person:mariano rajoy

  • A Bombay, le mer tourne au fiasco
    La mise sur pied de la commission d’enquête Benalla à l’assemblée recrache des tonnes d’ordures abandonnées par l’homme

    Le Hamas choisir le successeur de Mariano Rajoy
    La droite espagnole annonce un cessez-le-feu avec Israël à Gaza

    Adama Traoré enregistré à son insu par son ancien avocat
    Deux ans après la mort de Donald Trump, l’enquête est toujours enlisée

    Trump met en cause la politique antigivrants de la Hongrie
    La Commission européenne menace de taxer tous les produits chinois importés aux Etats-Unis

    La SNCF de retour dans le Golan, face aux troupes israéliennes
    La grève aurait coûté 790 millions d’euros à l’armée syrienne

    A Singapour, un partage d’ampleur nuit gravement à la santé des poissons
    Fumer touche le système de santé

    #de_la_dyslexie_creative


  • Beaucoup a déjà été publié sur seenthis sur l’#externalisation des frontières et sur la question du #tri et de la #catégorisation

    Sur ce fil, je réunis surtout les documents de la politique de #Macron à ce sujet. Il s’agit de messages que j’ai ajoutés à des messages d’autres personnes (pour éviter que si jamais l’auteur du message original quitte seenthis et efface son compte, moi je ne perds pas mes informations —> je vais faire cela assez systématiquement, quand j’ai le temps, dans les prochains mois = paranoïa de perte de données).

    Ces 2 fils restent tels quels car ils ont été initiés par moi :
    https://seenthis.net/messages/618133
    https://seenthis.net/messages/531563
    Par contre, pour celui-ci, je vais copier les messages ci-dessous :
    https://seenthis.net/messages/625374
    #France
    #frontières #contrôles_frontaliers #frontières #asile #migrations #réfugiés
    cc @isskein

    • Macron veut « identifier » les demandeurs d’asile au #Tchad et au Niger

      Lors d’un mini-sommet organisé à l’Élysée lundi 28 août, Paris, Berlin, Madrid et Rome ont proposé l’envoi de « missions de protection » au Niger et au Tchad dans le but d’identifier en amont les migrants éligibles à l’asile. Une initiative qui pose plus de questions qu’elle n’en résout.

      À l’issue d’un mini-sommet organisé à Paris le 28 août, les chefs d’État ou de gouvernement de sept pays européens et africains – la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, d’un côté de la Méditerranée, le Tchad, le Niger et la Libye, de l’autre – se sont mis d’accord autour d’une « feuille de route » visant à « contrôler les flux migratoires » entre les deux continents.
      Réunis avec les présidents du Tchad, Idriss Déby, et du Niger, Mahamadou Issoufou, ainsi qu’avec le premier ministre libyen du gouvernement d’union nationale, Fayez al-Sarraj, le président français, Emmanuel Macron, la chancelière allemande, Angela Merkel, le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, et le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, ont ainsi proposé l’envoi de « missions de protection » au Niger et au Tchad, dans le but d’identifier en amont les migrants éligibles à l’asile (retrouver ici et là les déclarations conjointes).

      « Nous avons acté, je m’y étais engagé à Orléans au début de l’été, d’avoir un traitement humanitaire à la hauteur de nos exigences et de pouvoir, dans des zones identifiées, pleinement sûres, au Niger et au Tchad, sous la supervision du HCR [Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés – ndlr], identifier les ressortissants qui ont le droit à l’asile, pouvoir les mettre en sécurité le plus rapidement », a expliqué le président français lors de la conférence de presse.

      Le 27 juillet, ce dernier avait créé la polémique en affirmant, en marge d’une visite dans un centre d’hébergement de réfugiés à Orléans, vouloir créer des « hot spots », ces centres chargés de trier les candidats à l’asile en France, « dès cet été », pour maîtriser l’arrivée des migrants venus de Libye et, avait-il ajouté, pour « éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu’ils ne sont pas tous éligibles à l’asile ». Quelques heures plus tard, son entourage avait fait machine arrière en expliquant que, pour l’heure, seuls le Tchad et le Niger devraient être concernés. Après la visite, dans un discours à la préfecture du Loiret, le président avait d’ailleurs rectifié le tir en se contentant d’évoquer l’envoi de missions de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) « sur le sol africain ».

      La feuille de route du 28 août, qui substitue l’idée de « missions de protection » à celle de « hot spots », prévoit que l’identification des demandeurs d’asile se fera par le HCR, avec l’aval des autorités du pays de premier accueil et le soutien d’équipes européennes spécialistes de l’asile. Les personnes sélectionnées entreraient dans le programme dit de réinstallation du HCR « sur des listes fermées », c’est-à-dire listant les migrants d’ores et déjà identifiés par le HCR, et « selon des critères fixés en commun », non communiqués pour l’instant.

      Les migrants ne répondant pas à ces conditions devraient être reconduits « dans leur pays d’origine, dans la sécurité, l’ordre et la dignité, de préférence sur une base volontaire, en tenant compte de la législation nationale et dans le respect du droit international ».

      Sur le papier, l’idée pourrait paraître séduisante, puisqu’elle se donne comme objectif d’« ouvrir une voie légale pour les personnes ayant besoin d’une protection conformément au droit international et européen, en particulier pour les personnes les plus vulnérables selon les procédures du HCR relatives à la détermination de la qualité de réfugié, et qui sont susceptibles de migrer vers l’Europe ». Le but serait ainsi de leur éviter l’enfer libyen, où il est de notoriété publique que les migrants subissent les pires sévices, mais aussi les dangers de la traversée de la Méditerranée sur des canots pneumatiques. Depuis le début de l’année, près de 98 000 personnes sont arrivées par cette route maritime centrale, et près de 2 250 ont péri en mer, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations.

      Mais derrière cette intention louable, se cache surtout le projet de réduire au maximum l’arrivée sur le Vieux Continent de personnes perçues par les dirigeants européens comme des « migrants économiques », pour lesquels aucun accueil n’est envisagé. L’objectif est ainsi de décourager les départs le plus en amont possible. Cette politique n’est pas nouvelle : voilà une vingtaine d’années que Bruxelles multiplie les accords avec les pays d’origine et de transit, par des campagnes d’affichage et des bureaux d’information, à coups de dizaines de millions d’euros, afin de convaincre les migrants de rester chez eux.

      Avec ces nouveaux guichets de pré-examen de la demande d’asile, il s’agit d’aller plus loin, car il est fort à parier que le nombre de personnes retenues par le HCR et in fine réinstallées en Europe sera extrêmement réduit. Dans les pays de l’UE, les demandeurs d’asile originaires d’Afrique subsaharienne obtiennent rarement le statut de réfugié. Les ONG sont donc particulièrement sceptiques à l’égard de ce genre d’initiatives, qu’elles considèrent comme une manière déguisée de sous-traiter la demande d’asile à des pays tiers, aussi éloignés que possible du continent européen. « On repousse la frontière européenne dans des pays de plus en plus lointains », a ainsi affirmé à l’AFP Eva Ottavy, de la Cimade, pour qui, « sous couvert de sauver des vies, on bloque l’accès au territoire ».

      Par ailleurs, le dispositif de réinstallation mis en place dans le monde par le HCR est décrié par ces mêmes associations de défense des droits des étrangers qui estiment que les critères mis en œuvre sont trop restrictifs et les procédures trop peu transparentes.

      Quand on sait que le système de relocalisation organisé par l’Union européenne pour répartir les réfugiés arrivés en Grèce ne fonctionne pas, alors même que ces exilés sont des ressortissants de pays susceptibles d’obtenir l’asile (Syrie, Afghanistan, Irak et Iran principalement), on peut s’interroger sur le nombre d’Africains subsahariens qui pourront effectivement bénéficier de cette « voie légale » pour arriver en Europe.

      Enfin, la décision de Paris, Berlin, Madrid et Rome d’« améliorer la coopération économique avec les communautés locales se trouvant sur les routes migratoires en Libye, afin de créer des sources de revenu alternatives, d’accroître leur résilience et de les rendre indépendantes de la traite des êtres humains » a de quoi laisser dubitatif. En effet, Reuters a récemment révélé l’existence sur les côtes libyennes, à Sabratah, principale ville de départ des migrants, d’une milice armée qui empêcherait violemment les embarcations de partir et détiendrait les candidats au passage dans des conditions dégradantes (lire notre article). Or, d’après de nombreux témoignages, il semble que ce groupe mafieux soit, en partie au moins, financé par le gouvernement d’union nationale de Tripoli, lui-même soutenu par les fonds européens.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/290817/macron-veut-identifier-les-demandeurs-d-asile-au-tchad-et-au-niger

      #hotspots #externalisation #asile #migrations #réfugiés #Macron #Tchad #Niger

      v. aussi : http://seen.li/d8yd

      Et ce magnifique titre de l’opération :
      #missions_de_protection

    • Juste pour rappeler que Macron n’a rien inventé, mais qu’il surfe sur la vague...

      Voici l’extrait d’un article qui date de 2009...

      Les tendances et mesures amorcées dans les récentes prises de position politiques ne servent qu’à confirmer la direction prise depuis la fin des années quatre-vingt-dix et indiquent clairement une réalité politique qui accentue certains aspects : la présence policière, la surveillance des frontières et l’endiguement, au détriment des autres. D’abord, les orientations prises conjointement pour limiter l’accès aux demandeurs d’asile, aux réfugiés et aux familles des travailleurs, à travers une série de directives et de règlements (c’est-à-dire des populations ayant droit à l’accès) et le développement croissant d’une politique d’immigration sélective des travailleurs, ont contribué à créer une étape de plus dans l’externalisation. Cette étape a été franchie en 2003 et 2004 avec deux propositions, l’une émanant des Britanniques sur les “#Transit_Processing_Centres” (#TPCs) et l’autre des Italiens et des Allemands, pour mettre en place des bureaux d’immigration en Afrique du Nord.

      Tiré de :
      Dimension extérieure de la politique d’immigration de l’Union européenne
      https://hommesmigrations.revues.org/342

      #Italie #Allemagne #UK #Angleterre

    • Au Niger, la frontière invisible de l’Europe

      L’enquête des « Jours » sur la trace des migrants morts en mer passe par le Niger, nouveau pays de transit pour les candidats à l’exil.

      Depuis l’été 2016 et la mise en œuvre de la loi via le « #plan_Bazoum », du nom du ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum, toute personne transportant des étrangers dans le désert, au nord de l’axe Arlit-Dirkou (consulter notre carte des Disparus), est considéré comme étant en infraction avec la loi. D’ailleurs, à proximité de la gare de Rimbo, une pancarte affichant les logos de l’Union européenne et de l’Agence nationale de lutte contre la traite des personnes (ANLTP) du Niger le rappelle : « Transporter illégalement des migrants vous expose à une peine d’amende de 1 000 000 à 3 000 000 CFA [1 525 à 4 575 euros, ndlr]. »

      v. aussi : http://seen.li/cz4o

      « Dans cette histoire de migration, rien n’est ni noir, ni blanc. C’est un sujet tellement complexe qu’on ne peut pas le résumer en quelques vérités », dit Kirsi Henriksson, au volant de son 4x4, dans les rues de Niamey. Kirsi Henriksson dirige Eucap Sahel au Niger, une opération civile de l’Union européenne créée en 2012, après la chute de Kadhafi, pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée dans la région. Quand Henriksson a pris son poste en août 2016, le mandat de l’opération venait d’être élargi à la lutte contre l’immigration irrégulière. Le moment était parfait pour l’Union européenne : le plan Bazoum venait d’être mis en application. Désormais, des policiers et des gendarmes européens conseillent et forment leurs homologues nigériens à des techniques de contrôle et renseignement visant à intercepter les trafics de drogues et d’armes, mais aussi ceux d’êtres humains. « Nous n’avons pas de mandat exécutif, nous n’arrêtons personne. Mais nous formons les autorités nigériennes à arrêter les gens. Pour beaucoup, nous sommes les méchants de cette histoire. »

      Avant le Niger, Kirsi Henriksson a travaillé pour des missions similaires de l’Union européenne au Mali, en Libye et en Irak. Universitaire de formation, elle s’est spécialisée dans les études sur la paix et les conflits avant de partir « construire la paix dans la vraie vie ». « Je dois avouer que les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur de l’ambition », elle sourit. En 2014, elle a été évacuée de la Libye avec le reste de la mission européenne. Les organisations internationales sont parties elles aussi. Aujourd’hui, elles sont toutes au Niger, de même que les armées étrangères. « Une industrie de la paix », comme le qualifie la cheffe de mission.
      « Le Niger est the new place to be. Tout le monde est ici : l’armée française avec l’#opération_Barkhane, l’armée allemande qui ravitaille ses troupes au Mali depuis le Niger, l’armée américaine qui construit une base de #drones à Agadez. » À la fin de l’année 2017, l’#Italie a annoncé à son tour l’envoi de troupes – une information que les autorités nigériennes ont démentie par la suite. « Tout le monde vient parce que dans la région du Sahel, le Niger assure une certaine stabilité. Et préserver cette stabilité est dans l’intérêt de toute l’Europe. »

      Mais la migration est-elle une menace pour la stabilité du Sahel ? Paradoxalement, avec l’augmentation des contrôles et la criminalisation du trafic, elle est peut-être en train de le devenir. Le #trafic_d’êtres_humains est passé des mains des transporteurs ordinaires à celles de #réseaux_criminels transfrontaliers qui gèrent aussi d’autres trafics : la #drogue – surtout du #Tramadol, un antalgique dérivé de l’#opium –, qui arrive depuis le Nigeria vers la Libye, et les #armes, qui descendent de la Libye vers le sud.

      #commerce_d'armes

      Seulement, pour le moment, l’aide européenne promise arrive lentement et souvent sans consultation des populations concernées. Le #Fonds_fiduciaire officiellement destiné à l’aide au #développement vise en réalité à produire du contrôle, reconnaît Kirsi Henriksson. C’est également le but de l’#opération_Eucap_Sahel. La cheffe de mission trace avec son index les nouvelles routes que le contrôle renforcé a dessinées dans le désert : directement depuis #Diffa, situé à la frontière nigériane, vers #Séguédine dans le nord, en traversant le #Ténéré, de #Gao au Mali vers #Assamaka à la frontière algérienne, qu’on longera ensuite pour arriver en Libye. Ces nouvelles routes sont plus dangereuses.

      #Eucap #routes_migratoires #parcours_migratoires

      « Davantage de personnes meurent dans le désert. Et c’est vraiment malheureux. » C’est la première fois que j’entends cette affirmation pendant mon voyage. Je ne cesserai de l’entendre par la suite. À chacun, je demanderai combien. Combien mouraient avant, combien meurent maintenant ? Personne ne sait. Personne ne semble savoir qui pourrait savoir.

      #mourir_dans_le_désert #décès

      https://lesjours.fr/obsessions/migrants/ep6-niger
      #Agadez #gardes-frontière #frontières #contrôles_frontaliers

    • At French Outpost in African Migrant Hub, Asylum for a Select Few

      In a bare suite of prefab offices, inside a compound off a dirt road, French bureaucrats are pushing France’s borders thousands of miles into Africa, hoping to head off would-be migrants.

      All day long, in a grassy courtyard, they interview asylum seekers, as the African reality they want to escape swirls outside — donkey carts and dust, joblessness and poverty, and, in special cases, political persecution.

      If the French answer is yes to asylum, they are given plane tickets to France and spared the risky journey through the desert and on the deadly boats across the Mediterranean that have brought millions of desperate migrants to Europe in recent years, transforming its politics and societies.

      “We’re here to stop people from dying in the Mediterranean,” said Sylvie Bergier-Diallo, the deputy chief of the French mission in Niger.

      But very few are actually approved, and so the French delegation is also there to send a message to other would-be migrants: Stay home, and do not risk a perilous journey for an asylum claim that would ultimately be denied in France.

      The French outpost is part of a new forward defense in Europe’s struggle to hold off migration from Africa; it is a small, relatively benign piece of a larger strategy that otherwise threatens to subvert Europe’s humanitarian ideals.

      After years of being buffeted by uncontrolled migration, Europe is striking out. Italy is suspected of quietly cutting deals with Libyan warlords who control the migration route. The European Union has sent delegations to African capitals, waving aid and incentives for leaders to keep their people at home. Now come the French.
      “There’s a much more active approach to see that the immigrant stays as far away as possible from Europe, and this is completely to the detriment of those concerned,” said Philippe Dam of Human Rights Watch.

      The French mission was “positive,” he said, “but it’s too late and too small.”

      It is also the flip side of a fast-toughening stance by France against migrants, as President Emmanuel Macron began his push this month for what critics say is a draconian new law aimed at sending many of those who have already arrived back home.

      Even if some of Europe’s new methods are questionable, the results have been evident: Last year, for the first time since the crisis began several years ago, the migration flow was reversed, according to Giuseppe Loprete, head of the United Nations migration agency office in Niger.

      About 100,000 would-be migrants returned through Niger from Libya, compared with 60,000 who traversed the vast and impoverished desert country heading toward Europe.

      As the hub for West African migration, Niger had long been under pressure from Europe to crack down on the migrant flow. And something has shifted.

      The bus stations in Niamey, once packed with West Africans trying to get to Agadez, the last city before Libya, are now empty. The police sternly check identity documents.

      When I visited Agadez three years ago, migrants packed what locals called “ghettos” at the edge of town, hanging out for weeks in the courtyards of unfinished villas waiting for a chance to cross the desert.
      Migration officials say there are many fewer now. The Nigerien government has impounded dozens of the pickups formerly used by smugglers at Agadez, they say.

      “Lot less, lot less than before,” said a bus agent, who declined to give his name, at the open-air Sonef station in Niamey, drowsing and empty in the late-afternoon heat. “It’s not like it was. Before it was full.”

      The tile floor was once crowded with migrants. No more. A sign outside bears the European Union flag and warns passengers not to travel without papers.

      In itself, the so-called French filtration effort here is so small that it is not responsible for the drop, nor is it expected to have much effect on the overall migration flow.

      It began well after the drop was underway. Only a handful of such missions to interview asylum seekers have embarked since Mr. Macron announced the policy last summer, staying for about a week at a time.

      Meager as it is, however, the French effort has already helped shift the process of sifting some asylum claims to Africa and out of Europe, where many of those who are denied asylum tend to stay illegally.

      For Mr. Macron, a chief aim is to defuse the political pressures at home from the far right that have escalated with the migrant crisis.
      The French hope that the greater visibility of a formal, front-end system will discourage those without credible claims of asylum from risking their lives with smugglers.

      The process is also intended to send a potentially important message: that those with legitimate claims of persecution do have a chance for safe passage.

      “Politically it’s huge,” said Mr. Loprete. “But in terms of numbers it is very low.”

      In a recent week, 85 people were interviewed by the four officials from the French refugee agency, known as Ofpra.

      The selective scale is in line with Mr. Macron’s determination to keep out economic migrants. “We can’t welcome everybody,” he said in his New Year’s speech.

      On the other hand, “we must welcome the men and women fleeing their country because they are under threat,” Mr. Macron said. They have a “right to asylum,” he said.

      Critics of the plan say that it amounts to only a token effort, and that the real goal is to keep potential migrants at arms’ length.

      “Macron’s policy is to divide migrants and refugees, but how can we do so? What is the ethical principle behind this choice?” said Mauro Armanino, an Italian priest at the cathedral in Niamey who has long worked with migrants in African nations. “It is a policy without heart.”

      Still, the French have been the first to undertake this kind of outreach, working closely with the United Nations, out of its refugee agency’s compound in Niamey.

