person:jean rouch

  • Des conférences de cinema mises en ligne par la FEMIS - Le mag cinéma
    https://lemagcinema.fr/non-classe-fr/des-conferences-de-cinema-mises-en-ligne-par-la-femis

    La Femis ouvre son patrimoine vidéo et met à disposition des vidéos de conférences sur le thème du cinéma assez exceptionnelles.

    Depuis plus de trente ans, La Fémis est un lieu de rencontres entre artistes et étudiants.
    La Fémis a ainsi décidé de mettre en valeur au sein de ses archives une première sélection de tables rondes, master class, conférences et débats qui se sont tenus à La Fémis ou dans d’autres lieux – tel que le Festival de Cannes – qui illustrent la parole des cinéastes, images filmées par les étudiants eux-mêmes depuis 1986.
    Grâce au soutien de l’Université Paris Sciences et Lettres, à laquelle La Fémis est associée, et grâce au travail de monteurs image et son, les interventions choisies de nombreux cinéastes seront désormais accessibles sur deux plateformes, celle de l’école et celle de la bibliothèque numérique de « PSL Explore », et ce, à des fins culturelles, scientifiques et pédagogiques

    Conférences
    http://www.femis.fr/conferences

    Depuis plus de trente ans, La Fémis est un lieu de rencontres entre artistes et étudiants.
    La Fémis a ainsi décidé de mettre en valeur au sein de ses archives une première sélection de tables rondes, master class, conférences et débats qui se sont tenus à La Fémis ou dans d’autres lieux

    Conférence de Jean Rouch, Johan Van der Keuken et Frederick Wiseman dans le cadre des Rencontres de la Fémis (1987)
    ↓ Conférence d’Alain Tanner dans le cadre des Rencontres de la Fémis (1987)
    ↓ Conférence de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet (1988)
    ↓ Conférence de Jean-Luc Godard dans le cadre des Mardis de La Fémis (1988)
    ↓ Conférence de David Cronenberg dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2000)
    ↓ Conférence d’Éric Rohmer dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2005)
    ↓ Conférence de Guy Maddin dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2012)
    ↓ Conférence de Francis Ford Coppola dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2012)
    ↓ Conférence de Luc et Jean-Pierre Dardenne dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2012)
    ↓ Conférence de Thomas Vinterberg dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2012)
    ↓ Conférence de Bruno Dumont dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2014)
    ↓ Conférence d’Agnès Varda dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2014)
    ↓ Conférence de Patricio Guzman dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2015)
    ↓ Conférence de Jean-Gabriel Périot dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2016)
    ↓ Conférence de Frederick Wiseman dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2016)
    ↓ Conférence de Raymond Depardon et Claudine Nougaret dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2017)
    ↓ Conférence de Cédric Klapisch dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2017)
    ↓ Conférence de Damien Manivel dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2017)
    ↓ Conférence de Frederick Wiseman dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2017)
    ↓ Conférence de Vincent Macaigne dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2017)
    ↓ Conférence de Tony Gatlif dans le cadre des Rencontres de la Fémis (2018)

  • Jean Rouch : "J’aime les villes qui sont tournées vers le soleil couchant comme Niamey"
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/jean-rouch-jaime-les-villes-qui-sont-tournees-vers-le-soleil-couchant-


    En 1961, Jean Rouch donnait un entretien à José Pivin pour l’émission « Tous les plaisirs du jour sont dans la matinée ». Le cinéaste évoquait sa jeunesse et sa rencontre avec l’Afrique pendant la seconde guerre mondiale. Il parlait de son engagement politique avec la guerre d’Espagne, de son attrait pour les surréalistes, pour le jazz.

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-20.02.2019-ITEMA_21987630-0.mp3?track=false
    ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““
    Jean Rouch (1917-2004)
    https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/jean-rouch-1917-2004

    Rediffusion de l’émission du 12/09/2010. Par Catherine Pont- Humbert. Réalisation : Jean-Claude Loiseau. Avec la collaboration de Clotilde Pivin. Liens internet : Annelise Signoret.

    Le Niger qui l’a vu partir à l’âge de 86 ans, Jean Rouch n’avait cessé d’y revenir, d’y creuser un sillon profond. Celui de refondateur du cinéma ethnographique, de pionnier du cinéma direct, de compagnon de route de la Nouvelle Vague.

  • Cocorico Monsieur Poulet
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/167-pleinopenair/weekend-2/article/cocorico-monsieur-poulet

    Jean Rouch, 1977, NE, 16mm, 93’

    Dans sa 2 CV bringuebalante nommée « Patience », Lam, alias Mr Poulet, part dans la brousse chercher des poulets pour aller ensuite les revendre à la ville de Niamey. Tallou, son apprenti, et Damouré, un opportuniste, se joignent à lui pour ce voyage censé durer un jour. Les trois comparses espèrent faire des affaires juteuses. Mais les poulets sont introuvables. La traversée du fleuve Niger s’avère plus difficile et mouvementée que prévu. Les autorités surveillent le trio. Et une diablesse ne cesse de lui jeter des sorts. La voiture, quant à elle, s’avère être une épave. Elle accumule les incidents et d’innombrables bricolages n’y changent rien. Et il ne s’agit pas de fiction : pendant le tournage, la 2 CV de Lam n’avait ni freins, ni phares, ni papiers. Ses (...)

  • Meeting with Jean-Pierre Beauviala
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/163-decembre/kino-climates-melting-pots/article/meeting-with-jean-pierre-beauviala

    FR,

    Un diplôme d’ingénieur en électronique dans la poche, fin années ’60 Jean-Pierre Beauviala se lance dans la conception d’une caméra légère et maniable, avec prise de son intégrée, qu’il souhaitait que l’on puisse porter comme un “chat sur l’épaule”. Passionné d’urbanisme, il voulait en effet tourner son premier film et cherchait une caméra qui puisse déambuler facilement et discrètement dans les rues. Il travaillera pendant un an pour Éclair, où il mettra au point une première caméra 16mm légère, avant de créer la célèbre société Aäton. Pendant plus de quatre décennies il inventera des caméras (16mm, Super 16, 35mm, vidéo) qui disposaient de mécanismes ou de dispositifs étonnamment innovants. Jean Rouch, Raymond Depardon Jean-Luc Godard, Louis Malle, Peter Greenaway, …la liste des réalisateurs, devenus amis, (...)

  • Emmanuel Macron rencontre des difficultés à obtenir un visa pour le Burkina Faso

    http://stateafrique.com/emmanuel-macron-rencontre-des-difficultes-a-obtenir-un-visa-pour-le-bu

    Ce serait jouissif si c’était vrai :) Je trouve l’idée vraiment bonne et me fait penser à la scène géniale du film de Jean Rouch qui montre un anthropologue Nigérien étudier les spécimens parisiens sur la place du Trocadéro... #renversement_des_rôles

    Alors qu’il doit se rendre en visite officielle à Ouagadougou le mardi 28 novembre 2017, Emmanuel Macron n’a toujours pas obtenu son visa. Le président français se plaint d’un traitement humiliant de la part des employés de l’ambassade du Burkina Faso à Paris. Il menace de renoncer à ce séjour pourtant capital pour le Burkina Faso.

    “C’est insupportable tous ces va-et-vient au consulat alors que je remplis toutes les conditions”, peste-t-il.

    Le président français évoque le ton condescendant des fonctionnaires consulaires et dit ne pas comprendre pourquoi son visa ne lui est toujours pas délivré alors qu’il a respecté toutes les conditions posées par les autorités consulaires du Burkina Faso.

    Preuve de liens familiaux et économiques qui obligent le postulant à retourner dans son pays après son séjour au Burkina Faso
    Justificatifs d’hébergement
    Lettre de l’employeur précisant les fonctions exercées la date d’embauche et le salaire mensuel
    3 derniers bulletins de salaire
    Relevés bancaires récents indiquant les mouvements sur une période de trois moi
    Assurance rapatriement…

    Le dossier d’Emmanuel Macron semble complet. Et pourtant, les autorités du Burkina Faso en demandent toujours plus. Il dit craindre d’essuyer un refus, ce qui serait catastrophique.

    • Plus sérieux :

      LE PRESIDENT EMMANUEL MACRON se rend en visite officielle au Burkina Faso dans les heures qui viennent.

      Il prononcera demain matin son ’discours sur l’Afrique’ a l’université de Ouagadougou devant un parterre d’étudiant(e)s et d’officiels français et burkinabé.

      Des sources proches de l’Elysee indiquent qu’un des themes majeurs de son discours sera l’education. Comble d’ironie, le gouvernement du Burkina Faso a decide de fermer les écoles pendant 48 heures, histoire de reserver a son illustre visiteur
      une reception digne des légendes « africaines » de l’hospitalité !
      Toujours, vous le voyez bien, ce complexe servile si typique de ceux qui sont supposes être les garants de notre destinée...

      AU LIEU D’AVOIR A REAGIR A SES PROPOS, Felwine et moi avons pris les devants et avons commis une tribune qui sera diffusée dans la soiree sur le site du ’Monde Afrique’.

      CETTE TRIBUNE EST une analyse sans complaisance de la relation entre la France et ses ex-colonies. Elle s’interroge en particulier sur le point de savoir s’il y a quoique ce soit a sauver de ce rapport, et si oui, a quel prix.

      L’espoir est qu’en publiant cette tribune, l’opinion africaine en particulier disposera d’un outil supplémentaire pour un débat sur l’avenir du continent, mais un débat qui déborde le cadre des declarations officielles et met a nu les contradictions que tout discours gouvernemental cherche a masquer.

    • Je reviens sur ce fil de discussion après avoir lu ça dans « Libération » : le Macron aurait provoqué un "incident diplomatique au cours de sa conférence à l’université et les politicards s’en donnent à cœur joie pour jouer les « vierges effarouchées ». Alors que le bonhomme est au mieux de sa forme et qu’il nous fait du « Macron », à savoir qu’il surjoue (tout simplement) son rôle de président directeur général de la #start_up_France avec force mépris et condescendance envers celles et ceux qui n’ont pas eu l’heur d’être comme lui « bien né·es »

      http://www.liberation.fr/desintox/2017/11/29/macron-a-t-il-cause-un-incident-diplomatique-lors-de-sa-visite-a-ouagadou

      Aiguillonné par une salle survoltée, le président français ne s’interdit pas les traits d’humour. Répondant à la salve de questions d’une étudiante, Macron se fend d’abord d’une longue tirade de plusieurs minutes.
      Il conclut en abordant le sujet des coupures d’électricité et de climatisation qui affecte l’université (à partir de 10:44 dans la vidéo) : « Nous allons demain ouvrir une centrale. J’ai dit quel était l’engagement de la France en matière de renouvelable, et l’engagement que nous allons faire en termes d’investissements dans l’entrepreneuriat, dans les entreprises, pour aider justement le Burkina Faso et tous les pays de la région à développer l’énergie et à lutter justement contre les coupures. »
      Et c’est là que débute le passage qui fait l’objet de toutes les exégèses. « Mais vous m’avez parlé comme si j’étais le président du Burkina Faso ! » Face aux rires et aux applaudissements, Emmanuel Macron s’interrompt et tente de reprendre la parole plusieurs fois. « Et quelque part, interrogez-vous […] sur le sous-jacent psychologique qu’il y a derrière votre interpellation et l’enthousiasme que ça a créé, intime le président français. Vous me parlez comme si j’étais toujours une présence coloniale. »

      Et de lancer : « Mais moi je ne veux pas m’occuper de l’électricité dans les universités au Burkina Faso ! [acclamations, longue pause] C’est le travail du président [applaudissements]. » Le président en question, Roch M.C. Kaboré, décide alors de s’éclipser avec quelques membres de son équipe, ce que remarque Emmanuel Macron, qui lui lance, tout sourire : « Du coup, il s’en va… Reste là ! » A ce moment-là, l’image de la caméra de France 24 permet d’apercevoir un président burkinabé qui salue d’un geste de la main l’assistance en quittant la scène.

      Et Macron enchaîne : « Du coup, il est parti réparer la climatisation », avant de conclure sa réponse « plus sérieusement ». Alors qu’un autre étudiant prend la parole, Emmanuel Macron se tourne vers la porte par laquelle Kaboré est sorti, probablement pour s’adresser au staff qui n’a pas quitté la salle avec lui. Il interroge du regard, en montrant la chaise laissée vide par le chef de l’Etat africain. Puis il hoche la tête et se retourne vers l’assistance, manifestement rassuré.

      #qu'est-ce_qu'on_rigole ...

      Plus sérieusement ;-) et heureusement, à ce sujet, loin de la fureur médiatique touitto-compatible, on trouvera ici une analyse d’une autre qualité : https://burkina24.com/2017/11/30/burkina-faso-le-faso-de-2017-comme-la-france-de-macron-en-1791

      Intelligent, aidé par le contexte de protestation, une lointaine préparation organisationnelle et intellectuelle, puis l’immaturité intellectuelle d’étudiants sélectionnés pour l’affronter, Macron a compris, qu’il réussirait s’il engageait un corps à corps avec eux sur leur propre terrain, l’audace sankariste : « oser inventer l’avenir ! ». Ainsi, il les a poussés à l’arrogance à laquelle conduit forcément la mauvaise manipulation de l’audace et du courage de Sankara sans le génie de l’homme ! Ce génie était simplement du côté de Macron.

      Au-delà de cet incident, la fin du discours permet de cerner la subtilité de la démarche de Macron : « une insurrection économique et financière jusqu’aux plus petites artères du circuit économique, précédé de l’appât culturel ». Si chaque jeune africain est touché, dans le capital de son affaire par le virus de l’investissement français et si l’argument de l’appropriation de la langue et le leurre de la mobilité de l’élite fonctionnent, que restera-t-il de l’authenticité africaine ? Rien. Il s’agit-là ni plus ni moins que de la reproduction économique de la stratégie de Monsanto. Condescendance suspecte contre laquelle Sankara nous a toujours mis en garde !

      Macron ne veut simplement pas que cette citoyenneté nouvelle et ce nouvel État africain se construisent sur les ruines de la France. Mieux, il veut en être le maître d’ouvrage, avec son Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) pour maître d’œuvre. Ainsi entend-il garder, sinon accroître, la marge de sécurité économique nécessaire pour la formulation et la mise en œuvre des réformes incontournables de construction de la France du futur. Mais malheureusement, il ne s’est pas trouvé un seul intellectuel durant tout son parcours pour le contredire. L’avenir se prépare aujourd’hui et Macron veut oser inventer cet avenir africain et mondial pour les Français. Les étudiants n’étaient pas à la hauteur d’un défi où la barre était trop haute pour eux.

      C’est cette vision qu’il a simplement vendue sous une forme enrobée à la jeunesse africaine. Certes, dans le nouvel ordre mondial, tous les pays sont interdépendants et il n’y a aucun avenir pour un pays qui veut établir des relations intéressées à sens unique. Mais, même dans la loi des intérêts partagés, la conquête se fait au plus fort et au plus rusé. Le théâtre du Burkina Faso, pour cette vente aux enchères de la vision macroniste des relations franco-africaines, se justifie par le fait que c’est un théâtre qui donne tout le recul idéologique nécessaire pour l’émergence du nouveau type de citoyen et d’un nouveau type d’État, qui sont en train de s’imposer par cette loi mathématique rappelée par Macron.

      À contrario, dans les autres théâtres, tunisien en particulier qui a connu une révolution similaire, la réflexion n’est pas vraiment neutre à cause de la proximité et de la domination de la pensée islamique. C’est une méfiance qui se justifie certainement et est confortée par la faible emprise de la France sur les pays d’Afrique du Nord, comparativement à ceux du Sud du Sahara.

      Ousmane DJIGUEMDE

      Et du coup, on se dit que les autorités consulaires burkinabées avaient raison d’hésiter à délivrer un visa à Manu l’Macron, représentant d’un pays qui ose encore se prévaloir de l’esprit des « Lumières ».

  • L’expo « Jean Rouch, l’Homme-cinéma » de la @laBnF met en lumière la vie et l’œuvre de cet homme inclassable, explorateur, ethnographe, photographe, cinéaste. J-10 avant la fermeture des portes, courrez-y ! http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_expositions/f.rouch_homme_cinema.html …
    https://twitter.com/cinemathequefr/status/930801796112637953

    L’expo « Jean Rouch, l’Homme-cinéma » de la @laBnF met en lumière la vie et l’œuvre de cet homme inclassable, explorateur, ethnographe, photographe, cinéaste. J-10 avant la fermeture des portes, courrez-y ! http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_expositions/f.rouch_homme_cinema.html

  • Jean Rouch, l’Homme-Cinéma : « Ingénieur, ethnographe, cinéaste, il était avant tout un artiste »

    https://www.franceculture.fr/emissions/plan-large/jean-rouch-lhomme-cinema

    Plan large sur Jean Rouch, l’Homme-Cinéma, cinéaste ethnographe, explorateur et pionnier du cinéma direct avec Alain Carou, Andrea Paganini, Jean-Paul Colleyn et Mathieu Macheret.

    Rappel :

    Jean Rouch au pays des génies et des esprits
    https://visionscarto.net/jean-rouch-petit-a-petit

    #Jean_rouch #anthropologie #cinéma #documentaires

  • TV : « Jean Rouch, cinéaste aventurier »
    http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/08/23/tv-jean-rouch-cineaste-aventurier_5175687_1655027.html

    Si l’on s’intéresse à Jean Rouch et à son cinéma, il est impossible d’ignorer que l’on célèbre le centenaire de sa naissance, le 31 mai 1917, à force de rééditions, en salle et en DVD, de rencontres et d’expositions. On croule sous une matière connue ou inédite (la Mostra de Venise s’apprête à présenter Jean Rouch à Turin, chronique d’un film raté, dont le titre aurait sans doute amusé le cinéaste). Les non-initiés pourront regarder Jean Rouch,cinéaste aventurier, de Laurent Védrine, introduction au parcours et à l’œuvre de l’ingénieur parisien des Ponts et Chaussées devenu ethnologue, cinéaste et nigérien.

    https://www.arte.tv/fr/videos/073083-000-A/jean-rouch

    • Les maîtres fous

      Venus de la brousse aux villes de l’Afrique Noire, de jeunes hommes se heurtent à la civilisation mécanique. Ainsi naissent des conflits et des religions nouvelles. Ainsi s’est formée, vers 1927, la secte des Haouka.

      À dix heures, les hommes attendent un chien. « C’est un interdit alimentaire total. Si les Haouka tuent et mangent un chien, ils montreront qu’ils sont plus forts que les autres hommes, noirs ou blancs. » .

      Peu à peu, chacun entre dans la danse. La possession commence. Les derniers possédés arrivent enfin ; une conférence de la table ronde décide de manger le chien. Le rite accompli, tout le monde se sépare, car il faut libérer les taxis loués pour la journée. Le lendemain, chacun a repris sa place au coeur des activités économiques de la ville...

      https://www.youtube.com/watch?v=podpwdMDGWo

  • Jean Rouch - Site Officiel Centenaire 2017 : Évènements, Manifestations...
    http://jeanrouch2017.fr/fr

    En 2017 Jean Rouch, ce grand #cinéaste et #ethnographe, #artiste et scientifique amoureux de l’#Afrique et des #images, aurait eu 100 ans.

    Tout au long de l’année et au-delà, en France et dans le monde, la Fondation Jean Rouch, l’association « Centenaire Jean Rouch 2017 » et leurs nombreux partenaires, vous invitent à un voyage plein de surprises, au fil de rétrospectives de #films, d’expositions, de #rencontres, de #débats et de #conférences, de #spectacles, d’événements festifs… au pays d’un des grands passeurs de la modernité.

    Le Centenaire #Jean_Rouch 2017 est inscrit aux Commémorations nationales du ministère français de la Culture et de la Communication, et aux anniversaires officiellement soutenus par l’Unesco.

    http://jeanrouch2017.fr/fr/tous-les-evenements
    Un centenaire appuyé par de grandes institutions nationales et internationales, porté par mille et un partenaires, relayé tout au long de l’année par de grands médias, et accompagné par un comité d’honneur international.

    Alors, suivez le maître sage,

    suivez le maître fou !

  • Bouteille à la mer en direction des cartographes (au sens large) de seenthis (@reka, @fil, @simplicissimus, @cdb_77, @odilon etc...).

    Madeleine (18 ans, en pleines révisions de bac) : Papa j’ai vraiment du mal, j’ai sept cartes que je dois apprendre par coeur pour l’épreuve d’histoire-géo et je n’arrive pas à me les foutre en tête.

    Papa (c’est moi, 52 ans, en plein spleen sentimental) : Mémoriser ce serait mieux que foutre dans la tête , même si c’est un peu la même chose. As-tu reçu de la part de ton prof une méthodologie ?

    Madeleine : ben le prof il dit que c’est en mode par coeur, alors genre il ne va pas nous apprendre à apprendre quelque chose par coeur.

    Papa : je pourrais évoquer une théorie toute personnelle à propos de l’inculture visuelle généralisée qui du coup invaliderait le discours du prof mais j’imagine que cela ne t’intéresse pas trop genre ?

    Madeleine : tu pourrais m’aider ?

    Papa : il se trouve que je connais quelques éminents cartographes avec lesquels j’échange sur seenthis , je devrais leur poser la question.

    Madeleine : Seenthis c’est ton FB bio ? et ce sont tes amis ? Genre tu vas leur demande d’aider ta fille dans ses révisions de bac. Ils ont peut-être des vies tes amis seenthis .

    Papa : tu serais surprise, si cela se trouve cela peut les intéresser. Et du coup tu seras obligée de t’inscrire sous seenthis pour suivre la conversation.

    Madeleine, Papa je ne serais jamais ton amie sur ton FB bio !

    Papa : t’inquiète

    Bref chers amis cartographes de mon FB bio, est-ce qu’il existe des méthodes (une méthodologie) pour mémoriser une carte ? Je précise que Madeleine m’assure que par ailleurs (et j’ai vérifié) elle n’a pas de difficulté de compréhension des significations des cartes en question et elle a les connaissances théoriques attendues par ailleurs. Je dis ça parce que genre des fois les jeunes ils sont en mode ils n’ont pas trop appris le cours qui va avec genre .

    • Voilà un message qui conforte dans l’idée que cette épreuve est mal foutue, mal vécue..et c’est normal. En attendant qu’une vraie épreuve de carto puisse voir le jour (je l’imagine déjà), il ne faut surtout pas vouloir reproduire des choses trop pointues (et je suis le premier à avoir fait des choses trop complexes sur certains croquis !)..donc adapter le contenu à sa capacité à construire...dernier conseil : refaire, s’entraîner, en veillant à bien comprendre ce qui placé sur son fond de carte ;-) La mémoire visuelle n’est-elle pas un mythe ;-) ?

    • Il est très tard et je suis totalement carbonisé, mais je rebondis sur la proposition d’Odilon : il serait très bon de penser chacune des cartes, c’est-à-dire chacun des pays ou des régions - je ne me souviens plus du programme mais j’imagine Russie, Brésil, États-Unis au moins, selon plusieurs perspectives et principes :

      – un pays est toujours organisé de manière « dissymétrique » avec centre(s) actif(s) et périphérie, zones utiles et moins utiles, des régions attractives et d’autres répulsives, etc... et une ou plusieurs colonnes vertébrales ou pour utiliser un jargon géographique, un ou plusieurs corridors multimodaux (en somme une zone où y a plein de trucs qui circulent).

      – Il faut rester simple, un croquis dépouillé avec pas trop d’éléments dessus mais solidement argumenté avec une vraie intention cartographique et une légende bien construite (qui montre une géographie systémique) vaut mieux qu’un croquis très fouillé et encombré avec une légende mal pensée (qui montre une géographie descriptive)

      – il faudrait aussi sans doute pouvoir remettre la région ou le pays dans le contexte global mais je ne suis pas sur si c’est prévu et s’il y a ds fonds de cartes « monde » si c’est un pays qui tombe à l’examen.

      – Pour le dessin, toujours penser selon le principe 3 + 1 : n’importe quel dessin, tableaux, croquis, carte, c’est des surfaces, avec des points et des lignes - points et lignes sur plan, Kandinsky, 1926 - (3) qu’accompagnent du texte qui renseigne sur ces formes (+1) - Légende, toponymie, etc... quand on a bien compris ce système graphique, qu’on en a bien conscience, qu’on s’en est bien absorbé, on a réglé 50% du problème cartographique. Je mets ça là en illustration de ce que veux dire :

      il suffit ensuite de choisir une des trois formes graphiques aux éléments géographiques (que l’on doit connaître au préalable) à placer dans le croquis : un axe de développement, un corridor, c’est une ou des lignes, des zones attractives ou répulsives, des centres et des périphérie, c’est des surfaces, des centres de pouvoir, c’est des points, etc...

      Ce sont des principes un peu abstraits, mais j’espère que ça aide. En exemple une esquisse assez simple :

      Enfin, pour réussir une esquisse, il est toujours nécessaire de bien connaître son sujet, ça commence en fait par là : la carte n’est que le miroir de la connaissance, du savoir que l’on a préalablement absorbé sur le territoire qu’on se propose de cartographier. Il faut donc bien lire ce que les manuels disent de ces pays.

      Si j’avais un peu plus de temps, et en ayant pris connaissance des programmes, j’aurai bien fait un petit cours par skype (comme on est bio on évite l’avion). La semaine prochaine peut-être ?

    • Merci @odilon J’ai relégué ton consei d’apprendre par le dessin qui a semblé être une bonne idée à Madeleine.

      Merci @jcfichet Il me semblait aussi que les objectifs et les attentes de cette épreuve étaient pour le moins flous et on voit bien que les profs sont laissés en rase campagne sur le sujet. On note au passage que la plupart des profs d’histoire géo sont en fait des profs d’histoire (ce qui est le cas du prof de Madeleine qui est un très bon prof) et donc sur la géographie on voit bien que cela bricole plus que cela ne fabrique. Et de fait, quand la partie visuelle entre en ligne de compte eh bien cela devient très approximatif.

      Merci @reka, je vais montrer tout ça à Madeleine ce soir.

