person:john kerry

  • Égypte. Obama, ce « laquais » des Frères musulmans – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/20/egypte-obama-ce-laquais-des-freres-musulmans
    https://orientxxi.info/local/cache-responsive/cache-360/cd917f1e91dd186847fb03aff7f9932f.jpg?1538648598

    L’administration de Barack Obama s’est divisée face aux bouleversements qui, de manière inattendue, ont menacé l’ordre régional ancien à partir de l’hiver 2011-2012. La secrétaire d’État Hillary Clinton souhaitait soutenir jusqu’au bout le président Hosni Moubarak, alors qu’Obama, très isolé au sein de son gouvernement, pensait le contraire. Mais, au-delà de ces différences, la défense des intérêts américains était le point qui les rassemblait, et la démocratie n’était pas une préoccupation prioritaire. Comme l’explique à l’auteur un haut fonctionnaire du département d’État, « on a penché en faveur d’une transition dirigée par Moubarak. Quand ça n’a pas marché, on s’est prononcé pour Omar Suleiman1, et quand cette idée a été abandonnée, on s’est dit, “d’accord, travaillons avec le Conseil supérieur des forces armées2 ”. » L’objectif étant de garder le contact avec les autorités et surtout avec l’armée égyptienne, garante de la paix avec Israël.

    Que pensait le gouvernement américain des Frères musulmans ? Au printemps 2011, le département d’État ne connaissait personne dans ce qui allait devenir le bloc politique égyptien le plus influent ! Comme le raconte un membre du Conseil de sécurité nationale à l’auteur : « Nous ne savions rien ! Les conseillers de Mme Clinton au département d’État et le personnel du bureau égyptien au Conseil de sécurité nationale ont rédigé un câble demandant officiellement à l’ambassade du Caire d’entrer en contact avec les Frères musulmans. »Mais il fallut encore un mois pour que les diplomates obtempèrent.

    UN DOUBLE PARI DE WASHINGTON
    Ces premiers contacts ne furent pas très fructueux, et nombre de responsables politiques, militaires ou du renseignement américains craignaient l’élection de Mohamed Morsi. Le deuxième tour de l’élection en juin 2012 donna lieu à de virulentes discussions internes, d’autant que le très influent réseau saoudien et émirati à Washington était favorable à son adversaire Ahmed Chafik. « De nombreux membres de l’armée et des services de renseignement américains craignaient la perspective d’un président islamiste en Égypte, relate Kirkpatrick. Mais étant donné la piètre performance des généraux [depuis février 2011], une victoire truquée de Chafik ne semblait garantir qu’un chaos continu. » Il cite Ben Rhodes, un proche conseiller d’Obama qui assistait à une réunion du Conseil de sécurité nationale : « On pouvait voir que beaucoup de gens dans la salle penchaient pour Chafik. Mais même ces gens ne pouvaient pas accepter que nous agissions contre l’autre gars (Morsi) qui avait gagné une élection libre. »

    Le double pari de Washington — en tout cas celui de la Maison Blanche — était que les Frères musulmans, le plus puissant parti et le mieux organisé d’Égypte, pourraient engager les réformes économiques nécessaires et rétablir la stabilité ; le second était que le soutien de facto de Morsi aux accords de paix israélo-égyptiens renforcerait l’influence américaine. Si le second pari a été gagné, le premier a échoué.                                                                

    Un test grandeur nature vint après l’offensive d’Israël contre Gaza et le Hamas en novembre 2012. Obama entra directement en contact avec Morsi et ce dernier lui promit d’amener le Hamas à la table des négociations. Ben Rhodes se souvient : « Les pourparlers de cessez-le-feu étaient dans l’impasse avant que Morsi n’intervienne […] Et il a tenu ses engagements […] Il a respecté sa part du marché […] Il a surpris même les sceptiques. »

    « C’était un test décisif pour Morsi, et il l’a passé avec brio, se souvient Steven Simon du Conseil de sécurité nationale. […] Il était indispensable. » La récompense ne tarda pas, Hillary Clinton en personne se rendit au Caire le 21 novembre pour annoncer le cessez-le-feu et remercier Morsi « pour avoir assumé le leadership qui a longtemps fait de ce pays une pierre angulaire de la stabilité et de la paix dans la région ». Et quand le conseiller de politique étrangère de Morsi, Essam Al-Haddad se rendit à Washington quelques semaines plus tard, il fut surpris d’obtenir une audience impromptue avec le président Obama lui-même. Ces événements eurent une double conséquence : alimenter en Égypte une campagne sur le soi-disant soutien d’Obama aux Frères musulmans ; convaincre Morsi qu’il disposait du soutien de l’administration américaine qui empêcherait toute intervention de l’armée contre lui : la suite allait lui montrer son erreur.

    Car le pouvoir de Morsi, au-delà de sa propre incompétence, de ses erreurs et de son sectarisme, faisait face à une campagne régionale bien organisée, relayée par des cercles influents au sein de l’administration américaine. « En avril 2013, note Kirkpatrick, le réseau satellitaire basé aux Émirats — Sky News Arabia, Al Arabiya en Arabie saoudite et d’autres médias égyptiens liés aux Émirats dénonçaient un prétendu complot américain pour amener les Frères au pouvoir, avec l’ambassadrice Patterson comme chef de file […] [Ils] étaient pleins d’accusations selon lesquelles elle était un “laquais” des Frères, une “vieille sorcière” ou un “ogre”[…] Ils affirmaient que l’ambassadrice avait fait pression sur le gouvernement égyptien pour truquer l’élection présidentielle. » Le tout étant le résultat d’un « grand complot », au profit… d’Israël ! Comme le rappelle Rhodes à l’auteur, « les alliés des États-Unis ont financé une campagne de dénigrement contre l’ambassadrice des États-Unis dans un pays qui est l’un des plus grands bénéficiaires de l’aide des États-Unis pour renverser le gouvernement démocratiquement élu de ce pays ».

    PAS DE DIFFÉRENCE ENTRE AL-QAIDA ET LES FRÈRES MUSULMANS
    Mais cette campagne n’aurait pas eu un tel impact si elle n’avait pas disposé de relais influents à Washington, si elle n’avait pas été alimentée par les activités des ambassades saoudienne et émiratie. Au Pentagone, nombre de responsables ne cachaient pas leur haine de tout ce qui est musulman. Le général James Mattis, chef du Central Command, responsable de toutes les opérations au Proche-Orient, en Asie centrale et du Sud-Est (il deviendra secrétaire d’État à la défense du président Donald Trump) pensait que les Frères musulmans et Al-Qaida représentaient plus ou moins le même courant. Et Michael Flynn, directeur de l’agence du renseignement de la défense (DIA), qualifiait l’islam de « cancer » et avait développé des relations étroites avec celui qui n’était encore que le ministre de la défense, le général Abdel Fattah Al-Sissi. Flynn fut limogé par Obama en août 2014 et sera, brièvement, conseiller national à la sécurité de Trump.

    Comme le note l’auteur, « les divisions au sein du gouvernement américain devenaient évidentes pour les diplomates et les militaires de la région. Obama et une partie de la Maison-Blanche espéraient que Morsi réussirait ; beaucoup au Pentagone, comme Mattis et Flynn, étaient d’accord avec leurs homologues égyptiens et émiratis que Morsi était un danger. La schizophrénie américaine était si visible que les généraux égyptiens s’en sont plaints auprès de leurs contacts au Pentagone ». Et ils ont compris qu’ils pourraient agir contre le pouvoir élu sans représailles américaines.

    En janvier 2013, Obama nomme Chuck Hagel, un sénateur républicain, au secrétariat d’État à la défense. Celui-ci se rend en Égypte avec comme instructions de prévenir Sissi que tout coup d’État provoquerait l’arrêt de l’aide militaire américaine. Mais, à la fois du fait de ses convictions, et des pressions saoudiennes, émiraties et israéliennes, Hagel n’en fit rien, si l’on en croit Kirkpatrick.

    Dès le printemps 2013, l’ensemble des organisations de renseignement américaines informèrent Washington qu’un coup d’État était en préparation, « mais personne au Pentagone, au département d’État, à la Maison Blanche ne dit à Sissi de s’arrêter ni n’expliqua à Morsi que Sissi s’était retourné contre lui »(étonnamment, presque jusqu’au bout Morsi fit confiance à son ministre de la défense).

    ISRAËL AVEC LES PUTSCHISTES
    Le 3 juillet 2013, l’armée égyptienne franchissait le Rubicon et Morsi était mis sous les verrous. Le lendemain, Obama convoquait une réunion du Conseil national de sécurité. À la surprise de ses conseillers, le président refusa de qualifier les événements de « coup d’État », ce qui aurait entraîné ipso facto la suspension de l’aide militaire américaine. John Kerry, secrétaire d’État depuis décembre 2012, abonda dans son sens. Il expliquera plus tard à l’auteur que « Sissi s’était incliné devant la volonté populaire et agissait pour sauver l’Égypte. Les généraux affirmaient qu’ils avaient destitué Morsi pour éviter une implosion et établir la primauté du droit, et non dans le but de gouverner. Ils prétendaient qu’ils allaient adopter une feuille de route permettant le recours aux élections ».

    Israël joua un rôle non négligeable dans ces choix, comme l’explique Hagel à Kirkpatrick : « (Les Israéliens) me disaient, c’est notre sécurité et [Sissi] garantit la meilleure relation que nous ayons jamais eue avec les Égyptiens. Et ils intervenaient auprès du Congrès ». Le sénateur Rand Paul, républicain du Kentucky, avait présenté un projet de loi visant à mettre fin à l’aide militaire à l’Égypte en raison du coup d’État. L’American Israel Public Affairs Committee — plus connu sous l’acronyme AIPAC — écrivit à tous les sénateurs en faisant valoir que toute réduction de l’aide « pourrait accroître l’instabilité en Égypte, miner d’importants intérêts américains et avoir un impact négatif sur notre allié israélien ». Le Sénat vota par 86 voix contre 13 la poursuite de l’aide.

    Cet appui d’Israël et du lobby pro-israélien au régime égyptien confirmait la fragilité et la dépendance du président Siss, malgré ses rodomontades ultra nationalistes, et diminuait le poids que pouvait avoir l’Égypte pour trouver une solution au conflit israélo-palestinien. Comme le rapporte l’auteur, « le 21 février 2016, le secrétaire d’État Kerry a convoqué un sommet secret à Aqaba, en Jordanie, avec Sissi, le roi Abdallah de Jordanie et le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou. Une partie de l’ordre du jour était un accord régional pour que l’Égypte garantisse la sécurité d’Israël dans le cadre de la création d’un État palestinien. Nétanyahou tourna la proposition en ridicule. Qu’est-ce que Sissi pouvait offrir à Israël ? s’interrogea-t-il, selon deux Américains impliqués dans les pourparlers. Sissi dépendait d’Israël pour contrôler son propre territoire, pour sa propre survie. Sissi avait besoin de Nétanyahou ; Nétanyahou n’avait pas besoin de Sissi. » Nétanyahou savait que, loin d’apporter une solution au « terrorisme », le coup d’État du 3 juillet 2013 avait marqué le début d’une insurrection dans le Sinaï, sous la direction d’un groupe qui rallia en 2015 l’organisation de l’État islamique (OEI) ; l’armée égyptienne était incapable de la juguler et Israël dut intervenir plusieurs fois militairement pour aider les militaires égyptiens. On était loin des rodomontades ultranationalistes du Caire.

    Il fallut le massacre de près d’un millier de civils à Rabaa au mois d’août 2013 pour que les États-Unis réagissent. D’abord en reportant les manœuvres militaires conjointes américano-égyptiennes, ensuite, au mois d’octobre, en suspendant l’aide militaire de 1,3 milliard de dollars (1,58 milliards d’euros). Mais il était trop tard, d’autant que de puissantes forces se faisaient entendre à Washington contre ces orientations : le Pentagone ne désignait plus les conseillers du président que comme « les djihadistes de la Maison Blanche » ou « le caucus des Frères musulmans ». Rapidement, Obama rétablit l’aide militaire. Washington tirait un trait sur la démocratie en Égypte.

    Du livre se dégage le portrait finalement peu flatteur d’un président Obama velléitaire, incapable d’imposer ses choix à sa propre administration, et pour qui la démocratie n’est sûrement pas une composante majeure de la politique étrangère des États-Unis. Avec des conséquences graves. Comme l’explique Mohamad Soltan, un Égypto-Américain membre des Frères emprisonné par la junte avant d’être expulsé vers les États-Unis : « La seule chose qu’ont en commun tous ceux qui sont en prison — les gars de l’État islamique, les Frères musulmans, les libéraux, les gardes, les officiers — c’est qu’ils haïssent tous l’Amérique. » On se demande pourquoi…         

    ALAIN GRESH

  • Iran Was Closer to a Nuclear Bomb Than Intelligence Agencies Thought – Foreign Policy
    https://foreignpolicy.com/2018/11/13/iran-was-closer-to-a-nuclear-bomb-than-intelligence-agencies-thought

    ecret Iranian archive seized by Israeli agents earlier this year indicates that Tehran’s nuclear program was more advanced than Western intelligence agencies and the International Atomic Energy Agency had thought, according to a prominent nuclear expert who examined the documents.

    That conclusion in turn suggests that if Iran pulls out of the 2015 multilateral nuclear deal that U.S. President Donald Trump has already abandoned, it has the know-how to build a bomb fairly swiftly, perhaps in a matter of months, said David Albright, a physicist who runs the nonprofit Institute for Science and International Security in Washington, D.C.

    Iran would still need to produce weapons-grade uranium. If it restarts its centrifuges, it could have enough in about seven to 12 months, added Albright, who is preparing reports on the archive.

    Before the 2015 multilateral nuclear deal mainly negotiated by U.S. Secretary of State John Kerry and Iranian Foreign Minister Mohammad Javad Zarif, that would have taken only two months, but under the accord Iran was required to ship about 97 percent of its nuclear fuel out of the country and dismantle most its centrifuges.
    […]
    The archive, which is well over 100,000 pages long, covers the period from 1999 to 2003, a decade before negotiations on a nuclear deal began. But the trove of documents demonstrates that Washington and the IAEA were constantly underestimating how close Tehran was to a bomb.
    […]
    Mossad agents seized the archive in a daring nighttime raid on a warehouse in Tehran at the end of January. In late April, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu revealed some of the content in a speech that was panned as a melodramatic attempt to prod Trump into leaving the Joint Comprehensive Plan of Action, the formal name for the Iran nuclear deal. “These files conclusively prove that Iran is brazenly lying when it said it never had a nuclear weapons program,” Netanyahu said.

  • In the Age of A.I., Is Seeing Still Believing ? | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2018/11/12/in-the-age-of-ai-is-seeing-still-believing

    In a media environment saturated with fake news, such technology has disturbing implications. Last fall, an anonymous Redditor with the username Deepfakes released a software tool kit that allows anyone to make synthetic videos in which a neural network substitutes one person’s face for another’s, while keeping their expressions consistent. Along with the kit, the user posted pornographic videos, now known as “deepfakes,” that appear to feature various Hollywood actresses. (The software is complex but comprehensible: “Let’s say for example we’re perving on some innocent girl named Jessica,” one tutorial reads. “The folders you create would be: ‘jessica; jessica_faces; porn; porn_faces; model; output.’ ”) Around the same time, “Synthesizing Obama,” a paper published by a research group at the University of Washington, showed that a neural network could create believable videos in which the former President appeared to be saying words that were really spoken by someone else. In a video voiced by Jordan Peele, Obama seems to say that “President Trump is a total and complete dipshit,” and warns that “how we move forward in the age of information” will determine “whether we become some kind of fucked-up dystopia.”

    “People have been doing synthesis for a long time, with different tools,” he said. He rattled off various milestones in the history of image manipulation: the transposition, in a famous photograph from the eighteen-sixties, of Abraham Lincoln’s head onto the body of the slavery advocate John C. Calhoun; the mass alteration of photographs in Stalin’s Russia, designed to purge his enemies from the history books; the convenient realignment of the pyramids on the cover of National Geographic, in 1982; the composite photograph of John Kerry and Jane Fonda standing together at an anti-Vietnam demonstration, which incensed many voters after the Times credulously reprinted it, in 2004, above a story about Kerry’s antiwar activities.

    “In the past, anybody could buy Photoshop. But to really use it well you had to be highly skilled,” Farid said. “Now the technology is democratizing.” It used to be safe to assume that ordinary people were incapable of complex image manipulations. Farid recalled a case—a bitter divorce—in which a wife had presented the court with a video of her husband at a café table, his hand reaching out to caress another woman’s. The husband insisted it was fake. “I noticed that there was a reflection of his hand in the surface of the table,” Farid said, “and getting the geometry exactly right would’ve been really hard.” Now convincing synthetic images and videos were becoming easier to make.

    The acceleration of home computing has converged with another trend: the mass uploading of photographs and videos to the Web. Later, when I sat down with Efros in his office, he explained that, even in the early two-thousands, computer graphics had been “data-starved”: although 3-D modellers were capable of creating photorealistic scenes, their cities, interiors, and mountainscapes felt empty and lifeless. True realism, Efros said, requires “data, data, data” about “the gunk, the dirt, the complexity of the world,” which is best gathered by accident, through the recording of ordinary life.

    Today, researchers have access to systems like ImageNet, a site run by computer scientists at Stanford and Princeton which brings together fourteen million photographs of ordinary places and objects, most of them casual snapshots posted to Flickr, eBay, and other Web sites. Initially, these images were sorted into categories (carrousels, subwoofers, paper clips, parking meters, chests of drawers) by tens of thousands of workers hired through Amazon Mechanical Turk. Then, in 2012, researchers at the University of Toronto succeeded in building neural networks capable of categorizing ImageNet’s images automatically; their dramatic success helped set off today’s neural-networking boom. In recent years, YouTube has become an unofficial ImageNet for video. Efros’s lab has overcome the site’s “platform bias”—its preference for cats and pop stars—by developing a neural network that mines, from “life style” videos such as “My Spring Morning Routine” and “My Rustic, Cozy Living Room,” clips of people opening packages, peering into fridges, drying off with towels, brushing their teeth. This vast archive of the uninteresting has made a new level of synthetic realism possible.

    In 2016, the Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) launched a program in Media Forensics, or MediFor, focussed on the threat that synthetic media poses to national security. Matt Turek, the program’s manager, ticked off possible manipulations when we spoke: “Objects that are cut and pasted into images. The removal of objects from a scene. Faces that might be swapped. Audio that is inconsistent with the video. Images that appear to be taken at a certain time and place but weren’t.” He went on, “What I think we’ll see, in a couple of years, is the synthesis of events that didn’t happen. Multiple images and videos taken from different perspectives will be constructed in such a way that they look like they come from different cameras. It could be something nation-state driven, trying to sway political or military action. It could come from a small, low-resource group. Potentially, it could come from an individual.”

    As with today’s text-based fake news, the problem is double-edged. Having been deceived by a fake video, one begins to wonder whether many real videos are fake. Eventually, skepticism becomes a strategy in itself. In 2016, when the “Access Hollywood” tape surfaced, Donald Trump acknowledged its accuracy while dismissing his statements as “locker-room talk.” Now Trump suggests to associates that “we don’t think that was my voice.”

    “The larger danger is plausible deniability,” Farid told me. It’s here that the comparison with counterfeiting breaks down. No cashier opens up the register hoping to find counterfeit bills. In politics, however, it’s often in our interest not to believe what we are seeing.

    As alarming as synthetic media may be, it may be more alarming that we arrived at our current crises of misinformation—Russian election hacking; genocidal propaganda in Myanmar; instant-message-driven mob violence in India—without it. Social media was enough to do the job, by turning ordinary people into media manipulators who will say (or share) anything to win an argument. The main effect of synthetic media may be to close off an escape route from the social-media bubble. In 2014, video of the deaths of Michael Brown and Eric Garner helped start the Black Lives Matter movement; footage of the football player Ray Rice assaulting his fiancée catalyzed a reckoning with domestic violence in the National Football League. It seemed as though video evidence, by turning us all into eyewitnesses, might provide a path out of polarization and toward reality. With the advent of synthetic media, all that changes. Body cameras may still capture what really happened, but the aesthetic of the body camera—its claim to authenticity—is also a vector for misinformation. “Eyewitness video” becomes an oxymoron. The path toward reality begins to wash away.

    #Fake_news #Image #Synthèse

  • L’ex-secrétaire d’État Kerry suscite la polémique | #États-Unis
    http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201809/14/01-5196649-lex-secretaire-detat-kerry-suscite-la-polemique.php

    En 2015, pendant que John Kerry négociait avec l’#Iran dans le but affiché de l’empêcher de se doter de la bombe atomique, une lettre ouverte aux dirigeants de la République islamique, signée par la plupart des sénateurs républicains, avait provoqué un tollé similaire.

    Ces 47 sénateurs y soulignaient que le président Obama allait quitter son poste en janvier 2017 et qu’ils n’étaient donc pas tenus par ses engagements non ratifiés par le Congrès.

    Les démocrates les avaient aussitôt accusés de saper la diplomatie des États-Unis.

  • D.C. en chasse : qui est la sorcière de qui ?
    http://www.dedefensa.org/article/dc-en-chasse-qui-est-la-sorciere-de-qui

    D.C. en chasse : qui est la sorcière de qui ?

    La situation à “D.C.-la-folle” ne cesse de se compliquer, rendant le désordre à la fois déroutant et exotique, et qui place ceux que nous qualifions d’“antiSystème”, – dont nous-mêmes, bien entendu, – devant la tâche complexe de débrouiller constamment l’écheveau avant de faire des choix justifiés.

    La dernière polémique a été lancée jeudi-vendredi par Trump-Pompeo contre l’ancien secrétaire d’État John Kerry, l’“architecte” du traité nucléaire JCPOA avec l’Iran. L’accusation porte sur la reconnaissance par Kerry de plusieurs rencontres, depuis qu’il a quitté ses fonctions en janvier 2017, avec des dirigeants iraniens (en fait, surtout le ministre des affaires étrangères, avec qui Kerry a de bons rapports). L’“accusation” ? Celle de discuter, voire de “comploter” à propos des (...)

  • Mémoires de John Kerry : cinq révélations sur la politique américaine au Moyen-Orient
    MEE - Dernière mise à jour : 06 septembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/m-moires-de-john-kerry-cinq-r-v-lations-sur-la-politique-us-au-moyen-

    Ce mercredi 5 septembre paraissent les mémoires de l’ancien secrétaire d’État américain John Kerry, Every Day is Extra. Au-delà des révélations sur les coulisses de la diplomatie américaine et des mécanismes du pouvoir à Washington, John Kerry revient aussi sur quelques épisodes cachés de l’histoire récente au Moyen-Orient.
    (...)
    L’ex-responsable démocrate décrit aussi ses relations tumultueuses avec Netanyahou, un Premier ministre israélien qu’il décrit notamment comme « fragile » durant la guerre contre Gaza en 2014.

    « C’est l’une des quelques fois où j’ai vu Bibi très effacé, n’affichant pas son énergie et sa bravade habituelles. Voir le leader d’Israël ainsi assiégé m’avait réellement ému… J’ai vu Bibi, à ce moment-là, plus vulnérable que jamais. »

    Mais l’émotion de Kerry se transforma en colère quand il s’aperçut que Netanyahou avait volontairement saboté un projet de cessez-le-feu avec le Hamas. Une fuite dans les médias, orchestrée selon Kerry par Netanyahou, enterra la proposition américaine. Et le secrétaire d’État lança, furieux, au Premier ministre :

    « Nous étions au milieu de nos négociations, entamées sur la base de vos données et maintenant, je vois ça dans la presse ? C’est un scandale [...] La trêve humanitaire était votre idée et maintenant, vous laissez fuiter ce document pour faire en sorte qu’on ait l’impression que je tente de faire avancer les positions du Hamas ? »

    Au sujet de cet épisode, Kerry écrit qu’un « élément de confiance personnelle a été brisé ». Au moment où Kerry était impliqué dans les négociations avec Téhéran, la décision de Netanyahou de s’exprimer devant le Congrès américain pour exprimer son rejet de l’accord sur le nucléaire iranien vexa définitivement l’ex-chef de la diplomatie américaine. Il consigne dans ses mémoires avoir été « déçu par Netanyahou ». « Nous pensions que nous valions mieux que ces mots qui ont frappé au-dessous de la ceinture ».

  • La crucifixion de Jeremy Corbyn. Les amis d’Israël demandent sa totale reddition – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/04/la-crucifixion-de-jeremy-corbyn-les-amis-disrael-demandent-s

    Beaucoup pensent que la très visible domination des amis d’Israël sur certains aspects de la politique gouvernementale est un phénomène unique aux États-Unis, où les Juifs engagés et les sionistes chrétiens sont capables de contrôler à la fois les politiciens et le message médiatique relatif à ce qui se passe au Moyen-Orient. Malheureusement, la réalité est qu’il existe un « lobby israélien »dans de nombreux autres pays, tous dédiés à la promotion des agendas promus par les gouvernements israéliens successifs, quels que soient l’intérêt national du pays hôte. L’incapacité de confronter Israël à ses crimes contre l’humanité ainsi que de résister à ses diktats sur des questions telles que l’antisémitisme et le discours de haine a causé de terribles dommages à la liberté d’expression en Europe de l’Ouest et, plus particulièrement, dans le monde anglophone.

    Pour les États-Unis, cette corruption des médias et du processus politique par Israël a entraîné des guerres sans fin au Moyen-Orient ainsi que la perte des libertés civiles dans le pays, mais d’autres pays ont compromis leurs propres valeurs déclarées bien au-delà. L’ancien premier ministre canadien Stephen Harper a fait l’éloge, à tort, d’Israël comme étant une lumière qui « …brûle, brillante, soutenue par les principes universels de toutes les nations civilisées – liberté, démocratie, justice ». Il a également dit : « Je défendrai Israël à n’importe quel prix » pour le Canada, une affirmation que certains pourraient considérer comme très, très étrange pour un chef d’État canadien.

    Dans d’autres cas, Israël joue directement au dur, menaçant de représailles les gouvernements qui n’obéissent pas. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a récemment averti la Nouvelle-Zélande que soutenir une résolution de l’ONU condamnant les colonies israéliennes équivaudrait à une « déclaration de guerre ». Il a pu le faire parce qu’il avait confiance dans le pouvoir du lobby israélien dans ce pays pour se mobiliser et produire le résultat souhaité.

    Certains seront peut-être surpris d’apprendre que la « Mère des parlement » en Grande-Bretagne est peut-être l’organe législatif le plus dominé par les intérêts israéliens, plus, à bien des égards, que le Congrès des États-Unis. Le Parti conservateur au pouvoir a un Groupe des Amis d’Israël dont plus de 80 % de ses parlementaires font partie. BICOM, le Centre de communication et de recherche de la Grande-Bretagne, est un clone situé à Londres de l’American Israel Political Action Committee (AIPAC). Il est bien financé et politiquement puissant, travaillant par l’intermédiaire de ses différents mandataires « Amis d’Israël ». Les Américains pourraient être surpris d’apprendre à quel point ce pouvoir est manifeste, y compris qu’en Grande-Bretagne, les organisations juives sont autorisées à patrouiller les quartiers juifs de Londres dans des uniformes de type policier tout en conduisant des véhicules de type policier. Des rapports font état de patrouilles menaçant les musulmans qui cherchent à entrer dans ces quartiers.

    La Premier ministre Theresa May veille à ne jamais offenser ni Israël ni la riche et puissante communauté juive britannique. Après que le secrétaire d’État John Kerry a décrit le gouvernement d’Israël comme étant « d’extrême-droite », le 28 décembre 2016, May s’est précipitée à la défense de Tel Aviv, en disant « nous croyons qu’il n’est pas approprié d’attaquer la composition du gouvernement démocratiquement élu d’un allié ». La réplique de May aurait pu être écrite par Netanyahou, et c’était peut-être le cas. Deux semaines plus tard, son gouvernement a émis des « réserves » au sujet d’une conférence de paix au Moyen-Orient parrainée par le gouvernement français à la mi-janvier et n’a pas signé de déclaration commune appelant à une solution négociée à deux États au conflit israélo-palestinien après que Netanyahou a condamné avec véhémence les procédures.

    Cette déférence existe en dépit de la récente et étonnante révélation d’al-Jazeera, qui a révélé comment l’ambassade d’Israël à Londres manigance avec des fonctionnaires du gouvernement pour « faire tomber » les parlementaires et les ministres du gouvernement qui sont considérés comme critiques à l’égard de l’État juif. On a également appris que l’ambassade d’Israël subventionnait et conseillait secrètement des groupes privés qui défendaient les intérêts israéliens, y compris des associations de députés.

    Le chef des travaillistes britanniques, Jeremy Corbyn, fait l’objet d’attaques incessantes en raison du fait qu’il est le premier chef d’un parti politique majeur à résister au fait qu’on exige de lui qu’il place Israël sur un piédestal. Corbyn est en effet un homme de gauche qui s’est toujours opposé au racisme, au nationalisme extrême, au colonialisme et à l’interventionnisme militaire. Le crime de Corbyn est de critiquer l’État juif et d’appeler à « mettre fin à la répression du peuple palestinien ». Du coup, il est poursuivi sans pitié par les juifs britanniques, même ceux de son propre parti, depuis plus de deux ans.

    L’invective lancée par certains juifs britanniques et Israël a dernièrement monté en puissance, probablement parce que le gouvernement conservateur de Theresa May est perçu comme étant faible et qu’il y a une nette possibilité que le chef du Parti travailliste soit le prochain Premier ministre. Le fait qu’un premier ministre britannique puisse être compatissant au sort des Palestiniens est considéré comme tout à fait inacceptable.

    Le mois dernier, la parlementaire travailliste de droite, Margaret Hodge, a haussé les enchères, qualifiant Corbyn de « putain d’antisémite et de raciste ». Elle a ensuite écrit dans le Guardian que le Parti travailliste est « un environnement hostile pour les juifs ». Le Guardian, traditionnellement libéral, a en fait été à l’avant-garde de la critique juive de Corbyn, dirigée par son rédacteur en chef Jonathan Freedland, qui considère que « son identité juive est intimement liée à Israël, et qu’attaquer Israël, c’est l’attaquer personnellement (…) il exige le droit exclusif de contrôler les paramètres des discussions sur Israël ». Le mois dernier, il a publié dans son journal une lettre attaquant Corbyn, signée par 68 rabbins.

    Toutes ces attaques ont été plus ou moins orchestrées par le gouvernement israélien, qui soutient directement des groupes qui se sont unis pour faire tomber Corbyn. Cet effort pour détruire le leader travailliste inclus l’utilisation d’une application diffusant des messages via les médias sociaux accusant Corbyn d’antisémitisme. L’application a été développée par le ministère des Affaires stratégiques d’Israël, qui « dirige les efforts secrets d’Israël pour saboter le mouvement de solidarité avec la Palestine, dans le monde entier ».

    La campagne « se payer Corbyn » a deux objectifs principaux. La première est de le retirer de la direction du Parti travailliste, garantissant ainsi qu’il ne sera jamais élu Premier ministre, tout en éliminant du parti tous les membres qui sont perçus comme étant « trop critiques » à l’égard d’Israël. Dans la pratique, cela signifie toute personne critiquant Israël. Deuxièmement, il s’agit d’établir un principe juridique établissant que l’infraction de « crime de haine » antisémite soit spécifiquement définie de manière à inclure la critique d’Israël, ce qui fait qu’il sera criminel d’écrire ou de parler du comportement raciste d’Israël envers sa minorité musulmane et chrétienne tout en rendant impossible de discuter librement de ses crimes de guerre.

    Le principal argument utilisé contre Corbyn est que le Parti travailliste est inondé par l’antisémitisme et que Corbyn ne fait rien, ou pas assez, pour s’y opposer. Certains des coups les plus brutaux portés contre lui sont venus du groupe habituel aux États-Unis. Andrew Sullivan a récemment fait remarquer dans le New York Magazine que « lorsqu’il est apparu que Naz Shah, une nouvelle députée travailliste, avait donné son avis sur Facebook avant d’être élue pour qu’Israël soit transféré aux États-Unis, et que l’ancien maire de Londres, Ken Livingstone, l’a soutenue en soutenant que les nazis avaient initialement favorisé le sionisme, Corbyn n’a pas fait beaucoup d’histoires ». Sullivan a ensuite écrit : « Il est alors apparu que Corbyn lui-même avait souscrit à divers groupes pro-palestiniens sur Facebook où un antisémitisme de base s’est épanoui » et qu’il avait même « … assisté à une réunion sur la Journée commémorative de l’Holocauste en 2010, intitulée ‘Plus jamais pour personne : ‘D’Auschwitz à Gaza’, assimilant les Israéliens aux nazis ».

    En d’autres termes, Corbyn aurait dû être responsable de la qualité des points de vue personnels de Shah et Livingstone, qui ont par la suite été suspendus du Parti travailliste et Livingstone a fini par démissionner. Il aurait également dû éviter les commentaires des Palestiniens sur Facebook parce que des antisémites présumés contribuent occasionnellement à donner leurs opinions et ne devraient reconnaître en aucune façon les crimes de guerre israéliens commis quotidiennement à Gaza.

    Corbyn doit donc accepter le fait qu’il doit être un antisémite, comme le discernent Andrew Sullivan de ce côté-ci de l’Atlantique et une foule de soutiens Israéliens en Grande-Bretagne. Mais le pire crime du dirigeant travailliste qui est considéré comme une « menace existentielle » pour le peuple juif partout dans le monde est sa résistance à la pression exercée sur lui pour qu’il endosse et adopte la définition précise et multidimensionnelle de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) de ce qui constitue l’antisémitisme. La définition de base de l’antisémitisme de l’IHRA est suffisamment raisonnable, y compris « une certaine perception des juifs, qui peut s’exprimer sous forme de haine envers les Juifs. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme s’adressent à des individus juifs ou non-juifs et/ou à leurs biens, aux institutions communautaires juives et aux installations religieuses ».

    Le Parti travailliste et Corbyn ont accepté cette définition mais se sont opposés à onze « exemples contemporains d’antisémitisme » également fournis par l’IHRA, dont quatre n’ont rien à voir avec les Juifs et tout à voir avec Israël. Ces exemples sont :

    Accuser des citoyens juifs d’être plus loyaux envers Israël, ou envers les prétendues priorités des Juifs dans le monde entier, qu’envers les intérêts de leurs propres nations.
    Priver le peuple juif de son droit à l’autodétermination, par exemple en prétendant que l’existence d’un État d’Israël est une entreprise raciste.
    Établir des comparaisons entre la politique israélienne contemporaine et celle des nazis.
    Appliquer deux poids deux mesures en exigeant d’Israël un comportement qui n’est pas attendu ou exigé d’une autre nation démocratique.
    On peut observer que beaucoup de juifs – pas tous ou même la plupart – mais beaucoup ont une double loyauté dans laquelle l’allégeance à Israël est dominante. Je citerai à titre d’exemple l’actuel ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman, qui passe une grande partie de son temps à défendre Israël. Et il y a aussi les juifs américains qui ont espionné pour Israël, y compris Jonathan Pollard et les membres de l’AIPAC, Steven J. Rosen et Keith Weissman, qui ont obtenu des informations classifiées de Lawrence Franklin et ont ensuite transmis ce qu’ils avaient obtenu aux services de renseignements israéliens.

    Et oui, Israël est une « entreprise raciste ». Jetez un coup d’œil à la récente loi sur la nationalité adoptée par la Knesset qui déclare qu’Israël est un État juif. Elle n’accorde l’autodétermination qu’à ceux qui vivent à l’intérieur de ses frontières et qui sont juifs. Et si l’utilisation de distinctions raciales pour une citoyenneté à part entière tout en bombardant des hôpitaux et des écoles, tout en faisant la queue pour tirer sur des milliers de manifestants palestiniens non armés, n’est pas un comportement nazi, alors qu’est-ce que c’est ? Israël et son chef sont parfois comparés aux nazis et à Adolf Hitler parce qu’ils se comportent comme les nazis et Adolf Hitler.

    Et enfin, il y a la définition qui remet en question toute remise en question du fait qu’Israël ne se comporte pas comme les autres nations démocratiques. Eh bien, tout d’abord, Israël n’est pas une démocratie. C’est une théocratie ou une ethnocratie ou, si vous préférez, un État policier. D’autres pays qui se disent démocratiques ont des droits égaux pour tous les citoyens. D’autres démocraties n’ont pas des centaines de milliers de colons qui volent la terre et même les ressources en eau de la population indigène et la colonisent au profit d’un seul segment de sa population. D’autres démocraties ne tirent pas régulièrement sur les manifestants morts et non armés. Combien de démocraties pratiquent actuellement le nettoyage ethnique, comme le font les Juifs israéliens envers les Palestiniens ?

    Corbyn cédera-t-il aux demandes de l’IHRA pour sauver sa peau en tant que chef de parti ? Je pense qu’il le fera, comme il le fait déjà régulièrement en concédant des points et en s’excusant, en rendant publiquement l’obéissance requise à l’Holocauste comme étant « le pire crime du XXe siècle ». Et chaque fois qu’il essaie d’apaiser ceux qui veulent l’attraper, il s’affaiblit. Même s’il se soumettait complètement, les soutiens israéliens qui sont chauds pour l’attraper, ayant le contrôle significatif des médias comme aux États-Unis continueront à attaquer jusqu’à ce qu’ils trouvent le point précis qui le fera tomber. Le Conseil exécutif national du parti travailliste se réunira en septembre pour voter sur la pleine acceptation de la définition de l’antisémitisme de l’IHRA. S’ils s’agenouillent, comme il est probable, devant cette force majeure, ce sera la fin de la liberté d’expression en Grande-Bretagne. Critiquer Israël et vous irez en prison.

    C’est exactement la même chose qui se passe aux États-Unis. La critique d’Israël ou la protestation contre Israël sera tôt ou tard criminalisée. Je me demande parfois si le sénateur Ben Cardin et les autres qui font la promotion de cette loi sur la haine comprennent vraiment ce qui sera perdu lorsqu’ils sacrifieront la Constitution américaine pour défendre Israël. Une fois que la liberté d’expression aura disparu, elle ne reviendra jamais.

    Philip Giraldi

    Traduit par Wayan, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker francophone                                                                                                                                    lesakerfrancophone.fr/la-crucifixion-de-jeremy-corbyn-les-amis-disrael-demandent-sa-totale-reddition

  • Kerry reveals details of Assad’s secret letter to Netanyahu in 2010 - Israel News - Haaretz.com

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-kerry-reveals-details-of-secret-2010-assad-netanyahu-letter-1.6448

    WASHINGTON – Syrian President Bashar Assad sent U.S. President Barack Obama a secret proposal for peace with Israel in 2010, which was also shared with Prime Minister Benjamin Netanyahu, former Secretary of State John Kerry writes in his new memoir published Tuesday.
    According to Kerry, Netanyahu found the proposal “surprising” because it showed that Assad was willing to make more concessions than in previous negotiations.
    The letter was drafted by Assad a year before the start of Syria’s civil war; Syria and Israel did engage in American-mediated negotiations up until early 2011, but eventually did not reach any agreements or understandings.

  • i24NEWS - USA/Israël : John Kerry raconte sa relation complexe avec Benyamin Netanyahou
    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/183253-180902-guerre-a-gaza-en-2014-kerry-decrit-l-attitude-de-netanyahou-da

    M. Kerry s’est également souvenu d’une conversation avec M. Netanyahou à la suite d’un discours prononcé par Obama en Israël en 2013 : « J’ai rencontré Bibi à l’hôtel King David de Jérusalem », s’est-il souvenu.

    « Il m’a regardé dans les yeux et m’a dit : ’John, je suis prêt à donner une chance cette fois-ci, mais il y a deux choses que vous devez savoir : premièrement, tout le monde dans cette région ment tout le temps et vous les Américains vous avez du mal à le comprendre. Deuxièmement, tout ce que je peux faire sera toujours inférieur au minimum que pourrait accepter Abbas ».

    #israël #palestine

  • Japan at the crossroad of US-China rivalry — La Cité
    https://www.lacite.info/politiquetxt/2016/5/9/japan-us-china-rivalry

    Territorial disputes in the South China Sea have persisted for decades. In addition to the important gas and oil reserves the seabed is believed to contain, rich fishing grounds, and strategic sea lanes of communication, the region is today at the center of US-China systemic rivalry. How does Japan fit into this picture?

    Lionel Fatton
    9 May 2016

    Last February, US Secretary of State John Kerry expressed serious concerns about satellite images showing the deployment by China of surface-to-air missile batteries on a contested island in the Paracel chain. Territorial disputes in the South China Sea between nine countries of the region have persisted for decades. Recently, however, China’s massive land reclamation and infrastructure building projects on islands and reefs, as well as a growing militarization of disputes, have pushed international tensions up to a new level.

    #japon #chine #états-nis #pacifique #géostratégie #géopolitique

  • The Maps of Israeli Settlements That Shocked Barack Obama | The New Yorker

    https://www.newyorker.com/news/news-desk/the-map-of-israeli-settlements-that-shocked-barack-obama?mbid=nl_Daily%20

    One afternoon in the spring of 2015, a senior State Department official named Frank Lowenstein paged through a government briefing book and noticed a map that he had never seen before. Lowenstein was the Obama Administration’s special envoy on Israeli-Palestinian negotiations, a position that exposed him to hundreds of maps of the West Bank. (One adorned his State Department office.)

    Typically, those maps made Jewish settlements and outposts look tiny compared to the areas where the Palestinians lived. The new map in the briefing book was different. It showed large swaths of territory that were off limits to Palestinian development and filled in space between the settlements and the outposts. At that moment, Lowenstein told me, he saw “the forest for the trees”—not only were Palestinian population centers cut off from one another but there was virtually no way to squeeze a viable Palestinian state into the areas that remained. Lowenstein’s team did the math. When the settlement zones, the illegal outposts, and the other areas off limits to Palestinian development were consolidated, they covered almost sixty per cent of the West Bank.

    Lowenstein showed the small map to Secretary of State John Kerry and said, “Look what’s really going on here.” Kerry brought the map to his next meeting with President Obama. The map was too small for everyone in the Situation Room to see, so Lowenstein had a series of larger maps made. The information was then verified by U.S. intelligence agencies. Obama’s Presidency was winding down, but Lowenstein figured that he could use the time left to raise awareness about what the Israelis were doing. “One day, everyone’s going to wake up and go, ‘Wait a minute, we’ve got to stop this to at least have the possibility of a two-state solution,’ ” Lowenstein said.

    The State Department presentation, which was prepared in 2015 and updated in 2016, showed examples of what the State Department identified as “Palestinian incitement” and maps depicting Israel’s settlement growth in the West Bank. One of the maps was titled “What a One State Reality Looks Like,” and included a bullet point that read, “In the combined areas of Israel, Jerusalem, the West Bank and the Gaza Strip, Jews no longer represent the majority.” (Israeli officials have said that the number of Jews and Arabs is at or near parity.)

  • Top U.S. officials to Haaretz: Peace plan will be basis for talks, not ’take it or leave it’ document

    Senior officials say the plan will be revealed soon and stress that Trump sees Palestinian President Abbas as the only ’relevant address’

    Amir Tibon
    Jun 13, 2018

    https://www.haaretz.com/us-news/.premium-white-house-to-haaretz-peace-plan-is-basis-for-talks-not-blueprint

    WASHINGTON – The Trump administration’s plan for peace in the Middle East won’t be a “take it or leave it” proposal, but rather a basis for direct negotiations between Israel and the Palestinians, administration officials told Haaretz this week. They said the plan will be revealed soon, and that the White House hopes to share it not only with the leaders in the region, but also with the general public.
    The officials said previous reports that the plan would be released immediately at the end of the Muslim month of Ramadan were incorrect. “We hope to release it in the near future, but not immediately after Ramadan,” one official explained. “Our top priority is to put it out at the right moment, so that the various spoilers who don’t want us to succeed have less of a chance to cause damage.” 
    >> Palestinians to U.S.: No ’Deal of the Century’ if Jerusalem Not Addressed ■ U.S. Hopes to Unveil Breakthrough in Gaza Cease-fire Alongside Israeli-Palestinian Peace Plan
    While there have been some reports asserting that the plan will be a blueprint for a final peace agreement that the two sides will have to either accept or reject, the officials who spoke with Haaretz said those reports, too, were inaccurate.
    “We have said all along that we don’t want to impose an agreement. So presenting the plan as a ‘take it or leave it’ kind of document would be inconsistent with that,” one official explained. “We are a facilitator. It would be arrogant to assume we know better than anyone else,” said a second official. “At the end of the day, the two sides need to negotiate and reach an agreement. We want to help them reach that point, but we can’t structure the agreement for them.”
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    The officials criticized Palestinian President Mahmoud Abbas for refusing to engage with the administration, a position he has held to ever since Trump recognized Jerusalem as the capital of Israel last December. “We assume there will be fair and substantial criticism of the plan, but we are astonished that Abbas won’t even see it,” one official said. “It would be a shame for the Palestinian people if the Palestinian leadership refuses to engage with this plan.”
    At the same time, the officials stressed that the Trump administration is not looking for a way to bypass Abbas, and is not speaking to any other Palestinian political figures. “We are not trying to engage with any Palestinian politicians except President Abbas. He is the relevant address, and he is the one we hope to work with,” one official said. 
    >> Trump Mideast envoy: The Palestinians deserve so much more than Saeb Erekat ■ Erekat fires back: Trump administration is killing the peace process, not me
    Last month Haaretz reported that the only recent contact between high-ranking Palestinian and American officials was a meeting between Abbas’ security chief, Majid Faraj, and Mike Pompeo, who is now Secretary of State and headed the CIA at the time of the meeting. Palestinian officials explained that the meeting focused only on security and intelligence issues, which are not included in the Palestinian Authority’s political and diplomatic boycott of the administration.

    The administration officials emphasized that they are encouraged by signs that Arab countries are getting closer to Israel, but added that they have no illusions about the Arab world “abandoning” the Palestinians as part of an alliance with Israel. “It’s not realistic to expect that the Arabs would abandon the Palestinians. That’s not going to happen,” one of the officials stated. The Arab states, in the administration’s view, can help encourage the two sides to move forward with negotiations – but aren’t expected to force anything on either side.
    Under previous administrations, there were different approaches with regard to public exposure of detailed plans for Middle East peace. The George W. Bush administration released its “Road Map for Peace” in a speech by the president. The peace plan of former Secretary of State John Kerry, by contrast, was never made public (although drafts of it were published by Haaretz last June.)
    The current administration is considering making its peace plan available to the public, but only after its final version is shared with the leaders in the region. “We want the public to know what is in it, at the right time, because the public needs to support it, not just the leaders,” said one official. “At the end of the day, the public is part of the process. The leaders need to have public support for going forward with this.” 
    The officials who spoke with Haaretz could not share specific details about the plan, which they said is close to being finalized. Jared Kushner, the president’s son-in-law and senior adviser, will travel to the region next week with Jason Greenblatt, Trump’s special envoy to the Middle East peace process, to discuss the plan with leaders in Israel, Egypt, Saudi Arabia and possibly also other countries.
    The Trump administration’s main foreign policy focus this week, of course, was the summit in Singapore in which Trump met with North Korean leader Kim Jong Un. The officials who spoke with Haaretz said the summit proves that Trump’s unusual approach to foreign policy is working, adding that “this event should give hope to people in the Middle East that things can get better.”
    One official contended that “this event shows how suddenly and unexpectedly things can change, and how intractable positions can potentially be softened and modified. The members of our peace team have a lot of experience as negotiators. We know that positions can change. We know that views can be morphed.”
    The officials said a Middle East peace deal is still a top priority for Trump. “The president has the same level of dedication on this issue as he does on the Korean issue,” they maintained. 
    When asked if it is possible that following his summit with Kim, Trump will lose interest in an Israeli-Palestinian deal since he no longer needs a foreign policy achievement to present to the American public, one official used a metaphor from Trump’s real estate career to explain why he’s convinced that that’s not going to happen.
    “The president built Trump Tower, and then what did he do after that? He went and he built another five Trump Towers,” the official said.
    “He didn’t just stop with one.”

  • Macron, l’homme qui murmure à l’oreille des chefs d’Etat qui ne veulent pas entendre
    4 juin 2018 Par Thomas Cantaloube et René Backmann
    https://www.mediapart.fr/journal/international/040618/macron-l-homme-qui-murmure-l-oreille-des-chefs-detat-qui-ne-veulent-pas-en

    Le président de la République, qui a été incapable d’infléchir les décisions de Trump, risque fort de ne pas être plus écouté par Benjamin Netanyahou sur le dossier palestinien. Était-il, dans ces conditions, indispensable de le recevoir mardi à Paris pour une inauguration en grande pompe ?
    (...)
    Faut-il rappeler que l’inamovible chef du gouvernement israélien est à la tête du gouvernement le plus à droite de l’histoire du pays, entouré de partis politiques et de ministres dont les déclarations bigotes, haineuses et racistes pourraient remplir un almanach de la détestation d’autrui ? Faut-il rappeler que Netanyahou n’a cessé de vider de leur substance les accords internationaux de règlement du conflit avec les Palestiniens, multipliant les colonies et violant le droit international, le tout sous le nez même des dirigeants américains et européens ?

    Faut-il rappeler que le gouvernement Obama, qui a toujours accepté de discuter avec les gouvernants israéliens, envoyant nombre d’émissaires bien disposés sur place (George Mitchell, Joe Biden, John Kerry), a été abusé et humilié par Netanyahou qui s’est acharné à faire élire les opposants des démocrates ? Faut-il rappeler qu’Israël abrite ouvertement sur son sol des individus poursuivis par la justice et la police française pour crimes ? Faut-il rappeler que son armée vient de tuer en deux mois plus de 120 civils sans armes – manifestants adultes ou enfants, journalistes, secouristes – à la frontière entre Israël et la bande de Gaza ? Enfin, est-il besoin de mentionner, dans cette longue litanie, les nombreuses poursuites judiciaires pour corruption à l’encontre du premier ministre et de son entourage, qui devraient, au minimum, nous interroger sur sa probité ?

    Dans ce contexte, on peut se demander quel message entend délivrer Emmanuel Macron en recevant Benjamin Netanyahou pour inaugurer au Grand Palais la « Saison croisée France-Israël 2018 ». Était-il vraiment nécessaire, non seulement d’organiser une telle manifestation culturelle et scientifique, mais d’en faire la publicité à un tel niveau politique ?

    Personne ou presque aujourd’hui ne conteste la réalité ou les causes de la « mauvaise image » qui s’attache désormais à Israël. « Mauvaise image » qui n’a rien à voir, contrairement à ce que martèlent Netanyahou, ses amis et obligés, avec l’antisémitisme. Mais qui doit tout à la politique violente, arrogante et impunie, conduite au mépris du droit international, à l’encontre des Palestiniens.

    Rappelons qu’un sondage récent, mené par l’Ifop, à la demande de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), indiquait qu’en France 57 % des personnes interrogées attribuaient à Israël une « mauvaise ou très mauvaise » image. Et que pour 73 % des sondés, Israël portait « une lourde responsabilité dans l’absence de négociations avec les Palestiniens ». (...)

    • Titre totalement débile !

      Pour une chronique passionnante de l’histoire et la marginalisation de l’#OIAC (Organisation pour l’interdiction des #armes_chimiques) #OPCW avec les ignominies usuelles des Cheney, Bolton et consorts,…

      Irak (avril 2002)

      Finalement l’assemblée extraordinaire se tient sous forte pression américaine. L’Amérique Latine et l’Afrique s’abstiennent, tandis que le Brésil ne soutient pas José Bustani, le président Cardoso ne voulant pas risquer d’indisposer Washington. S’alignant sur le diktat des Etats-Unis, les pays occidentaux votent massivement pour le départ du Directeur général. Seule, et à la surprise générale, la France s’abstient ! La Russie, la Biélorussie, l’Iran, le Mexique, Cuba et le Soudan appuient José Bustani. Autre surprise : l’Inde qui avait soutenu de bout en bout le maintien du directeur de l’OIAC fait défection au dernier moment ! On apprend quelques jours plus tard que Washington a livré à New Delhi des systèmes radar de nouvelle génération dont les Etats-Unis bloquaient la vente depuis plusieurs années.

      cf. aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/José_Bustani

      Syrie (2013 et suivantes)

      Initialement, l’OIAC disposait de 211 inspecteurs payés par l’Organisation sous la direction technique et politique du Directeur général. Désormais, les inspecteurs sont, majoritairement prêtés à l’Organisation et payés par leur gouvernement. En 2013, suite à l’accord noué par John Kerry et Sergueï Lavrov lors du G-20 de Saint-Pétersbourg sur le démantèlement des armes chimiques syriennes, l’OIAC aurait dû être l’acteur principal de sa mise en œuvre. Une fois encore Washington a tout fait pour que l’Organisation soit marginalisée alors que la Syrie avait – de fait – accepté la convention. Par conséquent, les inspections de l’OIAC auraient dû commencer dans ce pays, conformément à l’esprit et la lettre de la convention.

      En violation avec la Convention qui stipule que les armes chimiques doivent être détruites sur le territoire même du pays concerné, les armes syriennes ont été – soit-disant – démantelées sur un bateau croisant en Méditerranée et rejetées à la mer en violation aussi de toutes les directives onusiennes de protection de l’environnement. Selon les procédures de l’OIAC, les armes chimiques doivent être détruites dans des installations ad hoc prévues à cet effet, en sachant que leur coût est supérieur à celui des armes elles-mêmes ! La question de la destruction des armes chimiques syriennes demeure des plus opaques, comme celle de leurs utilisations maintes fois dénoncées par Washington et ladite communauté internationale.

  • How the Trump Administration Broke the State Department | Foreign Policy
    http://foreignpolicy.com/2017/07/31/how-the-trump-administration-broke-the-state-department

    The office furniture started appearing weeks ago.

    Employees at the State Department couldn’t help but notice the stacks of cubicles lined up in the corridor of the seventh floor.

    For diplomats at the department, it was the latest sign of the “empire” being built by Secretary of State Rex Tillerson’s top aides. The cubicles are needed to accommodate dozens of outsiders being hired to work in a dramatically expanded front office that is supposed to advise Tillerson on policy.

    Foreign service officers see this expansion as a “parallel department” that could effectively shut off the secretary and his advisors from the career employees in the rest of the building. The new hires, several State officials told Foreign Policy, will be working for the policy planning staff, a small office set up in 1947 to provide strategic advice to the secretary that typically has about 20-25 people on its payroll. One senior State Department official and one recently retired diplomat told FP that Tillerson has plans to double or perhaps triple its size, even as he proposes a sweeping reorganization and drastic cuts to the State Department workforce.

    Veterans of the U.S. diplomatic corps say the expanding front office is part of an unprecedented assault on the State Department: A hostile White House is slashing its budget, the rank and file are cut off from a detached leader, and morale has plunged to historic lows. They say President Donald Trump and his administration dismiss, undermine, or don’t bother to understand the work they perform and that the legacy of decades of American diplomacy is at risk.

    • Tillerson Wants Fewer U.S. Diplomats, Fewer Meetings at U.N. Summit | Foreign Policy
      http://foreignpolicy.com/2017/07/28/tillerson-wants-fewer-u-s-diplomats-fewer-meetings-at-u-n-summit

      The State Department plans to scale back its diplomatic presence at this year’s annual U.N. gathering of world leaders in September, a cost-saving initiative that delivers another powerful signal that America is deepening its retreat from international diplomacy, according to four well-placed diplomatic sources.

      For more than seven decades, American presidents from Harry Truman to Ronald Reagan and Barack Obama have attended the fall U.N. General Assembly general debate in New York to project their vision of American foreign policy to the world. They have been accompanied by a growing entourage of American diplomats, lawyers and technical experts who negotiate a wide range of issues, from nuclear arms treaties to climate change pacts and conflicts.

      President Donald Trump does plan to address other world leaders at the U.N, General Assembly, and he will be accompanied by other top advisors, including his son-in-law Jared Kushner and his daughter Ivanka Trump, who stopped by U.N. headquarters Friday for a private lunch with U.N. Secretary General Antonio Guterres.

      But the ranks of professional diplomats, aides and officials that attend the event to promote American policy priorities on a range of issues will be thinned out. For now, it remains unclear precisely how large of a cut in U.S. staff is envisioned, but two officials said that the State Department is seeking to keep a ceiling down to about 300 people, including everyone from the President to support staff that schedule meetings and copy speeches back at the hotel.

      Last year, 347 U.S. officials were counted by the U.N. in the official American delegation, which included then President Obama and his top diplomat, John Kerry. But the full delegation, including support staff and security, was far larger, according to former U.S. officials.

      En même temps, passer de 347 à moins de 300 ne parait pas si drastique que ça…

  • Do supporters of #Nobel winner Liu Xiaobo really know what he stands for? | Barry Sautman and Yan Hairong | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2010/dec/15/nobel-winner-liu-xiaobo-chinese-dissident

    Article de 2010, via angry Arab

    Imprisoning Liu was entirely unnecessary. If Liu’s politics were well-known, most people would not favour him for a prize, because he is a champion of war, not peace. He has endorsed the invasions of Iraq and Afghanistan, and he applauded the Vietnam and Korean wars retrospectively in a 2001 essay. All these conflicts have entailed massive violations of human rights. Yet in his article Lessons from the Cold War, Liu argues that “The free world led by the US fought almost all regimes that trampled on human rights … The major wars that the US became involved in are all ethically defensible.” During the 2004 US presidential election, Liu warmly praised George Bush for his war effort against Iraq and condemned Democratic party candidate John Kerry for not sufficiently supporting the US’s wars:

    [T]he outstanding achievement made by Bush in anti-terrorism absolutely cannot be erased by Kerry’s slandering … However much risk must be endured in striking down Saddam Hussein, know that no action would lead to a greater risk. This has been proven by the second world war and September 11! No matter what, the war against Saddam Hussein is just! The decision by President Bush is right!

    Liu has also one-sidedly praised Israel’s stance in the Middle East conflict. He places the blame for the Israel/Palestine conflict on Palestinians, who he regards as “often the provocateurs”.

    Liu has also advocated the total westernisation of China. In a 1988 interview he stated that “to choose westernisation is to choose to be human”. He also faulted a television documentary, He Shang, or River Elegy, for not thoroughly criticising Chinese culture and not advocating westernisation enthusiastically enough: “If I were to make this I would show just how wimpy, spineless and fucked-up [weisuo, ruanruo, caodan] the Chinese really are”. Liu considered it most unfortunate that his monolingualism bound him in a dialogue with something “very benighted [yumei] and philistine [yongsu],” the Chinese cultural sphere. Harvard researcher Lin Tongqi noted that an early 1990s book by Liu contains “pungent attacks on the Chinese national character”. In a well-known statement of 1988, Liu said:

    It took Hong Kong 100 years to become what it is. Given the size of China, certainly it would need 300 years of colonisation for it to become like what Hong Kong is today. I even doubt whether 300 years would be enough.

    Affirming this sentiment in Open magazine in 2006, he added that progress in China depends on westernisation and the more westernisation, the more progress. While his supporters excuse Liu’s pro-colonialism as a provocation, it logically aligns with his support for total westernisation and US-led regime changing wars.

  • Dani Danon Elected Deputy President of UN General Assembly - Breaking Israel News | Latest News. Biblical Perspective.
    https://www.breakingisraelnews.com/88934/dani-danon-elected-deputy-president-un-general-assembly

    Dani Danon Elected Deputy President of UN General Assembly

    Un faucon nommé vice-président de l’Assemblée générale des Nations_Unies.

    Au passage, on note une énième recomposition « politique », la Syrie, l’iran et le... Qatar ayant rejeté cette décision, rappelant notamment qu’israël récuse les décisions de l’AG des NU depuis des dizaines d’années :

    UN : Rejection of Israel as General Assembly Vicepresident
    United Nations, May 31 (Prensa Latina) Iran, Qatar and Syria rejected the election of Israel as one of the State Vice Presidents of the General Assembly.
    http://www.plenglish.com/index.php?o=rn&id=13622&SEO=un-rejection-of-israel-as-general-assembly-vi

  • Arab Gulf States Institute in Washington | Why the Trump Administration Should Reconsider Oman

    http://www.agsiw.org/why-the-trump-administration-should-reconsider-oman

    by Sigurd Neubauer and Yoel Guzansky
    Following his historic address to the U.S.-Arab-Islamic Summit in Riyadh, Saudi Arabia, U.S. President Donald J. Trump held bilateral talks with every Gulf Cooperation Council leader except for Oman’s deputy prime minister, Sayyid Fahd al-Said, who had his meeting cancelled at the last minute with no public explanation. Oman’s unique foreign policy record – which ranges from facilitating the early U.S.-Iranian contact that eventually led to the nuclear agreement, to its active contribution to the Middle East peace process, to more recently supporting the United Nations-sponsored Yemen peace negotiations – was also ignored altogether during the president’s speech, even though he thanked each of the other GCC countries for their respective commitments to fighting extremism and regional terrorist groups.

    In fact, it may be that the very nature of Oman’s engagement in efforts to defuse regional conflicts has prompted the Trump administration to view it warily, given Washington’s efforts to restore close relations with Saudi Arabia. In this context, Oman’s established links to both Tehran and the political leadership of Yemen’s Houthi insurgents – clearly valued by the administration of former President Barack Obama – may be seen now as reasons to keep Oman at arm’s length. Further evidence that the U.S.-Omani relationship may be heading toward uncertainty came as Secretary of State Rex Tillerson cancelled his meeting in Riyadh with his Omani counterpart, Yusuf bin Alawi. This, coupled with the Trump administration’s Budget Blueprint for fiscal year 2018 – which suggests a 35 percent cut in annual military/security assistance to Oman, down from $5.4 million to $3.5 million – further suggests that Washington is revising its approach toward Muscat.

    The Sultanate of Oman has been a U.S. strategic ally for nearly two centuries, and was the second Arab country, after Morocco, to establish diplomatic relations with Washington, in 1841. Moreover, Oman is only one of two GCC countries to enjoy a free trade agreement with the United States.

    Building on these historic ties, Sultan Qaboos bin Said of Oman, the Arab world’s longest-serving monarch, has skillfully managed throughout his 44-year tenure to serve as a regional intermediary to help defuse tensions between Washington and Tehran, and has at the same time actively contributed to Israeli-Arab dialogue by hosting the Middle East Desalination Research Center (MEDRC), a Muscat-based organization dedicated to sharing Israeli expertise on desalination technologies and clean fresh water supply.

    Given that Trump has pledged to reset U.S.-GCC relations and accelerate the Israeli-Palestinian peace process as part of an apparent strategic effort to counter Tehran’s “malign” regional influence, it is also surprising that Qaboos is the only GCC leader that Trump has yet to call, especially considering Oman is the only GCC country to enjoy pragmatic relationships with Iran and Israel.

    In recent years, Oman used its channels to Tehran – and to the Houthis in Yemen – to gain the release of a half dozen U.S. citizens who had been detained, efforts that earned Oman public expressions of thanks from Obama.

    In addition, “Oman recognizes that the Israeli-Palestinian conflict is an irritant between the U.S. and the Arab world, but – consistent with Qaboos’ philosophy of peaceful coexistence and conflict resolution – he wanted to play a constructive role,” said Richard Schmierer, former U.S. ambassador to Oman, adding that the Israeli-Palestinian conflict was not a top issue on the U.S.-Omani bilateral agenda during his tenure in Muscat.

    Nonetheless, in 2010 U.S. Secretary of State Hilary Clinton hailed MEDRC as “a model for Middle East peace making.” A year later, it was revealed that Obama personally called Qaboos to ask him to lead Arab goodwill gestures toward Israel in exchange for a settlement freeze moratorium.

    A Long History of Support for Mideast Peace

    Following the 1979 Egyptian-Israeli peace treaty, Oman was the only GCC member to consistently engage with Israel through a number of informal diplomatic initiatives. Oman was also one of only three Arab League members not to boycott Egypt after its peace treaty with Israel while actively supporting Jordanian-Israeli peace talks in the ensuing years.

    Qaboos demonstrated his commitment to reaching a comprehensive Arab-Israeli peace treaty by inviting Prime Minister Yitzhak Rabin to visit him in Muscat in 1994. Rabin’s visit came only months after Israel and Jordan signed a comprehensive peace treaty. Although Rabin’s landmark visit was initially conducted in secrecy, it was announced publicly upon his return to Israel.

    Though falling short of Egyptian President Anwar Sadat’s historic Knesset address in 1977 and the Israeli-Jordanian peace treaty of 1994, Qaboos granted Rabin and the Israeli leadership what it had strived for since the inception of the Jewish state in 1948: recognition and legitimacy. Moreover, Qaboos’ invitation arguably signaled publicly to Rabin, the Israeli public, and the Arab world at large a willingness to distance Oman from the Saudi position by granting Israel de facto recognition.

    Following the assassination of Rabin, Qaboos once again displayed his commitment to the peace process by dispatching Oman’s foreign minister to attend Rabin’s funeral. In a subsequent interview with Israeli media, Alawi said, while being hosted by acting Prime Minister Shimon Peres, “Oman will soon have diplomatic relations with Israel, Oman was never in a state of war with Israel so there is no need for a peace agreement.”

    The brief relationship between Qaboos, Rabin, and Peres has had concrete and positive outcomes: Oman has maintained a diplomatic channel with Israel since 1996 by hosting MEDRC. MEDRC is the only surviving organization of five regional initiatives included in the Oslo Accords as part of an effort to accelerate the peace process. Through it, participants from Gaza, Jordan, and the West Bank have attended, with Israeli counterparts, a number of courses on desalination and wastewater management in Tel Aviv.

    On the surface, Oman’s quiet diplomatic style of doing business appears to be by design: By maintaining a policy of neutrality and noninterference, Oman seeks to preserve its independence and stability by closely aligning with Britain and the United States while balancing relations with its powerful neighbors, Iran and Saudi Arabia. The Israeli-Palestinian angle, however, does not fit into Oman’s immediate strategic concerns; unlike Iran, with whom it shares the Strait of Hormuz, Israel is a distant power.

    Given Trump’s quest to forge a comprehensive Arab-Israeli peace agreement, Oman could potentially again play a pivotal role through its MEDRC networks. A White House invitation to Oman’s newly-appointed deputy prime minister for international cooperation, Sayyid Assad bin Tariq al-Said, might provide an opportunity to explore this potential with the man who appears to be in line to become Qaboos’ eventual successor. And, unlikely as it would seem at the moment given Trump’s strident anti-Iran rhetoric, Oman could also reprise its role as a conduit for quiet messaging between Tehran and Washington on regional security issues as part of an effort to mitigate the risk of conflict.

    While the last U.S. president to visit Oman was Bill Clinton in 2000, the administration of George W. Bush dispatched vice president Dick Cheney to Muscat in 2002, 2005, and 2006 to discuss Iran and other regional issues. More recently, the Obama administration and its secretary of state, John Kerry, in particular, came to rely on Muscat on a host of regional initiatives ranging from Iran, Syria, and Yemen. In fact, Kerry grew so appreciative of Oman’s effective diplomacy that he attended Oman’s national day celebration in 2016, a most unusual public gesture for a secretary of state. Whether Oman regains this coveted position in the eyes of the current administration remains to be seen, although its unique contributions in support of efforts to resolve some of the Middle East’s most intractable problems would at the very least argue for open channels of communication.

    Sigurd Neubauer is a non-resident fellow at the Arab Gulf States Institute in Washington. Yoel Guzansky is a research fellow at the Institute for National Security Studies at Tel Aviv University, a National Fellow at Stanford University’s Hoover Institution, and a 2016–17 Israel Institute postdoctoral fellow.

  • هل صحيح ان زيارة تيلرسون لموسكو فشلت والعلاقات متأزمة بين الروس والامريكان؟ لنا رأي آخر.. والضربة الصاروخية أفادت الجميع بما فيهم الرئيس الأسد.. ووصول وزيري خارجية سورية وايران وليس وزيري الدفاع الى موسكو يشي بالكثير.. واليكم قراءة مختلفة | رأي اليوم
    http://www.raialyoum.com/?p=656301

    Un édito d’ABA particulièrement intéressant (je dirais même super intéressant !) et que je résume après la traduction de son titre/résumé :

    Est-il vrai que la visite à Moscou de Tillerson a été un échec et que les relations USA-Russie sont en crise ? A notre avis, l’attaque par les missiles a servi tout le monde, y compris Assad. Et l’arrivée à Moscou des ministres syrien et iranien des Affaires étrangères, et on pas de la Défense, en dit beaucoup.

    Une semaine après, peu de probabilité d’une autre frappe. Les Russes et leurs alliés ont su digérer, soit sur le plan diplomatique (le veto), soit par une campagne médiatique habile.
    Deux dossiers importants :
    – sur le dossier syrien, la visite de Tillerson à Moscou et sa rencontre finalement avec Poutine, avec l’annonce de la réaction de la coordination aérienne entre USA et Russie, suivie par une déclaration de l’administration US ne réclamant pas le départ du président syrien
    – sur le plan régional, la longue interview à l’AFP d’Assad particulièrement sûr de lui.

    Les trois parties s’en sortent bien : Trump fait bouger son image, les Russes confirment leur capacité à défendre ceux qu’ils protègent, Assad, en plus du soutien russe, reçoit celuii de l’opinion arabe suite à l’agression US. [Un élément rarement noté.]
    L’arrivée des ministres iranien et syrien à Moscou confirme qu’il y a des idées neuves à discuter.
    Khan Shaykhun va permettre d’oublier le front d’Idlib contre Jabhat al-Nosra et le dossier nucléaire [nord-coréen] sert peut-être de paravent à de prochaines négociations.
    L’important, ce n’est pas le battage médiatique mais les faits sur le terrain : les avions syriens ont repris leurs vols depuis la base bombardée tandis que les vols civils entre Damas et Dubaï reprennent après des années d’interruption.
    On est dans une nouvelle phase et il faut se souvenir de ce que John Kerry a répondu un jour à un opposant syrien : « Vous voulez qu’on fasse la guerre aux Risses pour vous ? » [Do you want me to go to war with the Russians ?]
    Guerre ou paix, nous, les Arabes, nous sommes toujours perdants conclut ABA !

    #ABA

  • Le roi de Jordanie salue le « courage » de Trump pour un règlement israélo-palestinien
    Publié le mercredi 05 avril 2017 - Mis à jour le mercredi 05 avril 2017 à 22h15
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-roi-de-jordanie-salue-le-courage-de-trump-pour-un-reglement-israelo-p

    (Belga) Le roi Abdallah II de Jordanie a salué mercredi aux côtés de Donald Trump le « courage et le dévouement » du président américain pour la recherche d’une solution de paix au conflit israélo-palestinien. « Ce que j’ai vu, c’est une implication dès le début du président et de son équipe avec chacun de nous dans la région à propos des défis auxquels sont confrontés Israéliens et Palestiniens », a loué le souverain lors d’une conférence de presse avec M. Trump dans les jardins de la Maison Blanche. Aux yeux du roi de Jordanie, «  le président (Trump) comprend les nuances et les défis » du conflit entre Israël et les Palestiniens pour lequel tous les efforts en vue d’un plan de paix sont au point mort depuis exactement trois ans et l’échec en avril 2014 de l’administration de Barack Obama et de son secrétaire d’Etat John Kerry. « Je crois qu’il a le courage et le dévouement pour pouvoir le faire », a encore salué Abdallah II de Jordanie à propos de Donald Trump. Il a rappelé que le « boulot » de la Jordanie était de « faciliter le climat entre Israéliens et Arabes pour avancer ensemble et, compte tenu du soutien du président, de pouvoir arrondir les angles entre les Israéliens et les Palestiniens ».
    « J’ai hérité d’un foutoir. Qu’il s’agisse du Moyen-Orient, qu’il s’agisse de la Corée du Nord ou qu’il s’agisse de tant d’autres choses », a martelé de son côté le président Trump, en allusion à son prédécesseur Barack Obama.

  • L’explosion cachée à l’intérieur du rapport de l’ONU sur l’apartheid par Jonathan Ofir | Publié le 21 mars 2017 sur Mondoweiss | Traduction : Jean-Marie Flémal
    http://www.pourlapalestine.be/lexplosion-cachee-a-linterieur-du-rapport-de-lonu-sur-lapartheid

    Il ne fait aucun doute que le rapport commandé par l’ONU sur l’apartheid israélien et enterré la semaine dernière (deux jours après sa sortie) est explosif. L’idée même qu’Israël soit coupable du crime d’apartheid, l’un des deux crimes les plus graves contre l’humanité (le premier étant le génocide), est en soi une idée qui devrait inciter tout le monde à réfléchir.
    Mais il y a une autre explosion, dans ce rapport.

    Israël et ses maîtres ont désespérément cherché à enterrer toute discussion à propos du sionisme en tant qu’idéologie raciste. Le rapport sur l’apartheid la ramène au devant de l’actualité.

    Le rapport invalide toutes ces « mises en gardes » confuses à propos de l’apartheid qui, depuis des années (par exemple, John Kerry en 2014), font partie de la rhétorique traditionnelle des dirigeants israéliens et américains. Ce qu’implique le rapport, c’est que l’apartheid n’est pas quelque chose qui pourrait arriver bientôt ou qui vient de se produire, mais qu’il s’agit de quelque chose qui a toujours été là, dès la naissance même de l’État – dans le « caractère essentiellement raciste de l’État ».

    Le rapport va immanquablement ouvrir un débat sur la fondation de l’État d’Israël, de même que sur l’idéologie qui a façonné cet État dès le début – le sionisme. La discussion ne pourra que renvoyer à un autre document enterré – la Résolution 3379 de l’ONU (1975), qui assimile le sionisme au racisme.(...)

  • The Rumor Bomb: On Convergence Culture and Politics Jayson Harsin / American University of Paris – Flow
    http://www.flowjournal.org/2008/12/the-rumor-bomb-on-convergence-culture-and-politics-jayson-harsin-americ

    In February 2006, the Democratic Party of Japan admitted that one of its politicians used a hoax email producing a scandal that implicated a senior official of the governing Liberal Democratic Party, who allegedly received large sums of money from a publicly disgraced Internet startup. In 2005, a political consultant in South Africa was paid to fabricate emails to sow divisions and contribute to the succession battle in the ANC. In Nigeria in September 2008, an entire TV station was closed after it repeated an internet claim that Nigeria’s president would resign due to illness.

    New photo-editing technologies led to visual rumors. Recall the doctored photo of John Kerry with “Hanoi” Jane Fonda which made its way into the New York Times, and countless war journalism examples.

    Perhaps the most common American political rumor recently concerned Barack Obama. When it was clear Obama would be a contender, the Muslim rumor was launched, landing on mainstream news when a Clinton campaign volunteer was caught re-emailing it. Videoed McCain supporters also announced dread of an “Arab” President Obama, again frequenting news agendas, pressuring McCain to respond that Obama was a “decent family man” (not an Arab). Meanwhile, these rumors have complements that imply Obama was/is a terrorist because he allegedly “pals around with terrorists,” referring to acquaintance Bill Ayers.

    Rumor then is a keyword of contemporary politics and culture. But is it useful as a scholarly concept?

    I proposed the concept of “rumor bomb” (RB) to distinguish a particular use of rumor from other related notions.1 I begin with the widespread definition of rumor as a claim whose truthfulness is in doubt and which often has no clear source even if its ideological or partisan origins and intents are clear. I then treat it as a particular rhetorical strategy in current contexts of media and politics in many societies. The “RB” extends the definition of rumor into a media/politics concept with the following features:

    1. A crisis of verification: perhaps the most salient and politically dangerous aspect of rumor. [...]

    2. A context of public uncertainty or anxiety about a political group, figure, or cause, which the RB overcomes or transfers onto an opponent. ....

    3. A clearly partisan even if anonymous source (eg. “an unnamed advisor to the president”), which seeks political profit from the RB’s diffusion. [...]

    4. A rapid electronic diffusion: i.e. a “convergence culture” where news travels fast.

    #fake_news #post_truth #rumeurs

  • Fake News Sprint < Dmi < digitalmethods.net
    https://wiki.digitalmethods.net/Dmi/FakeNewsSprint

    à Amsterdam, les 6 au 10 mars 2017

    The Public Data Lab in collaboration with the Digital Methods Initiative is holding a data sprint on fake news in the age of social media. The sprint consists of hands-on work to research the making, circulation, responses and controversies associated with fake news, together with a day of talks by prominent researchers in the area. The data sprint is part of a Public Data Lab project to develop a field guide to fake news in US and European politics. Research developed during this sprint will contribute towards the field guide, as well as an edited volume on the topic.

    The Fake News Data Sprint is pleased to have Jayson Harsin (The American University of Paris) give the opening keynote. His work over the past ten years addresses “central questions of truth, belief, attention and control, especially the strategic role of rumor in contemporary political practices on a global plane revolutionized by historically recent digital communication technologies.

    He is author ( among other works) of “The Rumour Bomb: Theorising the Convergence of New and Old Trends in Mediated US Politics” and “Diffusing the Rumor Bomb: ‘John Kerry Is French’ (ie, Haughty, Foppish, Elitist, Socialist, Cowardly, and Gay)”. He is joined as speaker by Marc Tuters (University of Amsterdam), Ida Eklund-Lindwall (East Stratcom Task Force) and Richard Rogers (University of Amsterdam). Additionally, attendees are invited on Wednesday afternoon to the talk by Elizabeth Losh, “I Did Not Have Text with that Server: Gender, Technology, and Digital Literacy in the 2016 U.S. Presidential Campaign.

    mentionné lors des journées Sciences XXL de l’Ined, mais je ne trouve pas de compte-rendu ou de présentation des travaux en ligne.

  • Non, #Benyamin_Nétanyahou n’a pas raté une proposition historique de paix au #Proche-Orient
    http://orientxxi.info/magazine/non-benyamin-netanyahou-n-a-pas-rate-une-proposition-historique-de-paix-

    Non, Benyamin Nétanyahou n’a pas raté une proposition historique de paix au Proche-Orient
    Orient XXI > Magazine > Elisabeth Marteu > 27 février 2017

    Le 19 février 2017, la presse israélienne se faisait l’écho de fuites émanant de l’ancienne administration américaine au sujet d’un plan de paix régional que John Kerry aurait proposé à Benyamin Nétanyahou en février 2016, réactivant l’initiative de paix entérinée par la Ligue arabe en 2002. Or, si l’ancien secrétaire d’État américain a bien organisé à Aqaba une réunion entre le premier ministre israélien, le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, le regard porté sur cette initiative relève du fantasme et d’une relecture enchantée de l’histoire.

  • Quand Netanyahu refusa la paix
    Le Premier ministre israélien a rejeté en février 2016 un plan de paix ouvrant la voie à une normalisation des relations avec les États arabes de la région.
    Par Armin Arefi
    Modifié le 20/02/2017 à 18:58 -
    http://www.lepoint.fr/monde/quand-netanyahu-refusa-la-paix-20-02-2017-2106189_24.php

    On peut répéter à l’envi vouloir la paix au Proche-Orient, et être prêt à reprendre sans condition des négociations directes avec les Palestiniens, tout en rejetant le moment venu une occasion rare de mettre fin à un conflit vieux de soixante-neuf ans. Voici l’étonnant paradoxe révélé par le quotidien israélien Haaretz au sujet du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Dans son édition de dimanche, le journal de centre gauche affirme que le chef du gouvernement israélien a rejeté un plan de paix selon lequel plusieurs pays arabes de la région étaient prêts à reconnaître Israël comme « État juif » et à pousser à une reprise des négociations directes entre les deux camps, deux demandes-clés maintes fois formulées par le Premier ministre israélien.

    À l’initiative de ce plan de paix israélo-arabe, l’ancien secrétaire d’État américain John Kerry, qui a secrètement réuni le 21 février 2016 à Aqaba, dans le sud de la Jordanie, Benjamin Netanyahu ainsi que deux chefs d’État arabes en paix avec l’État hébreu : le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, et le roi de Jordanie Abdallah II. Son objectif : faire accepter par les trois dirigeants un plan de paix régional visant à encourager l’Autorité palestinienne à reprendre les négociations de paix avec le soutien des pays arabes de la région. Absent du sommet d’Aqaba, le président palestinien Mahmoud Abbas en a toutefois été informé, affirme Haaretz. Contacté par l’Agence France-Presse, un responsable américain a confirmé l’existence de cette réunion. Tout comme la présidence égyptienne.(...)

    https://seenthis.net/messages/571334

    • Israël, la Jordanie et l’Égypte ont tenu un sommet secret pour la paix il y a un an
      MEE et agences | 20 février 2017
      http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/isra-l-la-jordanie-et-l-gypte-ont-tenu-un-sommet-secret-pour-la-paix-

      John Kerry aurait présenté un projet qui incluait la reconnaissance d’Israël en tant qu’État juif et la reprise des négociations avec les Palestiniens

      Un plan pour une initiative de paix régionale a été présenté au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou il y a un an lors d’un sommet secret du secrétaire d’État américain John Kerry, a rapporté Haaretz dimanche, citant des anciens responsables (restés anonymes) de l’administration Obama.

      Netanyahou n’a pas accepté ce projet, affirmant qu’il aurait du mal à obtenir l’approbation du plan par son gouvernement de coalition, a rapporté Haaretz. Toutefois, le sommet a peu après servi de base à des pourparlers entre Netanyahou et le chef de l’opposition israélienne Isaac Herzog sur l’établissement éventuel d’un gouvernement d’union, bien que cela ne se soit jamais concrétisé.

      Selon l’article, le sommet s’est déroulé dans la station balnéaire égyptienne d’Aqaba et comprenait le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

      Le journal israélien a indiqué que Kerry avait présenté un projet qui incluait la reconnaissance d’Israël en tant qu’État juif et la reprise des négociations avec les Palestiniens, soutenues par les nations arabes.(...)