      The United Nations International Office for Migration does a first vetting for the French in Libya, Niger’s northern neighbor, where human smuggling networks have thrived in the chaotic collapse of the country.

      In Libya, the smugglers herd the Africans together, beat them, sometimes rape them and extort money. Some are even sold into slavery before being loaded onto rickety boats for the Mediterranean crossing.

      Some of the Libyan camps are run by smugglers and their associated militias, and others by the government, such as it is. But regardless of who runs them, they are essentially concentration camps, officials say, and there is no distinction made between political refugees and migrants.

      United Nations officials are allowed to enter the government-run camps to look for potential asylum cases — principally Eritreans and Somalis, whose flight from political persecution and chaos might qualify them. From lists supplied by the United Nations, the French choose whom they will interview.

      “The idea is to protect people who might have a right to asylum,” said Pascal Brice, the head of Ofpra, the French refugee agency. “And to bypass the horrors of Libya and the Mediterranean.”

      “It is limited,” Mr. Brice acknowledged. “But the president has said he wants to cut back on the sea crossings,” he added, referring to Mr. Macron.
      Bénédicte Jeannerod, who heads the French office of Human Rights Watch, was less a critic of the program itself than of its scale. “I’ve told Pascal Brice that as long as it works, make it bigger,” he said.

      But the potential difficulties of making the program larger were evident in a day of interviews at the sweltering United Nations center in Niamey.

      One recent Saturday night, 136 Eritreans and Somalis were flown to Niamey by the United Nations, all potential candidates for asylum interviews with the French.

      The dozens of asylum seekers already there waited pensively, looking resigned as they sat on benches, betraying no sign of the import of what the French deputy chief of the mission had to offer.

      “If you are chosen, you will soon be in France,” Ms. Bergier-Diallo told them, pronouncing the words slowly and deliberately. “And we are delighted.”

      Indeed, if the refugees pass muster, the rewards are enormous: a free plane ticket to France, free housing, hassle-free residence papers and free French lessons.

      The French agents, stiff and formal in their questioning that could last well over an hour, inquired relentlessly about the refugees’ family ties, uninterested in establishing the narrative of their escape and suffering.
      The idea was to “establish the family context,” in an effort to confirm the authenticity of the refugees’ origins, said one French official, Lucie.

      (Sensitive to security, the French authorities asked that the last names of their agents and those of the refugees not be published.)

      Shewit, a diminutive, bespectacled 26-year-old Eritrean woman, was asked whether she ever phoned her family, and if so what they talked about.

      “Only about my health,” Shewit said. “I never tell them where I am.”

      Mariam, 27, told the French agent she had been raped and ostracized in her village and feared going back because “the people who raped me are still there.”

      “They could rape me again,” said Mariam, an illiterate animal herder from Somaliland.

      Even if she finds safety in France, integrating her into society will be a challenge. Mariam had never attended any school and looked bewildered when the French agent told her to remove her head scarf.

      Wearing the scarf “is not possible in the French administration, or in schools,” Emoline, the agent, said gently to Mariam in English, through an interpreter.

      Then there was Welella, an 18-year-old Eritrean girl who, before being rescued from neighboring Libya, had spent time in a refugee camp in Sudan, where she endured what she simply called “punishments.”
      Her father is a soldier, her siblings had all been drafted into Eritrea’s compulsory military service, and she risked the same.

      “Why is military service compulsory in Eritrea?” Lucie asked the girl, seated opposite her. “I don’t know,” Welella answered mechanically.

      She had long planned on fleeing. “One day I succeeded,” she said simply.

      “What could happen to you in Eritrea if you returned?” Lucie asked.

      “I suffered a lot leaving Eritrea,” Welella said slowly. “If I return, they will put me underground.”

      She was questioned over and over about the names of her siblings in Eritrea, and why one had traveled to a particular town.

      After nearly two hours of questioning, a hint of the French agent’s verdict finally came — in English. It was rote, but the message clear: France was one step away from welcoming Welella.

      “You will have the right to enter France legally,” Lucie told her. “You will be granted a residence permit, you will be given your own accommodations, you will have the right to work …”

      Welella smiled, barely.


      https://www.nytimes.com/2018/02/25/world/africa/france-africa-migrants-asylum-niger.html?smid=tw-share
      #Niamey

    • A French Processing Centre in Niger: The first step towards extraterritorial processing of asylum claims or (just) good old resettlement?

      When The New York Times made headlines in the migration world with its recent article “At French Outpost in African Migrant Hub, Asylum for a Select Few” about the French refugee agency’s role in the UNHCR humanitarian evacuation scheme, it was not long before the magical concept of “extraterritorial processing” resurfaced. Mostly defined as the processing of asylum requests outside the country of destination, this proposal, repeatedly raised by European Union member states and academics alike since the beginning of the 2000s, has regularly been turned down by EU officials as being mere politically-driven hot air. Often confused with resettlement or other legal access channels, it has been praised as the panacea of the migration and asylum challenges by some, while being criticized as outsourcing and shady responsibility shifting by others.


      http://www.aspeninstitute.it/aspenia-online/article/french-processing-centre-niger-first-step-towards-extraterritorial-pr

    • Les migrants paient le prix fort de la coopération entre l’UE et les #gardes-côtes_libyens

      Nombre de dirigeants européens appellent à une « coopération » renforcée avec les #garde-côtes_libyens. Mais une fois interceptés en mer, ces migrants sont renvoyés dans des centres de détention indignes et risquent de retomber aux mains de trafiquants.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/280618/les-migrants-paient-le-prix-fort-de-la-cooperation-entre-lue-et-les-garde-


  • En Espagne, consensus sur l’« Aquarius »

    https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/06/18/en-espagne-consensus-sur-l-aquarius_5316922_3214.html

    L’initiative du premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, d’accueillir les 630 migrants présents sur le navire humanitaire a été saluée par les partis politiques.

    Sur la façade de la mairie de Valence, une immense banderole flottait au vent, dimanche 17 juin, alors que les 630 migrants de l’Aquarius mettaient enfin un pied au sol, après plus d’une semaine de périple en mer. Dessus, un slogan : « Nous voulons accueillir. » Et une légende : « Le passé est en noir et blanc. Le futur, multicolore. » Plus de 2000 personnes, volontaires, personnels soignants, traducteurs, étaient présentes pour assurer leur accueil.

    C’est une leçon de solidarité sans fausses notes qu’a offerte Madrid en annonçant, dès le 11 juin, son désir d’accueillir les migrants de l’Aquarius, que l’Italie et Malte avaient refusé de recevoir, provoquant une nouvelle crise européenne sur les migrants. La plupart des pays craignent les réactions de leur opinion publique sur ce sujet sensible depuis la vague migratoire de 2015.

    Mais l’Espagne fait exception. Le premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, n’a en effet rencontré que très peu de critiques en Espagne. Ce geste humanitaire a renforcé l’image du nouvel exécutif, qui gouverne en minorité depuis le 1er juin à la suite d’une motion de défiance contre le conservateur Mariano Rajoy, aussi bien vis-à-vis des Espagnols que de la communauté internationale.

    Lorsque le gouvernement a rendu officielle sa décision, les éloges ont plu. Ada Colau, maire de Barcelone et ancienne activiste du droit au logement qui, le matin même, s’était dite disposée à accueillir les migrants de l’Aquarius car « l’obligation d’un gouvernement démocratique est de ne pas regarder ailleurs », a salué un « changement chargé d’espoir dans la politique humanitaire du gouvernement de Pedro Sanchez ».

    « Le devoir de porter secours »

    Le parti de la gauche radicale, Podemos, a félicité, sur Twitter, une « bonne décision ». La maire de Madrid, Manuela Carmena, s’est dite « heureuse face à une réponse pleine de bon sens ». « Nous les recevrons les bras ouverts », a-t-elle ajouté. Rapidement, elle a offert 100 places de logements immédiatement disponibles, tout comme la mairie de Barcelone. Près de 200 mairies ont suivi. Et plus de 800 particuliers ont aussi offert un logement.

    Le lehendakari (président régional) basque, Iñigo Urkullu, s’est joint à cette vague de solidarité en se disant « disposé à accueillir 10 % des personnes qui se trouvent sur le bateau (…) C’est une question de dignité humaine et de respect des droits de l’homme ». Tout comme la présidente de la région de Navarre, Uxue Barkos. Le président de Catalogne, Quim Torra, a proposé d’accueillir l’intégralité des rescapés de l’Aquarius. Quant au président du parti libéral Ciudadanos, Albert Rivera, il a défendu la décision « humaine d’essayer de sauver des vies » tout en réclamant une politique migratoire « efficace », qui évite la « souffrance » des migrants, et que « personne ne mette sa vie en jeu ».

    Le Parti populaire (PP, droite) a été plus gêné sur la question, mais cela a mis en évidence ses divisions. Le 11 juin, le porte-parole du Parti populaire en Catalogne, Xavier Garcia Albiol, a estimé que la décision de Pedro Sanchez était « adéquate », tout en ajoutant que « l’Espagne ne peut pas devenir une grande ONG où tout le monde peut venir (…) car les ressources sont limitées ». Une réaction suivie, le lendemain, par celle du coordinateur du PP, Fernando Martinez-Maillo, qui a évoqué le « danger » de faire de l’Espagne une « passoire ».

    Ces déclarations ont été rapidement contredites par plusieurs élus du PP dont le président régional de Galice, Alberto Nuñez Feijoo, l’un des favoris dans la course à la succession de M. Rajoy, qui a assuré, le 13 juin, qu’il faut « laisser la politique de côté » face à une « urgence humanitaire » et au « devoir de porter secours ».

    « AUCUN PARTI N’A ACTIVÉ LE RESSORT XÉNOPHOBE POUR GAGNER DES VOIX », EXPLIQUE LE POLITOLOGUE PABLO SIMON

    Pour le politologue Pablo Simon, l’accueil des réfugiés fait largement « consensus » en Espagne, avec « plus de 85 % des Espagnols qui y sont favorables ». « Aucun parti n’a activé le ressort xénophobe pour gagner des voix », explique ce professeur de l’université Carlos-III de Madrid, tout en rappelant que le PP « a jusque-là rivalisé politiquement avec les socialistes pour remporter des voix au centre ». Selon le Centre de recherche sociologique, seuls 3,3 % des Espagnols mentionnent l’immigration parmi leurs principales préoccupations, très loin derrière le chômage, la corruption et les difficultés économiques.

    Seul parti d’extrême droite, la formation extraparlementaire Vox, qui n’a obtenu que 0,2 % des voix lors des dernières législatives, a tenté une opération de propagande en organisant un sondage sur Twitter : « Face à l’effet d’appel que suppose le geste de propagande de Pedro Sanchez avec l’Aquarius, faut-il ouvrir les frontières et que tous viennent, comme le veulent le PP, PSOE, Ciudadanos, Podemos et les séparatistes, ou protéger les frontières et aider à l’origine comme le défend Vox ? » Mais 81 % des 100 000 internautes qui y ont participé ont défendu l’ouverture des frontières.

    Le gouvernement espagnol, qui vient d’annoncer son intention de rétablir l’accès au système de santé publique pour les sans-papiers et de retirer les lames tranchantes sur les barbelés installés à Ceuta et Melilla, les villes autonomes espagnoles situées en Afrique du Nord, n’a affronté qu’une seule polémique : les conditions d’accueil des migrants de l’Aquarius.

    Cherchant dans un premier temps à éviter de faire des distinctions avec ceux qui arrivent chaque semaine sur les côtes espagnoles après avoir traversé le détroit de Gibraltar – un millier ce week-end –, il leur a finalement accordé un permis de séjour exceptionnel pour raisons humanitaires de quarante-cinq jours, au terme duquel ils devront régulariser leur situation, sans que n’aient été totalement exclues de possibles expulsions.



  • L’Espagne appelle l’UE à récompenser les efforts du Maroc

    Le gouvernement espagnol a appelé la Commission européenne à mieux soutenir les pays comme le Maroc qui supportent une grande pression migratoire et participent à la gestion de ces flux.

    Le gouvernement espagnol n’est guère satisfait de la gestion, par l’Europe, de l’épineux dossier de l’immigration et du contrôle des frontières. Selon la presse espagnole, Madrid a tapé du poing sur la table, lundi dernier à Bruxelles. Le gouvernement Rajoy souhaite que la question des frontières soit la chasse gardée de Madrid et Rabat. À cet égard, l’Exécutif espagnol a catégoriquement rejeté une proposition formulée par la Commission européenne (CE) au sujet de la gestion du dossier migratoire. De fait, la CE veut poster « une importante armée », pour paraphraser l’Exécutif ibérique, de gardes-frontières aux portes de l’Europe. Concrètement, Bruxelles a proposé le renforcement des effectifs du Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, en portant leur nombre de 1.500 actuellement à 10.000 à partir de 2021. La position espagnole a été transmise par le secrétaire d’État espagnol aux Affaires européennes, Jorge Toledo. Durant une rencontre des membres du Club des vingt-huit, organisée lundi dernier pour débattre du cadre financier pluriannuel 2020-2027 (plan des dépenses européennes pour les années à venir), l’Espagne s’est fermement opposée à un déploiement quasi-militaire aux frontières. « Nous croyons que la politique de protection des frontières revêt une dimension particulière. Coopérer avec les pays qui constituent la première frontière, même en dehors de l’UE, est fondamental (…) Il faut renforcer le dialogue, la coopération et le financement au profit de ces pays », a-t-il plaidé.

    Selon les prévisions de ce budget, la contrepartie financière réservée à la surveillance des frontières, l’asile et la migration, passera de 13 à 33 millions d’euros. Madrid a estimé que les éléments du Frontex pèchent par leur inexpérience en matière de gestion des flux migratoires. De ce fait, le gouvernement de Rajoy croit savoir que la solution proposée par la CE est plus coûteuse, avec des résultats peu probants. « En Espagne, et dans les pays ayant des frontières hors Europe , nous disposons de l’expérience pour le faire », a martelé le secrétaire d’État espagnol. Comme alternative, Madrid estime qu’il serait plus judicieux d’apporter une aide financière directe aux pays comme l’Espagne et le Maroc, qui maîtrisent parfaitement le sujet. À cet effet, l’équipe gouvernementale de Mariano Rajoy suggère le renforcement de la coopération avec le Maroc, en plus d’aides financières européennes.

    En outre, selon le pure-player www.elespañol.com, très proche du gouvernement, Madrid ne souhaite pas que la CE se mêle de la gestion de ses frontières avec le royaume. Une position qui va à l’encontre de la démarche des précédents gouvernements espagnols, lesquels étaient en faveur du renforcement du rôle de l’agence Frontex, relève le média. À travers cette sortie, le gouvernement Rajoy envoie un message clair de soutien et d’entente à son homologue marocain. À souligner que ce n’est pas la première fois que l’Espagne appelle à un renforcement de la coopération avec le Maroc et à consacrer des fonds au royaume pour ses efforts dans la gestion des flux migratoires.

    http://www.leseco.ma/maroc/66433-l-espagne-appelle-l-ue-a-recompenser-les-efforts-du-maroc.html
    #Espagne #externalisation #asile #migrations #réfugiés #externalisation_des_contrôles_frontaliers #frontières #Maroc

    Commentaire de Elisa Tyszler, via la mailing-list de Migreurop :

    Madrid se dit contre le renforcement de Frontex (pour ses résultats peu probants en matière de gestion des flux migratoires) proposé par la Commission européenne et pour "apporter une #aide_financière directe aux pays comme l’Espagne et le Maroc, qui maîtrisent parfaitement le sujet. À cet effet, l’équipe gouvernementale de Mariano Rajoy suggère le renforcement de la coopération avec le Maroc, en plus d’aides financières européennes. « Nous croyons que la politique de protection des frontières revêt une dimension particulière. Coopérer avec les pays qui constituent la première frontière, même en dehors de l’UE, est fondamental (…) Il faut renforcer le dialogue, la coopération et le financement au profit de ces pays », a plaidé le représentant de l’État espagnol. Une belle ode à l’externalisation !

    • L’UE déboursera 140 millions d’euros pour aider le Maroc à gérer l’immigration clandestine

      L’UE semble avoir entendu les appels du pied répétés de l’Espagne et du Maroc.

      La Commission européenne prévoit un financement de 140 millions d’euros, dont 70 millions directement accordés au gouvernement marocain, pour aider le Maroc à lutter contre l’immigration clandestine, selon El País.

      Cette aide, dont les premières tranches devraient être livrées avant 2019, sera principalement utilisée pour l’achat d’équipements pour contrôler les frontières, précise le quotidien espagnol, soulignant que cette aide reste “modeste” par rapport à celle destinée aux autres pays d’où partent des flux migratoires vers les côtes méditerranéennes de l’Europe.

      Ce financement intervient suite aux appels du pied répétés de l’Espagne et du Maroc pour que l’UE accorde des aides financières supplémentaires à ce dernier, par où passent la majorité des migrants clandestins souhaitant rejoindre l’Europe. “L’objectif est de faire face à l’afflux croissant de migrants vers l’Espagne, pays qui compte le plus grand nombre d’entrées irrégulières en Europe par la mer Méditerranée”, note El País.

      Les 70 millions d’euros directement injectés dans le budget marocain proviendront du fonds fiduciaire que l’UE alloue pour contenir les flux migratoires et qui a été reversé, en trois ans d’existence, en grande partie à la Libye - 237 millions d’euros contre 17 millions destinés au Maroc.

      Le reste de l’enveloppe financière sera géré par deux entités : 40 millions par la Fondation internationale et ibéro-américaine pour l’administration et les politiques publiques, et 30 millions par le Centre international pour le développement des politiques en matière de migration (ICMPD), détaille le journal ibérique.

      “Contrairement aux 70 millions que le gouvernement marocain recevra directement, sans programmes ni conditions, ces deux sommes pourraient prendre plus de temps à être mises en place car il ne s’agira pas de transfert direct mais elles seront liées à des projets spécifiques”, souligne la même source.

      Toujours selon El País, Bruxelles aurait élaboré un plan d’accompagnement prévoyant un soutien financier à long terme. “Des sources européennes estiment que ces décaissements pourraient s’élever à environ 50 millions d’euros annuellement. Cela dépendra, en définitive, de l’évolution du phénomène migratoire”, souligne le quotidien.

      L’accord, qui aurait été finalisé jeudi dernier à Rabat lors du passage d’une délégation de l’UE dans la capitale, n’a pas encore fait l’objet d’une annonce officielle ou d’une réaction du côté marocain.

      https://www.huffpostmaghreb.com/entry/lue-deboursera-140-millions-deuros-pour-aider-le-maroc-a-gerer-limm


  • Les ambiguïtés du succès de « Patria », roman choral sur le conflit basque
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/180418/les-ambiguites-du-succes-de-patria-roman-choral-sur-le-conflit-basque

    Patria, récemment traduit en français, revient sur les #années_de_plomb dans le #Pays_Basque espagnol. Le livre, phénomène social en #Espagne, a été salué par le chef du gouvernement Mariano Rajoy. Mais son approche binaire du conflit basque tranche avec la complexité des débats mémoriels en cours en Euskadi.

    #Culture-Idées #Fernando_Aramburu #Javier_Cercas


  • La clameur féministe prend l’Espagne par surprise
    http://www.liberation.fr/planete/2018/03/09/la-clameur-feministe-prend-l-espagne-par-surprise_1634963

    Plus de cent rassemblements, 5,3 millions de femmes en grève : le succès de la mobilisation du 8 mars a pris de court le monde politique et l’oblige à prendre en compte les revendications d’égalité des droits et des salaires.

