person:manuela carmena

  • Manuela Carmena y el Islam – Bulocracia
    https://blogs.publico.es/bulocracia/2019/03/12/manuela-carmena-y-el-islam

    Quand vous vous dites que ça pue en France, souvenez-vous que ce n’est pas mieux ailleurs, mais je ne sais pas si c’est une consolation. La maire de Madrid accusée de s’être convertie à l’islam... (Et alors, même si c’était le cas ?)

    A Carmena le gusta lo musulmán y no lo oculta, y es algo que le viene reprochando la oposición desde hace tres años. Pero la alcaldesa de Madrid no se ha convertido a nada, no se ha hecho musulmana “recientemente”. Esta noticia falsa que vuelve a recorrer las redes sociales parte de un sitio llamado El Cadenazo, que la publicó a finales del pasado diciembre como contribución al Día de los Inocentes. También se puede ver en una web donde se inventan las noticias llamada 12minutos y ahí sigue instalada en las redes, al menos en Facebook.

    Tampoco en su día regaló Carmena “cuatro mil viviendas para musulmanes” ni mandó “retirar el belén del Ayuntamiento” ni dar “una ayuda de 1.500 euros solo para inmigrantes“, que son otros bulos de los que ha sido víctima la alcaldesa madrileña.
    “Golpe de oración”

    Esta fake news para inocentes se ilustra con una foto en la que Carmena aparece con una gran cicatriz en la frente, que se produjo a consecuencia de una caída. Pero en el texto de El Cadenazo se afirma que la brecha se debe a que Carmena ejecuta con extrema devoción el “golpe de oración” cada una de las cinco veces que reza al día. Por ello se deja la sesera a diario en su empeño en la oración, literalmente.


  • En Espagne, consensus sur l’« Aquarius »

    https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/18/en-espagne-consensus-sur-l-aquarius_5316922_3214.html

    L’initiative du premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, d’accueillir les 630 migrants présents sur le navire humanitaire a été saluée par les partis politiques.

    Sur la façade de la mairie de Valence, une immense banderole flottait au vent, dimanche 17 juin, alors que les 630 migrants de l’Aquarius mettaient enfin un pied au sol, après plus d’une semaine de périple en mer. Dessus, un slogan : « Nous voulons accueillir. » Et une légende : « Le passé est en noir et blanc. Le futur, multicolore. » Plus de 2000 personnes, volontaires, personnels soignants, traducteurs, étaient présentes pour assurer leur accueil.

    C’est une leçon de solidarité sans fausses notes qu’a offerte Madrid en annonçant, dès le 11 juin, son désir d’accueillir les migrants de l’Aquarius, que l’Italie et Malte avaient refusé de recevoir, provoquant une nouvelle crise européenne sur les migrants. La plupart des pays craignent les réactions de leur opinion publique sur ce sujet sensible depuis la vague migratoire de 2015.

    Mais l’Espagne fait exception. Le premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, n’a en effet rencontré que très peu de critiques en Espagne. Ce geste humanitaire a renforcé l’image du nouvel exécutif, qui gouverne en minorité depuis le 1er juin à la suite d’une motion de défiance contre le conservateur Mariano Rajoy, aussi bien vis-à-vis des Espagnols que de la communauté internationale.

    Lorsque le gouvernement a rendu officielle sa décision, les éloges ont plu. Ada Colau, maire de Barcelone et ancienne activiste du droit au logement qui, le matin même, s’était dite disposée à accueillir les migrants de l’Aquarius car « l’obligation d’un gouvernement démocratique est de ne pas regarder ailleurs », a salué un « changement chargé d’espoir dans la politique humanitaire du gouvernement de Pedro Sanchez ».

    « Le devoir de porter secours »

    Le parti de la gauche radicale, Podemos, a félicité, sur Twitter, une « bonne décision ». La maire de Madrid, Manuela Carmena, s’est dite « heureuse face à une réponse pleine de bon sens ». « Nous les recevrons les bras ouverts », a-t-elle ajouté. Rapidement, elle a offert 100 places de logements immédiatement disponibles, tout comme la mairie de Barcelone. Près de 200 mairies ont suivi. Et plus de 800 particuliers ont aussi offert un logement.

    Le lehendakari (président régional) basque, Iñigo Urkullu, s’est joint à cette vague de solidarité en se disant « disposé à accueillir 10 % des personnes qui se trouvent sur le bateau (…) C’est une question de dignité humaine et de respect des droits de l’homme ». Tout comme la présidente de la région de Navarre, Uxue Barkos. Le président de Catalogne, Quim Torra, a proposé d’accueillir l’intégralité des rescapés de l’Aquarius. Quant au président du parti libéral Ciudadanos, Albert Rivera, il a défendu la décision « humaine d’essayer de sauver des vies » tout en réclamant une politique migratoire « efficace », qui évite la « souffrance » des migrants, et que « personne ne mette sa vie en jeu ».

    Le Parti populaire (PP, droite) a été plus gêné sur la question, mais cela a mis en évidence ses divisions. Le 11 juin, le porte-parole du Parti populaire en Catalogne, Xavier Garcia Albiol, a estimé que la décision de Pedro Sanchez était « adéquate », tout en ajoutant que « l’Espagne ne peut pas devenir une grande ONG où tout le monde peut venir (…) car les ressources sont limitées ». Une réaction suivie, le lendemain, par celle du coordinateur du PP, Fernando Martinez-Maillo, qui a évoqué le « danger » de faire de l’Espagne une « passoire ».

    Ces déclarations ont été rapidement contredites par plusieurs élus du PP dont le président régional de Galice, Alberto Nuñez Feijoo, l’un des favoris dans la course à la succession de M. Rajoy, qui a assuré, le 13 juin, qu’il faut « laisser la politique de côté » face à une « urgence humanitaire » et au « devoir de porter secours ».

    « AUCUN PARTI N’A ACTIVÉ LE RESSORT XÉNOPHOBE POUR GAGNER DES VOIX », EXPLIQUE LE POLITOLOGUE PABLO SIMON

    Pour le politologue Pablo Simon, l’accueil des réfugiés fait largement « consensus » en Espagne, avec « plus de 85 % des Espagnols qui y sont favorables ». « Aucun parti n’a activé le ressort xénophobe pour gagner des voix », explique ce professeur de l’université Carlos-III de Madrid, tout en rappelant que le PP « a jusque-là rivalisé politiquement avec les socialistes pour remporter des voix au centre ». Selon le Centre de recherche sociologique, seuls 3,3 % des Espagnols mentionnent l’immigration parmi leurs principales préoccupations, très loin derrière le chômage, la corruption et les difficultés économiques.

    Seul parti d’extrême droite, la formation extraparlementaire Vox, qui n’a obtenu que 0,2 % des voix lors des dernières législatives, a tenté une opération de propagande en organisant un sondage sur Twitter : « Face à l’effet d’appel que suppose le geste de propagande de Pedro Sanchez avec l’Aquarius, faut-il ouvrir les frontières et que tous viennent, comme le veulent le PP, PSOE, Ciudadanos, Podemos et les séparatistes, ou protéger les frontières et aider à l’origine comme le défend Vox ? » Mais 81 % des 100 000 internautes qui y ont participé ont défendu l’ouverture des frontières.

    Le gouvernement espagnol, qui vient d’annoncer son intention de rétablir l’accès au système de santé publique pour les sans-papiers et de retirer les lames tranchantes sur les barbelés installés à Ceuta et Melilla, les villes autonomes espagnoles situées en Afrique du Nord, n’a affronté qu’une seule polémique : les conditions d’accueil des migrants de l’Aquarius.

    Cherchant dans un premier temps à éviter de faire des distinctions avec ceux qui arrivent chaque semaine sur les côtes espagnoles après avoir traversé le détroit de Gibraltar – un millier ce week-end –, il leur a finalement accordé un permis de séjour exceptionnel pour raisons humanitaires de quarante-cinq jours, au terme duquel ils devront régulariser leur situation, sans que n’aient été totalement exclues de possibles expulsions.


  • Les laboratoires citoyens madrilènes : la fabrique des « communs urbains » – UrbaNews
    https://www.urbanews.fr/2016/01/11/50396-laboratoires-citoyens-madrilenes-fabrique-communs-urbains

    Si la crise économique a indéniablement joué un rôle d’accélérateur dans l’émergence des Laboratorios ciudadanos, il existait d’ores et déjà à Madrid un terreau intellectuel favorable à leur développement.

    D’abord grâce à la présence de collectifs d’architectes-urbanistes qui ont initié et théorisé de nouvelles manières de faire et de penser la ville. On pense ici à des agences d’avant-garde comme Ecosistema Urbano, Basurama, Todo por la Praxis, Paisaje Transversal ou, plus récemment, les jeunes architectes d’Improvistos.

    Ces collectifs ont jeté les bases d’un nouvel urbanisme fondé sur des modes de gestion collaborative des villes, la participation citoyenne et l’intégration systématique des dimensions artistiques et culturelles. Cet urbanisme « de código abierto » (Tato, Vallejo, 2012) s’est aussi largement appuyé sur le développement d’outils numériques, à-même de stimuler l’expression citoyenne et la co-production des projets : plateformes numériques contributives, maquettes urbaines interactives, kits de collecte et de visualisation de données urbaines, etc.

    Le jardin le plus connu se nomme « Esta es una Plaza » (« Ceci est une place »). Il a été créé par un groupe d’étudiants, de jeunes professionnels et d’habitants, sur un terrain abandonné depuis une trentaine d’années dans le quartier de Lavapiés. Après avoir obtenu de la municipalité la gestion temporaire de cet espace, le groupe a promu un modèle d’autogestion, permettant à chaque citoyen de contribuer librement au fonctionnement du lieu, tout en bénéficiant en retour des infrastructures et des activités socio-culturelles.

    Un autre Laboratoire citoyen réputé est le Campo de la Cebada. Il est situé au centre de Madrid, près de la Plaza Mayor, sur un espace de plus de 5000 m2. Ce lieu accueillait auparavant une piscine municipale, qui a été détruite en 2009 pour construire un grand complexe commercial. Mais la crise économique a laissé la place à un gigantesque terrain vague, réapproprié par les habitants en septembre 2010, lors des « nuits blanches » madrilènes. A cette occasion, le collectif EXYZT proposa le projet « Isla Ciudad » : la construction d’une piscine éphémère, entièrement réalisée en bois.

    Cette première expérience permit à des collectifs d’artistes et d’habitants de prendre conscience de l’intérêt de se réapproprier cet espace pour inventer de nouveaux usages. En février 2011, la mairie de Madrid accepta de céder temporairement la gestion du lieu à des associations du quartier. Depuis, le Campo de la Cebada a connu un développement exponentiel de projets, que ce soit dans des domaines sociaux (systèmes d’échange de services), artistiques (street art, ateliers de photographie, de poésie, de théâtre), sportifs (aménagement de terrains de basket et de jeux) ou culturels, avec l’organisation de festivals de musique et de cinéma en plein air.

    Le Campo de la Cebada sert également de support à l’aménagement de jardins collectifs et de mobiliers urbains co-construits. Les bancs, les gradins ou les paniers de basket ont tous été fabriqués grâce à l’intervention de collectifs d’architectes, d’habitants et d’ingénieurs. Ces derniers ont utilisé les outils et licences libres de Fab Labs madrilènes pour construire des mobiliers modulables, entièrement réalisés à partir de matériaux recyclés. Une coupole géodésique a été récemment fabriquée grâce à la collecte de plus de 6000 € sur a plateforme de financement participatif Goteo.org. Précisons que l’ensemble des activités du Campo de La Cebada sont auto-gérées lors de rencontres régulières, qui réunissent l’ensemble des collectifs du quartier (habitants, commerçants, associations, etc.).

    Cette co-production va jusqu’à concerner la fabrique des espaces publics et des infrastructures urbaines. A l’image de l’expérience barcelonaise (Besson, 2015), on observe à Madrid une certaine inflexion de la notion de « droit à la ville » d’Henry Lefèbvre. Au sein des Laboratorios ciudadanos, les citoyens ne se limitent pas à défendre un égal accès aux ressources, aux espaces de la ville, ou à une plus grande participation ; ils souhaitent devenir des agents actifs de la transformation de leurs quartiers, et participer à produire, au-delà de la vie sociale, éducative ou culturelle, l’espace public, le mobilier et autres infrastructures urbaines.

    Désormais, les collectivités doivent être moins celles qui planifient de manière top-down et unilatérales, que celles qui orientent, accompagnent et mettent en relation. C’est d’ailleurs toute la réflexion que conduit actuellement la municipalité de Madrid, avec à sa tête Manuela Carmena (Podemos) et un ensemble de collectifs madrilènes (Esta es una Plaza, el Club de Debates urbanos, etc.). Cette réflexion semble d’autant plus nécessaire, qu’en l’absence de politiques urbaines adaptées aux spécificités des Laboratorios ciudadanos, il existe le risque de leur instrumentalisation par les collectivités afin de se décharger de certains coûts.

    Les intérêts seraient potentiellement nombreux : faire prendre en charge par les Laboratorios une partie des missions et services traditionnellement assurés par les Institutions publiques ; revaloriser des espaces et des ensembles immobiliers vacants ou résoudre des problèmes socioéconomiques sans avoir à investir dans leur résolution. Les Laboratorios ciudadanos n’échappent pas à un certain nombre de questions, et notamment sur le caractère quelque peu utopique de leur mode d’organisation, fondé sur l’autogestion et la participation généralisée. Mais ils n’en constituent pas moins des expériences prometteuses pour repenser les politiques urbaines à l’heure de l’économie collaborative et d’une culture numérique généralisée.

    #Communs #Communs_urbains #Madrid #Cebada


  • Melchor Rodriguez Garcia L’HONNEUR DE L’ANARCHISME | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/toni-cardona/blog/110117/melchor-rodriguez-garcia-lhonneur-de-lanarchisme

    Melchor Rodriguez Garcia L’HONNEUR DE L’ANARCHISME

    11 janv. 2017 Par toni cardona Blog : Le blog de toni cardona

    La municipalité de Madrid présidée par la respectable Manuela Carmena, vient sur proposition du groupe municipal « ciudadanos » d’accepter qu’une rue de Madrid porte le nom de l’anarchiste Melchor Rodriguez Garcia. Un homme oublié, honneur de la République, et du mouvement libertaire. Un andalou universel.

    Favori
    Recommander
    Alerter
    Imprimer

    Partager
    Tweet
    Partager sur Google+

    19 commentaires 10 recommandés

    Poster Melchor Rodríguez, el ángel rojo

    La municipalité de Madrid présidée par la respectable Manuela Carmena, vient sur proposition du groupe municipal « ciudadanos » d’accepter qu’une rue de Madrid porte le nom de l’anarchiste Melchor Rodriguez Garcia. Celui-ci fut le dernier maire de la capitale de l’Espagne républicaine. Le seul dont aucune rue ne portait son nom. Un homme oublié que l’Espagne redécouvre, un andalou, un espagnol universel.

    Les communistes staliniens firent une sorte d’OPA sur le gouvernement de la deuxième république espagnole, forts de l’aide que Staline moyennant les réserves d’or de l’Espagne, leur accordait au compte goutte. Le seul gouvernement (avec le Mexique) qui aida un peu le peuple espagnol à défendre sa république.

    Les staliniens firent aussi une sorte d’OPA sur la mémoire de la guerre d’Espagne. En France on retient, la défense de Madrid, les brigades internationales, La Pasionaria, Guernika. Pas le martyre de Malaga, le génocide d’Andalousie, ou les anarchistes comme Cipriano Mera, ou Melchor Rodriguez Garcia.

    Melchor Rodriguez Garcia naquit en 1893 à Séville, dans le célèbre quartier populaire de Triana, référence du flamenco. Orphelin de père, sa mère était ouvrière dans une usine de cigarettes, elle éleva dans le dénuement Melchor et ses deux autres frères. Avec juste un peu d’études primaires, il devint apprenti chaudronnier à 10 ans. Passionné de corridas, il tenta de devenir torero, mais il était déjà attiré par la politique et les idées. Il fut blessé lors d’une corrida à Madrid, et dut abandonner en 1920 cette pittoresque carrière.

    En 1921 il reprend un travail d’ouvrier carrossier à Madrid, et entre au syndicat alors hégémonique à Madrid ; l’UGT.

    Il ne se sent pas à l’aise à l’intérieur de ce syndicat socialiste, qui a conclu un pacte avec le gouvernement du dictateur Primo de Rivera. Il penche vers le mouvement anarchiste, persécuté par la dictature. Il devient un des membres fondateurs du mouvement à Madrid, en adhérant à la CNT-FAI.

    Il est des plus actifs, organisant le syndicat des carrossiers, il écrit dans la presse clandestine anarchiste, et se retrouve régulièrement sous les barreaux. Sa fille Amapola, un jour demande à sa mère où se trouvait son père ce jour là, elle lui répondra « où veux tu qu’il soit ? dans sa maison ; la prison. »

    Melchor est choqué par les conditions de vie des prisonniers, et entre deux incarcérations, milite pour l’amélioration de leur existence, non seulement les conditions de ses camarades anarchistes, mais celles de tous les prisonniers. Il sera plusieurs fois arrêté sous la dictature de Primo de Rivera, mais aussi sous le gouvernement de la deuxième république. Il jouit d’un immense prestige au sein du mouvement anarchiste, il se réclame d’un courant humaniste à l’intérieur de l’anarchisme, il fonde un groupe appelé « los libertos »

    Lorsque la guerre éclate à Madrid, Melchor est consterné par les massacres qui commencent dans le camp républicain, il décide immediatement de cacher des religieux ou de potentielles victimes de la terreur « rouge ».


  • Aujourd’hui en librairie : Squatter le pouvoir de Ludovic Lamant

    Et si c’était dans les villes que l’Europe sociale voyait le jour ? Si c’étaient les maires qui faisaient advenir le projet de communauté défiguré par les banques, la troïka et de médiocres économistes ? Voilà l’un des espoirs que nous donne l’Espagne d’aujourd’hui. Loin du marasme austéritaire et cravaté, des mairies indignées et rebelles ont surgi dans des dizaines de villes, dont Barcelone et Madrid. Malgré les promesses de Podemos, la politique nationale espagnole bégaie. Mais à l’échelle municipale, des figures fortes et charismatiques, comme l’ancienne squatteuse Ada Colau et la juge antifranquiste Manuela Carmena, explorent de nouvelles façons de faire de la politique.

    Ludovic Lamant a rencontré des dizaines de femmes et hommes des marées citoyennes qui ont déferlé sur la péninsule ibérique. Alternant témoignages, reportage et analyse politique, il remonte aux origines politiques, historiques et sociales du phénomène et en propose un premier bilan. Portrait de plateformes citoyennes inédites en Europe, ce récit d’un soulèvement qui perdure se révèle être aussi une boîte à idées pour les mouvements de défense des communs ailleurs dans le monde.

    https://www.luxediteur.com/catalogue/squatter-le-pouvoir

    #Espagne #Ada_Colau #Podemos #Ludovic_Lamant #municipalisme #15-M #indignés


  • A Madrid, une journée sans maillot de bain
    http://www.ouest-france.fr/europe/espagne/madrid-une-journee-sans-maillot-de-bain-4352674

    Faites tomber les maillots  ! Le 24 juillet prochain sera la Journée sans Maillot de Bain à Madrid selon le journal espagnol El País. C’est dans un communiqué que la maire de Madrid, Manuela Carmena, a autorisé les piscines volontaires à se joindre à l’initiative. L’évènement n’interdira néanmoins pas les bikinis, shorts et maillots en tout genre pour ceux qui le souhaitent.


  • Rassemblement #PasEnNotreNom #Réfugiés #RefugeesDignity

    Plus de 3000 personnes, hommes, femmes, enfants, sont mortes ces derniers mois en essayant de rejoindre nos côtes, nos pays, nos villes.

    Simples citoyens ne pouvant rester indifférents à une tragédie humaine qui déshonore la France et l’Europe, nous promettons de nous retrouver chaque semaine Place de la République :

    Pour montrer notre solidarité et marquer notre indignation.

    Pour demander l’accueil des réfugiés et le respect de la dignité humaine de tous les migrants.

    Pour dire que l’Europe ne peut se hérisser de murs et transformer ses mers en charniers sans perdre son âme. Notre âme.

    Pour affirmer que pareilles politiques répressives menant à tant de drames humains ne sauraient être menées en notre nom. Pas en notre nom !

    Pour partager notre honte, mais aussi nos espoirs.

    Les disparus de Méditerranée et les morts d’EuroTunnel, les noyés de la Mer Egée et les asphyxiés d’Autriche ont des noms et des destins.

    Par-delà nos clivages politiques, nos divergences idéologiques ou nos choix religieux, laissons parler notre humanité et retrouvons-nous ce samedi 5 septembre à 17h Place de la République à Paris.

    Signons, commentons, reprenons, partageons, et surtout descendons dans la rue samedi..

    https://www.facebook.com/events/115934458759304
    #solidarité #asile #migrations #réfugiés #Paris #France #rassemblement #manifestation
    signalé par @reka

    • Et à #Genève :
      Nous relayons un appel à rassemblement lancé par quelques citoyennes sur Facebook :

      « Sur une plage de Bodrum, un tout petit garçon de trois ans et son frère de cinq ans ont été retrouvés morts hier matin. Ils essayaient de rejoindre l’Europe, afin de trouver un moyen de se rendre au Canada, où leur tante les attendait, car leur pays d’origine, la Syrie, est en guerre.
      Ils auraient pu prendre un paquebot, un train ou un avion, et arriver sains et saufs, si les frontières de l’Europe n’avaient pas été fermées pour eux.
      Ils auraient pu déposer une demande d’asile auprès de l’Ambassade de Suisse en Turquie, si la procédure d’ambassade suisse n’avait pas été abrogée par la dernière révision de la Loi sur l’asile.
      Nous nous rassemblerons vendredi à 18h30 à la place Neuve, devant l’entrée du parc des Bastions, dans le calme et le recueillement, afin de signifier que nous, citoyennes et citoyens, en avons assez d’être complices de ces politiques migratoires meurtrières.
      Joignez-vous à nous avec une bougie, un poème, un dessin ou une banderole. »

    • Le rassemblement de samedi à Paris, Place de la République est contesté ici par le collectif "La Chapelle en Lutte" :

      Résumé de la situation : le collectif La Chapelle en Lutte, collectif de soutiens, réfugiés et migrants, occupe le lycée Guillaume Budé à Place des Fêtes. Il a été associé sans consultation en AG au rassemblement de samedi, qui est une opération de communication orchestrée par des journalistes, communiquants, personnalités médiatiques

      Le rassemblement « PAS EN NOTRE NOM » prévu, le samedi 5 septembre place de la République au nom des migrants, est une initiative relative aux réfugiées, ainsi qu’il est écrit : "Notre dénominateur commun, s’il faut en désigner un, est avant tout le respect de la dignité humaine et celui de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés" (page Facebook de l’événement). Ce rassemblement qui doit avoir lieu toute les semaines est organisé par Raphaël Glucksmann, très proche de Bernard-Henri Lévy et fils du philosophe André Glucksmann qui, rappelons-le, a soutenu la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Glucksmann fils, personnage fort douteux et influent est à l’initiative du rassemblement au coté de Tatiana F. Salomon et Natacha Quester-Simeon, entrepreneuses et consultantes média, fondatrices du club Power Girl 3.0, présenté comme une organisation « de femmes influentes, leader d’opinion » . On trouve dans la liste des organisateurs, « initiateurs », Florence Benzacar, journaliste chez Lagardère et Michèle Fitoussi, Féministe mainstream, Journaliste à ELLE.

      Il s’agit bien d’un COUP DE FORCE, et d’une récupération des luttes actuelles des migrants (qui reposent sur l’union des réfugiés et des sans-papiers), un événement poétique et politique inédit. L’opération s’appuie sur la reprise du slogan, « pas en notre nom » né lors des manifestations du 11 janvier. A première vue, cela semble être une reprise ironique, mais les organisateurs s’appuient volontairement en fins communicants sur le pouvoir mobilisateur des slogans en lettre blanche sur fond noir, qui ont fait la preuve de leur popularité avec le « JE SUIS CHARLIE ». Raphaël Glucksmann, qui cherche à percer en France, invite à une reprise du patriotisme à l’extrême droite :

      La suite ici :
      https://paris-luttes.info/surtout-en-leur-nom-3717

    • cette phrase me défrise « Pour demander l’accueil des réfugiés et le respect de la dignité humaine de tous les migrants » ; si on comprend bien, pour les réfugiés c’est l’accueil et pour les autres migrants c’est seulement le respect de leur dignité mais sans l’accueil (genre, « humanité et fermeté » ... ?)

      mais que ce n’est en aucun cas un refus de ce rassemblement ; ça m’exaspère tous ceux qui consacrent toute leur énergie à hurler à la récup de droite et à cracher sur Raphaël Glucksmann (l’un des gars qui ont lancé, mais qui a demandé à ce que son nom soit retiré pour ne pas personnaliser) sur le mode « fils de, copain de » (ce qui est aussi puant que stérile). Et qui bien sûr ne proposent rien. Misère de la radicalité...
      Quant au collectif La Chapelle en lutte, il n’y a pas d’unanimité sur la « dénonciation » citée ci-dessus (signée par deux de ses membres), certain.e.s proposent d’aller faire un point fixe dans le rassemblement où les migrants exposeraient sans médiation leurs revendications
      Occasion de rencontrer des gens sincèrement indignés et sans doute pas aussi au fait que les tenants de la juste ligne pour leur raconter des trucs : pas de tri entre « bons » réfugiés et « mauvais » migrants, responsabilité de l’UE et des Etats-membres, indécence des déclarations de Hollande et de Valls, liberté de circulation, suspension de Dublin3 et arrêt de Frontex...
      tandis qu’en Espagne partout ça reprend et ça déborde les propositions d’Ada Colau et Manuela Carmena... intelligence politique et stratégique en acte, vieille pratique des alliances et implantations locales


  • Surprise, il y a des imbéciles partout, même chez Podemos
    https://reflets.info/surprise-il-y-a-des-imbeciles-partout-meme-chez-podemos

    A peine « arrivé au pouvoir », Podemos en fait l’expérience… La maire de Madrid, Manuela Carmena, en poste depuis cinq jours est déjà aux prises avec la réalité. D’une part, elle déclare que certaines parties de son programme sont en fait des « suggestions » -et ne seront donc pas suivies d’effet, d’autre part, la nouvelle maire est […]


  • Manuela Carmena, nouvelle reine de Madrid
    http://www.taurillon.org/manuela-carmena-nouvelle-reine-de-madrid

    Presque inconnue et maintenant au-devant de la scène, simple citoyenne engagée, Manuela Carmena prend la mairie de Madrid. Ancienne magistrate et à la tête d’une coalition de gauche radicale, elle a mené une campagne électorale atypique, mais au succès fulgurant. A travers elle, c’est le mouvement #Podemos, « Nous pouvons », créé depuis 2011 qui s’enracine dans le paysage espagnol. Contre une classe politique traditionnelle à bout de souffle, ces nouvelles forces citoyennes se sont imposés aux élections régionales et locales.

    Actualités

    / #Espagne, #Élections, Podemos

    http://www.touteleurope.eu/l-union-europeenne/portraits-d-europeens/synthese/manuela-carmena-ancienne-juge-de-gauche-radicale-maintenant-a-madrid.ht
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/05/25/a-madrid-manuela-carmena-la-rouge-a-toutes-les-chances-de-l-emporter_4639692
    http://www.theguardian.com/world/2015/may/30/madrid-next-mayor-ex-communist-judge-manuela-carmena
    http://www.theguardian.com/world/2015/may/25/madrid-mayor-countess-communist-esperanza-aguirre-manuela-carmena
    http://www.liberation.fr/video/2015/05/26/thomas-piketty-sur-podemos-on-a-besoin-d-un-renouvellement-dans-les-parti
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/06/11/manuela-carmena-sera-investie-maire-de-madrid_4652449_3214.html
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/06/12/manuela-carmena-annonce-ses-premieres-mesures-a-la-mairie-de-madrid_4653337_


  • Les Inrocks - Espagne : Virginie Despentes raconte la révolution sans fard
    http://www.lesinrocks.com/2015/06/02/actualite/virginie-despentes-raconte-la-revolution-sans-fard-11751528

    La question de la dette, qui justifiait la destruction des vies de tous, s’est posée d’une façon plus directe qu’ailleurs, aussi les gens qui vivent en Espagne sont moins convaincus que nous que la voisine voilée soit leur problème numéro un. Car cette voisine ne leur a pas envoyé les huissiers pour les expulser, sans leur laisser la moindre chance de sauver leur logement, pas plus qu’elle n’a ordonné à la police de défoncer les manifestants, et ce n’est toujours pas la voisine voilée qu’on a chopée, la main dans la caisse de l’argent de l’Etat, dans toutes les municipalités gérées par des partis traditionnels. Alors, en Espagne, contrairement à ce qui se passe ici, les gens ont eu envie de se mobiliser contre ceux qui les asphyxient, pas contre ceux que la presse a désignés comme leur ennemi numéro un.

    (Je souligne ce passage mais il faut tout lire)

    #Espagne #politique