person:laurent bouvet

  • (10) Pour un 8 mars féministe universaliste ! - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/03/pour-un-8-mars-feministe-universaliste_1712751


    J’avoue ne pas très bien comprendre leur concept de l’universalisme, vu qu’il a l’air de se limiter à celles qui sont comme elles, ce qui me semble précisément un peu paradoxal.
    Je suppose que ce sont les mêmes qui défendent le droit d’être « importunées », des trucs dans le genre ?

    Il faudrait un nouveau hachtag, un truc comme #fauxministes

    Comment accepter que le 25 novembre dernier, Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, les organisatrices de la manifestation #NousToutes, imitant le courant racialiste venant des Etats-Unis, nouent des alliances avec des groupes portant le relativisme culturel et le morcellement des droits en fonction de la couleur de la peau ou de la religion ?

    Comment accepter que des rencontres se qualifiant de féministes puissent exclure des femmes en fonction de leur couleur de peau et de leurs origines ?

    Comment accepter que le voilement des fillettes, qui les conditionne à une vision hiérarchisée des sexes, se répande en France et dans le monde ?

    Ces développements sont d’autant plus inquiétants que des médias accordent une place grandissante à ce qu’ils appellent les « nouveaux féminismes ». Qu’ont-ils donc de nouveau ou même de féministe ? En réalité, ils renvoient les femmes à des assignations identitaires, culturelles et religieuses (ainsi en est-il du voile, du burkini…) ; essentialistes et différentialistes, ils compromettent l’émancipation des femmes, renforcent les inégalités entre elles, et retardent l’égalité femmes-hommes.

    Nous, signataires de l’appel « pour un 8 mars féministe universaliste ! »

  • Revue de presse « normale » du 27.01 au 02.02.19
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Algérie : le jour où les « Afghans » sont rentrés

    Pourquoi je quitte la France Insoumise

    Bilan du dédoublement des CP/CE1 : positif dans les classes concernées, mais les autres souffrent

    « Théories décoloniales » : un professeur de Limoges conteste son « exclusion » en justice

    La technocratie macronienne, du rêve de l’administration des choses au cauchemar populiste

    Musée juif de Bruxelles : le dossier volé chez un avocat en plein procès

    Lettre d’une mère d’élève

    « L’intolérance s’enracine dans les corps »

    RDC : l’ONU sollicitée pour « contrecarrer » un projet de déstabilisation du Rwanda

    Laurent Bouvet : « Prétendre que la loi de 1905 est libérale, c’est une fable »

    Mise en garde d’un homme de gauche contre la censure qu’exerce la gauche

    Les Etats-Unis fabriquent une mini-bombe nucléaire

    Bonus

    (...la suite...)

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • La gauche française devrait-elle se détourner davantage de minorités qu’elle n’a jamais choyées ?
    https://www.liberation.fr/debats/2018/10/12/la-gauche-francaise-devrait-elle-se-detourner-davantage-de-minorites-qu-e

    La gauche française n’a aucun discours, aucune revendication en direction des minorités, et tout particulièrement des minorités ethno-raciales. L’enjeu des discriminations pourtant systémiques qui pèsent sur la société française n’est tout simplement pas discuté par la gauche partisane, qui n’a aucune proposition à faire sur la question. L’enjeu pour la gauche française n’est donc pas tant d’en faire moins pour les minorités que d’en dire un peu plus, si elle veut reconquérir un segment de l’électorat qu’elle a pour partie perdu et qui constitue une population largement abstentionniste. Où sont passés le droit de vote des étrangers et le récépissé d’identité pour freiner les contrôles au faciès par la police promis en 2012 par François Hollande dans un programme pour le moins frileux sur la question ? Si la gauche ne parvient plus non plus à parler aux classes populaires blanches, ce n’est pas tant parce qu’elle a trop choyé les minorités que parce qu’elle s’est concentrée sur les classes supérieures, et a délaissé ses horizons égalitaires en adoptant une théorie du ruissellement qui n’a pourtant jamais marché.

    • (tribune entière)

      Par #Julien_Talpin , Chercheur en sciences politiques — 12 octobre 2018 à 10:35

      Pour le chercheur au CNRS Julien Talpin, opposer revendications sociales et défense des droits minoritaires n’est pas une nécessité pour l’emporter électoralement comme le défend l’historien des idées américain Mark Lilla dans son dernier essai, « la Gauche identitaire ».

      L’essai de l’historien américain Mark Lilla, la Gauche identitaire (Stock), rencontre un certain succès éditorial depuis sa sortie en France. Ce qui surprend n’est pas tant son constat relatif à la fragmentation de la gauche américaine, qui est réelle, que l’importation de ses thèses pour penser les conditions de reconquête du pouvoir par la gauche française. La gauche devrait abandonner les minorités pour se concentrer sur des revendications de classe – et encore, le mot n’est pas formulé en ces termes – seules capables de rassembler largement et de permettre la construction d’une majorité électorale. Or il n’y a rien à abandonner, puisque la gauche française ne propose rien en direction des minorités. Si bien que l’invitation de Mark Lilla à approfondir le sillon républicain ne semble pas en mesure d’infléchir l’éloignement de la gauche française de toutes les classes populaires. Une autre voie, pleinement égalitaire, serait pourtant possible.

      Aux Etats-Unis comme en France, la race ne joue pas contre la classe

      La thèse de Mark Lilla est simple. Si Donald Trump a gagné, c’est qu’Hillary Clinton a perdu. Sa défaite serait liée à une focalisation excessive sur le vote des minorités et les revendications sociétales : en courtisant les suffrages des Noir·e·s et des Latinos, des femmes et des minorités sexuelles, la candidate démocrate aurait oublié les mesures sociales. A l’inverse, un candidat comme Bernie Sanders aurait pu l’emporter car il avançait de réelles propositions en direction des classes populaires. Cette thèse est malheureusement trop simple et déforme la réalité. S’il ne fait aucun doute qu’Hillary Clinton était une candidate de l’Amérique qui va bien, et s’est peu adressée aux classes populaires, en faire un héraut des revendications minoritaires est pour le moins osé tant elle a été attaquée à ce sujet par un mouvement comme Black Lives Matter par exemple. A l’inverse, Bernie Sanders, s’il a aussi fait l’objet de critiques sur ses positions en matière d’égalité raciale avait sur ce point des positions beaucoup plus progressistes qu’Hillary Clinton. Ce qui ne l’a pas empêché d’obtenir de bons résultats dans la rust belt et auprès de la classe ouvrière blanche. Bref, opposer revendications sociales et défense des droits minoritaires n’est pas une nécessité pour l’emporter comme le défend Lilla. Barack Obama, en dépit de toutes les déceptions qui ont suivi, avait également réussi à forger une telle majorité électorale. La construction de majorités politiques, et plus encore d’une hégémonie, n’est en outre pas une simple question d’arithmétique électorale mais de travail politique et organisationnel pour façonner des intérêts communs entre des groupes sociaux qui se fréquentent peu.

      Quand la gauche française s’est-t-elle réellement préoccupée des minorités ?