      De mon côté ce n’est pas hyperfacile parce que je suis chaque fois soupçonné (pas compéltement à tort) de vouloir tirer à moi la couverture théorique, notamment avec la nécessité d’appréhender les choses avec un minimum de culture visuelle (@reka, je vais cacher la référence à Kandiski sinon Madeleine va se demander si nous ne sommes pas de mèche !).

      Merci à toutes et tous, l’une retourne à ses révisions, l’autre à son spleen et les vaches seront bien gardées.

    • @odilon @philippe_de_jonckheere
      Ça s’appelle la mémoire #kinesthésique, en surchargeant tous les sens au moment de l’apprentissage, le souvenir reviendra avec tous ces stimulus.
      Ce sera donc plus facile de faire « remonter » le souvenir, car il sera rattaché :
      – à la douleur au genou lorsqu’on s’est cogné à l’angle du mûr
      – à la vive lumière du soleil à travers le verre dépoli

      L’autre approche, complémentaire c’est d’apprendre plus que le volume demandé. Adjoindre des anecdotes historiques, voire personnelles « Jacob a du montrer 3 fois ses papiers en passant la frontière entre la Georgie et la Russie, la route de Tbilissi était déjà périlleuse, mais ce n’était rien en comparaison de l’agressivité dans le regard de ces jeunes recrus russes endoctrinées ».

      Mes souvenirs de sciences cognitives sont loin. (et pourtant j’ai un master)

    • @perline Je dois à la vérité de dire que je grossis nettement le trait en mode exagération s’agissant de la manière d’exprimer les choses de Madeleine, c’est juste que je la taquine souvent sur certains tics verbaux.

      Par ailleurs je dois aussi dire que c’est drôlement bath de recevoir une telle réponse à mon message initial parce que cela me donne raison dans une autre discussion avec Madeleine, dans laquelle la qualité est placée plus haut que la quantité dans mon échelle de valeurs.

      Et dire que l’année prochaine elle ne sera peut-être plus tous les soirs à la maison pour croiser le fer avec moi sur ce genre de sujets ! voilà une perspective qui fait grossir le spleen du moment !

    • Mon mode de mémorisation est le #storytelling : je me raconte des voyages, des échanges, des conflits, des chantiers - et si je note ce que je raconte le résultat est une carte. Pouvoir mémoriser une carte commence donc par savoir la lire pour s’en faire des histoires - à force de faire de la vulgarisation #Openstreetmap je me rends compte que l’alphabétisation cartographique est un obstacle répandu... Ceux pour qui la carte n’est qu’un dessin et non un signifiant auront bien du mal à la mémoriser.

    • @aude_v C’est une très mauvaise imitation de Madeleine d’ailleurs. Je suis ridicule. Ce soir je réaborde la question de ces muadites cartes avec Madeleine avec toutes ces merveilleuses lumières qui se sont penchées sur le problème, mercie encore à toutes et tous.

      @perline pdj arotruc desordre.net (fut un temps on la trouvait cette adresse, mais maintenant c’est souvent recouvert, c’est vrai, je vais y réfléchir).

    • Dans mon souvenir, carte vierge et reperes mnémotechniques : la Russie à droite etc... Par ailleurs, ce qui m’a beaucoup aidé ce sont les jeux avec la mappemonde avec mon père. Où est Ulan Bator ? La terre Adélie ? Bon après mes parents jouent aussi à chercher des mots dans le dico ou réciter des poèmes et les départements, ce sont des vieux de la vieille.


  • Des hommes debout, Maya Abdul-Malak, 2015

    Cette fiche un petit peu particulière est destinée à vous convaincre tous et toutes que le film « Des hommes debout » de Maya Abdul-Malak doit absolument être montré, non pas désigné mais partagé.
    C’est un film exigeant qui demande absolument d’être accompagné pour trouver son public. Il est tellement loin des produits que les gens, je veux dire les vrais gens ont l’occasion de voir des docs à la télé et au Gaumont qu’il peut en effet rebuter très rapidement et passer pour un mauvais brouillon, voire, pour une plaisanterie.
    Pour finir cette intro, je dirai que c’est toute la vocation de notre association que d’inviter le public à risquer son regard. C’est aussi notre rôle que de donner la chance à certains films de trouver un public. Ce film est difficile, mais il dit beaucoup plus de choses qu’un commentaire pourrait en formuler.

    Maintenant ça suffit je commence mes questions habituelles.

    Un résumé du moment passé à voir ce film
    Mardi 10 au matin, un peu la flemme de voir un doc. Ca fait presque une dizaine de films, et j’ai la vague impression qu’ils sont un peu tous pareils.

    A quels films il m’a fait penser
    Allez, je passe le pas et je ne m’intéresse plus vraiment à mes questions qui doivent être vraiment repensées.

    Quelles images dans ce film m’ont le plus étonnées (ou un truc comme ça)
    Je vais plutôt parler du dispositif. En fait dans ma vie, j’ai mis un temps fou à savoir ce que c’était que ce mot « dispositif ». Et puis j’ai un peu compris que ce mot insupportable voulait dire en fait « mise en scène », une sorte de charte, de règles que le ou la filmeuse suivait pour construire son film. Ainsi, respecter un dispositif sert à le construire (cher spectateur, j’ai fait un film et il fonctionne comme ça) mais aussi à faire émerger le réel à l’intérieur de celui-ci. Tout ceci quitte à, parfois, ne pas le respecter et donner ainsi au film, dans ces moments là, une force incroyable.
    Ici, on comprend assez vite que la caméra n’ira pas au delà de ce bout de trottoir. A l’intérieur quelque fois mais c’est tout. Et en fait ce sera la voix qui nous permettra de voyager et de faire un film sur l’exode sans jamais sortir de ce bout de trottoir.
    En fait, je pense, que plus le dispositif est stricte et minimal, plus le regard peut se concentrer sur autre chose. Ainsi, l’attention se porte d’abord sur la parole des personnages, leurs accents, leurs tournures de phrases, leurs rapports fraternels. C’est par là que moi j’ai voyagé. J’ai pensé aux films anthropologiques de Jean Rouch et à la trilogie de L’Ile aux coudres de Perrault et Brault.

    Quels propos m’ont le plus touchés
    Au début, voir ces personnages discuter au quotidien ne me faisait rien, j’attendais de cerner un enjeu, une histoire. Et puis il y a eu la première lettre de lue. Elle avait été écrite en 1972 et nous parlait d’un exil. Et puis là dans ma tête ça a fait clac ! J’attends désespérément une histoire alors que c’est ça l’histoire, tenir les murs, tenter de se retrouver un chez soi autour d’une boutique de spécialités tunisiennes. Les lettres m’ont foutu un putain de vertige. Un jeune homme enthousiaste près à croquer sa nouvelle vie et à conquérir le monde...et en même temps je vois les hommes que ce jeune est devenu. Whaou c’est mieux que de la fiction.

    Et puis quand même il y en a un qui revient. Quelle illusion d’avoir cru que sa vie était là bas et pourrait recommencer comme si rien ne s’était passé. C’est dans le dispositif qu’il reviendra s’échouer.

    A qui j’aimerai montrer ce film
    Je pense que ce film doit être montré dans des bars à kébabs ou bien dans des séances de formation au documentaire.
    Pour moi ce film représente tout ce que j’aime dans l’art cinématographique. Il expérimente une forme adaptée à son sujet.

    Ce que je dois absolument dire au groupe
    Ce film est fragile, il parle mille fois mieux de cinéma que « Ma famille entre deux terres ». J’espère vivement que le groupe le choisira et j’espère qu’il sera méga accompagné, ateliers, débats, rencontres, petits gâteaux, thé à la menthe.

    https://www.youtube.com/watch?v=DtB-i7FMI84


    #critique_a_2_balles #cinéma #documentaire #comptoir_du_doc #des_hommes_debout #Maya_Abdul-Malak #2015 #arabe #spécialités_tunisiennes

  • Conférence au Musée de l’Homme
    http://www.museedelhomme.fr/sites/museedelhomme.fr/files/styles/bandeau/public/thumbnails/image/page-24-la-fuite-devant-le-mammouthpaul-joseph-jamin-huile-sur-toile-1

    Aujourd’hui j’ai été voire une des conférence du cycle « L’animal dans tous ses états » dont j’avais parlé ici http://seenthis.net/messages/445366 (j’étais pas de bonne humeur ce jour là !)

    C’était très interessant, sur les animaux de boucherie.
    En étudiant le programme d’un peu plus près j’ai vu que le Jeudi 28 janvier 2015 de 14 h à 17 h il y a entre autre une intervention de #Jocelyne_Porcher ainsi que des intervenants sur la question du #spécisme et de l’ #antispécisme. Je met le programme complet des deux prochaines conférences.

    Jeudi 21 janvier 2015 de 14 h à 17 h

    Statut(s) de l’animal de compagnie, au service de l’Homme et sacré
    Modérateur : Christophe Guitton (Vétérinaire, spécialiste du droit de l’animal)

    Statut(s) du chat à travers l’histoire par Jean-Denis Vigne (Archéozoologue, Directeur de recherche au CNRS – UMR 7209 Archéozoologie Archéobotanique)
    Peut-on manger le bœuf avec lequel on a labouré ses champs ? Usages et mésusages des animaux domestiques en Grèce et à Rome par Christophe Chandezon (Professeur d’Histoire ancienne, Université de Montpellier Paul-Valéry)
    L’homme et le taureau dans la tauromachie par Francis Wolff (Philosophe, Professeur émérite à l’ENS de Paris)
    Au cœur du sacré, l’animal sacrificiel par Anne-Marie Brisebarre (Ethnologue, Directrice de recherche émérite au CNRS, Collège de France)

    Jeudi 28 janvier 2015 de 14 h à 17 h

    Débats autour des droits des animaux
    Modérateur : Denis Vialou (Préhistorien, Professeur émérite au Muséum national d’Histoire naturelle, Département de Préhistoire)

    Nos cousins les grands singes par Shelly Masi (Primatologue, Muséum national d’Histoire naturelle, Département Hommes, Natures, Sociétés)
    Droits de l’animal et antispécisme par Enrique Utria (Philosophe, Université de Rouen, traducteur de Les Droits des animaux de Tom Regan, éd. Hermann, 2013)
    Point de vue d’un zootechnicien par Bernard Denis (Vétérinaire, Président de la Société d’Ethnozootechnie)
    Théorie du don et travail animal par Jocelyne Porcher (Sociologue, Directrice de recherche à l’INRA-SAD)

    cc @aude_v @sandburg @odilon @martin5 @nicolasm

    J’ai raté la première conférence mais il devrait en principe y avoir un enregistrement disponible sur le site du musée. Je mettrais les liens a ce moment là.

    Le publique semblait principalement composé de collègues archéozoologues, médiévistes, ethnologues, archéologues, historien·ne·s. Il y a eu à la fin un petit débat, sur le #carnisme, #végétarisme, #végétalisme, les #vegans, l’ #industrialisation, la #mécanisation de l’ #agriculture, la #chasse, le #paysage et pas mal de choses souvent bien débattues ici. Les mots #zoophages et #sarcophages ont été prononcés et à la fin j’ai pu discuter un peu de #cannibalisme avec Marylène Patou-Mathis. Du coup je suis de bien meilleur humeur que lors de ma dernière visite au musée. Alors le musée de l’Homme me plait pas mais l’auditorium Jean Rouche il est sympas.

  • Le nouveau musée de l’Homme n’a rien de nouveaux.


    Aujourd’hui j’ai été voire le nouveau musée dit « Musée de l’Homme » au Trocadero à Paris, mais en fait on devrais l’appeler « Musée du gros macho colonisateur qui n’a pas changé depuis 1848 ».

    J’ai vraiment pas aimé la visite et ca m’a mise assez en colère.

    Les 3/4 du musée sont vides.

    J’avais souvenir d’une collection riche et en fait il n’en reste rien à part quelques vitrines fourre-tout thématiques, et de stupides bornes interactives. La scénographie est vraiment laide. L’espace est quasiment rempli de ces bornes et de projections et il n’y a presque plus d’objets ethnographiques ou archéologique à voire.

    A part ca sur les cartels assez peu interessant, on est tout de même gratifié d’une « Négresse de la côte Africaine » et d’un « Nègre du Soudan » en guise d’explications ! Ensuite j’ai arrêter de lire les cartels de toute façon difficiles d’accès, car placé très bas, les enfants les prennent comme sièges. A l’accueil on m’a expliqué que c’était le vocabulaire de l’époque qui voulais qu’on dise « nègre » et « négresse », je leur ai demander pourquoi il n’y avait pas aussi « bougnoule » et « chinetok » vu que ca se disait aussi à l’époque. J’ai rempli un petit papier pour les félicité de leur belle mentalité de 1848 et je suis allé voire le musée de l’architecture à coté.
    http://www.la1ere.fr/sites/regions_outremer/files/styles/gallery/public/assets/images/2015/10/21/musee_homme2.jpg?itok=hNa-NArc

    Et puis à part ca les vigiles sont tous des hommes noirs, mais ça c’est ni raciste ni sexiste. Et bien sur on se fait palper, fouiller, ouvrir le manteau, fouiller les sacs avec une lampe de poche, et montrer son devant, son derrière, vider ses poches !!! J’attendais plus qu’a me faire doigter le vagin et l’anus, puisque il faut le reconnaitre, je pourrais parfaitement y faire tenir une bombe, voire plusieurs !!!

    Un jour il y aura peut être un musée de l’histoire humaine ou de l’humanité mais en attendant il y a que le misérable musée des prostateux esclavagistes.

    En cherchant sur internet si d’autres que moi ont trouvé ces cartels racistes j’ai trouvé des liens vers le réseau voltaire qui trouve que le musée fait du racisme anti-blanc, les FdeSouches et un truc sur le racisme anti-blonde..... Je met pas les liens mais j’ai souvenir d’avoir lu un texte peut être linké par @supergeante qui parlais des cartels d’un musée en Autriche (ou Hollande) ou tous les titres racistes avaient été modifiés. Je vais voire si je retrouve le lien.

    #racisme #sexisme #musée #scénographie #vocabulaire #cartels

    • Pour le musée qui modifie ces cartels racistes, c’etait pas en Autriche mais à Amsterdam.
      http://fr.sputniknews.com/societe/20151217/1020347379/musee-damsterdam-modifiera-titres-racistes.html

      Le Rijksmuseum, situé à Amsterdam, changera les noms des tableaux qui contiennent des termes politiquement incorrects comme « nègre », « nain » ou « sauvage », écrit le quotidien britannique The Independent.

      Dans le cadre du projet « Ajustement de la terminologie coloniale », les employés du musée vont revoir les titres d’environ 220.000 œuvres d’art. Parmi elles, indique le quotidien, le tableau de Simon Marisa « Jeune fille noire » qui sera baptisé « Jeune fille à l’éventail ».

      « L’idée est de ne pas employer les définitions que les blancs ont attribué aux représentants d’autres races. Par exemple, nous, les Hollandais, étions, à l’époque, péjorativement appelés les +têtes de fromage+. Et il nous serait désagréable, si nous venions au musée et tombions sur un tableau nommé +Une femme à tête de fromage avec son enfant à tête de fromage+ », dit le chef du département historique du musée Martine Gosselink.

      Parmi les mots à remplacer figure aussi « mahométan », nom archaïque qui désigne un musulman.

      L’initiative du musée a provoqué diverses réactions dans la société. Certains experts de l’art se sont prononcés contre cette idée. "Il est absolument incorrect de retirer des textes historiques des mots comme « nègre ». D’une part ce n’est pas honnête, car cela revient à réécrire l’histoire. Du point de vue artistique, c’est de la censure", indique Julian Spelding, historien de l’art, dans son interview au quotidien britannique Times.

      Ce point de vue est partagé par George Spero, expert en peinture. Qualifiant lui aussi cette initiative de « réécriture de l’histoire », il a dit que modifier des termes offensants revenait à « faire comme si cela n’a jamais eu lieu ».

      Le Rijksmuseum est un célèbre musée d’art des Pays-Bas, du Moyen-Âge au XXème siècle. Fondé en 1808, c’est aujourd’hui le plus important musée néerlandais en termes de fréquentation et d’œuvres d’art avec plus de 2.450.000 visiteurs en 2014 pour un fonds d’environ un million de pièces.

    • Les musées sont avant la représentation de la culture d’une classe sociale.
      Pourquoi, depuis une décennie, sont ils tous  « modernisés »  ? Pour effacer des traces, ou bien en valoriser d’autres.

      Si vous visitez la Villa Cavrois à Roubaix, par exemple, aucune trace de ce que produisaient les usines de Monsieur Cavrois, aucune trace sur l’habitat à Roubaix à cette époque, où pourtant il y a eut pas mal d’expériences architecturales.

      Aucune trace non plus de l’histoire des terrains de cette villa.
      Ces terrains furent vendus à la découpe par la famille agache-willot à la haute bourgeoisie roubaisienne.
      Leurs maisons le plus souvent de gouts douteux entourent la villa. A explorer.
      Vous tomberez peut être sur un mulliez, ils sont si nombreux dans les environs.


      Cette visite vaut le déplacement !

    • Merci @bce_106_6 je ne manquerais pas d’y aller si j’ai l’occasion de venir à Roubaix.
      Par rapport a cette question ; "Pourquoi, depuis une décennie, sont ils tous « modernisés » ? Pour effacer des traces, ou bien en valoriser d’autres."

      Je pense que ca fait plus qu’une décennie que les musées sont modernisés. De mes souvenirs, le musée du Louvre à été rénové entre 1983 et 1989, La grande galerie de l’évolution en 1994, Le muséum d’histoire naturelle de La Rochelle a été restauré de 1997 à 2007, Le musée Guimet de Lyon a fermé en 2007 et rouvert en 2014 sous le nom Confluences. Au jardin des plantes de Paris il y a des rénovations perpétuellement depuis 15-20 ans que j’y passe régulièrement, en ce moment la façade de la galerie d’anatomie comparée et paléontologie est en chantier. L’année dernière ils ont fini la rénovation de la galerie de minéralogie, l’herbier a été modernisé l’année d’avant, l’année d’avant les grandes serres...
      En fait la tendance actuel est de mettre moins d’objet plus mis en scène.

      Pour le musée dit "de l’Homme" il y a aussi une grosse partie de la collection qui est partie au Musée du Quai Branly. Et il y avait trop de monde et de fouillage pour apprécier la visite.
      Sur le programme du musée il y a un cycle de conférence sur les animaux qui m’a l’air intéressante et donné par deux archéozoologues ; Marylène Patou-Mathis et Carole Vercoutère.

      http://www.museedelhomme.fr/fr/visitez/agenda/rendez-vous/cours-public/animal-tous-etats

      Ce premier cycle est consacré aux « différents statuts de l’animal au cours du temps, ici et ailleurs » et s’articule autour de quatre rendez-vous :

      7 janvier : l’animal sauvage chassé
      14 janvier : l’animal domestique de boucherie
      21 janvier : l’animal de « compagnie » et l’animal sacré
      28 janvier : les droits des animaux : différentes approches

      C’est accès gratuit et libre a l’auditorium Jean Rouch

      #conférence #zoologie #archéologie #archéozoologie

    • Pour le Louvre comme tous ces musées, c’est une histoire d’argent qui se cache derrière la politique de diffusion grand public qui originellement souhaitait s’opposer à l’idée élitiste de la culture. Mais cette culture là est plus une obligation touristique qu’un désir de connaissance : il faut ramener la preuve d’avoir été devant l’immortalité, ce à quoi servent les appareils photos et les boutiques attenantes.
      L’amateur d’art est sommé de se fondre dans la masse touristique qui doit circuler dans l’espace d’exposition comme dans un aéroport, parcours balisé, pensée aseptisée, et surtout ticket encaissé en masse.
      Ainsi en est-il des escalators mécaniques qui ont envahi le Louvre et remplacé le grand escalier en haut duquel se dressait la victoire de Samothrace. Je n’arrive plus à voir l’espace du Sacré supplanté par ce grand supermarché où l’on mène les enfants en poussette tandis qu’ils dorment profondément. J’ai renoncé à retourner au Louvre, à batailler contre ma colère de cette modernité et je tente juste de conserver le philosophe de Rembrandt dans mon espace mental ainsi que quelques autres tableaux qui m’ont parlé.

    • Le Musée de l’humanité, c’est pour quand ? #MuseumWeek | Les Glorieuses
      https://lesglorieuses.fr/musee-de-lhumain

      Les Glorieuses demandent de renommer le musée de l’Homme en… musée de l’humanité. Parce que c’est cela, l’égalité.

      CAR Homme avec un grand H ne signifie pas humain. Le H majuscule permet de faire référence à l’ensemble du genre Homo (homo sapiens et espèces apparentées). Ainsi, le genre humain ne représente qu’une infime partie des espèces dites Homo. Or, si l’on suit la pensée de Paul Rivet, le fondateur du musée, c’est bien de l’humain dont il s’agit : « l’humanité est un tout indivisible, non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps ».

      CAR Homme avec un grand H n’a jamais eu vocation à inclure les femmes… Il n’existe aucune règle linguistique qui justifie l’emploi d’une valeur générique masculine pour inclure les deux sexes (1). AUCUNE. Et son acceptation sociétale et même assez récente. Elle s’est imposée à partir du XVIIIème siècle. A l’époque, la langue française allait même à l’encontre de la « tendance massive et indo-européenne : le genre, pour les animés humains, suit globalement le sexe ». En d’autres termes, un garçon et un million de filles impliquaient d’accorder… au féminin.

      CAR c’est un symbole. En n’incluant pas les femmes, une fois de plus, nous les invisibilisons de l’espace public et du monde des musées. Les expositions du musée l’attestent, les femmes font partie de l’histoire, il est grand temps que tout le monde le sache.

      Ainsi, pour toutes les femmes – les scientifiques, les artistes, les visiteuses… – et pour toutes les filles, cher Ministre de la Transition écologique et de la solidarité, cher Ministre de l’Education Nationale, chère Secrétaire d’Etat, cher Directeur du musée, faisons en sorte que les femmes se reconnaissent dans ce grand musée. Nommons-le « Musée de l’humanité ».

  • Jean Rouch au pays des génies et des esprits

    http://visionscarto.net/jean-rouch-petit-a-petit

    Le festival de géographie de Saint-Dié, ça commence le 3 octobre prochain... Et cette année, le thème c’est "l’imaginaire". Je ne pourrai pas y être, malheureusement, mais Visionscarto.net va essayer de publier quelques contributions en guise de « participation » (vive Internet !) à commencer par cette exploration dans le monde de jean Rouch qui s’amusait à toujours mélanger subtilement et dans tous les sens, le réel et l’imaginaire : alors, bon voyage...

    « La caméra n’a servi ici que de crayon pour enregistrer ce que la main ne peut noter. »

    Le Niger, c’est la brousse, le “pays de la chasse au lion”, la brousse qui est plus loin que loin, le pays de nulle part. Et au pays de nulle part on peut rêver, on peut inventer. Et dans ce pays de nulle part, il y a le fleuve, et le fleuve c’est un miracle : le Niger est magique. »

    Dans ce pays, les gens n’ont pas peur de la mort, car ils admettent que la mort est nécessaire pour que la vie existe.

    Les villageois vous ont vu et entendu rire : ils pensent donc que vous souffrez.”

    Version modifée et augmentée de nouvelles images et de nouveaux liens d’un texte de 2010.

    #Jean_Rouch #Cinéma #Afrique #Niger #Documentaire #Film #Fleuve #Fleuve_Niger

  • ¿Quién mató a la llamita blanca ? - Rodrigo Bellot (2007)
    http://cine.bolivia.com/pelicula/i4326/quien-mato-a-la-llamita-blanca

    il y a du génie à la Jean Rouch dans ce #film bolivien

    Jacinto y Domitila: “Los tortolitos”, son una famosa pareja de narcotraficantes, secuestradores y homicidas de animales andinos que utilizan sus pasamontañas coloridos para ocultar sus verdaderas identidades. Un norteamericano, que se hace llamar el Negro, les pide que transporten 50 kilos de cocaína de La Paz a la frontera con el Brasil.
    Dos policías de la FELCN, persiguen a “Los Tortolitos” a lo largo de esta aventura, dóndeádesafían los esquemas sociales, disfrutan de sus excesos y se enfrentan con su moralidad. La intolerancia como representación de la realidad, el humor negro como catalizador, además que persecuciones ilustran esta road movie.

    #bolivie #comédie #racisme

    https://www.youtube.com/watch?v=2rhAARzEmD8

    (à noter : la version youtube ci-dessus est mal proportionnée : j’ai dû utiliser youtube-dl puis visionner le fichier avec un ratio 16/10 dans VLC)

  • Michel Bauwens : « Vers une économie post-capitaliste » -
    http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/250415/michel-bauwens-vers-une-economie-post-capitaliste

    Mediapart a décidé de consacrer un rendez-vous vidéo et long format aux alternatives concrètes, aux projets qui figurent ce que pourrait être le monde d’après, aux grands modèles ou aux petits exemples qui permettent d’envisager un futur différent.

    Au milieu des années 1970, dans une période de crise économique, de remise en cause du modèle énergétique et de bouleversement social, les cinéastes Jacques Doillon, Jean Rouch et Alain Resnais ont adapté au cinéma la bande dessinée du dessinateur Gébé, L’An 01, pour réaliser un film du même nom narrant un abandon utopique, consensuel et festif de l’économie de marché et du productivisme.

    Sans les outils de la fiction, mais avec ceux de la confrontation et de la discussion, nous chercherons donc à dessiner les contours de l’an 01 de nos années 2010, pour tenter de cerner ce que pourrait être un monde post-croissance et post-inégalités.

    Pour le premier épisode du Champ des possibles, Mediapart a invité Michel Bauwens, penseur activiste du peer-to-peer, cette économie de « pair à pair » du savoir partagé et des échanges non marchands, née dans le monde du numérique.
    Lire aussi

    Michel Bauwens : « L’hégémonie du libéralisme a été cassée par le numérique »

    Par Jade Lindgaard

    Fondateur de la P2P Foundation, qui aborde aussi bien les questions de monnaie alternative, de coopérative ouverte et intégrale, que de système d’entraide et de constitution des communs, il publie aux éditions Les Liens qui Libèrent un livre sobrement intitulé Sauver le monde, et sous-titré Vers une économie post-capitaliste avec le peer-to-peer.