person:john maynard keynes

  • The misunderstood 15 hour work week of John Maynard Keynes
    https://hackernoon.com/the-misunderstood-15-hour-work-week-of-john-maynard-keynes-9d4561c96ab6?

    The misunderstood 15 hour workweek of John Maynard KeynesThe promised 15 hour workweek came, but no one noticed it.John Maynard Keynes (1883–1946)In 1930, British economist John Maynard Keynes predicted that technological change and productivity improvements would eventually lead to a 15 hour workweek. But today most of the people still work 40 hours or more per week.So what happened or did something happen?I bet most of you haven’t heard of this prediction before. Why? Well because most people would say that John Maynard Keynes was wrong. Since, when you look around you see that most people are not anywhere close to 15 hour workweek, even 40 hour workweek is seen as luxury, and the reality is being somewhere around 50 hours. Right? No, Wrong.That’s not how to verify a theoryLet’s take an (...)

    #work-life-balance #15-hour-work-week #time-management #economics #john-maynard-keynes

  • André Orléan : « Pour Keynes, le capitalisme est un moment transitoire dans l’histoire »
    https://www.crashdebug.fr/loisirss/73-livres/13140-andre-orlean-pour-keynes-le-capitalisme-est-un-moment-transitoire-d

    John Maynard Keynes

    L’œuvre de John Maynard Keynes (1883-1946) est entrée le 1er janvier dans le domaine public. Mais si l’économiste britannique demeure relativement connu du grand public pour avoir inspiré les politiques publiques de l’après- Seconde Guerre mondiale dans bon nombre de pays occidentaux, ses écrits, rarement traduits en français, sont peu accessibles aux non-spécialistes. A l’exception peut-être de sa « Lettre à nos petits enfants », que viennent de publier Les Liens qui libèrent. André Orléan, directeur d’études à l’EHESS, qui en a rédigé la préface, met en évidence le regard très original que ce libéral « hérétique » portait sur le capitalisme et les ruptures conceptuelles qu’il a opérées.

    Vous avez écrit une préface au texte de Keynes, « Lettre à nos petits-enfants », réédité par Les liens qui (...)

    #En_vedette #Livres #Loisirs

  • Maurice Halbwachs, Keynes, abstraction et expérience. Sur la théorie générale
    http://lectures.revues.org/20243

    À la fin des années 1930, Maurice Halbwachs publie deux comptes rendus et deux notices bibliographiques consacrés à la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie de l’économiste britannique John Maynard Keynes. Gilles Montigny indique que la publication des articles d’Halbwachs vise autant à réhabiliter ses propres travaux économiques qu’à offrir au lecteur une entrée didactique dans l’ouvrage complexe de Keynes. On ignore souvent qu’Halbwachs a été le second commentateur français de l’ouvrage de Keynes, et également que l’école française de sociologie s’est activement investie au sein de la discipline économique. La préface de Gilles Montigny nous offre d’abord un point de vue étayé sur le parcours universitaire d’Halbwachs ainsi que sur la position de cette école de pensée. On apprend que ce sociologue a été introduit dans le cercle des durkheimiens par Simiand, qu’il a participé activement à la publication de comptes-rendus dans la revue de Durkheim, L’année sociologique, devenant même le plus prolifique parmi ses rédacteurs. Halbwachs s’est penché notamment sur Pareto et Pigou, et il est l’un des premiers à commenter l’œuvre de Schumpeter. Montigny indique par ailleurs qu’Halbwachs ne s’est pas désintéressé de questions pratiques, ayant participé à une commission du Bureau international du travail en 1936 et à la Société des Nations en 1937. L’intérêt de la préface est aussi qu’elle donne un point de vue sur la réception de l’œuvre de Keynes. Très peu de chercheurs s’y intéressent en France, ce qui n’est pas sans liens avec le fait que le puissant Comité des Forges2 a repoussé la traduction de la publication française de la Théorie générale car il le percevait comme un ouvrage communiste. Halbwachs, un des rares commentateurs de Keynes avec l’économiste libéral Étienne Mantoux, a donc dû travailler à partir de la version anglaise de la Théorie générale.

    Dans les textes qu’Halbwachs dédie à la Théorie générale, celui-ci insiste sur les passages dans lesquels Keynes mêle des perspectives économiques et psychologiques. En effet, cette interdisciplinarité ne pouvait manquer d’intéresser Halbwachs qui a consacré la majeure partie de son œuvre à l’étude des comportements d’achat de la classe ouvrière, portant ainsi un regard sociologique sur l’objet privilégié des économistes. Il s’attèle par exemple à réfuter le postulat économique en vigueur à son époque selon lequel la répartition des dépenses des ménages dans leur budget est fonction du revenu seul qu’ils reçoivent. Au contraire, selon lui, le critère du revenu n’est que secondaire, puisque c’est la force des habitudes contractées par les individus, qui sont issus de milieux sociaux différents qui leur impose une certaine forme de consommation. Pour lui, le problème est que les économistes raisonnent à partir d’un modèle unifié de l’agent économique, c’est-à-dire un consommateur qui est irréductible à ses appartenances sociales. Or, les dispositions forgées au sein d’un groupe social affectent les comportements de consommation des membres de ces groupes sociaux, cela explique par exemple le fait qu’une hausse du revenu d’un ouvrier n’induit pas qu’il adopte le mode de vie de la catégorie qui lui est supérieure. C’est pourquoi « dans la répartition des dépenses, s’exprime l’opinion que chacun de ces groupes a de lui-même »

  • In search of lost time : Why is everyone so busy ? | The Economist

    http://www.economist.com/news/christmas-specials/21636612-time-poverty-problem-partly-perception-and-partly-distribution-w

    THE predictions sounded like promises: in the future, working hours would be short and vacations long. “Our grandchildren”, reckoned John Maynard Keynes in 1930, would work around “three hours a day”—and probably only by choice. Economic progress and technological advances had already shrunk working hours considerably by his day, and there was no reason to believe this trend would not continue. Whizzy cars and ever more time-saving tools and appliances guaranteed more speed and less drudgery in all parts of life. Social psychologists began to fret: whatever would people do with all their free time?

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    Persée : Portail de revues en sciences humaines et sociales

    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsp_0035-2950_1997_num_47_6_395223

    Elias et le « retour » du temps

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    Lettres-Philosophie au Lycée Leconte de Lisle : Bibliographie sur le temps vécu

    http://lettres-philosophie.blogspot.no/2013/09/bibliographie-sur-le-temps-vecu.html

    Bibliographie sur le temps vécu
    Le temps vécu, quelques lectures pour bien débuter

    Pour ne pas tout oublier de l’année dernière, une citation en guise de préambule : « La pensée en s’exprimant dans une image nouvelle s’enrichit en enrichissant la langue. L’être devient parole. La parole apparaît au sommet du psychisme de l’être. La parole se révèle le devenir immédiat du psychisme humain », Gaston BACHELARD, L’Air et les songes (1943)

    L’adjectif « vécu » mérite une explication que le même auteur peut apporter. En effet, il nous met en garde dans les Fragments d’une poétique du feu (1988) contre la tendance de certains philosophes à faire du vécu un donné indépassable, une évidence primordiale, quand le vécu est par nature confus : « Un des leitmotive de la phénoménologie appliquée est la détermination, en conscience première, des expériences vécues. Ce qu’on vit soi-même, en soi-même, a, pense-t-on, un privilège de conscience claire. Mais comment croire qu’on tienne la vie, toute la vie, la vie en profondeur, dans un événement passager, dans l’intensité relative d’un choix psychique exceptionnel. […] Et comment ne pas incorporer avec le vécu la plus grande des indisciplines qu’est le vécu imaginé ? Le vécu humain, la réalité de l’être humain, est un facteur d’être imaginaire. » Cette bibliographie ne se plie à aucune mode phénoménologique, ni valorisation naïve des perceptions, ni dédain de la science et de sa rationalité propre. Elle repose, de plus, sur la distinction du temps vécu et du temps subjectif que certains ont fâcheusement tendance à oublier.

    #temps #pas_le_temps #du_temps #norbert_elias

  • Le programme économique du FN décrypté par un keynésien
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/11/03/31001-20141103ARTFIG00273-le-programme-economique-du-fn-decrypte-par-un-key

    Loin d’être une utopie, le #nationalisme_économique est probablement une des rares options alternatives à un libéralisme débridé. Mais la question qui se pose est : Marine Le Pen l’aborde-t-elle correctement ?

    Voici ce qu’elle écrit : « Il faut rompre avec l’extrémisme #ultralibéral… Cela veut dire retrouver notre monnaie, l’adapter à notre économie, ce qui nous permettra de retrouver la compétitivité. Il faut ensuite retrouver la maîtrise de notre économie, faire le choix du patriotisme économique… Et maîtriser nos frontières économiques en mettant en place des droits de douane modulés contre la concurrence internationale déloyale. » Considérer qu’un pays doive retrouver la gestion de sa politique monétaire pour l’adapter à son économie est loin d’être farfelu, en revanche, il convient de s’interroger sur l’objet de cette souveraineté. Marine Le Pen est très claire sur ses ambitions : « retrouver la compétitivité » et lutter « contre la concurrence internationale déloyale ». Elle ne prétend donc pas rompre avec le #libéralisme, elle désire s’y inscrire autrement et positionner la France plus avantageusement. C’est peut-être là que réside l’incohérence de sa proposition. Elle désire que les entreprises françaises aient l’avantage sur le territoire national ; elle désire également protéger la production française sur le territoire national au moyen de droits de douanes ; mais elle désire dans le même temps que les entreprises françaises continuent d’exporter leurs produits librement, et de surcroît que cette exportation soit favorisée par une politique monétaire adaptée. Comment peut-on s’attendre à taxer les produits étrangers et en retour espérer exporter librement nos produits dans ces pays ? Comment, à l’heure de l’hyper-information mondialisée, peut-on imaginer mettre en place une telle politique économique sans que les pays concurrents, et surtout les marchés, ne mettent instantanément en place des mesures propres à la contrer ? Le problème central est que le « patriotisme économique » de Marine Le Pen n’est rien d’autre qu’une forme de #protectionnisme. Et nous savons fort bien que le protectionnisme, qu’il soit douanier ou monétaire, a déjà été utilisé, de très nombreuses fois, et qu’il n’a jamais fait ses preuves. Il peut parfois être utile, de façon temporaire et ciblée, pour protéger certains secteurs fragilisés, mais il ne saurait constituer une politique économique globale d’avenir. La nécessité, non pas d’un patriotisme économique, mais d’un nationalisme économique, demeure cependant. Quelle forme pourrait-il prendre ?


    John Maynard #Keynes a été, en plus du penseur de l’Etat providence, un critique sérieux du libéralisme : « Le capitalisme international, et cependant individualiste, aujourd’hui en décadence, aux mains duquel nous nous sommes trouvés après la guerre, n’est pas une réussite. Il est dénué d’intelligence, de beauté, de justice, de vertu, et il ne tient pas ses promesses. » L’économiste de Bloomsbury a, en outre, répondu à la question que nous nous posons en pointant du doigt le nœud du problème libéral, ce qui l’a amené à sympathiser « avec ceux qui souhaitent réduire au minimum l’interdépendance entre les nations ». Lorsque le périmètre économique excède le périmètre politique d’une nation, comment éviter sa fragilisation, surtout connaissant la nature imparfaite de la concurrence internationale ? Pour être plus précis, une entreprise nationale, en exportant de sa production, se soumet, sans que l’Etat n’y puisse rien, aux aléas de la conjoncture internationale (perte de compétitivité prix ou qualité, « désengouements » pour les produits fabriqués en France, influences des taux de change, des politiques nationales, etc.) Le nationalisme économique implique que les deux sphères politiques et économiques coïncident le plus possible, afin de permettre au politique de jouer son rôle de régulateur. Cette position est semblable, voire symétrique, à celle qu’ont prise les partisans de la création d’autorités régulatrices supra-étatiques vis-à-vis du marché mondial. Mais, prenant acte de l’incapacité de ces organismes à jouer efficacement leur rôle du fait de la souveraineté des nations, le nationalisme économique prend le problème à l’envers, et prend pour postulat de son raisonnement la nation, pour l’étendre ensuite à des régions économiques plus larges, comme l’Europe. Partir de la nation pour penser une politique économique signifie emboiter le pas à Keynes lorsqu’il affirme : « Les idées, la connaissance, l’art, l’hospitalité, les voyages : ce sont là des choses qui, par nature, doivent être internationales. Mais produisons des marchandises chez nous chaque fois que c’est raisonnablement et pratiquement possible… » Et l’on doit ajouter, de façon impérative, « et consommons ces marchandises chez nous chaque fois que c’est pratiquement et raisonnablement possible. » Le nationalisme économique ne saurait en effet se limiter à un nationalisme producteur, car il doit englober également la consommation pour que les débouchés de la production nationale soient assurés. Il s’agit d’un contrat de la nation tout entière avec elle-même : les entrepreneurs s’engageant à #renationaliser leur production, de manière à favoriser l’emploi national, et à demeurer dans les limites de la nation pour respecter le cadre économique défini par Keynes et éviter d’accroître l’interdépendance, source de perturbations économiques potentielles ; et les consommateurs s’engagent à soutenir de façon ferme et constante cette production, car sans soutien, une telle politique n’aura aucune chance de voir le jour.

    Keynes est très lucide sur ce type de politique. Il sait qu’une renationalisation globale est impensable, et que toute tentative doit être le fruit de la patience, et ne se faire que lorsque c’est « pratiquement et raisonnablement possible. » Certains secteurs économiques sont ainsi plus propices que d’autres - le secteur #agricole par exemple, avec le développement des circuits courts et d’économies locales. Par ailleurs, il ne s’agit pas ici de protectionnisme, comme dans le cas du patriotisme économique prôné par le FN, car si le protectionnisme vise en effet à limiter l’importation de biens manufacturés, il suppose en revanche de conserver intacte l’exportation. Keynes, lorsqu’il évoque l’#autosuffisance #nationale inclut à la fois #production et #consommation à l’intérieur du pays. On remarque par ailleurs que le désengagement de l’Europe est devenu inutile ; il peut même être contre-productif, car la régionalisation économique, la coopération politique et le maintien d’une monnaie commune constituent des facteurs facilitants. Il semble donc que, contre le protectionnisme économique du Front National et de certains souverainistes, Keynes demeure pertinent, audacieux, et visionnaire…

  • Hyperemployment, or the Exhausting Work of the Technology User - Ian Bogost - The Atlantic
    http://www.theatlantic.com/technology/archive/2013/11/hyperemployment-or-the-exhausting-work-of-the-technology-user/281149

    In 1930, the economist John Maynard Keynes famously argued that by the time a century had passed, developed societies would be able to replace work with leisure thanks to widespread wealth and surplus. “We shall do more things for ourselves than is usual with the rich to-day,” he wrote, “only too glad to have small duties and tasks and routines.” Eighty years hence, it’s hard to find a moment in the day not filled with a duty or task or routine. If anything, it would seem that work has overtaken leisure almost entirely. We work increasingly hard for increasingly little, only to come home to catch up on the work we can’t manage to work on at work.

    #travail #overdose_informative #infobésité

  • Le FMI propose de ponctionner 10% de l’épargne de tous les européens ! (Avec Commentaire de Bruno Bertez) « Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances
    http://leblogalupus.com/2013/10/10/le-fmi-propose-de-ponctionner-10-de-lepargne-de-tous-les-europeens/comment-page-1/#comment-26633

    http://www.youtube.com/watch?v=jpvyVTEierE

    De toute façon, on y viendra et le prélèvement de 10% serait un moindre mal. Il faut prendre l’argent là ou il est, puisque l’on doit sauver les banquiers et les ultrariches. Les gouvernements socio-démo doivent pouvoir continuer à s’endetter pour acheter les voix de leurs électorat, maintenir la Grande Alliance.

    Si les gouvernements ne donnent pas satisfaction aux usuriers, les usuriers coupent les vivres, exactement comme dans l’ancien régime. On n’invente rien.

    Les ponctions sur les revenus, les patrimoines, les retraites, sont, et de très loin insuffisantes pour restaurer la situation du couple maudit banques/gouvernements. Les augmentions de capital des banques en préparation , Crédit Agricole , Société Générale etc sont de la poudre aux yeux car le problème des banques , ce ne sont pas les fonds propres , mais les refinancements de court et moyens terme. 

    Le problème des banques est que sans l’assurance des Banques Centrales, elles ne peuvent faire face à leurs engagements ; elles ont une insuffisance de ressources stables. Les besoins en capitaux propres ne représentent qu’une babiole, le problème c’est le refinancement, la consolidation de leur passif et seule la confiscation, conversion des dépôts peut fournir des chiffres à la hauteur des problèmes. Si il n’y avait pas les banques centrales, on assisterait à un run sur le marché de gros du refinancement et donc c’est le problème que les kleptos veulent régler sur votre dos.

    Le problème une fois pour toutes, nous le répétons, ce ne sont pas les pertes et les insuffisances de capitaux propres , mais le risque de run. C’est le gigantesque mismatch !

    Il faut oser réinterpréter la crise euro de 2010 comme cela : par l’intermédiaire des marchés qu’ils contrôlent totalement, les banques ont mis le couteau sur la gorge des gouvernements , sorte de menace implicite de leur couper les vivres. Elles ont exigé la solidarité européenne, elles l’ont imposée et ensuite elles ont forcé la main à la BCE pour qu’elle promette des liquidités gratuites à l’infini, sans limite en attendant que les conditions politiques leur permettent d’exercer le chantage ultime. Le chantage ultime c’est, honorez vos dettes, en confisquant l’argent de vos citoyens.

