person:louis de funès

  • Les Aventures de Rabbi Jacob
    https://www.youtube.com/watch?v=NLQ-7C80UTM


    Durée : 91 min

    A la suite d’un quiproquo, un homme d’affaires irracible et raciste, se retrouve confronté malgré lui à un réglement de compte entre terroristes d’un pays arabe. Afin se semer ses poursuivants, il se déguise en rabbin, après avoir croisé à Orly des religieux juifs en provenance de New-YorK.

    Film : Les Aventures De Rabbi Jacob (1973)
    Réalisé : Gérard Oury
    Produit : Bertrand Javal
    Ecrit : Gérard Oury , Danièle Thompson , Josy Eisenberg , Roberto De Leonardis
    Music : Vladimir Decae
    Cinematographie : Henri Decae
    Edited : Albert Jurgenon
    Sortie : 18 Octobre 1973

    Distribution
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Aventures_de_Rabbi_Jacob

    Louis de Funès : Victor Pivert, le patron d’usine catholique bourgeois et raciste
    Suzy Delair : Germaine Pivert, la femme dentiste de Victor Pivert
    Marcel Dalio (crédité « Dalio ») : Rabbi Jacob, le rabbin, oncle et invité d’honneur à la Bar mitzva de David Schmoll
    Claude Giraud : Mohamed Larbi Slimane, le révolutionnaire arabe
    Renzo Montagnani : le colonel Farès, chef de la police politique du pays arabe
    Janet Brandt : Tzipé Schmoll dite « la Mamé », grand-mère de David et belle-sœur de Jacob
    André Falcon : le ministre
    Xavier Gélin : Alexandre, fils de général et fiancé d’Antoinette
    Henri Guybet : Salomon, le chauffeur juif de Victor Pivert
    Miou-Miou : Antoinette Pivert, la fille de Victor Pivert
    Popeck (crédité « Jean Herbert ») : Moïshe Schmoll, le père de David, neveu de Jacob et fils de la Mamé
    Denise Provence : Esther Schmoll, la mère de David
    Jacques François : Jean-François, le général et père d’Alexandre
    Claude Piéplu : le commissaire divisionnaire Andréani

    Projet de suite : Rabbi Jacqueline
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Aventures_de_Rabbi_Jacob#Projet_de_suite_:_Rabbi_Jacqueline

    Femme de 72 ans, cheveux au balayage blond, les yeux très bleus, souriante
    Le jeudi 1er décembre 2016, le site Allociné dévoile le projet d’une suite au film, annoncé par les sociétés de production G Films, appartenant à Danièle Thompson, et Haut et Court : « les droits ont été rachetés et le projet est en court ». L’annonce prévoit une sortie à la période de Noël 2018 et provoque l’étonnement général. Le film est intitulé « Rabbi Jacqueline », un titre provisoire. Aucun réalisateur ou acteur ne sont alors désignés, même s’il est possible qu’il soit réalisé par Danièle Thompson elle-même, devenue réalisatrice dans les années 2000. Selon la fille de Gérard Oury, « Rabbi Jacqueline, c’est une suite sans en être une, c’est un énorme saut dans le temps, ça se passe aujourd’hui, quarante ans plus tard ». Danièle Thompson écrit le scénario aux côtés de l’auteur Jul, rendu célèbre par sa bande dessinée Silex and the City, qu’elle a choisi pour son sens de la satire. Alors que le tournage était à l’origine prévu courant 2017, Danièle Thompson déclare toujours travailler sur le scénario en avril 2017.

    « Quarante ans après, tout a changé : que s’est-il passé ? Que sont devenus les enfants et les petits-enfants de Victor Pivert, de Slimane et de Salomon ? Dans une France qui a perdu son insouciance n’aurait-on vraiment plus le cœur à rire ensemble d’un industriel raciste déguisé en rabbin pour sauver un arabe ? Parce que l’envie de revoir un tel portrait de la France n’a jamais été aussi pressante et que mieux aimer notre pays à la lumière de ses défauts est de salubrité publique, les auteurs ont voulu partir sur les traces des descendants de Rabbi Jacob et imaginer une suite à ce monument de la culture populaire et joyeuse. Inutile de chercher qui serait le nouveau Louis de Funès… dans la France du xxie siècle, ce ne peut être qu’une femme ! »

    -- Communiqué de Haut et Court et G Films annonçant le projet.

    Dans les années 2000 et 2010, en raison d’un certain repli communautaire et d’une remontée du racisme et de l’antisémitisme en France, Les Aventures de Rabbi Jacob est considéré comme impossible à refaire, à cause de ses thématiques difficiles à aborder. Danièle Thompson indique néanmoins que « l’axe du récit ne sera pas l’antisémitisme, il faut absolument qu’on se libère des péripéties de 1973 et qu’on ancre la suite dans la réalité sociale de 2017. Tout a changé depuis Rabbi Jacob. Il faudra aussi s’éloigner le plus possible de la personnalité de Victor Pivert ». Jul explique que le film abordera des problématiques contemporaines, comme celles de la théorie du genre ou du « mariage pour tous ». Thompson avoue aussi que plaire au public constituera un défi : « Il va falloir être digne de la fameuse attente car, comme pour La Grande Vadrouille, le public est un petit peu propriétaire du film ».

    #film #comédie

  • A propos de maillots de bain. - Lettre ouverte de Matthieu Potte-Bonneville à Raphaël Enthoven

    https://docs.google.com/document/d/1uUKgvUUnqnWkLsem8ATXo2NDMC2Cs2v7KzNGjlyTiSw/edit?pref=2&pli=1

    Paris, le 14 août.

    Cher Raphaël,

    j’ai suivi sur Twitter les polémiques consécutives à la question que tu y as posée : “Les partisans du #burkini défendent-ils, au nom de la tolérance qu’ils invoquent, le port du string sur les plages saoudiennes ?”. Cette question m’ayant travaillé une partie de l’après-midi, je me permets de risquer une réponse, qui n’engage que moi ; tu la trouveras, je le crains, bien piétinante et longue, quand ta question était malicieuse et provocante - mais il est des embarras que cent quarante caractères ne suffisent pas à dissiper. Je tâche tout de même d’aller vite.

    /1/ Première réponse, simple, brève, lapidaire : oui, bien sûr. Oui, factuellement oui. Parmi mes exaspérations et mes colères récentes, figurent en désordre les arrêtés municipaux prescrivant, dans plusieurs villes du sud-est de la France, le port sur les plages de tenues “compatibles avec la laïcité”, mais aussi la confirmation en appel, par la cour d’appel du Caire, des deux ans de prison infligés à l’écrivain Ahmed Naji pour avoir publié les extraits de son roman “l’Usage de la vie”, tableau triste, beau et déchiré de la jeunesse cairote dans lequel figuraient plusieurs scènes sexuelles (on peut en lire un extrait ici : https://www.fidh.org/IMG/pdf/extrait_roman_egypte.pdf ) ; ou encore l’activité, au Maroc, du compte Facebook Aicha Jamal publiant, aux fins d’en dénoncer l’impudeur, les photographies des femmes qui osent bronzer en bikini. Dans ces derniers cas, la manière dont un pouvoir autoritaire s’autorise en Afrique du Nord et au Moyen-Orient d’une référence à la morale religieuse pour exercer sa répression sur ce qui peut être dit et montré des corps (ou la façon dont un groupe de pression tente de susciter pareille réaction) a suscité en moi rage et écoeurement.

    /2/ Tu me diras : c’est de la triche, et tu jugeras peut-être que je réponds à côté. Il n’est en effet question dans ma réponse ni de string, ni d’Arabie Saoudite. Ce, pour une raison simple : je ne connais personne qui se soit récemment risqué à s’afficher en string sur une plage saoudienne (peut-être fais-tu référence à un cas précis que j’ignore, mais m’étonnerait), ce qui ne veut pas dire bien entendu que l’Arabie saoudite ignore les strings et les dessous chics, mais c’est autre chose. Or, c’est ce qui me gêne dans ta question : le fait que celle-ci établisse un parallèle entre un cas empirique (avec son lieu, son temps, ses enjeux locaux, sa sociologie, etc) et un contre-exemple sinon imaginaire, du moins hyperbolique, extrapolé dans une démarche a fortiori - on peut en effet penser que l’obsession saoudienne bien connue pour l’effacement du corps féminin trouverait sa forme aiguë face à toute tentative de bronzer en string et en public.

    Cette abstraction et la double symétrie dont elle s’autorise (trop de tissu / pas assez ; ici / là-bas) me posent plusieurs problèmes. D’abord, elle transforme les décisions municipales récentes en “cas d’école” (ce qui revient à en gommer le contexte, les intentions, la dimension moins éthique que stratégique - j’y reviendrai). Ensuite, elle porte à se demander ce qui te porte au juste à construire pareille comparaison, ce qui ouvre la boîte de Pandore des interprétations. Pour le dire autrement ; tu indiques n’avoir introduit dans ta question aucun sous-entendu, et surtout pas de comparaison déplacée entre les régimes français et saoudiens, et je ne vois personnellement aucune raison de ne pas te faire ce crédit. Il n’en reste pas moins que, justement parce que ta question est à-demi artificielle, on ne peut éviter de se demander ce qui peut justifier de poser le problème ainsi.

    /3/ Le souci, c’est que j’ai beau chercher, aucune des justifications à cette manière de poser le problème ne me convient vraiment. Par exemple :

    S’agit-il de comprendre que la France a ses moeurs (on s’y balade en slip) et l’Arabie Saoudite les siennes (on y proscrit la nudité) ? Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà… J’adore, comme toi, l’isosthénie sceptique et le genre de retours à l’envoyeur que pratiquaient Pyrrhon ou Montaigne, mais en l’espèce cela ne me va pas : une telle lecture épinglerait à la géographie un fait d’histoire (malgré mon admiration pour Louis de Funès, je ne pense pas que croiser des gendarmes ait été très drôle, il y a encore peu de temps, pour une femme en monokini ; et la vidéo de Nasser riant à l’idée de voiler les femmes égyptiennes est fort connue). Surtout, cette lecture renverrait surtout chaque pays à l’homogénéité de ses moeurs (when in Rome, do as romans do) quand la question est aujourd’hui de prendre acte de la diversité, parmi celles et ceux qui vivent également ici, du rapport au corps, du souci des bonnes moeurs, etc. (Je ne dis pas que cette hantise de la pudeur m’est toujours sympathique ; je récuse seulement qu’elle soit étrangère, ou doive être verbalisée).

    S’agit-il alors, de suggérer qu’à tout prendre, il vaut mieux vivre dans un pays où l’on se chamaille sur le règlement des plages à l’ombre de la République, que dans un autre où l’on exécute les condamnés à mort à tour de bras ? J’en tombe radicalement d’accord - mais, une fois encore, je crois que ce “vaut-il mieux” a quelque chose d’abstrait. Le problème n’est pas (pour moi, aujourd’hui) de me demander si je troquerais un régime contre l’autre, mais de m’inquiéter de ce qui se tricote, dans mon pays, et dans des arrangements qui ont peu à voir avec la République : par exemple, la manière dont l’échelon municipal fonctionne à la fois comme vitrine et comme laboratoire pour une série de responsables politiques anxieux de démontrer la possibilité d’introduire dans le tissu du droit une série de petites dérogations complémentaires, qui sont autant de marges ouvertes pour la surveillance tatillonne, pour l’humiliation sûre de son bon droit, pour le développement de comportements passive-agressive vis-à-vis d’une partie de la population locale. J’évoquais tout à l’heure De Funès et la bonhomie en trompe-l’oeil du gendarme de Saint-Tropez ; mais je dois t’avouer qu’imaginer, à l’inverse, la lueur dans l’oeil d’un policier chargé, sur les plages, de vérifier que les dames sont suffisamment dévêtues ne me réjouit pas fort.

    /4/ Une incise, ici. Je n’ignore certainement pas, ni ne prescris d’ignorer, la manière dont la revendication de venir couverte à la plage peut se trouver enrôlée dans un agenda politique précis, de la part de groupes de pression et d’influence. De même, je pense qu’il ne faut pas ignorer non plus l’agenda politique qui, du côté de certains élus, amène à en faire une affaire - et le caractère autochtone de cet agenda-là ne me le rend pas plus séduisant. C’est l’un des problèmes aujourd’hui : les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis. Raison supplémentaire, à mon avis, de ne manier les symétries qu’avec une extrême prudence.

    /4/ J’allais ici écrire qu’au fond, je ne comprends pas ta question, faute de pouvoir adosser son abstraction relative à un socle de présupposés avec lequel je pourrais me sentir en accord. En fait, ce n’est pas vrai : il y a au moins un point sur lequel cette symétrie semi-imaginaire me paraît convaincante. Le fait est que, si d’aventure quelqu’un portait le string sur une plage saoudienne, on ne pourrait manquer de le voir ; comme, sur les plages françaises, les femmes voilées suscitent apparemment le scandale par leur seule présence visible. Je me demande si la comparaison string-voile, qui est un trope assez récurrent maintenant (et a d’ailleurs suscité à l’occasion des allergies bien françaises, et chez les mêmes personnes, par exemple dans les collèges dont les règlements intérieurs finissent par se perdre dans les détails relatifs à la longueur des vêtements), si cette comparaison donc ne raconte pas quelque chose du scandale que suscite le corps, lorsque sa différence vis-à-vis de la norme commune l’expose à être vu, avec ce que cela comporte d’enjeux de reconnaissance, avec ce que cela implique aussi de violences liées au regard. A ce compte, le paradoxe fait qu’un corps couvert est, dans certaines circonstances, incroyablement visible, et que par un effet de vrille ceux qui s’inquiètent de la pudeur excessive requise des femmes musulmanes appellent les mêmes musulmans à être plus discrets… A l’heure où je t’écris, Twitter bruisse des rixes survenues en Corse, consécutives apparemment (vérifier, toujours vérifier) à ce que certains prenaient des photos des femmes voilées sur la plage - dans un geste pour le coup étrangement symétrique et inverse à celle des marocains du compte Aicha Jamal, que j’évoquais en commençant. Je pense que la tolérance, la mienne en tout cas, peut s’alarmer de l’un et l’autre gestes ; je pense surtout que la philosophie n’a pas fini d’interroger ce qui noue aujourd’hui, de part et d’autre de la Méditerranée, la politique au corps et au regard.

    Amitiés,

    Mathieu
    PS : je reste fidèle au boxer-short.

    • @intempestive oui, c’est bien ça :
      http://motherboard.vice.com/read/jews-are-taking-back-echoes-from-the-neo-nazis

      Après, il y a un petit côté Louis de Funès assez ridicule dans ces articles (il ne faut jamais passer à côté du ridicule de situation) :

      After Rosenberg and Goldberg tweeted about changing their names, dozens of other people on Twitter followed suit.

      et dans ton article :

      Par exemple, les noms de famille Cohen ou Rosenberg étaient réécrits pour apparaître comme (((Cohen))) et (((Rosenberg))).

      https://www.youtube.com/watch?v=D1cJpcn3t-o

      Plus sérieusement, ce n’est pas l’aspect « religieux » en tant que tel que je considère comme débile. Je suis même persuadé qu’une bonne proportion de ceux qui mettent le noun ou les triples parenthèses sont des gens peu religieux, voire pas du tout.

      (1) Avant tout, il s’agit d’accepter la logique de l’ennemi : les propriétés des chrétiens marquées d’un noun par ISIS, les personnes de confession juive signalées d’une triple parenthèse par les antisémites. En le faisant, je ne vois pas qu’on fasse autre chose que ce pour quoi ces symboles ont été conçus par nos ennemis.

      (2) L’aspect « solidarité au-delà des confessions » de ces symboles est, en pratique, extrêmement faible. Je suppose qu’on peut toujours trouver trois contre-exemples, mais ce sont bien des chrétiens qui s’identifient d’un noun, et des juifs qui s’identifient avec les parenthèses. Si le motif politique est généralement mis en avant, dans la pratique on reste dans des marqueurs qui restent très confessionnels.

      (3) Wikipédia est déjà le meilleur outil pour, depuis des années, établir des listes de juifs, de chrétiens, de sunnites, de chiites… La religion des gens est systématiquement signalées dès la première phrase de leur biographie. Alors qu’on se signale maintenant soi-même en polluant Twitter de marqueurs confessionnels, c’est vraiment un sacré progrès de l’internet…

      (4) Puisque la justification prétend être un marqueur de solidarité avec les personnes persécutées (par ISIS, par les néo-nazis), on accepte bien l’idée de mettre en avant à chaque message posté une solidarité sur une base confessionnelle. Avec le noun j’annonce ma solidarité prioritaire avec les Chrétiens d’Orient (pas les Sunnites ni les Yazidis, pas les Syriens ni les Irakiens en général, etc.) Je ne vois pas plus terrible moyen de renforcer l’impression de classification et de concurrence confessionnelle des victimes et des solidarités. Quand on verra apparaître un marqueur de ce genre strictement sunnite et un marqueur strictement chiite, je pense qu’il ne fera aucun doute que l’effet est catastrophique, et enfin on verra des gens s’indigner d’une pratique dont la conséquence est, de manière tout à fait évidente, de provoquer cette catastrophe.

      (5) Et je pense qu’on a aussi besoin de se méfier des logiques politiques qui sous-tendent certaines de ces mises en avant (même si les causes affichées sont parfaitement légitimes). Le soutien affiché aux Chrétiens d’Orient n’est généralement pas neutre :
      http://orientxxi.info/magazine/une-compassion-tres-politique-pour-les-chretiens-d-orient,1300,1300
      et que Jeffrey Goldberg et Yair Rosenberg prétendent se sentir persécutés en tant que juifs, c’est tout de même un vieux thème sioniste, et ces deux personnes sont justement des acteurs politiques de cette cause (encore une fois, même si le refus de l’antisémitisme est légitime)... Tiens, pour être bien clair, qui associe systématiquement l’identité juive des gens à leurs activités politiques ?
      http://www.tabletmag.com/scroll/111297/natalie-portman-and-scarlett-johansson-at-dnc

      While some commentators have already suggested that these picks are a clear attempt to appeal to young women voters, they’ve neglected another demographic being pandered to: Jews.

      After all, Portman and Johansson are two of Hollywood’s most prominent Jewish starlets. And both are renowned for their Jewish literacy and commitment. While an undergraduate, Portman served as a research assistant on Harvard Law Professor Alan Dershowitz’s bestseller, The Case for Israel (she is credited under her real name, Natalie Hershlag). And Johansson is famed for her wide knowledge of Jewish ethnic foods and willingness to sing the Dreidel Song on MTV.

      C’est un des nombreux articles de Yair Rosenberg sur Tablet magazine (un magazine qui fait ça absolument tout le temps…).

    • @intempestive : oui et non. Je vois bien l’idée de l’inversion, c’est un peu mon point (1).

      (a) Mais je pense qu’en l’occurence, on joue sur une confusion entre identity politics et geste de solidarité. Je suis solidaire des racisés et des gays, mais je n’ai aucune légitimité par exemple à dire « nègre », « bougnoule » ou « pédé ». Or les chrétiens ne sont pas persécutés en occident (où s’affiche lourdement le noun).

      (b) Quant à évoquer la persécution des juifs pour jouer d’une identity politics qu’on prétend juive américaine (persécutée ?), alors qu’on est avant tout connu pour être un militant politique sioniste, ce n’est malheureusement ni nouveau ni original.