person:jacques prévert

  • Meurthe-et-Moselle : chanson polémique dans une école, un syndicat de police porte plainte (Le Figaro)
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/29/01016-20190329ARTFIG00055-meurthe-et-moselle-chanson-polemique-dans-une-eco

    France Police a décidé de porter plainte contre l’Éducation nationale et le directeur d’une école primaire de Ludres à cause de la chanson choisie pour le spectacle de fin d’année. D’après le syndicat, les paroles « appellent à la haine ».

    Fichtre, de quoi s’agit-il exactement ?

    Dans la classe de CE1 de l’école primaire Jacques-Prévert à Ludres (Meurthe-et-Moselle), les enseignants et la direction ont choisi d’apprendre aux enfants des chansons de l’artiste Guillaume Aldebert pour le spectacle de fin d’année. Mais les paroles de l’une d’elles ont déplu à certains parents d’élèves.
    […]
    L’auteur de chansons pour enfants écrit aussi : « faire pipi sur un policier », « prendre en otage ma petite sœur », « faire sauter la salle de classe à la dynamite ».
    L’un des parents, qui s’est livré à L’Est Républicain, considère que ce texte est « contraire aux valeurs de la République telles que doit les promouvoir l’école ». Il estime également que « dans le contexte que nous vivons, apprendre ce texte à des enfants de 7 ans (...) semble pour le moins inapproprié. »

    #LeGorafi_encore_plagié

    #éducation #école #spectacle_de_fin_d'année

    Le communiqué du syndicat de policiers
    Source : https://www.facebook.com/SyndicatFrancePolice/posts/2094137410704702

    Syndicat France Police policiers en colère
    28 mars, 13:25 ·

    Le syndicat France Police - Policiers en colère dépose plainte contre le directeur de l’école Jacques Prévert à Ludres et l’Education Nationale en tant que personne morale pour incitation au terrorisme, provocation d’un mineur à commettre un crime ou un délit et diffamation.

    Dans cette école de la « République » de Meurthe-et-Moselle, l’Education nationale a décidé d’intégrer dans ses programmes pédagogiques, l’apprentissage aux enfants de « l’œuvre » d’un « artiste » très engagé.

    Voici les paroles que les enseignants font apprendre à leurs élèves :

    « Faire pipi sur un policier […], prendre en otage ma p’tite sœur […], faire sauter la salle de classe à la dynamite […] Pour louper l’école ».

    Le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer n’a pour l’heure pas réagi ni d’ailleurs le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

    Notre syndicat étendra le champ de sa plainte pénale à la personne du ministre Blanquer pour complicité si ce dernier ne fait pas immédiatement cesser les infractions.

    Guillaume Aldebert serait, semble-t-il, un artiste de référence dans de nombreuses écoles.. Il est vrai que là il y a du niveau..

    Laisser l’école de la République se transformer en école de la haine témoigne du niveau de déliquescence de nos Institutions et du degrés de responsabilité ou d’irresponsabilité de nos politiciens.

    • Le syndicat France Police – Policiers en colère dépose plainte contre le directeur de l’école Jacques Prévert à Ludres et l’Education Nationale en tant que personne morale pour incitation au terrorisme, provocation d’un mineur à commettre un crime ou un délit et diffamation
      https://france-police.org/2019/03/28/le-syndicat-france-police-policiers-en-colere-depose-plainte-contre-l

    • Le texte ne s’adresse pas aux filles ni aux grandes soeurs, les paroles sont au masculin stricte et les références très virilistes (armée, gars, chatouiller une panthère...). Je ne voie aucun encouragement adressé aux filles dans ce texte, à part des encouragements à subir encore la violence des garçons dans l’espace publique et privée.
      J’ai été voire les paroles complètes. Je croyais que c’etait une vieille chanson de machos des années 80, mais vu la référence à Fortnite et au Wifi c’est du masculinisme bien contemporain.

      Paroles de la chanson Pour louper l’école par Aldebert
      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Faire le tour de la maison
      En pyjama pour chopper froid
      Manger des tartines au goudron
      Pour avoir mal à l’estomac

      Faire mon service militaire
      Traverser la manche en bouée
      Chatouiller une panthère
      Faire pipi sur un policier

      Pour louper l’école

      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’ ?

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Devenir magicien
      Pour me faire disparaître
      Prier pour que les martiens
      M’enlèvent sur leur planète

      Prendre en otage ma p’tite sœur
      Terminer mes choux d’Bruxelles
      Manger des crayons de couleur
      Pour vomir un arc en ciel

      Sans arme contre un gladiateur
      Je serais prêt à me battre
      Imiter les cascadeurs
      Espérer finir dans le plâtre

      Avaler deux cents limaces
      Pour effrayer les instits
      Faire sauter la salle de classe
      A la dynamite

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi

      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour moi c’est pire que le bagne
      Et lorsqu’il l’eut inventé
      Ce sacré Charlemagne
      Aurait du rester couché

      Comptez pas sur moi les gars
      C’est sympa mais c’est sans moi !
      Oui j’ai eu cette idée folle
      Un jour d’éviter l’école

      – Bon allez là faut y aller maintenant
      – On n’veut pas y aller, on n’y va pas
      – Ha si si vous y allez
      – Mais pourquoi ?
      – Mais vous avez signé, vous y allez

      – On n’a rien signé du tout c’est faux, arrête !

      On veut pas y aller
      On préfère rester couchés
      Haut les mains, peau d’lapin
      La maîtresse en maillot d’bain

      On veut pas y aller
      On préfère rester couchés
      Les cahiers : au feux
      La maîtresse au milieu ! »

      jouer à Fortnite sur les mains
      Emménager à la cantine
      Chanter du Black M en latin
      Me faire tatouer les canines

      Passer la nuit sans WIFI
      Me parfumer au Roquefort
      Compter jusqu’à l’infini
      Faire la teuf en Corée du Nord

      Sauter dans l’compost tout nu
      Tester les Kebabs au chlore
      Siffler le gars d’la sécu
      Avoir comme coloc’ un croque-mort

      Courir dans l’désert de doudoune
      Faire mon anniv’ aux urgences
      Traiter Dark Vador de clown
      Regarder le tour de France

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école

      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusque .....là !

      –------

      Je n’apprendrais pas la chanson d’Aldebert

      Je ferais foiré le spectacle de fin d’année
      J’irais crevé les ballons de foot à la récré
      J’étranglerais mes camarades à la corde à sauté
      et je les enverrais tous se faire émasculer.

      Même sous qualifiés les gars serons mieux payer
      alors vous pouvez bien jouer à fortnite
      puisque vous aurez des bonniches gratuites
      une fois que vous nous aurez engrossés.

      Moi j’irais nulle part, même pas au spectacle de fin d’année.

    • OK sur le « les gars » peu inclusif mais je ne savais pas que chatouiller une panthère était réservé aux hommes... On a donc aussi hâte qu’après les flics, des associations féministes portent plainte aussi, et puis pourquoi pas des vegans, car c’est scandaleux évidemment de manger des limaces pour se faire vomir, sans parler d’embêter des panthères qui n’ont rien demandé. Je pense aussi que fort légitimement, les Nord Coréens seraient autorisés à s’émouvoir qu’on sous-entende des choses fort peu sympathiques sur leur compte. Sans compter les producteurs de choux de Bruxelles, de roquefort, de crayons de couleur, de goudron puis les descendants de Charlemagne, les instits et les tenanciers de kebab qui pourront se porter partie civile. #flic_de_la_pensée

    • OK sur le « les gars » peu inclusif mais je ne savais pas que chatouiller une panthère était réservé aux hommes... On a donc aussi hâte qu’après les flics, des associations féministes portent plainte aussi,

      Qui parle de porter plainte ??? Je donne mon analyse de ce texte qui n’est pas « peu inclusif » (non merci pour ta litote) mais explicitement masculiniste. Chose qui n’avait pas été remarqué, pas même par les profs qui ont choisi de faire chanter cette chanson sexiste.
      A part ca merci d’avoir mentionner que texte est aussi spéciste.

      #spécisme #déni #fraternité

    • explicitement masculiniste

      , rien que ça ! C’est vrai qu’il y a un appel à un féminicide, via un bûcher qui plus est ! Mais finalement, ces parents d’élève et les flics, ils ont carrément raison de s’insurger !
      #ironie
      @aude_v si on prend la chanson au pied de la lettre, oui forcément c’est horrible et dans le lot des femmes en prennent pour leur grade. Effectivement l’auteur est un homme et prend le point de vue d’un petit garçon lambda, c’est assez genré dans le style (mais vraiment pas au point de considérer ça comme masculiniste pour ma part) et oui c’est vrai, ce n’est pas un tract féministe (et pas d’écriture inclusive non plus, je ne l’utilise quasiment pas moi même donc ça me choque pas). La défense des enseignants par rapport à la plainte est juste, à mon sens : il s’agit d’étudier l’ironie et le second degré ici donc je suppose qu’en classe l’enseignant doit précisément expliquer à ces élèves qu’il ne faut pas faire ce que la chanson incite à faire. C’est quand même terrible (et ridicule) de devoir expliquer ça à des adultes... En plus je suis pas du tout fan d’Aldebert mais vraiment des procès d’intention comme ça, qu’ils viennent de flics ou autres adeptes de moraline dénués du moindre humour, c’est juste dégueulasse. Tiens y a ce hashtag aussi que personne n’a mis : #censure

    • pour la censure c’est en rapport avec la plainte et le fait que l’école a donc décidé de ne pas utiliser cette chanson pour éviter les coûts d’une procédure (ce que je peux comprendre). Sur le côté « boys will be boys », encore une fois, c’est aussi un préjugé d’associer tout acte violent à quelque chose de forcément masculin.

  • Confessions of a Comma Queen | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2015/02/23/holy-writ

    Then I was allowed to work on the copydesk. It changed the way I read prose—I was paid to find mistakes, and it was a long time before I could once again read for pleasure. I spontaneously copy-edited everything I laid eyes on. I had a paperback edition of Faulkner’s “The Hamlet” that was so riddled with typos that it almost ruined Flem Snopes for me. But, as I relaxed on the copydesk, I was sometimes even able to enjoy myself. There were writers who weren’t very good and yet were impossible to improve, like figure skaters who hit all the technical marks but have a limited artistic appeal and sport unflattering costumes. There were competent writers on interesting subjects who were just careless enough in their spelling and punctuation to keep a girl occupied. And there were writers whose prose came in so highly polished that I couldn’t believe I was getting paid to read them: John Updike, Pauline Kael, Mark Singer, Ian Frazier! In a way, these were the hardest, because the prose lulled me into complacency. They transcended the office of the copy editor. It was hard to stay alert for opportunities to meddle in an immaculate manuscript, yet if you missed something you couldn’t use that as an excuse. The only thing to do was style the spelling, and even that could be fraught. Oliver Sacks turned out to be attached to the spelling of “sulphur” and “sulphuric” that he remembered from his chemistry experiments as a boy. (The New Yorker spells it less romantically: “sulfur,” “sulfuric.”)

    When Pauline Kael typed “prevert” instead of “pervert,” she meant “prevert” (unless she was reviewing something by Jacques Prévert). Luckily, she was kind, and if you changed it she would just change it back and stet it without upbraiding you. Kael revised up until closing, and though we lackeys resented writers who kept changing “doughnut” to “coffee cake” then back to “doughnut” and then “coffee cake” again, because it meant more work for us, Kael’s changes were always improvements. She approached me once with a proof in her hand. She couldn’t figure out how to fix something, and I was the only one around. She knew me from chatting in the ladies’ room on the eighteenth floor. I looked at the proof and made a suggestion, and she was delighted. “You helped me!” she gasped.

    I was on the copydesk when John McPhee’s pieces on geology were set up. I tried to keep my head. There was not much to do. McPhee was like John Updike, in that he turned in immaculate copy. Really, all I had to do was read. I’d heard that McPhee compared his manuscript with the galleys, so anything The New Yorker did he noticed. I just looked up words in the dictionary to check the spelling (which was invariably correct, but I had to check) and determined whether compound words were hyphenated, whether hyphenated words should be closed up or printed as two words, or whether I should stet the hyphen. It was my province to capitalize the “i” in Interstate 80, hyphenate I-80, and lowercase “the interstate.”

    That was more than thirty years ago. And it has now been more than twenty years since I became a page O.K.’er—a position that exists only at The New Yorker, where you query-proofread pieces and manage them, with the editor, the author, a fact checker, and a second proofreader, until they go to press. An editor once called us prose goddesses; another job description might be comma queen. Except for writing, I have never seriously considered doing anything else.

    One of the things I like about my job is that it draws on the entire person: not just your knowledge of grammar and punctuation and usage and foreign languages and literature but also your experience of travel, gardening, shipping, singing, plumbing, Catholicism, Midwesternism, mozzarella, the A train, New Jersey. And in turn it feeds you more experience. The popular image of the copy editor is of someone who favors rigid consistency. I don’t usually think of myself that way. But, when pressed, I do find I have strong views about commas.

    #Comma_queen #Edition #Relecture

  • « La Crosse en l’Air » | 1997

    La compagnie « Le Bateau Ivre » qui produit mes spectacles depuis plus de 25 ans vient d’investir dans un nouveau NAS. La capacité du disque dur est énorme afin de permettre la numérisation des créations théâtrales passées. Voici la plus ancienne que nous ayons filmée et que je viens de publier sur PeerTube. Il s’agit de « La Crosse en l’Air » de Jacques Prévert... https://www.philippepillavoine.com/leblog/2019/02/01/la-crosse-en-l-air-1997

    #blog #vidéo #PeerTube #Pillavoine #Prévert #spectacle #théâtre #captation #seul_en_scène #archive

  • #027 Strange Fruits reçoit Nicolas Kummert
    http://www.radiopanik.org/emissions/strange-fruits/-027-strange-fruits-recoit-nicolas-kummert

    Saxophoniste ténor et soprano ainsi que compositeur, Nicolas Kummert est né à Namur (Belgique) en 1979 et vit actuellement entre Paris et Bruxelles.

    Dans sa jeune carrière, il a joué dans plus de 30 pays : une vingtaine de pays européens et l’Australie, la Russie, le Mexique, Canada, Maroc, Bénin...

    Diplômé en 2001 du Koninklijk conservatorium van Brussel, il a reçu en 2003 le Django d’or jeune talent belge alors qu’il recevait déjà en 1998 le prix de meilleur soliste au tournoi de jazz de la maison du jazz de Liège.

    Son groupe principal est nicolas kummert -voices- avec Hervé Samb, Jozef Dumoulin, Nic Thys et Lionel Beuvens Ce groupe joue des compositions originales (2 chansons utilisent des textes de Jacques Prévert) et quelques reprises (Salif Keita, The Carpenters). La musique (...)

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/strange-fruits/-027-strange-fruits-recoit-nicolas-kummert_06043__1.mp3

  • Pour faire le portrait d’un oiseau (poème de Jacques Prévert)
    http://chezminette87.centerblog.net/5413271-Pour-faire-le-portrait-d-un-oiseau-poeme-de-Jacque


    Les artistes animaliers au Jardin des Plantes. Magazine « L’Illustration » du 7 août 1902.
    Ils n’ont rien compris.

    Peindre d’abord une cage
    avec une porte ouverte
    peindre ensuite
    quelque chose de joli
    quelque chose de simple
    quelque chose de beau
    quelque chose d’utile
    pour l’oiseau
    placer ensuite la toile contre un arbre
    dans un jardin
    dans un bois
    ou dans une forêt
    se cacher derrière l’arbre
    sans rien dire
    sans bouger...
    Parfois l’oiseau arrive vite
    mais il peut aussi bien mettre de longues années
    avant de se décider
    Ne pas se décourager
    attendre
    attendre s’il le faut pendant des années
    la vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau
    n’ayant aucun rapport
    avec la réussite du tableau
    Quand l’oiseau arrive
    s’il arrive
    observer le plus profond silence
    attendre que l’oiseau entre dans la cage
    et quand il est entré
    fermer doucement la porte avec le pinceau
    puis
    effacer un à un les barreaux
    en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau
    Faire ensuite le portrait de l’arbre
    en choisissant la plus belle de ses branches
    pour l’oiseau
    peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
    la poussière du soleil
    et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été
    et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter
    Si l’oiseau ne chante pas
    c’est mauvais signe
    signe que le tableau est mauvais
    mais s’il chante c’est bon signe
    signe que vous pouvez signer
    Alors vous arrachez tout doucement
    une des plumes de l’oiseau
    et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

    #poésie

  • NOEL DES RAMASSEURS DE NEIGE Jacques Prévert 
(Quand elle tombe à Noël)
    Nos cheminées sont vides

    nos poches retournées

    ohé ohé ohé

    nos cheminées sont vides

    nos souliers sont percés

    ohé ohé ohé

    et nos enfants livides

    dansent devant nos buffets

    ohé ohé ohé

    Et pourtant c’est Noël

    Noël qu’il faut fêter

    fêtons fêtons Noël

    ça se fait chaque année

    ohé la vie est belle

    ohé joyeux Noël

    Mais v’là la neige qui tombe

    qui tombe de tout en haut

    elle va se faire mal

    en tombant de si haut

    ohé ohé ohé

    Pauvre neige nouvelle

    courons courons vers elle

    courons avec nos pelles

    courons la ramasser

    puisque c’est notre métier

    ohé ohé ohé

    Jolie neige nouvelles

    toi qu’arrives du ciel

    dis-nous dis-nous la belle

    ohé ohé ohé

    quand est-ce qu’à Noël

    tomberont de là-haut

    des dindes de Noël

    avec leurs dondonneaux

    ohé ohé ohé !

    Jacques Prévert .1955 (ndlr : et pour l’éternité), tiré du recueil “La pluie et le beau temps”, paru chez Gallimard en 1955, maintenant en Folio)

    BONUS
    Il y a 40 ans, Jacques Prévert est mort le 11 avril 1977. Dans Paris, la ville chère à son coeur, de jeunes artistes lui rendent hommage et font vivre ses textes. Aux Bouffes du Nord et ailleurs, dans les cafés, dans les rues, dans les squats, ses poèmes se disent et s’affichent. Littérature, théâtre engagé, cinéma, arts plastiques, musique : l’artiste ne s’est interdit aucun domaine de la création. Il a notamment écrit le scénario et les dialogues du "Roi et l’Oiseau", film d’animation de Paul Grimault. Ses collaborations avec le cinéaste Marcel Carné sont nombreuses : "Drôle de drame", "Le Quai des brumes", "Les Visiteurs du soir"...
    Chaine TV : France 2 Date de diffusion : 17/10/2017 Réalisé par : Philippe Béziat

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=938&v=K79MEcKRdG8

    #Jacques_Prévert #noel #pauvreté

  • Le capitalisme selon Jacques Prévert 1933 - Rennes info
    http://rennes-info.org/Le-capitalisme-selon-Jacques
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=220&v=d97sfLW9tBk

    Ce poème a été composé pour le groupe Octobre en avril 1933 et joué en saynète devant les grévistes de l’usine Citroën du Quai de Javel auxquels leur patron André Citroën, « Henry Ford » français et joyeux drille réputé pour sa générosité envers les croupiers, venait d’annoncer une baisse de leurs salaires d’environ 20 %. C’est Jacques Prévert qui dit son texte en voix off.

    paroles sur le site rennes-info
    #Jacques_Prévert

    • Citroën

      À la porte des maisons closes
      C’est une petite lueur qui luit…
      Mais sur Paris endormi, une grande lumière s’étale :
      Une grande lumière grimpe sur la tour,
      Une lumière toute crue.
      C’est la lanterne du bordel capitaliste,
      Avec le nom du tôlier qui brille dans la nuit.

      Citroën ! Citroën !
      Le lampion du bordel capitaliste, 1933

      Lanterne du bordel capitaliste, 1933

      C’est le nom d’un petit homme,
      Un petit homme avec des chiffres dans la tête,
      Un petit homme avec un sale regard derrière son lorgnon,
      Un petit homme qui ne connaît qu’une seule chanson,
      Toujours la même.

      Bénéfices nets…
      Millions… Millions…

      Une chanson avec des chiffres qui tournent en rond,
      500 voitures, 600 voitures par jour.
      Trottinettes, caravanes, expéditions, auto-chenilles, camions…

      Bénéfices nets…
      Millions… Millions…Citron… Citron

      Et le voilà qui se promène à Deauville,
      Le voilà à Cannes qui sort du Casino

      Le voilà à Nice qui fait le beau
      Sur la promenade des Anglais avec un petit veston clair,
      Beau temps aujourd’hui ! le voilà qui se promène qui prend l’air.

      Il prend l’air des ouvriers, il leur prend l’air, le temps, la vie
      Et quand il y en a un qui crache ses poumons dans l’atelier,
      Ses poumons abîmés par le sable et les acides, il lui refuse
      Une bouteille de lait. Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre,
      Une bouteille de lait ?
      Il n’est pas laitier… Il est Citroën.

      Il a son nom sur la tour, il a des colonels sous ses ordres.
      Des colonels gratte-papier, garde-chiourme, espions.
      Des journalistes mangent dans sa main.
      Le préfet de police rampe sous son paillasson.

      Citron ?… Citron ?… Millions… Millions…

      Et si le chiffre d’affaires vient à baisser, pour que malgré tout
      Les bénéfices ne diminuent pas, il suffit d’augmenter la cadence et de
      Baisser les salaires des ouvriers

      Baisser les salaires

      Mais ceux qu’on a trop longtemps tondus en caniches,
      Ceux-là gardent encore une mâchoire de loup
      Pour mordre, pour se défendre, pour attaquer,
      Pour faire la grève…
      La grève…

      Vive la grève !

      Jacques Prévert

  • Récréation permanente ! La Brique dans LVSM Radio Campus Lille - La voix sans maitre - Vendredi 7 avril 2017
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/recreation-permanente-la-brique-dans-lvsm

    Vendredi 7 avril 2017, plusieurs membres du collectif du journal La Brique étaient invité.es dans l’émission La Voix sans Maître pour présenter leur dernier numéro consacré aux enfants.

    (la présentation du journal La Brique débute à 19 minutes et 24 secondes après l’agenda de la semaine à venir et un morceau du groupe Kre Ke Ke Kex Koax Koax qui s’intitule Crotte de Nez !)

    Dans la suite de l’émission, on peut aussi entendre une reprise par Les Frères Jacques de la chanson La Chasse à l’Enfant, poème de Jacques Prévert sur la mutinerie de 1934 à la colonie pénitentiaire de Belle-Île en mer initialement chantée par Marianne Oswald. Puis on peut entendre Qu’as-tu appris à l’école mon fils ? de Graeme Allwright.


    La Brique n°50 Printemps 2017 - Récréation permanente
    http://labrique.net/index.php/numeros/887-n-50-recreation-permanente
    p2. Edito « 2017 n’aura pas lieu »

    p3. Revers de médaille pour Aubry

    p4-5. Le journalisme sacrifié
    
p6. L’argent des Mulliez planqué à Croix
    
p7-18. Dossier Récréation permanente
    
p7. On ne nait pas enfant, on le devient

    p8-9. Révolutionner l’école
    
p10-11. Bienvenue au collège d’Alcatraz

    p12-13. L’école émancipatrice

    p14-15. Politique : ne pas laisser à la portée des enfants

    p16-17. Coupez le cordon, mettez-les en wi-fi !
    
p18. Deligny, la fuite entre les lignes

    p19. Le « Beau bar » de génération identitaire
    
p20. Grand Stade
p21. Les matins qui piquent

    p23. Un stade de foot. Coûte que coûte
    
p24. Brèves générales

    #La_Brique #Lille #Féminisme #Ecole #Education #Enfants #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille

  • LA CHANSON EN 2003 Radio Campus Lille - Arséne - Atelier du Désir Novateur Mars 2017

    Alain Sourigues est un chantauteur français né en 1962 d’une mère assistante maternelle et d’un père maçon. A l’orée de l’adolescence il perd son frère puis son père à deux ans d’intervalle, évenements qui vont le marquer profondément.
Il découvre fortuitement un disque Georges Brassens sous celui de Plastic Bertrand et voue depuis ce moment là un culte au hasard.
    
Sans influence familiale, il se cultive en écoutant France Culture et Apostrophes. Il travaille d’abord comme facteur pour nourrir sa famille mais depuis qu’il a quinze ans il écrit « de l’humour dans la noirceur » dit-il. Autodidacte il gratte sur sa guitare pour accompagner ses textes. En 1996 il décide de lâcher la Poste pour la chanson et fait paraître son premier album ironiquement intitulé « Dernier album ». Sept ans plus tard, en 2003 il sort son deuxième album, sobrement intitulé "Deux".

    01’53 Marie-Chantal Toupin : Non, je ne regrette rien : Maudit bordel, 2003

    04’52 Alain Sourigues : Comme un grand : Deux, 2004

    08’08 Martine Caplanne : Les mines d’Anzin : L’Anselme à tous vents, 2003

    10’40 Claude Semal : Le merle : Les chaussettes célibataires, 2003
13’46 Loïc Lantoine : Le Manneken Pis : Badaboum, 2003


    
Angel Parra fut un chantauteur chilien né à Valparaíso en 1943, mort en 2017. Sa mère Violeta Parra fut la grande exploratrice du folklore de son pays dont elle sauva la mémoire. C’est avec sa mère qu’Angel apprend à lire, écrire et compter. Enfant de la balle, il parcourt le Chili avec le chapiteau des « Frères Parra ». En 1961, Angel embarque pour l’Europe avec Violeta, sa soeur Isabel et sa nièce Tita, destination Helsinki puis L’Union Soviétique.En 1964 Angel rentre au Chili avec sa soeur et ils créent un lieu « La peña de los Parra », vite rejoints par Victor Jara, Rolandon Alarcon et Patricio Manns. Là s’invente un genre musical qui plus tard sera appelé « La nouvelle chanson latino-américaine », d’autres peñas surgissent partout, des festivals naissent, une maison de disques Dicap (Discoteca del Canto popular) est créée. Salvador Allende est élu président, tout sera écrasé par un coup d’état militaire téléguidé et aidé par Washington en 1973. Angel est emprisonné puis expulsé. En 76 il retourne à Paris où il chronique l’exil, l’assassinat ou la disparition de ses amis. Il revient au Chili après la disparition de la dictature néo-libérale. Angel est décédé le 11 mars 2017.

    17’31 Anne Feeney : Which side are you on ? : Union maid, 2003

    21’15 Angel Parra : Allende presidente : Venceremos, 2003

    26’06 Lhasa : La frontera : The living road, 2003
    
29’05 Enrico Medail : Signora Miseria : Né dio, né padrone, 2003

    La Compagnie Jolie Môme est une compagnie de théâtre politique crée en 1983, son répertoire est basé sur ses propres pièces, celles de Bertolt Brecht, Jacques Prévert etc... Elle est très présente sur le front des luttes sociales : soutien aux grévistes de Mac’Do, aux sans-papiers, aux prisonniers politiques palestiniens.... Elle chante sur scène, dans la rue mais aussi en dîners-spectacles.En 1997 paraît son 1er album éponyme, en 2004 sort son 4ème album "Légitime colère" disque disponibles seulement par vente directe ou lors des concerts, par opposition au système de distribution commercial.

    
32’32 Compagnie Jolie Môme : Son bleu : Légitime colère, 2003
    
36’07 Degadezoo : La lettre : Putain de vent contraire !, 2003

    39’58 Yvon Etienne : L’actionnaire : Que des bonnes nouvelles !, 2003

    42’40 Gérard Pierron : Au Terr’-Neuvas des foins : Carnet de bord, 2003

    . . . . . . . . .
    La suite + les liens direct vers de nombreux chanteurs : http://www.campuslille.com/index.php/entry/la-chanson-en-2003

    #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #Chanson_Française #2003 #Chansons #Atelier_du_Désir_Novateur

    @Dror@sinehebdo , un complément pour tes étudiant(e)s.

    • BONUS : Derniers ajouts dans notre base de Chansons

      – Michel Blaublomme : Accident de travail
      – Askehoug : Bonjour la solitude
      – Jean-François Casabonne : Faut qu’ça
      – Paul d’Amour : Faut-il que leurs têtes tombent & La vie contente
      – Ayumi Ishihara : La montagne (en japonais), Le soleil et la lune & Amsterdam (en japonais)
      – Schvédranne : Athènes & Haïti
      – SemiBruce : Le blues du banlieusard
      – Géraldine Torrès : Quand on y pense, La Moneda & Vile morale

  • Travaux d’étudiants autour du livre de Fred Turner "Aux sources de l’utopie numérique.

    http://www.btsmultimedia-prevert.fr/projets/fredturner.html

    Sites Fred Turner | BTS Design graphique, Lycée Jacques Prévert

    BTS design graphique

    option communication et médias numériques

    lycée jacques prévert - boulogne-billancourt

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    Sites Fred Turner 2016-2017

    Sites réalisés pas les BTS 1 2016-2017, sur les thématiques du livre « Aux sources de l’utopie numérique » de Fred Turner.

  • Rencontres d’artistes avec Maureen Ragoucy
    http://lille1tv.univ-lille1.fr/videos/video.aspx?id=438a175e-877c-4ff3-a532-e020a22a8369

    Exposition de Maureen Ragoucy Dans le cadre de la Journée Mondiale de la Femme Du 6 mars au 7 avril Vernissage : lundi 6 mars à 18h30

    Dès mes premières expressions artistiques, la découverte d’autrui a motivé mon travail. J’ai vu l’acte de photographier comme un moyen de communiquer avec les autres. Au cœur du processus de création, je m’invente des protocoles autour du déplacement, de la pérégrination et les règles que je me donne constituent des prétextes à la rencontre.

    En 2011, je commence un projet intitulé Rappelle-toi Barbara. Le travail trouve son origine dans le célèbre poème de Jacques Prévert publié en 1946. Ma grand-mère, se faisant appeler Barbara, vivant à Brest à cette époque, racontait qu’elle aurait été l’inspiration du poète. Elle disparaît en 2001. Je choisis d’approcher douze femmes (...)

  • Rappelle-toi Barbara
    http://lille1tv.univ-lille1.fr/videos/video.aspx?id=b7266de0-1e6e-47cf-b941-08f8d688d95a

    Exposition de Maureen Ragoucy Dans le cadre de la Journée Mondiale de la Femme Du 6 mars au 7 avril Vernissage : lundi 6 mars à 18h30

    Dès mes premières expressions artistiques, la découverte d’autrui a motivé mon travail. J’ai vu l’acte de photographier comme un moyen de communiquer avec les autres. Au cœur du processus de création, je m’invente des protocoles autour du déplacement, de la pérégrination et les règles que je me donne constituent des prétextes à la rencontre.

    En 2011, je commence un projet intitulé Rappelle-toi Barbara. Le travail trouve son origine dans le célèbre poème de Jacques Prévert publié en 1946. Ma grand-mère, se faisant appeler Barbara, vivant à Brest à cette époque, racontait qu’elle aurait été l’inspiration du poète. Elle disparaît en 2001. Je choisis d’approcher douze femmes (...)

  • Finkielkraut n’a rien compris : Bob Dylan a tout à voir avec la littérature
    http://www.marianne.net/finkielkraut-n-rien-compris-bob-dylan-voir-litterature-100247153.html

    Qui menace donc la littérature ? Un essayiste, parlant avec l’autorité que lui confère l’habit vert, s’étrangle contre Bob Dylan : « Il n’a rien à voir avec la littérature ! » Le Nobel, pour un poète populaire, chanteur de surcroît... Ce même essayiste, qui protestait contre la seconde Palme d’or d’Emir Kusturica, pour Underground... Alain Finkielkraut, car c’est lui, avait même eu l’outrecuidance d’attaquer Underground sans l’avoir vu, au motif des origines serbes et bosniaques à la fois d’Emir, pour ensuite écrire un texte dément, qui commençait par « maintenant que j’ai vu le film »... Et ce film était condamnable, car il faisait appel à la musique, à ce rock yougo, tzigane, qui depuis le Temps des Gitans, rythme tous les films de Kusturica !

    En attendant que notre Immortel écrive un « maintenant que j’ai lu les textes des chansons et les chroniques de Bob Dylan », je voudrais dire deux trois choses de la littérature. Non, je ne pense pas que tout est égal à tout. Mais si l’on parle, par exemple de poésie française, il me semble difficile d’en exclure Serge Gainsbourg, Georges Brassens ou Etienne Roda-Gil, pour ne pas remonter à d’autres, considérés jadis comme écrivains mineurs, Boris Vian, Jacques Prévert et bien d’autres.

    La littérature est née du chant, et les clercs, gardiens de la langue latine pure, n’appréciaient guère la Chanson de Roland, cette poésie de troubadour écrite dans une langue populaire, le françois, mélange de bas latin et d’expressions franques. Le chant contemporain est né de la rencontre, sur la terre américaine, des rythmes d’esclaves noirs et des musiciens venus d’Europe, juifs, tziganes, italiens ou espagnols.

    « CE QUI NOUS TUE, CE SONT LES PETITS ÉCRIVAINS DU SYSTÈME »

    Bob Dylan est l’enfant de cette histoire, de nouveau croisée à celle d’une littérature américaine, passée par la Beat Generation, marchant Sur la route avec Kerouac suivi de Leonard Cohen, croisant la SF psychadélique de Californie et le protest song façon Pete Seeger... Comment peut-on, aujourd’hui, oser écrire que cette musique « détruit la musique savante », quand, depuis Kurt Weil, depuis Darius Milhaud et Arthur Honnegger, depuis Georges Gershwin et Leonard Bernstein, la rencontre avec les rythmes afro-américains a, au contraire, reconstruit la musique écrite !

    Il me faut développer, ailleurs, écrire un pamphlet peut-être... Mais ce qui détruit notre littérature n’est évidemment pas le mélange des genres. Je suis un romancier du premier et du second rayon. Je donne la moitié des académiciens français pour mes compagnons de Série Noire, Jean-Patrick Manchette, JB Pouy, Thierry Jonquet et Jean-Claude Izzo. Ce qui nous tue, ce sont les petits écrivains du système, présentant chaque année devant les prix de petites histoires fades, souvent mal écrites, que l’on voudrait nous faire passer pour de la littérature. La littérature, traverse tous les genres, surtout les mauvais, elle est dans la chanson populaire, le récit journalistique, le polar, l’humour, le dialogue et le scénario de cinéma et, figurez-vous, de bande dessinée.

    J’en ai par-dessus la tête des prétentions au magistère de gens qui ne se sont jamais confrontés à la poésie, au spectacle, au roman ou à la nouvelle. La littérature n’a pas de forme normative, elle ne se soumet pas. Et en ce qui me concerne, j’entends la pratiquer, sans me fixer dans un genre, like a rolling stone.

  • 7月30日のツイート
    http://twilog.org/ChikuwaQ/date-160730

    The latest Papier! paper.li/ChikuwaQ/13277… Thanks to @CatherineSaidah @DANIELMDQARG @AnnieHaize #hihonews #globalstreetart posted at 09:18:10

    RT @chbormans: Pablo Picasso et Jacques Prévert (Photo : Robert Doisneau, Antibes, 1963). pic.twitter.com/YPfVUhQiJR posted at 07:52:25

    RT @jagjagmo: FF、クロノ、KH、マリオ、MOTHER、サクラ大戦…伝説の名曲が大集結!8月13日(土)14日(日)東京にて、かつてない夏のゲーム音楽フルオーケストラ公演開催決定!チケット好評発売中! cards.twitter.com/cards/18ce53ww… posted at 07:49:47

    RT @cinemondestaff: カフカの原作をあの足立正生が監督、山本浩司主演で映画化した最強とんちきムービー『断食芸人』は8/3休館のため6日間限定上映!お見逃しなくー youtu.be/eoepv7LwUkU @YouTube posted at 07:48:26

    Top story: Berfrois Newsletter us8.campaign-archive1.com/?u=08584b6b50d…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 07:20:04

    Top story: John Harwood on Twitter: "Trump to NYT after Democratic convention w… twitter.com/JohnJHarwood/s…, see more (...)