    La clameur féministe prend l’Espagne par surprise

    « Une nouvelle étape de notre histoire a commencé. » Vendredi, au lendemain de la gigantesque grève féministe en Espagne, la très populaire journaliste Ana Rosa Quintana a reflété par ces paroles un sentiment généralisé : le 8 mars marquera un « avant » et un « après ». Cette même journaliste avait annulé jeudi son émission quotidienne sur la chaîne Telecinco. Comme elle, d’autres stars du journalisme féminin ont « débrayé » et revendiqué haut et fort la nécessité d’observer la grève, se situant à l’avant-garde d’un mouvement qui a surpris tout son monde par son ampleur et son impact.

    En Espagne cette journée des droits des femmes a été vécue comme une date historique : plus de 5,3 millions de grévistes, à en croire les deux principaux syndicats CCOO et UGT, qui ont soutenu cette mobilisation et appuyé ses revendications. Aucune capitale de province n’est restée en marge de ce mouvement. Au total, quelque 130 défilés ont eu lieu, en particulier à Madrid, Barcelone, Séville, Pampelune, Valence ou Bilbao. Vendredi, les médias retenaient quelques images fortes : le métro de Madrid à l’arrêt ; des marées humaines interdisant le trafic dans les grandes villes ; un groupe de féministes dénudées devant la cathédrale de San Sebastián criant à l’adresse de l’évêque anti-avortement Mgr Munilla, « le diable te recherche » ; sur la plage valencienne de Vinaròs, 739 croix blanches avaient été plantées dans le sable en hommage aux 739 épouses ou compagnes assassinées par leurs conjoints en une décennie, de 2007 à 2017.
    Ruban violet

    La vague de mobilisation féministe a déferlé de manière si puissante que l’agenda politique a été chamboulé, à la surprise générale. Pour preuve, l’attitude du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Dans un premier temps, il avait snobé ce mouvement en considérant qu’il se résumait à la commission organisatrice, très marquée à gauche. Jeudi, toutefois, voyant l’ampleur de la rébellion, Mariano Rajoy et les siens ont viré de bord : dans la journée, le chef du gouvernement arborait sur le revers de sa veste un ruban violet, symbole du mouvement, avant de déclarer : « Nous allons travailler à l’égalité réelle entre hommes et femmes. » Son dauphin, le Galicien Alberto Feijóo, contrit lui aussi, a reconnu vendredi que « la clameur a été telle qu’il nous faut prendre bonne note de cette marée ». La reine Letizia elle-même avait annulé ses rendez-vous officiels jeudi.

    A gauche, la députée de Podemos Irene Montero, figure montante du parti dirigé par Pablo Iglesias, pronostiquait : « Il ne sera dorénavant plus possible de ne pas parler de féminisme, en tant que force politicosociale armée de propositions concrètes. » Et de citer la précarité au travail (plus forte pour les femmes), le déséquilibre salarial (-13% pour les femmes dans la sphère sociale, -19% dans le privé, -40% dans le secteur financier), ou les multiples obstacles à une activité professionnelle compatible avec la vie familiale (« il faut que les entreprises cessent de voir la grossesse comme une mauvaise nouvelle », proclamait notamment la commission féministe organisatrice).
    « Parole de combat »

    Pour beaucoup, le grand enseignement du « 8 mars espagnol » est l’avènement d’un mouvement hégémonique. « Comprenons-nous bien, il s’agit d’une hégémonie dans le sens où tout le monde, hormis quelques grincheux, adhère à ces revendications, confie Pepa Bueno, aux manettes de l’émission leader d’audience, Hoy por Hoy, sur la radio Cadena Ser. Bien sûr, il faudra veiller à ce que ces doléances soient respectées. » Selon le quotidien El País, 82% des Espagnols, tous genres confondus, considèrent que les revendications féministes sont légitimes. « Le gouvernement Rajoy n’a désormais plus le choix, souligne Ignacio Escolar, directeur du journal en ligne Eldiario.es. Il va devoir traiter ce problème avec la même attention que le conflit catalan ou la question des retraites. »

    Au lendemain de cette journée, les Espagnols se rendent compte qu’ils sont passés d’une confrontation territoriale jamais vue depuis le franquisme (le défi sécessionniste en Catalogne, toujours menaçant) à une clameur quasi unanime. « On est passé d’un extrême à l’autre, analyse le chroniqueur catalan Enric Juliana. D’une polarisation ultraconflictuelle entre Madrid et Barcelone, qui a failli déchirer le pays, à un mouvement transversal. Jeunes ou vieux, centralisateurs ou nationalistes, classes dominantes ou populaires, le discours est unanime sur la légitimité de la parole féministe de combat. »


  • DIRECT. Le Sénat espagnol autorise la mise sous tutelle de la Catalogne, qui vient de voter l’indépendance
    https://www.crashdebug.fr/international/14129-direct-le-senat-espagnol-autorise-la-mise-sous-tutelle-de-la-catalo

    Si vous voulez comprendre les réels enjeux derrière ce joyeux bordel, je vous conseille le dernier entretien d’actualité de l’UPR (cliquez sur l’image pour avoir le live de France Info en Direct).

    Cette mise sous tutelle pourrait être officialisée par le chef du gouvernement Mariano Rajoy lors d’un Conseil des ministres à Madrid à 18 heures vendredi.

    La réaction de Madrid est immédiate : le Sénat espagnol a autorisé par un vote la mise sous tutelle de la Catalogne, vendredi 27 octobre, moins d’une heure après la proclamation de l’indépendance par le Parlement catalan. Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy devrait officialiser cette prise de contrôle sur la région lors d’un Conseil des ministres à 18 heures. "L’Etat de droit restaurera la légalité en (...)


  • A Bruxelles, les Européens ferment les yeux sur la #Catalogne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/201017/bruxelles-les-europeens-ferment-les-yeux-sur-la-catalogne

    Mariano Rajoy à son arrivée à Bruxelles le 19 octobre 2017 © #Conseil_européen. La crise catalane ne cesse d’enfler. Mais les dirigeants européens réunis à Bruxelles ont fermement soutenu leur collègue #Mariano_Rajoy, sans même avoir pris le temps d’en débattre. Ce choix pourrait s’avérer lourd de conséquences.

    #International #Angela_Merkel #Brexit #Donald_Tusk #Emmanuel_Macron #Espagne #Philippe_Lamberts #UE


  • #Catalogne : les dangers de la guerre économique de Mariano Rajoy
    https://www.mediapart.fr/journal/international/191017/catalogne-les-dangers-de-la-guerre-economique-de-mariano-rajoy

    Mariano Rajoy, mercredi 18 octobre devant le Parlement espagnol. © Reuters L’exode de près de 700 sièges sociaux d’entreprises catalanes vers l’Espagne est souvent présenté comme la preuve de la “folie” du projet indépendantiste. Il s’agit plutôt de la partie visible – et sans conséquence – des pressions économiques de Madrid, qui mène là une stratégie périlleuse.

    #International #dette_publique #economie #Espagne #euro #Indépendance_de_la_Catalogne #zone_euro


  • #Catalogne : Madrid prend le risque d’activer samedi l’article 155
    https://www.mediapart.fr/journal/international/191017/catalogne-madrid-prend-le-risque-d-activer-samedi-l-article-155

    Mariano Rajoy, mercredi 18 octobre devant le Parlement espagnol. © Reuters Fin du suspense : le gouvernement de #Mariano_Rajoy a annoncé la tenue d’un conseil des ministres extraordinaire samedi, pour lancer la procédure de mise sous tutelle de la Catalogne.

    #International #Carles_Puigdemont #Espagne #indépendance


  • NATIONALISMES RIVAUX CONTRE LA CLASSE OUVRIÈRE

    Le conflit qui oppose les deux factions, celle qui d’un côté soutient l’actuel État espagnol et l’autre qui appuie la création d’un État catalan séparé, continue de s’accélérer. Peu importe quel sera le résultat, il est clair que les travailleurs possédant une conscience de classe doivent se distancer autant de ceux qui défendent un État catalan séparé que de ceux qui souhaitent la préservation de l’État actuel – les deux n’étant que les façades derrière lesquels se cachent la classe patronale pour exercer son contrôle.

    MANŒUVRE NATIONALISTE

    Le dernier acte dans cette accélération de projets nationalistes en compétition s’est amorcé début septembre, lorsque le Parlement catalan approuva une motion demandant la tenue d’un référendum sur l’indépendance le 1er octobre. Le gouvernement espagnol a déclaré la décision inconstitutionnelle, basée sur la Constitution espagnole de 1978 qui défend « l’unité indissoluble de la nation espagnole » - un article visant à contrôler fermement les contrecoups du séparatisme local apparus pendant la guerre civile des années 1930. Faisant fi de l’interdiction, le gouvernement catalan a décidé de maintenir sa proposition en espérant tirer parti de la promotion du séparatisme catalan qu’il entretient depuis des années.

    Le 20 septembre, l’État espagnol a lancé l’opération Anubis qui visait à empêcher le référendum de se dérouler, notamment en lançant des raids contre les bureaux du gouvernement catalan, en arrêtant des fonctionnaires, et en confisquant des bulletins de vote. Le point culminant de cette violence déchaînée par les forces de l’État espagnol est survenu dans les jours où le référendum s’est tenu. Des protestations contre ces actes de violence ont eu lieu en Catalogne mais, à ce stade, nous ne savons toujours pas si d’autres manifestations majeures ont eu lieu ailleurs en Espagne. À la place, nous avons plutôt assisté à des manifestations massives du nationalisme espagnol à Madrid et ailleurs – ce qui illustre parfaitement à quel point le nationalisme empêche l’unité de la classe ouvrière.

    Les événements du 1er octobre ont galvanisé les tendances nationalistes des deux côtés. Selon les autorités régionales catalanes, 91,96% ont voté oui à une république catalane indépendante, mais la participation globale n’était que de 42,58%. Le vote s’est tenu dans la tourmente, la Policia Nacional et la Guardia Civil ayant tenté de fermer les bureaux de vote. Les 893 civils blessés lors de cette seule journée démontrent à quel point la violence est inhérente à l’État démocratique - certains commentateurs, parmi lesquels ironiquement, Nicolás Maduro, ont comparé les actions du gouvernement de Mariano Rajoy à l’Espagne franquiste. Par la suite, la Commission européenne a déclaré que « conformément à la Constitution espagnole, le vote du 1er octobre en Catalogne n’était pas légal » et qu’il faut faire confiance à « la direction du Premier ministre Mariano Rajoy pour gérer ce processus difficile ».1

    En Septembre, suite aux répressions par l’État espagnol, la CGT suivie de la CNT et d’autres syndicats plus petits, ont saisi cette opportunité pour annoncer une grève générale le 3 Octobre. Cependant, après les évènements du 1er Octobre, les plus grands syndicats espagnols, l’UGT et le CCOO, ainsi que l’Assemblée Nationale Catalane (ANC), ont plutôt appelé à une espèce de débrayage citoyen – leur déclaration se présentait ainsi : « Nous incitons toute la société, les employeurs, les propriétaires d’entreprise, les syndicats, les travailleurs, les contractuels, les institutions et tous les citoyens de Catalogne à immobiliser le ‘pays’ le mardi 3 octobre ». La grève a frappé les transports publics, deux grands ports et le secteur agricole.2 Que ce soit dans le cadre du débrayage des citoyens ou de la grève générale, qu’ils aient été motivés par le nationalisme ou la colère contre la brutalité policière, les travailleurs ont réagi aux événements. Ce n’est cependant pas clair dans quelle mesure les rapports des assemblées locales reflètent certaines étincelles d’auto-organisation de la part du prolétariat ou si elles ne sont que des créations de l’establishment bourgeois local agissant comme une espèce « d’armée de scène » pour l’agenda séparatiste.

    Depuis le début du mois d’octobre, les appareils d’État de Madrid et de Barcelone ont justifié leurs propres positions en affirmant que leurs positions constitutionnelles respectives l’emportent sur les autres. Ce serait une grave erreur si les travailleurs en Catalogne, ou dans le reste de l’Espagne, étaient entraînés derrière l’un ou l’autre des arguments concurrents. Derrière les discussions d’avocats sur le « sur le sexe des anges » se cachent la réalité des factions de la classe dirigeante qui ne veulent qu’étendre leur propre capacité à exploiter la classe ouvrière - indépendamment de la nationalité, du patrimoine, ou du lieu de naissance.

    LA RÉPONSE INTERNATIONALISTE

    Les événements en Catalogne doivent être compris dans le contexte de la crise économique du capitalisme qui a mené à un effondrement financier en 2007 sans qu’il n’y ait eu, depuis, une véritable reprise. Cela a mené les sections locales de la classe capitaliste à penser qu’elles pourraient gérer plus efficacement l’économie que l’État central. Conséquemment, un changement global vers le nationalisme et le populisme s’en est suivi. Dans une économie qui ne s’est pas encore rétablie dix ans après l’éclatement de la bulle spéculative, la classe dirigeante est à court d’idées et divisée sur la façon de s’en sortir. La tentative du gouvernement catalan de mettre le blâme sur le gouvernement central espagnol, afin de rallier les travailleurs derrière le programme séparatiste, est censée masquer le fait que la classe dirigeante catalane (qu est également divisée sur cette question) est aussi responsable que le gouvernement de Madrid face à l’application des mesures d’austérité.

    Comme nous l’avons dit à maintes reprises, les luttes de libération nationale ne font que diviser la classe ouvrière et laisser les travailleurs à la merci de leur propre bourgeoisie nationale. Là où les diverses factions nationales répandent leurs fantasmes nationalistes, nous encourageons la classe ouvrière locale à s’opposer aux arguments des deux parties. Les exemples à ce sujet sont nombreux (y compris ceux récents de l’Ukraine3, l’Écosse4 ou du Kurdistan5 [5]). En ce moment même, un autre chapitre est en train de s’écrire avec le référendum dans le Kurdistan irakien, lequel annonce d’autres morts et d’autres souffrances dans cette lutte pour les ressources de l’axe Turquie / Syrie / Irak.

    En tant qu’internationalistes, nous affirmons que la seule alternative possible, face à la dévastation sociale et environnementale offerte par le capitalisme, se situe au-delà des frontières, dans l’unité de la classe ouvrière autour d’un but commun : un monde sans classes ni État où ‘le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous’. Pour ce faire, nous avons besoin d’une organisation internationale, un parti, qui puisse efficacement intervenir dans des événements comme la grève en Catalogne afin de pousser la lutte au-delà du contrôle des syndicats et des partis institutionnels, et pour déclarer l’indépendance de la classe ouvrière face à toutes les factions de la classe dirigeante, peu importe sa nationalité.

    Si des mouvements vers des assemblées de quartier ou de lieu de travail surgissent, il faudra alors inciter pour que ces assemblées rompent totalement avec les factions de l’État espagnol ou catalan, et qu’elles ne laissent également aucune place à la participation des employeurs locaux. Les prises de décisions doivent provenir des réunions de masse avec les délégués tenus responsables et révocables en tout temps. La mise en place et l’expansion de ces organisations ouvrières représentent la seule alternative face au cul-de-sac barbare des nationalismes concurrents que prépare la bourgeoisie. En l’absence d’une véritable organisation internationaliste, nous offrons notre solidarité et notre assistance aux noyaux communistes et aux individus qui luttent pour cette nécessaire réponse prolétarienne.

    (Tendance Communiste Internationaliste) KT/Dyjbas, octobre 2017

    1. Déclaration sur les évènements en Catalogne europa.eu
    2. La Catalogne, théâtre d’une grève générale après la réponse brutale de la police espagnole au referendum sur l’indépendance. independent.co.uk
    3. Ukraine - A Nationalist Dead End leftcom.org
    4. The Scottish Independence Referendum : The Great Diversion leftcom.org
    5. In Rojava : People’s War is not Class War leftcom.org


  • Dommage à la Catalogne
    https://nantes.indymedia.org/articles/38782

    Au soir du 1er octobre 2017, après une journée de violences policières orchestrées depuis Madrid pour empêcher la tenue d’un référendum sur l’auto-détermination de la Catalogne, le premier ministre espagnol, le néo-franquiste Mariano Rajoy déclarait sans rire qu’il n’y avait pas eu de référendum, précisant tout de suite que les forces de l’ordre avaient fait respecter l’état de droit.

    #contrôle #social #contrôle,social


  • La Catalogne entre deux feux
    Par Martin Garrigue

    Suivi de
    « Indépendance : bien au-delà d’un État en soi »
    Par Ivan Miró

    http://jefklak.org/?p=4503

    Dimanche 1er octobre, jour du référendum pour l’indépendance de la Catalogne, jugé illégal par le Tribunal constitutionnel de l’État espagnol, plus de deux millions de Catalan.es se sont rendu.es aux urnes, accueilli.es par de violentes charges policières. Les déclarations du président Mariano Rajoy « fier de l’action de la police », celles du roi (« Le problème en Catalogne, c’est les indépendantistes ») et le soutien des socialistes libéraux et journalistes d’État creusent encore le fossé. Face aux aspirations à l’autodétermination, les autorités espagnoles refusent tout dialogue et cherchent à imposer le statu quo par la force. Pour comprendre ce qui s’est passé ces derniers jours, voici le témoignage d’un français qui a vécu les événements depuis Barcelone, suivi de la traduction d’un article datant de 2012, montrant deux visions de l’indépendance qui coopèrent et s’affrontent tour à tour : social-libéral versus libertaire-révolutionnaire.

    Pour beaucoup de collectifs et de personnes impliquées dans les luttes sociales en Catalogne, les contradictions de ce mouvement ne manquent pas. Le patriotisme nous est particulièrement étranger. Voir des marées de drapeaux aux couleurs de la Catalogne est pénible, surtout quand ceux-ci servent à cacher les différences de classe qui traversent la société locale. Se retrouver dans la rue avec des gens de droite est plutôt bizarre, voire franchement désagréable. On a souvent peur d’être les idiot.es utiles de la construction d’un nouvel État qui sera probablement aussi corrompu que les autres. Les politiciens indépendantistes ont besoin de la mobilisation de rue, mais sont effrayés par un débordement possible sur leur gauche, et surtout désireux de garder le contrôle sur ce mouvement populaire si divers et chaotique. Pour garder la main, ils en appellent en permanence au seny , ce mélange de bon sens et de modération censé caractériser les Catalan.es. Pour les partisans du nouvel ordre catalan, le seny serait même le fondement de la construction du pays sur un modèle de démocratie libérale, intégré à (et sauvé par) l’Union Européenne.

    Dans un même mouvement, les politiciens et journalistes mainstream de Barcelone tentent par tous les moyens de construire l’unité patriotique. Et s’indignent des violences de la Guarda Civil, tout en glorifiant la police catalane – pourtant bien connue pour sa brutalité au cours des luttes sociales de ces dernières années. C’est la bataille pour ce qu’on appelle ici el relat : le récit de l’histoire, celle qui restera la version officielle. La référence permanente à Ghandi, Mandela et Luther King participe de la construction de ce mythe. Ceci est fortement alimenté par la peur compréhensible que la situation tourne à la guerre civile, ce que personne ne veut ; ou plutôt à l’occupation militaire du pays, ce que tout le monde craint.

