proposition de loi pour « interdire l’utilisation d’armes de 4ème catégorie par la police ou la gendarmerie contre des attroupements ou manifestations » (les LBD de l’époque). Ce texte ne sera malheureusement jamais examiné par les députés en séance bien qu’ayant été rédigé après la blessure à l’œil au “ Flash-ball ” d’un manifestant à Montreuil. Selon Le Figaro , cette proposition « n’a pas pris une ride et pourrait, sans aucun doute, être aujourd’hui défendue par un groupe de l’opposition. »

    Bernard Gensane

    PS : mystère et poésie du capitalisme. L’article du Figaro est parrainé par une crème soins anti-rides de L’Oréal. Volontairement ou involontairement, il ne me déplairait pas de le savoir…

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  • Emmanuel Macron reprend la main (du maréchal al-Sissi) | Samuel Gontier
    https://www.telerama.fr/television/emmanuel-macron-reprend-la-main-(du-marechal-al-sissi),n6108781.php

    Cette fois, c’est certain, l’exécutif reprend la main. En visite en Egypte, Emmanuel Macron fait preuve d’une “combativité” sans pareille (auprès de Nathalie Saint-Cricq). A Paris, la non-violence et la fibre sociale des Foulards rouges séduisent (un reporter de CNews). Quant à la blessure d’un célèbre Gilet jaune, Jérôme Rodrigues, c’est seulement le résultat d’un “geste malencontreux”. Source : Ma vie au poste


  • « En Egypte, Macron accuse les Gilets Jaunes d’être responsables de la répression

    Dans un discours en #Egypte, évoquant pour la première fois les morts en marge du mouvement, Macron n’a pas seulement exonéré les forces de l’ordre de toute responsabilité dans la répression violente envers les manifestations, il en a aussi rendu responsables les Gilets jaunes eux-mêmes. »

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    https://revolutionpermanente.fr/En-Egypte-Macron-accuse-les-Gilets-Jaunes-d-etre-responsables-d


  • David Dufresne, le journaliste qui traque les violences policières : « La surdité du gouvernement est incompréhensible » - LCI
    https://www.lci.fr/social/david-dufresne-le-maintien-de-l-ordre-en-france-plus-qu-ailleurs-est-affaire-de-

    Depuis les premières manifestations de Gilets jaunes, il y a près de trois mois, David Dufresne tient sur son compte Twitter le compte des violences policières suspectées et avérées. Avec toujours cette même formule, à l’adresse du ministère de l’Intérieur : « Allô place Beauvau - c’est pour un signalement ». Au 27 janvier, ce journaliste, qui se présente désormais comme un « écrivain-documentariste » en était à son 364e signalement. Entre temps, la question des violences policières a fait irruption dans le débat public en étant reprise par de nombreux médias.

    David Dufresne a répondu par mail aux questions de LCI, évoquant à la fois son travail, le traitement des violences policières par les médias, et la manière dont ces violences peuvent modifier le mouvement. Il revient enfin sur le cas de Jérôme Rodrigues, une figure des Gilets jaunes blessée gravement à l’œil lors de la dernière manifestation des Gilets jaunes, samedi 26 janvier à Paris.

    #maintien_de_l'ordre


  • Jérôme Rodrigues, figure des gilets jaunes, éborgné alors qu’il filmait en direct
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15547-jerome-rodrigues-figure-des-gilets-jaunes-eborgne-alors-qu-il-filma

    C’est vraiment dégueulasse par ce que la vidéo montre bien que ce monsieur ne constituait en RIEN une menace pour les forces de l’ordre, on voie donc bien leur comportement toxique, c’est tout juste lamentable..., N’oubliez pas que ces policiers ONT vraisemblablement DES ORDRES pour faire passer l’envie de manifester aux Gillets jaunes, aussi pour eux c’est l’impunité... 1700 blessés depuis le début des manifestations, ça serait en Russie tout les journalistes crierais à la dictature.....

    POLITIQUE - Les images sont impressionnantes. Jérôme Rodrigues, une des figures des gilets jaunes, a été touché au visage ce samedi 26 janvier par un projectile lancé par des forces de l’ordre. Le porte-parole officieux, proche d’Éric Drouet commençait à diffuser une vidéo en (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises