person:jean-pierre chevénement

  • A quoi sert Kamel Daoud ? – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/12/12/a-quoi-sert-kamel-daoud

    Kamel Daoud. D. R.                                                                                                                                                                                                                                                               
    Pour mes lectures estivales, je me suis fait violence, en glissant dans mes bagages les 464 pages de chroniques (2010-2016) publiées par Kamel Daoud chez Actes Sud. Je dois avouer ne pas avoir dépensé le moindre kopeck pour accéder aux écrits de cet ancien islamiste qui, quand cela est devenu lucratif, a découvert que « Dieu est athée ». Pas question donc de donner un centime de droits d’auteur à cette nouvelle, icône heureuse de nourrir l’orientalisme des néoconservateurs « atlantistes ». Un orientalisme qui est l’une des misères de l’histoire du monde arabe, un travers si bien dénoncé par notre merveilleux Edward Saïd.J’ouvre ce livre, juste après avoir lu le dernier chef-d’œuvre de Jean Ziegler : Le Capitalisme expliqué à ma petite-fille, publié aux éditions du Seuil. Le hasard, pour une fois, a bien fait les choses : lire le manuel de la générosité et de l’altruisme juste avant le grand traité de l’égoïsme met les idées à leur vraie place. Entre les deux livres, il y a un fossé, une tranchée genre 14/18. Daoud dangereux, peu fiable et néo-prosélyte comme tous les repentis, fait la promotion du capital et du libéralisme qui est son corolaire. Ziegler, lucide et généreux, dénonce ce monde de la finance sans lois et ses mortels ravages sur l’humanité. Deux mondes différents, et même opposés. Vieux baroudeur entre les destins de l’humanité, Jean Ziegler a vu trop d’hommes mourir, de faim et de guerre, pour un même effet, savoir que le libéralisme c’est la mort des pauvres, des peuples « en trop ». De ceux qui gênent. Kamel Daoud, à l’opposé, regrette l’absence d’un « capitalisme fort, de patronats puissants et créateurs de plus-values ».Une drôle de sensation m’habite, celle d’un barreur dans la nuit qui sait qu’il va croiser un iceberg. Daoud se dit Algérien, un peu comme moi, mais je ne retrouve en lui rien de notre bien commun, cet homme est de glace, froid et transparent. Du coup, je me sens Algérien comme Jean Ziegler. Alors que Daoud, tenancier de sa petite boutique « d’algérianité », vante une camelote de qualité « made in China » pour séduire les colons jamais guéris de Saint Germain des prés. C’est l’histoire dans l’autre sens, jadis c’est le « blanc » séduisait l’indigène avec de la verroterie. Au risque de perdre ses lecteurs, qui le prennent pour ce qu’il n’est pas, Daoud doit continuer de se poser en « Algérien », c’est son filon en or. Pensez donc, un Algérien musulman et athée, Arabe, qui déteste les Arabes et qui parle de tout cela « sans langue de bois », Netanyahou et Le Pen auraient rêvé de l’inventer. Pourtant, il est bel et bien là. Alors qu’il n’est qu’un ersatz de Bernard-Henri Lévy, une tête de gondole pour vendre des livres que personne ne lit, c’est-à-dire beaucoup de bruit pour rien, le vent de la barbe à papa. Lectures faites, je persiste et comprends mieux pourquoi Jean Ziegler n’est jamais promu par les médias qui se proclament « grands ».Invité à la télévision, Kamel Daoud est traité comme un saint, le tenant de la nouvelle lumière et du savoir avancé. Aux yeux des gogos, ce réactionnaire est « moderne » et « révolutionnaire ». C’est donc sans contradicteurs qu’il déroule sa pelote de lieux communs, l’image du bon nègre Banania qu’attendent les « néocons ». Récemment, je l’ai aperçu sur une chaîne de TV algérienne, avec toujours la même posture du penseur couché, criant : « Je sais me défendre. » Cependant, on ne sait contre quoi il se défend.Questionné sur l’invitation de Daoud, le nouveau commandeur, à l’ambassade de France lors de son passage en Algérie, E. Macron a répondu qu’il « veut entendre tout le monde ». Le Président français considère-t-il que Daoud c’est tout le monde ? Ou tous ceux qui résident dans le jardin des puissants ?Pour revenir à ce qui n’est pas de la littérature, disons que, dans son livre, Daoud nous invite à découvrir, ou redécouvrir, la crème de ses près de 2 000 textes écrits entre 2010 et 2016. Que seraient, nous affirme-t-il, les positions « des journaux et des élites contestataires ». Cette position est lacunaire puisque ce Don Quichotte algérien ne nous dit jamais ce qu’il conteste. Il n’a pas besoin d’exprimer de s’attacher aux détails du vrai : il est l’élite à lui seul, et doit être cru sur parole. Mais, patatras Daoud, par le contenu de son opus, atteint un objectif imprévu. Preuve à l’appui – l’existence de son livre –, il démontre que la censure qu’il prétend combattre n’existe pas en Algérie. En effet, comment publier impunément (et c’est tant mieux) autant d’ignominies sur un peuple et un pays « qui manquaient de la liberté de dire, de lire ou de regarder » ? Sacré Daoud, ce Daoud sacré.Si sa plume se fluidifie miraculeusement contre l’« Arabe et sa langue », le « musulman », et l’« Algérie », cela ne l’empêche pas de célébrer les « Printemps » alors qu’eux aussi sont censés être arabes. Il glorifie les révoltes sans citer un seul révolté. En réalité, il tente de nous faire croire que les révolutions se font sans révolutionnaires et que les chaos sont l’annonce des aubes nouvelles. Outre du Bernard-Henri Lévy ou du Debray, Daoud ne lit visiblement rien d’autre. Sans doute par crainte d’être chahuté par les mauvaises ondes de la vérité. Par exemple, il n’a pas pris connaissance de « la stratégie du choc », brillamment décrite par Naomie Klein, et il regrette sans rire et amèrement que l’anarchie, la destruction et la guerre civile n’aient pas déjà emporté l’Algérie.Chercheur, créateur de concepts, ce grand penseur nous indique avoir découvert que l’Occident a pour malheur d’avoir voulu incarner la Morale universelle. Sans doute voulait-il parler de l’extermination des Amérindiens, de la traite négrière, des colonisations, de l’utilisation de la bombe atomique sur des populations civiles à Hiroshima et Nagasaki ou encore du nazisme et du fascisme né en Occident ? Sacré Daoud.Et même lorsqu’il tente de dénoncer le traitement infligé aux migrants en Pologne, comme par instinct, sa plume fait une arabesque et va retrouver son sujet fétiche : l’Algérie. On peut en déduire que si les migrants sont mal traités en Pologne, c’est à cause de l’Algérie. Il en est de même d’une chronique sur la Roumanie puisque Daoud est universel. Pour lui, tous les chemins du malheur mènent à l’Algérie.Aux intellectuels et universitaires qui se sont opposés à ses positions (le mot idées serait flatteur), il répond, en se réfugiant dans un vocabulaire creux comme un tambour, que « c’est au nom de l’anticolonialisme et de l’inquisition qu’on lui interdit de penser ». Après sa tribune délirante sur des viols de Cologne qui n’ont jamais existé, dans laquelle il présentait l’Arabe comme une sorte d’être génétiquement violeur, les intellectuels qui ont protesté lui auraient organisé un procès stalinien. Il annonce même à grands fracas qu’il va quitter la scène, et prendre la porte. Ce qui serait une bonne idée, s’il la laisse ouverte, sera nous faire de l’air. Mais rassurez-vous, il y a le goût d’être sur les planches et celui des droits d’auteur : il revient par la fenêtre. Recyclant les clichés les plus éculés – mais toujours orientalistes –, il déverse incessamment une haine inégalée du « musulman ». Elle a un sens, son engagement dans la guerre du « choc des civilisations » le monstre agité par les forces les plus réactionnaires, celui qui marche main dans la main avec « le grand remplacement ».Il suffit de lire au hasard, avec rage et courage, cette phrase de Daoud : « Les derniers colons de ce pays plantaient plus d’arbres que ceux qui l’ont libéré… » Oubliant en passant la nature de celui qui tenait la pioche. Il va jusqu’à regretter l’attitude consensuelle montrée par Jean-Pierre Chevènement lors de son passage à Oran en septembre 2010, et plaide, lui Daoud, la cause des Français nostalgiques de « l’Algérie française ». Aidé de son cerveau servile, ce Zemmour algérien affirme, contre toute l’Histoire, que « c’est la France qui a décolonisé la terre ». Et le peuple algérien n’est pour rien dans la lutte pour une indépendance tombée du ciel colonial, une insulte à la vérité, à la mémoire, à l’histoire, aux universitaires, aux intellectuels. Ce concept de la « décolonisation » porté aussi par Daoud Kamel est, en fait, une ultime manœuvre coloniale. Avec Kamel Daoud, nous sommes dans le colonialisme d’outre-tombe. Son projet est clair, son flot de vomi, qui a pour but de flétrir tout ce qui est algérien, doit nous donner à croire que « l’indigène ne peut se libérer, on l’a donc décolonisé ».Moment de détente, ou de saine curiosité satisfaite, moi qui croyais pouvoir accéder à des confidences sur son passé « islamiste », j’ai été déçu par ce livre. Aucun signe, aucun mot, aucune confidence sur ses engagements auprès des forces violentes, qu’il qualifie lui-même de terroristes. Cette amnésie est confirmée, comme le démontre le livre Contre-Enquête (Editions Frantz-Fanon) d’Ahmed Ben Saada : Kamel Daoud est passé à autre chose, Allah est oublié.Jacques-Marie Bourget, journaliste français, et expert de notre monde, le qualifie de « grenouille autopsiée ». Pour Jacques-Marie Bourget, Daoud est « le supplétif des pires néoconservateurs français », « l’indigène alibi ». Et le grand et vrai écrivain Rachid Boudjedra a cloué le cercueil en le mettant à nu.Pour bien revendiquer son appartenance aux camps des civilisateurs, Daoud joint donc sa voix aux tenants du choc des civilisations, depuis en fait, depuis Mahomet et même avant, le seul but du musulman est de vaincre toute la planète. Ainsi, pour lui, pas de différence entre le sacrifice du militant anticolonial Ali La Pointe et le tueur toulousain Mohamed Merah. Pour bien nourrir les phantasmes et la haine, ce néo-harki de la pensée apporte sa contribution : il stigmatise les habitants des quartiers populaires, en s’interrogeant sur « les milliers de Mohamed Merah » qui sont « partout », « dans une salle de bains, l’arme au poing », ou quelque part, « debout au bas de l’immeuble ». Peut-être Daoud n’a-t-il pas lu les confidences d’Albert Chennouf-Meyer (Abel, mon fils, ma bataille. Ed. Du Moment, 2013), père d’Abel, l’une des victimes des tueries de Toulouse ? Et, suivant la doctrine et le mode de penser de ce nouveau philosophe, il est temps de nous poser, nous aussi, une question : « Combien de Daoud sévissent dans les rédactions des journaux algériens ? »Versant dans le tribalisme le plus rétrograde, il appelle de tous ses vœux, dans chaque région, à ne parler autrement qu’en dialecte local. Pour Kamel Daoud, la langue s’écrit « avec l’âme ». Dans une reptation de serpent, il veut voler ainsi à la rescousse de groupes qui prétendent dynamiter l’Algérie. Comme ces mouvements croupions et d’extrême droite qui prétendent défendre (sans doute mieux que Kateb Yacine) la langue et la culture berbères ! Puisqu’il ne lit que Debray et Bernard-Henri Lévy, il n’a pas ouvert le magnifique bouquin de Patricia M.-E. Lorcin Les Identités coloniales… une lecture capable de laver la tête de KD Kamel Daoud. Au-dedans. Le titre que mérite cette « somme » de Daoud est simple : « Chroniques de l’horreur. »Je n’ai trouvé qu’un point sur lequel on puisse gloser sur du Daoud, c’est quand il écrit : « On a détruit les libertés et les libérations acquises après le départ des colons. » Il est effectivement exact qu’un peuple martyrisé, abandonné dans le concert des nations, trop seul après sa révolution ait commis des erreurs et connu des errances. Il est effectivement exact que l’Algérie se cherche toujours. Mais oublier une guerre civile provoquée par les anciens Frères idéologiques de Daoud, ce n’est pas omettre un détail. Mais ce « lissage » permanent de l’histoire, sa recréation sont le carburant que permet à Kamel Daoud de poursuivre ses livres et chroniques de flagellations des « Algériens », de l’« islam », de l’« Arabe », du « régime ». Sans cette interminable mise à mort, le livre n’aurait que l’épaisseur d’un album à colorier.Il est drôle, piquant, amusant de retrouver soudain notre Kamel Daoud quand il revient à sa source d’inspiration première, le wahhabisme. Tout cela sur le mode mondain, chic-français, convenable. Notre immense écrivain, notre Hugo à nous, a découvert le Qatar et ses vertus, vertes comme le dollar. Pour Daoud, le Qatar n’est pas ce qu’il est, c’est-à-dire un pays sans Constitution, sans lois, corrupteur et esclavagiste ayant naguère condamné un poète à mort au prétexte qu’il avait souhaité la venue d’un « printemps » à Doha. Mais le Qatar, versus Bernard-Henri Lévy, n’est-il pas le prototype d’un islam moderne, compatible avec la démocratie et il distribue des prix littéraire, organise de généreux colloques ? Donc, pour Kamel Daoud, la monarchie du Qatar, c’est top. Je lis : « Le Qatar a réussi à exporter l’image d’un pays où l’on peut dire des choses, où l’on assume les relations internationales, même avec Israël, sans hypocrisie, où la liberté de culte n’est pas qu’une chasse aux casse-croûte et où les droits de la femme sont les plus respectés dans cette région du monde, la révolution Al-Jazeera a fini par ‘’enfoncer’’ encore plus le reste du monde ‘’arabe’’, en en soulignant, par contraste, le calendrier moyenâgeux. » Ce propos est outrancier dans un pays, je le répète, où le droit n’existe pas, sauf la Charia que l’on impose jusque dans le lycée, pourtant baptisé… Voltaire !Quel crédit accorder à ce faussaire erratique capable de célébrer Israël, tout en qualifiant cet Etat de « raciste » et « sans frontières ». Dans sa posture de penseur couché, il ne veut pas voir le droit international et islamise la cause palestinienne. Il l’arabise, l’islamise à sa façon, et n’irait pas jusqu’à lire les rapports de Goldstone et de Richard Falk ou tout simplement les livres de Shlomo Sand, Ilan Pappé et ceux du courant israélien des « Nouveaux historiens ». Pour Daoud, le summum de l’injustice, celle faite aux Palestiniens n’existe pas puisqu’il est impossible d’être « injuste » avec des « Arabes, des musulmans ». Peut-être, afin d’adoucir son regard, et rien que pour Kamel Daoud, l’Algérie devrait organiser un ghetto type « Gaza » ?Sans aucune honte, l’effroyable auteur bas de plafond ose écrire : « Le mort palestinien sera un homme tué lorsqu’il ne sera pas un barbu mort ou un Arabe bombardé. » Un passeport pour le crime et bientôt le génocide. Et ce n’est pas parce que dans sa bande Daoud n’est pas seul que l’effet de groupe constitue une excuse. Que valent au poids des piges, des cachets et des droits d’auteur, les plumitifs que l’on découvre à marée basse, au plus bas de l’humanité, rien d’autre que de la haine. Dans ma culture berbère universaliste (et non tribale), il existe un mot pour qualifier ce nuisible : azrem, le serpent                                        
        
    Par Boualem Snaoui                                                            https://www.algeriemondeinfos.com



  • Florian Philippot : ce que cache le vernis de la « dédiabolisation du FN » - Les Inrocks
    http://www.lesinrocks.com/2017/04/news/florian-philippot-ce-que-cache-le-vernis-de-la-dediabolisation-du-fn

    Le vice-président du Front national a fait entrer au parti des anciens de la gauche souverainiste. C’est ce que révèle Le Monde dans une longue enquête consacrée au plus proche conseiller de Marine Le Pen. C’est lui qui a initié le tournant vers une ligne nationale-républicaine du parti.

    Une formation souverainiste

    Florian Philippot est “le leader d’une petite troupe persuadée de pouvoir couper le parti de son passé et d’en faire une simple formation souverainiste” écrit Le Monde. Pour cette frange de militants, souvent venus de la gauche, c’est l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen et de son bras droit, en 2011, qui marque le début de la véritable histoire du parti, martèle le quotidien.

    Supposé incarner l’aile modérée, il a fait entrer au parti des personnalités diverses, au parcours parfois plus radical que l’on en pourrait le penser. Bertrand Dutheil de La Rochère, bras-droit de Florian Philippot et dirigeant du Rassemblement Bleu Marine, est un ancien communiste. Il a dirigé le MRC de Jean-Pierre Chevènement avant de rejoindre le camp frontiste en 2011. Mais auprès du Monde, il refuse de prendre position quant à l’antisémitisme d’Alain Soral, le conseiller de Marine Le Pen en 2007, plusieurs fois condamné pour contestation ou apologie de crime contre l’humanité.

    “Je n’ai jamais vu Soral, explique-t-il. Je constate juste que David Rachline est directeur de campagne. Quand on me dit que Soral est antisémite, et que David est ou était proche de Soral, je dis : ‘Ah bon ?‘”. Le père du maire de Fréjus était de confession juive.

    Des anciens militants radicaux

    Dans l’équipe proche de Florian Philippot, on trouve aussi Alain Avello. Aujourd’hui président du collectif Racine (qui vise à implanter le parti chez les enseignants), il a milité pour Egalité et Réconciliation, l’association d’Alain Soral.

    “J’ai adhéré un an à Egalité et réconciliation. Je ne suis jamais allé à aucune réunion. Il faut faire le distingo entre le Soral de 2008 et celui d’aujourd’hui. Il avait suscité un certain espoir, il avait un discours social”, affirme-t-il au Monde.

    Pourtant, le polémiste antisémite avait déjà été condamné en 2008 par la cour d’appel de Paris pour incitation à la haine raciale.

    Dans son sillage, on trouve aussi la députée européenne FN Sophie Montel. Dans les années 1990, l’élue a milité pour Terre et peuple, un courant identitaire. Elle aurait même défendu “sans trembler les propos de Jean-Marie le Pen qui affirmait ne pas croire à ‘l’égalité des races’”, explique le quotidien.

    #Linfiltré #PhoneStories #FN


  • Sur la responsabilité de la France : stop à l’instrumentalisation indigne ! - Marine 2017
    https://www.marine2017.fr/2017/04/09/responsabilite-de-france-stop-a-linstrumentalisation-indigne

    Communiqué diffusé hier soir, dans l’urgence. Ça dit la boulette. Ou pas.

    Comme Charles de Gaulle, François Mitterrand, ou encore de nos jours Henri Guaino, Jean-Pierre Chevènement, ou Nicolas Dupont-Aignan, je considère que la France et la République étaient à Londres pendant l’occupation, et que le régime de Vichy n’était pas la France. C’est une position qui a toujours été défendue par le chef de l’Etat, avant que Jacques Chirac et surtout François Hollande, à tort, ne reviennent dessus.
    Cette position fait suite à l’ordonnance du 9 août 1944 qui a frappé d’inexistence juridique le régime de Vichy, régime collaborateur et illégal.
    Elle n’exonère en rien la responsabilité effective et personnelle des Français qui ont participé à l’ignoble rafle du Vel d’Hiv et à toutes les atrocités commises pendant cette période.
    L’instrumentalisation politique à laquelle se livrent aujourd’hui quelques personnalités politiques est indigne. En particulier celle des prétendus gaullistes qui salissent ainsi la mémoire et l’oeuvre du Général de Gaulle.

    #Linfiltré #PhoneStories #FN


  • Sur la rafle du Vél d’Hiv, Marine Le Pen veut ramener la France trente ans en arrière | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/143159/le-pen-rafle-vel-hiv

    Ses propos s’inscrivent dans une école de pensée qui a été longtemps majoritaire en France, notamment sous De Gaulle et Mitterrand : celle qui consiste à dire que Vichy et l’État français ne constituaient qu’une autorité de fait, « nulle et non avenue » selon les mots de De Gaulle, et qui n’avaient pu prétendre à aucun moment représenter leur pays, quel que fût le soutien populaire dont ils avaient bénéficié ; que le vote des pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 étant anticonstitutionnel, les décisions de Vichy ne pouvaient pas être attribuées à une France qui, à ce moment-là, était à Londres. Et qui conclut donc que les positions de Chirac et de ses successeurs constituent une repentance et une autoflagellation malvenue... (Ce qui est oublier que, dans leurs discours, Chirac comme Hollande distinguaient en fait deux France : « Il y a aussi la France, droite, généreuse, fidèle à ses traditions, à son génie. Et cette France-là n’a jamais été à Vichy », lançait Chirac, tandis que son successeur rendait « hommage à tous ces Français qui ont permis que survivent les trois quarts des Juifs de France »).

    On trouve trace de cette école de pensée dans des critiques de divers responsables politiques (Marie-France Garaud, Jean-Pierre Chevènement, Philippe Séguin ou Henri Guaino, par exemple, avaient critiqué les discours élyséens), mais aussi, de manière plus extrême, dans les écrits d’un Éric Zemmour affirmant que le 16 juillet 1995, Jacques Chirac avait « raflé » le général De Gaulle. Le polémiste avait aussi défendu le rôle du régime de Vichy dans la protection des juifs français, thèse critiquée par de nombreux historiens.

    En 2012, au moment du discours de François Hollande, l’un des meilleurs spécialistes français de Vichy, Henry Rousso, jugeait pourtant que ce passé avait « enfin trouvé sa place » et qu’on avait assisté à une « normalisation » de la mémoire.

    #Linfiltré #PhoneStories #FN


  • Marine Le Pen choque en déclarant que « la France n’est pas responsable » de la rafle du Vél’d’Hiv
    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/10/marine-le-pen-choque-en-declarant-que-la-france-n-est-pas-responsable-de-la-

    Consciente du caractère explosif du débat, Mme Le Pen n’a pas tardé à préciser sa pensée dans un communiqué, se rangeant, comme son vice-président Florian Philippot, dans une posture qu’elle veut « gaulliste ». « Comme Charles de Gaulle, François Mitterrand, ou encore de nos jours Henri Guaino, Jean-Pierre Chevènement, ou Nicolas Dupont-Aignan, je considère que la France et la République étaient à Londres pendant l’occupation, et que le régime de Vichy n’était pas la France », écrit la députée européenne pour justifier cette prise de position qui « n’exonère en rien la responsabilité effective et personnelle des Français qui ont participé à l’ignoble rafle du Vél’d’Hiv et à toutes les atrocités commises pendant cette période ». « L’instrumentalisation politique à laquelle se livrent aujourd’hui quelques personnalités politiques est indigne », ajoute la candidate frontiste.

    De son côté, le député européen FN Bruno Gollnisch a réagi sur Twitter : « Le gouvernement de Vichy n’avait aucune latitude sur Paris, territoire occupé. C’est même pour cela qu’il s’était fixé à Vichy ! » Le charbon ne manque jamais pour nourrir une polémique.

    #Linfiltré #PhoneStories #FN


  • Chevènement évoque le risque d’une « guerre civile » en France
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13300-chevenement-evoque-le-risque-d-une-guerre-civile-en-france

    Hé oui, c’est là tout le piège du choc des civilisations des élites mondialisées . Et Chevènement en est conscient .

    Jean-Pierre Chevènement : "Je ne suis pas le... par franceinter

    Dans son dernier livre, Chevènement évoque le risque de guerre civile : « Si le chômage de masse n’explique ni ne justifie le passage à l’acte terroriste, il créé, avec l’excessive concentration de jeunes dont l’imaginaire ne coïncide nullement avec l’imaginaire national, l’humus où le terrorisme mondialisé a semé ses graines » (celui que la clique américano sioniste via les pays du Golfe ont créé, relayé par nos élites …. Et de préciser que le terrorisme islamiste vise ainsi à « exploiter les failles de la société française pour y semer et y faire fructifier les graines de la guerre civile ».

    Chevènement évoque le risque d’une « guerre (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • L’islamophobie en campagne
    http://contre-attaques.org/magazine/article/l-islamophobie-375

    De l’élection de Trump aux primaires citoyennes, du prétoire à la démographie, tout est bon, dans les deux derniers numéros de #Marianne, pour animer l’obsession raciste de l’islam. N°1035 du 27 janvier au 2 février 2017 Page 32, Hervé Nathan chronique le livre Misère(s) de l’islam de France de Didier Leschi, « l’ancien directeur du bureau des cultes, proche de Jean-Pierre Chevénement ». On y apprend que « le nombre de mosquées (...) est important » en France. Hervé Nathan indique que « Leschi brocarde (...)

    #Magazine

    / Marianne, #carousel, #Chroniques, #Médias


  • L’islamophobie en campagne
    http://contre-attaques.org/magazine/article/marianne-l

    De l’élection de Trump aux primaires citoyennes, du prétoire à la démographie, tout est bon, dans les deux derniers numéros de #Marianne, pour animer l’obsession raciste de l’islam. N°1035 du 27 janvier au 2 février 2017 Page 32, Hervé Nathan chronique le livre Misère(s) de l’islam de France de Didier Leschi, « l’ancien directeur du bureau des cultes, proche de Jean-Pierre Chevénement ». On y apprend que « le nombre de mosquées (...) est important » en France. Hervé Nathan indique que « Leschi brocarde (...)

    #Magazine

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  • La France du présent face à la Russie du futur - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/la-france-du-present-face-a-la-russie-du-futur.html

    La Droite, comme la Gauche française, demeure fondamentalement divisée sur la forme et la nature des relations à entretenir avec la Russie et son président Vladimir Poutine. Il est irrécusable que la Russie impose son retour sur la scène internationale avec une vision différente du Monde que celle ordonnée jusque-là par le camp occidental, avec à sa tête les Etats-Unis. Multiples sont les discours des politiques français à propos de la Russie. Cependant, ces discours politiques dénotent davantage de politiquement correct, et ce dans un but strictement électoral.

    François Fillon, candidat à la présidence de la République Française, participant à la primaire de droite, souhaite mettre la Russie face à ses responsabilités, mais ne définit pas clairement de quelles responsabilités il s’agit. M. Fillon s’exprime ainsi : « La Russie est le plus grand pays au monde en superficie, mais c’est un pays dangereux et instable puisqu’il n’a jamais connu la démocratie. » La question qui mérite d’être posée sans pour autant vouloir défendre la Russie est la suivante : les pays qui ont connu la démocratie tels que les Etats-Unis ou encore la France sont-ils moins dangereux ? N’est-ce pas à cause de certaines démocraties occidentales que le monde est actuellement à feu et à sang ? Peut-être que le temps est venu de redéfinir le concept de la Démocratie.
    Quant à Jean-Frédéric Poisson, candidat du Parti Centre à l’élection présidentielle française et participant également à la primaire de droite, il a pris le contre-pied de tous les candidats en allant en Russie à la rencontre du président Poutine et du peuple russe.

    Tandis que M. Bruno Lemaire n’hésite pas à affirmer que la France est devenue la supplétive des Américains, ce qui signifie précisément que la France a perdu son indépendance face aux États-Unis, voire sa souveraineté dans l’état actuel.
    L’ancien président de la république, Nicolas Sarkozy, semble clairement devenir russophile, notamment depuis son retour sur la scène publique et suite à sa rencontre avec le Président russe en octobre 2015 à Moscou.
    Pour Jean-François Copé, participant également à la primaire de droite en vue des élections présidentielles, le pacte de confiance avec la Russie a été détruit à cause de l’intervention française en Libye, aggravé par la suite par la présidence de François Hollande et sa gestion des relations avec la Russie. Il convient aussi de préciser que le déroulement des événements en Libye a quelque part durci la position russe en Syrie.

    Alain Juppé n’hésite pas à critiquer une certaine russophilie française. Sa compréhension des relations avec la Russie se réduit à châtier la Russie pour son action mondiale par plus de sanctions économiques. Ce qui semble être actuellement une forme dépassée et nullement efficace. D’autant plus que les sanctions économiques n’entravent en rien l’ascension de la Russie.

    La position d’Alain Juppé est en quelque sorte similaire à celle de l’actuel président français François Hollande et une partie de la gauche socialiste. Le président Hollande s’oppose farouchement au président Poutine, son excès de zèle dépasse largement l’action des vrais ennemis de la Russie tels que les Etats-Unis, au point de refuser récemment de recevoir son homologue russe en France. Cela reste dans les annales diplomatiques comme une première dans les relations franco-russes. Cependant, cette politique antirusse n’est ni dans l’intérêt de la France ni dans celui du peuple français, mais qui est apparemment une préoccupation majeure de tous les candidats de gauche ou de droite. Enfin, le président Hollande semble plonger la France, au moins pour le temps qui lui reste à gouverner, dans un type de guerre froide avec la Russie.
    La gauche française n’est pas épargnée par les divisions au sujet des relations à entretenir avec la Russie. Certaines personnalités politiques de gauche telles que Jean-Luc Mélenchon ont de la sympathie pour la Russie, en opposition à l’hégémonie américaine sur la France et l’Europe. D’autres comme Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères, ou Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de la défense, ont d’autres conceptions des relations internationales réfutant toutes formes d’opposition et de rupture totale avec la Russie.
    Dans l’ensemble la classe politique française paraît favorable à un dialogue avec la Russie, mais dans les faits cela manque de sincérité. Les différents candidats à l’élection présidentielle française motivent leur idée d’un dialogue ou d’un rapprochement avec la Russie à travers la notion de l’intérêt de la France et des Français, mais l’idée réelle est davantage électoraliste. Cependant, les candidats à l’élection présidentielle de droite ou de gauche semblent beaucoup évoquer la Russie pour éviter d’être obligés de s’exprimer sur l’alignement total de la France sur la politique étrangère étatsunienne.

    Quant à l’extrême-droite française, elle adule le président Poutine voyant en lui une incarnation de l’autorité, ainsi qu’un chef politique capable d’éradiquer l’Islam radical qui sévit de nos jours dans le monde. De surcroît, les Gaullistes français sont séduits par le concept de la Nation développée par le Président Vladimir Poutine.

    Enfin, le constat est indéniable, la France est alignée sans condition, dans une posture quasi vassalique sur la politique étrangère américaine, au détriment de ses relations avec la Russie. La défaillance chronique de la politique française a poussé les deux pays à s’éloigner l’un de l’autre, ce qui n’est pas bénéfique ni pour la France ni pour les intérêts du peuple français que chérissent tant les politiciens.


  • Le monde au seuil d’une troisième guerre mondiale, selon Chevènement...
    https://www.crashdebug.fr/international/12573-le-monde-au-seuil-d-une-troisieme-guerre-mondiale-selon-chevenement

    Si les États-Unis optent pour une politique de renversement des gouvernements élus par le peuple, un troisième conflit mondial pourrait éclater.

    Notre planète se trouve au bord d’une troisième guerre mondiale, prévient l’ex-ministre français de la Défense et de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement.

    « Je qualifie la situation comme assez dangereuse. Car, parmi nous, certains sont prêts à aller jusqu’au bout. Je n’ai pas d’intention de dire que toute l’élite politique des États-Unis est en proie à de telles opinions. Par exemple, ce n’est pas le cas de John Kerry. Par contre, les néoconservateurs prônent une politique visant à renverser des gouvernements étrangers. Et nous avons vu que c’est inadmissible, notamment en Irak, en Libye et en Syrie », a tranché l’homme (...)


  • La France islamophobe nomme un Chrétien à la tête d’une fondation sur l’Islam
    http://www.algerie-dz.com/article20105.html

    La France islamophobe nomme un Chrétien à la tête d’une fondation sur l’Islam
     
    La France a nommé un politicien chrétien à la tête d’une fondation sur l’Islam et démontre ainsi son mépris total pour les Français Musulmans.
    lundi 19 septembre 2016.
    Fidèles à l’histoire coloniale et raciste de la France, les politicards François Hollande et Manuel Valls ont décidé d’accorder le poste de président de la « Fondation pour l’Islam de France » à un politicien chrétien.

    C’est ainsi le politicard chrétien Jean-Pierre Chevènement qui va dicter aux Musulmans de France ce que doit être l’Islam et comment ils doivent pratiquer leur religion en France.

    D’ailleurs, le politicard Jean-Pierre Chevènement a déjà commencé à donner des ordres aux Musulmans en leur demandant d’être « discrets » en cachant leur religion pour ne pas heurter la sensibilité des racistes islamophobes (voir vidéo)

    Cette affaire honteuse illustre à elle seule la gravité du racisme et de l’islamophobie en France.

    © Copyright www.algerie-dz.com



  • Petit rappel salutaire de Pierre Tevanian à propos de Chevènement

    "Rappel non exhaustif sur l’homme qui est peut-être le principal entrepreneur de morale raciste républicaine du demi-siècle passé. Celui qui débuta dans un groupuscule d’énarques élitistes et pro-Algérie française (Patrie et Progrès) avant d’incarner, entre 1997 et 2002, la fameuse "réconciliation de la gauche avec la sécurité". Celui qui organisa la mise en spectacle apocalyptique et ininterrompue de ce thème sur la scène politique pendant presque cinq ans de ministère de l’Intérieur (et de ce fait prépara le triomphe de Jean-Marie Le Pen le 21 avril 2002). Celui qui à l’époque fédéra lors de sa campagne des gens comme : Paul Marie Couteaux et Florian Philipot (passés depuis chez Marine Le Pen), Max Gallo (passé chez Sarkozy) sans oublier Natacha Polony, un certain Michel Houellebecq et un certain Eric Zemmour. Oui tous ces gens ont soutenu publiquement sa candidature. Tout comme un certain Alain Soral, qui a eu ces mots : "Chevènement pour mon parcours personnel est une sorte de sas. Je n’aurais jamais pu me rapprocher du FN directement".
    Février 1997. Jean-Pierre Chevènement dans Le Monde : "L’immigration est absorbable à petites doses".
    Octobre 1997. Congrès de Villepinte. Lionel Jospin et Jean-Pierre Chevènement font de "la sécurité" une priorité. Le député RPR Patrick Devedjian se félicite d’une " grande victoire idéologique de la droite ".
    Décembre 1997. A propos de la mort d’Abdelkader Bouziane, abattu par la police alors qu’il est en fuite, le ministre d l’Intérieur Chevènement cautionne la thèse infondée de la "légitime défense".
    4 mai 1998. Publication d’une lettre de Jean-Pierre Chevènement à Lionel Jospin, demandant de mettre fin à la "double compétence" du juge pour enfants. Le ministre de l’Intérieur écrit : " La double compétence contribue à brouiller l’image de ce magistrat, tantôt juge de la pathologie familiale, proche de l’assistant social, tantôt juge répressif. (...) Cette confusion des rôles est néfaste à l’égard des mineurs dépourvus de repères les plus élémentaires et auxquels il convient d’offrir des représentations plus structurantes ". Cette demande, qui suscite un tollé chez les juges et les éducateurs, est finalement rejetée par le Premier Ministre.
    8 Juin 1998. Réunion du Conseil de Sécurité Intérieure et annonce d’une politique "de fermeté". Dans Le Monde, l’escroc Alain Bauer, PDG d’une société privée de conseil en sécurité, AB Associates, 1 millions de francs de chiffre d’affaire pour un seul salarié (lui-même), salue le gouvernement, qui a "enfin reconnu honnêtement et courageusement l’existence de l’insécurité". Le ministre de l’intérieur Chevènement lui commande un rapport sur l’insécurité et l’organisation de la police.
    Septembre 1998. Une circulaire de Jean-Pierre Chevènement encourage les préfectures à refuser des titres de séjour aux parents et aux conjoints de français ou de résidents réguliers, autrement dit à séparer des familles, et donc à violer la Convention Européenne des Droits Humains, en prétextant que l’atteinte à la vie familiale n’est « pas excessive » par rapport au « but légitime » qu’est « la protection du bien-être économique du pays ».
    15 février 1999. Interrogé sur les "bavures" policières mortelles, le ministre de l’intérieur Jean-Pierre Chevènement déclare qu’il y en a "très peu".
    Octobre 2001. À la suite du meurtre d’un policier par Jean-Claude Bonnal, dit "le Chinois", des manifestations de policiers sont organisées pour protester contre "le laxisme" de la justice et réclamer une révision de la "loi Guigou" sur la présomption d’innocence. La droite relaye cette revendication, et de très nombreux médias s’alignent sur le discours des principaux syndicats de policiers, selon lesquels "désormais", et "de plus en plus", "les policiers se font tirer comme des lapins". Jean-Pierre Chevènement reprend également ce discours. À Serge July, qui lui objecte que les statistiques officielles de la police indiquent plutôt une baisse du nombre de policiers tués en service (10 cas en 2001, contre 32 en 1990, et une moyenne de 20 à 25 depuis trente ans), Jean-Pierre Chevènement répond par ces mots désarmants : "Moi, les chiffres, cela ne m’intéresse pas !".
    Octobre-novembre 2001. Jean-Pierre Chevènement, qui est alors considéré par les sondeurs et les commentateurs comme le "troisième homme" de la future élection présidentielle, multiplie les discours sur "l’insécurité", la "perte des repères" et le nécessaire "rétablissement" de "l’autorité de l’État". Il s’en prend aussi aux "bandes ethniques" qui sèment le désordre et la violence dans "nos quartiers". Dans une tribune publiée en octobre dans Paris-Match, il réagit aux commémorations du crime d’octobre 1961 en déplorant qu’on salisse toujours "la France" et qu’on ne parle jamais de "l’actif de la colonisation" - et notamment de "l’école républicaine, qui a donné aux peuples colonisés les cadres intellectuels de leur émancipation". Près d’un an plus tard, dans l’émission "Ripostes", sur France 5, il persistera : "La colonisation est aussi le moment où le continent africain a été entraîné dans la dynamique de l’Histoire universelle" . Patrie et progrès, la boucle et bouclée. "

    Pierre Tevanian


  • Contre l’entrisme de la fondation Aristote et de son valet Casali. | Aggiornamento hist-geo
    http://aggiornamento.hypotheses.org/3368

    Un mail est envoyé sur la boîte électronique des établissements scolaires. Il est logiquement répercuté sur celle des enseignants d’histoire-géographie.
    Il provient de la fondation Aristote qui vient vanter en ces termes le manuel d’histoire écrit par son valet Dimitri Casali :

    « Ce manuel magnifiquement illustré fait la part belle au récit national avec ses grandes figures, tout en restant évidemment irréprochable d’un point de vue scientifique, et sans ignorer les épisodes plus sombres. Ce nouveau manuel d’histoire a été rédigé par une équipe de jeunes professeurs certifiés et agrégés. Il a obtenu la caution d’un historien de l’Institut et même d’un ancien ministre de l’Éducation ! » (en l’occurrrence, on vous vend la mèche, il s’agit de Jean-Pierre Chevènement)

    La publication reçu l’adoubement de SOS éducation en ces termes ainsi que de Familles chrétiennes, la Fondation Aristote sous couvert d’ »innovation pédagogique » est liée de par son conseil d’administration a des mouvements aussi « innovants » et « progressistes » que Civitas et la Manif pour tous …

    #histoire #historiographie #extrême_droite #éducation_nationale


  • Après la Manif pour tous, la #déchéance_pour_tous, la politique devient de plus en plus exaltante en 2016…

    Les socialistes pris au piège du débat sur la déchéance de nationalité
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/01/05/les-socialistes-pris-au-piege-du-debat-sur-la-decheance-de-nationalite_48416

    Après la déchéance pour les Français avec une double nationalité, la déchéance « pour tous » ? Au risque de créer des apatrides et de substituer à une mesure controversée une alternative qui pourrait l’être encore plus ? L’idée, évoquée ces dernières semaines par différentes personnalités politiques, à gauche comme à droite, comme Jean-Vincent Placé, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Jean-Pierre Chevènement, a été reprise par plusieurs responsables de la majorité. Ainsi, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, opposé à la déchéance pour les binationaux car « ce n’est pas une valeur qui vient de la gauche », déclare lundi sur LCI : « On peut continuer sur la déchéance de nationalité, mais, à ce moment-là, il faut qu’elle soit ouverte à l’ensemble des Français, et pas seulement aux binationaux. »


    • . . . . Les mous binoclards et bedonnants peuvent avoir des réactions brutales jusqu’à l’irrationnel quand ils veulent montrer que non, ils ne sont pas les lavettes crayonnées par les caricaturistes. Hollande cherchant à revêtir une armure à la Clemenceau ou à la Churchill . . . .

      Ici et là, on entend dire que la dérive sécuritaire actuelle signe que le pouvoir a perdu ses repères, qu’il ne sait plus où il va ni d’où il vient. C’est oublier la longue histoire de brutalité répressive du socialisme français. Qui a envoyé les CRS et les tanks de l’armée contre les mineurs lors des grèves de 1948, qui a fait ouvrir le feu ? Jules Moch, ministre de l’Intérieur socialiste. Qui disait en 1957 à Alger, « les exhibitionnistes du cœur et de l’intelligence qui montent la campagne contre la torture, je les voue à votre mépris » ? Robert Lacoste, socialiste, gouverneur général de l’Algérie. Qui a institutionnalisé, dans la foulée des lois Pasqua-Debré, la chasse aux sans papiers « clandestins » ? Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Intérieur socialiste du gouvernement Jospin. Valls et Hollande œuvrent dans la grande tradition social-démocrate où la lâcheté et l’hypocrisie vont de pair avec le mépris du peuple et la violence policière.

      Toujours aussi bon Eric Hazan !

      #PS #brutalité


  • Dans l’homme, tout est bon (homo homini porcus)
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=783

    À nos amis : Laurent Alexandre, Claude Allègre, Jean-Claude Ameisem, Henri Atlan, Jacques Attali, Robert Badinter, Alain Badiou, Christian Bataille, Alim-Louis Bénabid, Bernard Bigot, Bruno Bonnel, Gérald Bronner, Pascal Bruckner, Jean-Pierre Chevènement, Vincent Courtillot, René Frydman, Louis Gallois, Pierre-Benoit Joly, Alain Juppé, Jean de Kervasdoué, Etienne Klein, Louis Laurent, Anne Lauvergeon, Philippe Marlière, Jean-Luc Mélenchon, Alexandre Moatti, à la revue Multitudes, à Xavier Niel, Jean Peyrelevade, Jean Therme, Serge Tisseron, à tous ceux qui luttent pour le Progrès et contre l’obscurantisme catastrophiste et réactionnaire. * « Que voulons-nous ? – TOUT ! » (sous-titre de Tout, journal de Vive La Révolution) « Nous chions sur toutes les normes » (lu sur une banderole du GAG, le Groupe (...)

    #Documents
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Dans_l_homme_tout_est_bon.pdf


  • En écho au « pas de juridisme, avançons » du premier ministre Manuel Valls et à la prolongation de trois mois de la loi sur l’#état_d'urgence, votée par les deux assemblées, et qui sera promulguée demain mercredi 25 novembre 2015.

    Etat d’urgence : à l’Assemblée, le temps des faucons
    https://www.mediapart.fr/journal/france/191115/etat-durgence-l-assemblee-le-temps-des-faucons?onglet=full

    Le député d’extrême droite Gilbert Collard se félicite que « la notion de comportement » suspect soit désormais inscrite dans la loi. « C’est un glissement sémantique important, une rupture avec les principes fondamentaux de notre droit moderne », prévient Marie-Françoise Bechtel, proche de Jean-Pierre Chevènement, qui est aussi conseillère d’État. L’argument est balayé. Lorsque de rares députés PS proposent des assouplissements, Manuel Valls leur rétorque que « la situation exceptionnelle oblige à prendre des mesures immédiates ». Il a cette phrase, lancée à des parlementaires censés écrire le droit : « Pas de juridisme, avançons ! C’est là où nous sommes attendus ! » Les radicaux de gauche du PRG obtiennent le contrôle des sites djihadistes par le ministre de l’intérieur : un durcissement de la loi antiterrorisme, votée il y a un an à peine...

    Sur les bancs, l’ancienne ministre Cécile Duflot se fait discrète. Elle critique les bracelets électroniques. « La décision que vous demandez de prendre va très loin, surtout sur la base d’un seul comportement. » Mais comme attendu, elle vote finalement pour la prolongation de l’état d’urgence.

    Les communistes eux aussi sont étrangement absents. Ils ne défendent même aucun amendement. « C’était un choix délibéré. Dès lors que les choses étaient bouclées, nous ne voulions pas faire du tricotage parlementaire », se défend André Chassaigne, leur président. Écologistes, communistes et certains socialistes jurent qu’ils mèneront la grande bataille sur la réforme constitutionnelle à venir. Vers 14 h 30, la séance est levée. Les députés repartent bien vite vers leurs circonscriptions en tirant leurs valises.

    On serait donc plutôt face à une évolution / amélioration de cette loi ? https://www.mediapart.fr/journal/france/191115/bastien-francois-la-reforme-constitutionnelle-est-au-mieux-inutile-au-pire

    Bastien François, prof de droit constit à Paris I : Elle a été élaborée il y a soixante ans et il y a donc des différences dans la manière dont les gens se déplacent et communiquent. Les formes de menaces ont changé avec des groupes dispersés qui communiquent très rapidement. Les nécessités de contrôle ne sont donc pas les mêmes. On peut comprendre que pour l’efficacité policière du moment, il était nécessaire de moderniser la loi de 1955.

    Cela dit, cette loi demeure brutale, pour rester dans l’euphémisme, particulièrement sur les conditions de la résidence surveillée, qui sont très floues et fondées sur le comportement des individus. Cela rend le contrôle du juge a posteriori plus difficile, parce qu’il va devoir juger de l’adéquation entre une forme de rétention et des comportements. Sur ce point, cela donne une latitude sans doute trop large aux forces de police.

    Moindre mal ?

    Les défenseurs des libertés avaient renoncé de longue date à tout idéal. Depuis les attentats du 13 novembre, ils ne rêvent plus que d’un « moindre mal ».Pour les juristes, l’état d’urgence est « un moindre mal »

    http://lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/19/pour-les-juristes-l-etat-d-urgence-est-un-moindre-mal_4812938_4809495.html


    • ... « Autant la deuxième gauche m’a inspiré sur le social, autant je considère que son rapport à l’État reste très complexé. Je me suis interrogé sur le rôle de l’État, et c’est pour cette raison que je me tourne, plus jeune, vers Jean-Pierre Chevènement », confie l’intéressé à Marianne, qui publie cette semaine les bonnes feuilles de l’ouvrage.
      Une proximité idéologique entretenue pendant deux ans
      Emmanuel Macron, qui aurait voté pour l’ancien ministre de l’Intérieur au premier tour de la présidentielle de 2002, dresse-t-il un portrait pour le moins élogieux du fondateur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), qui prône désormais l’émergence d’un « mouvement d’idées » allant de Mélenchon à Dupont-Aignan : (...).

    • On avait eu « Emmanuel Macron fait fantasmer les françaises »
      http://www.closermag.fr/people/politique/emmanuel-macron-fait-fantasmer-les-francaises-494692

      Aujourd’hui c’est le titre de une et la double page centrale du Monde qui érotise le personnage par un papier évidemment sous #paywall puisqu’il est fort bien documenté : la #banque comme preuve de l’aptitude à #gouverner l’incertain, la #Ville_de_Paris comme stage probatoire à l’intégration des plus hauts rouages de l’état central, #patronat progressiste et #deuxième-gauche, ou comment -à l’instar de ce que fut le rôle du CERES dans l’intégration du productivisme PCF au « programme commun » - même dans l’État, c’est depuis des marges que de nouvelles centralités émergent, etc.
      Le fantasme Macron
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/11/12/le-fantasme-macron_4807749_823448.html

      À l’occasion des régionales, Valls vient de lancer publiquement une version prototypique de la #grande_coalition qui viendra sauver la démocratie et l’état républicain (à "l’autorité [...] par définition émancipatrice, libératrice" , Valls) - du FN et du chaos. Ce papier du Monde sur Macron montre que le PS reste disponible pour prendre en charge la défense du capitalisme et sa gestion. Ce qu’il a su faire depuis 1981, avec un brio que la droite de droite ne peut que lui envier.
      Il s’agit pour incarner cette politique de fabriquer une figure individuelle. Ça se bouscule au portillon, et rien n’est joué, le sort pourrait y compris favoriser un quelconque éléphant (Aubry ou autre), mais la carte de la nouveauté, jouée avec Montebourg comme elle le fut avec Tapie durant les 80’, se doit d’être utilisée.
      Quelques extraits de de ce papier ci-dessous. Si vous trouvez un fichier en ligne, ça vaut le coup, c’est bien un #article_de_référence, à la hauteur de la tradition de ce #journal_officiel_de_tous_les_pouvoirs...

      Le banquier Peyrelevade :

      Si Marine Le Pen arrive au second tour, le nouveau président de la République, qu’il soit de droite ou de gauche, devra « ouvrir ». Emmanuel pourrait alors devenir une des personnalistés de la recomposition."

      L’ex-pédégé de Saint-Gobain, Jean-Louis Beffa :

      « une coalition rassemblant la gauche de la droite et la droite de la gauche avec Juppé à l’Élysée et Macron à Matignon » ?

      Henri Beffot, banquier :

      Il est celui dont #Le_Siècle a toujours rêvé, homme de gauche faisant une politique de droite, jeune rassurant pour les vieux." [Et le Monde d’assurer la promo :] « il possède les codes de la jeunesse mondialisée »

      Selon Cambadélis

      «une start-up», [ il] «incarne la gauche post-historique, pro-business et sociétale».

      Le Monde

      "Sa tactique est rodée : à intervalles réguliers comme pour "installer une petite musique" , il touche à l’un des tabous de la #gauche. Puis fait silence devant l’émoi qu’il suscite, mais ne se dédit jamais."


  • Jean-Pierre Chevènement : « Je pense qu’il ne reste plus rien de la démocratie… »
    http://www.crashdebug.fr/index.php/actualites-france/10700-jean-pierre-chevenement-je-pense-qu-il-ne-reste-plus-rien-de-la-dem

    Bon c’est un peut « hard » au petit dèj..., Mais je vous avoue que je l’ai écouté et mis de coté hier ; )))

    En attendant vous avez toutes la journée pour écouter l’interview, surtout qu’elle est assez longue.

    Pour le reste n’oubliez pas que l’ont a essayé a plusieurs reprise (il y a des années) de contacter Mr Chevènement, (et comme bien d’autres) il n’a jamais eu la politesse de nous répondre…

    C’est triste hein, mais c’est la vie..... ; )

    f.

    Jean-Pierre Chevènement était l’invité de France Culture, lundi 14 septembre 2015. Il répondait aux questions de Guillaume Erner, Brice Couturier et Caroline Fourest.

    Jean-Pierre Chevènement, homme politique français, souvent qualifié de souverainiste donne son point de vue sur la politique française et précise les clivages politiques passés et actuels et (...)


  • Jacques Sapir appelle à une alliance avec le FN
    http://www.marianne.net/russe-europe/reflexions-grece-europe-100236410.html

    La présence de Jean-Pierre Chevènement[20] aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan lors de l’Université d’été de Debout la France est l’un des premiers signes dans cette direction. Mais, ce geste – qui honore ces deux hommes politiques – reste insuffisant. A terme, la question des relations avec le Front National, ou avec le parti issu de ce dernier, sera posée. Il faut comprendre que très clairement, l’heure n’est plus au sectarisme et aux interdictions de séjours prononcées par les uns comme par les autres. La question de la virginité politique, question qui semble tellement obséder les gens de gauche, s’apparente à celle de la virginité biologique en cela qu’elle ne se pose qu’une seule fois. Même si, et c’est tout à fait normal, chaque mouvement, chaque parti, entend garder ses spécificités, il faudra un minimum de coordination pour que l’on puisse certes marcher séparément mais frapper ensemble. C’est la condition sine qua non de futurs succès.

    via @cie813

    #extrême_droite #souverainisme #Europe


  • Et maintenant l’Histoire : Najat Vallaud-Belkacem ou le stade suprême de la réforme idéologique
    http://www.brujitafr.fr/2015/06/et-maintenant-l-histoire-najat-vallaud-belkacem-ou-le-stade-supreme-de-la-

    Alors que trois anciens ministres de l’Education, François Bayrou, Jean-Pierre Chevènement et Luc Ferry demandent le retrait de la réforme du collège et un « débat républicain », le projet de Najat Vallaud-Belkacem continue de passer en force. Madame Najat...


  • Parti socialiste : confirmation de la révolution néolibérale-conservatrice
    http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-marliere/220515/parti-socialiste-confirmation-de-la-revolution-neoliberale-conservat

    C’est donc autant l’adieu de Jean-Pierre Chevènement au socialisme et l’adoption d’une ligne nationale-républicaine, que l’affairisme sans scrupule du mitterrandisme qui est responsable de l’épuisement total du mouvement socialiste en France. La mue blairiste différée des socialistes français s’explique par le retrait politique des derniers marxistes de la génération d’Épinay (Lionel Jospin), par l’affaiblissement de l’aile gauche à la suite au départ de Jean-Luc Mélenchon en 2009 et par le renouvellement des cadres et des militants, étrangers à la culture de gauche unitaire des générations précédentes. Le PS est en outre devenu un parti d’élus, d’assistants parlementaires et de conseillers politiques ; une situation peu compatible avec le militantisme et le radicalisme politique.

    Contrairement à ce que disent les médias dominants, il n’y a pas une once de social-démocratie dans la politique de ce gouvernement « socialiste ». Ce n’est pas non plus un « social-libéralisme », car on peine à y trouver la moindre trace de « social ». Le social-libéralisme fut un courant politique britannique au 19e siècle, préconisant la mise en place d’un État social. John Maynard Keynes, le père du Welfare State britannique, est issu de cette tradition qui est largement à gauche, du PS français.

    J’ai pris soin de parler des « élites bourgeoises » qui dirigent le PS, les Hollande, Valls, Macron, Sapin, Le Guen, Fabius, Rebsamen, Cambadélis, etc. (hier Strauss-Kahn, Cahuzac, etc.) Mais il demeure des militants de base et des élus qui sont d’authentiques socialistes ou sociaux-démocrates ; il y a encore dans ce parti des syndicalistes qui déplorent cette marche forcée vers une situation à l’italienne. Après moult transformations, l’ex-Parti communiste italien (PCI) avait rompu, au début des années 2000, avec le combat de classe pour devenir un parti « démocrate » centriste, allié des démocrates-chrétiens et des libéraux. C’est l’ambition reconnue de Manuel Valls.

    L’électorat socialiste – dont le cœur est constitué des classes moyennes salariées et d’une portion décroissante d’un prolétariat fragmenté – a bien conscience d’effectuer un vote de gauche, de classe, quand il dépose son bulletin PS dans l’urne. D’où la divergence d’intérêt et d’objectif fondamental entre cet électorat et les élites néolibérales du parti. Cette contradiction d’intérêt irréconciliable pourrait, à terme, provoquer l’implosion du PS. Contrairement à ce que ressassent certains, le PS n’est pas encore un parti de droite. Le PS demeure un parti de classe, de gauche, car une fraction significative du salariat populaire continue de voter pour lui. Sa base militante est mixte – certes de plus en plus dominée par les professions libérales et les catégories diplômées, et sa direction est, en effet, objectivement acquise aux idées et aux politiques du néolibéralisme.


  • Jean-Pierre Chevènement justifie le viol des enfants Centrafricains par les militaires français

    "... Laissons l’armée française au dessus de cela..."

    http://afriquenewsinfo.net/2015/05/04/jean-pierre-chevenement-justifie-le-viol-des-enfants-centrafricains

    Invité de l’émission Europe 1 Dimanche soir d’hier 03 mai, Jean-Pierre Chevènement ancien ministre français justifie le viol des enfants Centrafricains par le fait que les conditions de travail des militaires français sont très difficiles et ceux-ci sont confrontés à des populations malheureuses, abandonnées.

    Pour lui : « Il est clair que le fait de se trouver au contact des populations malheureuses, abandonnées peut favoriser les comportements de ce type ».

    En gros, se retrouver face des populations malheureuses développe des instincts de violeurs.

    Choquée par ce propos, la journaliste qui l’interviewe le recadre : » Quelque soit le contexte, pardonnez moi, aussi sombre soit-il et François Hollande l’a rappelé ; il faut être implacable face à ce qui s’est passé ».

    #centrafrique #viols #enfants #enfance #chevènement