person:mandela

  • Lettre à Alain Finkielkraut, par Dominique EDDE (L’Orient-Le Jour), via @mona
    https://www.lorientlejour.com/article/1160808/lettre-a-alain-finkielkraut.html

    Cher Alain Finkielkraut, je vous demande et je demande aux responsables politiques de ne pas minorer ces petites victoires du bon sens sur la bêtise, de la banalité du bien sur la banalité du mal. Préférez les vrais adversaires qui vous parlent aux faux amis qui vous plaignent. Aidez-nous à vous aider dans le combat contre l’antisémitisme : ne le confinez pas au recours permanent à l’injonction, l’intimidation, la mise en demeure. Ceux qui se font traiter d’antisémites sans l’être ne sont pas moins insultés que vous. Ne tranchez pas à si bon compte dans le vécu de ceux qui ont une autre représentation du monde que vous. Si antisionisme n’est plus un mot adapté, donnez-nous-en un qui soit à la mesure de l’occupation, de la confiscation des terres et des maisons par Israël, et nous vous rendrons celui-ci. Il est vrai que beaucoup d’entre nous ont renoncé à parler. Mais ne faites pas confiance au silence quand il n’est qu’une absence provisoire de bruit. Un mutisme obligé peut accoucher de monstres. Je vous propose pour finir ce proverbe igbo : « Le monde est comme un masque qui danse : pour bien le voir, il ne faut pas rester au même endroit. »

    • Lettre à Alain #Finkielkraut - Dominique EDDE - L’Orient-Le Jour

      En général avec Finkielkraut ou BHL, je préfère quand on les ignore tant leur pensée est totalement oblitérée, mais la lettre de Dominique Edde est tellement belle (Merci @mona de me l’avoir fait connaître sur twitter) que ça méritait d’être dûment référencé ici, voire discuté. Je vous encourage chaudement à la lire avec attention.

      Morceaux choisis :

      « Vous êtes parti sans faire de place à ma colère. »

      « votre intelligence est décidément mieux disposée à se faire entendre qu’à entendre l’autre. »

      « nous sommes défaits. Oui, le monde arabe est mort. Oui, tous les pays de la région, où je vis, sont morcelés, en miettes. Oui, la résistance palestinienne a échoué. Oui, la plupart desdites révolutions arabes ont été confisquées. Mais le souvenir n’appartient pas que je sache au seul camp du pouvoir, du vainqueur. Il n’est pas encore interdit de penser quand on est à genoux. »

      « Ne faites pas confiance au silence quand il n’est qu’une absence provisoire de bruit. Un mutisme obligé peut accoucher de monstres. Je vous propose pour finir ce proverbe igbo : « Le monde est comme un masque qui danse : pour bien le voir, il ne faut pas rester au même endroit. »

      l’islam salafiste, notre ennemi commun et, pour des raisons d’expérience, le mien avant d’être le vôtre, vous a-t-il fait plus d’une fois confondre deux milliards de musulmans et une culture millénaire avec un livre, un verset, un slogan. Pour vous, le temps s’est arrêté au moment où le nazisme a décapité l’humanité.

      #antisémitisme #anisionisme #israël #palstine #occupation #démolition #colonisation #liban #humanité #extrémisme

    • Oui, le monde arabe est mort. Oui, tous les pays de la région, où je vis, sont morcelés, en miettes. Oui, la résistance palestinienne a échoué. Oui, la plupart desdites révolutions arabes ont été confisquées. Mais le souvenir n’appartient pas que je sache au seul camp du pouvoir, du vainqueur. Il n’est pas encore interdit de penser quand on est à genoux.

    • @val_k

      Cher Alain Finkielkraut,

      Permettez-moi de commencer par vous dire « salamtak », le mot qui s’emploie en arabe pour souhaiter le meilleur à qui échappe à un accident ou, dans votre cas, une agression. La violence et la haine qui vous ont été infligées ne m’ont pas seulement indignée, elles m’ont fait mal. Parviendrais-je, dans cette situation, à trouver les mots qui vous diront simultanément ma solidarité et le fond de ma pensée ? Je vais essayer. Car, en m’adressant à vous, je m’adresse aussi, à travers vous, à ceux qui ont envie de paix.

      Peut-être vous souvenez-vous. Nous nous sommes connus au début des années 1980 à Paris, aux éditions du Seuil, et soigneusement évités depuis. Lors de l’invasion du Liban par Israël, vous n’aviez pas supporté de m’entendre dire qu’un immeuble s’était effondré comme un château de cartes sous le coup d’une bombe à fragmentation israélienne. Cette vérité-là blessait trop la vôtre pour se frayer un chemin. C’est l’arrivée impromptue dans le bureau où nous nous trouvions, de l’historien israélien Saul Friedländer, qui permit de rétablir la vérité. Il connaissait les faits. J’ai respiré. Vous êtes parti sans faire de place à ma colère. Il n’y avait de place, en vous, que pour la vôtre. Durant les décennies qui ont suivi, le syndrome s’est accentué. Vous aviez beau aimer Levinas, penseur par excellence de l’altérité, il vous devenait de plus en plus difficile, voire impossible, de céder le moindre pouce de territoire à celle ou celui que vous ressentiez comme une menace. Cette mesure d’étanchéité, parfaitement compréhensible compte tenu de l’histoire qui est la vôtre, n’eût posé aucun problème si elle ne s’était transformée en croisade intellectuelle. Cette façon que vous avez de vous mettre dans tous vos états pour peu que survienne un désaccord n’a cessé de m’inspirer, chaque fois que je vous écoute, l’empathie et l’exaspération. L’empathie, car je vous sais sincère, l’exaspération, car votre intelligence est décidément mieux disposée à se faire entendre qu’à entendre l’autre.