      Tout n’est pas à jeter dans le livre de Mark Lilla. Il souligne à raison l’immense fragmentation de la gauche américaine et les difficultés de créer des alliances. Le problème essentiel vient davantage de sa réception française autour d’un message simple : ne prenez pas le même chemin que nous ! Attention à la politique identitaire ! Seule une politique républicaine, de défense du bien commun et d’invisibilisation de la question minoritaire permettra à la gauche de gagner les élections. Or ce parallèle est pour le moins discutable.

      Tout d’abord, les mouvements minoritaires pèsent bien moins auprès de la gauche française que ce n’est le cas aux Etats-Unis. Si le Parti démocrate a dans l’histoire pu être contraint de prendre en compte certaines revendications minoritaires – le droit de vote pour les Noir·e·s par exemple, la non-discrimination, la fin de la ségrégation, etc. – on en est loin en France. La gauche française n’a aucun discours, aucune revendication en direction des minorités, et tout particulièrement des minorités ethno-raciales. L’enjeu des discriminations pourtant systémiques qui pèsent sur la société française n’est tout simplement pas discuté par la gauche partisane, qui n’a aucune proposition à faire sur la question. L’enjeu pour la gauche française n’est donc pas tant d’en faire moins pour les minorités que d’en dire un peu plus, si elle veut reconquérir un segment de l’électorat qu’elle a pour partie perdu et qui constitue une population largement abstentionniste. Où sont passés le droit de vote des étrangers et le récépissé d’identité pour freiner les contrôles au faciès par la police promis en 2012 par François Hollande dans un programme pour le moins frileux sur la question ? Si la gauche ne parvient plus non plus à parler aux classes populaires blanches, ce n’est pas tant parce qu’elle a trop choyé les minorités que parce qu’elle s’est concentrée sur les classes supérieures, et a délaissé ses horizons égalitaires en adoptant une théorie du ruissellement qui n’a pourtant jamais marché.

      Refaire de l’égalité le cœur de la matrice à gauche

      Une façon de répondre à la désertion des classes populaires est de suivre la voie tracée par Mark Lilla, Laurent Bouvet ou Manuel Valls. Abandonner un peu plus les minorités, droitiser son discours pour tenter de reconquérir les classes populaires passées à l’extrême droite. Bref, choisir les bons pauvres contre les mauvais. Une autre option, celle de Jean-Luc Mélenchon, consiste à formuler une offre politique reposant essentiellement sur la classe : les problèmes sont essentiellement économiques et sociaux, c’est uniquement par un discours classiste qu’on pourra réunifier les classes populaires, majoritaires et minoritaires. Le problème d’un tel discours est qu’il a peu de chances de séduire ces dernières, qui verraient une nouvelle fois certains de leurs intérêts et de leurs problèmes passer à la trappe. Car si les pauvres minorisés sont (majoritairement) pauvres c’est certes pour des raisons sociales, mais également parce qu’ils sont discriminés à l’embauche, dans l’accès à des logements de qualité, par la police ou dans l’orientation scolaire. Les inégalités sociales et raciales ne s’annulent pas, elles se cumulent. Prendre en compte ces enjeux-là n’implique en rien de formuler des propositions particularistes ou « identitaires ».

      La troisième voie, alternative aux deux précédentes, consiste à défendre un discours d’égalité, sociale, territoriale et ethno-raciale. C’est à cette condition qu’une unification des classes populaires peut être possible, pas en choisissant les pauvres à qui l’on veut parler. Plus encore, croire que la reconquête des classes populaires n’est qu’une question d’offre politique et programmatique – c’est-à-dire de discours – c’est oublier un peu vite que la politisation est surtout une affaire pratique. Sans un travail politique, organisationnel et militant pour construire des intérêts communs, quelle que soit la voie choisie elle ne rencontrera que ce qu’elle a produit jusqu’à présent : le désintérêt et la résignation.

      #Mark_Lilla

  • Revue de presse du 09.09 au 15.09.18
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Le revenu d’existence : panacée incomprise ou fausse bonne idée ?

    Idlib : un assaut menacerait la sécurité de l’Europe pour Le Drian

    Accusation de racisme contre Rokhaya Diallo : la réponse de Laurent Bouvet

    Staphylococcus epidermidis, une bactérie dont certaines souches résistent à tous les antibiotiques connus

    « On a été naïfs sur l’intégration »

    Technologie : l’âge sombre

    L’argent de la diaspora : des milliards de dollars pour l’économie africaine

    Genre, antispécisme, euthanasie : l’envers de la déconstruction

    Vers un impérialisme chinois en Afrique ?

    « Les “bullshit jobs” se sont multipliés de façon exponentielle ces dernières décennies »

    Suède : chez les immigrés, l’extrême droite donne de la voix

    Avec les nouvelles routes de la soie, la Chine tisse une toile mondiale

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

  • Islam : « Le rapport El Karoui relève d’une gestion indigéniste » - Le Point
    Fateh Kimouche, fondateur du site Al Kanz, réagit vivement au rapport présenté par Hakim El Karoui, qui propose une réforme radicale de l’islam de France. Propos recueillis par Clément Pétreault

    http://www.lepoint.fr/societe/islam-le-rapport-el-karoui-releve-d-une-gestion-indigeniste-10-09-2018-22500

    Le rapport présenté ce matin propose de structurer l’islam pour éviter les dérives, c’est pour vous un problème ?

    Hakim El Karoui dit « islamiste » pour ne pas dire « musulman », comme Alain Soral dit « sioniste » pour ne pas dire « juif ». Regardez de près le discours de ces gens qui prétendent, comme Laurent Bouvet, être des républicains. Pour eux, le spectre de l’islamisme va de Mennel à Daech, en gros, du musulman pratiquant au terroriste. Pour eux, il n’existe pas de différence de nature, mais une simple différence de degré, c’est très problématique. Alors que jamais on ne dit que les salafistes ont été en première ligne dans la lutte contre les terroristes... Le problème de ce rapport qui parle d’islam et d’islamisme, c’est que le curseur de l’islamisme commence au simple pratiquant. Dans son livre, L’Islam, une religion française, Hakim El Karoui écrit, page 51, que « manger halal est un marqueur islamiste », c’est totalement idiot. Ça fait 1 400 ans que le prophète lui-même – paix et bénédiction sur lui – a dit qu’il faut manger halal. Pire encore, il cite le verset et avance que ce verset dit « explicitement le contraire »... C’est la marque d’une vraie ignorance.

    On peut aussi parler de cet éternel débat sur le hijab qui ne serait pas obligatoire... Le hijab est obligatoire ; après chacun voit midi à sa porte, si une jeune femme musulmane ne veut pas le porter, c’est entre elle et Dieu. Troisième ineptie : Hakim El Karoui écrit que la prière du vendredi « n’a pas un sens religieux comme la messe ». C’est extraordinaire ! C’est comme dire que le pape serait marié ou qu’il est bouddhiste. Au fond, quelle est la légitimité intellectuelle, religieuse ou scientifique de cet homme ? Aucune.