  • BONNE ANNÉE EN FORME DE BRAS D’HONNEUR À LA LÉGION D’HONNEUR - Là-bas si j’y suis
    http://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/bonne-annee-en-forme-de-bras-d-honneur-a-la-legion-d-honneur

    Anniversaire des attentats
    BONNE ANNÉE EN FORME DE BRAS D’HONNEUR À LA LÉGION D’HONNEUR

    Le lundi 4 janvier 2016, par Daniel Mermet

    La Légion d’honneur vient d’être attribuée par le gouvernement à plusieurs victimes des attentats de Charlie. Quinze d’entre eux figurent sur la promotion du 1er janvier 2016. Wolinski et Bernard Maris l’avait déjà reçue. Mais les autres, auraient-ils tous été d’accord pour accepter ce genre d’honneur qui fut refusé par Daumier, Aimé Césaire, Sartre, Catherine Deneuve, Tardi et beaucoup d’autres ? Est-il légitime d’imposer une telle distinction sans le consentement de celui qui la reçoit ? Sans doute faut-il obtenir que les ayants droit ne fassent pas opposition. Mais Charb, par exemple. Vous êtes bien sûr que Charb aurait accepté ? Et Cabu ? Vous en êtes certain ? Car attention, il se pourrait alors que le génial (et modeste) Cabu se fasse virer du Canard enchaîné à titre posthume ! Voici pourquoi.

    (dessin : Charb) {JPEG}
    Cliquez sur l’image pour l’agrandir

    C’est un principe au Canard depuis toujours, surtout pas de Légion d’honneur. Les collaborateurs doivent la refuser sous peine de prendre la porte. En 1933, Pierre Scize fut viré pour avoir accepté « ce ruban malheureux et rouge comme la honte », comme dit Léo Ferré. C’est pourtant pour avoir perdu son bras gauche arraché dans les tranchées que Pierre Scize avait reçu cette distinction.

    Il est vrai que ceux qui l’ont refusée forment un superbe cortège à travers l’Histoire, Daumier, Littré, Courbet, George Sand, Maupassant, Pierre et Marie Curie, Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus, Antoine Pinay, André Gide, Jacques Prévert, Aimé Césaire, Bourvil, Philippe Séguin, Catherine Deneuve, sans parler de Berlioz ou de Tardi, on peut dire que ceux-là sont légion et qu’ils ont le sens de l’honneur. La plupart de ceux de Charlie auraient naturellement choisi la compagnie de ces réfractaires mais l’État n’a pas hésité à contourner leur mémoire et à les faire rentrer symboliquement dans l’ordre.

    Erik Satie disait : « la refuser c’est bien, mais encore aurait-il fallu ne rien faire pour la mériter ». Le bras d’honneur à la Légion d’honneur, c’est une riche histoire. Au président de la République Vincent Auriol qui lui propose le fatal insigne, l’écrivain Marcel Aymé répond : « Votre Légion d’honneur, monsieur le Président, sauf votre respect, vous pouvez vous la carrer dans le train. » Marcel Aymé n’était pas vraiment un type de gauche mais vous imaginez Charb répondant la même chose à Manuel Valls ? Avec le dessin correspondant ? Au journal de 20 heures ? On peut rêver. Ça console. Un peu. Car ils sont morts pour de vrai, les amis, morts assassinés. Le respect s’impose devant ces copains déchiquetés, ces bouts de copain. Mais les communicants élyséens s’en foutent, ils peuvent utiliser tout ça à leur guise selon leur stratégie et leurs échéances, la propagande en somme.
    Car sinon, face à face de leur vivant, l’un de ces décorés de force n’aurait pas manqué d’en rajouter une petite couche en citant Jean Yanne : « La Légion d’honneur, c’est comme les hémorroïdes, n’importe quel trou du cul peut l’avoir. »

    Un autre n’aurait pas manqué d’évoquer un illustre récalcitrant, le peintre Gustave Courbet (1819-1877), l’ami de Proudhon et de Bakounine, l’élu de la Commune de Paris accusé d’avoir fait renverser la colonne Vendôme, symbole de l’impérialisme napoléonien. Mais en 1869, deux années avant la Commune de Paris, Napoléon III propose la Légion d’honneur à un Gustave Courbet en plein succès. On le voit, Hollande et Valls n’ont rien inventé. Discréditer des opposants avec des hochets, les déshonorer en les honorant, c’est une vieille ficelle usée par tous les pouvoirs, c’est la corruption symbolique, voyez avec un petit bout de ferraille en forme de croix et un ruban rouge, pas besoin d’argent pour avoir à sa botte qui l’on veut.

    Mais voici la réponse de celui qui a peint l’Origine du Monde : « Souffrez, Monsieur, que je décline l’honneur que vous avez cru me faire. J’ai cinquante ans et j’ai toujours vécu libre. Laissez-moi terminer mon existence libre ; quand je serai mort, il faudra qu’on dise de moi : celui-là n’a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n’est celui de la liberté ! »

    Ce qui ne donne pas envie d’être mort, c’est que n’importe qui parle à votre place. Avec ceux-là on fait des livres, des films, des émissions spéciales avec des invités en larmes et en promo, et qui vous ignoraient de votre vivant. On fait de l’audience, on fait du fric, bientôt un musée, un parc d’attraction "Charlieland", des produits dérivés, t-shirts, porte-clés, boules neigeuses avec de la neige qui tombe sur les cadavres. Pourquoi pas ? Souvenez-vous, deux jours après les tueries, le 11 janvier 2015, lors du grand rassemblement dans Paris, quatre millions dans les rues, le gouvernement français violait déjà leur mémoire et violait aussi la profonde vague d’émotion populaire, en invitant parmi les chefs d’État en tête de la marche des bienfaiteurs de l’humanité comme Ali Bongo, Viktor Orban ou Benjamin Netanyahou. Le cynisme des communicants est sans limite. C’était il y a un an. Cette année c’est la Légion d’honneur, c’est l’année des hémorroïdes. Bonne année.

    Daniel Mermet

    #Charlie #Charlie #la-bas #légion_d'honneur #Charlie #Daniel_Mermet #Charlie #attentats

  • Le code du travail remplacé par des « négociations » patrons / salariés ?
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article769

    Les français adorent rigoler. L’humour est, en France, une vertu nationale. Et bien sûr, nos gouvernants sont à notre image. En son temps, Alfred Jarry nous en a peint les caractères dans son célèbre « Ubu roi ». Grâce à lui, nos gouvernants ont un modèle. Ils s’y conforment avec conviction.

    Par exemple, ils parlent beaucoup ces mois-ci de réformer le « #Code_du_travail ». C’est vrai qu’avec le temps, il en a pris de l’embonpoint, ce bon vieux code (1). Le gouvernement se montre ainsi prévenant envers son personnel de justice même le plus modeste  : il ne voudrait pas que ses conseillers prud’hommes attrapent des tendinites et même des lombalgies à trimbaler ce code avec ses plus de 3000 pages. Forcément, des centaines de lois et de décrets, ça fait lourd.

    LE CODE DU TRAVAIL SIMPLIFIÉ

    « Pour définir les relations entre patrons et salariés, qui sont si simples dans le fond, tant de bla-bla est-il nécessaire, je vous le demande ? » , nous questionne benoîtement le gouvernement. « Salariés et patrons ne peuvent-ils s’accorder sans le secours de la loi, comme en famille, entre bons parents et enfants obéissants ? Supprimons (pardon pour ce lapsus, simplifions, quoique, il est vrai, la meilleure des simplifications n’est-elle pas la suppression ?) le code du travail, tout deviendra si simple. »

    « Certes, certes – ajoutent prudemment nos pères Ubu - les esprits chagrins vont dire qu’à n’en pas douter, les salaires diminueront, les charges sociales fondront, les cadences augmenteront, les licenciements pleuvront mais, oh miracle, parole de Hollande et de Valls certifiée par le #MEDEF, le chômage enfin diminuera puisque les entreprises qui gagneront beaucoup plus d’argent pourront enfin embaucher. »

    En France, c’est bien connu, tout se joue autour d’une bonne table, entre la poire et le fromage. C’est en gros ce qu’on nous propose de faire pour les relations au travail. Les rôles sont déjà bien clairs : les salariés seront les bonnes poires ; les patrons garderont tout le fromage.

    « Simplifions ! », c’est devenu la règle d’or. Le gouvernement donne l’exemple, normal. Voyez le document présentant la #loi_Valls-Macron (appelée abusivement partout loi Macron, alors que c’est au nom de Valls qu’elle est présentée par ce dernier). Il ne fait que 516 pages en petits caractères (2). Commentaires compris, il « pèse » à lui seul environ un sixième de ce Code du travail qu’il faut alléger d’urgence. Et qu’est-ce qu’elle fait, la loi Valls-Macron ? Elle impose plein de petits règlements (pris sans concertation avec les salariés) concernant le travail du dimanche, le transport en autocar, les indemnités en cas de licenciement et de mille autres « petites » choses qui se font flinguer au passage. Il n’y manque que les fameux ratons-laveurs, si chers au poète Jacques Prévert.

    C’est pas de la libéralisation (pardon, simplification) ça ?

    LA « VIE » DES LOUPS SIMPLIFIÉE

    Changeons de registre. Si le père Ubu est roi, la mère Ubu est reine. La France, a signé des conventions internationales pour la protection de la nature et la conservation des espèces protégées. A à ce titre, elle s’est engagée à protéger le loup, espèce emblématique s’il en est, essentielle à l’équilibre naturel des écosystèmes.

    Et alors ? Est-ce que cela peut empêcher notre sémillante ministre de l’Environnement d’ouvrir la chasse au loup ? Non. Vous voyez une contradiction quelque part vous ? Elle, pas !

    En toute quiétude, notre ministre recyclée vient d’autoriser, à la demande d’éleveurs (les loups mangent parfois des moutons) et au mépris le plus complet de l’environnement, l’abattage des loups. Bon, d’accord, ça «  simplifie  » définitivement la vie des loups, et puis, «  Moins de loups, moins de chômeurs  » nous dit, avec un clin d’œil complice, Ségolène. Non pas qu’elle compare les chômeurs à des loups, halte là ! Non, c’est que Ségolène a trouvé « le » truc pour inverser la courbe du chômage  : pour crever les loups, il faut du personnel. Pas moins de dix « emplois d’avenir » ont été créés. Si on crée autant pour chaque espèce protégée à abattre… le chômage en tremblera dans ses bottes. Ce n’est pas pour rien qu’elle a fait l’ENA, la Ségolène.

    Puisqu’on en est aux agriculteurs, ou, pour être exact aux industriels de l’agriculture, penchons-nous un peu sur les mœurs de ces gens-là. Partout en France, regroupés dans une sorte de tribu, la FNSEA, ils commettent régulièrement des violences et des saccages.

    LA VIE DÉJÀ SIMPLIFIÉE DE LA #FNSEA

    Des camions de fruits ou de légumes venus de « l’étranger » (c’est-à-dire des pays auxquels nos industriels agricoles vendent leurs céréales, leurs produits laitiers, leurs vins et tant d’autres choses) vidés sur la chaussée, des palettes enflammées faisant fondre le goudron de nos rues et routes, des tonnes de fumier et des barils de lisier déversés dans les sous-préfectures, des locaux de la MSA attaqués, des personnels molestés… La liste des exactions est infinie… ainsi que les sommes astronomiques de subventions (nationales ou européennes) avec lesquelles les pouvoirs publics les arrosent (3). Finalement, la vie de la FNSEA est déjà simplifiée depuis longtemps  : on hurle, on casse et on repart avec un bon paquet d’oseille.

    Cet été, au nom du « porc breton » ou des légumes (100 % engrais chimiques) bien de chez nous, ils se sont surpassés.

    En face, quelle mansuétude. Tout est permis à ces gens-là, ils ont pu démonter, sous les yeux de la maréchaussée, les portiques de l’écotaxe (ou de les faire flamber, c’est au choix) et ils en ont même vendu des morceaux aux enchères (ce qui porte juridiquement les beaux noms de destruction et vol de bien public, incendie volontaire, recel de vol, le tout en bande organisée, pour ne pas parler d’entreprise terroriste) (4).

    Les « forces de l’ordre » contemplent toujours ces violences d’un œil débonnaire. Elles ne réagissent que mollement quand un FNSEAste leur fonce dessus, tout dernièrement, en tracteur.

    Quel contraste saisissant avec le «  traitement » imposé à tant d’autres personnes (salariés licenciés qui manifestent un peu trop fort, défenseurs des droits de l’homme qui ont le mauvais goût de protester contre la venue de tel ou tel tyran, protecteurs de la nature qui s’opposent à un projet d’aéroport ou de barrage…).

    Rappelons comment ça s’est passé à Sivens. Tout d’abord, des commandos d’industriels de l’agriculture ont pu venir agresser violemment les zadistes sur le site. Ils ont passé les imposants barrages policiers dans un sens comme dans l’autre sans se faire «  appréhender  ». Comme s’ils étaient transparents. Ensuite, la moindre manifestation en défense du site a donné lieu à une répression féroce. On ne compte plus les blessés ni les condamnations à de lourdes amendes ou à des peines de prison, ni les interdictions. Pour finir, un jeune homme, un botaniste des plus pacifiques, a été tué par la police à bout portant.

    Pourtant les dégâts consécutifs à ces manifestations sont infiniment moindres que ceux causés par les agriculteurs, les conséquences économiques sont sans commune mesure.

    SIMPLIFIONS ENFIN LA VIE DES PATRONS ET DES POLITICARDS

    Et d’ici, nous revenons à notre problématique de départ  : les travailleurs doivent comprendre que le pouvoir les prend entre le marteau et l’enclume : l’enclume de la régression sociale incessante et le marteau de la répression pour ceux qui seraient tentés de se révolter. Et, là, ça ne rigole plus. Plus du tout.

    Il y a plus de trois siècles, au temps de l’oppression monarchique, du temps où il n’y avait que des « sujets » d’un maître absolu, Jean de La Fontaine l’écrivait fort bien :

    « Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir. »

    C’était dans son fameux « Les animaux malades de la peste » . Les «  animaux  », c’est toujours nous  ; la peste, c’est le capitalisme. Mais la morale de La Fontaine est toujours d’actualité  : travailleurs, chômeurs, jeunes promis au chômage ou à l’exploitation, la seule solution pour ne pas nous faire écraser, c’est de devenir forts. Penser le devenir tout seul est une cruelle illusion. Dans notre classe sociale, on ne devient fort que par la solidarité, la réflexion et l’action constamment poursuivies. C’est ainsi seulement que nous pourrons simplifier la vie de nos patrons et dirigeants, en les mettant dans la poubelle de l’histoire.

    (1) - Le Code pénal en a pris encore plus, de l’embonpoint, mais là, pas question de simplifier. Les lois liberticides s’ajoutent aux lois liberticides dans un magma de textes sans que cela gêne du tout nos gouvernants.

    (2) - Voir « Macron : atomiser pour mieux exploiter ! » dans @anarchosyndicalisme ! N°145 http://seenthis.net/messages/385695 . Le « Projet de loi pour la croissance et l’activité présenté au nom de M. Manuel VALLS,... par M. Emmanuel MACRON,... » fait exactement 516 pages (texte de la proposition de loi et commentaires inclus). http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/projets/pl2447.pdf

    (3) - Il faut reconnaître, et c’est une leçon que la classe ouvrière devrait méditer, qu’ils savent être unis.

    (4) - Voir plus de détails dans notre n°145 «  Autour de ‘Ethnorégionalisme & Ultralibéralisme, La Bretagne pour laboratoire’  » http://seenthis.net/messages/385698 .

    @anarchosyndicalisme ! n°146

    ---- #Société --------------------

  • « Etranges étrangers » : l’engagement par la photo
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=3760

    La photo comme arme de luttes. Terrains de luttes publie le plus souvent des textes. Mais aujourd’hui place aux photos et au texte de #cécile_arfi, photographe engagée, ici contre le #Racisme et la discrimination réservés aux #roms, aux nomades… Et puis tout est revenu exactement pareil. Les travailleurs privés …

    #S'organiser #droit_de_la_nationalité #étranger #expulsion #immigration #immigrés #photographie

    • Citroën

      À la porte des maisons closes,
      C’est une petite lueur qui luit…
      Quelque chose de faiblard, de discret,
      Une petite lanterne, un quinquet.
      Mais sur Paris endormi, une grande lueur s’étale :
      Une grande lueur grimpe sur la tour,
      Une lumière toute crue.
      C’est la lanterne du bordel capitaliste,
      Avec le nom du taulier qui brille dans la nuit.
      Citroën ! Citroën !
      C’est le nom d’un petit homme,
      Un petit homme avec des chiffres dans la tête,
      Un petit homme avec un drôle de regard derrière son lorgnon,
      Un petit homme qui ne connaît qu’une seule chanson,
      Toujours la même.
      Bénéfices nets…
      Une chanson avec des chiffres qui tournent en rond,
      300 voitures, 600 voitures par jour.
      Trottinettes, caravanes, expéditions, auto-chenilles, camions…
      Bénéfices nets…
      Millions, millions, millions, millions,
      Citroën, Citroën,
      Même en rêve, on entend son nom.
      500, 600, 700 voitures
      800 autos camions, 800 tanks par jour,
      200 corbillards par jour,
      200 corbillards,
      Et que ça roule
      Il sourit, il continue sa chanson,
      Il n’entend pas la voix des hommes qui fabriquent,
      Il n’entend pas la voix des ouvriers,
      Il s’en fout des ouvriers.
      Un ouvrier c’est comme un vieux pneu,
      Quand y’en a un qui crève,
      On l’entend même pas crever.
      Citroën n’écoute pas, Citroën n’entend pas.
      Il est dur de la feuille pour ce qui est des ouvriers.
      Pourtant au casino, il entend bien la voix du croupier.
      Un million Monsieur Citroën, un million.
      S’il gagne c’est tant mieux, c’est gagné.
      Mais s’il perd c’est pas lui qui perd,
      C’est ses ouvriers.
      C’est toujours ceux qui fabriquent
      Qui en fin de compte sont fabriqués.
      Et le voilà qui se promène à Deauville,
      Le voilà à Cannes qui sort du Casino
      Le voilà à Nice qui fait le beau
      Sur la promenade des Anglais avec un petit veston clair,
      Beau temps aujourd’hui ! Le voilà qui se promène qui prend l’air,
      A Paris aussi il prend l’air,
      Il prend l’air des ouvriers, il leur prend l’air, le temps, la vie
      Et quand il y en a un qui crache ses poumons dans l’atelier,
      Ses poumons abîmés par le sable et les acides,
      Il lui refuse une bouteille de lait.
      Qu’est-ce que ça peut lui foutre, une bouteille de lait ?
      Il n’est pas laitier…Il est Citroën.
      Il a son nom sur la tour, il a des colonels sous ses ordres.
      Des colonels gratte-papier, garde-chiourme, espions.
      Des journalistes mangent dans sa main.
      Le préfet de police rampe sur son paillasson.
      Citron … Citron …Bénéfices nets… Millions… Millions…
      Oh si le chiffre d’affaires vient à baisser,
      Pour que malgré tout, les bénéfices ne diminuent pas,
      Il suffit d’augmenter la cadence et de baisser les salaires
      Baisser les salaires
      Mais ceux qu’on a trop longtemps tondus en caniches,
      Ceux-là gardent encore une mâchoire de loup
      Pour mordre, pour se défendre, pour attaquer,
      Pour faire la grève…
      La grève…
      La grève…
      Vive la grève !

      Jacques Prévert

  • Quelle connerie, la guerre ! (Jacques Prévert) - JOUER AU MONDE
    http://fsimpere.over-blog.com/article-quelle-connerie-la-guerre-jacques-prevert-121061313.html

    Eh oui, grand-père, c’était pour rien. Depuis la « der des der » d’il y a 100 ans, il y a eu de multiples autres guerres, la 39/45, certes, mais aussi toutes les guerres que les occidentaux- qui s’autocongratulent de vivre « en paix » depuis 1945- sont allés faire ailleurs, soit en participant à des conflits (Algérie, Viet-nam, Corée, Irak, Bosnie, Afghanistan...) soit en vendant des armes partout dans le monde tout en affichant une volonté de désarmement mais quoi : les affaires sont les affaires ! Selon le dernier annuaire sur les dépenses militaires mondiales publié par le SIPRI (Institut international de Stockholm d’études pour la paix) 1740 milliards de dollars ont été consacrés au commerce d’armes dans le monde entier en 2011. Et pour la santé, l’éducation ou l’environnement, on prétend qu’il n’y a pas d’argent !

    Selon le journaliste italien Antonio Mazzéo interviewé par Olivier Turquet : "le capital financier international s’est mis en tête que le conflit et la reconstruction des pays bombardés pourrait être le moteur nécessaire pour sortir de l’impasse et pour stimuler la demande, l’économie et le développement."

  • La Légion d’honneur, à quoi ça sert ? | Slate
    http://www.slate.fr/story/27303/legion-honneur

    Le dessinateur Jacques Tardi, père d’Adèle Blanc-Sec, vient de rejeter « avec la plus grande fermeté » la Légion d’honneur, proposée par le ministère de la Culture et de la communication pour ses « 43 ans de services ». Il rejoint de nombreux artistes et intellectuels comme George Sand, Guy de Maupassant, Pierre et Marie Curie, Simone de Beauvoir ou Jacques Prévert...

    ...

    Devenir légionnaire d’honneur offre très peu d’avantages matériels : tout au plus, les filles, petites-filles et arrières petites-filles de décorés ont-elles la possibilité de faire leurs études dans les Maisons d’Education de la Légion d’Honneur.

    Le collège affiche 99,25% de réussite au brevet en 2009 (dont 85,8% de mentions), et le lycée 100% de réussite au bac (dont 87,1% de mentions). Mais l’admission est très sélective, et une place n’est absolument pas assurée à toutes les descendantes de décorés. Et la scolarité dans les deux pensions est payante, à la charge des parents.

    ...

    Finalement, la #Légion_d’honneur « sert » plus à ceux qui la donnent qu’à ceux qui la reçoivent. Elle a d’ailleurs été créée par Napoléon Bonaparte parce que la Révolution avait supprimé toutes les récompenses. La Légion d’honneur, c’est la version adulte des bons points et des images en classe.