person:jean quatremer

  • Jean Quatremer, grand pourvoyeur de « fake news » sur les #gilets_jaunes
    https://nantes.indymedia.org/articles/44288

    C’est peu dire que certains journalistes ne portent pas le mouvement des gilets jaunes dans leur cœur. Les raisons peuvent en être nombreuses : antipathie vis-à-vis de la contestation sociale, mépris de classe, ou encore réaction corporatiste face aux critiques virulentes des #Médias. Jean Quatremer figure parmi les journalistes en vue qui ont exprimé le plus bruyamment leur aversion à l’égard du mouvement. Au risque de faire précisément ce que reproche l’élite journalistique aux gilets jaunes : relayer des fausses informations – des « fake news ».

    #Répression #Resistances #contrôle #social #antifascisme #Médias,Répression,Resistances,contrôle,social,antifascisme,gilets_jaunes

  • Revue de presse continue spéciale Gilets jaunes
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Vers une forte hausse de la facture d’électricité début 2019

    Le spectre de la déconsommation plane sur les commerçants

    « Débattre de l’immigration c’est bien, se donner les moyens d’agir c’est mieux ! »

    Manifestation des gilets jaunes à Paris le 19 janvier 2019

    Un milicien du Donbass au service d’ordre des gilets jaunes

    CFDT : le mouvement des « gilets jaunes » « n’a rien inventé »

    Face à Macron, les sénateurs de l’opposition se posent en « gilets jaunes des institutions »

    En Saône-et-Loire, les Gilets jaunes dénoncent Amazon, « une infamie sur le plan social et environnemental »

    En immersion numérique avec les « gilets jaunes »

    Autocritique des médias : l’examen de confiance

    Retour de la lutte des classes ou retour de l’antiparlementarisme ?

    Jean Quatremer, grand pourvoyeur de « fake news » sur les gilets jaunes

    (...la suite...)

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Jean Quatremer, grand pourvoyeur de « fake news » sur les gilets jaunes - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Jean-Quatremer-grand-pourvoyeur-de-fake-news-sur

    Jean Quatremer est certes un cas à part, à classer parmi la frange des journalistes particulièrement mal disposés à l’égard des gilets jaunes, et qui ne manquent pas une occasion de vociférer leur mépris (avec par exemple, Brice Couturier). Mais les exemples de « fausses nouvelles » citées par Jean Quatremer sont néanmoins significatifs d’un travers fréquent dans l’élite journalistique. Ceux-là même qui sont prompts à dénoncer les abus qu’ils associent à l’usage des réseaux sociaux par la masse des profanes (non-journalistes) en arrivent à oublier qu’ils sont eux-mêmes les victimes de biais de confirmation ; privilégiant les informations qui confirment leurs idées préconçues (voire leur mépris de classe), qu’importe leur véracité et au mépris de toute déontologie.

  • Juncker est-il encore physiquement capable de diriger la Commission ? Jean Quatremer - 18 juillet 2018
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2018/07/18/juncker-est-il-encore-physiquement-capable-de-diriger-la-

    Il y a comme une atmosphère de fin de règne brejnévien à Bruxelles. Comme au temps de l’ancienne URSS, le sommet de l’appareil bureaucratique européen fait corps pour dissimuler l’évidence, la grave dégradation de l’état de santé du dirigeant suprême, en l’occurrence Jean-Claude Juncker, de peur que l’ouverture prématurée de la succession ne remette en cause leurs privilèges...

    Les images capturées par les télévisions jeudi soir 12 juillet à l’occasion du diner de gala du sommet de l’OTAN, à Bruxelles, ont mis la Commission européenne en difficulté. On y voit Jean-Claude Juncker, son président, incapable de monter les quelques marches menant au podium de la « photo de famille ». Tel un vieillard qu’il n’est pas (il a 63 ans), on le voit hésiter au bas des marches avant d’être solidement empoigné par ses partenaires, dont le très costaud Ukrainien Petro Porochenko, puis solidement maintenu debout durant la cérémonie. Après avoir été quasiment porté en bas du podium, on le voit tituber et marcher péniblement, quasiment porté par le Néerlandais Mark Rutte et le Portugais Antonio Costa. Interrogé sur sa prestation titubante à l’issue du sommet, Juncker a expliqué qu’il souffrait d’une « sciatique » à éclipses. C’est depuis l’explication officielle.


    Et gare à tous ceux qui osent la mettre en doute : c’est de « l’indécence », selon Viviane Reding, députée européenne, ancienne commissaire luxembourgeoise et marraine politique du tout puissant allemand Martin Selmayr, le très contesté secrétaire général-chef de cabinet-sherpa du président de la Commission. « La façon dont certains médias cherchent à exploiter la douleur physique du président Juncker pour en faire des titres insultants est plus qu’indélicate », surenchérit son porte-parole, Margaritis Schinas. Circulez, il n’y a rien à voir.

    Le problème est que l’explication « sciatique » ne tient pas vraiment la route. Juncker n’avait pas l’air de souffrir : durant toute sa pénible prestation, il a souri, s’est amusé, a ri, parlé et embrassé ses partenaires à son habitude. Or une crise aigüe de sciatique vous cloue au lit. Mais peut-être était-il sous l’emprise d’analgésiques puissants ? Selon plusieurs sources, Juncker était de fait en fauteuil roulant lorsque les photographes et les télévisions n’étaient pas là et il n’a même pas pris la parole durant le diner alors que les enjeux du sommet avec Trump étaient vitaux pour l’Europe… Le problème est que les mêmes témoins affirment que Juncker a copieusement bu durant le repas, ce qui est totalement contre-indiqué quand on prend des analgésiques. En admettant même qu’il souffre d’une sciatique, comment a-t-il pu se rendre quelques jours plus tard en Chine et au Japon ? Une sciatique rend un tel voyage difficilement envisageable sauf à supposer chez Juncker « une force morale hors du commun, une capacité à supporter la souffrance pour le bien de l’Europe », s’amuse un diplomate.

    En réalité, ce qui est en cause ici, c’est l’alcoolisme de Juncker, un secret de Polichinelle, même s’il s’en défend. « J’ai un problème d’équilibre avec ma jambe gauche », nous a-t-il confié, « qui m’oblige à m’agripper à la rampe lorsque je suis dans un escalier. Un ministre néerlandais, que j’avais attrapé par le bras après un déjeuner, a raconté que j’étais ivre. Ce problème remonte à un grave accident de voiture. En 1989, j’ai passé trois semaines dans le coma, puis six mois dans une chaise roulante. » Néanmoins les sources sont très nombreuses, à la fois au Luxembourg, à Bruxelles et dans les capitales européennes qui décrivent un Juncker porté sur la bouteille : « lorsqu’un huissier lui apporte un verre d’eau lors d’un conseil des ministres, on savait tous que c’était du gin », raconte un ancien ministre. L’ancien président de l’Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, n’a pas hésité à décrire, à la télévision néerlandaise, un Luxembourgeois souvent ivre lors des Eurogroupes. De son côté, le Français Pierre Moscovici, actuel commissaire européen et ancien ministre des Finances, reconnait délicatement que l’alcool ingéré « n’a jamais empêché Juncker d’être fonctionnel ». Tout le monde se souvient encore du sommet de Riga de 2015 lorsqu’il s’est donné en spectacle sous l’oeil des caméras du monde entier, accueillant le Hongrois Viktor Orban d’un « tiens, voilà le dictateur », embrassant le Belge Charles Michel sur le crâne ou encore demandant à la cantonade : « qui c’est celui-là ? »… Mais comme les dirigeants ne sont pas soumis à des alcootests, on ne saura jamais s’il avait ingéré quelque chose ce jour-là ou avait décidé de se lâcher...

