person:luc ferry

  • Vaucluse : deux « gilets jaunes » en garde à vue alors qu’ils voulaient porter plainte contre l’ex-ministre #Luc_Ferry
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/vaucluse-deux-gilets-jaunes-en-garde-a-vue-alors-quils-voulaient-porter


    L’ancien ministre de Jacques Chirac avait, dans une interview, lundi 7 janvier demandé aux policiers de faire usage de leurs armes pour se défendre.
    JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

    Deux « gilets jaunes » ont été placés en garde à vue au commissariat d’Avignon (Vaucluse), alors qu’ils venaient mercredi avec d’autres pour déposer plainte contre le ministre de l’Education entre 2002 et 2004, Luc Ferry, indique France Bleu Vaucluse jeudi 17 janvier.

    L’ancien ministre de Jacques Chirac avait, dans une interview, lundi 7 janvier demandé aux policiers de faire usage de leurs armes pour se défendre. « On est tous contre les violences, mais ce que je ne comprends pas, c’est qu’on ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin à ces violences. C’est insupportable », avait-il déclaré sur Radio Classique.

    Les policiers d’Avignon ont proposé aux « gilets jaunes » d’écrire directement au procureur de la République, mais le ton est monté et il y a eu une bousculade. Deux d’entre eux ont été interpellés et pourraient être présentés à la justice ce jeudi ou ce vendredi, précise France Bleu Vaucluse.


  • Luc Ferry « retraité » de Paris-VII sans y avoir mis les pieds
    https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-politique/20110809.RUE3722/luc-ferry-retraite-de-paris-vii-sans-y-avoir-mis-les-pieds.html

    C’est la carrière la plus extravagante de l’histoire de l’université française : l’ancien ministre de... l’Education nationale, Luc Ferry, a décidé de faire valoir ses droits à la retraite de l’université Paris-Diderot qui lui a versé un salaire sans qu’il ait jamais donné un cours.

    Après la polémique provoquée par son absentéisme en juin, Matignon avait assuré prendre en charge son traitement (4 500 euros par mois) jusqu’en septembre, et s’était engagé à rembourser l’université Paris-VII en mettant en avant le rôle joué par Luc Ferry comme président délégué du Conseil d’analyse de la société (CAS), un organisme rattaché au Premier ministre.

    En théorie, le philosophe, âgé de 60 ans depuis janvier, devait ensuite retourner à la faculté pour y dispenser des cours de philosophie. Depuis son inscription en 1997, il n’y aura finalement jamais mis les pieds.
    « Mettre fin à une polémique qui n’aurait jamais dû exister »

    Sans sa sortie catastrophique au Grand Journal de Canal+, accusant un « ministre » non nommé de pédophilie à Marrakech, Luc Ferry aurait continué à toucher discrètement son traitement de Paris-VII. C’est dans la foulée du scandale provoqué par ses déclarations que Le Canard enchaîné avait sorti l’information sur son statut extravagant.

    Et c’est au milieu du mois d’août, misant sur la discrétion des vacances, que l’ex-ministre a souhaité, comme le dit joliment son secrétariat à l’AFP, « mettre définitivement fin à une polémique qui n’aurait jamais dû exister ».

    Dans Nice matin, il déclare ce mardi :
    "

    « S’il y avait le moindre problème, j’aurais été mis en examen dans le quart d’heure. Me reprocher ce salaire est scandaleux. Il faut vraiment avoir la haine alors que la situation, connue depuis des années, est tout à fait normale. »"

    Mais si tout avait été normal, peut-être aurait-il donné quelques cours en échange d’un confortable salaire ?

    #je_sais_pas :)


  • Faut-il que les gilets jaunes, la police ou l’armée tirent sur Luc Ferry ? Maxime VIVAS - 9 Janvier 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/faut-il-que-les-gilets-jaunes-la-police-ou-l-armee-tirent-sur-luc-ferr

    Luc Ferry est agrégé de philosophie, docteur d’État en sciences politiques, ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche. Rien que ça ! Il est l’auteur de nombreux ouvrages philosophiques et chroniqueur au Figaro et à Radio Classique.

    Ce n’est donc pas un sous-développé du bulbe comme Aurore Bergé, Eric Brunet, ou Pierre Haski (j’en ai d’autres, mais…). 
- Sur Radio Classique, il a déclaré https://www.lci.fr/politique/luc-ferry-se-defend-sur-lci-apres-ses-propos-polemiques-tout-cela-est-ridicule-r , le 7 janvier que les policiers devaient se servir « de leurs armes, une bonne fois » contre les « salopards d’extrême gauche et d’extrême droite ou des quartiers ». Et comme il a eu peur que cela ne suffise pas, il a appuyé : « On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies. »

    Sans même avoir fait une année de philo et un mois à Sciences po, chacun comprend qu’il demande que les policiers, épaulés par l’armée, tirent sur la foule des gilets jaunes. Car, il est évidemment impossible, avant de tirer, de trier entre les idées des manifestants et leur lieu de vie. Impossible de distinguer les gilets jaunes venus pour casser (une infime minorité) et ceux qui s’enragent soudain (comme le boxeur Cristophe Dettinger https://www.facebook.com/La.Tribune.des.Pirates/videos/un-manifestant-boxe-les-gendarmes/2261561470746027 ) au spectacle d’une violence aveugle, déclenchée délibérément par les forces du désordre.

    Pour avoir manifesté les samedis à Toulouse, je puis témoigner d’une chose nouvelle et que je ne pouvais imaginer, moi qui arpente le bitume sous banderoles depuis si longtemps : il est désormais impossible d’aller manifester sans être, à un moment, obligé de courir devant les keufs et de respirer des gaz lacrymogènes.

    Un excité leur balance une bouteille de bière ? Ils canardent en retour la manifestation d’une pluie de grenades. La riposte est toujours volontairement disproportionnée. Ils sont sûrs de l’#impunité. Ils sont couverts et encouragés. 

    - « On peut cogner, chef ? ».
- « Mais bien sûr, imbécile, qu’est-ce que tu attends, un ordre écrit de Castagnette ? ».

    Personne ne leur balance quoi que ce soit ? Immense frustration ! L’ordre est alors donné de scinder le cortège, de le faire s’égailler dans plusieurs rue et quartiers pour de meilleurs images de foules clairsemées. Les grenades explosent, les vauriens en civil de la BAC cognent au petit bonheur la chance, jettent à terre, ligotent dans le dos avec des Serflex, un genou sur la tête de la victime. Ils l’embarquent en la traînant comme un sac de patates, accélérant le mouvement par des coups de pieds pour lesquels ils n’auront jamais des comptes à rendre (croient-ils. Attendez, mes bonhommes…) et ils déposent plainte au commissariat pour outrage parce que l’innocent a répondu « Ta gueule ! » à « Bougnoul, crouille, Kirikou, enculé de ta vieille pute de mère, je me fais sucer par ta salope de sœur ».

    Bref, la manif se disloque façon puzzle. BFMTV en filme un morceau. « Le mouvement s’essouffle », vous le saviez déjà, ou alors n’êtes pas abonnés au #Monde et à #Libé, vous n’avez pas la télé, ni un autoradio, ni une radio, ou vous fermez les yeux en passant devant les kiosques à journaux, ou vous ne fréquentez jamais une salle d’attente, ou vous ne parlez jamais avec vos contemporains, ou vous êtes fâchés avec votre beauf, ou vous avez enfin pu acheter la lointaine petite île perdue où la main de l’homme n’a jamais mis les pieds.

    J’ai toujours dans ma poche ce petit masque blanc que distribuaient les
    infirmières toulousaines dans les cortèges. Et il m’a souvent servi. Et je ne pars pas en manif sans lui. C’est nouveau, ça vient de sortir. C’est une pratique labellisée « Macron 1er ».

    Le président de la République, son premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le préfet de police de Paris, la plupart de nos journaleux, Luc Ferry, haïssent et conchient le peuple de France et ils feraient embarquer Maurice Grimaux, préfet de Police de Paris en 1968 https://www.legrandsoir.info/le-prefet-de-police-qui-ne-voulait-pas-que-soient-frappes-les-manifest qui adjurait ses policiers d’être respectueux des lois de la République et de ne pas matraquer un manifestant à terre.

    Tous ces lascars sont aussi insensibles que la #Marie-Antoinette, aussi inconscients que #Louis_XVI.

    Et il y a du #Adolphe_Tiers en eux.

    D’une main nonchalante, ils piochent, dans le saladier en cristal, des friandises achetées chez Fauchon par un domestique, de l’autre ils fouillent dans l’arsenal des lois pour trouver celle qui, en l’interprétant comme il faut, permettrait d’absoudre leurs nervis violents, leurs mercenaires assermentés et sans foi. Ils y puisent la loi qui justifierait qu’on colle au gnouf quiconque risque de nous entraîner sur les chemins où la première capricieuse dépensière de France, Brigitte Macron, casserait ses talons de 10 centimètres : ceux qui conduisent au rétablissement de l’ISF, au RIC, à l’augmentation des salaires de misère. Et la suite.

    Ils portent en eux la mort par crime « légal ». 
Balancez toutes les grenades que vous pouvez, même celles que les lois internationales interdisent d’utiliser, mitraillez avec vos flash balls équipés de viseurs holographiques qui permettent de ne pas rater l’œil ou la bouche, acharnez-vous en meute sur le malheureux (ne pas tenir compte du sexe, de l’âge ou de la totale innocence) qui passe à votre portée. « Ah les braves sicaires ! » , s’extasie Castaner en regrettant de ne pouvoir les décorer tous de la #Légion_d_honneur, ce hochet galvaudé, indistinctement attribué à des citoyens méritants et à des crapules qui devraient être en prison (trois bols de fayots par jour et c’est tout. A la japonaise !).

    14/18. Les malheureux #poilus jaillissaient de la tranchée et les projectiles de l’ennemi en hachaient menu une partie. D’autres perdaient un membre ou un morceau du visage. Ha ! Ha ! se régalent d’avance mes détracteurs en notant avec quelle maladresse je viens de tomber dans une comparaison hasardeuse et scandaleuse. Pourtant, aller manifester aujourd’hui, c’est risquer d’y laisser une main, un œil, la bouche. Et croyez-en Luc Ferry, c’est loin d’être suffisant. Les poilus qui sont retournés intacts dans la tranchée avaient gagné le gros lot à la loterie de la guerre. Nos braves gilets, jaunes qui ont laissé un œil, une joue, un bout des lèvres, leurs gencives, leurs dents, une main, dans une manif, ont tiré le mauvais numéro et c’est tout. La faute à « pas de chance » , ça s’appelle être au mauvais d’endroit au mauvais moment, inutile d’aller embêter Macron avec ces brouilles, il est élu, légitime. Les urnes ont parlé (murmuré, en fait).Vous êtes démocrate, oui ou m… ?

    J’ai un jeune fils qui vit bien mieux qu’un gilet jaune, mais qui ne rate pas une manif. Il a l’âge des enthousiasmes et des indignations. Il s’approche trop des #Robocops. Je tremble pour lui. Je lui conseille (lâchement ? En toute logique ?) de laisser jaillir en premier de la tranchée ceux qui ont élu #Macron et qui viennent dire qu’ils le regrettent. Tel qui a mis le feu à la maison par inconscience doit être le premier à lutter contre l’incendie et à s’exposer à une chute de brandon incandescent.

    Revenons à Luc Ferry . Les crapules des journaux qui font l’opinion (c’est-à-dire les journaux des milliardaires, subventionnés et gavés de pub), les radios et télés des milliardaires (bénéficiaires du CICE et souvent non contribuables), font exactement le contraire de ce qu’ils auraient fait si #Jean-Luc Mélenchon avait dit le centième du commencement du début d’amorce de ce que préconise #Luc_Ferry.

    Et d’abord, pourquoi n’est-il pas en garde à vue, Ferry ?

    Pourquoi cent policiers n’ont-ils pas perquisitionné à l’aube dans un des ses domiciles ?

    Pourquoi la « classe » politique droitière (je mets « classe » entre guillemets à cause du double sens du mot qui pourrait faire croire que ces enflures sont classieuses) ne rappelle-t-elle pas que la loi républicaine interdit de tirer sur le peuple désarmé et qu’inciter à le faire est un délit (ou un crime ?).

    Pourquoi n’est-il pas claironné que la loi n’autorise en aucun cas des tirs de l’armée et de la police sur des foules, au prétexte que la manifestation n’a pas été déclarée à un Préfet qui hait le peuple et lâche ses sbires équipés d’armes qui blessent, estropient et défigurent. Et tuent.

    Pourquoi ne connaît-on même pas le nom du flic qui a tué d’un tir bien ajusté le 1er décembre 2018, une octogénaire qui fermait ses volets au 4ème étage d’un immeuble marseillais ? Il a fallu moins de 24 heures pour que tout le pays sache que Cristophe #Dettinger est le boxeur (à mains nus) d’un policier harnaché et, guère plus de temps pour qu’il ne soit plus libre.

    Où est-il le #tueur de la mémé ? Toujours dans les manifs, toujours armé ? Il perçoit l’augmentation de salaire offerte par les chient-en-lit du gouvernement (oui, je m’énerve : moi, dès qu’on tue des vieux, je me Cristophe-Dettingerise mentalement).

    Pourquoi est-il en liberté Luc Ferry ? Dans tous les cas, ses propos sont mortifères. Soit ils seront suivis d’effet et, adieu la démocratie, bonjour la #guerre_civile, soit ils vont faire monter chez les manifestants des velléités de ne pas se laisser tirer comme à la fête foraine, ce qui induira qu’ils s’équipent.

    Luc Ferry leur a lancé un défi : « Venez à poil, petits lapins, nous sortons nos fusils de chasse et nos fusils de guerre ».

    Macron prononce des vœux en engueulant et menaçant son peuple, #Edouard_Philipe annonce que les sanctions et la répression seront plus sévères, les #médiacrates s’esbaudissent et applaudissent comme il convient chez les larbins, Ferry en appelle à l’armée.

    Ces (comment dit-il l’agrégé, déjà ? Ah oui !) salopards annoncent des crimes et absolvent par avance les tueurs. Ils ont fait le choix de défendre jusqu’au bout leurs privilèges et les intérêts du CAC 40. A combien de millions se monte la fortune de Luc Ferry ? Ira-t-il le dire à un gilet jaune qui se les gèle sur un rond-point et qui se les gèlera en famille en rentrant chez lui ?

    « Le Capital a horreur de l’absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire ; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime » (Karl Marx).

    Luc Ferry, comme toutes ces « belles gens » , souffre du même complexe de supériorité que Macron et (au hasard) #Gilles_Le_Gendre, ancien élève du collège Sainte-Croix de #Neuilly-sur-Seine, chef d’entreprise, successivement journaliste dans des journaux dont le titre fait rêver le poète que je suis : (Challenge, l’Usine Nouvelle, le Nouvel Economiste, l’Expansion) et patron des députés LREM :  « Notre erreur est d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils... ».

    Cependant, faut-il que les gilets jaunes, la police ou l’armée tirent sur Luc Ferry ?
    Certes pas. D’abord, devant le tollé provoqué par son appel au crime, il a dû se fendre d’une déclaration d’une hypocrisie et d’une bêtise telle que j’ai cru à une analyse de #Jean-Michel_Aphatie. Lisez Luc Ferry, agrégé de rétropédalage : « Je n’ai évidemment jamais appelé à tirer sur les gilets jaune dont je défends le mouvement depuis l’origine. Je demande simplement que les policiers puissent se servir comme ils le demandent de leurs armes NON LÉTALES quand CERTAINS cherchent carrément à les tuer. Clair ? »

    Ce qui est clair c’est que «  l’armée  » a soudain disparu pour faire place à «  non létales  » dont l’absence nous avait contrariés dans sa controversée diatribe belliciste de bon bourgeois assuré de n’avoir jamais à appuyer lui-même sur la détente et à ramasser des morceaux de cervelle sur le pavé devant sa porte.

    Pour finir, jouons au jeu du «  Luc Ferry inversé », pour voir si ça passe : « Les gilets jaunes devraient se servir de pavés et de cocktails Molotov, une bonne fois, contre les salopards de keufs fachos (policiers, gendarmes mobiles, #baqueux ) et contre les sièges des #mérdias. Depuis 1968, on a les meilleurs lanceurs du monde, ils sont capables de mettre fin à ces saloperies #flicaillères et #journaleuses. »

    Bien entendu, je désapprouve cette conclusion (1) et je préfère de loin (car je suis prudent et douillet) ce qui est dit ici.

    Maxime VIVAS *

    Note (1). Me croit qui veut.


  • BUTTEZ-LES JUSQUE DANS LES CHIOTTES ! – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2019/01/09/buttez-les-jusque-dans-les-chiottes

    Lors de son allocution télévisée le soir du dernier jour de l’année 2018, alors que sa fonction consiste idéalement à rassembler les Français, et non à les diviser au nom d’intérêts partidaires, le président de la République a pris un soin malin et pervers à les déchirer comme s’il était un vulgaire chef de parti en quête d’une élection à l’Élysée. Ce chef de parti s’est comporté en chef de bande, ce dont témoigne cette prise de parole avec laquelle il fait de la totalité des gilets-jaunes une « foule haineuse », homophobe, raciste, antisémite, putschiste, néofasciste !

    Comment comprendre que le premier des Français, qui devrait fédérer derrière sa personne, considère les gilets-jaunes de façon monolithique en disant : « Certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple -mais lequel ? D’où ? Comment ?- et n’étant en fait que les porte-voix d’une foule haineuse, s’en prennent aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c’est tout simplement la négation de la France ! » Macron jette de l’huile sur le feu en toute inconscience alors que sa fonction lui intime d’éteindre les incendies.

    Autrement dit, les centaines de milliers de gilets-jaunes -deux millions et demi, disaient il y a quelque temps les comptages des réseaux sociaux après croisements- sont tous haineux, tous ennemis des élus, tous ennemis de la police ou de la gendarmerie, des journalistes, des juifs, des étrangers, des homosexuels, et tous… nient la France ! Comment, quand on prétend être trop intelligent pour être véritablement compris, peut-on montrer qu’on l’est si peu alors qu’on est très bien compris, trop bien même ? C’est une énigme, sauf à regarder de plus près au psychisme de ce jeune homme décidément immature en tout.

    Le voilà qui envoie au front son premier ministre porter sa parole présidentielle : courageux mais pas téméraire, le Jupiter ! Édouard Philippe, en bon juppéiste, se montre le meilleur avaleur de couleuvres de sa génération ! Voilà qui force le respect… Droit dans des bottes qui ne sont pas les siennes -c’étaient, d’occasion, celles de Juppé-, le voilà qui délivre la substantifique moelle de la pensée complexe du président de la République. Je résume pour les esprits simples : « De la matraque, rien que de la matraque, toute la matraque ». On comprend qu’avec une pensée aussi subtile, Macron ait raté deux fois le concours d’entrée à l’École normale supérieure pourtant pas bien regardante sur la pensée complexe de ses impétrants à qui l’on enseigne ensuite une pensée simpliste !

    Que propose en substance le premier ministre ? Abracadabra et voilà un bon vieux fichier de ce qu’il est convenu de nommer en français courant des délinquants politiques : c’est clairement le retour aux bonnes vieilles méthodes de la police politique -flicages, fichages, écoutes, surveillances, arrestations préventives, détentions des opposants politiques. Avec les moyens modernes, ce traitement qui a récemment été infligé à Julien Coupat, suivi, espionné, arrêté, mis en examen sur simple suspicion, va se trouver étendu à tout réfractaire au libéralisme de l’État maastrichtien. Il nous faut lire ou relire Orwell d’urgence…

    Et puis, coup de tonnerre, cette information dont je me demande si, juste après la lecture du titre, elle n’est pas un fake news ou une pochade de l’excellent « Gorafi » : « Luc Ferry appelle à tirer sur les gilets jaunes et veut l’intervention de l’armée » ! Très drôle… Je vérifie : pas drôle du tout, c’est une véritable information, elle se trouve sous ce titre dans « France-Soir » du mardi 8 janvier.

     A Radio-Classique, où il est éditorialiste, le philosophe a en effet vraiment dit : « Évidemment qu’on est tous contre les violences, mais ce que je ne comprends pas c’est qu’on ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin à ces violences. » Lui fait-on remarquer qu’il existe des risques qu’il répond : « Et alors ? Écoutez franchement, quand on voit des types qui tabassent à coup de pied un malheureux policier qui est par terre. Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois. Ça suffit  ! » Il continue en affirmant : « On a la quatrième armée du monde elle est capable de mettre fin à ces saloperies. » Luc Ferry souhaite donc qu’on tire comme des lapins ceux « qui viennent taper du policier », mais aussi « ces espèces de nervis, ces espèces de salopards d’extrême droite, d’extrême gauche et des quartiers qui viennent taper du policier, ça suffit ». Selon le philosophe, « il y en a eu beaucoup, après les manifestations, il y avait des bandes des quartiers qui venaient se servir ».

     Donc il faut buter les gilets-jaunes et les gamins des banlieues venus piller le magasin de souvenirs de l’Arc de Triomphe sans que la police ait cru bon de les en empêcher -de la même manière qu’avec une longue séance de dépavage, les journalistes ont pu filmer sans grands problèmes des scènes que les forces de l’ordre pouvaient empêcher, mais dont le pouvoir avait besoin afin d’associer les revendications des gilets-jaunes à la violence urbaine…

      Luc Ferry qui, jadis, fut traducteur de Horkheimer et de Kant avant de devenir ministre de Jacques Chirac, va désormais avoir du mal à critiquer Marine Le Pen en la faisant passer pour une ennemie de la République et de la démocratie ! Même BHL, qui pense probablement pareillement, n’a pas osé -ni Joffrin, ni Quatremer, etc.

    A son corps et à son âme humaniste défendant, Luc Ferry mérite les félicitations car il dit tout haut ce que pensent tout bas les acteurs de l’État maastrichtien -leurs journalistes et leurs éditorialistes, leurs consultants et leurs intellectuels, leurs artistes et leurs comédiens, leurs économistes et leurs lobbyistes.  A la faveur de cet aveu très kantien (lire ou relire la « Doctrine du droit »), on découvre enfin à visage découvert la véritable nature de ce pouvoir économiquement libéral et politiquement autoritaire. Les choses sont claires. Grattons un peu et l’on découvre sous la croûte la véritable nature de ce pouvoir : il réunit tout ce monde faisandé qui méprise le petit peuple dans ses dîners parisiens. Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux, Édouard Philippe, Luc Ferry, BHL, Joffrin, Quatremer & C°, font bien leur boulot, chacun à sa place : tout est désormais en ordre de marche pour que la suite s’écrive avec du sang.  

    Michel Onfray

    https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/butez-les-jusque-dans-les-chiottes- ?❞


  • affordance.info : La cagnotte Leetchi, le philosophe abruti, et la faillite de la démocratie.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/01/cagnotte-leetchi-philosophe-abruti-faillite-democratie.html

    Ils sont devenus fous. Et clairement l’hypothèse psychiatrique n’est plus à exclure.

    L’histoire est donc celle de cette fameuse cagnotte Leetchi supposée permettre de payer les frais de justice du boxeur ayant attaqué des CRS, ou des gendarmes, je ne sais plus.

    Cagnotte « indigne » pour Mounir Mahjoubi, et cagnotte pour laquelle Marlène Schiappa voudrait que l’on puisse disposer du nom des donateurs, tous selon elle coupables de « complicité ». Carrément.

    Pendant ce temps, un autre qui n’a de philosophie que celle de la mise en scène de sa propre fatuité éructe sur Radio Classique qu’il faut que gendarmes et CRS n’hésitent plus à faire usage de leurs armes. Il s’appelle Luc Ferry. Il a été ministre de la république. Ministre de quoi ? De l’éducation. De l’éducation. Et aujourd’hui il n’est qu’un dingue de plus, pour qui la saillie audimateuse a remplacé toute forme de pensée. Demain il nous expliquera probablement que bien sûr c’était simplement une « posture », ou une « provocation ». Mais aujourd’hui il a demandé à ce que les gardes et l’armée de la république n’hésitent pas à faire usage de leurs armes létales sur cette foule haineuse de militants d’extrême droite ou d’extrême gauche. D’autres ont mis la philosophie dans le boudoir, lui ne doit rêver que de se faire greffer un Tonfa en guise de pénis.

    #mouvement_social #plateforme #démocratie #répression


  • Revue de presse continue spéciale gilets jaunes
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    Climat, démocratie et Gilets jaunes

    Puy-de-Dôme : un ancien responsable du Rassemblement National appelle à la violence contre les policiers

    Luc Ferry appelle à tirer sur les Gilets jaunes et veut l’intervention de l’armée

    “Gilets jaunes, ne faiblissez pas”, le gouvernement populiste italien affirme son soutien aux gilets jaunes

    BFM TV : gentils journalistes boycottent méchants gilets jaunes

    Saint-Etienne : 4 arrestations après l’incendie d’une cabane de « gilets jaunes »

    Gilets jaunes. Cahiers de doléances : si rien ne se passe, “ça va faire mal” prévient le maire du Montcel, en Savoie

    Gilets jaunes : 4570 personnes placées en garde à vue en un mois, un triste record

    Gilets jaunes. Un fichier des “casseurs“ ? Une ”atteinte à la liberté de manifester” pour le juriste grenoblois S. Slama

    « Les Gilets jaunes ou la blessure non cicatrisée du référendum de 2005 »

    Facho, putschiste, anarchiste ? On a regardé toutes les vidéos d’Eric Drouet, il n’est rien de tout ça

    Saint-Étienne : une cabane de « gilets jaunes » incendiée

    (...)

    *

    Présentation/Archives/Abonnement


  • L’UPR demande à Macron et au gouvernement de condamner avec la plus grande fermeté l’appel de Luc Ferry aux forces de l’ordre « à se servir de leurs armes une bonne fois » contre les « gilets jaunes » et demande l’ouverture d’une information judiciaire co
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15460-l-upr-demande-a-macron-et-au-gouvernement-de-condamner-avec-la-plus

    Ce 8 janvier 2019, sur Radio Classique, l’ancien ministre de l’Éducation Luc Ferry a appelé les policiers « à se servir de leurs armes une bonne fois » contre les « gilets jaunes » pour se défendre en cas de débordements dans les manifestations, et a même préconisé l’emploi de « la 4e armée du monde » pour « en finir avec ces saloperies ».

    Ces propos horrifiants et extrémistes, dignes d’un criminel de guerre, sont d’autant plus irresponsables que la situation politique et sociale est déjà explosive et qu’ils ne peuvent qu’attiser encore un peu plus la colère des « gilets jaunes ». Ils ont été légitimement interprétés par la presse comme un appel explicite à tirer sur les manifestants. Ces propos ont provoqué un énorme scandale, que l’ancien ministre a tenté hypocritement de corriger, mais trop tard.

    L’Union (...)


  • En chaque grand bourgeois qui flippe sommeille un petit fasciste assoiffé de répression - FRUSTRATION
    https://www.frustrationlarevue.fr/en-chaque-grand-bourgeois-qui-flippe-sommeille-un-petit-fasciste-

    “On ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin à ces violences. C’est insupportable. Écoutez, franchement. Quand on voit des types qui tabassent à coups de pieds un malheureux policier qui est par terre, mais enfin ! Voilà, qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois voilà, ça suffit ! A un moment, ces nervis, ces salopards d’extrême droite ou d’extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper du policier, ça suffit ! (…) on a, je crois, la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ses saloperies, faut dire les choses comme elles sont“



  • Les blessés éborgnés par les forces de l’ordre ne le sont pas par accident | Reflets.info
    https://reflets.info/articles/les-blesses-eborgnes-par-les-forces-de-l-ordre-ne-le-sont-pas-par-accident

    Plusieurs policiers interrogés par Reflets plaident l’erreur lorsque les tirs de LBD atteignent les visages. « Vous savez, en manif, vous faites des tirs réflexe, ça peut très bien atteindre le visage par erreur. Il y a de la fumée partout… Et puis on trimbale les armes dans des sacs, dans des coffres de voiture, les viseurs peuvent être déréglés », explique l’un d’eux. Mais cette théorie ne tient pas.

    En effet, comme l’a relevé un internaute, les LBD 40 sont tous équipés d’un viseur électronique (holographique) de la société EOTech, réglés et scellés.

    Selon le fabriquant, il est très compliqué de rater sa cible avec un tel viseur.

    Selon un document de formation à l’usage des LBD mis en ligne par Taranis, « le viseur électronique permet des tirs réflexe précis et rapides ou des tirs ajustés par mauvaises conditions de visibilité ».

    #Maintien_de_L'ordre


  • Luc Ferry, qui fut ministre, appelle les policiers à riposter contre les gilets jaunes : « Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois » - La Libre Belgique
    https://www.lalibre.be/actu/international/un-ancien-ministre-francais-appelle-les-policiers-a-riposter-contre-les-gile

    Luc Ferry, philosophe et ancien Ministre sous la deuxième présidence de Jacques Chirac, a été interrogé à ce propos dans l’émission Esprits libres, diffusé sur Radio Classique. « Ce que je ne comprends pas, c’est que l’on ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin aux violences », explique l’ancien sympathisant de l’UMP. « Franchement, quand on voit des types qui tabassent à coup de pieds un malheureux policier qui est par terre, voilà.... Qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois, ça suffit ! »

    L’homme âgé de 68 ans enchaîne. « Ces espèces de nervis, ces espèces de salopards d’extrême droite, d’extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper du policier, ça suffit, » déclare-t-il. « Cette violence est insupportable. On a, je crois, la 4e armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies. Il faut dire les choses comme elles sont. »

    #maintien_de_l'ordre


  • Hommage à Christophe Dettinger
    https://lundi.am/Hommage-a-Christophe-Dettinger

    Si les vidéos montrant, ce samedi à Paris, un « boxeur » affronter à mains nues des gendarmes ont provoqué des réactions outrées, notamment dans la classe politique ou chez les syndicats policiers, certains Gilets Jaunes semblent avoir apprécié le courage de leur camarade (que la police semble avoir identifié comme étant un certain Christophe, ex-champion de France d’anglaise). Un exemple ici, avec cette « lettre de soutien » que nous avons reçu et accepté de publier.


  • GJ, vous êtes tous des FakeNews
    http://www.dedefensa.org/article/gj-vous-etes-tous-desfakenews

    GJ, vous êtes tous des FakeNews

    18 décembre 2018 – D’une façon extrêmement originale et d’un héroïsme hors-sol comme on cause aujourd’hui, nos chouettes petits révolutionnaires label Mai-68 , — « Ils finiront tous notaires », avait prédit Jouhandeau, se gourant totalement, cet homo encombré d’une infernale sorcière d’épouse, puisqu’ils finirent pipole sur les plateaux-TV à €15 000 du mois, – donc nos chouettes petits-héros criaient à la face du monde, se référant à l’implacable Dany qui continue à nous traquer dans l’étrange-lucarne, avec le très-beau (coiffure) Luc Ferry sur LCI le dimanche, – « Nous sommes tous des juifs-allemands ». (Fin de la phrase, passons à autre chose.)

    Je suggère, moi, à nos GJ-ringards en quête d’identité de se proclamer : « Nous sommes tous des FakeNews. » Tout le monde sera content, la BBC, (...)



  • Violences à l’école : « Les élèves ont intégré l’idée qu’on ne peut rien faire contre eux », estime Luc Ferry (Europe1)
    http://www.europe1.fr/societe/violences-a-lecole-les-eleves-ont-integre-lidee-quon-ne-peut-rien-faire-cont

    Certes.
    Mais on peut aussi penser que les élèves ont intégré l’idée qu’on ne peut rien faire pour eux.

    Vu du terrain, la question de se doter de sanctions efficaces est essentielle parce que nous, enseignant·e·s, n’y arrivons plus :
    – au quotidien, les outils de recadrage ne fonctionnent plus et nous nous épuisons à une gestion de classe qui finit par devenir notre objectif principal de la journée au détriment des apprentissages ;
    – nous sommes confronté·e·s, souvent sans recours, à une violence, que nous percevons comme grandissante, de la part des élèves, de la part des familles ;
    – nous ne sommes pas suffisamment soutenu·e·s par notre hiérarchie, à cause de #PasDeVagues, à cause des indicateurs statistiques qu’il faut préserver, mais aussi parce qu’en définitive la hiérarchie non plus ne saurait comment faire : la question de la sanction est un impensé du ministère. Ainsi la réponse gouvernementale, après avoir été retardée faute de solutions disponibles, accouche d’un mélange de procédures bureaucratiques et de punitions déjà reconnues inefficaces au siècle dernier.

    Par contre, la phrase de Luc Ferry révèle la violence des « réacpublicains » seulement capables de penser contre, la violence de leur idéologie réduite au "eux" contre "nous", la violence, en définitive, de leur vision de l’éducation.
    Car non, on ne peut éduquer contre, on ne peut enseigner contre, on ne peut pas même sanctionner contre. Car pour que la sanction soit comprise et ait un effet, il faut sanctionner pour. Pour poser une limite qui fait sens, pour tenir un cadre qui permet de (se) construire, pour permettre une socialisation de chacun·e qui ne soit pas juste un rapport de force, bref pour, au-delà des mots et des principes, une mise en actes de nos valeurs.

    Le retournement de la phrase de Luc Ferry révèle, elle, la violence de notre système scolaire qui, en dépit des efforts professionnels d’une partie des enseignant·e·s, trie, hiérarchise, sélectionne, crée de l’échec. La violence d’un système scolaire qui, d’après les études internationales, est un des plus inégalitaires du monde.
    La violence de la duplicité des politiques éducatives et de la parole qui les porte, auxquelles Luc Ferry a grandement participé, dont J.-M. Blanquer est l’aboutissement. Une parole qui dit « École de la bienveillance » quand l’ensemble du système, depuis les comités d’expert·e·s jusqu’aux enseignant·e·s de terrain, est en voie de caporalisation. Une parole qui martèle depuis des décennies son objectif de « réussite de tous » quand notre système scolaire est le champion de la reproduction sociale, orientant peu à peu les élèves vers l’idée que tout cela n’est pas pour elles·eux. Une parole qui ne tient pas ses promesses lorsqu’elle psalmodie « bienveillance, coopération, respect » alors que la société, et notamment le monde-du-Travail qui semble en être devenu la finalité première, fonctionne exactement à l’inverse : concurrence, individualisme, exclusion.
    Qui pense encore que les établissements scolaires pourraient être des lieux hors-la-société où les élèves pourraient, sous l’autorité bienveillante de leurs enseignant·e·s, s’approprier et faire vivre les valeurs inversées de celles qui ont, passé le portail, construit ces mêmes élèves ? Qui ça étonne encore ? La violence d’un système scolaire qui sous le masque de l’égalitarisme républicain n’est que le sas d’entrée d’une société individualiste, néolibérale et discriminatoire.

    Oui, la question de sanctions efficaces doit être repensée et réactivée dans nos établissements car la violence des élèves envers les enseignant·e·s ou envers leurs camarades est injustifiable, inacceptable, insupportable.
    Et nous, enseignant·e·s, en première ligne, bien souvent, du délitement social, n’en pouvons plus.
    Mais rien ne sera efficace, ni dans nos classes ni dans la société, si nous faisons semblant d’oublier que la violence politique et sociale est première.

    #éducation #violence #injonction_paradoxale

    • Les profs de ma fille soulignaient que les classes étaient plus ou moins « faciles » en fonction de la motivation des élèves.
      Elle est dans une classe contingentée, ce qui signifie que l’accès à cette classe s’est fait sur dossier, en prenant les meilleurs élèves. Les profs adorent cette classe : 35 élèves bien tassés, mais 0 problème. La plupart des jeunes viennent de loin, sont pensionnaires et se lèvent à des heures impossibles le lundi matin pour venir en classe.
      Ils ont parlé des inévitables « classes à problèmes » : en gros, les classes par défaut où l’on met les élèves qui n’ont pas de bons résultats, mais qu’on ne peut pas encore mettre dehors. Bizarrement, les élèves de ces classes foutent la merde, sont en guerre ouverte contre l’institution et tous ses représentants.

      Normal, non : tout le monde leur a bien fait comprendre qu’ils étaient des boulets et qu’ils étaient là, sur une voie de garage qui va nulle part, en tout pas vers des choses intéressantes, en attendant de pouvoir les pousser vers la porte.

      Et il y a des gens qui s’étonnent de la violence de ces jeunes. Ce qui m’étonnent, moi, c’est qu’ils ne soient pas plus en colère.

      Dans le collège de ma fille, une grande partie des élèves de troisième vivotaient en attendant d’avoir l’âge d’entrer en apprentissage. En gros, ils savaient (et on leur avait bien fait comprendre, une fois de plus) que les enseignements qu’ils subissaient n’allaient leur servir rigoureusement à rien.
      Le cours le plus bordélique était celui d’anglais : la majorité des gosses savaient qu’ils ne partiraient jamais du bled, que leur horizon, c’est les vignes ou les canards. Seuls les plus chanceux et les plus motivés pourront peut-être être ouvriers sur les machines à commandes numériques qui sous-traitent pour l’aéronautique régionale, avec le SMIC + panier repas comme perspective de carrière.

      Alors l’anglais…


  • Ministres sortants, leur vie loin des ors de la République ! – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/21/ministres-sortants-leur-vie-loin-des-ors-de-la-republique

    Ministres sortants, leur vie loin des ors de la République !
    septembre 21, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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     Photo : S. Sellami.                                                                  

    Dans ces mêmes colonnes, El Yazid Dib, abordant ce sujet, écrivait bien à propos : « Que de noms et de noms sont partis dans la masse sans pouvoir se détacher d’une ivresse de pouvoir, sans pouvoir oser se mêler à la foule » ! 
    Après de longues années à occuper des postes ministériels, certains membres du gouvernement, qui compteront parmi les sortants, auront du mal à s’accoutumer à leur nouvelle vie. Plus de voiture de fonction, encore moins de chauffeur ou gardes du corps, leur quotidien va redevenir « normal » ! 

    Si pour certains ministres, cette nouvelle vie est difficile à appréhender du fait des regards de la société, des amis et de la famille, pour d’autres par contre, la réintégration dans la « vie civile » se fera sans heurts. 

    Mais avant d’aborder cela, arrêtons-nous, un instant, sur la question du jour : quelle est la durée de vie d’un ministre en politique ? 

    Il faut dire que la fonction est éphémère et beaucoup de ministres l’ont appris à leurs dépens. En moyenne, ils restent en poste deux où trois. Aujourd’hui avec les multiples remaniements gouvernementaux, les erreurs de casting, les révocations pour fautes graves et les démissions pour cause de maladie (très rares certes), la durée en poste d’un membre du gouvernement est limitée ; pour autant, certains ont réussi à rester en place plus de 10 ans (Boubekeur Benbouzid, par exemple). 

    Et l’autre question qui vient à l’esprit, est la suivante : y a-t-il une vie loin des ors de la République ? 

    Des cabinets, aux postes de ministres, des personnalités politiques ont réussi parfois à mettre leur expérience et leurs réseaux à contribution des partenaires privés ou publics désireux de développer un projet. 

    L’exemple d’Hubert Védrine, l’ancien ministre des affaires étrangères français est à ce titre, élogieux ; il a décidé de quitter la politique en 2007, après l’échec aux présidentielles de Lionel Jospin. Il a rejoint le secteur privé où il a créé, avec succès, une société de « conseil en géopolitique et en stratégie internationale ». 

    Tout comme lui, l’algérien Lakhdar Brahimi s’est inscrit dans la même trajectoire. Ancien ministre des affaires étrangères, Secrétaire Général Adjoint de la Ligue Arabe et de l’ONU, il a été aussi « envoyé spécial » en charge de nombreux dossiers, ce qui ne l’a pas empêché par la suite, de trouver les ressources nécessaires pour enseigner à « science-po Paris ». 

    Son exemple reste tout de même exceptionnel, car pour beaucoup d’anciens ministres, passer d’un rythme de travail épuisant à une vie normale est en soi, une épreuve dans les jours qui suivent la passation des pouvoirs. Le retour au quotidien peut-être très difficile pour certains d’entre eux, voire pire, car la mention « ancien ministre » sur leur C.V se révèle être un handicap, plutôt qu’un atout. 

    Beaucoup de ministres, à coup sûr, vont rejoindre la cohorte des anciens ministres installés à l’étranger. A croire les statistiques, sur 700 anciens ministres ou députés, 500 pour le moins ont fait le choix volontaire d’aller vivre à l’étranger, en Europe ou dans les pays arabes. 

    Et cela pose à l’évidence un sérieux problème : comment peut-on par exemple, reconduire ou nommer un ministre dont le projet, une fois évincé du gouvernement, est d’aller s’établir à l’étranger ? 

    Peut-il vraiment se consacrer à développer un pays dans lequel ni lui encore moins ses enfants ne voudront y vivre ? 

    Ceci étant dit, nos responsables, une fois de l’autre côté de la Méditerranée, s’arrangent pour se faire recruter comme consultants, et cadres d’entreprises « performants » pour ce qui concerne les anciens de la Banque d’Algérie, PDG et autres cadres de Sonatrach. 

    Mais on les retrouve aussi dans des métiers plus surprenants comme le commerce, l’hôtellerie, la restauration et même la boucherie « hallal » ! 

    Au pays, il faut le dire aussi, d’anciens ministres moins chanceux, une fois débarqués du gouvernement, restent confinés chez eux, à broyer du noir, au moment même ou leurs collègues, plus introduits, sont revenus à la politique, par la députation ! En 2007 par exemple, 17 ex-ministres ont été élus à l’APN ; d’autres, plus chanceux, ont bénéficié de « parachutes dorés » : Djamel Ould Abbès, Said Berkat, Nouara Djaaffar, Hachemi Djiar entre autres et aussi Boubekeur Benbouzid, celui-là même qui a occupé le poste de ministre de l’éducation nationale pendant plus de 15 ans, avec le résultat que l’on sait ! Ils ont été désignés dans le tiers présidentiel, au Sénat. 

    Dure la vie d’un ministre ? Peut-être pas, mais la chute n’est pas sans conséquence sur leur personne, voire leur propre entourage. Un ex-ministre, Kamel Bouchama en l’occurrence, racontait ainsi son éviction : « tu fais du bon travail, lui avait dit le président Chadli, mais je dois confier ton portefeuille à quelqu’un d’autre ; sois patient, tu auras de nouvelles responsabilités dans quelques temps ». Les mois passèrent et l’ex-ministre à eu tout le temps de mesurer le vide qui l’entourait et aussi de compter les journées, non sans entrainer femme et enfants, selon ses dires, dans une « ambiance neurasthénique » ; il a beaucoup fumé et souffert aussi de migraines et de lumbago. Son téléphone est resté muet, plus de 10 ans, jusqu’au jour où il a été nommé ambassadeur en Syrie. 

    De cette expérience traumatisante, il a tiré un livre qu’il a intitulé, à juste titre, « Mémoires d’un rescapé » ; « je l’ai écrit pour raconter l’affliction et les souffrances de tous les cadres de mon pays : dès qu’ils ne sont plus dans les bonnes grâces des décideurs, ils sont jetés, sans remord ni considération ! », a-t-il tenu à le souligner. 

    Est-il si dur de quitter le pouvoir ? Comment passe-t-on, du jour au lendemain, du statut de ministre à celui de citoyen lambda ? Après la disgrâce, la révocation ne peut-elle être que brutale ou, au contraire, le départ est plutôt synonyme de délivrance pour le ministre limogé ? 

    Toutes les réponses à ces questions sont également à rechercher dans l’expérience éprouvante de Halim Benattalah, ancien secrétaire d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger. Il n’a pas eu droit à une audience, encore moins à une explication de son éviction du gouvernement. Il raconte que c’est Ahmed Ouyahia, le premier ministre d’alors qui lui a annoncé, sèchement et brièvement la sentence : « le président a décidé de ne pas vous reconduire dans vos fonctions ! ». J’ai reçu la nouvelle avec un pincement au cœur a confié Benattalah ; ce n’est jamais agréable de se faire congédier. Tout s’arrête subitement ! Il faut tout de suite préparer un projet de vie et surtout, ne pas se laisser aspirer par la vacuité qui s’installe après la fin de fonctions. 

    Quitter le pouvoir, les privilèges, c’est un déchirement pour tous ceux qui ont eu à l’exercer. Certains sont anéantis, car la perte du statut de ministre est vécue comme une honte et une déchéance. Ceux qui s’accrochent aux privilèges dépriment, divorcent même, quand ils ne perdent pas leurs enfants. Ceux qui surmontent leur peine, deviennent invivables pour leur entourage. Comme s’ils étaient amputés d’une partie d’eux-mêmes ! Ceux-là n’aspirent qu’à revenir à tout prix, caressant l’espoir d’être rappelés de nouveau ; ils se résigneront très vite, contrairement aux revanchards qui rejoindront l’opposition au prix de renoncements inimaginables ! 

    Pendant ce temps-là, l’anglais Tony Blair est devenu conseiller d’une Banque Internationale, l’allemand Gerhard Schröder est rentré comme consultant dans une grande firme internationale et le français Dominique de Villepin a ouvert un cabinet d’avocat ! Tout comme les ministres Jack Lang ou Luc Ferry qui ont repris leur chaire de professeur à l’université ! 

    Ce qui a inspiré l’ancien ministre de la formation et de l’enseignement professionnel El Hadi Khaldi et bien avant lui Ahmed Djebbar, l’ancien ministre du président Mohamed Boudiaf, qui sont restés au pays, aux côtés de leurs étudiants qu’ils ont rejoints dès leur sortie du gouvernement ! 

    Tout ceci pour dire que les anciens ministres ne quittent pas forcément le pays après leur départ du gouvernement et qu’en conséquence nul n’a le droit de leur jeter l’opprobre au motif fallacieux que « tous sont pourris ! ». 

    D’autres anciens responsables, se sont faits remarqués par exemple, par leur talent d’écrivain : 

    – Kamel Bouchama, justement, ancien ministre de la jeunesse et des sports et aussi ambassadeur, auteur à succès d’une quinzaine de livres 

    – Karim Younes, ancien ministre, ex-président de l’APN qui vient de publier un 3ème livre intitulé « La chute de Grenade ou la nouvelle géographie du monde ». 

    – Abdelkader Khelil, ancien délégué au développement économique et à l’aménagement territorial, écrivain lui aussi et auteur d’analyses politiques et économiques, aussi nombreuses que pertinentes 

    – Zinedine Sekfali ancien ministre du tourisme, analyste et essayiste à succès. 

    – Abdellatif Benachenhou ancien ministre des finances qui n’a de cesse de débattre, généreusement, de toutes les questions économiques et financières de l’heure. 

    – Nour Eddine Boukrouh, qu’on ne présente plus ! Ancien ministre, personnalité politique attachante, polémiste redoutable ; libre penseur, il se veut au dessus de la mêlée et ne se consacre qu’aux débats d’idées. Il a inventé le mot « ghachi », qui depuis a fait l’objet de nombreux mémoires de fin d’études. 

    Et enfin, l’ancien ministre Cherif Rahmani qui se manifeste régulièrement, à longueur de colonnes, par des contributions remarquées et remarquables dans son domaine de compétence, l’environnement. 

    A l’heure justement où l’on évoque un changement de gouvernement, certains ministres en perdent le sommeil. D’autres, convaincus qu’ils ne feront pas partie du prochain staff ministériel, ont commencé, déjà, à préparer leurs cartons. Ils auront à abandonner, en un éclair, les dossiers en cours, la voiture avec chauffeur, la villa au club des pins et, surtout, passer de la lumière à l’ombre et des honneurs au téléphone qui ne sonne plus ! 

    La rançon des vaincus en quelque sorte ! 
    par Chérif Ali.                                                                  http://www.lequotidien-oran.com/?news=5266499


  • « Tout fout le camp » : Luc Ferry craint une rébellion
    Valérie Pécresse : « d’achat du pouvoir ? »

    Un homme de la France insoumise hospitalisé après avoir chuté des universités d’été
    François Ruffin : l’absent remarqué dans une œuvre d’Anish Kapoor

    L’ouragan Lane n’est toujours pas classé en maladie professionnelle
    Le burn-out s’est transformé en tempête tropicale mais menace toujours Hawaï
    source : Le Figaro
    #de_la_dyslexie_créative
    https://www.dailymotion.com/video/xj7rqv



  • Luc Ferry, les “quartiers pourris”, “leurs 98 nationalités” et nous sur le terrain | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201711220842/luc-ferry-les-quartiers-pourris-leurs-98-nationalites-et-nous-sur-le-terra

    Il a bien fallu vingt-quatre heures avant que la gravité des propos de Luc Ferry, ministre de l’Éducation nationale de 2002 à 2004 ne soit relevée, puisque BFMTV a été incapable d’apporter ne serait-ce qu’une contradiction tenace et énergique.

    Dans la séquence qui nous occupe, M. Ferry commence par répondre par une pirouette à une question concernant le classement PISA de la France. “PISA n’évalue pas les systèmes éducatifs mais les performances des élèves”. Plutôt que de se questionner sur notre modèle de formation pédagogique, encore très perfectible et des moyens alloués pour lutter contre la grande difficulté scolaire (qui n’est pas l’apanage des quartiers défavorisés), Luc Ferry a préféré nous resservir les vieilles antiennes des parents démissionnaires dans les quartiers populaires qu’il juge davantage responsables que le système éducatif des inégalités scolaires. Mais avançons car le vrai problème, hélas, c’est la suite.

    “Si on supprimait les 15% de quartiers pourris en France, avec des établissements dans lesquels il y a 98 nationalités, on n’arrive pas à faire cours, eh bien nous serions classés numéro 1 à PISA”

    L’ancien ministre en est d’ailleurs tellement conscient qu’il prend quelques précautions oratoires : il annonce qu’il va être brutal, prend soin d’expliquer qu’il ne pouvait pas dire cela avant : “Je vais vous dire les choses très carrément, quand j’étais ministre c’était un peu difficile à dire”. Puis finit par placer les propos fâcheux dans la bouche de son directeur de l’évaluation : “Mon directeur de l’évaluation, il est venu me voir (…) et il m’a dit voilà, si on supprimait les 15% de quartiers pourris en France, avec des établissements dans lesquels il y a 98 nationalités, on arrive pas à faire cours, eh bien nous serions classés numéro 1 à PISA“. Mais le paravent s’arrête là, il pousse jusqu’à expliquer à la journaliste que si “on vous met vous, chère amie, dans un collège un peu compliqué du 9 cube (sic), vous ressortez en tutu dans le quart d’heure“. Ces propos vulgaires, qui assimilent les élèves des collèges défavorisés à des agresseurs qui arrachent les vêtements de leurs enseignants, ne suscitent absolument aucune réaction sur le plateau. Puisqu’on ne peut pas laisser dire de telles choses, parlons un peu d’expérience de terrain.

    • Faudrait quand même qu’ils se mettent d’accord nos réactionnaires colonialistes : comment peut-on à la fois accuser des territoires de favoriser le communautarisme et en même temps présenter le mélange de 98 nationalités comme une tare suffisante pour vous rayer de la carte ?
      Tout ça a un petit relent d’épuration. Parce que quand il propose de « supprimer » les 15% de quartiers pourris comme il dit, ça veut dire quoi ? On les empêche d’aller à l’école en gros, ou alors on rase les quartiers avec les gens qui y sont, ou on les renvoie loin, très loin d’ici. Le terme supprimer est très très problématique vu qu’il n’y a pas 36 façons de supprimer quelque chose en réalité.
      Sinon des réactions des medias ou des politiques sur ce projet à part dans le Bondy Blog ?

      #colonialisme

    • Ferry n’as pas dit « racisé·e·s » mais « quartiers pourris en France, avec des établissements dans lesquels il y a 98 nationalités » du coup personne ne voie de racisme en France dans ce propos. Supprimer les pauvres de 98 nationalités c’est une chose dont on discute, mais se réunir entre personnes racisées c’est strictement interdit.

    • Le mur du çon
      Franchi avec brio par Luc Ferry. L’ancien ministre de l’Education était à son meilleur sur BFM TV (21/11) :
      " Si on supprimait les 15% de quartiers pourris, nous serions classés numéro 1 dans Pisa (classement international sur l’éducation)."
      L’essentiel, c’est qu’on ne supprime pas Luc Ferry.

      Le Canard enchaîné - 22/11/2017

      Selon wikipedia il a déjà tenu ses propos en 2013 :

      Le 2 décembre 2013, il déclare à la télévision : « J’ai visité des centaines d’établissements scolaires et moi je peux vous assurer aujourd’hui que dans 15 % des établissements scolaires, l’enseignement ça ressemble à du domptage et pas à de l’enseignement. Un spécialiste de l’évaluation, quelqu’un qui travaillait, je ne vais pas citer son nom, un chercheur qui travaillait à la direction de l’évaluation et de la prospective me disait que si on faisait abstraction, alors je vais dire un truc pas politiquement correct, c’est pas facile, c’est compliqué à dire mais c’est vrai, si on faisait abstraction des 15 % d’établissements qui sont en perdition dans des quartiers en perdition, la France serait numéro 1 dans l’enquête Pisa »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Ferry
      #vieux_con


  • Les aveugles ont demandé « la fin du mélange des genres »

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/11/21/01016-20171121ARTFIG00179-edouard-philippe-bannit-l-ecriture-inclusive-de-l

    Lundi, la fédération des Aveugles de France avait demandé la fin du « mélange des genres » concernant l’écriture inclusive avec le point milieu. Cette écriture, a-t-elle indiqué dans un communiqué, donne une « langue illisible, incompréhensible » et « proprement indéchiffrable par nos lecteurs d’écrans ». « Vouloir à tout prix dans une même phrase faire référence aux deux genres revient à faire naître une langue illisible, incompréhensible en particulier par ceux qui éprouvent quelques difficultés avec cette même langue, les dyslexiques par exemple », explique dans un communiqué cette fédération. « S’il est un combat qui retient l’attention de la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France, c’est bien celui pour l’égalité des droits et des chances » mais « faire de la question de la construction de la langue un sujet qui aurait rapport avec une quelconque discrimination sexuelle, c’est faire preuve d’une inculture incroyable et de confusion redoutable », dit son président

    Franchement, arguer de l’immuabilité de la langue sous le prétexte des lecteurs d’écran, c’est soit une blague soit de la mauvaise foi.
    Tout à l’heure à vélo je demande poliment à la conductrice du bus handicapé qui était arrêté au milieu d’une petite rue et qui ne pouvait elle-même pas en descendre de penser si possible la prochaine fois de laisser un passage aux vélos. Elle m’a répondu qu’il fallait que je pense aux handicapés ce à quoi j’ai retorqué que les handicapés avaient bon dos pour ceux qui ne savaient pas conduire.
    Donc, moi qui suis femme et également disons le : amblyope (car il faut croire que cela donne un droit sur la langue française, contrairement à ma première identité) je vous le dis de suite : j’emmerde les technologies si elles ne sont pas là pour servir la politique et non l’inverse.

    #pauvres_aveugles
    #sur_le_dos_des_handicapés
    #bouc_et_misère
    #sexisme
    #langue_sauce_gribiche
    #informatique
    #lecteurs_d'écran
    #idéologie

    • Il me semble que les logiciels de synthèse vocal se mettent à integré l’écriture inclusive. Pour beaucoup utilisé la synthèse vocal pour écouter les textes que je met sur seenthis pendant que je dessine, je sais que les points médians sont pas une gène particulières. ca fait des « EU-ESSE » à la fin des mots, c’est pas la mort. Le Figaro dit n’importe quoi pour faire des cliques chez son lectorat misogyne et réactionnaire. D’ailleur leur idole Finkielkraut ca le dérrange pas de se foutre de la gueule des bègues alors instrumentalisé les mal voyant·e·s c’est pas ca qui va les étouffé·e·s.

    • WP le dit mieux que moi

      Hélène Carrère, dite Hélène Carrère d’Encausse, est une historienne et femme politique française née le dans le de Paris.

    • Ah bah j’arrive en retard (j’avais fait un doublon, je l’ai supprimé du coup) !

      L’argument des lecteurs d’écran est intéressant quand même je trouve (si effectivement la lecture est gênante avec les technologies actuelles, ce que semble contredire @mad_meg). De mon souvenir tous les mots avec un trait d’union sont mal lus déjà (ça fait un grand blanc comme si c’était 2 phrases distinctes). Est-ce qu’illes demandent la suppression des traits-d’union ?

      Pour le reste la circulaire semble surtout s’en prendre au point médian (que le Figaro a raté en faisant un point normal d’ailleurs).

      Ces collages de mots féminins/masculins avec des séparateurs, c’est pas ce que je trouve le plus intéressant dans ces formes d’écritures ; ça me fatigue plus à lire que la forme décomposée qui écrit tous les mots (par ordre alphabétique par exemple), mais ça prend effectivement plus de place (et c’est plus long à écrire aussi !)… Par contre appliquer des accords de proximité, ça me plait beaucoup mieux !

    • Oui @rastapopoulos mais c’était avant que Macron mette l’égalité homme-femme au centre de son programme...

      Il n’y aura pas d’écriture inclusive dans les textes officiels. Le premier ministre, Edouard Philippe, a donné consigne aux membres du gouvernement de bannir des textes officiels cette forme d’écriture qui remet en cause la règle d’accord de la langue française selon laquelle, au pluriel, « le masculin l’emporte sur le féminin ».

      On devrait changer notre devise nationale car Liberté et égalité c’est un gros vilain mensonge. Je propose « Fraternité, bite et couilles » puisque il est si fondamental que le masculin l’emporte.

      On peu noté que symboliquement c’est la réponse du gouvernement à l’affaire Weinstein, et aux demandes de justice des femmes et féministes. Dans le contexte actuel, quelle urgence y-a-t’il à imposer la règle du masculin l’emporte ? C’est une question rhétorique, l’urgence est de faire diversion car en ce moment illes sont occupé·e·s à détruire les retraites.

      @marcimat le point médian est plus facilement lu par les synthèses vocales que le tiret, car il n’y à pas ce long silence que tu souligne. Je doute pas qu’il y ai des mal voyant·e·s qui sont opposé·e·s à l’écriture inclusive, en particulier parmi les lecteurices du figaro. Pour la préférences des styles et techniques inclusives j’aime bien l’accord de proximité mais j’aime bien toutes sortes d’options et la recherches de celles-ci. Il y a des recherches de neutre, des recherches de féminisations plus ou moins inventives, utilisables, satisfaisantes... Le point médian peut être évité si on le désir et les opposant·e·s à cette écriture devraient profité de l’occasion comme d’un exercice ou un jeu littéraire plutot que de casser les pieds à celleux qui trouvent leur compte avec cette graphie.

      Ca me rappel l’opposition au langage SMS qui était un autre « péril mortel » pour la langue gauloise. C’était un mélange de classisme, agisme et racisme car ce langage était identifié comme celui des « jeunes de cité » qui n’ont pas leur brevet de bon français AOC.

      Aujourd’hui la différence c’est qu’on dit « quartiers pourris » et on supprimerait carrément l’éducation dans les quartiers pauvres cf les propos de Luc Ferry :

      Si on supprimait les 15% de quartiers pourris qu’il y a en France – des établissements où il y a 98 nationalités représentées et où on n’arrive pas à faire cours -, eh bien nous serions premiers du classement Pisa

      #guerre_aux_pauvres #surnuméraires

      La culture et la langue française sont des culture et langue de l’exclusion. Les femmes ont osées parlées sur internet, et voici le niveau du débat qui fait suite à cette prise de parole et ce que les institutions françaises ont à dire. Les personnes racisées osent se réunir entre elles, et pour ce crime de lèse-blancs le ministre du #sens_commun #en_marche veille à les réduire au néant et au silence.
      http://www.20minutes.fr/societe/2173307-20171121-formation-enseignants-non-mixite-blanquer-va-porter-plain

    • J’ai posé la question sur Mastodon, @notabene ma cité un article de Sylvie Duchateau qui est aveugle et qui a un avis plus intéressant que celui de la fédération, probablement parce qu’elle est impliquée dans les problématiques d’accessibilité (qui ne se limitent pas aux lecteurs d’écran).

      https://access42.net/langage-non-genre-accessibilite

      Conclusion

      Afin que tout le monde comprenne le texte, il vaudrait donc mieux tout écrire, comme « lectrices et lecteurs ». Si ce n’est pas faisable, il est possible d’utiliser le point médian, sans en abuser.

      Lorsqu’une convention de rédaction non genrée sera établie, les habitudes se feront et il sera ensuite possible de trouver la façon la plus appropriée de gérer cette écriture avec un lecteur d’écran. En attendant, les débats restent ouverts !

      Elle cite également l’article de @tetue, très nuancé aussi :
      http://romy.tetue.net/feminiser-au-point-median

    • Ya un truc de base quand même : le lecteur d’écran est un outil technique qui s’applique à des choses. Un outil ça se code et ça s’améliore. Quand les lecteurs d’écran sont apparus, ça ne gérait que l’anglais en départ par exemple, on n’a pas dit « il ne faut plus écrire qu’en anglais », la logique était évidemment « il faut coder des règles de prononciation et fournir des voix pour le français, le chinois, etc ». Là c’est pareil, si une manière d’écrire est décidée, et bien c’est aux lecteurs d’écran de s’améliorer au fil du temps pour savoir prononcer ces règles, c’est juste logique.

    • @nicod_ ton lien 42 ne fonctionne pas

      les problématiques d’accessibilité (qui ne se limitent pas aux lecteurs d’écran).

      Comme il est question des personnes mal et non voyantes, de quelles autres applications impliquant le point médian tu veux parlé ? Comme le dit @rastapopoulos il s’agit de mettre à jour les logiciels. Ce qui commence à être le cas puisque pas mal de logiciels de traitement de texte l’intègrent. Les mêmes réactionnaires se servent des mal-voyants pour justifier leur crispations masculinistes déplorent simultanément que la technologie intègre dans ses fonctionnalités cette nouvelle écriture.

      Au pays de la prétendue liberté d’expression il est remarquable de voire le premier ministre intervenir pour interdire la liberté grammaticale.

    • Cet article ne parle pas des personnes non-voyantes et pour l’avoir écouté avec une synthèse vocal, tout c’est très bien passé, Amélie s’en est très bien sortie et j’ai pas eu de pbl à la comprendre.
      Quant aux dyslexiques et dysorthographiques qui ne sont pas le sujet ici, pour être copieusement pourvu de ce coté là, l’écriture inclusive est plutot une aide pour moi car elle me permet facilement de reconnaître les noms et adjectifs. Elle décompose les mots et les phrases, pour les rendre plus facile à lire et à comprendre. Si on voulait vraiment aider les dyslexiques et dysorthographiques il y a beaucoup de choses à simplifier dans la langue française avant ces prétendus problèmes de point médian.

      Par rapport aux problèmes de la synthèse vocal, le point médian c’est rien si on compare à l’effet produit par une citation en anglais dans un texte en français Enjoy :
      https://www.youtube.com/watch?v=5jrggr_JKmM

      Encore une chose sur les dyslexiques et dysorthographiques. Si on voulait m’aider/nous aider sur ce plan ca serait justement en intégrant les règles nouvelles dans les correcteurs automatiques, car ce problème me fait perdre un temps fou vu que mes messages sont encore plus saturés de zig-zags rouges quand je l’utilise et que ca rend mon correcteur beaucoup moins efficace. Pour aider les dys mieux vaut leur donner les outils pour etre libre de choisir leur orthographe et etre moins stricte sur ces domaines.

    • Oui, je suis aussi très agacée de la façon dont on se sert du handicap (aveugle, dys, etc. ont bon dos en ce moment) comme prétexte à bannir l’« écriture inclusive » alors qu’on se fiche tellement d’elles et eux ordinairement : ça fait 20 ans que je bosse dans l’accessibilité, plus de 10 ans que c’est une obligation légale, et que ça n’avance guère et paf, il suffit d’un tout petit point ajouté dans certains mots pour que d’un coup on se soucie d’elles et eux ? Foutaises.

      #FraternitéBiteCouilles oui :P


  • Faut-il vraiment limiter la population mondiale pour sauver la planète ? - Basta !
    https://www.bastamag.net/Faut-il-vraiment-limiter-la-population-mondiale-pour-sauver-la-planete

    C’est une alerte solennelle qui permet de remettre l’urgence climatique au cœur des débats. Le 13 novembre, plus de 15 000 scientifiques de 184 pays ont publié un cri d’alarme sur l’état de la planète pointant la « trajectoire actuelle d’un changement climatique potentiellement catastrophique » et un « phénomène d’extinction de masse » [1]. Si ce texte, largement relayé par les médias, souligne l’échec des gouvernements à réévaluer le rôle d’une économie fondée sur la croissance, il met surtout l’accent sur « la croissance démographique rapide et continue » perçue comme « l’un des principaux facteurs des menaces environnementales et même sociétale ». Qu’en est-il vraiment ?

    Le principal problème n’est pas l’accroissement de la population mondiale mais la tendance « croissante » qu’ont certaines populations à adopter le mode de vie consumériste « occidental » érigé en modèle par de nombreux médias.
    Donc pas la peine de hurler : « Sauvons la planète : tuons-les tous ! (et Dieu reconnaîtra les siens, comme d’hab ...) »


  • Colloque transhumaniste au Medef
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=984

    L’économiste transhumaniste Nicolas Bouzou organise avec le Medef et Facebook un colloque sur l’appropriation de l’espace par les compagnies privées, au siège du Medef le 24 novembre 2017. Il invite ses amis Laurent Alexandre et Luc Ferry, mais aussi Pierre Gattaz (Medef), Jean-Yves Le Gall (Centre national d’études spatiales), l’astrophysicien médiatique Etienne Klein, ou Geneviève Fioraso, ex-ministre (grenobloise) de la Recherche. Quand on vous dit que le transhumanisme est le stade actuel du techno-capitalisme, de l’industrialisation et de la croissance : Le Cercle de Belém vous invite à son prochain colloque Espace : nouvelle frontière économique, nouveau défi européen ! 24 novembre 2017 13h-20h Medef | 55, avenue Bosquet | Paris

    "L’appropriation privée de l’espace est en cours et c’est (...)

    #Service_compris


  • Sur BFM TV, la percée « irrationnelle » de Mélenchon et l’« irrespect » de Poutou
    https://www.vivelacri.se/Sur-BFM-TV-la-percee-irrationnelle-de-Melenchon-et-l-irrespect-de-Poutou

    Il est minuit et demie environ ce soir de « grand débat » sur BFM TV : c’est l’heure du « débrief », animé par Jean-Baptiste Boursier. Autour de la table, la fine fleur des éditorialistes de BFM TV : Anna Cabana, Camille Langlade, Bruno Jeudy, Thierry Arnaud. La soirée est « historique » dixit la chaîne (c’est la première fois que l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle débattent ensemble). Pourtant la satisfaction n’est pas au rendez-vous pour tout le monde sur le plateau : suite au débat, certains « experts » balancent entre indignation et stupéfaction...

    • C’est exactement ce que j’ai ressenti lors de ce débrief minable chez Cabana, Jeudy et Arnaud (sauf peut-être pour Camille Langlade), un profond mépris de classe.
      L’arrogance et l’incompréhension de l’élite dans toute sa splendeur.

      Bref, c’était le « débrief » de BFM TV... L’ouvrier est tenu de rester à sa place, et les électeurs de rester « réalistes ».

      Frédéric Lemaire

      PS : En prime, ce commentaire de Luc Ferry qui donne le la du mépris de classe qui s’est exprimé contre Philippe Poutou depuis le débat d’hier :-)

      #mépris_de_classe #philippe_poutou

    • Je me demande, du coup, ce que ça leur fait, à la droite néo-réac et à l’extrême-droite xénophobe qui n’a pas de mots assez doux pour ce « peuple populiste », ce peuple qui dirait toujours la vérité contre les élites, ce peuple qui élit Trump, ce peuple qui brexite, ce peuple qui aimerait Le Pen, qui se vautrerait dans la panique identitaire, de se prendre un Poutou comme on se prend un missile tactique ?
      Un Poutou populiste, pour le coup, comme eux, mais un populiste cauchemardesque, un populiste avec une conscience de classe, une vraie conscience de classe velue et blindée, un Poutou qui capte le discours du tous pourris avec une légitimité en béton, un Poutou qui rappelle qu’il est le seul à être ouvrier et qui renvoie Fillon et Le Pen à ce qu’ils n’ont jamais cessé d’être : des aventuriers moyennement honnêtes, des bourgeois qui n’arrivent plus trop, tout à coup, à amuser le tapis avec le totalitarisme islamique ou ces salauds de bobos (même si les seconds sont les victimes du premier) et se retrouvent bien obligés de faire profil bas contre ce partageux qui met sous leurs yeux d’une part la contradiction entre leurs vertus publiques et leurs vices privés et d’autre part la vraie vie de ceux qui sont du mauvais côté des inégalités.
      Quand on joue avec les allumettes, un mauvais retour de vent, et c’est vous qui brûlez. C’est ce qui est arrivé à Fillon et Le Pen hier soir.
      Ils peuvent toujours appeler au secours Bouvet ou Zemmour, ou d’autres chiens de garde qui aiment les pauvres tant que les pauvres s’en prennent à l’Arabe, au pédé, aux avortées, (et surtout pas aux patrons), ils peuvent continuer de mal lire Orwell ou Pasolini. C’est pourtant eux, à la fin, qui se sont retrouvés tout seuls dans le noir et personne ne les a entendus crier.
      On ne votera probablement pas pour Poutou mais on lui doit, dans cette campagne, un pur moment de rock’and roll dialectique. Qu’il en soit remercié. Au nom du peuple, justement.

      Jérôme Leroy

      http://feusurlequartiergeneral.blogspot.fr/2017/04/un-pur-moment-de-rock-and-roll.html
      https://seenthis.net/messages/586269 via davidzentao

      voir aussi :

      Les inégalités et le populisme
      https://seenthis.net/messages/584593


  • Chauffeurs Uber : au volant avec les prolétaires 2.0, « entrepreneurs » pour 3,5 euros de l’heure
    http://www.bastamag.net/Chauffeurs-Uber-quand-les-proletaires-2-0-sont-au-volant

    Ils travaillent plus de 60 heures par semaine et gagnent moins que le Smic. Ce sont les chauffeurs VTC. Ils seraient autour de 20 000 en France. L’arrivée de la plateforme numérique Uber a suscité espoirs et vocations pour de nombreux exclus du marché du travail. Et la marque a tout fait pour attirer de nouveaux « partenaires ». Derrière les promesses d’autonomie et d’activités rémunératrices, beaucoup découvrent la précarité, le salariat déguisé sans protection sociale, l’endettement et, au final, une (...)

    #Résister

    / A la une, #Transformer_le_travail, #Conditions_de_travail, Emploi , #Ma_vie_au_travail, #Classes_populaires, Protections (...)

    #Emploi_ #Protections_sociales

    • Excellent article !

      Le lundi 16 janvier 2017, les Amis du Monde Diplomatique de Lille organisaient une conférence débat à Villeneuve d’Ascq : « Uber, Airbnb, Blablacar... : l’économie de l’avenir ? » avec la participation de Stéphane Sirot et Matthieu Lietaert.

      Pour l’écouter : http://www.campuslille.com/index.php/entry/uber-airbnb-blablacar-l-economie-de-l-avenir-stephane-sirot-matthieu-li

      Quoi de commun entre Uber, Airbnb, Blablacar ou Drivy ?
      Ces plateformes sont les fleurons de ce qu’on appelle l’« économie du partage » ou « collaborative ».

      Ces pratiques économiques en vogue ont été rendues possibles par les nouvelles technologies : Internet et les réseaux sociaux. Est-ce qu’elles ne représentent pas l’avenir à la fois souhaitable et inévitable, de telle façon qu’il faudrait simplement les réguler ? D’ailleurs, est-ce qu’elles ne vont pas dans le sens de l’intérêt des consommateurs : souplesse, réactivité, « convivialité », et même caractère écologique ? Pourtant, des problèmes importants se posent, de deux types, au moins : d’abord, quelles sont les conditions de travail et les droits de ceux qui travaillent, sans statut, pour certaines plateformes ? Il semble qu’elles font plutôt penser au passé qu’à l’avenir...
      Ensuite, une société fonctionne aussi grâce aux impôts qui permettent l’existence de services publics, qui eux-mêmes rendent possible l’activité économique. Or, qu’en est-il de ces nouvelles formes d’activité économique au regard de l’impôt ? Bref, avant de se précipiter vers tout ce qui est « moderne », « nouveau », « numérique », il faut sans doute réfléchir, examiner, faire le tri pour voir quel est le meilleur parti que l’on peut tirer des progrès techniques, des opportunités qu’ils offrent, et éviter les régressions qu’ils peuvent favoriser.

      STÉPHANE SIROT, historien français, enseignant l’histoire politique et sociale du XXe siècle à l’Université de Cergy-Pontoise et l’histoire et la sociologie du syndicalisme et des relations sociales à l’Institut d’administration des entreprises de l’Université de Nantes

      et
      
MATTHIEU LIETAERT, docteur en sciences politiques, coréalisateur du film The Brussels Business, co-fondateur de l’habitat groupé L’Echappée et co-fondateur du supermarché participatif BEES Coop, auteur de Homo Coopérans 2.0 – Changeons de cap vers l’économie collaborative.

      + Les débats des Amis du Monde Diplomatique, c’est gratuit et c’est du sérieux, on en a de la chance à Villeneuve d’Ascq.

      PREUVE A propos d’Uber, le débat auquel vous avez échappé :

      Les débats de l’ULB, avec cultures d’europe - l’ubérisation du monde va-t-elle bouleverser nos vies ?
      
C’était le 23 février 2017 à 20h au Campus du Solbosch, bâtiment K, amphithéâtre Henri La Fontaine.
      
Avec Luc Ferry, essayiste et philosophe, ancien ministre de l’Éducation nationale français.
      "Cette "infrastructure du monde" qu’est le Web a permis l’apparition d’une économie dite "collaborative", celles que symbolisent des applications comme Uber, Airbnb ou BlaBlaCar. Selon l’idéologue Jeremy Rifkin, elles annoncent la fin du capitalisme au profit d’un monde de gratuité et de souci de l’autre.
      N’est-ce pas, tout à l’inverse, vers un hyper-libéralisme, vénal et dérégulateur, que nous nous dirigeons ? Certaines perspectives ouvertes par les innovations techno-scientifiques sont enthousiasmantes, d’autres effrayantes." (L. Ferry).
      Il est urgent de débattre de ces questions qui engagent l’avenir de nos sociétés démocratiques.
      
Le débat sera animé par Guy Haarscher, philosophe et professeur émérite de l’ULB.

      Prix d’entrée : Extérieurs : 10 EUR - Membres ULB, UAE, CEPULB, Extension ULB, Seniors, Demandeurs d’emploi (sur présentation de la carte) : 5 EUR - Étudiant·e·s (sur présentation de la carte) : GRATUIT - Les tickets d’entrée sont disponibles le soir même de l’événement
Source : http://www.ulb.ac.be/debats
      _ Luc Ferry ? Sur le travail ? Ouaf ! _

    • https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-02-28/in-video-uber-ceo-argues-with-driver-over-falling-fares

      “I don’t know if you remember me, but it’s fine,” Kamel says. The pair begin talking shop, and Kalanick explains that they’re going to cut down on the number of black cars, which will reduce competition and should be good for Kamel.

      Then Kamel says what every driver has been dying to tell Kalanick: “You’re raising the standards, and you’re dropping the prices.”

      Kalanick: “We’re not dropping the prices on black.”

      Kamel: “But in general the whole price is—”

      Kalanick: “We have to; we have competitors; otherwise, we’d go out of business.”

      Kamel: “Competitors? Man, you had the business model in your hands. You could have the prices you want, but you choose to buy everybody a ride.”

      Kalanick: “No, no no. You misunderstand me. We started high-end. We didn’t go low-end because we wanted to. We went low-end because we had to because we’d be out of business.”

      Kamel: “What? Lyft? It’s a piece of cake right there.”

      Kalanick: “It seems like a piece of cake because I’ve beaten them. But if I didn’t do the things I did, we would have been beaten, I promise.”

      The two bat that idea around, and Kamel brings the conversation back to his losses.

      Kamel: “But people are not trusting you anymore. … I lost $97,000 because of you. I’m bankrupt because of you. Yes, yes, yes. You keep changing every day. You keep changing every day.”

      Kalanick: “Hold on a second, what have I changed about Black? What have I changed?”

      Kamel: “You changed the whole business. You dropped the prices.”

      Kalanick: “On black?”

      Kamel: “Yes, you did.”

      Kalanick begins to lose his temper. “Bullshit,” he says.

      Kamel: “We started with $20.”

      Kalanick: “Bullshit.”

      Kamel: “We started with $20. How much is the mile now, $2.75?”

      Kalanick: “You know what?”

      Kamel: “What?”

      Kalanick: “Some people don’t like to take responsibility for their own shit. They blame everything in their life on somebody else. Good luck!”

      Kamel: “Good luck to you, but I know [you’re not] going to go far.”

      The door slams. Kamel drives away. Later, the Uber driver app prompts him to rate Kalanick, as he does all his riders. Kamel gives him one star.


  • Oupsss ! #Étienne_Klein, professeur à la prestigieuse École centrale de Paris, vulgarisateur médiatisé, hyper-présent sur la très sérieuse #France_Culture, où il y est présenté comme « physicien » s’avérerait être un plagiaire et... pas un #physicien.

    Ses actions de plagiaire sont documenté par l’Express (doux-jésus il y reste encore des journalistes) :

    Plagiat : les copier-coller du physicien Étienne Klein
    http://www.lexpress.fr/culture/livre/plagiat-les-copier-coller-du-physicien-etienne-klein_1855198.html#V2VP56tat

    Prenons par exemple la dernière page du Pays qu’habitait Albert Einstein (Actes Sud), paru le mois dernier et qui figure dans le top 30 des ventes de L’Express. Voici ce qu’on y lit : « L’excitation médiatique, l’hédonisme institué en règle de vie, l’eschatologie consumériste de notre société ne conjuguent-ils pas leurs échappements délétères pour anesthésier notre sensation d’un ciel ? Où sont les hauteurs vers lesquelles lever les yeux ? »

    Du pur Etienne Klein, serait-on tenté de dire. Sauf que ce paragraphe a été recopié mot pour mot sur un texte de François Cassingena-Trévedy intitulé Effet de serre, paru en mars 2015 dans la très sérieuse revue des jésuites Etudes. Une revue qu’Etienne Klein connaît bien, puisqu’il y contribue régulièrement et qu’il en est le « conseiller ». En bon français, un tel emprunt ne s’appelle-t-il pas un plagiat ?

    [...]

    Parfois, la méthode est plus brutale : ce sont des paragraphes ou des pages entiers qui font l’objet de copier-coller. En 2015, le physicien participe ainsi au Dictionnaire de la pensée écologique, un ouvrage collectif de référence publié par les très sérieuses Presses universitaires de France (PUF). Il est chargé de l’entrée « Energie ». Des blocs entiers sont purement et simplement repris d’un article publié dix ans plus tôt par un autre chercheur, Roger Balian, dans L’Energie de demain. Une pratique d’autant plus risquée que, conformément à son habitude, Étienne Klein a recyclé ce même texte sous forme de chroniques (France Culture, La Croix) et de conférences.

    Sur le site de France Culture Étienne Klein est présenté ainsi :

    https://www.franceculture.fr/personne-etienne-klein.html

    physicien, et directeur du laboratoire de recherche sur les sciences de la matière au CEA (Commissariat d’Energie Atomique), docteur en philosophie des sciences, spécialiste du temps

    Alors qu’en fait ses cours à l’École centrale de Paris serait en « philosophie des Sciences », suite à une thèse en philosophie, et le diplôme le plus élevé en physique serait un DEA, lui donnant le grade d’ingénieur :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:%C3%89tienne_Klein#Physicien.3F_Vraiment.3F

    Étienne Klein a un diplôme d’ingénieur et un DEA (master 2) de physique théorique. L’année d’après, en 1983, il est recruté pour travailler sur l’élaboration du LHC pour le CERN. C’est relativement à cette période de sa vie qu’il se présente souvent comme ayant été physicien. Ce qui est absurde : Avoir un poste de chercheur est infiniment compliqué et Étienne Klein serait recruté comme chercheur immédiatement après avoir achevé son master (sans même avoir de doctorat) ? Ça n’a tout simplement aucun sens !

    [...]

    Je rajoute que j’ai épluché sa bibliographie sur le site Cairn.fr et il n’était question que d’essais sur la physique. Je suis tombé sur deux articles dont les noms indiquaient un possible travail de physicien (« les interactions en physique » et « la non-séparabilité quantique »), mais il s’agissait en fait, encore une fois, d’essais sur la physique