  • « Il est plus qu’irresponsable de laisser #Rokhaya_Diallo être insultée chaque jour »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/09/03/il-est-plus-qu-irresponsable-de-laisser-rokhaya-diallo-etre-insultee-chaque-

    Un tour sur Twitter suffit pour voir la constance avec laquelle le philosophe Raphaël Enthoven, l’essayiste Laurent Bouvet et le préfet Gilles Clavreul (ces deux derniers étant membres du Printemps républicain) attaquent Rokhaya Diallo. De manière quasi quotidienne, avec une obsession qui frise la pathologie, ces hommes blancs, intellectuels médiatiques, la livrent en pâture à leurs « followers ». Ils savent qu’ils peuvent agir de la sorte sans devoir se justifier, surtout dans une période de libération de la parole raciste et d’excitation du phénomène identitaire.

  • Signes religieux, dispenses de cours, enseignements contestés : l’école se dote d’un nouveau guide de la laïcité
    https://www.lemonde.fr/education/article/2018/05/29/signes-religieux-dispenses-de-cours-enseignements-contestes-l-ecole-se-dote-

    Installée en janvier par Jean-Michel Blanquer, l’instance dirigée par la sociologue Dominique Schnapper – réputée pour sa lecture plutôt « ferme » du principe de laïcité – était, jusqu’à présent, restée silencieuse, au point qu’on puisse s’interroger sur la capacité de ses membres – dont Jean-Louis Bianco, Laurent Bouvet, Patrick Kessel ou encore Jean-Louis Auduc – à se retrouver sur une ligne commune.

    Leurs délibérations auront finalement abouti : le document de 83 pages, dont Le Monde a pu consulter une première mouture, avant présentation de sa version définitive mercredi, a fait consensus parmi les « sages », selon plusieurs sources. Même la participation des « mères voilées » aux sorties scolaires, que d’aucuns disaient menacée, ne semble pas remise en cause par ce texte.
    « Conseils et pistes d’action » à l’adresse des enseignants

    Partant du principe que, « dans la classe, toute remarque ou contestation appelle une réponse construite », le vade-mecum compile les « conseils et pistes d’action » à l’adresse des enseignants, en rappelant systématiquement la législation et les sanctions encourues. C’est en cela que, selon le ministre, interviewé dans L’Express du 29 mai, réside l’innovation : « Le livret laïcité [distribué par Najat Vallaud-Belkacem en octobre 2015] insistait beaucoup – et à juste titre – sur la prévention, y affirme-t-il. Or, tous les problèmes ne peuvent être traités en amont. Il faut aussi apporter des réponses, expliquer et sanctionner si besoin. »

    Sur le port de signes religieux ostensibles par les élèves, le vade-mecum ne se limite pas au rappel de la loi du 15 mars 2004 l’interdisant. Il entre dans le détail en affirmant qu’il « doit être étudié, au cas par cas, si le signe ou la tenue que porte l’élève démontre sa volonté au travers de son comportement, de manifester une appartenance religieuse ». Peuvent être pris en compte la permanence du port d’un signe ou d’une tenue, ou « la persistance du refus de l’ôter ». Et de citer les exemples du port quotidien d’une « jupe longue de couleur sombre » ou d’un « bandana couvrant partiellement la chevelure ».

    Sur les contestations d’enseignement, en SVT et en histoire notamment, le vade-mecum recommande de rien laisser passer. Il préconise d’abord de traiter et de « déconstruire » les objections des élèves, pour ne solliciter qu’en dernier recours le service de la vie scolaire. Mais, dans tous les cas, d’en informer l’équipe de direction.

    Lire aussi : Quiz : savez-vous ce qui est permis ou interdit au nom de la laïcité ?

    D’autres sujets sont traités, comme le refus de l’élève participer à certaines activités scolaires. Ainsi, « un absentéisme sélectif pour des raisons religieuses ne saurait être accepté » et, en sport, les certificats médicaux « qui pourraient apparaître de complaisance » doivent être soumis au contrôle du médecin scolaire. L’importance de l’éducation à la sexualité, susceptible de « confronter l’enseignant à l’hétérogénéité des cultures », est défendue.
    « Ni minimiser, ni dramatiser »

    C’est sur l’accompagnement des sorties scolaires par des mères voilées que le conseil des « sages » risquait particulièrement le blocage. Mais il semble, au moins sur ce texte, avoir pu dépasser les tensions en son sein. La version que nous avons pu consulter du vade-mecum ne remet en cause ni les textes ni les pratiques existantes, qui se traduisent par une autorisation de principe, assortie de la possibilité de restrictions au cas par cas. Le soin est laissé aux directions d’école ou d’établissement d’apprécier si l’attitude du parent est exempte de prosélytisme.

    La loi de 2004 sur les signes religieux ne s’applique pas aux parents d’élèves. Néanmoins, elle a toujours donné lieu à des interprétations divergentes, certains estimant que les parents accompagnant les sorties scolaires devaient être soumis aux mêmes obligations que le personnel enseignant. Cette interprétation restrictive a notamment été celle de la « circulaire Chatel » de mars 2012 – du temps où Jean-Michel Blanquer était directeur général de l’enseignement scolaire.

    Elle considère les parents comme des « collaborateurs bénévoles du service public », tenus d’en respecter les règles. En décembre 2017, et à plusieurs reprises depuis, Jean-Michel Blanquer a exposé son « approche personnelle » selon laquelle un parent accompagnant ne devrait « normalement » pas porter de signe religieux. Mais il se rangeait par avance à l’appréciation du conseil des « sages » qui, disait-il, « donnera la règle du jeu ». Sauf coup de théâtre, on devrait en rester là.

    • Je relève que les « sages » sont casiement tous de sexe et genre masculin (exepté la sociologue Dominique Schnapper sur laquelle je vais chercher des infos), pour édicté des ordres à une profession très largement féminisé et ciblé avant tout les filles et les femmes avec ce manuel.
      Non seulement le voile reste interdit, mais maintenant si on porte une jupe longue et un bandana c’est devenu un probleme. Les couleurs de jupes sont désormais sujette aussi à procédures diciplinaires... La stigmatisation des mères accompagantes est renforcé. Les dispense de sport ciblent aussi les filles.
      #sexisme #islamophobie #racisme_d'etat #laicité_mon_cul #manif_pour_tous
      L’e-monde dit qu’il y a des recommandations sur les crèches de noel et sapins mais on ne saura pas lesquelles. L’important pour Blanquier et l’e-monde c’est de faire chier les musulman·nes.

    • Sur Dominique Schnapper voici un extrait d’un entretiens sur lacroix

      La transcendance, la verticalité du pouvoir, qu’Emmanuel Macron a mis en avant vous paraît-elle de bon augure ?

      D. S. : Façonnée par des siècles de royauté, la France nourrit une aspiration particulière à la transcendance et rejette la présidence « normale ». Dans une démocratie, le lieu du pouvoir doit rester vide, comme l’a souligné Claude Lefort, il n’est plus incarné dans le corps du monarque. C’est la politique qui devient le lieu de la transcendance des particularismes. Emmanuel Macron l’a compris. Contrairement à Valéry Giscard d’Estaing, qui impressionnait ses interlocuteurs, il sait leur procurer le sentiment d’être ses égaux.

      Une véritable cécité visionnaire cette sociologue !

    • c’est pour souligner l’effet paradoxal de ce qu’elle dit. D’un coté elle comprend que Macron ne donne qu’un sentiment d’etre ses egaux et en meme temps cette illusion lui va tres bien. D’un coté elle dit des choses sur la démocratie et de l’autre ne voie pas que nous n’y sommes plus du tout selon sa définition.

  • Le Printemps républicain, un pouvoir de nuisance orageux (Audrey Loussouarn, L’Humanité)
    https://humanite.fr/polemiques-le-printemps-republicain-un-pouvoir-de-nuisance-orageux-654297

    Au nom d’une bataille culturelle contre l’#islamisme_politique, le mouvement co-fondé en 2016 par Laurent Bouvet, qui reprend les méthodes de la #fachosphère, pollue le débat public sur la #laïcité et multiplie les #polémiques.
    […]
    Pratiquant les mêmes méthodes que la fachosphère, ses membres forment une « meute », en pariant sur la réaction du « camp adverse », celui de l’antiracisme, analyse Nicolas Vanderbiest, chercheur spécialisé dans les phénomènes d’influence sur les réseaux sociaux. Quitte à pratiquer un « jeu d’alliances douteux », selon le chercheur. « Dans l’ordre, l’information part du réseau d’extrême droite #Fdesouche, relayée par le #Printemps_républicain, et sera ensuite incarnée par une personnalité politique », liste-t-il. Une information, souvent peu légitime, dont le Printemps républicain estime la « place dans l’agenda médiatique pas assez reconnue ».
    […]
    Et ce que fait aujourd’hui, objectivement, le Printemps républicain, c’est une succession de campagnes qui prennent pour cibles des #Noirs et des #Arabes afin de les renvoyer à l’#illégitimité et à l’#invisibilité. » La polémique et la vindicte en tant que telles semblent bien souvent y être les principaux objectifs, loin de toute volonté d’approfondir la réflexion ou de faire œuvre de pédagogie.

    #islamophobie #républicanisme

  • Laurent Bouvet, le nouveau radicalisé | Aude Lancelin
    https://www.lemediatv.fr/articles/tribune-laurent-bouvet-le-nouveau-radicalise

    Grâce au « en même temps » de Macron, Laurent Bouvet, représentant de toute une pseudo-gauche qui a son rond de serviette chez « Causeur », fait son entrée au « conseil des sages de la laïcité ». Un signal inquiétant, et l’occasion de revenir sur un parcours intellectuel symptomatique des recompositions actuelles. Source : Le Média

  • Laïcité : les experts de Blanquer contredisent Macron (Mediapart)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050118/laicite-les-experts-de-blanquer-contredisent-macron

    Jean-Michel Blanquer l’avait promis, il y a un mois, un « conseil des sages de la laïcité » allait être créé pour faire face aux situations problématiques dans l’éducation nationale relatives à ce sujet. Selon nos informations, dix personnalités auraient été choisies par le ministre et son cabinet.

    Constitution provisoire : Dominique Schnapper, nommée présidente, Jean-Louis Auduc, Ghaleb Bencheikh, Jean-Louis Bianco, Catherine Biaggi, Abdennour Bidar, Laurent Bouvet, Rémy Brague, Patrick Kessel, Catherine Kintzler, Frédérique de La Morena, Alain Seksig et Richard Senghor.

    On peut toutefois y remarquer la présence de tenants d’une laïcité très stricte, à l’instar du politologue Laurent Bouvet, co-fondateur du Printemps républicain, ou encore Patrick Kessel, président du comité Laïcité et République et ancien journaliste. Tous deux, au cours des derniers mois, ont estimé que le président de la République ne s’engageait pas assez sur la question.
    […]
    L’instance est créée alors que l’institution scolaire est plutôt bien pourvue en la matière. Plusieurs actions ont été menées en ce sens, renforcées après les attentats de 2015. Un « chargé de mission laïcité » à la direction générale de l’enseignement scolaire, au ministère de l’éducation nationale, existe depuis 2012. Une journée de la laïcité a été créée chaque 9 décembre. Un livret laïcité est distribué à tous les chefs d’établissement afin de les aiguiller et de leur permettre de répondre à des conflits occasionnels. Par ailleurs, des référents académiques et un national ont été installés par l’Observatoire de la laïcité afin de les épauler. Cet organisme aimerait aussi renforcer la formation continue sur ces sujets et a émis, en juin dernier, un avis qui recommande la mise en place d’un module commun de formation sur la question dans les ESPE, les écoles du professorat (les anciens IUFM).

    #éducation #laïcité #institution #laïcisme

  • L’islamopsychose française a assez duré - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2017/01/27/l-islamopsychose-francaise-a-assez-dure_1544227?xtor=rss-450

    Dans une tribune, le politologue et essayiste Thomas Guénolé dénonce le principe d’hostilité envers le fait religieux musulman dans l’espace public et appelle à retrouver l’idéal d’universalisme et de fraternité français.

    Manuel Valls a choisi le communautarisme musulman pour enjeu central de sa confrontation avec Benoît Hamon. Parmi tous les thèmes possibles du second tour d’une primaire présidentielle, il a jugé que c’était celui-là, et aucun autre, qui méritait qu’il lui consacre le plus d’efforts de campagne. Cette stratégie est symptomatique d’un problème profond, grave, dans le rapport que notre société entretient avec l’islam français.

    • un article qui vient a point, merci, oui il y a une tendance à diaboliser l’islam dans la suite du choc des civilisation cher à Lewis, Hutington, Bush père et fils, les néocons pro-israeliens. La France ayant relayé cette croisade avec l’aide de Sarkozy d’abord puis les suivants dont Valls et le héraut. Le club israelophile se veut « républicain » avec Laurent Bouvet et son renouveau du socialisme laique et anti-communautariste qui communie pourtant avec la Licra, Gilles Clavreul et autres Sifaoui Fourest .Donc haro sur Hamon, Valls veut pouvoir être président demain ?? Empêcher de parler d’islamophobie mais user et mesuser de l’antisémitisme adonff..

  • Procès Bruckner : une défaite pour les « collabos » de l’islamisme
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/01/19/31003-20170119ARTFIG00152-proces-bruckner-une-defaite-pour-les-collabos-de-

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Deux associations qui avaient attaqué Pascal Bruckner pour diffamation suite à des propos sur l’islamisme ont été déboutées par la justice. Pour Laurent Bouvet, c’est une victoire importante pour la liberté d’expression.

    https://seenthis.net/messages/548231

  • « Printemps républicain » ? Le temps de la contre-offensive est venu
    http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/printemps

    Pour ne pas laisser le champ libre à l’autoritarisme et l’intolérance du « Printemps républicain », porté entre autres par Gilles Clavreul et Laurent Bouvet, l’ALCIR (Association de lutte contre l’islamophobie et tous les racismes) lance le « printemps de la liberté, de l’égalité et de la fraternité », le 21 septembre 2016. Nous publions ici leur appel. Le 20 mars 2016 se tenait à la Bellevilloise, dans le 20e arrondissement de Paris, la première réunion du « Printemps républicain ». Selon son texte (...)

    #L'œil_de_Contre-Attaques

    / #carousel, #Regards

    "https://www.change.org/p/agir-contre-l-islamophobie-et-les-racismes"
    "https://www.weezevent.com/agir-contre-l-islamophobie-et-les-racismes"

    • À l’origine, un manifeste prétendument apolitique, intitulé "Manifeste pour un Printemps républicain", publié début mars par Marianne ainsi que par Causeur, signé par des « personnalités de gauche qui veulent défendre la laïcité […] face aux attaques contre la République ». Ils entendent en faire « un lieu de débat et de pluralisme dans le cadre accepté par tous les participants du manifeste », un « mouvement du bas [qui] ne part pas des institutions mais de la société civile ». La liste des signataires donne des indications sur le "bas" dont il s’agit.

      Pour la caution "de gauche", les signatures de quelques élus et figures du PS (dont les frondeurs Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, ainsi que Fleur Pellerin ou Frédérique Calendra, maire du 20e arrondissement de Paris), d’EE-LV ou encore et du PCF pouvaient faire leur effet. Il en est d’autres plus embarrassantes, comme celle d’Élisabeth Badinter, qui affirme à Marianne avoir retrouvé dans ce manifeste « l’expression politique de la troisième voie », entre « d’un côté, le racisme qui diabolise les Arabo-musulmans, et, de l’autre, le déni pratiqué par les islamo-gauchistes à l’égard de la montée en puissance de l’islamisme radical ». Si l’usage de l’expression "islamo-gauchistes" ne suffisait pas, Élisabeth Badinter juge que « Manuel Valls défend la même République que les signataires du Manifeste »…

  • La querelle des intellectuels ou la droitisation des esprits
    http://www.regards.fr/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli/article/la-querelle-des-intellectuels-ou

    "Des intellectuels à la dérive ?", titre Le Monde sur deux pages consacrées à la responsabilité des intellectuels face à la montée du Front national. Michel Onfray, dont le ressentiment ne cesse de croître, s’en prend à son tour au « politiquement correct », qui lui permet de fustiger, en vrac, la « fausse gauche », les journalistes, les « intellectuels de cour » et la « classe politique », autant de notions dont on sait depuis longtemps que certaines ne brillent pas par leur tropisme de gauche. Laurent Bouvet, l’homme de « l’insécurité culturelle » défend Onfray, (...) Source : regards.fr

  • Face à la montée du FN, la dérive des « #néocons »_de_gauche, Philippe Corcuff - Libération
    http://www.liberation.fr/politiques/2015/03/30/face-a-la-montee-du-fn-la-derive-des-neocons-de-gauche_1231682

    La notion d’« #insécurité_culturelle », empruntée à l’essayiste Christophe #Guilluy, est caractérisée de manière vague par Bouvet : « L’insécurité culturelle est donc l’expression d’une inquiétude culturelle, d’une crainte, voire d’une peur, vis-à-vis de ce que l’on vit, voit et perçoit et ressent, ici et maintenant, "chez soi", des bouleversements de l’ordre du monde, des changements dans la société, de ce qui peut nous être à la fois proche ou lointain, familier ou étranger. » On a affaire à une notion attrape-tout indûment élevée au rang de « variable explicative ». Elle est susceptible d’amalgamer des facteurs, contextes, tensions, angoisses et stéréotypes hétéroclites, en donnant l’impression qu’il s’agit du « même » problème. Elle se situe à rebours de la démarche des sciences sociales invitant à dégonfler les baudruches des généralisations hâtives sans perdre de vue des repères globalisants. (...)

    Malheureusement, les polarisations engagées par les néocons de gauche, d’une part, et certains secteurs de « la gauche de la gauche », d’autre part, s’éloignent de ces chemins pragmatiquement radicaux. Le débat public à gauche pourrait ainsi être prochainement pollué par l’opposition entre, d’un côté, la figure du « vrai peuple blanc de la France périphérique, culturellement menacé par l’islam et luttant en priorité contre l’antisémitisme », dans des intersections avec la droite sarkozyste et le FN, et, de l’autre, celle du « vrai peuple musulman des banlieues postcolonisé et discriminé, combattant d’abord l’islamophobie », dans des intersections avec les fondamentalismes islamistes. L’horizon de la convergence des opprimés, propre aux idéaux historiques de la #gauche, en serait brouillé pour longtemps.

    #xénophobie_d'état #socialisme #Laurent_Bouvet

  • Les identitaires de gauche, généalogie d’une dérive, Germinal Pinalie
    http://blogs.mediapart.fr/blog/germinal-pinalie/150115/les-identitaires-de-gauche-genealogie-dune-derive

    Les identitaires de gauche ont en commun avec la droite et l’extrême-droite ce paradigme qui confère aux réalités que Marx avait désignées comme des constructions historiques le statut de caractéristiques intrinsèques, de véritables #essences des individus. Pour des raisons à chaque fois différentes qu’il faudra analyser, ils prennent pour argent comptant ce dont Marx a expliqué la valeur très relative. Afin d’ancrer cette analyse dans le réel le plus directement accessible, la première approche du paradigme portera sur les discours d’identitaires de gauche hexagonaux et contemporains, la « #Gauche_populaire » et les « Indigènes de la République », deux mouvements nés à Paris dans la deuxième moitié des années 2000 et réunissant des chercheurs et des militants issus de partis de gauche. Ces deux groupes sont à la fois très peu nombreux et particulièrement visibles médiatiquement. S’exprimant essentiellement à travers des livres et des tribunes dans la presse, ils ont développé deux discours en apparence très différents, mais qui, nous allons le montrer, fonctionnent en miroir dans le cadre du paradigme identitaire. #Christophe_Guilluy, géographe issu du chevènementisme et associé à la Gauche Populaire, a développé au cours des années 2000 un argumentaire à l’appui d’un appel au Parti Socialiste à se reconnecter avec les #classes_populaires « blanches » (c’est lui qui parle en termes de race) déclassées par la mondialisation en adoptant un discours et une pratique ferme vis-à-vis de l’#immigration, sous peine de les voir reporter leurs voix sur le Front National. Le #PS devrait donc selon lui s’adresser aux « autochtones » (c’est l’expression qu’il utilise) en tant que tels, et tenter de capter leur vote identitaire. Sadri Khiari, universitaire d’origine tunisienne et ancien militant trotskiste, a conçu autour de la création du mouvement (aujourd’hui « parti ») des Indigènes de la République un tout autre argumentaire qui s’adresse lui aux « non-blancs » en tant qu’ils sont placés en France dans un rapport colonial où ils ont le même statut « d’indigènes » que leurs parents dans les colonies. Le #PIR entend donc organiser ces « indigènes » dans un cadre débarrassé de la tutelle de la « gauche blanche ». Apparemment totalement opposées politiquement, ces deux tendances ont en fait tout un langage commun, des logiques d’assignation de statuts et de rôles exactement semblables qui déterminent leurs prises de position de façon symétrique. Les mots « #autochtones » et « #indigènes », par ailleurs parfaitement synonymes, sont les signes les plus visibles de l’existence du #paradigme_identitaire.

    #identitaires_de_gauche #métissage (refus du)

    • Les dangers des identités fermées de l’air du temps néoconservateur, Philippe Corcuff
      http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-corcuff/270314/les-dangers-des-identites-fermees-de-l-air-du-temps-neoconservateur

      Les pièges de l’#identité_culturelle (Berg International, février 2014, 128 p., 16 euros).
      L’anthropologue Régis Meyran et le sociologue Valéry Rasplus situent leurs analyses au croisement de l’épistémologie des sciences sociales et l’histoire des idées, en envisageant leur portée politique. La première partie du livre est consacrée à un panorama synthétique et international quant à l’histoire de la notion de culture dans les sciences sociales. La seconde partie décrypte certains effets politiques de cette notion en France. La logique principalement scientifique de la première partie vient éclairer la vigilance éthique et politique déployée dans la seconde. C’est là que les auteurs abordent frontalement ces zones troubles particulièrement travaillées aujourd’hui, selon des modalités à la fois différentes et convergentes, par la #lepénisation, la #zemmourisation, la #soralisation des esprits et même parfois…à gauche...

      #De_Benoist #Taguief #Laurent_Bouvet #Valls #Jean-Claude_Kaufmann

    • « Insécurité culturelle » et différentialisme de gauche
      Valéry Rasplus, Régis Meyran, juin 2012
      http://www.liberation.fr/societe/2012/06/04/insecurite-culturelle-et-differentialisme-de-gauche_823553

      Après la Droite populaire, c’est au tour aujourd’hui de la Gauche populaire d’utiliser des concepts socio-anthropologiques qui pourraient s’avérer glissants. La Gauche populaire est un jeune collectif d’intellectuels, initié par le politologue Laurent Bouvet, qui explique la montée du vote pour le Front national dans la récente élection présidentielle non seulement par « l’économique et le social » mais encore, et c’est là sa trouvaille, par des « variables culturelles » telles que « la peur de l’immigration, des transformations du "mode de vie", de l’effacement des frontières nationales ».

    • Je trouve très intéressante les analyses des Indigènes de la République. Pourtant je suis blanche.
      L’Union Française Juive pour la Paix (UFJP) dialogue manifestement aussi très bien avec les Indigènes de la République.

      Alors la « dérive » est peut-être chez Germinal Pinalie ...
      C’est évident qu’il y a des « minorités visibles » qui sont « racialisées » dans notre société. Et elles le sont particulièrement par le milieu politico-médiatique. Le dénoncer c’est faire avancer les choses.

      Bon j’ai lu que le résumé du billet. Pas le temps de lire l’intégrale du billet de Pinalie.

    • Le P.I.R en débat via @paris (luttes infos)
      http://luftmenschen.over-blog.com/article-les-effroyables-imposteurs-du-12-janvier-125634240.h


      Houria Bouteldja, quoi qu’elle en dise est une bonne réprésentante de cette gauche là. La porte-parole des #Indigènes de la République peut toujours prétendre se distinguer de la « gauche française » : mais au quotidien depuis dix ans, elle passe une bonne partie de sa vie politique dans les meetings de cette #gauche dont elle prétend être autonome . Il ne suffit pas d’y jouer le rôle de la « petite voix rebelle » pour faire oublier qu’elle y est à la tribune, applaudie par ses pairs universitaires. Il ne suffit pas de prétendre qu’on est une « bannie » et une « ostracisée » pour tromper celles et ceux qui le sont vraiment : des colloques à l’université de Berkeley aux plateaux de Ce Soir ou Jamais, Houria Bouteldja a la vie ordinaire d’une responsable de gauche radicale, avec ses tribunes médiatiques et politiques régulières ….tant qu’elle reste dans les clous que d’autres ont planté pour elle.

      Aujourd’hui, les Indigènes de la gauche radicale antisémite sont là pour dire tout le mal des Juifs que le militant franco-français ne veut pas exprimer en premier. Aussi bien depuis les attentats, on sent évidemment comme un flottement dans la partie de la gauche qui n’a jamais reconnu l’antisémitisme que du bout des lèvres, pour reprendre aussitôt ses diatribes contre le CRIF et l’ « instrumentalisation d’un antisémitisme résiduel ». Cette gauche qui a soutenu Dieudonné très, très tard, cette gauche qui voit des « sionistes » partout, le clame haut et fort, pour ensuite s’étonner qu’on la prenne au mot et qu’on attaque des synagogues ou des commerces Juifs.

    • J’aimerai bien avoir des exemples précis de l’antisémitisme du PIR. Ce texte défait le 2 poids 2 mesures ce qui me semble un peu léger, la concurrence mémorielle qui a de véritables causes et une littérature, plus une tartine sur le philométisme. Négation du poids de la race. Etc, etc...
      "Je pense aussi au Parti des Indigènes de la République, qui s’efforce de construire une stratégie politique ayant pour but l’accès à l’égalité des droits pour les descendant-e-s d’immigré-e-s, et qui a fait l’objet de ripostes assez violentes lors de sa création en 2005 sur le thème suivant (je résume grossièrement) : « mais pourquoi tou-te-s ces arabes se réunissent entre elleux, enfin, illes ne voient pas que cela dessert leur cause de se présenter de façon aussi sectaire ? »…

      Je pense que ces quelques problèmes qu’ont pu subir les tentatives d’auto-organisation des descendant-e-s d’immigré-e-s sont liés à la façon dont cet antiracisme « respectable » est conçu : vu qu’il ne s’agit que d’avoir la certitude individuelle que l’on est du bon côté, une lutte collective où des descendant-e-s d’immigré-e-s décideraient de se réunir pour lutter contre les oppressions dont illes sont victimes, ne peut être qu’un excès inutile que l’on pourrait légitimement taxer de « communautarisme »…"

      http://www.lecinemaestpolitique.fr/ma-colere-yannick-noah-2014-misere-de-lantiracisme

      Rapport colonial et mémoire de l’immigration
      Saïd Bouamama
      De la Visibilisation à la Suspicion : La fabrique républicaine d’une politisation
      http://www.lesfiguresdeladomination.org/index.php?id=313

    • @unagi, ce n’est pas "mon" texte, mais un extrait de texte que je propose ici dans un fil qui traite essentiellement de l’angle identitaire à gauche. Les questions que tu poses pourraient l’être au blog de luftmench. Et peut-être est il souhaitable à propos du P.I.R de lire le blog Pinalie dont un article ouvre ce fil.

      Je n’ai rien à faire de l’antiracisme de bonne conscience, l’antiracisme » qui m’intéresse est celui qui est de nature à mettre en cause l’ensemble de la société (quitte évidemment à mettre le pied dans la porte de la forteresse par un aspect partiel devenu soudain explicitement intolérable, problématique). C’est comme ça que j’ai plusieurs fois rappelé ici que le gouvernement socialiste à dès 1982/1983 dénoncé les grévistes arabes de l’automobile comme « musulmans » qui sabotaient la production nationale, a en 1988 instauré un RMI qui supposait deux ans de « séjour régulier » pour être obtenu par un étranger. Cette gauche est nationaliste, ex SFIO (Guerre d’Algérie), chauvine (le « produisons français du P« C »F), cette gauche gère le capitalisme français c’est à dire l’exploitation et la relégation des immigrés et des « issus de », quitte à intégrer la mondialisation néolibérale comme elle l’a fait depuis.

      Pour ce que je connais, l’autonomie des "issus de l’immigration" a été brisée durablement et sciemment par l’OPA politique SOS racisme pour le compte de l’état PS et de l’enseMble de la gauche « représentative ». La grille de lecture en terme de « communautarisme vient ensuite dénoncer nombre de reprises sur ces enjeux, ça il me semble que nus en sommes d’accord.

      Le choix de se dire « indigène » peut se lire de deux manières au moins. L’une m’agrée, c’est le « nous sommes d’ici » (quitte à ne pas pratiquer seulement la liberté d’installation, le refus des discriminations mais aussi d’exercer un « droit à la mobilité »), assertion féconde aux conséquences incalculables que je détaillerais pas. L’autre me parait plus problématique puisque de la nécessité de dire le caractère colonial de la société française, on tend à proposer une grille de lecture de celle ci où non seulement le passé n’est pas passé (ce qui est fondamentalement juste) mais où ce passé là serait l’explication centrale de la situation actuelle. Je préfère me souvenir que les interpellés et condamnés après les émeutes de 2005 n’étaient pas tous loin de là des « issus de l’immigration », tout comme ils n’étaient pas tous déjà du gibier à prison, déjà « connus des servies de police », comme le racontait la presse.

      Sinon pour ce qui est du rapport au « juif », je crois que le P.I.R est un bon symptôme d’une régression qui les tient plus qu’ils ne la déterminent. Je n’ai pas de « preuves » à fournir, juste un énorme malaise ressenti depuis longtemps, et aussi la fréquentation intermittente de quelques personnes qui les ont quitté suite à des désaccords idéologiques (essentialisme).
      Depuis les années 70’, c’est au plan mondial qu’un éloignement puis une rupture (dans bien des cas) intervient entre ces minorités (quantitatives et politiques) « ethniques » ou « raciales » (cf exemple des juifs et des noirs étasuniens). Les avatars de la révolution palestinienne, avec l’involution de nombre de forces impliquées vers l’islam (phénomène brillamment entretenu et suscité par la politique israélienne), c’est-à-dire pour partie vers le seul #internationalisme apparu comme praticable dans la conjoncture depuis le début des années 80, n’y sont pas pour rien non plus.

      Rien de bouclé... L’histoire continue. J’arrête là faute de temps et avec la crainte qu’une mienne propension à la maladresse d’expression et aux difficultés à déployer un tant soit peu un argumentaire (ce qui pousse tout lecteur à imaginer ce qui aurait pu être dit là où rien n’e l’est...) ait déjà compromis une suite éventuelle :)

    • Je lirai tout un peu plus tard et désolé pour « ton texte ».
      Les maladresse hors féminisme ^^ sont admises.
      Et je n’avais lu l’intitulé de l’article...
      Mon post car ca plusieurs fois que je lis PIR et anti sémitisme sans autre argument que le texte que tu présentes. La position du PIR vis à de l’homosexualité était autrement plus explicite ; il n’y a pas l’homosexualité dans les quartiers, l’homosexualité reste un trait culturel de la population blanche.

  • Quatre figures actuelles du brouillage idéologique : Laurent Bouvet, Jean-Claude Michéa, Eric Zemmour, Alain Soral | Université Populaire de LYON
    http://unipoplyon.fr/articles/cours/trois-figures-actuelles-du-brouillage-ideologique-laurent-bouvet-jean-cla
    http://unipoplyon.fr/core/wp-content/uploads/2014/02/corcuff_18-02-14.mp3

    #Xénophobie, #antisémitisme, #islamophobie, #racisme anti-noir, #machisme, #homophobie... cette #idéologie néoconservatrice a deux principaux pôles émetteurs : l’un au cœur du paysage médiatique, habitué à caricaturer musulmans et Noirs, l’autre dans l’underground très actif d’internet, préférant s’en prendre au « suprématisme juif » (selon l’expression d’Alain Soral dans son ouvrage avec Éric Naulleau, Dialogues désaccordés, Blanche/Hugo & Cie, 2013). Le héraut du premier pôle est Zemmour, le héros du second Soral.
    Par-delà les divergences réelles entre les deux pôles, on repère un bricolage de thèmes communs. Et puis ils ont hérité de leur bouc émissaire préféré, BHL, quelques traits contribuant à la désintellectualisation en cours du débat public : l’enfilage de lieux communs plutôt que l’enquête au plus près des complications du réel, le marketing des idées vagues plutôt que le patient travail des concepts, l’arrogance rhétorique plutôt que l’argumentation raisonnée. Les marionnettes de l’anticonformisme ressemblent, dans leur absence de rigueur et leur goût pour la mise en spectacle, aux marionnettes du #conformisme qu’elles dénoncent.

  • Droite identitaire et gauche « diversitaire » : mêmes armes, même combat ?

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/12/droite-identitaire-et-gauche-diversitaire-memes-armes-meme-combat_1716599_32

    Voici donc, se faisant face, les « identitaires de droite et de gauche », ainsi que Laurent Bouvet nomme ces deux faces d’une même médaille : le défenseur « réactionnaire » de « l’homme blanc » côté pile, les thuriféraires « progressistes » de la « France métissée » côté face. Et l’on s’interroge : si finalement les uns et les autres, loin d’être les ennemis irréductibles que l’on croit, étaient au contraire des alliés de circonstance se renforçant mutuellement ?

  • Laurent Bouvet : L’impasse stratégique du #PS face au #FN
    http://www.huffingtonpost.fr/laurent-bouvet/limpasse-strategique-du-ps-face-au-fn_b_3545804.html

    Alors que les échéances électorales qui viennent risquent de voir se reproduire à grande échelle ce qui s’est passé dans le Lot-et-Garonne malgré des circonstances locales particulières, les réactions après l’élection de Villeneuve-sur-Lot ne se situent clairement pas à la hauteur de l’enjeu, que ce soit de la part des dirigeants du PS ou du président de la République lui-même. Elles restent purement tactiques et ancrées dans un immobilisme mortifère alors que c’est toute la stratégie du PS et de la majorité vis-à-vis du FN qu’il faut revoir. Ce qui implique une cohérence extrêmement forte entre les principes affichés et la politique menée d’un point de vue économique et social comme en ce qui concerne les réformes de « société ». Il reste moins d’un an au PS pour passer à l’offensive plutôt que de rester à l’abri d’une Ligne Maginot dont on connaît à l’avance le sort. C’est peu.

  • Laurent Bouvet : Le fiasco politique du « #mariage-pour-tous »
    http://www.huffingtonpost.fr/laurent-bouvet/hollande-mariage-gay_b_3116083.html

    Le président, le gouvernement et la majorité ont commis dans leur gestion du projet de « mariage pour tous » trois erreurs.

    D’abord, celle de vouloir masquer les désaccords, souvent profonds, au sein de la gauche sur la politique économique et sociale en créant un front uni face à la droite, et ce sur une question de société clivante certes, entre gauche et droite, mais qui reste tout de même secondaire au regard des difficultés que traverse le pays. L’artifice tactique ne pouvait durer qu’un temps. Son effet s’est d’ailleurs vite épuisé comme on a pu le constater à gauche mais malheureusement pas à droite.
    Ensuite, deuxième erreur, celle de s’obstiner à consacrer autant de temps, parlementaire notamment, et plus généralement d’attention dans le débat public à ce projet alors qu’aucun autre n’a bénéficié d’un tel traitement ; et tout ça pour in fine faire voter la loi en raccourcissant le calendrier face à la contestation ! Cette « méthode » a favorisé le sentiment général de ras-le-bol dans l’opinion, sans en faire bouger les lignes sur le fond, et a surtout entraîné la mobilisation d’abord puis la radicalisation de ses opposants qui ont eu tout le temps de construire, matériellement et médiatiquement, leur mouvement de contestation.
    Enfin, ultime erreur, celle de laisser s’exprimer au sein de la majorité (et même au sein du gouvernement lui-même !) des opinions divergentes sur les contours, les enjeux et les conséquences du projet de loi, en particulier à propos de la PMA (procréation médicale assistée) et de la GPA (gestation pour autrui) qui n’y figurent pas. Ce qui a conduit à en brouiller la compréhension et, plus encore, à fournir des arguments en or à ses opposants qui n’en attendaient pas tant pour entretenir la confusion et peur sur un sujet délicat.

  • Entretien avec #Laurent_Bouvet, l’homme qui tirait sur les bobos
    http://ragemag.fr/entretien-avec-laurent-bouvet-lhomme-qui-tirait-sur-les-bobos

    Quel lien existe-t-il entre le #néolibéralisme et le #multiculturalisme ?
    Dans l’idée de l’individualisation générale, il y a l’idée que le sujet devient autonome, détaché de toute contrainte, de toute appartenance (religieuse, familiale), grâce à sa raison. Le problème c’est que nous ne somme pas cet individu libéral. Tout le monde a ses attaches (on a tous un sexe, une couleur de peau, une famille, une socialisation). Or, la continuité entre le libéralisme et le multiculturalisme, c’est la rencontre entre l’individualité autonome du sujet et la multiplicité des identités culturelles qui, dans nos sociétés, se retrouvent mêlées, ainsi qu’en compétition. L’individu ne peut échapper à l’impossibilité de sa construction totalement autonome (détaché des autres) qu’en choisissant et en mettant en avant un certain nombre d’identités. Dans la société libérale, l’individu existe par cette identité et non par la mise en commun des intérêts, ou d’une volonté de construire quelque chose qui le dépasse. Historiquement, on considère également que des ruptures épistémologique, économique et anthropologique, se sont produites dans les années 60, lors d’un double mouvement : démographique et géopolitique. Les velléités d’émancipation des baby-boomers, génération née après la guerre, qui n’a connue que la prospérité, et les évènements géopolitiques (décolonisation, fin de l’URSS), ont suscité une conjonction idéologique. Le jeune s’émancipait comme le colonisé et le colonisé comme le jeune. La démarche était la même.

  • Nicolas Sarkozy a mésestimé la symbolique politique du pays". Entretien avec Stéphane Rozès - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    http://www.nonfiction.fr/article-5775-p3-nicolas_sarkozy_a_mesestime_la_symbolique_politique_du_pa

    Nonfiction.fr- Une thèse développée par Laurent Bouvet par exemple est que le legs de Nicolas Sarkozy sera la réintégration dans le système politique français de l’électorat du Front national. Cet électorat, congelé pendant une vingtaine d’années en raison d’un Front national anti-système et infréquentable, sous la houlette de Jean-Marie Le Pen, pourra, du fait de la stratégie de dédiabolisation du Front national par Marine Le Pen et de la droitisation de l’UMP, réintégrer le jeu politique français et donc faire peser sur la politique gouvernementale et législative ses thématiques. La France peut-elle voir arriver au pouvoir, dans le cadre d’une coalition gouvernementale, le Front national, comme c’est le cas pour d’autres partis #populistes en #Europe ?

    Stéphane Rozès- S’il y a un point commun aux populismes européens, dont l’origine est à chercher dans la tension entre la promesse européenne à laquelle les dirigeants s’indexent et la réalité des politiques de libre-échange et de libre-concurrence, c’est l’idée que les élites, par définition, ne seraient pas capables de représenter le peuple. En France, l’articulation entre la question sociale et la question nationale encadre les représentations et les conduites électorales. Je serais effectivement étonné que le paysage politique français change fondamentalement. Dans l’hypothèse d’une forte victoire de François Hollande et d’une forte défaite de Nicolas Sarkozy, #l’UMP éclaterait, l’UDF vivrait par elle-même, et le FN pourrait devenir la première force politique à droite. Qu’est-ce qui serait le plus fort : les dirigeants du #FN ou un segment du pays qui constitue l’électorat du FN ? Je crois que c’est le segment du pays qui vote pour le FN. C’est le pays dans sa diversité qui se forge des représentations. Le FN peut recomposer à droite mais s’il le fait vraiment, que sera t-il devenu ?

    N’oublions pas que c’est l’élection présidentielle qui va déterminer les législatives et la suite. Le FN peut avoir quelques députés, surtout dans l’hypothèse où Nicolas Sarkozy est battu et quitte la vie politique. Les thématiques du parti de Marine Le Pen vont peser. Il y aura une vraie pression sur la politique européenne de la France. Le vrai sujet, c’est ce qui va se passer à Bruxelles. Le populisme n’existe que comme conséquence des politiques qui sont menées. J’aime bien cette phrase de #Bossuet : « Dieu s’amuse de ceux qui s’accablent des effets dont ils chérissent les causes. » Elle s’applique très bien à ce qui se passe en Europe. Dans le cours du monde actuel, qu’est-ce que l’Europe ? Est-ce que c’est une puissance qui pèse sur la globalisation ou est-ce qu’elle est un relais de la globalisation ? Soit l’Europe existe et se protège, soit les herses nationales monteront partout en Europe. Il faut choisir entre un protectionnisme européen ou des #protectionnismes nationaux ainsi que la montée des populismes. Je pense que le débat ne porte pas sur l’opposition entre une France ouverte et une France fermée. Il porte sur l’intériorisation ou la projection de ce que nous voulons faire ensemble. C’est ce qui m’inspire une prudence vis-à-vis du score du FN.

  • Laurent Bouvet : L’éternel retour du droit de #vote des #étrangers
    http://www.huffingtonpost.fr/laurent-bouvet/vote-etrangers-debat-presidentielle_b_1454705.html?ref=france

    Cette gauche qui sera dès le mois de mai au pouvoir devrait donc plutôt défendre, bec et ongles, l’accès ouvert à la #nationalité française pour les étrangers, afin d’en faire des citoyens à part entière, et non offrir la possibilité à la nouvelle coalition de droite et d’extrême-droite d’après-demain de durcir encore les conditions de la vie commune et d’abaisser la République. Certains en son sein n’attendant que ça.

    • Pourquoi n’accorder le droit de vote aux étrangers qu’aux élections locales ? A mon sens, pour aligner le droit à participation des étrangers non communautaires sur les étrangers communautaires. Personnellement, je ne vois pas en quoi le fait d’accorder le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers non communautaires pourrait justifier la restriction de l’accès à la nationalité par voie de naturalisation. C’est ce qui a déjà été fait, sans ce droit de vote n’ait été accordé, et rien n’empêche une future majorité droite-extrême-droite de poursuivre dans cette voie en l’absence de toute mesure.
      En revanche, on peut tout à fait suivre l’auteur quand il précise que la gauche devrait toujours favoriser les solutions universelles, l’égalité dans le cadre d’un espace commun. Annoncer une facilitation des conditions de naturalisation permettrait de couper l’herbe sous les pieds de la droite et de l’extrême droite. Et rien n’empêche d’abord faciliter l’accès à la nationalité, puis, dans un second temps, d’accorder le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales