person:ludwig von mises

  • https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0211175292890-peter-drucker-le-pape-du-management-2019295.php

    Peter Drucker, le « pape du management »

    Cette largeur de vue doit sans doute beaucoup à son milieu d’origine. Vienne, la capitale de l’empire des Habsbourg où il naît en 1909, est alors l’une des villes d’Europe les plus dynamiques sur le plan culturel. Ses parents eux-mêmes appartiennent à l’élite intellectuelle de l’Empire austro-hongrois. Son père est un haut fonctionnaire du ministère de l’Economie et sa mère l’une des très rares femmes médecins que compte alors le pays. Le couple et ses deux enfants habitent dans une maison cossue des environs de Vienne, qu’ils partagent avec le compositeur et historien de la musique Egon Wellesz. Chaque soir ou presque, Adolph et Caroline Drucker reçoivent chez eux des intellectuels - comme l’écrivain Thomas Mann -, des juristes, des artistes, des élus du Parlement autrichien - comme Thomas Masaryk, futur président de Tchécoslovaquie - et des économistes. Parmi eux, Joseph Schumpeter, alors jeune professeur en économie politique et futur théoricien de l’« entrepreneur innovateur », et Ludwig von Mises, conseiller économique du gouvernement et spécialiste des questions monétaires. Les discussions sont sérieuses, graves parfois. Peter Drucker racontera plus tard son premier souvenir, celui de cette soirée d’août 1914 lorsque, la guerre déclarée, il avait entendu son père, son oncle - un célèbre juriste de Vienne - et Thomas Masaryk prédire : « Ce n’est pas seulement la fin de l’Autriche, c’est la fin de la civilisation. » Devenu adolescent, le jeune Peter est admis à assister aux discussions savantes des convives et même à y participer. « Ce fut ma véritable éducation », devait-il avouer. [...] Il connaît les positions d’Hitler sur les juifs. Or sa famille, si elle s’est convertie au christianisme, a des origines juives...

    [...]

    En 1943, Peter Drucker commence donc une mission d’audit et de conseil de deux années chez General Motors. [...] C’est de cette mission qu’il tire « Concept of the Corporation », premier ouvrage à décortiquer l’organisation managériale d’une entreprise.

    [...] Dans son livre, celui-ci plaide en effet pour une plus grande décentralisation opérationnelle et pour la création de petites divisions dont les salariés disposeraient d’une très large autonomie, seul moyen à ses yeux d’accroître la productivité de l’entreprise. Au PDG tout-puissant qui donne des ordres que tous doivent suivre il substitue une approche plus interactive fondée sur des échanges permanents, reprenant ainsi les intuitions de Donaldson Brown. Il suggère enfin de céder aux employés un certain nombre d’actions du groupe pour les impliquer encore davantage dans la réalisation des objectifs communs. [...]

    Convaincu très tôt que « dans l’avenir, le travailleur redonnera du sens à sa vie grâce à son action bénévole dans les organisations du secteur social », il se fait le promoteur inlassable du « tiers secteur » tout en jetant un regard sévère sur certaines dérives du capitalisme. Lorsqu’il meurt en Californie en 2005, à l’âge de quatre-vingt-seize ans, la plupart de ses idées sont devenues des standards dans le monde industriel.

    #économie #management #peter #drucker #autriche #generalmotors

  • « Les Clinton me font penser à "The Godfather" » - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/les-clinton-me-font-penser-a-the-godfather.html

    Cette élection présidentielle américaine est un show inouï depuis des décennies, observe l’analyste américain Lew Rockwell, et certains de ses protagonistes ressemblent à s’y méprendre aux personnages du fameux film sur la mafia.

    Lew Rockwell est un économiste américain, fondateur et président de l’Institut Ludwig von Mises, rédacteur du site lewrockwell.com.

    RT : Beaucoup de personnes de l’entourage proche d’Hillary Clinton font l’objet d’enquêtes du FBI – de cinq enquêtes distinctes. Comment cela est-il possible que le favori à la course présidentielle soit ainsi examiné à la loupe ?

    Lew Rockwell (L. R.) : La famille Clinton a cette réputation d’être corrompue, d’avoir commis des escroqueries dès le début de leurs mandats au gouvernement. Il est excellent que ces personnes fassent maintenant l’objet d’examen attentif. Je suis certain qu’ils s’en inquiètent tous. Donald Trump a promis que, s’il était élu, il nommerait un procureur spécial pour enquêter sur les crimes d’Hillary. Je pense que ce procureur spécial va enquêter sur leurs fonctionnaires. Cette élection est tellement amusante, c’est l’élection la plus intéressante et la plus inoubliable que j’ai jamais vue. Il y en a probablement eu de meilleures au XIXe siècle, mais moi, je trouve que c’est énorme.

    Toutes ces personnes sont des criminels. Je pense qu’il est faux que le FBI n’ait pas réussi à le prouver
    RT : Jusqu’à présent, le FBI n’a rien prouvé concernant le cas de Clinton. Mais elle fait l’objet d’une enquête, ses assistants et ses amis également – tout cela ne fait-il pas penser en quelque sorte aux Sopranos ou bien au film Le Parrain ?
    L. R. : Les Clinton me font penser à The Godfather, à l’exception près qu’ils ne présentent pas autant d’intérêt que Marlon Brando. Toutes ces personnes sont des criminels. Je pense qu’il est faux que le FBI n’ait pas réussi à le prouver. Le FBI est juste sous la pression de Loretta Lynch et, probablement, de Barack Obama. Ils ont arrêté la procédure, soulignant qu’elle [Hillary Clinton] n’était pas coupable. Je pense qu’on commence maintenant à se rendre compte de l’importance des crimes des Clinton. Nous avons 650 000 mails, montrant qu’elle partageait son ordinateur avec son mari - elle prétend ne pas savoir comment c’est arrivé. Je m’attends à ce que les démocrates accusent le KGB [d’être à l’origine de la fuite], étant donné qu’on accuse la Russie de tout - et ce, même si la KGB n’existe plus.

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    RT : Maintenant, une autre histoire : le FBI vient de publier 129 pages de son enquête de 2001 sur la fondation Clinton et l’amnistie de Mark Rich. Celui-ci avait été poursuivi à l’époque pour la plus grande évasion fiscale de l’histoire américaine. Bill Clinton l’a gracié au dernier jour de son mandat. Et on suspecte Rich d’avoir été un donateur de la famille Clinton. Le timing de la parution de cette affaire, que vous apprend-il ? 

    L. R. : Cela peut montrer que la FBI est fâché contre les Clinton. Toute l’affaire de Marc Rich est instructive. Ce n’est qu’un des crimes commis par Bill Clinton, mais Marc Rich était en fuite, et Bill Clinton l’a pardonné au dernier moment, le dernier jour où il était à son poste. Il a pris son temps pour voler ce qu’il voulait. Il y a eu également un scandale moins important sur le vol des meubles, à la fin du travail de l’administration de Clinton. Ils l’ont donc pardonné, et la Fondation Clinton a reçu énormément d’argent. C’était évidemment un pot-de-vin, du donnant-donnant. C’est comme ça que tout fonctionne à Washington.

    Bill Clinton a tué énormément de gens en Serbie et dans d’autres endroits, Hillary a aidé à tuer peut-être un million de personnes, elle voudrait en tuer bien plus
    Je ne soutiens pas les criminels parmi les Républicains, qu’il faut également démasquer, mais cela ne concerne pas que les Clinton. Les Clinton sont les pires, il faut leur faire subir une pression pour les forcer à cesser de faire ce qu’ils font, mettre un terme à leur belligérance. Bill Clinton a tué énormément de gens en Serbie et dans d’autres endroits, Hillary a aidé à tuer peut-être un million de personnes, elle voudrait en tuer bien plus. Il est très important d’arrêter ces criminels et que le FBI publie tout.

    RT : Si Bill l’a gracié en raison de ses dons : ce n’est pas la seule accusation du genre « payer pour jouer » ou quid pro quo contre Bill Clinton. Si Hillary est élue, sa présidence sera-t-elle différente ?

    L. R. : Je pense qu’elle est une plus grande criminelle que lui. C’est une grande criminelle, une trafiquante d’influence et bénéficiaire de pots-de-vin. Il n’y aura donc pas de grande différence [avec Bill], cela peut seulement devenir encore pire. Qui sait, elle pourra emmener Bill Clinton à la Maison Blanche, le laissant faire ce qu’il veut pour s’enrichir et enrichir sa famille de façon illégale.

    Hillary Clinton est dangereusement incompétente et qu’elle est entourée de nombre de personnes extrêmement stupides
    RT : Devin Nunes, chef du renseignement intérieur américain (House Intelligence Committee), a accusé lundi Hillary Clinton et ses assistants d’avoir laissé des documents sensibles en déplacement à l’étranger et à plusieurs reprises : en Russie, en Chine...
    Le porte-parole du département d’Etat a déclaré qu’il ne pouvait pas répondre à cette accusation, mais a suggéré que cela ne présentait aucune menace réelle. Cela vous surprend-il ? Pourquoi pensez-vous que l’évaluation des actions de Clinton n’est pas la même au renseignement intérieur et au département d’Etat ?

    L. R. : Une chose intéressante au sujet des mails de WikiLeaks nous montre qu’Hillary Clinton est dangereusement incompétente et qu’elle est entourée de nombre de personnes extrêmement stupides. Aucune stupidité, aucune erreur, ne me surprend. Elle a laissé derrière elle une flaque de sang et de désordre, tout comme son mari. Espérons seulement que ça ne va pas continuer.

    Il faut publier tout ce qui est non-classifié, sans édition. Les responsables du gouvernement estiment que tout ce qu’ils font doit être secret, alors que tout ce que fait la population doit être transparent et ouvert. Il faut que l’inverse soit valable, pour que la population puisse juger si le gouvernement fait bien son travail ou non. La publication, à mon avis, apporterait une révolution paisible, permettant de se libérer de l’oligarchie, c’est de cela dont le monde entier a besoin.