      Le plus clair de vos raisonnements est de manière récurrente rattrapé en chemin par votre allergie à ce qui est de nature à le ralentir, à lui faire de l’ombre. Ainsi, l’islam salafiste, notre ennemi commun et, pour des raisons d’expérience, le mien avant d’être le vôtre, vous a-t-il fait plus d’une fois confondre deux milliards de musulmans et une culture millénaire avec un livre, un verset, un slogan. Pour vous, le temps s’est arrêté au moment où le nazisme a décapité l’humanité. Il n’y avait plus d’avenir et de chemin possible que dans l’antériorité. Dans le retour à une civilisation telle qu’un Européen pouvait la rêver avant la catastrophe. Cela, j’ai d’autant moins de mal à le comprendre que j’ai la même nostalgie que vous des chantiers intellectuels du début du siècle dernier. Mais vous vous êtes autorisé cette fusion de la nostalgie et de la pensée qui, au prix de la lucidité, met la seconde au service de la première. Plus inquiétant, vous avez renoncé dans ce « monde d’hier » à ce qu’il avait de plus réjouissant : son cosmopolitisme, son mélange. Les couleurs, les langues, les visages, les mémoires qui, venues d’ailleurs, polluent le monde que vous regrettez, sont assignées par vous à disparaître ou à se faire oublier. Vous dites que deux menaces pèsent sur la France : la judéophobie et la francophobie. Pourquoi refusez-vous obstinément d’inscrire l’islamophobie dans la liste de vos inquiétudes ? Ce n’est pas faire de la place à l’islamisme que d’en faire aux musulmans. C’est même le contraire. À ne vouloir, à ne pouvoir partager votre malaise avec celui d’un nombre considérable de musulmans français, vous faites ce que le sionisme a fait à ses débuts, lorsqu’il a prétendu que la terre d’Israël était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Vous niez une partie de la réalité pour en faire exister une autre. Sans prendre la peine de vous représenter, au passage, la frustration, la rage muette de ceux qui, dans vos propos, passent à la trappe.

      Vous avez cédé à ce contre quoi Canetti nous avait brillamment mis en garde avec Masse et puissance. Vous avez développé la « phobie du contact » à partir de laquelle une communauté, repliée comme un poing fermé, se met en position de défense aveugle, n’a plus d’yeux pour voir hors d’elle-même. Cette posture typique d’une certaine politique israélienne, et non de la pensée juive, constitue, entre autre et au-delà de votre cas, la crispation qui rend impossible l’invention de la paix. C’est d’autant plus dommage qu’il y a fort à parier que le monde dont vous portez le deuil est très proche de celui d’un nombre considérable de gens qui vivent en pays arabes sous la coupe de régimes mafieux et/ou islamistes. Pourquoi ceux-là comptent-ils si peu pour vous ? Pourquoi préférez-vous mettre le paquet sur vos ennemis déclarés que donner leur chance à de potentiels amis ? Le renoncement à l’idéal, dont j’évoque longuement la nécessité dans mon dernier livre sur Edward Said, est un pas que vous ne voulez pas franchir. J’entends par idéal la projection de soi promue au rang de projet collectif. Or, le seul rêve politique qui vaille, on peut aussi l’appeler utopie, c’est celui qui prend acte de la réalité et se propose d’en tirer le meilleur et non de la mettre au pas d’un fantasme. C’est précisément le contraire de l’idéal en circuit fermé qui fonctionne sur le mode d’une fixation infantile et nous fait brusquement découvrir, à la faveur d’une mauvaise rencontre, qu’il nourrit la haine de ceux qui n’ont pas les moyens de ne pas haïr. Cet homme qui vous a injurié a tout injurié d’un coup : votre personne, les Juifs et ceux que cette ignominie écœure. Il ne suffit toutefois pas de le dire pour le combattre et moins encore pour épuiser le sujet. À cet égard, je vous remercie d’avoir précisé à la radio que l’antisémitisme et l’antisionisme ne pouvaient être confondus d’un trait.

      Peut-être aurez-vous l’oreille du pouvoir en leur faisant savoir qu’ils ne cloueront pas le bec des opposants au régime israélien en clouant le bec des enragés. On a trop l’habitude en France de prendre les mots et les esprits en otage, de privilégier l’affect au mépris de la raison chaque fois qu’est évoquée la question d’Israël et de la Palestine. On nous demande à présent de reconnaître, sans broncher, que l’antisémitisme et l’antisionisme sont des synonymes. Que l’on commence par nous dire ce que l’on entend par sionisme et donc par antisionisme. Si antisioniste signifie être contre l’existence d’Israël, je ne suis pas antisioniste. Si cela signifie, en revanche, être contre un État d’Israël, strictement juif, tel que le veulent Netanyahu et bien d’autres, alors oui, je le suis. Tout comme je suis contre toute purification ethnique. Mandela était-il antisémite au prétexte qu’il défendait des droits égaux pour les Palestiniens et les Israéliens ? L’antisémitisme et le négationnisme sont des plaies contre lesquelles je n’ai cessé de me battre comme bien d’autres intellectuels arabes. Que l’on ne nous demande pas à présent d’entériner un autre négationnisme – celui qui liquide notre mémoire – du seul fait que nous sommes défaits. Oui, le monde arabe est mort. Oui, tous les pays de la région, où je vis, sont morcelés, en miettes. Oui, la résistance palestinienne a échoué. Oui, la plupart desdites révolutions arabes ont été confisquées. Mais le souvenir n’appartient pas que je sache au seul camp du pouvoir, du vainqueur. Il n’est pas encore interdit de penser quand on est à genoux.

      Un dernier mot avant de vous quitter. Je travaille au Liban avec des femmes exilées par la guerre, de Syrie, de Palestine, d’Irak. Elles sont brodeuses. Quelques-unes sont chrétiennes, la plupart musulmanes. Parmi ces dernières, trois ont perdu un fils. Toutes sont pratiquantes. Dieu est pour ainsi dire leur seul recours, leur seule raison de vivre. Réunies autour d’une grande table, sur laquelle était posée une toile de chanvre, nous étions une douzaine à dessiner un cargo transportant un pays. Chacune y mettait un morceau du sien. L’une un tapis, l’autre une porte, une colonne romaine, un champ d’olivier, une roue à eau, un coin de mer, un village du bord de l’Euphrate. Le moment venu d’introduire ou pas un lieu de culte, la personne qui dirigeait l’atelier a souhaité qu’il n’y en ait pas. Face à la perplexité générale, il a été proposé que ces lieux, s’il devait y en avoir, soient discrets. À la suggestion d’ajouter une synagogue, l’une des femmes a aussitôt réagi par ces mots : « S’il y a une église et une mosquée, il faut mettre une synagogue pour que chacun puisse aller prier là où il veut. Et elle a ajouté avec le vocabulaire dont elle disposait : « Nous ne sommes pas antisémites, nous sommes antisionistes. » Toutes ont approuvé, faisant valoir que « dans le temps », tout ce monde-là vivait ensemble.

      Cher Alain Finkielkraut, je vous demande et je demande aux responsables politiques de ne pas minorer ces petites victoires du bon sens sur la bêtise, de la banalité du bien sur la banalité du mal. Préférez les vrais adversaires qui vous parlent aux faux amis qui vous plaignent. Aidez-nous à vous aider dans le combat contre l’antisémitisme : ne le confinez pas au recours permanent à l’injonction, l’intimidation, la mise en demeure. Ceux qui se font traiter d’antisémites sans l’être ne sont pas moins insultés que vous. Ne tranchez pas à si bon compte dans le vécu de ceux qui ont une autre représentation du monde que vous. Si antisionisme n’est plus un mot adapté, donnez-nous-en un qui soit à la mesure de l’occupation, de la confiscation des terres et des maisons par Israël, et nous vous rendrons celui-ci. Il est vrai que beaucoup d’entre nous ont renoncé à parler. Mais ne faites pas confiance au silence quand il n’est qu’une absence provisoire de bruit. Un mutisme obligé peut accoucher de monstres. Je vous propose pour finir ce proverbe igbo : « Le monde est comme un masque qui danse : pour bien le voir, il ne faut pas rester au même endroit. »

      Dominique EDDÉ est romancière et essayiste. Dernier ouvrage : « Edward Said. Le roman de sa pensée » (La Fabrique, 2017).

      –—
      Note de l’auteure

      Rédigée le 23 février dernier, cette lettre à Alain Finkielkraut a été acceptée par le journal Le Monde qui demandait qu’elle lui soit « réservée », puis elle a été recalée, sans préavis, 9 jours plus tard alors qu’elle était en route pour l’impression.

      L’article qui, en revanche, sera publié sans contrepoids ce même jour, le 5 mars, était signé par le sociologue Pierre-André Taguieff. Survol historique de la question du sionisme, de l’antisionisme et de « la diabolisation de l’État juif », il accomplit le tour de force de vider le passé et le présent de toute référence à la Palestine et aux Palestiniens. N’existe à ses yeux qu’un État juif innocent mis en péril par le Hamas. Quelques mois plus tôt, un article du sociologue Dany Trom (publié dans la revue en ligne AOC) dressait, lui aussi, un long bilan des 70 ans d’Israël, sans qu’y soient cités une seule fois, pas même par erreur, les Palestiniens.

      Cette nouvelle vague de négationnisme par omission ressemble étrangement à celle qui en 1948 installait le sionisme sur le principe d’une terre inhabitée. Derrière ce manque d’altérité ou cette manière de disposer, à sens unique, du passé et de la mémoire, se joue une partie très dangereuse. Elle est à l’origine de ma décision d’écrire cette lettre. Si j’ai choisi, après le curieux revirement du Monde, de solliciter L’Orient-Le Jour plutôt qu’un autre média français, c’est que le moment est sans doute venu pour moi de prendre la parole sur ces questions à partir du lieu qui est le mien et qui me permet de rappeler au passage que s’y trouvent par centaines de milliers les réfugiés palestiniens, victimes de 1948 et de 1967.

      Alors que j’écris ces lignes, j’apprends qu’a eu lieu, cette semaine, un défilé antisémite en Belgique, dans le cadre d’un carnaval à Alost. On peine à croire que la haine et la bêtise puissent franchir de telles bornes. On peine aussi à trouver les mots qui tiennent tous les bouts. Je ne cesserai, pour ma part, d’essayer de me battre avec le peu de moyens dont je dispose contre la haine des Juifs et le négationnisme, contre le fanatisme islamiste et les dictatures, contre la politique coloniale israélienne. De tels efforts s’avèrent de plus en plus dérisoires tant la brutalité ou la surdité ont partout des longueurs d’avance.

      Que les choses soient claires : l’antisémitisme n’est pas, de mon point de vue, un racisme comme un autre. Il est le mal qui signe la limite irrationnelle de l’humain dans notre humanité. Le combattre de toutes nos forces n’est pas affaiblir la Palestine, c’est la renforcer. Alerter un certain milieu intellectuel et politique sur les dangers d’une mémoire sioniste exclusive, c’est l’alerter sur la grave injustice qu’elle signifie, mais aussi sur le désastreux effet d’huile sur le feu antisémite que peut produire cette occultation de l’autre.

      D.E.

    • Et aussi

      Note de l’auteure

      Rédigée le 23 février dernier, cette lettre à Alain Finkielkraut a été acceptée par le journal Le Monde qui demandait qu’elle lui soit « réservée », puis elle a été recalée, sans préavis, 9 jours plus tard alors qu’elle était en route pour l’impression.

      L’article qui, en revanche, sera publié sans contrepoids ce même jour, le 5 mars, était signé par le sociologue Pierre-André Taguieff. Survol historique de la question du sionisme, de l’antisionisme et de « la diabolisation de l’État juif », il accomplit le tour de force de vider le passé et le présent de toute référence à la Palestine et aux Palestiniens. N’existe à ses yeux qu’un État juif innocent mis en péril par le Hamas. Quelques mois plus tôt, un article du sociologue Dany Trom (publié dans la revue en ligne AOC) dressait, lui aussi, un long bilan des 70 ans d’Israël, sans qu’y soient cités une seule fois, pas même par erreur, les Palestiniens.


      #le_monde

    • @touti : quand tu préconises Tor, c’est « Tor Browser » ou le réseau Tor ? J’ai pas encore osé me lancer dans ce truc car ça m’a l’air complexe.
      Sinon, j’utilise un service qui fournit des accès à des VPN, ce qui me permet de « délocaliser » mon IP, d’anonymiser mes connections et d’en crypter le contenu. Ça s’appelle « Cyberghost » et c’est payant aussi, mais bon ...

    • Oui TOR browser, et ça utilise le réseau TOR, faut arrêter d’avoir peur (les médias dominants ont bien travaillé avec le dark web, raaaa bouououuoouh TOR c’est le mal) , c’est aussi simple que n’importe quel navigateur.

    • Euh ... En fait, c’est pas le darquouèbe qui me fout les jetons, c’est la complexité technique du bouzin. Faudra que je teste sur une vieille machine sous Linux.
      Sinon, à propos de Cyberghost, un peu de doc ici même :
      https://www.tomsguide.com/us/cyberghost-vpn,review-4458.html

      Mais si j’arrive à maîtriser Tor (et son « brouteur »), j’abandonne derechef mon service payant. (Désolé @monolecte d’avoir squatté ton post avec mes angoisses techniques.)

    • Non mais ya rien à faire, tu ouvres TorBrowser et c’est fini. C’est juste un Firefox pré-configuré pour passer par Tor. Dès que tu l’allumes il fait un chemin au hasard dans les nœuds Tor, et du coup c’est comme si tu faisais ta requête depuis ailleurs (mais le nœud sortant est aussi en France). À tout moment t’as une entrée de menu « rouvrir avec un autre chemin » si tu veux le changer.





  • #Ahed_Tamimi offers Israelis a lesson worthy of Gandhi – Mondoweiss
    http://mondoweiss.net/2018/01/tamimi-offers-israelis

    Ahed and Nabi Saleh have shown that popular unarmed resistance – if it is to discomfort Israel and the world – cannot afford to be passive or polite. It must be fearless, antagonistic and disruptive.

    Most of all, it must hold up a mirror to the oppressor. Ahed has exposed the gun-wielding bully lurking in the soul of too many Israelis. That is a lesson worthy of Gandhi or Mandela.


  • La Catalogne entre deux feux
    Par Martin Garrigue

    Suivi de
    « Indépendance : bien au-delà d’un État en soi »
    Par Ivan Miró

    http://jefklak.org/?p=4503

    Dimanche 1er octobre, jour du référendum pour l’indépendance de la Catalogne, jugé illégal par le Tribunal constitutionnel de l’État espagnol, plus de deux millions de Catalan.es se sont rendu.es aux urnes, accueilli.es par de violentes charges policières. Les déclarations du président Mariano Rajoy « fier de l’action de la police », celles du roi (« Le problème en Catalogne, c’est les indépendantistes ») et le soutien des socialistes libéraux et journalistes d’État creusent encore le fossé. Face aux aspirations à l’autodétermination, les autorités espagnoles refusent tout dialogue et cherchent à imposer le statu quo par la force. Pour comprendre ce qui s’est passé ces derniers jours, voici le témoignage d’un français qui a vécu les événements depuis Barcelone, suivi de la traduction d’un article datant de 2012, montrant deux visions de l’indépendance qui coopèrent et s’affrontent tour à tour : social-libéral versus libertaire-révolutionnaire.

    Pour beaucoup de collectifs et de personnes impliquées dans les luttes sociales en Catalogne, les contradictions de ce mouvement ne manquent pas. Le patriotisme nous est particulièrement étranger. Voir des marées de drapeaux aux couleurs de la Catalogne est pénible, surtout quand ceux-ci servent à cacher les différences de classe qui traversent la société locale. Se retrouver dans la rue avec des gens de droite est plutôt bizarre, voire franchement désagréable. On a souvent peur d’être les idiot.es utiles de la construction d’un nouvel État qui sera probablement aussi corrompu que les autres. Les politiciens indépendantistes ont besoin de la mobilisation de rue, mais sont effrayés par un débordement possible sur leur gauche, et surtout désireux de garder le contrôle sur ce mouvement populaire si divers et chaotique. Pour garder la main, ils en appellent en permanence au seny , ce mélange de bon sens et de modération censé caractériser les Catalan.es. Pour les partisans du nouvel ordre catalan, le seny serait même le fondement de la construction du pays sur un modèle de démocratie libérale, intégré à (et sauvé par) l’Union Européenne.

    Dans un même mouvement, les politiciens et journalistes mainstream de Barcelone tentent par tous les moyens de construire l’unité patriotique. Et s’indignent des violences de la Guarda Civil, tout en glorifiant la police catalane – pourtant bien connue pour sa brutalité au cours des luttes sociales de ces dernières années. C’est la bataille pour ce qu’on appelle ici el relat : le récit de l’histoire, celle qui restera la version officielle. La référence permanente à Ghandi, Mandela et Luther King participe de la construction de ce mythe. Ceci est fortement alimenté par la peur compréhensible que la situation tourne à la guerre civile, ce que personne ne veut ; ou plutôt à l’occupation militaire du pays, ce que tout le monde craint.

    Malgré ces contradictions, une grande majorité des militant.es a décidé de s’impliquer dans la résistance populaire. Comme le disait un camarade sur un des nombreux points de blocage de la grève générale : « Si on reste à la maison, ce mouvement provoquera un changement seulement institutionnel. Mais si on s’en mêle, avec la force qu’ont nos réseaux anticapitalistes sur tout le territoire, on aura forcément une incidence sur les événements. Pour nous, c’est dans la rue et depuis la base que les choses se jouent. » Comme dit le slogan le plus repris de ce mouvement, hérité directement des mouvements squat et antifascistes : « Els carrers seran sempre nostres ! »


  • Liu Xiaobo, We Miss You - The New York Times
    https://kristof.blogs.nytimes.com/2017/07/13/liu-xiaobo-we-miss-you

    The Mandela of our age is dead, and Liu Xiaobo will at least now find peace after decades of suffering outrageous mistreatment by the Chinese authorities.

    Liu, 61, is the first Nobel Peace Prize winner to die in custody since the Nazi era, and his death is an indictment of China’s brutal treatment of one of the great figures of modern times.

    Even as Liu was dying of cancer, China refused to allow Liu to travel for treatment that might have saved his life. In a move that felt crass and disgusting, the Chinese authorities filmed the dying Liu without his consent to make propaganda films falsely depicting merciful treatment of him.

    For those of you who don’t know Liu, a few glimpses of him:

    1. He was a brilliant professor who in the spring of 1989 was a visiting scholar safely ensconced at Columbia University. But when the Tiananmen student democracy protests began, he rushed back to China to support the protesters. When the troops opened fire on protesters on the night of June 3-4, 1989, he could have fled but stayed to negotiate with the Army and arrange a safe exit for students from the center of Tiananmen Square. In the 1990’s as well, he could have moved to the West, but instead he stayed to fight for freedom in his own country

    2. His was also a great love story, and the Chinese brutalized his wife, Liu Xia, to put pressure on him. Liu Xia was emotionally fragile, and although she was never even charged with any crime she was confined to house arrest. The Chinese government knew that Liu Xiaobo would never crack, so it deliberately inflicted great isolation and suffering on his wife to gain leverage over him. Yet the couple persevered, and he once wrote a beautiful tribute to her: “Your love is the sunlight that leaps over high walls and penetrates the iron bars of my prison window, stroking every inch of my skin, warming every cell of my body … and filling every minute of my time in prison with meaning.

    3. Dissidents are often unreasonable people, for it takes something special to risk everything and challenge an oppressive state. Liu Xiaobo started out his career unreasonable, as an enfant terrible academic, but steadily became more moderate and reasonable in his career. His call for democracy, Charter 08, is a model of reasonableness, and he periodically complimented his persecutors on their professionalism to make clear that he did not resent them—and that is one reason I compare him to Mandela.

    4. It’s not clear that President Xi bears responsibility for Liu’s death, but that may well be the case. Although Liu died of liver cancer and had had hepatitis, a risk factor, Chinese prisons are notorious for their poor medical care, and prison authorities often deny medical care to dissidents as a way of putting pressure on them. It seems to me quite plausible that Liu’s cancer would have been discovered earlier, when it was more treatable, if he had not been incarcerated.

    5. Liu’s death in custody is also a window into how far backward Xi has taken China. For parts of the 1990’s and 2000’s, Liu was free and able to write for overseas and Internet publications. (I last spoke to him shortly before his arrest in 2008; State Security cut the phone connection after I identified myself.) China under Xi is less free than China was 20 years ago. I wrote an open letter to Liu a few days ago, describing him as perhaps the man I admire most, and I wish he could have seen it—but I’m sure the authorities did not allow him to do so.

    6. Most Chinese have never heard of Liu Xiaobo, because the state propaganda apparatus has suppressed discussion of him. Thus the paradox: The first person to win a Nobel for work in China has died, and he is little mourned in his own land. Yet for those of us who followed his extraordinarily important and courageous work over the decades, there is a great sense of emptiness and sadness—not so much sadness for Liu himself, who is now free of persecution, but sadness for China’s backward march and sadness for the timidity of world leaders at the brutalization of one of the great men of modern times. There is so much we can learn from Liu’s courage, decency and vision, and some time I look forward to placing flowers at the memorial to him at Tiananmen Square.



  • Op-Ed : The real indictment of Thabo Mbeki, by John Matisonn | Daily Maverick
    http://www.dailymaverick.co.za/article/2016-01-19-op-ed-the-real-indictment-of-thabo-mbeki

    la #paranoïa de Thabo Mbeki a détruit l’#ANC, et menace désormais l’avenir de l’#Afrique_du_sud

    Mbeki’s mistakes on AIDS and Zimbabwe need no repetition. They are well-known. But they point to a deeper indictment. South Africa has universities that produce experts, and an excellent medical tradition. Why were his policies not guided by the best scholars, by the many places where South African civil society could fill in the gaps in the ANC’s experience? (...)
    [Thabo Mbeki] inherited from Mandela a rich bench of leaders and a clear succession. The one he left was denuded.

    #histoire #gâchis #mémoires







  • Toujours à propos de ces mecs, de leurs organisations et de leurs tactiques et stratégies de merde . Je pense plus précisément au texte ignoble de ce gus des Indigènes de la république dans lequel il s’agissait de

    déconstruire la Shoa

    afin d’expliquer en quoi elle était devenue la religion du capitalisme, ou quelque chose comme ça. Cet gus démontrait clairement qu’il plaçait sa haine comme outil stratégique. Et les "Indigènes " déraillent dur s’ils ont lu cette saloperie sans ciller. Bref, voici un texte de T.Todorov concernant Mandela. (Ceux qui après lecture ne voient pas le rapport devront sortir leur tête de leur cul)
    excusez la grossièreté, elle est quasi inévitable devant des dégueulasses pareils.

    Tzvetan Todorov

    L’EXEMPLE DE MANDELA

    Les travaux de la Commission pour la vérité et la réconciliation, en Afrique du Sud, avaient provoqué un chœur d’opinions favorables, voire admiratives, dans les pays occidentaux. Pourtant, aucun de leurs gouvernements n’a cherché à infléchir son propre système judiciaire, en mêlant une dose de « justice réparatrice », principe dont se réclamait la Commission, à la « justice punitive », qu’on trouve à la base de leur système légal. A son tour, la mort de Mandela a suscité une avalanche d’hommages de la part des chefs d’Etat du monde entier. On peut douter cependant qu’ils mettent en œuvre les préceptes légués par l’homme politique sud-africain.
    Ce qui distingue Mandela des autres opposants au régime de l’apartheid n’est pas son intransigeance à l’égard de ce système politique fondé sur l’inégalité des habitants du pays, ni la durée ou la détermination de son engagement. Ce qui met son parcours à part et, on peut le dire rétrospectivement, en assure le succès, est une combinaison rare de sens politique et de vertu morale. Plusieurs faits de sa biographie en témoignent.
    Mandela et ses camarades de combat ont été condamnés en 1964 à la réclusion à perpétuité, peine qu’ils purgent dans la prison de Robben Island. Dans le pays continue la répression violente de toute forme de protestation. Au milieu des années soixante-dix, une nouvelle loi provoque des manifestations dans les rues de Soweto : elle impose d’étudier à l’école en afrikaans, la langue des maîtres. Ces manifestations sont écrasées dans le sang, on compte des centaines de morts, des milliers de blessés, des dizaines de milliers de condamnés. De sa prison, Mandela envoie un message de solidarité avec les victimes. En même temps, dans les rares heures libres que lui laisse le régime pénitentiaire de travaux forcés, il se consacre à une activité surprenante : il commence à apprendre l’afrikaans et lit des ouvrages sur l’histoire et la culture de la population blanche qui parle cette langue. Il adopte aussi un comportement envers ses geôliers qui tranche avec celui des autres détenus : plutôt que de leur manifester son hostilité, de s’enfermer dans le refus de tout contact avec ces représentants du régime honni, il cherche à communiquer avec eux. Ces gestes consistent donc à reconnaître non l’humanité des victimes, sur laquelle il n’a jamais eu le moindre doute, mais celle de l’ennemi, qu’il cherche à comprendre, à le voir aussi de la manière dont cet ennemi se voit lui-même. Mandela découvre alors que les comportements arrogants des gardiens et de leurs maîtres sont motivés, non tant par leur sentiment de supériorité, que par la peur – peur non seulement de perdre leurs privilèges mais de subir la vengeance des anciens opprimés. Il déclare donc : l’Afrikaner est un Africain, tout autant que ses prisonniers noirs.
    Un second moment décisif se situe une dizaine d’années plus tard. Entre temps, la situation internationale a changé, la fin de la guerre froide est proche, le danger communiste n’est plus un épouvantail crédible et l’Afrique du Sud s’est attirée l’opprobre des pays occidentaux. Les gouvernants sud-africains ont compris que l’évolution du régime est inévitable et ils ont besoin d’un interlocuteur représentant la population noire. Les prisonniers ont été envoyés dans un autre pénitencier, sur le continent ; à la suite d’une intervention médicale, en 1986, Mandela est séparé des autres détenus et encore déplacé. Ses camarades protestent, croyant qu’il s’agit d’une brimade. Mandela lui-même non seulement accepte sa nouvelle condition mais en est satisfait : elle lui permet d’agir individuellement, sans avoir à subir la pression du groupe. Il a compris à la fois que l’individu isolé est toujours moins radical que le groupe, car il n’a plus à tenir compte du regard des autres sur lui et n’a plus à se livrer à une surenchère ; et que dans le jeu serré qui se prépare, les rapports de personne à personne vont compter. Il ne prend pas ses distances avec son parti l’ANC, mais s’affranchit de sa surveillance.
    Au débit de 1989, le Premier ministre sud-africain Pieter Botha, partisan rigide de l’apartheid, souffre d’une congestion cérébrale, il sent que le temps lui est compté. Il a déjà été en contact écrit avec Mandela : en 1985, il a proposé à son prisonnier de le libérer, à condition que l’ANC renonce à la violence ; Mandela a refusé. Il n’exclut pas la violence par principe, à la manière de Gandhi, il ne la sacralise pas non plus : il y renonce quand il pense pouvoir atteindre le même but par d’autres moyens. En juillet 1989, Botha invite Mandela à prendre le thé dans sa maison. Son visiteur raconte plus tard qu’il a été frappé, non par les paroles échangées, mais par deux menus gestes. Botha lui a tendu la main aussitôt qu’il l’a vu ; ensuite, c’est lui-même qui a servi le thé. Mandela découvre en face de lui, non l’incarnation de l’apartheid, mais un individu. Le travail commun, la conversation sont des actes politiques. Mandela choisit alors, plutôt que de s’imposer en force, de chercher une situation acceptable pour les deux partis. Il résume sa position en deux points complémentaires : donner des droits égaux à tous (donc abolir l’apartheid), ne pas punir collectivement la minorité blanche.
    Un dernier épisode mérite d’être rappelé : en octobre 1992, un groupe d’anciens prisonniers de l’ANC, soupçonnés d’avoir collaboré avec le pouvoir blanc, dénoncent les conditions dans lesquelles ils ont été détenus. Mandela coupe court aux dénégations des responsables et déclare : « Pendant la plus grande partie des années 1980, la torture, les mauvais traitements et les humiliations étaient monnaie courante dans les camps de l’ANC. » Il a compris que la cause même noble ne légitime pas les actes ignobles, que la guerre a sa propre logique où l’on rend le coup pour le coup et où les combattants commencent à se ressembler. C’est cette compréhension qui fait que, après son triomphe électoral, Mandela encourage la voie de la justice réparatrice au détriment de la justice punitive.
    Dans le beau discours qu’il a prononcé aux funérailles de Mandela, Barack Obama dit que tout homme d’Etat devrait se poser la question : ai-je bien appliqué ses leçons à ma propre vie ? Il constate que le combat contre le racisme a remporté quelques victoires aux Etats-Unis aussi, que celui contre la pauvreté et l’inégalité, pour la justice sociale, rencontre toujours des obstacles solides. Mais Obama ne dit mot des combats que son pays poursuit toujours les armes à la main et qui n’évoquent pas moins les engagements de Mandela. Peut-on affirmer qu’on s’inspire de son exemple et de son refus d’exclure les ennemis d’une commune humanité quand les gouvernements américains successifs choisissent d’enfermer leurs ennemis réels ou supposés dans des camps-prisons comme celui de Guantanamo ; de frapper par des drones dans des pays lointains suspects et coupables, indifféremment, ainsi que les personnes qui se trouvent par hasard autour d’eux ; de mettre sur écoutes la population de leur propre pays et les responsables politiques ou économique des pays alliés ? La vertu morale de Mandela ne permet pas un tel abîme entre paroles et actes.


  • The Mandela Legacy
    http://africasacountry.com/the-mandela-legacy

    Madiba’s example of forgiveness, reconciliation, and humility are inseparable from his unwavering commitment to combat white supremacy, and promote equality and justice. That commitment, conveyed in his leadership, provided a beacon to the negotiations to replace apartheid with democracy. We saw it flash bright at CODESA after De Klerk used his closing remarks on the opening day of the CODESA negotiations to complain that the ANC had not abandoned its armed struggle, even as the parties were now gathered around the negotiating table. Mandela had already given his closing remarks and De Klerk was to have been the last speaker of the day. But an incensed Mandela insisted on returning to the podium where he castigated De Klerk so vehemently that two decades later De Klerk is still licking (...)

    #MEDIA #POLITICS #Albie_Sachs #FW_de_Klerk #Kader_Asmal #Nelson_Mandela #Oliver_tambo


  • Why aren’t we discussing Mandela’s Politics?
    http://africasacountry.com/why-arent-we-discussing-mandelas-politics

    Now that the first week after Mandela’s death is coming to a close, we’re finally beginning to see more critical obituaries, or at the very least nuanced accounts, and a gradual abandonment of hagiography. Of course, idealistic elements will remain for quite a while (if not forever), and even that vainglorious cynic Slavoj Žižek can’t help but reference “his […]

    #HISTORY #NELSON_MANDELA #Andrew_Ross_Sorkin #Davos #Freedom_Charter #nationalization #Slavoj_Žižek


  • #Mandela has been sanitised by hypocrites and apologists - the ANC liberation hero has been reinvented as a Kumbaya figure in order to whitewash those who stood behind apartheid” :
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/dec/11/mandela-sanitised-hypocrites-apologists-apartheid

    I had been looking for articles expressing this idea and had been disappointed at how weak there were... This one sets the record straight !


  • » Miscellanées du mercredi (Delamarche, Todd, Enarchie, Bartolone, L’Europe, UMP, Egalité, Le Point, Mandela, Aide)
    http://www.les-crises.fr/miscellanees-2013-12-11

    .........

    IV. Emmanuel Todd

    Emmanuel Todd à Mots croisés d’avant-hier. Il s’est bien lâché et je le trouve assez juste sur le fond. Je le suis moyennement sur le bienfait de la politique japonaise, et il devrait un peut tempérer sur la forme ses sorties sur l’Allemagne…

    Version courte :

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=f5a8WSfBCpc

    Version plus longue :

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=oW43U_NaJQI

    ........

    #Olivier-Delamarche
    #Philippe-Béchade
    #Jacques-Sapir
    #Emmanuel-Todd

    Miscellanées du mercredi (Delamarche, Todd, Enarchie, Bartolone, L’Europe, UMP, Egalité, Le Point, Mandela, Aide)



  • Notes sur Mandela comme miroir pour le Système
    http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_mandela_comme_miroir_pour_le_syst_me_09_12_2013.html

    • La mort de Mandela fut, et continuera à être l’objet d’une considérable hystérie de la communication activée par le Système. • La mort de Mandela fut un symptôme considérable de notre pathologie. • Elle est un signe non moins considérable de la quête désespérée du Système pour une légitimité dont l’absence le rend infiniment vulnérable dans ses entreprises, à ses propres yeux. • La mort de Mandela nous révèle une fois de plus, pour ceux, en tout cas, qui pensent que “révéler le vrai visage du Système”, c’est nous révéler nous-mêmes. • La mort de Mandela nous tend un miroir pour que le Système puisse s’y contempler.


  • Mandela’s Humanity was a Political Education
    http://africasacountry.com/mandelas-humanity-was-a-political-education

    If you became politically aware in the late 1970s, you became aware of a world in which no greater sustained evil existed than apartheid. There were other horrors, of course, but apartheid was insidious, entrenched, and total. It built a model of permanent exploitation and enforced it with violence. It classified human beings and forbade […]

    #HISTORY #NELSON_MANDELA #Joe_Slovo #Nelson_Mandela #Ruth_First #Steve_Biko #Thabo_Mbeki #Walter_Sisulu


  • Mandela’s Tarnished Legacy
    http://www.counterpunch.org/2013/07/11/mandelas-tarnished-legacy

    I had asked him why the pledges he and the ANC had given on his release from prison in 1990 had not been kept. The liberation government, Mandela had promised, would take over the apartheid economy, including the banks – and “a change or modification of our views in this regard is inconceivable”. Once in power, the party’s official policy to end the impoverishment of most South Africans, the Reconstruction and Development Programme (RDP), was abandoned, with one of his ministers boasting that the ANC’s politics were Thatcherite. “You can put any label on it if you like,” he replied. “ …but, for this country, privatisation is the fundamental policy.” (...) Source: John (...)


  • Mort de Mandela sur Twitter : quand l’hommage tue l’hommage
    http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-mort-de-mandela-sur-twitter-q

    Dates/Horaires de Diffusion : 6 Décembre, 2013 - 08:45 - 08:50

    Depuis quelques années maintenant, les grands événements du monde se vivent aussi dans les réseaux sociaux. Et la manière dont ils se vivent est une expérience propre. Qui vient s’ajouter à aux manières qu’on avait dans les vivre et les partager avant #Internet. La mort de Mandela est un grand événement du monde. On pourrait se contenter de considérer que l’afflux gigantesque des ...

    date de remontée fiction : Vendredi 6 Décembre (...)

    #Information #Idées #Innovation #Technique #Direct


  • The #New_York_Times “debates” #South_Africa’s future
    http://africasacountry.com/the-new-york-times-debates-south-africas-future

    I have no idea why I was thrilled to see a debate on the chief maladies of post-apartheid South Africa on the New York Times’ website. I honestly should’ve known better, but I just get excited whenever the Times covers South Africa, even if they only ever write about Mandela, xenophobia, and capital flight. The “debate” turned out [...]

    #MEDIA #OPINION #POLITICS #Eusebius_McKaiser #Gavin_Keeton #Haroon_Bhorat #Julius_Agbor #Marikana #Rachel_Jewkes