person:maduro

  • Notes sur la longue-vue de Poutine
    http://www.dedefensa.org/article/notes-sur-la-longue-vue-de-poutine

    Notes sur la longue-vue de Poutine

    29 mars 2019 – Il est absolument étonnant et révélateur si l’on prend la perspective stratégique longue de lire cette affirmation sous la plume d’un collaborateur central (“TTG”) du colonel Pat Lang, ancien analyste de la DIA qui contrôle aujourd’hui, en toute “indépendance informée”, le site Sic Transit Tyrannis (STT) : « Moscou a décidé que le sort du Venezuela et du gouvernement de Maduro est d’une grande importance stratégique pour la Russie et agit en conséquence. [...] [Les Russes] ne vont pas laisser les choses s’envenimer comme ils l’ont fait en Ukraine et en Syrie. »

    On sait l’attention de nous portons à STT, à Lang et à ses collaborateurs, parce que Lang est un ancien militaire US de haut niveau, dans un domaine très sensible et plus large que la seule chose (...)


  • Venezuela et menaces de Trump
    http://www.dedefensa.org/article/venezuela-et-menaces-de-trump

    Venezuela et menaces de Trump

    La crise vénézuélienne se poursuit, toujours sous la forme d’un gigantesque simulacre aux caractères très inhabituels, puisque complètement à ciel ouvert avec l’argumentation et l’action US exactement contraires à l’éclatante vérité-de-situation décrivant cette séquence. Pour autant, nous restons dans le champ de la communication du côté US, tandis que les Russes prennent certaines dispositions, modestes mais pas inutiles, pour soutenir le président vénézuélien.

    L’événement “du jour” est l’intervention de Trump exigeant le retrait “des Russes“ du Venezuela, selon une phraséologie étonnante de désintérêt pour les événements tels qu’on les voit se dérouler depuis deux mois où les USA ne cessent d’intervenir directement pour fomenter un coup de force contre Maduro. Mais Trump reste à cet (...)


  • Venezuela et menace de Trump
    http://www.dedefensa.org/article/venezuela-et-menace-de-trump

    Venezuela et menace de Trump

    La crise vénézuélienne se poursuit, toujours sous la forme d’un gigantesque simulacre aux caractères très inhabituels, puisque complètement à ciel ouvert avec l’argumentation et l’action US exactement contraires à l’éclatante vérité-de-situation décrivant cette séquence. Pour autant, nous restons dans le champ de la communication du côté US, tandis que les Russes prennent certaines dispositions, modestes mais pas inutiles, pour soutenir le président vénézuélien.

    L’événement “du jour” est l’intervention de Trump exigeant le retrait “des Russes“ du Venezuela, selon une phraséologie étonnante de désintérêt pour les événements tels qu’on les voit se dérouler depuis deux mois où les USA ne cessent d’intervenir directement pour fomenter un coup de force contre Maduro. Mais Trump reste à cet (...)


  • Le Venezuela dans le brouillard de la guerre de l’information
    https://lemediapresse.fr/international/le-venezuela-dans-le-brouillard-de-la-guerre-de-linformation

    « Il y a pourtant un troisième terme dans cette opposition duelle : un grand nombre d’intellectuels de gauche ont pris des positions critiques de Maduro et de ses dérives tout en s’opposant aux tentatives de putsch fomentées aux États-Unis, qui utilisent Guaidó comme figure de proue ». Pour comprendre le moment politique vénézuélien et […]

    #International


  • Tristes épigones, espoir et sabotages
    http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2019/03/tristes-epigones-espoir-et-sabotages.html

    Lorsque Alexandre le Grand mourut à Babylone, les généraux et compagnons qui avaient participé à l’épopée se disputèrent sa succession. Appelés Diadoques, ils étaient souvent déchirés entre deux visions. Ils avaient été membres à part entière de la formidable...

    • Il semble que Washington ait passé la vitesse supérieure dans sa tentative de prise de pouvoir à Caracas. C’est très vraisemblablement un sabotage électromagnétique qui a provoqué l’énorme coupure de courant qui a touché le pays en fin de semaine dernière. Chose intéressante, Pékin, qui propose d’ailleurs d’aider Maduro à restaurer l’électricité, parle ouvertement d’attaque cybernétique et accuse indirectement les Etats-Unis. Le plan était d’ailleurs dans les tuyaux du Pentagone depuis quelques années.

      Et maintenant, ce sont des usines de retraitement d’eau et des terminaux pétroliers qui, par le plus grand des hasards bien évidemment, se mettent à exploser. Les Follamour de Washington ont une explication toute faite : c’est la corruption des années Maduro qui est responsable de cette « dégradation ». Douce coïncidence, ces catastrophes ont lieu simultanément, les usines, centrales électriques et dépôts pétroliers s’étant sans doute donné le mot pour arrêter de fonctionner en même temps !

      La guerre semble déclarée. Après le flop de la pression « humanitaire », les bras cassés américains ont passé la vitesse supérieure et entrepris une campagne de sabotage, tactique quelque peu suicidaire s’ils veulent installer l’auto-proclamé au pouvoir. La ficelle est en effet tellement grosse que leur pion risque de voir sa légitimité torpillée dans la population vénézuélienne. Même les euronouilles, l’air gêné, préfèrent regarder ailleurs , c’est dire...


  • Le régime de Maduro n’a pas enflammé un convoi humanitaire | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100319/le-regime-de-maduro-na-pas-enflamme-un-convoi-humanitaire

    Selon une vidéo du NYT, c’est un opposant vénézuélien au régime de Maduro qui a accidentellement mis le feu à un convoi d’aide humanitaire le 23 février, et non les forces de sécurité du régime comme l’avaient affirmé sans preuve des responsables états-uniens.

    Footage Contradicts U.S. Claim That Maduro Burned Aid Convoy - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/03/10/world/americas/venezuela-aid-fire-video.html

    #mensonges #manipulation #etats-unis #venezuela


  • #Venezuela : pourquoi Maduro n’est pas encore parti ?
    (plus exactement, l’article répond à la question : pourquoi les Forces armées continuent-elles de soutenir Maduro)

    http://www.el-nacional.com/noticias/politica/bloomberg-por-que-maduro-abandonado-poder-venezuela_270765

    Bloomberg: ¿Por qué Maduro no ha abandonado el poder en Venezuela?
    Analistas entrevistados por el portal estadounidense indicaron que aún no se dan las condiciones para un quiebre en la Fuerza Armada Nacional

    Réponses résumées :
    • ce sont les forces armées les plus espionnées du monde
    • elles sont un appendice du PSUV depuis 20 ans
    • elles sont mouillées dans le narcotrafic
    • et ça ne fait que 3 semaines que ça a commencé


  • Coup d’État à l’italienne
    http://www.dedefensa.org/article/coup-detat-a-litalienne

    Coup d’État à l’italienne

    5 février 2019 – Les Italiens semblent avoir réalisé avec une certaine discrétion, mais tout de même en prenant garde de le faire savoir, un véritable “coup d’Etat” au cœur de cette forteresse de bureaucratie et de conformisme d’une idéologie radicalisée qu’est l’Union Européenne. Il s’agirait, dans le cadre de la crise vénézuélienne, du blocage par une menace de veto annoncé lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères, contre une reconnaissance par l’UE “unanime” du “président par intérim” Juan Guaido à la place du président Maduro.

    Diverses indications sur la position italienne spécifique dans cette affaire ont été données hier 4 février à l’agence Reuters. Mais c’est surtout RT.com qui est concerné, par des confidences venues directement d’un des deux partis de la coalition (...)


    • Ce qui laisse pantois dans la posture assumée par plusieurs capitales européennes – Berne se maintient pour sa part neutre –, c’est l’emballement à qualifier de « non légitime » le pouvoir en place à Caracas. Alors que ces gouvernements ne cessent de signer des accords commerciaux et militaires avec des régimes qui n’ont pas une once de fonctionnement démocratique. Cela sans oublier leur silence assourdissant lors des renversements de Dilma Rousseff au Brésil, de Manuel Zelaya au Honduras ou de Fernando Lugo au Paraguay.

    • On peut ajouter que l’élection (il s’agit de sa réélection l’année dernière avec entrée en fonction le 10 janvier 2019) de Maduro est peut-être contestable, elle n’est pas illégitime. D’autant plus qu’à l’époque l’opposition s’était – encore une fois – déchirée, n’arrivant pas à organiser un boycott unanime…

      Le véritable coup d’état a eu lieu en août 2017 (cf. mon historique de la crise actuelle https://seenthis.net/messages/755401 ) et à l’époque, les gouvernements occidentaux avaient simplement appelé la Constituante, élue de façon contestable, avec cette fois un boycott total de l’opposition, mais surtout totalement illégitime à s’auto-attribuer les pouvoirs de l’Assemblée nationale, à – justement ! – respecter les accords existants…


  • BILD in Venezuela : »Mein Kind muss sterben, weil ich kein Geld habe
    https://www.bild.de/politik/ausland/politik-ausland/bild-in-venezuela-mein-kind-muss-sterben-weil-ich-kein-geld-habe-59901546.bild.


    Quelle : BILD / Giorgos Moutafis, Paul Ronzheimer

    Le weekend commence et vous avez droit de la part de BILD à un reportage à vous faire pleurer . On vous y explique à quel point la situation au #Venezuela est tragique. La version dans l’édition sur papier ne contient que cette information. L’édition en ligne révèle son caractère manipulateur et faux. Des textes et graphiques supplémentaires expliquent le déclin du Venezuela vers l’enfer sans mentionner la guerre de la bourgeoisie et des bandes armée contre l’état, ses institutions et les défenseur de la politique socialiste du président. Bien entendu le journal ne fait pas allusion au boycott des #USA et des manoeuvres des corporations comme la saisie des infrastructures d’export de petrole. La conclusion implicite s’impose : c’est la faute aux Chavez, Maduro et leurs hordes socilistes si le pays est dans un tel état.

    Le message au public allemand est évident : Soutenez la ligne de la chancelière et soutenez les sanctions contre le Venezuela afin de stopper la catastrophe. L’Allemagne n’enverra pas de troupes en Amérique latine mais les lecteurs peu conscients des détails de la manipulation de BILD acceuilleront avec soulagement l’invasion du pays par les armées des ètats-Unis et des pays voisins contrôlés par des gouvernements de droite.

    Prendre en hôtage emotionnellement le public est une technique de manipulation chère aux militaristes. Dans le cas du Venzuela on ne peut pas appeller à la défense de nos campagnes, alors il faut un enfant ou un petit chien prétendument victime de machinations socialistes.

    Je me rappelle encore que les USA ont envahi la petite île de Grenade pour moins que cela. Heureusement le Venezuela a davantage d’allié que la petite île de la noix de muscade.

    BILD in Venezuela »Mein Kind muss sterben, weil ich keine Dollars habe

    Hyper-Inflation +++ Nahrungsmittel werden knapp +++ Ein Land vor dem Kollaps

    von: PAUL RONZHEIMER und GIORGOS MOUTAFIS (Caracas) veröffentlicht am 01.02.2019 - 22:26 Uhr
    Wenn sie über die zwei kleinen Jungen spricht, die neben ihrer Tochter Valentina (5) im Kinderkrankenhaus von Caracas gestorben sind, kommen Hilmar (34) die Tränen.

    „Sie hätten Medizin gebraucht, nach einer Therapie, bei Ihnen in Deutschland wären sie jetzt noch am Leben“, sagt sie zu uns. „Ich habe so große Angst, dass Valentina auch sterben muss, weil es keine Hilfe gibt.“

    Es ist Freitagmorgen in Caracas, wir sitzen im Kindergarten von Valentina, gerade eben haben alle zusammen die venezolanische Nationalhymne gesungen. Valentina trägt eine Schutzmaske, jeder Keim ist gefährlich für sie: Das Mädchen hat Leukämie (Blutkrebs), entdeckt wurde die Krankheit 2017.


    Hilmar (34) kämpft für ihre krebskranke Tochter – aber weiß nicht, was sie noch tun soll Foto: Giorgos Moutafis
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    Wer in Venezuela ins Krankenhaus kommt, hat ein hohes Risiko, dort zu sterben.

    Der Strom fällt aus, kaputte OP-Geräte, das Wasser ist schmutzig, Desinfektionsmittel fehlen. Aber das größte Problem: Es gibt kein Geld für teure Medikamente, die importiert werden müssen. Hilmar: „Ich habe der Regierung gesagt, dass mein Kind Leukämie hat, dass ich Hilfe brauche. Aber sie haben nur gesagt: Wir können nichts tun.“

    Hilmar musste das Geld für die erste Therapie privat auftreiben, hat ihr Auto und alle Habseligkeiten verkauft, wandte sich an Hilfsorganisationen, sammelte Spenden. Sie schaffte es, die erste Therapie zu finanzieren.


    Abgewetzte Matratzen: Wegen des fehlenden Geldes ist die Krankenhausausstattung in einem schlimmen Zustand Foto: Cristian Hernandez


    Zum Schaudern: Blick in ein Krankenhauszimmer in Venezuela Foto: Agustín Rodríguez/BILD

    Aber jetzt, knapp anderthalb Jahre später, braucht Valentina eine erneute Therapie. Und es fehlt wieder das Geld: Die einheimischen Bolivars sind wegen der Hyper-Inflation nichts mehr wert. „Wir müssen mit der Chemotherapie spätestens am Anfang des Sommers beginnen, aber uns fehlen noch mindestens 6000 Dollar. Wenn wir die Therapie nicht starten, droht meine Tochter zu sterben.“

    Die Mutter versucht in sozialen Netzwerken, Spender zu finden, wendet sich an berühmte Persönlichkeiten. „Es ist so schlimm in unserem Land, wie kann das alles passieren bei all dem Erdölreichtum, den wir haben?“


    Venezuela: Ölförderung 1970–2018 – Infografik

    Valentina ist trotz ihrer Krankheit ein aufgewecktes Mädchen, lernt Zählen und singt gerne Lieder. Aber am liebsten kuschelt sie mit ihrer Mutter. „Sie ist sehr tapfer, auch wenn sie ins Krankenhaus muss“, sagt Hilmar. „Ich habe aber jedes Mal Angst, weil die Situation dort so schlimm ist.“


    BILD-Reporter Paul Ronzheimer mit der kleinen Valentina (5) Foto: Giorgos Moutafis


    Chaos im Krankenhaus: Stühle, Kommoden und andere Ausstattung stapelt sich in einem Seitenzimmer Foto: Agustín Rodríguez

    Wer durch die Flure und Räume des Krankenhauses geht, bekommt das Schaudern. Zerfetzte Matratzen, dreckige OP-Räume, kaputte Türen. Viele Ärzte, die hier einst gearbeitet haben, sind ausgewandert, nach Argentinien, Brasilien oder Kolumbien. Die humanitäre Katastrophe Venezuelas wird nirgendwo so deutlich wie in den Krankenhäusern.


    Karte Flüchtlingsbewegungen aus Venezuela – info.BILD

    Heute wollen wieder Millionen auf die Straße gehen, weil sie diesen Zustand nicht mehr akzeptieren. Der selbst ernannte Interimspräsident Juan Guaidó will weiter Druck auf Nicolás Maduro ausüben.

    Auch Hilmar wird protestieren, sie sagt: „Die ganze Welt muss uns unterstützen. Es sterben in Venezuela Kinder, die leben könnten. Bitte helft uns!“

    Grenade (pays) — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Grenade_(pays)#Histoire

    L’opposition se rassemble principalement au sein du New Jewel Movement (NJM) dirigé par Maurice Bishop (dont le père a lui-même été assassiné par le régime). Devant l’impossibilité de manifester légalement, celle-ci commence à organiser une branche militaire, l’armée révolutionnaire du peuple. Lorsque les dirigeants du mouvement apprennent qu’Eric Gairy s’apprête à les faire assassiner, ils choisissent d’opérer un coup d’État : le 13 mars 1979, un groupe de militants s’empare de l’unique caserne de la Grenade et désarment les soldats qui n’opposent que très peu de résistance4.

    Le NJM constitue un Gouvernement révolutionnaire du peuple présidé par Maurice Bishop, qui exprime son objectif : « Nous sommes un petit pays, nous sommes un pays pauvre, avec une population de descendant d’esclaves africains, nous faisons partie du tiers-monde exploité et, définitivement, notre défi est de chercher la création d’un nouvel ordre international qui mette l’économie au service du peuple et de la justice sociale ». Le nouveau gouvernement inquiète les États-Unis, qui avaient précédemment soutenu Eric Gairy, et dont l’ambassadeur avertit : « Le gouvernement des États-Unis verrait avec déplaisir toute inclinaison de la part des Grenadins à développer des liens plus étroits avec Cuba4. »

    Le régime s’emploie en particulier à développer des politiques sociales : un Centre pour l’éducation populaire est créé pour coordonner les initiatives du gouvernement en matière d’éducation, notamment des campagnes d’alphabétisation. L’apprentissage du créole de la Grenade est autorisé à l’école. Néanmoins, la tendance du gouvernement de Bishop à marginaliser le rôle de l’Église dans l’éducation contribue à la dégradation des relations avec le clergé. Dans le secteur de la santé, les consultations médicales sont rendues gratuites avec l’aide de Cuba qui fournit des médecins, du lait est distribué aux femmes enceintes et aux enfants. En économie, les autorités mettent en place un système de prêts financiers et de matériel à l’attention des agriculteurs, et des coopératives agricoles sont mises en place pour développer l’activité. Le gouvernement de Bishop s’emploie également à développer les infrastructures, notamment en construisant de nouvelles routes et en modernisant le réseau électrique. Enfin, le gouvernement s’attaque aux cultures de marijuana pour favoriser l’agriculture vivrière et faire baisser la violence4.

    À l’international, la Grenade est de plus en plus isolée. Le Royaume-Uni suspend ses aides économiques et les États-Unis usent de leur influence pour bloquer les prêts du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. La situation se dégrade également sur le plan intérieur : le 19 juin 1980, une bombe explose pendant un meeting au cours duquel Bishop devait intervenir. L’engin fait trois morts et vingt-cinq blessés. Bishop accuse ouvertement « l’impérialisme américain et ses agents locaux ». La responsabilité réelle de la CIA est cependant incertaine ; si elle avait en effet imaginé des opérations de déstabilisation, l’administration Carter y était opposée. En 1983, Bishop se rend finalement à Washington pour essayer de "négocier la paix". Au sein du gouvernement socialiste, des dissensions opposent une faction pro-soviétique et les partisans de Bishop. Le voyage à Washington de celui-ci est désavoué par le comité central du parti qui le destitue.le 14 octobre 1983 et le remplace par une direction collégiale. Le 19 octobre, une grève générale est déclenchée par les partisans de Bishop qui conduit à l’arrestation de ce dernier. Alors que les manifestants tentent de franchir les barrages pour le libérer, Il est assassiné par l’armée le 19 octobre 19834.

    Six jours après la prise de pouvoir par l’armée en octobre 1983, la Grenade est envahie par une coalition menée par les États-Unis. Cette intervention est demandée par l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO). La requête est rédigée à Washington5. L’opération est le plus grand déploiement américain depuis la guerre du Viêt Nam. La guerre est rapide et la coalition américaine (7 000 soldats américains et 300 hommes d’Antigua, la Barbade, la Dominique, la Jamaïque, Sainte-Lucie et Saint-Vincent, qui n’ont pas participé aux combats) vient rapidement à bout des forces grenadiennes (800 soldats, assistés par 784 Cubains - pour la plupart des ouvriers qui participaient aux travaux de construction d’un aéroport - et quelques instructeurs provenant d’URSS et d’autres pays communistes).

    #politique #Venezuela #impérialisme #cancer #enfants #Bild_lügt


  • Suicide d’agriculteurs, concession de la part de l’UE 
    « Les hard brexiters ne se satisferont d’aucune hécatombe silencieuse »

    Derrière l’incendie des locaux de France Bleu Isère, l’armée
    Des milliers de Vénézuéliens appellent Maduro à se rebeller contre l’ombre des groupes anarchistes locaux

    Fourchette, doigts, baguettes… avec quoi se nourrissent les animaux ?
    « Nous n’avons plus aucune excuse pour continuer à traiter les 7,5 milliards d’humains comme nous le faisons »
    #de_la_dyslexie_créative


    http://beeple.tumblr.com


  • Au Venezuela, Maduro refuse de remettre son mandat en jeu
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/30/venezuela-maduro-se-dit-pret-a-negocier-guaido-espere-rallier-l-armee-a-sa-c

    Il se dit en revanche ouvert à de nouvelles législatives L’opposition prépare une nouvelle journée de manifestations, mercredi.

    Essayons l’exercice...

    En France, Macron refuse de remettre son mandat en jeu
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/30/venezuela-maduro-se-dit-pret-a-negocier-guaido-espere-rallier-l-armee-a-sa-c

    Il refuse aussi de nouvelles législatives. Les Gilets Jaunes préparent une nouvelle journée de manifestations, samedi.


  • « Le Venezuela ne doit pas devenir un champ de bataille international »
    https://www.bastamag.net/Le-Venezuela-ne-doit-pas-devenir-un-champ-de-bataille-international

    120 universitaires et intellectuels latino-américains et européens viennent de publier un appel international pour « arrêter l’escalade du conflit politique » au Vénésuéla. Rejetant à la fois « l’autoritarisme du gouvernement de Maduro », l’auto-proclamation de Juan Guaido comme président par intérim et « l’interventionnisme américain », cet appel appuie les propositions de médiations offertes par l’Uruguay et le Mexique et les initiatives qui visent à « rétablir la souveraineté du peuple ». A défaut, les (...)

    #Débattre

    / #Altermondialisme, #Amériques, #Guerres_et_résolution_des_conflits, #Souveraineté_populaire



  • Au Venezuela, la logique du pire

    Lors d’une grande manifestation de l’opposition, le 23 janvier 2019, le président de l’Assemblée nationale s’est autoproclamé président de la République par intérim. Il s’agit de M. Juan Guaidó, du parti Volonté populaire, la formation la plus à droite, la plus radicale, la plus convaincue qu’une intervention armée est la meilleure méthode pour se débarrasser du chavisme.

    De toute évidence, les choses ont été bien préparées, comme le souligne le Wall Street Journal. La veille, le vice-président américain Mike Pence avait invité les Vénézuéliens à manifester contre le président Nicolás Maduro, en les assurant du soutien des États-Unis. Et, quelques heures à peine après l’autoproclamation de M. Guaidó, des camions publicitaires circulaient dans les rues de New York, évoquant la chute de l’« usurpateur Maduro », remplacé par le « président Guaidó ».

    Le président colombien Ivan Duque et son homologue brésilien Jair Bolsonaro ont presque aussitôt annoncé que leur pays reconnaissait M. Guaidó. Le Pérou ainsi que le Canada leur ont emboité le pas, tout comme le président équatorien Lenin Moreno et M. Mauricio Macri, le président argentin. Au total, onze des quatorze États du groupe de Lima, créé pour « répondre à la crise vénézuélienne », ont fait de même. Manquent à l’appel le Guyana, Sainte Lucie et, surtout, le Mexique.

    Mexico a publié un communiqué commun avec l’Uruguay pour appeler à une issue pacifique à la crise, tout en précisant que les deux États reconnaissent toujours la légitimité de M. Maduro. De leur côté, la Bolivie et Cuba, qui ont toujours appuyé l’actuel gouvernement vénézuélien, réaffirment leur soutien à Caracas, tout comme Moscou, Ankara, et sans doute Pékin. Quant à l’Union européenne, elle réclame de nouvelles élections générales, « libres et crédibles », au Venezuela.

    Pour l’heure, l’armée vénézuélienne serre les rangs derrière le président Maduro.

    Le chaos économique et politique ne date pas d’hier au Venezuela. Dans une analyse de la situation publiée en novembre dernier, Temir Porras Ponceleón suggérait les moyens d’une issue pacifique à la crise actuelle.

    https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2019-01-24-Venezuela


  • De Chavez à Maduro
    http://www.dedefensa.org/article/de-chavez-a-maduro

    De Chavez à Maduro

    24 janvier 2019 – C’était le 15 avril 2002, la surprise, l’inattendue, et nous avions choisi comme titre : « Chavez nous surprend ». La veille (le 14 avril 2002, comme il va de soi), nous avions titré « Chavez sans surprise », parce qu’il nous semblait inéluctable que Chavez dût être emporté par ce coup d’État où Washington avait évidemment tout à dire, – comme avec Allende trente ans plus tôt, vieille habitude de souteneur du continent latino-américain, que le Big Business, le CIA après ce qui avait précédé, les éditos de la Grey Lady (le New York Times) assumaient depuis des décennies. Finalement, non, Chavez s’en était tiré, aidé par ses compagnons d’arme, et une ère nouvelle s’ouvrait pour l’Amérique Latine.

    Dix ans plus tard, Chavez, réélu une fois de plus et montrant sa formidable (...)


  • Mais qu’est donc ce si fier monsieur Mélenchon ? (première partie) | Planète sans visa
    http://fabrice-nicolino.com/?p=2648

    *

    Mais qu’est donc ce si fier monsieur Mélenchon ? (première partie)*
    29 mai 2017Morale, Mouvement écologiste, Politique, Pouvoir et démocratie

    Je sais bien que les mélenchonistes les plus mélenchoniens me détestent, mais cela ne m’a jamais empêché d’écrire sur leur héros ce que je voulais. Et je compte bien continuer ici, malgré leurs inévitables protestations. Je compte rappeler ici quelques points déjà abordés, puis ajouter une pincée de poudre noire dans la (si petite) blessure que je leur ai infligée. Avis à l’univers : il faut, il faudrait lire le texte qui suit en compagnie de celui qui le suivra. Où l’on verra, peut-être, les raisons profondes, les racines politiques, historiques et personnelles qui sont au commencement de mes lourdes critiques contre Mélenchon. Avis donc : il n’y a pas un article sur lui, mais deux.

    Et ça commence par un préambule. Je comprends en partie l’engouement de tant de gens pour La France Insoumise. Les proclamations de ce regroupement contiennent quelques belles idées qu’il serait pénible – et même stupide – de rejeter. Il est vrai que, et tout à mes critiques, je ne l’ai pas assez fait, grâce à ce mouvement et à Mélenchon, certaines questions sont sorties du réduit mental où elles étaient. Grâce à Mélenchon ? Vous avez bien lu : grâce à lui. Malgré tout ce que je peux lui reprocher, il a ouvert une porte, libérant des énergies qui s’épuisaient en vain à défendre des causes subalternes. Je me permets de faire un rapprochement avec le grand texte du pape François, Laudato Si, même si cela n’est pas de même nature, ni de signification et de puissance comparables. Je précise que François m’impressionne.

    Les si tristes funérailles d’Hugo Rafael Chávez Frías

    Je salue donc ceux des Insoumis qui ont placé la question écologique au centre de leur monde, même si c’est d’une manière qui ne me convient pas vraiment. Et Mélenchon itou, qui est parvenu à secouer sa tête chenue pour y faire entrer un peu d’air et de lumière. Sommes-nous d’accord ? Je l’espère, car cela ne va pas durer. D’abord, Mélenchon nous a bassinés je ne sais combien de dizaines de fois avec ce géant qui n’était qu’un nain, Hugo Rafael Chávez Frías, défunt président du Venezuela. L’apothéose de cette séquence a été la veillée funèbre, à l’annonce de la mort del Jefe au début de l’année 2013. Citation de Mélenchon : « Ce qu’est Chavez ne meurt jamais. C’est l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste, de la révolution ». Autre citation : « Il n’a pas seulement fait progresser la condition humaine des Vénézuéliens, il a fait progresser d’une manière considérable la démocratie ». On sentait le pleur tout près de sortir.

    Et là-dessus, silence total. Aucune explication n’est fournie de l’abominable descente aux enfers de ce grand pays. Le successeur, Maduro, fait endurer à son propre peuple la pire crise sociale qu’a connue le pays depuis son indépendance pour le coup bolivarienne de 1811. La camarilla militaire chaviste a copieusement pillé le pays et son immense rente pétrolière, distribuant des prébendes qui n’auront servi qu’à doper une consommation de biens importés. Rien de fondamental n’aura changé, alors que le chavisme au pouvoir a vingt ans d’âge. Les corrompus du sommet ont eu le temps de planquer les trésors volés à Miami, et je suis bien certain qu’ils ne paieront pas le prix de leur vilenie. Il ne restera bientôt plus rien du chavisme. Cela, une révolution ? J’aimerais presque croire que c’est une blague. Sur le sujet, j’ai écrit ici même, en 2009, un article qui peut se relire. On y découvre celui que Chávez décrivait comme un grand ami. Norberto Ceresole, fasciste et négationniste argentin, car c’est de lui qu’il s’agit, a fort contribué à la formation politique de Chávez, qui s’appuie comme chacun devrait le savoir sur le triptyque El Caudillo (Jefe), el ejército, el pueblo. Le chef, l’armée, le peuple. Une insupportable vision verticaliste du pouvoir, revendiquée pourtant. On peut aussi lire ceci ou encore cela.

    L’économie chinoise, chance pour l’humanité

    J’ai entendu Mélenchon oser face à Jean-Jacques Bourdin une phrase du genre : « Mais enfin, vous savez que Castro et Chávez sont morts ? », sous-entendant par là qu’il n’y avait pas lieu d’y revenir. Mais quelle audace ! Venant d’un homme qui se croit incarner l’Histoire en marche, et ne cesse de vanter telle ou telle figure de la Révolution française, c’est réellement gonflé. Et surtout ridicule pour qui se réclame encore du matérialisme et du marxisme. On pourrait donc faire parler les morts, mais pas tous. Seulement ceux qui arrangent la ligne politique du moment. Comme c’est commode.

    En 2012, j’ai remis le couvert et abordé une dimension proprement infâme du personnage Mélenchon en évoquant le sort fait au journaliste d’origine argentine Paulo Paranagua : c’est là. Un peu plus tard, toujours cette année 2012, j’ai commencé à parler d’autres pays de cette Amérique latine que j’ai bien connue, et pour lesquels Mélenchon avait les yeux de Chimène. Ainsi de l’Équateur et de sa si fameuse « révolution citoyenne ». Vous verrez ici le sort fait aux Indiens de Sarayaku, et l’ode de Mélenchon à la destruction du monde par l’économie chinoise (« Je considère que le développement de la Chine est une chance pour l’humanité », octobre 2012). Ainsi du Pérou, ici cette fois. Et encore deux fois sur l’Équateur : en septembre 2013 et en novembre 2016.

    Quant au Mélenchon « écologiste », il y a pléthore d’articles sur Planète sans visa. Je me permets d’en citer celui-ci, cet autre, celui-là et deux derniers, ici et là. Ils ont au moins trois ans, et depuis, je n’ai pas changé d’avis. Un seul exemple éclairera mon propos : le fameux meeting de l’hologramme, en février 2017. Lui à Lyon, son ombre portée à Auber. Eh bien, la totalité de la prestation était un show profondément anti-écologiste, articulé autour de trois frontières humaines à repousser plus loin : la mer, l’espace, le numérique. Rendez-vous compte un peu ! Si l’écologie a un sens, c’est bien celui d’avoir découvert puis admis les limites de l’action humaine. Simplement parce qu’un mur physique infranchissable empêche d’aller au-delà. Quand il n’y a plus de sol, on ne cultive plus rien. Quand il n’y a plus de poissons, on n’en pêche plus. Quand l’eau vient à manquer parce que nappes et rivières ont été surexploitées, les êtres vivants meurent un à un.

    Or à Lyon, il s’agissait d’aller encore plus loin. La mer ? Il faudrait lancer un vaste programme d’industrialisation à coup d’hydroliennes géantes, d’éoliennes off shore, d’usines aquacoles destinées à fabriquer des algues. Je n’invente rien. Et voyez comme Mélenchon parlait de nos pauvres océans sur son propre blog, le 26 mars 2012 : « Ne sommes-nous pas la nation d’Europe qui a su s’immiscer dans l’espace et qui occupe aujourd’hui la moitié du marché mondial des tirs de satellites ? N’avons-nous pas mis au point le navire de transport spatial le plus abouti pour alimenter la station internationale de l’espace ? Rien n’est hors de portée pour nous, sitôt que l’État et le collectif s’en mêlent ! La mer est notre nouvel espace de réussite et d’exploits scientifiques et techniques ! C’est ma proposition ! ».

    La si fabuleuse chienne Laïka

    Vous avez noté : « Rien n’est hors de portée ». Ou encore, dans une interview pathétique donnée à Match : « L’idée de l’expansion humaine en mer s’est présentée à moi comme une espèce d’antidote à la déprime générale. Et comme un fait d’évidence totalement occulté ! (…) Quand j’étais gamin, je découpais et je collectionnais les articles sur la conquête de l’espace. Je crois que j’ai encore dans ma cave un cahier où j’avais collé fiévreusement les exploits de la chienne Laïka et de Youri Gagarine ». L’expansion humaine, comme si elle n’avait pas assez détruit comme cela sur terre ! Et cette imagerie de pacotille sur l’espace, qui lui a fait acclamer à Lyon le savoir-faire des ingénieurs et l’excellence de la base de Kourou, oubliant l’essentiel, qui est de conquête, de conquête militaire, même si elle est pour l’heure pacifique encore. Dieu ! mais un écologiste commencerait évidemment, parlant de la mer, par parler de la dévastation des océans. Et réclamerait, c’est en tout cas mon point de vue, l’interdiction de la pêche industrielle. Or non, je le répète : aller plus loin encore, et ouvrir fatalement, compte tenu de ce qu’est l’économie réelle, la voie aux industries transnationales, seules à même d’investir massivement. Et je n’insiste pas, non, faute de place, sur le ridicule et plein accord avec le déferlement du numérique (et des jeux vidéos), qui pose pourtant des problèmes politiques de fond. Car quoi ? Qui ne sait que la démocratie est synonyme de lenteur, indispensable à la parole, à l’échange, à la coopération, à l’élaboration, à la décision ? La numérisation du monde pose des problèmes neufs, et graves. Mais pas pour Mélenchon.

    Je suis extrêmement long, mais je m’en excuse pas. Il s’agit en effet d’une affaire sérieuse. Sur un plan politique général, je reste stupéfait par la facilité avec laquelle des millions de gens semblent avoir oublié Mitterrand, à qui Mélenchon, ce n’est pas exagéré, voue un culte. L’ancien président a promis ce qu’on voulait bien croire, de manière à être élu, et puis s’est détourné sans explication de son plantureux programme. Certes, il ne fut coupable que de l’extrême faiblesse de ses suivants, croyants et courtisans. Mais tout de même ! Mélenchon ne se cache aucunement d’admirer au plus haut point un homme de droite qui a fait entrer le fric et le capitalisme le plus infect – Tapie, Berlusconi – dans l’imaginaire de la gauche française. Et cela n’aurait aucune signification particulière. Hier, des foules compactes ont acclamé les crapules staliniennes Thorez, Marty, Duclos, Aragon, Marchais. Et d’autres des politiciens « de gauche » soutenant les pires aventures coloniales, comme Guy Mollet, Robert Lacoste, Mitterrand déjà ou Gaston Defferre. Que veux-je dire ? Qu’il est au moins possible que la France dite insoumise repose sur le même rapport malsain à la politique et à l’autorité.

    Et si on parlait un peu de l’Internationale ?

    De vous à moi, ne voyez-vous pas que cette manière verticaliste – lui là-haut, nous en bas – tourne le dos aux rêves les plus anciens de l’émancipation ? Bien qu’ayant rompu avec beaucoup de l’imaginaire de ma jeunesse, je continue d’entendre L’Internationale avec davantage qu’un pincement au cœur. On y entend ces mots, que je revendiquerai pour ma part jusqu’à la fin : « Il n’est pas de sauveur suprême. Ni Dieu, ni César, ni Tribun ». Je crois sincèrement que Mélenchon se prend pour les trois.

    Avant d’achever ce qui, je vous le rappelle, est le premier volet d’une série de deux, je me sens contraint d’évoquer de graves mensonges de Mélenchon, qui n’ont attiré l’attention de personne. De personne en tout cas qui en ait parlé sur la place. Cela tombe donc sur moi, et je l’accepte comme le reste. Dans un livre d’entretiens paru il y a un an au Seuil (avec Marc Endeweld, Le Choix de l’Insoumission), Mélenchon y réécrit son histoire politique d’une manière qui m’a sidéré. Et offensé, car je continue à croire dans la vérité et la rectitude.

    Je n’en ferai pas la critique complète, qui serait pourtant méritée. Mais laissez-moi insister sur le Mélenchon lambertiste, dirigeant à Besançon de la secte appelée Organisation communiste internationaliste (OCI), celle-là même qui a fait de Jospin un espion de choix, membre du parti socialiste, jusqu’au poste de Premier secrétaire du PS après 1981, tandis qu’il était membre clandestin de l’OCI. Cette organisation a une histoire profondément noire, faite de graves violences contre les individus, et qui aura eu la grande originalité de soutenir des concurrents du FLN algérien – le MNA – manipulés par l’armée française ; puis de combattre toute participation aux luttes de la jeunesse contre la guerre américaine au Vietnam ; de refuser publiquement de participer aux barricades de mai 68 ; d’insulter sur tous les tons les combattants du Larzac, les antinucléaires des années 70, les militantes féministes, etc.

    Quand il soutenait Lip à l’insu de son plein gré

    Vous me direz qu’on s’en fout, mais vous me lisez, et je ne m’en fous pas. Mélenchon a été donc le chef – et chez eux, ce mot n’était pas à prendre à la légère – de l’OCI à Besançon pendant plusieurs années de l’après-68. Or dans son livre, il raconte de telles calembredaines qu’on ne peut les appeler autrement que des mensonges. Il raconte par exemple que la grève des travailleurs de Lip – elle débute au printemps 1973 – aurait suscité chez lui un énorme enthousiasme, ce qui est nécessairement faux. Toute personne ayant vécu cette époque sait que le courant lambertiste vomissait chaque semaine, dans sa feuille honteuse Informations ouvrières, les gens de Lip, au motif qu’ils avaient partie liée avec la CFDT honnie, très majoritaire dans l’entreprise. Et voilà que Mélenchon en rajoute, vantant le formidable curé de Lip, Jean Raguénès, que son mouvement, donc lui fatalement, exécrait publiquement et constamment.

    De même, il invente « une immense compassion » pour les Vietnamiens, qui aurait été la base de son engagement contre l’impérialisme américain. Pure bullshit. Les lambertistes comme lui maudissaient à ce point le Vietcong et le Nord-Vietnam qu’ils pourchassaient à coups de bâton ceux qui, dans les rues de Paris, défilaient pour la victoire du FNL vietnamien. J’en ai été le témoin direct, mais ce point ne saurait, de toute façon, être discuté.

    Enfin – il y a bien plus, mais je m’arrête là -, Mélenchon ose évoquer un soutien aux guérillas d’Amérique latine – cela cadre si bien avec son affection pour les nouveaux caudillos comme Chávez ou Correa – des années 70. On est là dans le grotesque, un grotesque nauséabond, car il y a derrière tout cela des morts. Je suis un témoin vivant de ces événements, et de cette époque, et quand Mélenchon affirme son adhésion à une « ligne d’action révolutionnaire de type insurrectionnel », j’ai un début de nausée. Ainsi que le clamait chaque semaine le journal de Mélenchon Informations Ouvrières, les lambertistes étaient VISCÉRALEMENT opposés à ces groupes, tels le MIR chilien, les Tupas d’Uruguay, le FSLN nicaraguayen qui avaient choisi l’affrontement armé.

    Je sais d’avance ce que diront certains lecteurs : il s’agit de vieilleries. Soit. Mais elles sont exprimées en 2016 par quelqu’un qui dit vénérer l’histoire des hommes, et qui combat officiellement toutes les cliques au nom d’un impérieux devoir d’honnêteté. La falsification, si elle n’est pas née avec le stalinisme, a atteint avec lui des sommets que nul n’est encore arrivé à dépasser. L’OCI et le passé de Mélenchon ont officiellement été antistaliniens, mais ils ont repris des méthodes qui étaient celles de leurs supposés adversaires. Je n’ai pas le temps de vous raconter l’affaire Michel Varga, très bien documentée. Et cela, figurez-vous, ne passe pas. Pour mieux comprendre pourquoi, il faudra attendre mon prochain rendez-vous, ici même. J’y parlerai de personnages beaucoup, beaucoup plus intéressants, comme par exemple Charles Fourier, Henry David Thoreau ou encore Nestor Ivanovitch Makhno et Élisée Reclus. Croyez-moi, l’air qu’ils ont bu ferait encore éclater plus d’un poumon.


  • Au médiateur de Radio France, suite au traitement de la crise vénézuélienne dans la matinale (16/11) de France Culture
    Maurice LEMOINE

    https://www.legrandsoir.info/au-mediateur-de-radio-france-suite-au-traitement-de-la-crise-venezueli

    Au nom de la droite et de l’extrême droite vénézuéliennes, merci à M. Guillaume Erner pour son traitement de la crise vénézuélienne, à travers une seule intervenante, représentante (assez caricaturale, je vous l’accorde, mais universitaire, vous avez eu raison de le souligner) de l’opposition.


    Merci d’avoir caché les responsabilités bien réelles de cette opposition dans la crise – en particulier dans le report (et non l’interdiction) du Référendum révocatoire.

    Merci d’avoir occulté que se déroule actuellement un « dialogue », sous les auspices d’individus extrêmement douteux – M. Ernesto Samper, secrétaire général de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) ; les ex-présidents panaméen et dominicain Martin Torrijos et Leonel Fernandez ; l’ex-chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero ; le représentant du Pape, Mgr Emil Paul –, dialogue auquel s’oppose la partie la plus « droitière » de l’opposition, représentée ce matin sur votre plateau.

    Merci d’avoir innocemment introduit une petite séquence « Jean-Luc Mélenchon » dans votre lynchage des présidents Chavez et Maduro.

    Merci encore de ne pas avoir mentionné, en évoquant les « pénuries » et la « famine », les similitudes étonnantes qu’elles présentent avec le phénomène constaté au Chili durant les mois qui ont précédé le renversement de Salvador Allende.

    Merci surtout d’avoir laissé raconter qu’on ne trouve plus un journal dans les rues de Caracas – les occasions de rire sont tellement rares que, lorsqu’il s’en présente une, il faut en profiter à fond.

    Merci, mille fois merci, de participer à l’affaiblissement du service public en lui ôtant toute crédibilité – ceux qui rêvent de le démanteler vous en seront gré.

    Maurice Lemoine
    Auteur de « Les enfants cachés du général Pinochet. Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation » (ed. Don Quichotte, 2015).

    Réaction envoyée ce matin au médiateur de Radio France, suite au traitement de la crise vénézuélienne dans la matinale (16/11) de France Culture. Invitée : Paula Vasquez (EHESS / CNRS).

    Pour ceux à qui cela donnerait des idées : http://mediateur.radiofrance.fr/contact/mediateur


  • #Venezuela: a Coup in Real Time » CounterPunch: Tells the Facts, Names the Names
    http://www.counterpunch.org/2015/02/02/venezuela-a-coup-in-real-time

    There is a coup underway in Venezuela. The pieces are all falling into place like a bad CIA movie. At every turn a new traitor is revealed, a betrayal is born, full of promises to reveal the smoking gun that will justify the unjustifiable. Infiltrations are rampant, rumors spread like wildfire, and the panic mentality threatens to overcome logic. Headlines scream danger, crisis and imminent demise, while the usual suspects declare covert war on a people whose only crime is being gatekeeper to the largest pot of black gold in the world.

    This week, as the New York Times showcased an editorial degrading and ridiculing Venezuelan President Maduro, labeling him “erratic and despotic” (“Mr. Maduro in his Labyrinth”, NYT January 26, 2015), another newspaper across the Atlantic headlined a hack piece accusing the President of Venezuela’s National Assembly, Diosdado Cabello, and the most powerful political figure in the country after Maduro, of being a narcotics kingpin (“The head of security of the number two Chavista defects to the U.S. and accuses him of drug trafficking”, ABC, January 27, 2015). The accusations stem from a former Venezuelan presidential guard officer, Leasmy Salazar, who served under President Chavez and was recruited by the U.S. Drug Enforcement Agency (DEA), now becoming the new “golden child” in Washington’s war on Venezuela.


  • US support for regime change in Venezuela is a mistake | Mark Weisbrot
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/feb/18/venezuela-protests-us-support-regime-change-mistake

    But what makes these current US statements important, and angers governments in the region, is that they are telling the Venezuelan opposition that Washington is once again backing regime change. Kerry did the same thing in April of last year when Maduro was elected president and opposition presidential candidate Henrique Capriles claimed that the election was stolen. Kerry refused to recognize the election results. Kerry’s aggressive, anti-democratic posture brought such a strong rebuke from South American governments that he was forced to reverse course and tacitly recognize the Maduro government. (For those who did not follow these events, there was no doubt about the election results.)


  • Venezuela: La campagne de droite de Maduro annonce l’austérité
    http://www.wsws.org/fr/articles/2013/avr2013/vene-a07.shtml

    Juste avant que le gouvernement n’annonce la dévaluation de la monnaie, Maduro a signalé que des compressions et l’austérité étaient en préparation. Il a dit : « Nous devons apprendre à faire beaucoup avec peu, beaucoup avec moins » et « nous devons changer la culture dans laquelle, en raison du pétrole, nous avons historiquement fait peu avec beaucoup ».
    Maduro lui-même est un parfait exemple de cette couche sociale que certains ont appelé la boliburguesia – une nouvelle section de la classe dirigeante au Venezuela qui doit son existence à la prétendue Révolution bolivarienne de Chávez.
    Elle a profité des contrats gouvernementaux, de la corruption et de la spéculation financière rendue possible par sa participation au régime de Chávez. S’étant enrichie à même les deniers publics, cette couche n’a aucun intérêt à abandonner la richesse qu’elle a amassée lors des dernières décennies et elle tente de consolider ses propres intérêts. Cette couche sociale sera violemment hostile à toute opposition venant de la classe ouvrière.


  • Maduro prête serment, l’opposition conteste sa légitimité - Libération
    http://www.liberation.fr/monde/2013/03/07/chavez-sera-embaume-comme-lenine_887118

    Le principal dirigeant de l’opposition vénézuélienne, le gouverneur Henrique Capriles, a affirmé que l’investiture du vice-président Nicolas Maduro comme président par intérim jusqu’aux prochaines élections était « une fraude constitutionnelle ». La décision du Tribunal suprême de justice d’autoriser l’investiture de M. Maduro est « une fraude constitutionnelle (...) un abus », a déclaré M. Capriles lors d’une conférence de presse, rappelant que « personne n’a élu Nicolas (Maduro) président ». Le TSJ a jugé vendredi que M. Maduro était juridiquement fondé à prêter serment comme président par intérim et à se présenter à la prochaine présidentielle.

    « Le peuple n’a pas voté pour toi, mon garçon », a lancé l’ancien candidat malheureux à la présidentielle du 7 octobre à l’adresse du dauphin du président Hugo Chavez, dont les funérailles se sont déroulées vendredi. « De quoi as-tu peur, Nicolas ? Nous sommes en compétition (...) tu as besoin d’utiliser le pouvoir de l’Etat pour aller à une élection ? », a-t-il encore demandé, en allusion à l’élection présidentielle anticipée que le pays devrait connaître dans un délai de 30 jours après la mort du président.

    Avec une régularité d’horloge, (cf. http://seenthis.net/messages/106372 pour l’illégitimité du report de la date d’entrée en fonction) l’opposition vénézuélienne reprend le refrain de l’illégitimité… Et Libération se garde bien d’expliquer à quel titre il y aurait illégitimité.

    On reprend et on commente.
    http://www.tsj.gov.ve/legislacion/constitucion1999.htm

    Art. 233 al. 3 Si la falta absoluta del Presidente o Presidenta de la República se produce durante los primeros cuatro años del período constitucional, se procederá a una nueva elección universal, directa y secreta dentro de los treinta días consecutivos siguientes. Mientras se elige y toma posesión el nuevo Presidente o la nueva Presidenta, se encargará de la Presidencia de la República el Vicepresidente Ejecutivo o la Vicepresidenta Ejecutiva.

    OK, la constitution dit explicitement que le vice-président « se charge » de la présidence de la république si le défaut absolu (la mort constituant un cas de défaut absolu, c’est le premier alinéa…) a lieu au cours des 4 premières années du mandat de 6 ans.
    Alors, fraude constitutionnelle ?

    En fait, le problème éventuel (mais je n’ai pas été voir la déclaration de Capriles) vient de cet article

    Artículo 229 . No podrá ser elegido Presidente o elegida Presidenta de la República quien esté de ejercicio del cargo de Vicepresidente Ejecutivo o Vicepresidenta Ejecutiva, Ministro o Ministra, Gobernador o Gobernadora y Alcalde o Alcaldesa, en el día de su postulación o en cualquier momento entre esta fecha y la de la elección.

    qui interdit à un candidat de rester à son poste de vice-président, ministre, gouverneur ou maire. On remarquera que la liste ne comprend pas le poste de président qui peut donc se présenter (une seule fois) à sa propre succession sans avoir à démissionner.

    La question que pose —peut-être — Capriles est donc si cet article s’applique à un président par intérim .

    Ce qui est frappant, surtout, c’est que l’opposition, obnubilée par l’illégitimité fondamentale du chavisme, dit vraiment n’importe quoi. Après avoir vociféré pendant 3 mois sur la vacance politique du pouvoir et appelé à des élections immédiates, elle râle parce que, constatant cette même vacance, il est procédé, conformément à la constitution au remplacement du président.

    Quant au le peuple n’a pas voté pour toi , c’est quand même assez cocasse dans la bouche du candidat battu…

    En fait, Capriles a tout compris,

    Con mirada nada normal, Capriles dijo. "en este día de dolor del pueblo, el TSJ despachó una sentencia de contenido político (...) en unas horas el vicepresidente de la República será juramentado como Presidente Encargado.

    «Esta sentencia señala que el vicepresidente será ahora Presidente Encargado y podrá postularse a las elecciones presidenciales», puntualizó el mandatario regional.

    … mais ça l’énerve…

    de : http://www.aporrea.org/oposicion/n224655.html

    • Bon, le Monde, aidé de l’AFP, s’y met aussi. Avec encore une autre interprétation…

      L’opposition parlementaire, en revanche, a largement boycotté l’événement, accusant le pouvoir de « fraude constitutionnelle ». Selon elle, l’intérim devrait être assumé par le président de l’Assemblée.

      http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/03/09/venezuela-maduro-a-prete-serment-et-demande-une-election-immediatement_18454

      Alors là, on mélange tout et on recommence…

      L’intérim par le président de l’Assemblée, c’est ce qui a lieu si le président n’entre pas en fonction. Mais, finalement, après diverses palinodies dont un appel en violation de la constitution à l’OEA (http://seenthis.net/messages/106372#message106389 ) l’opposition, la MUD et Capriles Radonski avait fini par accepter la décision du TSJ du 9 janvier.

      Quant au boycott de la prise de fonction de Maduro, elle a donné lieu à d’intenses débats dans l’opposition, chacun y allant de son interprétation de la constitution. La MUD ( Mesa de la Unidad Democrática ), ça a vraiment l’air d’etre le bazar…

      En primer lugar, [Henrique Capriles Radonski] aclaró que se aceptó el fallo del TSJ del 9 de enero que considera que la juramentación de Hugo Chávez no era necesaria y dio continuidad al Gobierno. Al aceptar eso, se aceptó que Nicolás Maduro, ante una falta absoluta, se convertiría en presidente encargado, como ocurrió ayer.

      Ça, c’est dans El Nacional de ce matin.
      http://www.el-nacional.com/politica/Capriles-TSJ-decide-presidente_0_149987890.html

      Avec un CR détaillé des bisbilles internes.

      Unos fueron, otros no
      Los diputados de la MUD participaron en varios debates sobre la pertinencia de asistir a la juramentación de Nicolás Maduro como presidente encargado. En principio el acto se realizaría en la Academia Militar y los diputados acordaron no asistir, entre otras cosas porque debería realizarse en la Asamblea Nacional. Se decidió con el voto de la mayoría, pero muchos no estuvieron de acuerdo.
      A las 4:25 de la tarde, el oficialismo anunció que la juramentación se haría en el Parlamento. Entonces los diputados se volvieron a reunir para tomar una decisión: unos acordaron asistir, como el caso de los parlamentarios de Copei, y otros mantuvieron su decisión de no ir.
      Quienes fueron, opinan que la oposición no puede ceder espacios como en el retiro parlamentario de 2005. En un comunicado, Copei aclaró que asistió bajo protesta, en el entendido de que tienen una responsabilidad superior con Venezuela. “Copei recuerda a la nación y al sector oficialista que la soberanía popular se constituye también con la oposición y la disidencia”, expresó el partido. Indicó que los diputados asistieron para no abandonar “los espacios de deliberación”.
      La justificación para no asistir fue expresada por el diputado Ángel Medina. El argumento más importante: el irrespeto a la carta magna, legitimado por la sentencia del TSJ del 9 de enero, que dio continuidad al gobierno de Hugo de Chávez y decidió que la juramentación ante la AN no era necesaria. Los diputados difieren y opinan que ya que Chávez no se juramentó y se produjo su falta absoluta, el presidente de la AN, Diosdado Cabello, debió asumir la Presidencia. Quienes apoyan esta tesis, como el diputado Andrés Velásquez, rechazan la juramentación de Maduro y consideran que asistir a la AN la hubiese legitimado.
      El diputado Hiram Gaviria opinó lo contrario. Dijo que se debe acatar la sentencia del TSJ del 9 de enero, que dejaría a Maduro con la responsabilidad de encargarse de la Presidencia. “Según esa sentencia estamos en el comienzo de un nuevo mandato, situación que permite, constitucionalmente, que Maduro se encargue de la presidencia”, señaló.

      On voit que ce que reprend LeMonde/AFP n’est que l’un des arguments du virulent débat interne exprimé par Ángel Medina.

      C’est le bazar…

    • Dans les commentaires de l’article du Monde, outre les grands classiques des pros et des antis, ça râle parce que personne ne prend le temps d’expliquer les arguments des uns et des autres ni ce que prévoit la constitution.

      Pour ça, il faut effectivement aller ailleurs. Ici, par exemple…


  • A Leader’s Cry in Venezuela - ‘I Am Chávez’ - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2013/03/07/world/americas/a-leaders-cry-in-venezuela-i-am-chavez.html?pagewanted=1&_r=0&nl=todayshead

    The puzzlement over what sort of leader Mr. Maduro will prove to be extends to Washington, where American policy makers have been feeling out Mr. Maduro for months, years even, to determine whether he might provide an opening for closer ties between the two nations.

    American officials say Mr. Chávez, despite his very public denunciations of Washington, worked behind the scenes to keep trade relations between the two countries, especially in the oil sector, strong. They recalled how Mr. Chávez once picked up the phone and dialed an American diplomat to talk policy, an odd move for a leader who more than once barred American ambassadors from Caracas and regularly denounced Washington and its leaders, sometimes using barnyard epithets. “The United States needs to fix this,” Mr. Chávez said during the call, which concerned the ouster of the Honduran president in 2009. “You are the only ones who can.”

    Beneath the bluster, American diplomats and analysts said, Mr. Chávez could be a pragmatist, albeit a sometimes bombastic one, and they hope Mr. Maduro will prove to be even more of one.

    Les États-uniens s’interroge sur la politique future du successeur désigné de Chávez.
    Du moins, les diplomates ; les barbouzes, eux, ne font pas part de leurs éventuelles interrogations ni de leurs réflexions au NYT…