person:jean-benoit bouron

  • cité par Jean-Benoit Bouron sur FB

    « Le français [la langue française] la sommait de préciser le genre des choses. Le masculin y dominait le féminin ; si toutes les femmes du monde venaient en compagnie d’un chien, ils étaient contraints, elles et le chien, de se soumettre au masculin : les femmes et le chien étaient bien obéissants. »

    Marie Darrieussecq, « Le pays »

  • Cartographier l’imaginaire, un exercice géographique

    http://www.lecfc.fr/new/articles/205-article-2.pdf

    signalé par Bénédicte Tratnjek

    par Jean-Benoît Bouron
    professeur agrégé de géographie, auteur du site
    www.geotheque.org

    Courriel : jb.bouron@gmail.com
    La crise épistémologique qu’a traversée la géographie au XXe siècle a achoppé sur la question de la scientificité. Faire de la géographie une science dite « dure » a paru à certains la seule réponse possible au problème de la légitimité de la géographie. Cette option conduit à une inévitable aporie dans la mesure où la géographie ne peut être une science que sociale, et que la recherche d’invariants en sciences sociales conduit à une aporie, comme le savent les anthropologues. De fait, la dimension littéraire, narrative, de la géographie, n’a jamais pu être définitivement évacuée. Comme le montre Cynthia Ghorra-Gobin, « l’imagination géographique » a, par exemple, joué un rôle essentiel dans la construction du mythe de la frontière dans
    la société américaine (Ghorra-Gobin 2006). Et dans certains cas, l’imagination peut même être considérée comme un outil géographique en tant que tel, jouant un rôle dans la formation des représentations de l’espace (Molina 2007). La carte, cet outil géographique par excellence, est emblématique des liens ténus entre géographie et imaginaire. Elle peut se parer des attributs de la scientificité comme elle peut assumer pleinement sa subjectivité narrative.

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