    Le problème est que le spectacle offert lors du sommet de l’OTAN a été bien au-delà du folklore d’un Luxembourgeois porté sur la bouteille. On a vu un homme manifestement gravement malade, incapable de se mouvoir seul. Autrement dit, c’est la question de sa capacité à gouverner qui est posée. Ce n’est pas un hasard s’il est devenu totalement dépendant de Martin Selmayr qu’il n’a pas hésité à nommer, en février dernier, secrétaire général de la Commission en violation de toutes les règles de la fonction publique européenne. Pris la main dans le sac, il a même menacé de démissionner si le Parlement européen exigeait le départ de son protégé, une inversion de la causalité politique sans précédent. Le délabrement physique de Juncker conjugué à la puissance de Selmayr indique que le pouvoir a une apparence, le président de la Commission, une réalité, un eurocrate non élu et non responsable.

    La démocratie ne peut se contenter de la parole un rien soviétique de Schinas qui affirme qu’il n’y a « aucune inquiétude à se faire quant à la capacité (de Juncker) à travailler dur comme il le fait toujours ». Les doutes sont désormais tels qu’ils imposent une transparence totale, c’est-à-dire un bulletin de santé certifié par le corps médical afin que les Européens sachent qu’ils n’ont pas à leur tête une momie.

    N.B. : version française (et un peu plus longue) de l’article écrit pour The Spectator de ce jeudi : https://www.spectator.co.uk/2018/07/jean-claude-drunker https://www.spectator.co.uk/2018/07/jean-claude-drunker


    Mise à jour du 18 juillet : Interrogé ce mercredi, Jean-Claude Juncker a déclaré : « J’avais mercredi dernier une sciatique ». « Et en plus, j’avais des crampes dans les jambes », a-t-il ajouté. « J’ai des problèmes de santé qui ne concernent que moi ». Il s’est dit « impressionné par l’intérêt que certaines personnes ont pour ces sujets ». « Je demande du respect ». Une réponse étonnante : la capacité de Juncker à diriger la Commission, surtout après ce qu’a révélé l’affaire Selmayr où il est apparu comme la marionnette d’un eurocrate arrogant, dominateur et sûr de lui (pour paraphraserde Gaulle), est une question légitime. Le « respect » n’a rien à voir dans cette affaire, la démocratie, si.

    #UE #union_européenne #OTAN #jean-claude_juncker #europe #commission_européenne #alcoolisme #alcool #Eurogroupes #parlement_européen #démocratie

  • Les obsessions de Franz-Olivier Giesbert - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Les-obsessions-de-Franz-Olivier
    Avec de vrais morceaux de @mona dedans !!

    Natacha Polony, Eric Zemmour, Jacques Julliard, Brice Couturier, Elisabeth Lévy, Franz-Olivier Giesbert, Valérie Toranian, Arnaud Leparmentier, Jean Quatremer, mais aussi le dessinateur Plantu : tels sont les nouveaux héros du #livre de Sébastien #Fontenelle, Mona Chollet, Olivier Cyran et Laurence De Cock, Les #éditocrates 2. Le cauchemar continue, qui parait aux éditions La Découverte. Parce que, plus que jamais, il nous parait utile, et même vital, de rire des cuistres et de mettre à nu les fabricants de consensus réactionnaire, sécuritaire et raciste, nous ne pouvons qu’en recommander la lecture. Après l’introduction, en voici un nouvel extrait.

    #média

  • Le cauchemar continue - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Le-cauchemar-continue
    Présentation du livre de Sébastien Fontenelle, Mona Chollet @mona , Olivier Cyran et Laurence De Cock, Les éditocrates 2

    Natacha Polony, Eric Zemmour, Jacques Julliard, Brice Couturier, Elisabeth Lévy, Franz-Olivier Giesbert, Valérie Toranian, Arnaud Leparmentier, Jean Quatremer, mais aussi le dessinateur Plantu : tels sont les nouveaux héros du livre de Sébastien Fontenelle, Mona Chollet, Olivier Cyran et Laurence De Cock, Les éditocrates 2. Le cauchemar continue, qui parait aujourd’hui aux éditions La Découverte. Parce que, plus que jamais, il nous parait utile, et même vital, de rire des cuistres et de mettre à nu les fabricants de consensus réactionnaire, sécuritaire et raciste, nous ne pouvons qu’en recommander la lecture. En voici déjà l’introduction.


    #éditocrates #la_découverte

  • Une stratégie européenne pour la gauche | Frédéric Lordon
    https://blog.mondediplo.net/2017-11-06-Une-strategie-europeenne-pour-la-gauche

    Avec l’admirable conscience professionnelle des boussoles qui indiquent le Sud, Jean Quatremer et ses semblables n’ont pas manqué de décréter la question de l’euro définitivement « tranchée » par l’élection de Macron. Mais, à la fin des fins, qu’une boussole indique le Sud n’est pas un problème, pourvu qu’elle l’indique avec constance — ce qui est assurément le cas en l’occurrence. Il n’y a plus qu’à regarder dans la direction opposée pour s’orienter avec sûreté. La prédiction australe posée, nous savons donc maintenant avec certitude que « la question européenne » est tout sauf close, et qu’elle ne manquera pas de revenir. Pour une bonne et simple raison d’ailleurs : c’est que, par paraphrase inversée du Manifeste du parti communiste, un spectre hante la gauche — l’Europe. Si la dernière élection a confirmé quelque chose, c’est bien que l’euro est l’hypothèque posée sur toute stratégie de conquête du pouvoir à gauche. Même les débris de la social-démocratie ont fini par s’en apercevoir, un peu tard cependant, et, mettant les bouchées doubles pour rattraper un si long silence, pensent avoir trouvé avec le « parlement de l’euro » de quoi racheter vingt-cinq ans d’errements. C’est que, si plus personne ne croit, ni même ne peut entendre, la promesse devenue outrageante de « l’Europe sociale », celle de « l’Europe démocratique » a pris le relais — en apparence plus fraîche, mais en réalité aussi résolument creuse.

    • Les termes réels de l’équation européenne à gauche :

      1. Il n’est pas de politique progressiste qui ne verrait ses dispositions les plus centrales interdites par les traités européens.

      2. Soustraire les contenus substantiels de certaines des plus importantes politiques publiques aux délibérations d’une assemblée ordinaire, pour les sanctuariser dans des traités ne répondant qu’à des procédures de révision extraordinaires, est une anomalie qui disqualifie radicalement toute prétention démocratique.

      3. Seule une révision des traités propre à instituer un véritable parlement, auquel serait rendue l’intégralité des domaines de décision actuellement hors d’atteinte de toute redélibération souveraine, est à la hauteur du projet de rendre l’Europe démocratique.

      4. En l’état actuel des choses, une telle révision fera l’objet d’un refus catégorique de l’Allemagne qui, serait-elle mise en minorité dans le débat européen, préférerait l’intégrité de ses principes à l’appartenance à l’Union.

      Que ce soit sous l’espèce d’un parlement pantomime, en fait privé de toute voix au chapitre sur les questions fondamentales et réduit à la figuration résiduelle, ou bien, a fortiori, sous toute proposition qui envisagerait d’aller plus loin, l’Allemagne (sans doute accompagnée) dira non. On peut donc si l’on veut persister dans l’erreur ou la cécité volontaire un certain temps, mais pas trop quand même. Comme jadis « l’Europe sociale », « l’Europe démocratique » n’aura pas lieu. Il s’ensuit que, si elle reste accrochée à l’illusion d’un « autre euro », c’est la gauche au pouvoir qui n’aura pas lieu non plus.

    • Toujours cette rhétorique indigeste (avec, au passage, pour la bonne figure, évocation de Marx, du matérialisme et de la lutte de classe - mais ceci pour abuser qui ?) ... pour promouvoir, en guise de solution transitoire, la vieille lune protectionniste de la sortie de l’euro.

      Il n’y a pas à s’étonner que Lordon s’intéresse au sort de la gauche, de cette gauche (gouvernementale, gestionnaire) qui a rompu depuis des décennies avec toutes perspectives révolutionnaires pour adopter la boussole de la collaboration de classe, car, en lui proposant, pour se requinquer, de faire sienne une vieille diversion nationaliste, il reste sur le même terrain.

      Sur ce terrain, la division de la société en deux classes fondamentales antagonistes, l’existence d’un prolétariat international uni par les mille liens de la mondialisation capitaliste, renforcé numériquement par le développement des forces productives, n’existent pas. Tout au plus y a-t-il opposition d’une « oligarchie financière », impersonnelle et désincarnée aux « peuples souverains » - Lordon, du reste, n’a jamais conçu les transformations qu’il appelle de ses vœux que par le haut, par un changement des institutions et finalement par l’intervention des États nationaux.

      Il faudra bien un jour s’en rendre compte : en présentant les institutions européennes comme responsables de l’austérité et de toutes les attaques subies par les travailleurs, Lordon n’a jamais fait que ce que les souverainistes « de droite » ont toujours fait : rendre l’Union européenne, l’euro et la mondialisation responsables de tous les maux de la société indépendamment de la domination de la bourgeoisie. C’est-à-dire se refuser de désigner les capitalistes en chair et en os, camouflés derrière les abstractions qu’il dénonce. Et ainsi, fondamentalement, à l’instar de tout nationaliste qui se respecte, dédouaner la bourgeoisie française et tous les gouvernements successifs à son service.

      Le principal danger que représentent les idées souverainistes, c’est qu’elles obscurcissent la conscience des opprimés en leur désignant des leurres et des boucs-émissaires plutôt que de les aider à comprendre les mécanismes réels de la société et de l’économie.

      Quand ceux que ce monde révolte comprendront que, derrière la prose insupportable de Lordon, ne se trouvent, somme toute, que ces idées-là, des idées qui ne sentent pas meilleurs que les pièges nationalistes portées par l’extrême-droite, on aura peut-être commencé à faire un petit pas.

    • La « gauche de gouvernement », elle, refuse depuis 1982-1983 de mettre en œuvre une politique correspondant aux attentes du bloc social qui la porte au pouvoir. Cette coalition politique, dominée par le PS, est donc condamnée à rechercher un électorat alternatif qui soutiendrait les options fondamentales autour desquelles s’articule sa politique économique : l’intégration européenne et les « réformes structurelles » néolibérales, éventuellement adoucies par une politique sociale « active » et/ou une politique macroéconomique tournant le dos à l’austérité. Les groupes susceptibles d’appuyer une telle orientation se caractérisent par un revenu et un niveau d’éducation relativement élevés ; c’est pourquoi on peut qualifier de « bloc bourgeois » le front qu’ils constitueraient. Son cœur serait formé des cadres supérieurs de la fonction publique, traditionnellement rattachés au bloc de gauche, et des cadres du secteur privé, qui font plutôt partie du bloc de droite.

      La stratégie politique correspondante n’est pas nouvelle et a été explorée avec des succès limités par les divers représentants de la droite du PS : M. Jacques Delors appelait en 1985 « les sages de tous les camps » à se mettre d’accord sur une politique économique qui ne varierait que peu suivant les alternances politiques ; Michel Rocard, prenant la tête du PS après la défaite aux législatives de 1993, cherchait dans un « big bang » une solution de rechange à l’alliance traditionnelle du PS avec le PCF.

      Celui qui l’incarne actuellement de la façon la plus flagrante est M. Macron, qui, malgré ses prétentions à la nouveauté, revendique un « ni droite ni gauche » souvent utilisé dans le passé. On peut facilement deviner le programme économique dont il est porteur à la lecture de ses œuvres de jeunesse, le rapport Attali, comme à l’examen de son parcours de ministre, avec la loi Macron. Ses orientations de politique économique, pro-intégration européenne, favorables aux privatisations, à la « libéralisation » du marché du travail, correspondent à la tentative de constituer un « bloc bourgeois » qui serait dominant.

      Il y a toutefois un obstacle à ce projet. Cet électorat est constitué de groupes sociaux diplômés et aisés mais socialement et politiquement minoritaires. Une stratégie réaliste impliquerait donc de rechercher une médiation susceptible d’agréger d’autres troupes. Comme le projet économique repose sur des réformes néolibérales rejetées par la majorité de l’ancien bloc de gauche, le renfort proviendrait le plus vraisemblablement de fractions appartenant au bloc droitier (indépendants, professions intermédiaires). Ce serait là une solution aux contradictions internes de la droite : rejeter dans la minorité politique les catégories les plus hostiles aux « réformes structurelles » pour s’allier aux groupes de l’ancien bloc de gauche qui y sont le plus favorables. Cette majorité politique resterait probablement sociologiquement minoritaire.

      Étrange démocratie française : depuis trente-cinq ans, les programmes des grands partis de gouvernement ne correspondent pas aux attentes économiques des classes populaires, qui représentent pourtant plus de la moitié du corps électoral. Contrairement aux idées en vogue sur l’effacement des clivages idéologiques, les aspirations des ouvriers et des employés dessinent un bloc social de gauche.

      Majorité sociale, minorité politique par Bruno Amable
      https://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/AMABLE/57285

    • « Dans un monde où l’argent règne, son manque rend esclave, sa possession devient domination, et son accumulation tyrannie »

      Nous sommes aujourd’hui face à une situation qui peut laisser perplexe…
      La taxe de 3% sur les dividendes, instaurée sous le quinquennat de François Hollande, a été invalidée par le conseil constitutionnel.
      Cette taxe visait à compenser une perte de recettes budgétaires de de près de 5 milliards (qui elle-même datait du quinquennat du gouvernement de Nicolas Sarkozy dont faisait d’ailleurs parti Bruno Le Maire)
      Elle visait à encourager les entreprises à réinvestir leurs bénéfices plutôt que de distribuer des dividendes.
      Assez rapidement, les spécialistes de droit fiscal avaient alerté sur l’incompatibilité de cette taxe avec le régime fiscal des sociétés-mères et de leurs filiales au sein de l’Union européenne.
      Le président Hollande avec l’appui de son fidèle conseiller économique de l’époque Emmanuel Macron, avait décidé d’introduire, une contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés.
      Cela allait dans le bon sens, mais sans surprise, la mesure a été retoquée par le Conseil Constitutionnel après l’invalidation partielle de la Cour de Justice européenne.

      Une façon de persister dans l’erreur qui laisse songeur…

      En 2015, la Commission européenne avait mis la France en demeure au sujet de cette taxe.
      A ce moment-là, la facture était seulement estimée entre 2 à 3 milliards d’euros.
      On peut donc se demander pourquoi l’État a maintenu cette taxe sous sa forme aussi longtemps.

      Il ne s’agit donc pas tout à fait de gérer un imprévu …. mais plutôt de faire un correctif nécessaire suite à une gestion juridique que l’on pourrait qualifier dans le meilleur des cas, d’hasardeuse ….

      Peu importe si notre président actuel s’occupait précisément de la fiscalité des entreprises à cette période…
      Peu importe si de nombreux membres de la majorité actuelle ont participé au vote de cette loi et ont accepté l’amendement invalide au regard de la constitution.
      Et enfin, peu importe si des parlementaires devenus ministres de l’actuel gouvernement ont voté tout cela…

      Nous voilà rassurés…

      Désormais, en tenant compte des pénalités et des intérêts, la facture a donc grimpé à près de 10 milliards.
      Voyant la douloureuse arriver, le nouveau gouvernement a décidé de simplement supprimer la taxe de 3% sur les dividendes au lieu de la remanier pour la rendre applicable.
      Pour le reste Bercy propose la solution que vous connaissez…

      Au grand désespoir du Medef, la moitié sera financée par une nouvelle taxe exceptionnelle et ponctuelle pour les grandes entreprises et l’autre moitié par le contribuable.

      Il est peut-être temps de réformer le Conseil Constitutionnel dont la composition et l’orientation idéologique pose question.

      En effet, ses membres, que la presse qualifie curieusement de « sages », peuvent interpréter la constitution et décider de l’équilibre entre intérêts économiques particuliers et intérêt général…

      Et ils semblent avoir souvent fait primer la défense de l’ordre économique établi, et donc des privilèges des multinationales, sur les objectifs de justice sociale et fiscale empêchant de ce fait toute forme de vision alternative.

      Les grands groupes en jouent, comme le démontre l’enquête de Mathilde Mathieu pour Mediapart qui nous parlent des “portes étroites” : ces contributions informelles, qui sont commandées à d’éminents professeurs de droit constitutionnel ou à des cabinets d’avocats spécialisés, moyennant rémunération de plusieurs dizaines de milliers d’euros, et envoyées au Conseil pour tenter d’influencer sa décision.

      Le conseil constitutionnel a ainsi censuré de nombreuses mesures législatives bénéfiques à l’intérêt général ces dernières années :
      – la proposition de taxer les très hauts revenus à 75% sur la dernière tranche,
      – la loi Florange, censée mettre fin aux « licenciements boursiers » en imposant des pénalités aux entreprises qui fermeraient des sites rentables.
      – la taxe sur les dividendes.
      – ils se sont également opposé aux sanctions contre les lobbyistes, qui ne respecteraient pas les obligations liées aux registres, imposant un minimum de transparence de leurs activités, à l’Assemblée ou au Sénat.
      – ils ont même censuré la disposition prévoyant une aide financière aux lanceurs d’alerte.

      Étonnamment , nous n’avons pas eu de réaction du Conseil Constitutionnel sur la baisse des APL, sur la casse du code du travail, sur les pertes de liberté individuelles, ou le démentellement de la protection sociale qu’il s’agisse de l’assurance chômage ou de l’assurance maladie.

      Ne nous trompons pas.

      Il ne s’agit pas là d’une fatalité insurmontable pour la France comme pour l’Europe, qui nous empêche de rendre notre société plus juste mais d’un basculement idéologique !

      Comme le dit très justement Emmanuel Todd « Dans un monde où les inégalités de revenus primaires s’accroissent dans des proportions démesurées, les riches, exigent et obtiennent que leurs impôts diminuent.

      Ils veulent toujours moins d’État, toujours moins de fonctionnaires. Nous n’avons plus affaire à une logique d’efficacité économique, mais à une dynamique de pouvoir. Ce glissement inquiétant, de la recherche du profit à celle du pouvoir, traduit la mutation du capitalisme, passé par étape du stade industriel au stade financier. »

      Profitons de ce projet de loi de Finance rectificative pour nous poser la bonne question :

      Quelle fiscalité pour quelle société ?

      De l’argent, il y en a. Mais il est capté par les uns au lieu d’être mis au service de l’intérêt général par l’impôt.
      Le système fiscal doit être entièrement refondé sur des bases justes et claires, en appliquant le principe de la progressivité qui veut que plus on gagne d’argent, plus on contribue au bien public.
      Nous considérons que le partage entre salariés et actionnaires est injuste et inefficace, et que la fiscalité doit davantage taxer l’économie financière.

      Louise Michel avait raison : « notre plus grande erreur, fût de n’avoir pas planter le pieu au cœur du vampire : la finance » !

      Ce système, non seulement ne fonctionne pas, mais il détruit des millions de vies. Vous avez sacrifié le code du travail ! Vous avez piétiné la loi qui protégeait les plus faibles, vous avez supprimé l’ISF…
      Il faut renverser les perspectives et orienter l’économie vers de nouvelles valeurs.

      Il est indispensable que l’accumulation des biens et la thésaurisation de capitaux financiers soient très sérieusement encadrées et qu’une fiscalité plus juste réduise les écarts extravagants qui ne cessent de se creuser.
      L’argent a perdu sa vocation initiale qui était de favoriser les échanges entre les hommes pour devenir une finalité en soi.
      Introduit dans tous les aspects de la vie, développé de manière démesurée, il devient un écran qui nous sépare. Accumulé, il consolide la séparation entre ceux qui le maitrisent et ceux qui en subissent le manque.
      Dans un monde où l’argent règne, son manque rend esclave, sa possession devient domination, et son accumulation tyrannie.

      En effet, les réalités concrètes de nos quotidiens ne peuvent se résumer aux seules lois de l’argent et du marché.
      Et vous savez aussi bien que moi que cet argent ne reviendra jamais dans le circuit de l’économie réelle et qu’aucun emploi ne sera créé !
      C’est clair, nous avons donc deux visions différentes de l’économie.
      Comme certains d’entre vous le savent peut-être, le terme « crise » en chinois provient de l’association de deux notions : danger et opportunité.

      Derrière la crise du système capitaliste débridé, il y a aussi une opportunité : nous saisir de cette bifurcation pour redonner sa place à l’humain.
      Commençons par construire une fiscalité plus respectueuse des gens et de leur environnement, une fiscalité socialement et écologiquement responsable !
      Mettre l’économie au service de l’humain c’est résister à une mondialisation dépersonnalisante et destructrice, mais c’est aussi réaffirmer la volonté de partager les biens et les richesses créées par le travail.

      La dérive des institutions, l’abstention de masse, l’uniformité médiatique, le rétrécissement du débat politique aux dogmes de la « pensée unique », font prévaloir les normes néolibérales.
      Pour stopper la folie des marchés, il faut juste que le peuple se mette en mouvement et cela commence par chacun d’entre nous.
      L’explosion des inégalités, de la précarité et de la pauvreté, les violations répétées de la démocratie, le dénigrement des rapports humains basés sur la solidarité et la coopération, tout ceci, en apparence inéluctable, dépend entièrement de nos choix politiques.

      Par exemple, Vous aviez le choix d’augmenter l’ISF mais vous l’avez supprimé.
      Vous aviez le choix de renforcer les droits des travailleurs, mais vous les avez dégradés.
      Vous aviez le choix de permettre véritablement l’accès au soin pour tous, mais vous avez supprimé les cotisations sociales concernant l’assurance maladie, ce qui contribue à fragiliser son financement.
      Vous aviez le choix de permettre à chaque bachelier d’avoir une place dans l’université de son choix et vous laissez perdurer un système qui généralise le tirage au sort.

      Des exemples parmi tant d’autres qui reflètent le délitement de l’état.
      Un état qui a renoncé à protéger les plus faibles.
      Un état qui abandonne peu à peu son rôle : être présent sur tout le territoire.
      Un état qui permet à la population de consommer des produits alimentaires toxiques et qui recule sur le CETA et le glysphosate.

      Je conclurai avec Jean-Claude Bresson-Girard :

      « Après la fin du développement, la décroissance soutenable, avec la sortie de la société de marché qu’elle implique, est la réponse logique pour permettre à l’humanité d’échapper aux conséquences désastreuses de la barbarie consumériste, pour que l’humanité s’accomplisse comme l’humanité, si tel est son désir, en prenant conscience d’elle-même. »

      https://lafranceinsoumise.fr/2017/11/06/discours-percutant-de-muriel-ressiguier

  • Macron et la réforme de l’Europe, de la poudre de berlinpinpin ?
    http://www.regards.fr/web/article/macron-et-la-reforme-de-l-europe-de-la-poudre-de-berlinpinpin

    Sous l’œil bienveillant mais sourcilleux de Bruxelles et Berlin, le nouveau président veut sauver l’Europe en ravivant sa flamme, mais en amendant à peine des politiques auxquelles il adhère pleinement – à commencer par les "réformes structurelles" .

    Son alignement idéologique sur Bruxelles et Berlin, à quelques nuances près, promet à la France un ajustement douloureux (sur les terrains du marché du travail, de l’assurance chômage et des retraites) dont les vertus postulées sont pourtant de plus en plus contestées (lire l’article de Romaric Godin). Comment croire que le volontarisme d’Emmanuel Macron, agent d’une continuité politique et économique presque complète pour l’Europe, puisse contribuer à sauver celle-ci ?

    Quatremer, pas par quatre chemins

    Les eurolâtres radicaux n’ont pas craint de voir dans l’élection d’Emmanuel Macron, pourtant essentiellement due aux circonstances et au front anti-FN, le signe que l’UE était sauvée et ne devait plus être remise en question. Ainsi de Jean Quatremer dans une chronique, pour qui « l’élection de Macron tranche la question européenne » et constitue « aussi un plébiscite en faveur d’une France européenne ». Rien de moins.

    Outre qu’il élude que son champion n’a réuni au premier tour que 18 % des suffrages des inscrits (dont la moitié sans adhésion à son projet), outre qu’il expédie ad patres l’expression de la profonde défiance suscitée par l’UE, aussi bien que les raisons qui fondent cette défiance, le journaliste de Libération recourt à des procédés habituels chez ses pairs : amalgamer toute critique de l’UE à celles du Front national, assimiler l’idée et l’idéal européens à la forme (forcément indépassable) que lui ont donnée les institutions actuelles.

    C’est gros, mais ça continue de passer.

  • Macron et l’Europe : premières inquiétudes dans la presse allemande

    Après le soulagement, l’inquiétude. Une partie de la presse allemande, qui saluait lundi 8 mai au matin la victoire d’Emmanuel Macron, le candidat « pro-européen », pense déjà à la suite. Et plus précisément, aux réformes européennes. Elle s’inquiète du programme du nouveau président français - tout en enjoignant Angela Merkel à chercher le compromis.

    La lune de miel va-t-elle se terminer rapidement ? Alors que la presse allemande a salué avec soulagement la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, le tabloïd allemand Bild s’est fendu ce mardi 9 mai d’un article plus critique sur le nouveau président français, le « chouchou de la politique allemande ». « Nouvelle époque en France : combien nous coûtera Macron ? », a lancé le journal le plus lu outre-Rhin, ajoutant : « Toute l’Europe se félicite du nouveau président de la France, Emmanuel Macron (39 ans). Mais il pourrait lui aussi continuer à contracter des dettes... »

    « Combien va nous coûter Macron ? »
    Bild Zeitung

    Dans la ligne de mire du tabloïd, les propositions de Macron concernant l’Union Européenne, qui pourraient coûter cher à l’Allemagne : création d’euro-obligations qui fourniraient un taux d’emprunt unique pour tous les pays de la zone euro, mutualisation des dettes européennes, ou encore création d’un ministre des Finances européennes. « Des idées qui, provenant d’une France très endettée (2 160 milliards d’euros), font tirer la sonnette d’alarme en Allemagne », tacle Bild. Le tabloïd donne ensuite la parole à plusieurs responsables politiques de la droite allemande pour appuyer ses inquiétudes.

    Le ton de l’article tranche clairement avec les « L’Europe respire », « ouf ! » et autres « La France dit oui à l’Europe » (copyright Bild pour cette dernière citation) qui saluaient la victoire du candidat « pro-européen » en Une des grands titres de presse allemands...

    http://www.arretsurimages.net/articles/2017-05-09/Macron-et-l-Europe-premieres-inquietudes-dans-la-presse-allemande-id

    aperçu #mur_de_paiement

    • Désormais président de la République élu, Emmanuel Macron va devoir engager rapidement le cœur de son programme, les « réformes structurelles ». Les dirigeants européens, à commencer par Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, et Angela Merkel, l’ont d’ailleurs rappelé à cette obligation dès les premières heures qui ont suivi l’élection. Il s’agit cependant là davantage que de simples mesures de gestion, c’est le centre de la vision du nouveau chef de l’exécutif. Dans son esprit, sa capacité à engager « les réformes qui ont trop longtemps été repoussées » doit déterminer le retour de la croissance dans le pays et, partant, la renaissance de l’influence française en Europe et dans le monde, ainsi que l’apaisement des tensions sociales. Tout part donc pour le nouveau président de ces « réformes ». Et c’est pour cette raison qu’il n’a pas souhaité faire de concessions sur ce point durant l’entre-deux-tours.

      La « magie » des réformes structurelles peut-elle fonctionner ? par Romaric Godin sur Médiapart (sic). Pas encore paru sur son blog Le Mouvement réel. A suivre donc...

    • Macron et la réforme de l’Europe, de la poudre de berlinpinpin ?
      http://www.regards.fr/web/article/macron-et-la-reforme-de-l-europe-de-la-poudre-de-berlinpinpin

      Sous l’œil bienveillant mais sourcilleux de Bruxelles et Berlin, le nouveau président veut sauver l’Europe en ravivant sa flamme, mais en amendant à peine des politiques auxquelles il adhère pleinement – à commencer par les "réformes structurelles" .

      Son alignement idéologique sur Bruxelles et Berlin, à quelques nuances près, promet à la France un ajustement douloureux (sur les terrains du marché du travail, de l’assurance chômage et des retraites) dont les vertus postulées sont pourtant de plus en plus contestées (lire l’article de Romaric Godin). Comment croire que le volontarisme d’Emmanuel Macron, agent d’une continuité politique et économique presque complète pour l’Europe, puisse contribuer à sauver celle-ci ?

      Quatremer, pas par quatre chemins

      Les eurolâtres radicaux n’ont pas craint de voir dans l’élection d’Emmanuel Macron, pourtant essentiellement due aux circonstances et au front anti-FN, le signe que l’UE était sauvée et ne devait plus être remise en question. Ainsi de Jean Quatremer dans une chronique, pour qui « l’élection de Macron tranche la question européenne » et constitue « aussi un plébiscite en faveur d’une France européenne ». Rien de moins.

      Outre qu’il élude que son champion n’a réuni au premier tour que 18 % des suffrages des inscrits (dont la moitié sans adhésion à son projet), outre qu’il expédie ad patres l’expression de la profonde défiance suscitée par l’UE, aussi bien que les raisons qui fondent cette défiance, le journaliste de Libération recourt à des procédés habituels chez ses pairs : amalgamer toute critique de l’UE à celles du Front national, assimiler l’idée et l’idéal européens à la forme (forcément indépassable) que lui ont donnée les institutions actuelles.

      C’est gros, mais ça continue de passer.

  • Barroso à Goldman Sachs : l’arbre qui cache la forêt
    https://www.pantouflewatch.org/2016/07/14/barroso-a-goldmans-sachs-larbre-qui-cache-la-foret

    Vendredi 8 juillet, la banque d’affaires américaine Goldman Sachs a annoncé avoir engagé l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso pour la conseiller. Cette annonce a provoqué de vives réactions. Pour Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, ça n’est pas moins qu’un « bras d’honneur à l’Europe ». Dans son interview du 14 juillet, François Hollande a quant à lui jugé « moralement inacceptable » le recrutement de l’ancien président de la Commission par Goldman Sachs. Ce pantouflage spectaculaire est pourtant un arbre qui cache la forêt : à la Commission comme dans la fonction publique française, de tels allers retours entre administration et grandes entreprises sont monnaie courante.

  • Loi travail : panique dans l’élite - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/article/loi-travail-panique-dans-l-elite

    Immanquablement, on retrouve dans cette brigade de la juste pensée le sémillant Arnaud Leparmentier, directeur éditorial du Monde, qui fustige sur Twitter les « gaucho-conservateurs », vite épaulé par son comparse grécophobe Jean Quatremer. Au Monde, on a choisi, en ce 9 mars, de faire la une sur Nicolas Sarkozy et sa brillante solution contre le chômage : « Supprimer 300.000 emplois publics ». Chez Bruno Roger-Petit, wannabe-éditocrate chez Challenges, on vilipende les « petits bourgeois » de l’UNEF ou des Jeunes socialistes, on suspecte une manipulation de ces pauvres jeunes incapables de penser par eux-mêmes et on retwitte Eugénie Bastié, ultra-réac du Figaro qui se gausse des manifestations en ligne.

    Sur France Inter où, pour traiter cette actualité sociale, on a choisi d’inviter coup sur coup Emmanuel Macron et Marion Maréchal-Le Pen mardi et mercredi [1], Léa Salamé se fait le perroquet de Manuel Valls en affirmant que « le CDI va devenir la règle ».

    Le service public de l’information est particulièrement mobilisé. Au 20 heures de France 2, c’est un véritable barrage d’artillerie qui est déclenché, dès jeudi, d’abord pour mettre en doute le million de signataires de la pétition "Loi travail, non merci !" (on les connaît moins regardants sur la méthodologie fumeuse des sondages qu’ils invoquent à longueur d’année), puis multiplier les sujets à charge contre les opposants à la loi El Khomri, et enfin désinformer allègrement le téléspectateur à propos d’une entreprise de dentelle à Calais. Depuis que David Pujadas s’est luxé l’épaule en laissant lourdement tomber un exemplaire du livre rouge honni, la 2 ne ménage pas ses représailles.
    Panique et dévoilements

    Sur TF1, on multiplie aussi les sujets propagandistes, on infantilise la jeunesse et on continue le combat contre ce Code du travail maléfique, dont « paradoxalement, tout le monde s’accorde à dire [qu’il] a bien besoin d’une révision », assène une journaliste du JT, manifestement sonnée que tout le monde n’adhère pas au crédo martelé depuis des années. Ancienne employée de la Une, Anne Sinclair déplore que « les fonctionnaires qui font grève ne sont pas concernés par la loi El Khomri... » Allez expliquer le principe de la solidarité aux grands bourgeois…

    Et sur Francecul hier matin, aux infos on ne parlait que de l’appel à manifester des étudiants. Pourtant, à la manif du Mans il y avait largement autant d’adultes syndiqués (ou non) que d’étudiants sinon bien plus.

  • Plusieurs articles abordent la question du vocabulaire. Faut-il les appeler migrants, réfugiés, sans-papiers, demandeurs d’asile, exilés...? Les avis sont partagés

    « Migrant » ou « réfugié » : quelles différences ?
    Alexandre Pouchard, Le Monde, le 25 août 2015
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/08/25/migrant-ou-refugie-quelles-differences_4736541_4355770.html

    Le « migrant », nouveau visage de l’imaginaire français
    Sylvia Zappi, Le Monde, le 26 août 2015
    http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/08/26/le-migrant-nouveau-visage-de-l-imaginaire-francais_4737104_1654200.html

    « Migrants », « réfugiés » : sur le sujet sensible des migrations, le choix des mots n’est pas neutre
    AFP, le 27 août 2015
    https://www.45enord.ca/2015/08/migrants-refugies-sur-le-sujet-sensible-des-migrations-le-choix-des-mots-nes

    Ne dites plus « migrant »
    Jean Quatremer, Libération, le 4 septembre 2015
    http://www.liberation.fr/monde/2015/09/04/ne-dites-plus-migrant_1375999

    La distinction entre réfugiés et migrants économiques ne va pas de soi
    Céline Mouzon, Alter Eco, le 11 septembre 2015
    http://www.alterecoplus.fr/refugies/la-distinction-entre-refugies-et-migrants-economiques-ne-va-pas-de-soi-

    Le discours sur les réfugiés syriens : un analyseur
    Saïd Bouamama, le 11 septembre 2015
    https://bouamamas.wordpress.com/2015/09/14/le-discours-sur-les-refugies-syriens-un-analyseur

    "La distinction entre ’bons’ réfugiés et ’mauvais’ migrants n’est pas tenable"
    Laura Thouny, L’Obs, le 12 septembre 2015
    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150910.OBS5614/la-distinction-entre-bons-refugies-et-mauvais-migrants-n-est-pa

    Demandeurs d’asile ou sans-papiers ?
    Paris-Luttes Info, le 13 septembre 2015
    https://paris-luttes.info/demandeurs-d-asile-ou-sans-papiers-3761

    Pourquoi je n’userai pas du terme "réfugié"
    Paris-Luttes Info, le 15 septembre 2015
    https://paris-luttes.info/pourquoi-je-n-userai-pas-du-terme-3770

    Contre la logique du tri : pour un droit d’asile et au séjour, pour tous et toutes, maintenant !
    Solidaires, le 17 septembre 2015
    http://solidaires.org/article51763.html

    #migrants #réfugiés #sans-papiers #demandeurs_d_asile #exilés #Syrie #Guerre #Tragédie #Vocabulaire #Mots
    #recension

  • l’An 2000 - Six ans après, le vieux blogueur a le spleen. Moi, perso, ça va. - Libération.fr
    http://an-2000.blogs.liberation.fr/2015/07/22/six-ans-apres-le-vieux-blogueur-le-spleen

    C’est sûr que c’était mieux avant quand on était tranquillement assis sur son trône de blogueur influent et qu’on pouvait professer la bonne parole à ses fans. Jean Quatremer, journaliste à Libération, ne dit pas autre chose quand il dénonce « la revanche du café du commerce » : « tout le monde a le sentiment d’être sur un plan d’égalité avec son interlocuteur, ce qui n’est évidemment pas le cas ».

    Hossein Derakhshan tient, au fond, les mêmes propos qu’un journaliste aurait pu tenir en 2006, découvrant ces impertinents blogueurs venir lui contester le monopole de la parole. Il est un peu facile de rejeter la faute sur le méchant Facebook pour ne pas dire le fond de sa pensée, à savoir que la massification du web à volé notre paradis perdu.

  • Jean Quatremer est indigné et compare Lordon à un khmer. « De l’hystérisation du débat à l’heure numérique »
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2015/07/22/de-lhysterisation-du-debat-lheure-numerique

    Car si ces « twitteux en folie et internautes déchaînés », comme les qualifie le philosophe et historien Marcel Gauchet (entretien à Libération, 17 juin 2015), se croient autorisés à insulter des journalistes (je parle ici de la profession qui est la mienne) qui ne font que leur travail, c’est parce que cette haine est validée par des politiques (la famille Le Pen et consorts, Jean-Luc Mélenchon pour ne citer que les plus tristement célèbres) qui dénoncent sans cesse des journalistes « aux ordres », mais aussi des intellectuels, comme l’économiste Frédéric Lordon, dont les articles sont autant d’appels répétés à la haine (et je suis l’une de ses cibles favorites).

    http://blog.mondediplo.net/2015-07-07-Le-crepuscule-d-une-epoque

    Ainsi, Lordon a écrit une interminable chronique sur son blog du Monde Diplomatique (@mdiplo) à propos d’un selfie ironique que Leparmentier et moi-même avons posté le 2 juillet sur Twitter pour nous moquer des excités du clavier qui nous poursuivaient (je revendique le droit à l’humour et à la dérision, oui, oui). Il nous qualifie avec sa délicatesse habituelle « d’ahuris » aux « regards béats et satisfaits » avant d’inviter ses lecteurs à nous mettre à la « décharge », avec ce que cela sous-entend quand on connaît les « réalisations » de la gauche radicale, par exemple au Cambodge : « Têtes politiques en gélatine, experts de service, journalisme dominant décérébré, voilà le cortège des importants qui aura fait une époque. Et dont les réalisations historiques, spécialement celle de l’Europe, seront offertes à l’appréciation des temps futurs. Il se pourrait que ce soit cette époque à laquelle le référendum grec aura porté un coup fatal. Comme on sait, il faut un moment entre le coup de hache décisif et le fracas de l’arbre qui s’abat. Mais toutes les fibres commencent déjà à craquer. Maintenant il faut pousser, pousser c’est-à-dire refaire de la politique intensément puisque c’est la chose dont ils ignorent tout et que c’est par elle qu’on les renversera. L’histoire nous livre un enseignement précieux : c’est qu’elle a des poubelles. Il y a des poubelles de l’histoire. Et c’est bien. On y met les époques faillies, les générations calamiteuses, les élites insuffisantes, bref les encombrants à oublier. Alors tous ensemble, voilà ce qu’il faudrait que nous fassions : faire la tournée des rebuts, remplir la benne, et prendre le chemin de la décharge ». En quelques phrases glaçantes, tout est dit.

  • La Grèce vue par Libération : la ligne Bruxelles-Quatremer ne fait pas l’unanimité
    http://www.acrimed.org/article4670.html

    Cet article s’inscrit dans une série qui revient sur le traitement médiatique de l’actualité des négociations entre la Grèce et ses créanciers. Après un premier article consacré au Monde, ce second article est dédié à Libération qui a la particularité de compter comme correspondant à Bruxelles Jean Quatremer, éminent expert du « mal grec », auquel il a consacré un documentaire sous forme de « psychanalyse de la Grèce ».

  • Sur Arte, Jean Quatremer psychanalyse la Grèce
    http://www.acrimed.org/article4558.html

    Mardi 20 janvier, Arte rediffusait le documentaire coréalisé par Jean Quatremer, « Grèce, année zéro ». S’agissait-il, à l’approche des élections législatives en Grèce, de fournir aux téléspectateurs français l’occasion d’approfondir les enjeux autour de la situation critique du pays et des élections du 24 janvier ? Difficile de l’imaginer, avec ce film de 52 minutes qui enfile les clichés sur la Grèce et la nécessité de « la réforme », en se concentrant presque exclusivement sur la fraude et la corruption. De ces maux bien réels, le documentaire propose une explication culturelle ou historique (ou encore une « psychanalyse », selon les mots de Quatremer lui-même), au détriment d’une mise en perspective économique et politique de la crise et des « remèdes » possibles. (...) Source : (...)

  • Choux de Bruxelles
    http://www.greekcrisis.fr/2014/09/Fr0366_3.html

    Jean Quatremer avait estimé entre autres, que je faisais “du misérabilisme” lorsque j’évoquais par exemple l’état de délabrement sciemment provoqué du système de santé en Grèce, le presque tiers de la population... étant expulsée de la Sécurité Sociale, ainsi que le décès, parmi tant d’autres, de mon cousin à Rhodes, alors transféré dans un hôpital où le manque en personnel spécialisé et subséquemment le protocole inadéquat qui fut alors pratiqué, lui a ainsi assuré une place... de choix vers Achéron. Source : greek crisis

  • Tafta, l’ombre d’un traité hors norme - Jean Quatremer, 18 mai 2014
    http://www.liberation.fr/monde/2014/05/18/tafta-l-ombre-d-un-traite-hors-norme_1020492

    Ces réglementations n’ont pas pour but premier de limiter les échanges, mais leurs différences s’opposent à une libre circulation totale, ce que l’on appelle les barrières non tarifaires, qui équivalent à un droit de douane supplémentaire - entre 32% et 52% selon les produits de part et d’autre de l’Atlantique. Un exemple ? La différence des normes de sécurité et de pollution applicables aux véhicules impose aux constructeurs quasiment deux chaînes de production… D’autres normes en revanche expriment des choix de société, comme l’interdiction du bœuf aux hormones, la limitation des OGM ou l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste. Dans un autre registre, de nombreux secteurs ne sont pas ouverts à la concurrence étrangère, notamment dans les services ou les marchés publics (ouverts en Europe, fermés à 70% aux Etats-Unis). De même, des secteurs entiers, comme le transport maritime, les services portuaires ou les compagnies aériennes ne sont que partiellement accessibles aux investissements étrangers outre-Atlantique. Le but du #TTIP ? Limiter ces différences normatives en harmonisant les règles. Le seul secteur exclu de la négociation reste la culture, ou plutôt le secteur audiovisuel. Ce qui laisse le champ libre à la Commission en matière de services culturels numériques…

    #GMT

  • La souveraineté privatisée - La lettre volée, politique, lectures, Europe et humeurs diverses
    http://www.lalettrevolee.net/article-la-souverainete-privatisee-121092306.html

    Le malheureux Jean Quatremer pleure la souveraineté européenne.
    De façon fort intéressante, il explique que, suite à l’accord USA/UE, qui sera calqué sur l’accord Canada/UE, « petit à petit, l’Union (mais aussi l’ensemble des pays signataires) va voir sa capacité à modifier ses politiques publiques limitée ».
    Quatremer doit sortir d’une congère, car l’UE travaille depuis longtemps à réduire à peu les politiques publiques. Plus au fond, il a également aujourd’hui un problème logique : il lui faut réhabiliter le souverainisme après l’avoir combattu inlassablement.
    Il commence en effet ainsi son billet :
    « L’Europe est-elle en train de renoncer à sa souveraineté normative ? L’Union aura-t-elle encore, demain, la capacité d’adopter des directives et des règlements plus protecteurs et, donc, de changer de politique ? »
    Il redécouvre donc que la souveraineté est la condition de la démocratie.
    Il lui faudra du courage pour convertir à la souveraineté les européens auxquels a été sans cesse répété que le souverainisme c’était le mal absolu.
    Il aura d’autant plus de mal que l’Union européenne n’a pas été construite pour être une puissance, mais, comme l’expliquait fort bien Zbigniew Brzezinski, « un des piliers vitaux d’une grande structure de sécurité et de coopération, placée sous l’égide américaine et s’étendant à toute l’Eurasie. »
    Ce que Quatremer ne voit pas est que l’écrasement successif des souverainetés des nations européennes, puis, dans la foulée, celui de la souveraineté de l’Union européenne, à peine (mal) acquise, obéit à une logique.
    Cette neutralisation des puissances publiques se fait en réalité au bénéfice de la plus grande et dernière des puissances publiques, les Etats-Unis. Et les entreprises américaines en seront premières bénéficiaires. La souveraineté est en réalité confisquée, privatisée, au bénéfice des Etats-Unis principalement (Prism et la surveillance globale mise en place par ceux-ci ne sont que la marque électronique de cet état de fait).
    Si bien qu’un combat pour redonner des marges de manoeuvre au politique doit se fixer comme objectif de restaurer les souverainetés au niveau d’abord national. Quatremer devra donc se faire aussi souverainiste au niveau national s’il souhaite que l’UE conserve quelques pouvoirs résiduels.
    C’est un thème qu’aborde régulièrement Dani Rodrik, professeur à Princeton, que j’ai déjà évoqué pour noter son opposition à une gouvernance mondiale ou son triangle d’impossibilité.

    #Jean-Quatremer
    #accord-Canada/UE
    #souveraineté-privatisée
    #souveraineté-normative
    #accord-USA/UE
    La #souveraineté est en réalité #confisquée, #privatisée, au #bénéfice des #Etats-Unis principalement ( #Prism et la #surveillance-globale mise en place par ceux-ci ne sont que la marque électronique de cet état de fait).

  • Jean Quatremer revient rapidement sur les conséquences potentiellement très négatives des accords de libre-échange dits de dernière génération .

    L’#Europe est-elle en train de renoncer à sa souveraineté normative ? L’Union aura-t-elle encore, demain, la capacité d’adopter des #directives et des #règlements plus protecteurs et, donc, de changer de politique ? Beaucoup se posent la question, à Bruxelles, après la conclusion, le 18 octobre dernier, d’un accord de libre-échange entre l’Union et le #Canada, préfiguration de ceux qui sont actuellement en négociation, notamment avec le #Japon et les #États-Unis.

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2013/11/leurope-aux-mains-du-big-business-.html

    #libéralisme #entreprises

  • Article de Jean Quatremer sur les accords de #libre-échange #UE- #Cana et #UE - #États-Unis_d'Amérique.

    Les amateurs de contes de fées ont dû être comblés en lisant le communiqué de presse publié par la Commission européenne, le 18 octobre, expliquant en cinq pages « l’accord économique et commercial global » avec le Canada. C’est simple, ce traité, c’est l’avenir radieux de l’humanité transatlantique. La preuve ? La Commission nous annonce que le commerce bilatéral va s’accroître de « 22,9%, soit 25,7 milliards d’euros » et le PIB augmenter de « pas moins de 11,6 milliards par an ». Un degré de précision stupéfiant alors que Bruxelles n’arrive pas à prévoir la croissance à six mois… Bref, c’est la mondialisation heureuse qui nous est promise.

    http://www.liberation.fr/economie/2013/10/28/l-avenir-radieux-et-sans-question-du-libre-echange_942997

  • Ce qu’a VRAIMENT dit Mélenchon... - Politis
    http://www.politis.fr/Ce-qu-a-VRAIMENT-dit-Melenchon,21436.html

    Depuis hier, toute la planète solferinienne s’enflamme pour un mot de trop que Jean-Luc Mélenchon aurait prononcé sur Pierre Moscovici. J’emploie à dessein le conditionnel car les « confrères » [1] qui ont décidé d’aboyer sur les réseaux sociaux avec la meute, et ont même pris la tête de celle-ci (Jean-Michel Aphatie et Jean Quatremer), ne pouvaient se fonder sur une seule source. Ils auraient mieux fait de s’informer avant de commenter. Mais c’est un réflexe de journaliste, qui se perd.