    Dans sa nudité, masquée par la technicité , c’est le processus historique habituel , les usuriers qui prêtent au roi, exigent que le roi pressure ses sujets pour retrouver leur argent. 

    Venise, la peste noire , la peste tout court ne sont pas loin. Pour recouvrer son argent on plonge le monde dans le chaos , la régression , au passage en montant les gens les uns contre les autres par le racisme , le rejet , le bouc émissaire . 

    Honte aux syndicats qui cornaquent les bestiaux à l’abattoir ! 

    Honte au Front National incapable d’autre chose que de servir l’objectif de monter les gens les uns contre les autres ! 

    http://www.youtube.com/watch?v=n64x5Byml18

    Honte à Mélenchon qui se contente de ses petits plaisirs narcissiques et du plaisir d’Onan !

    #FMI
    #ponction
    #épargne
    #européens
    #braquage

    • Quid de la taxe Tobin ?

      L’idée d’une taxe sur les transactions financières est ancienne. Elle est notamment défendue par John Maynard Keynes dans le douzième chapitre de sa Théorie générale de l’emploi de l’intérêt et de la monnaie (1936).

      Keynes soutient alors qu’une spéculation excessive des opérateurs financiers augmente la volatilité des taux de change. Pour Keynes (qui était lui-même un spéculateur), la question clé était la proportion de « spéculateurs » sur le marché et sa préoccupation principale était de voir, ces types de joueurs, laissés hors de contrôle, y prendre une place trop importante.

      (extrait de l’article de freu point WP) Étonnant, non ?

      #bankrun

    • C’est ça qui est pénible dans l’idéologie libérale, la notion de « mérite » est à sens unique. Quand on gagne de l’argent, ça peut être inégalitaire en fonction du mérite, quand on doit payer là il faut que tout le monde contribue dans les mêmes proportions, que ce soit le modeste ménage honnête qui a épargné pour s’acheter sa maison tout autant que la famille pleine aux as qui a des SCI partout et qui défiscalise au Luxembourg, sans parler des entreprises qui dépensent plus de ressources et de matière grise pour leur optimisation fiscale que pour leur R&D...
      #irresponsables

    • l’Histoire comme arme
      Banqueroute ,
      ....
      « La banqueroute est nécessaire une fois tous les siècles, afin de mettre l’Etat au pair. » ( Abbé Terray - contrôleur général des finances de Louis XV )

      <> Sully ; dès son entrée au ministère lui mène « un audit de la dette » comme en rêvent aujourd’hui Attac ou le CADTM. Et le compagnon d’Henri IV écarte les « dettes illégitimes », opère une banqueroute, rejette les plaintes des prêteurs. La trésorerie est ainsi assainie, et peut lancer un plan de grands travaux digne du New Deal.

      <> Colbert fait mieux : il dresse le procès des oligarques. Des clans entiers d’affairistes, 494 d’entre eux, sont démantelés, poursuivis, leurs biens adjugés, eux qui vivaient sur l’impôt comme des parasites. Il faut mesurer le choc, à l’époque, la peur qui règne chez les nantis : comme si, en 2013, d’un coup, les gros actionnaires d’EADS, de Veolia, de Dassault, etc...., ces sangsues accrochées à la société, étaient emprisonnés, spoliés.

      .....

      texte de Vive la Banqueroute ! Fakir, Editions
      http://www.fakirpresse.info/-la-boutique-.html

    • Notre problème, c’est que nous ne sommes plus maîtres des émissions monétaires à cause de la #BCE. Pas comme les #banksters Yankees avec leurs plans « QE » successifs leur permettant de continuer à se gaver en injectant du vent dans les grosses bulles spéculatives.

  • Travaillez moins pour vivre mieux ! | Ze Rhubarbe Blog
    http://rhubarbe.net/blog/2013/10/02/travaillez-moins-pour-vivre-mieux

    Intitulé “Get a life“, sommairement traduisible par “Vivez votre vie”, cet article commence par citer les prédictions quelques peu oubliées d’économistes et philosophes du 19ème et début du 20ème tel Bertrand Russel, qui écrivait en 1932 que si la société était mieux gérée, chacun n’aurait à travailler que quatre heures par jour et pourrait dévouer le reste de son temps à la science, la peinture et l’écriture. A la même époque, John Maynard Keynes prédisait qu’en l’an 2030 les gens ne travailleraient plus que quinze heures par semaine. La réalité semble quelque peu différente, le #stakhanovisme professionnel étant globalement bien considéré en #société (du genre “quelle bosseuse celle-là, première arrivée et dernière partie, on peut vraiment compter dessus !”) et les groupes de Workaholics Anonymous en pleine expansion.

    #travail

  • Emplois foireux
    http://www.lagrottedubarbu.com/2013/08/20/emplois-foirreux-bullshit-jobs-par-david-graeber

    Dans les années 30, John Maynard Keynes avait prédit que, à la fin du siècle, les technologies seront suffisamment avancées pour que des pays comme le Royaume Uni ou les Etats Unis envisagent des temps de travail de 15 heures par semaine. Et pourtant cela n’est pas arrivé. Au lieu de cela, la technologie a été manipulée pour trouver des moyens de nous faire travailler plus. Source : via La Grotte Du (...)

    • C’est comme si quelqu’un inventait des emplois sans intérêt, juste pour nous tenir tous occupés. Et c’est ici que réside tout le mystère. Dans un système capitaliste, c’est précisément ce qui n’est pas censé arriver. Dans les inefficaces anciens états socialistes, comme l’URSS, où l’emploi était considéré comme un droit et un devoir sacré, le système fabriquait autant d’emploi qu’il était nécessaire (une des raisons pour lesquelles il fallait trois personnes pour vous servir dans les supermarchés un morceau de viande). Mais, bien sûr, c’est le genre de problème que le marché compétitif est censé régler. Selon les théories économiques, en tout cas, la dernière chose qu’une entreprise qui recherche le profit va faire est de balancer de l’argent à des employés qu’ils ne devraient pas payer. Pourtant, cela arrive en quelque sorte.

      Alors que les entreprises s’engagent dans des campagnes de licenciement, celles ci touchent principalement la classe des gens qui font, bougent, réparent ou maintiennent les choses, alors que à travers une alchimie bizarre que personne ne peut expliquer, le nombre de salariés “pousse-papier” semble gonfler, et de plus en plus d’employés se retrouvent, au contraire des travailleurs de l’ex URSS, travaillant 40 ou 50 heures par semaine, mais travaillant de façon réellement efficace 15 heures, comme Keynes l’avait prédit, passant le reste de leur temps à organiser ou aller à des séminaires de motivation, mettre à jour leur profile facebook ou télécharger des séries télévisées.

    • Le fonctionnement concurrentiel ayant intégralement envahi l’entreprise, il n’est pas surprenant de constater ce phénomène. Le pouvoir, dans le monde capitaliste, c’est ce qui permet de vivre aux dépens des autres, d’être nourri par les autres. On se comporte à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise : en prédateurs, même si ça va à l’encontre de l’intérêt de l’entreprise, les actionnaires ferment les yeux tant que eux mêmes sont confortables.

      A chaque strate de l’entreprise, le pouvoir que l’on a va pouvoir être exploité pour vampiriser le travail de ses subordonnés. Je serais d’autant mieux payé que j’ai réussi à optimiser le rapport valeur ajoutée / masse salariale de l’équipe que je chapeaute.
      Je vis aux dépens des gens que je pressurise au niveau inférieur, sans dépense d’énergie, pas besoin de m’agiter, c’est mon poids hiérarchique, mon pouvoir, qui suffit à me nourrir...

    • Yves Smith, http://www.nakedcapitalism.com/2013/08/the-rise-of-bullshit-jobs.html

      I disagree with almost all of this discussion.

      First, if you look back historically, the idea that the lower classes needed to be kept busy for their own sake was presented in moralistic terms but was in fact ruthlessly economic. The whole point of making the peasants work instead of faff around and drink was to enable them to be exploited by the newly-emerging entrepreneurial class.

      (...)

      In other words, a big part of the capitalist exercise is to find or create workers to exploit. Graeber has the story backwards. The moral fable (idleness is bad for the perp and putting him to work is thus a moral undertaking) was not, as Graeber suggests, because lazy people are proto-insurrectionists. It is that people who are self-sufficient and have time on their hands on top of that drove the early capitalists nuts. They were exploitable resources lying fallow, no different to them than a gold vein in the next hill that the numbnick farmer/owner was unwilling to mine because he liked the view and was perfectly content grazing sheep.

      A second problem with Graeber’s discussion is (...)

      ...

    • One thing that the historical record makes obviously clear is that Adam Smith and his laissez-faire buddies were a bunch of closet-case statists, who needed brutal government policies to whip the English peasantry into a good capitalistic workforce willing to accept wage slavery…

      Yep, despite what you might have learned, the transition to a capitalistic society did not happen naturally or smoothly. (...)…

      Faced with a peasantry that didn’t feel like playing the role of slave, philosophers, economists, politicians, moralists and leading business figures began advocating for government action . Over time, they enacted a series of laws and measures designed to push peasants out of the old and into the new by destroying their traditional means of self-support.

    • Le texte de David Graeber est agréable à lire, son auteur sait présenter un sujet sérieux sur un ton provocateur avec des chutes marrantes, mais le contenu de son article reste sur le niveau du "common sens" et ne nous apprend rien de nouveau par rapport aux drôleries de Douglas Adams dans Hitchhiker’s Guide to Galaxy

      http://www.ebooktrove.com/top_ten/DouglasAdams_TheHitchhikerTrilogy_5Books1ShortStory.pdf

      The first officer was just standing there holding the drinks tray and smiling benignly.
      “Bodies?” said the Captain again. Ford licked his lips. “Yes,” he said, “All those dead telephone sanitizers and account executives, you know, down in the hold.”
      The Captain stared at him. Suddenly he threw back his head and laughed. “Oh they’re not dead,” he said, “Good Lord no, no they’re frozen. They’re going to be revived.”
      Ford did something he very rarely did. He blinked. Arthur seemed to come out of a trance. “You mean you’ve got a hold full of frozen hairdressers?” he said.
      “Oh yes,” said the Captain, “Millions of them. Hairdressers, tired TV producers, insurance salesmen, personnel officers, security guards, public relations executives, management consultants, you name them. We’re going to colonize another planet.”
      Ford wobbled very slightly.
      “Exciting isn’t it?” said the Captain.
      ...
      “Well,” said the Captain, picking his way through the words carefully, “I think as far as I can remember we were programmed to crash on it.”
      "Crash?" shouted Ford and Arthur.
      “Er, yes,” said the Captain, “yes, it’s all part of the plan I think. There was a terribl y good reason for it which I can’t quite remember at the moment. It was something to with ... er ...”
      Ford exploded. “You’re a load of useless bloody loonies!” he shouted.
      “Ah yes, that was it,” beamed the Captain, “that was the reason.”

      Pas grave, mais le Professeur Graeber se trompe sur un point essentiel :

      It’s as if someone were out there making up pointless jobs just for the sake of keeping us all working. And here, precisely, lies the mystery. In capitalism, this is precisely what is not supposed to happen.

      Mais si, « élémentaire, mon cher Watson », c’est précisément ce qui est nécessaire pour sauver le capitalisme de sa crise de surproduction actuelle. On n’explique pas des "bullshit jobs" avec des "bullshit theories". Depuis le début le capitalisme n’est pas trés rationaliste tout comme les théories qui justifient son existence. Rien de nouveau ici non plus. L’idéologie cachée derrière ces théories a été démasquée il y a 150 ans déjà.

      http://www.rote-ruhr-uni.com/texte/elbe_charaktermaske.pdf

      Charaktermasken sind so als Ausprägung von Individualitätsformen auf dem Boden der Verdinglichung und Versachlichung gesellschaftlicher Verhältnisse zu begreifen. Die Individuen repräsentieren und personifizieren hier gesellschaftliche Dinge: Waren, Geld, Kapital usw. In den unterschiedlichen Formen sozialer Praxis nehmen sie verschiedene Charaktermasken an: Im Zirkulationsprozess handeln sie als Käufer/Verkäufer oder Gläubiger/ Schuldner, im Produktionsprozess treten sie sich als Arbeiter und Kapitalist gegenüber, legen plötzlich völlig andere Verhaltensweisen an den Tag.

      La définition du Charaktermaske explique trés bien pourquoi tous ces bullshit jobs sont essentiels pour le fonctionnement du capitalisme avancé. Outre la nécessité de gérer le système d’exploitation planétaire chacun de ses fonctionnaires est une incarnation de son idéologie. Karl Marx le dit beaucoup plus simplement que la majorité de ceux qui on essayé de l’interpréter :

      Karl Marx - Friedrich Engels - Werke, Band 23, "Das Kapital", Bd. I, Siebenter Abschnitt, Der Akkumulationsprozeß des Kapitals, S. 589 - 604, Dietz Verlag, Berlin/DDR 1968 http://www.mlwerke.de/me/me23/me23_589.htm

      Die ökonomische Charaktermaske des Kapitalisten hängt nur dadurch an einem Menschen fest, daß sein Geld fortwährend als Kapital funktioniert.

      Pour Karl Marx et Friedrich Engels les acteurs du capitalisme ne sont qu’un "Charaktermaske", l’homme de paille du système qui est quotidiennement trempé dans le bain idéologique de son exercice professionnelle. N’empêche en situation de crise même l’élite souffre de son travail déshumanisé et commence à mettre en question quelques éléments de sa situation. Tout d’un coup la réalité du "entfremdete Arbeit", du travail aliéné s’étend visiblement au delà du monde prolétaire et touche les intellectuels et les petits bourgeois jusqu’ici épargnés. C’est à ce moment précis qu’ils commencent à se poser des questions, exactement comme Karl Marx l’a déjà observé à son époque.

      La popularité de l’Article sur les "bullshit jobs" est le résultat de ce malaise, mais il n’en explique pas les mécanismes. Donner cette explication n’est vraisemblablement pas le rôle d’un professeur d’université payé par ceux qui se trouvent plus haut que lui sur la chaîne alimentaire capitaliste.

      #capitalisme #crise #ideologie

  • On the Phenomenon of Bullshit Jobs | Strike! Magazine
    http://www.strikemag.org/bullshit-jobs

    In the year 1930, John Maynard Keynes predicted that, by century’s end, technology would have advanced sufficiently that countries like Great Britain or the United States would have achieved a 15-hour work week. There’s every reason to believe he was right. In technological terms, we are quite capable of this. And yet it didn’t happen. Instead, technology has been marshaled, if anything, to figure out ways to make us all work more. In order to achieve this, jobs have had to be created that are, effectively, pointless. Huge swathes of people, in Europe and North America in particular, spend their entire working lives performing tasks they secretly believe do not really need to be performed. The moral and spiritual damage that comes from this situation is profound. It is a scar across our collective soul. Yet virtually no one talks about it.

    #jobs #keynes #zobi #enlargeyourpenis

  • De l’autosuffisance nationale , par John Maynard Keynes (1933)

    Les idées, le savoir, la science, l’hospitalité, le voyage, doivent par nature être internationaux. Mais produisons chez nous chaque fois que c’est raisonnablement et pratiquement possible, et surtout faisons en sorte que la finance soit nationale.
    (...)

    Le capitalisme international et néanmoins individualiste, décadent mais dominant depuis la fin de la guerre, n’est pas une réussite. Il n’est ni intelligent, ni beau, ni juste, ni vertueux, et il ne tient pas ses promesses.

    (...)

    La même règle de calcul financier, autodestructrice, régit chaque moment de la vie. Nous détruisons la beauté de la campagne parce que les splendeurs d’une nature qui n’appartient à personne n’ont aucune valeur économique. Nous sommes capables d’éteindre le soleil et les étoiles parce qu’ils ne rapportent aucun dividende.

    http://www.les-crises.fr/de-l-autosuffisance-nationale

  • Belarus central bank sells off its office furniture | World news | The Guardian
    http://www.guardian.co.uk/world/2011/oct/19/belarus-central-bank-sells-office-furniture

    As an exercise in monetary policy, it’s probably not the sort of thing that would be advocated by John Maynard Keynes or Milton Friedman. Amid a disastrous economic crisis, the Belarus central bank has attempted to raise capital by selling off used office equipment and furniture.

    Five hundred items, including 30 paper bags, 10 safes, two suitcases, a sugar bowl and a used Japanese Dictaphone, were put up for sale in an auction that it was hoped would raise around £10,000.

    nan mais attends

    This has no relation to the economic situation in Belarus," said Aleksander Timoshenko, the bank’s spokesman. “These are not sums that can affect anything. This is about the effective use of property. If property isn’t used, we’re not going to throw it in a rubbish dump,” he said.

    #Bielorussie #Banqueroute

  • Anna Coote - 21 hours: a new norm for the working week? | the new economics foundation
    http://www.neweconomics.org/blog/2010/02/15/21-hours-a-new-norm-for-the-working-week

    How would it feel to wake up on a chilly February morning? More time in bed, more time with the kids, more time to read, see your mum, hang out with friends, repair the guttering, make music, fix lunch, walk in the park. Whatever you need or want to do.

    Outlandish? Well, it’s less radical than the vision of John Maynard Keynes. He imagined a 15-hour week by the beginning of the 21st century, because he thought we’d no longer have to work long hours to satisfy our material needs.

    His forecast was wrong, not least because our definition of material needs has grossly expanded. In fact, the ‘normal’ working week lengthened in the last decades of the 20th century, with two-adult households adding six hours a week to their combined paid workload. Many of us work longer and harder to earn enough to buy what we need (or think we need), to keep or improve our place in the world, or simply to make ends meet. Meanwhile, others have too little employment, or none at all.

    #travail #temps_libre #économie