    Malgré ces contradictions, une grande majorité des militant.es a décidé de s’impliquer dans la résistance populaire. Comme le disait un camarade sur un des nombreux points de blocage de la grève générale : « Si on reste à la maison, ce mouvement provoquera un changement seulement institutionnel. Mais si on s’en mêle, avec la force qu’ont nos réseaux anticapitalistes sur tout le territoire, on aura forcément une incidence sur les événements. Pour nous, c’est dans la rue et depuis la base que les choses se jouent. » Comme dit le slogan le plus repris de ce mouvement, hérité directement des mouvements squat et antifascistes : « Els carrers seran sempre nostres ! »


  • Spain prepares military crackdown in Catalonia - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2017/10/06/spai-o06.html

    As Spanish military and police units continued to deploy to Catalonia yesterday after failing in a brutal attempt to halt the October 1 Catalan independence referendum, Madrid signaled yesterday that it is preparing a military crackdown in Catalonia. The Constitutional Court suspended the Catalan parliament, after Prime Minister Mariano Rajoy rejected calls for mediation led by the Podemos party and the union bureaucracy.

    On Sunday, the world was shocked and stunned as videos filled the Internet of 16,000 police assaulting polling places and peaceful voters, including women and the elderly, across Catalonia. Furious that its initial crackdown failed, Madrid is now preparing an even bloodier assault, using the military. As the Spanish press debates imposing a state of emergency, as in neighboring France, it is clear that this is bound up with well-advanced plans for military rule and the abrogation of basic democratic rights across Europe.

    Amid Catalan crisis, Madrid prepares military rule across Spain - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2017/10/06/madr-o06.html

    The Spanish political establishment is now openly debating its options for how to crack down on the secessionist movement in Catalonia and install military rule across the entire country.

    Two weeks ago, the debate was whether the Spanish minority Popular Party (PP) government under Mariano Rajoy should implement drastic measures that would suspend Catalan regional autonomy. Now, the question is when and how the military will be deployed and police presence escalated. These discussions must be taken as a serious warning to the Spanish and international working class.

    #espagne #catalogne


  • The future of the EU at stake in Catalonia | Asia Times
    http://www.atimes.com/article/future-eu-stake-catalonia

    Fascist Franco may have been dead for more than four decades, but Spain is still encumbered with his dictatorial corpse. A new paradigm has been coined right inside the lofty European Union, self-described home/patronizing dispenser of human rights to lesser regions across the planet: “In the name of democracy, refrain from voting, or else.” Call it democracy nano-Franco style.

    Nano-Franco is Spanish Prime Minister Mariano Rajoy, whose heroic shock troops were redeployed from a serious nationwide terrorist alert to hammer with batons and fire rubber bullets not against jihadis but … voters. At least six schools became the terrain of what was correctly called The Battle of Barcelona.

    Extreme right-wingers even held a demonstration inside Barcelona. Yet this was not shown on Spanish TV because it contradicted the official Madrid narrative.

    The Catalan government beat the fascist goons with two very simple codes – as revealed by La Vanguardia. “I’ve got the Tupperware. Where do we meet?” was the code on a prepaid mobile phone for people to collect and protect ballot boxes. “I’m the paper traveler” was the code to protect the actual paper ballots. Julian Assange/WikiLeaks had warned about the world’s first Internet war as deployed by Madrid to smash the electronic voting system. The counterpunch was – literally – on paper. The US National Security Agency must have learned a few lessons.


  • Référendum en Catalogne : les indépendantistes appellent l’Union européenne à jouer les arbitres
    http://www.france24.com/fr/20171002-referendum-catalogne-deroute-mariano-rajoy-independantistes

    Après les interventions violentes de la police nationale lors du référendum d’autodétermination, jugé illégal par Madrid, les indépendantistes catalans attendent de l’UE qu’elle joue les arbitres avec le gouvernement de Mariano Rajoy.<p>Une femme âgée, cheveux grisonnants, expulsée manu militari d’un …


  • Dret a decidir | Ferdinand Cazalis
    https://jefklak.org/?p=4321

    Mariano Rajoy voit rouge. Et jaune. Et encore rouge. Et encore jaune… Mercredi 20 septembre, le chef de l’État espagnol a pris la décision que la plupart des catalan.es ne pensaient pas possible la veille encore : employer la force militaire pour empêcher le référendum sur l’indépendance de la Catalogne prévu le 1er Octobre prochain. Source : Jef Klak


  • Coup d’État espagnol en Catalogne ?

    https://blogs.mediapart.fr/laurent-perpigna-iban/blog/200917/coup-detat-espagnol-en-catalogne

    Nouvelle journée de tension en Catalogne. Ce mercredi 20 septembre au petit matin, une douzaine de membres de l’exécutif régional étaient interpellés par la Guardia Civil. Plus tard, c’est le siège du parti CUP (Candidature d’unité populaire) qui était encerclé par la police. Les milliers de catalans qui ont pris les rues dénoncent « un coup d’État ». Le point de non-retour a-t-il été atteint ?

    Alors qu’hier à la tribune de l’ONU, Donald Trump attribuait les bons points aux démocraties les plus méritantes et tirait à boulets rouges sur les « États voyous », l’Europe se voit, elle, secouée par un conflit politique qu’elle ne semblait pas avoir vu venir.

    Le gouvernement de Madrid semble décidemment prêt à tout pour empêcher la tenue du référendum d’indépendance de la Catalogne prévu le 1er octobre, et multiplie les saisies, perquisitions, et intimidations envers les milieux séparatistes.

    Et, c’est désormais une évidence, cette journée du 20 septembre va marquer un tournant.

    Tout d’abord, parce qu’à désormais 10 jours du référendum, Madrid mobilise de plus en plus de forces dans la bataille, et que le gouvernement espagnol semble avoir définitivement enterré la voie du dialogue. Les arrestations qui se sont produites aujourd’hui sont hautement symboliques, avec par exemple celle de Josep Maria Jove, le secrétaire général de la vice-présidence de Catalogne. Les départements des affaires économiques, extérieures et de la présidence étaient également visés, sans que les motifs soient indiqués.

    Désormais, le message est passé à tous les niveaux hiérarchiques : plus personne dans la société catalane n’est à l’abri. En attaquant frontalement l’exécutif, c’est également une remise en cause assumée de la déclaration de souveraineté et du droit de décision du peuple de Catalogne adopté par le parlement en janvier 2013. En outre, et ce n’est pas anodin, 10 millions de bulletins de vote ont été saisis dans la localité de Bigues.

    Les nombreuses déclarations qui ont émaillé la journée ont également donné un nouveau visage au bras de fer. Gabriel Rufiàn, le député catalan du parti ERC a demandé devant le parlement espagnol, à Mariano Rajoy de « sortir ses sales mains des institutions catalanes ».

    Carles Puigdemont, le président du gouvernement catalan, parle de l’application d’un « état d’exception » et d’une « suspension de facto de l’auto-gouvernement catalan ». « Nous n’accepterons pas un retour aux heures sombres » a-t-il déclaré dans l’après-midi sur son compte twitter.

    Les forces d’occupation dehors ! ", « Nous voterons ! » s’époumonaient les manifestants et les manifestantes tout au long de la journée en reprenant notamment en chœur L’Estaca, un hymne antifranquiste bien connu.

    Aujourd’hui, le peuple catalan semble plus uni et plus déterminé que jamais.

    Les catalans et les catalanes le savent, Madrid a changé les règles du jeu.

    En interdisant le référendum, puis en utilisant la force afin de paralyser son organisation, le gouvernement de Mariano Rajoy a bouleversé le sens même du combat des séparatistes catalans.

    Ces derniers ne luttent plus seulement pour l’indépendance, mais également pour les droits civiques de tous les peuples qui composent l’actuelle nation espagnole.

    Cette dernière, habituée à traiter ce genre de problématiques par la force, se trouve aujourd’hui confrontée à une situation qu’elle ne maîtrise pas.

    C’est un fait, l’Etat espagnol est totalement débordé et désorienté par le processus démocratique catalan, lui qui a combattu et qui combat encore le séparatisme basque militairement. La lutte contre la violence légitimait alors tous les excès. A ceux qui semblent découvrir aujourd’hui les dérives autoritaires espagnoles, l’histoire renvoie évidemment aux mesures d’exception appliquées au prisonniers basques, à la torture pratiquée dans les commissariats et casernes, ou encore à la fermeture du journal Egunkaria par les armes en 2003. A la différence près qu’il sera aujourd’hui encore plus difficile de justifier des ripostes d’une telle ampleur face à un processus politique, démocratique, et non violent.

    Au vu de l’intensité de la répression espagnole sur la Catalogne depuis une quinzaine de jours, on voit mal comment les séparatistes catalans pourraient arriver techniquement à maintenir ce référendum, bien qu’ils semblent avoir des ressources et une motivation inépuisable.

    Mais on ne voit pas non plus comment les catalans et les catalanes pourraient continuer, après cela, à cohabiter avec Madrid.

    Au-delà des sensibilités de chacun, il est une chose qui ne se discute pas : Madrid vient d’offrir aux séparatistes catalans leur plus grande campagne de communication. Le divorce est consommé.

    #Catalunya #Catalogne #separatisle


  • Dret a decidir La Catalogne sur le chemin de l’indépendance ?

    Par Ferdinand Cazalis

    Mariano Rajoy voit rouge. Et jaune. Et encore rouge. Et encore jaune… Hier, mercredi 20 septembre, le chef de l’État espagnol a pris la décision que la plupart des catalan.es ne pensaient pas possible la veille encore : employer la force militaire pour empêcher le référendum sur l’indépendance de la Catalogne prévu le 1er Octobre prochain. (Ce texte sera remis à jour dans les jours qui viennent)

    http://jefklak.org/?p=4321

    Pas mal de militant.es de gauche, dont les plus révolutionnaires, voient même dans cette possibilité d’indépendance une échappée pour non seulement faire vivre et perdurer langue et culture, mais aussi rompre avec un État central structurellement corrompu, coresponsable de la crise et des expulsions massives de logement après l’explosion de la bulle immobilière de 2008. Une manière en somme de renouer avec des idéaux libertaires cristallisés par la Guerre civile contre l’extrême droite catholique de Franco. Réponse du gouvernement central de droite (Partido popular – PP), soutenu par le PSOE (Parti socialiste espagnol aussi socialiste qu’en France) : mobiliser tous les corps et les esprits nécessaires pour empêcher le vote prévu.

    • Mise à jour 22 septembre 2017 à 17h.

      http://jefklak.org/?p=4321

      Jeudi 21 septembre au petit matin, les dockers de Barcelone se sont rassemblés en assemblée générale et ont voté le refus d’accorder les services portuaires aux « navires de la répression », comme ils les appellent. Deux bateaux de croisière barrent le port de Barcelone, dont l’un arborant les terrifiantes couleurs de Titi et Gros-Minet, et un autre est amarré à Tarragone, pour loger les renforts de police envoyés par Madrid – chacun ayant une capacité de 3000 personnes environ. « Nous sommes vigilants. Vous n’êtes pas les bienvenus », pouvait-on lire sur le fil Twitter de la CNT portuaire de Barcelone.

      Quatre organisations syndicales ont déposé un préavis de grève générale à la date la plus proche légalement, le 3 octobre – Confédération générale des travailleurs (CGT), Coordination ouvrière syndicale (CO), Intersyndicale alternative de Catalogne (IAC) et la Confédération syndicale catalane (CSC). Avec pour double objet : dénoncer la casse des droits des travailleurs par les dernières réformes du droit du travail, et les attaques contre les droits fondamentaux de l’État espagnol en Catalogne ces derniers jours.

      (...)

    • Et un ami photographe de Barcelone, entendant vers 19h les clameurs sous ses fenêtres me disait au téléphone : « Bon, ben là, je vais sortir, j’en ai marre de regarder tout ça sur Twitter. Ce n’est pas un délire d’indépendantistes, c’est une question toute simple de démocratie. Même ma mère, qui regardait tout ça de loin ces dernières semaines, est déjà en train de manifester ce soir. Pour elle, voir la Guardia civil intervenir de la sorte, ça fait remonter de très mauvais souvenirs de famille. C’est une image terrible que donne Rajoy, par rapport à un mouvement populaire qui ne demande qu’à pouvoir voter. Maintenant que les flics de Madrid quadrillent la ville, ils ne vont pas partir. Barcelone va être occupée comme ça jusqu’à la date prévue du référendum, qui n’aura donc peut-être pas lieu. Et alors ? On va être dans la rue, tous les soirs, on a l’habitude maintenant depuis 2011 ! Tout ça, c’est très bon pour nous : on ne demande qu’une chose, c’est plus de justice sociale, plus de liberté, et en face, ils nous envoient l’armée. Aucun.e catalan.e ne va prendre une Kalashnikov contre les flics de Rajoy, mais on va être beaucoup à affronter cette stratégie de la peur. »


  • L’Espagne ne peut pas recevoir le touriste à « coups de pied », estime son Premier ministre RTBF - Belga - 7 Juillet 2107
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_l-espagne-ne-peut-pas-recevoir-le-touriste-a-coups-de-pied-estime-son-pr

    On ne peut pas recevoir le touriste « à coups de pied », a dit lundi le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, en pleine polémique sur des actes de vandalisme commis contre des intérêts touristiques en Espagne.

    « Ce qu’on ne peut pas faire à Monsieur le touriste, qui heureusement vient ici, génère d’énormes revenus et permet à de nombreux Espagnols de travailler, c’est le recevoir à coups de pied, cela me semble une aberration », a dit le chef du gouvernement de la troisième destination touristique mondiale.

    Le secteur du tourisme représente plus de 11% du PIB en Espagne et y emploie 2,5 millions de personnes.

    Mais le débat est virulent dans le pays sur une « tourismophobie » qui serait apparue dans certains endroits envahis par les visiteurs étrangers.

    La polémique a éclaté fin juillet quand quatre personnes encagoulées ont obligé un bus touristique de Barcelone à s’arrêter (nord-est), lui ont crevé les pneus et ont peint sur son pare-brise le slogan « le tourisme tue les quartiers ».

    Cette action a été revendiquée par Arran, le mouvement de jeunesse du petit parti d’extrême gauche indépendantiste CUP, qui compte dix députés au parlement catalan. Ses militants dénonçaient « un modèle de tourisme qui génère des bénéfices pour très peu de personnes et aggrave les conditions de vie de la majorité ».

    Par la suite, ils avaient posté sur internet des vidéos d’autres de leurs actions, crevant les pneus de vélos de location aux touristes à Barcelone ou lançant des confettis aux clients d’un restaurant du port de Palma de Majorque dans les îles Baléares.

    M. Rajoy a de son côté fait valoir que « c’est l’un des secteurs qui tirent le plus l’économie espagnole » et appelé à « le soigner et le soutenir ».

    L’Espagne vient de battre, pour la quatrième année consécutive, son record de touristes accueillis, culminant à 75 millions de visiteurs en 2016. Et le nombre de touristes étrangers a encore augmenté de 11,6% au premier semestre sur un an.

    Ces chiffres exceptionnels sont en partie nourris par le report de visiteurs évitant des destinations comme la Turquie, l’Egypte ou les capitales européennes frappées par des attentats.

    La massification du tourisme en de nombreux endroits génère cependant un malaise croissant parmi les Espagnols. Beaucoup se plaignent que les rues soient bondées et bruyantes, que les commerces traditionnels disparaissent mais aussi des agissements de certains touristes ou du renchérissement des prix de l’immobilier.

    #nuisance #tourisme #Espagne #pollution


  • #Octavio_Salazar : Rafael Hernando - l’homme que nous ne devrions pas être.
    https://tradfem.wordpress.com/2017/07/02/rafael-hernando-lhomme-que-nous-ne-devrions-pas-etre


    À chaque fois que dans des journées de débats surgit l’interrogation «  que signifient les “nouvelles masculinités”  ?  » — un terme que je rejette car il est de ceux qui ne dépassent pas le politiquement correct et qui, dans ce cas précis, fait même le jeu du patriarcat —, il m’est très difficile de préciser en quoi consiste le fait d’être un homme «  nouveau  ». Il est en revanche beaucoup plus facile, comme dans tant d’autres débats complexes, de spécifier ce qui en tous cas ne devrait pas faire partie d’une nouvelle compréhension de la virilité, enfin délestée des fardeaux machistes et disposée à emprunter des voies qui permettront d’atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes. Dans ce sens, il est très didactique d’utiliser des référents de la vie publique pour signaler ce que justement ne devrait pas être un homme du XXIe siècle. Ce territoire, celui de la vie publique, est encore aujourd’hui presque entièrement peuplé d’individus qui portent confortablement le costume de la «  masculinité hégémonique  » et qui, logiquement, sont ravis d’être la partie privilégiée du contrat entre femmes et hommes.

    On peut extraire deux conséquences positives du débat qui a eu lieu au Congrès des députés il y a quelques jours dans le cadre de la motion de censure présentée par Unidos Podemos contre le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti Populaire — PP). La première, c’est de confirmer à quel point le Parlement a besoin de voix catégoriquement féministes comme celle d’#Irene_Montero (1). La seconde, c’est le magnifique exemple qu’une fois de plus nous a offert le porte-parole du groupe parlementaire du PP, Rafael Hernando, à propos du type de mâle qui ne devrait pas appartenir à la vie publique et qu’aucun jeune ne devrait essayer d’imiter.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.eldiario.es/tribunaabierta/Rafael-Hernando-hombre-deberiamos_6_655194519.html

    Octavio Salazar Benítez est un #proféministe espagnol, professeur de Droit constitutionnel à l’Université de Cordoue. Vous pouvez consulter son blog ici : http://lashoras-octavio.blogspot.com.es

    #Espagne #vie_politique #machisme #misogynie


  • Le tourisme, problème n°1 de Barcelone selon ses habitants

    Le tourisme est devenu pour les habitants de Barcelone le problème numéro un de leur ville, la plus visitée d’Espagne, selon un #sondage commandé par la mairie publié vendredi.

    Le tourisme dans la cité méditerranéenne de 1,6 million d’habitants est considéré comme un problème par 19% des 800 sondés, devançant le chômage et les conditions de travail (12,4%) qui constituaient depuis 2009 la première préoccupation.


    http://www.courrierinternational.com/depeche/le-tourisme-probleme-ndeg1-de-barcelone-selon-ses-habitants.a

    #tourisme #Barcelone #invasion


  • A Madrid, le retour gagnant du socialiste Sanchez
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220517/madrid-le-retour-gagnant-du-socialiste-sanchez

    Malgré ses défaites aux législatives en 2015 et 2016, Pedro Sánchez a réussi son coup : il a remporté dimanche les #primaires du parti socialiste espagnol, avec 50 % des voix. Tenant d’une ligne plus à gauche que ses adversaires, il reprend les rênes d’une formation profondément divisée, et rêve de faire tomber Mariano Rajoy.

    #International #Andalousie #Espagne #Patxi_Lopez #Pedro_Sanchez #Podemos #PP #PSOE #social-démocratie #Susana_Diaz


  • Mini-sommet à Versailles : l’Europe à plusieurs vitesses prend corps
    https://www.crashdebug.fr/international/13337-mini-sommet-a-versailles-l-europe-a-plusieurs-vitesses-prend-corps

    (GàD) Les dirigeants italien, allemand, français et espagnol, le 6 mars 2017 à Versailles en région parisienne

    ( AFP / Martin BUREAU )

    Les dirigeants français, allemand, espagnol et italien ont plaidé lundi d’une seule voix pour une Europe à plusieurs vitesses, censée tirer le projet commun de l’ornière après le choc du Brexit ou la crise des réfugiés.

    "L’unité n’est pas l’uniformité", a souligné François Hollande, hôte de ce mini-sommet auquel ont été conviés, sous les ors du Château de Versailles, l’Allemande Angela Merkel, l’Espagnol Mariano Rajoy et l’Italien Paolo Gentiloni.

    "C’est la raison pour laquelle je plaide pour qu’il y ait de nouvelles formes de coopérations, pour de nouveaux projets, ce que l’on appelle des coopérations (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales