person:marie dosé

  • Yildune Lévy et Marie Dosé : « L’antiterrorisme est une machine à broyer »
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-d-ali-baddou/l-invite-d-ali-baddou-13-avril-2018

    Yildune Lévy : « On assiste bien à un rapport entre le renseignement et le judiciaire qui est très dangereux. C’est historiquement ce que l’on appelle une police politique » #tarnac#le79interpic.twitter.com/DiOL94B9n0
    — France Inter (@franceinter) April 13, 2018

    La justice antiterroriste est une machine à broyer confirme son avocate, Me Marie Dosé, car l’instruction à décharge y a été très compliquée.

    #Tarnac


  • Yldune Lévy, relaxée dans l’affaire Tarnac : « Oui, des perspectives révolutionnaires sont possibles… »
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/14752-yldune-levy-relaxee-dans-l-affaire-tarnac-oui-des-perspectives-revo

    Yldune Lévy au tribunal le 13 mars 2018. (Michel Euler/AP/SIPA)

    EXCLUSIF. Relaxée dans l’affaire Tarnac, Yldune Lévy, la principale prévenue, a reçu "l’Obs" dans le bureau de son avocate, Me Marie Dosé. Elle réagit au jugement du tribunal correctionnel. Mais révèle aussi sa vision déterminée de la lutte, de l’engagement. Son refus de toute fatalité.

    C’est peut-être l’épilogue d’une affaire hors normes. Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé jeudi 12 avril la quasi-totalité des huit prévenus dans l’affaire dite de Tarnac. Parmi eux, Yldune Lévy et Julien Coupat. Initialement poursuivis pour terrorisme, accusés lors de leur arrestation en 2008 d’être des membres actifs de la "mouvance anarcho-autonome" par la ministre de l’Intérieur de l’époque, Michèle (...)


  • Contre la surenchère sécuritaire
    http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=3500

    Un entretien avec l’avocate pénaliste Marie Dosé réalisé le 2 mars à Paris, dix jours avant le début du procès Tarnac où elle défend deux des militants d’extrême gauche arrêtés dans ce village dans la Creuse il y a presque dix ans dans une opération « anti-terroriste ». Elle conteste depuis 15 ans les dérives successives de l’état de droit qui ont mené à une véritable surenchère sécuritaire et la pérennisation de l’état d’urgence dans le droit commun. Elle a défendu plusieurs assignés à résidence et elle est actuellement l’avocate de plusieurs femmes qui sont parties en Syrie ou en Iraq afin de rejoindre le djihad. Durée : 39 min. Source : Radio (...)

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2018/SPX20180313-ContreLaSurenchereSecuritaire.mp3


  • #tarnac : un début de #procès chaotique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170318/tarnac-un-debut-de-proces-chaotique

    Confuse, parsemée d’incidents, la première semaine de procès du « groupe de Tarnac » a servi de tribune à Julien #Coupat et Mathieu #Burnel. Mais la défense politique des huit prévenus ne garantit pas qu’ils seront entendus par le tribunal.

    #France #anarchie #antiterrorisme #DCRI #Dhuisy #insurrection #Justice #sabotage #SDAT #Seine-et-Marne #SNCF #terrorisme #TGV

    • « Tout le monde s’étonne qu’on puisse faire l’amour en se sachant suivi par des policiers, mais personne ne s’étonne qu’on commette une infraction en étant suivis par des policiers ? », intervient Marie Dosé, l’avocate de Yildune Lévy.

      En colère, la jeune femme assure avoir été « insultée sexuellement » et traitée de « salope de juive » par un policier, pendant sa garde à vue. « Évidemment que je n’allais pas tout raconter sur cette nuit-là », explose-t-elle. Depuis sa garde à vue, voici 10 ans, elle fait encore des crises d’angoisse, ce qui ne lui était jamais arrivé auparavant. Sans se désolidariser de ses camarades, elle est la seule à avoir sa propre défense, et ses parents ne ratent pas une seule audience.

      Se reconstruire après l’affaire de Tarnac n’est pas simple. D’autant que personne ne peut prédire l’issue d’un procès comme celui-là. Avec leur défense très politique, en utilisant les audiences comme une tribune et en refusant parfois de répondre sur des points précis, Julien Coupat et Mathieu Burnel prennent peut-être le risque d’être condamnés, et leurs camarades avec eux. Rien n’est encore joué. Les débats reprendront mardi et s’achèveront le 30 mars.


  • C’est quoi ce Tarnac ? - Les Jours
    https://lesjours.fr/obsessions/proces-tarnac/ep1-premier-jour

    Camille Polloni suit le dossier et en tire une série.

    L’avocat Jérémie Assous attire les caméras sur lui ; sa consœur Marie Dosé exfiltre discrètement les prévenus. Symbole de deux stratégies de défense

    L’audience est suspendue pendant trois heures, le temps d’un débat à huis clos sur les témoins. Lorsque Jérémie Assous sort de la salle, le temps du délibéré, il attire instantanément les caméras sur lui. On voit Christophe Becker, l’un des prévenus les moins connus des journalistes, sortir une tête pour voir si la voie est libre. Les télés sont obnubilées par l’avocat. Marie Dosé exfiltre alors discrètement les prévenus pour qu’ils puissent aller fumer une clope. À elle seule, cette scène symbolise les deux stratégies de défense en présence. Dans les jours à venir, elles pourraient s’avérer incompatibles ou complémentaires.

    #Tarnac


  • Tarnac, le procès d’un sabotage et d’un fiasco judiciaire
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/03/12/tarnac-le-proces-d-un-sabotage-et-d-un-fiasco-judiciaire_5269545_1653578.htm

    Pour Me Marie Dosé, avocate de Yildune Lévy, les prochaines semaines seront « le procès d’une instruction qui s’est émancipée des grands principes de prudence et de présomption d’innocence ». Me Jérémie Assous, qui défend les sept autres prévenus, se réjouit quant à lui de faire « le procès de l’antiterrorisme ». Il est toutefois peu probable que Michèle Alliot-Marie, Jean-Claude Marin ou encore l’ancien patron de la #DCRI Bernard Squarcini, tous cités comme témoins par la défense, se présentent à la barre.

    La juge Corinne Goetzmann s’attachera à maintenir les débats sur les faits. Mais il lui sera difficile de déshabiller ce procès de toute sa charge symbolique, laquelle sera d’autant plus forte que, à quelques semaines du déménagement du tribunal de grande instance de Paris dans le 17e arrondissement, #Tarnac sera la dernière grande affaire en correctionnelle jugée sur l’île de la Cité.

    • Ca me fait pensé aux noyés de la Deûle.
      Pendant que les flics se mobilisent 10 ans pour un retard de train imputé à des anarchistes, une douzaine d’homicides, principalement homophobes mais ciblant aussi des anarchistes, sont commis par des nazis sans que les flics bougent un cil.


  • Dix ans après, le « groupe de Tarnac » en procès | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120318/dix-ans-apres-le-groupe-de-tarnac-en-proces?onglet=full

    « Ce ne sera pas leur procès, mais celui d’une instruction menée uniquement à charge et pour couvrir les manœuvres illégales de certains membres de la DGSI », déclare l’avocat Jérémie Assous, qui défend sept des huit prévenus (dont Julien Coupat). « C’est d’abord le procès de personnes, avant d’être celui de l’antiterrorisme », nuance sa consœur Marie Dosé, qui défend Yildune Lévy. Malgré leurs différences de vues, les défenseurs du prétendu « groupe de Tarnac » plaideront tous la relaxe.

    Me Assous a, voilà quelques jours, remis au tribunal des conclusions de 178 pages (dont Mediapart a pris connaissance), dans lesquelles il souligne l’absence de preuves dans le dossier, tout en décortiquant les erreurs et les imprécisions des services enquêteurs. Il pilonne notamment le fameux procès-verbal D 104, censé prouver la présence à Dhuisy de Julien Coupat et Yildune Lévy pendant la nuit du 7 ou 8 novembre 2018, qui est truffé d’incohérences, la surveillance policière du couple semblant avoir été effectuée à distance, et par moments reconstituée a posteriori pour les besoins de la cause.

    Son mémoire ironise également sur l’apparition « opportune », dans l’enquête, d’un manchon permettant d’assembler les tubes en PVC repêchés par des plongeurs dans la Marne, entre février et avril 2010, à Trilport (Seine-et-Marne), près du lieu où Julien Coupat aurait endommagé une caténaire avec un fer à béton, cette nuit-là. Sans manchon, ces tubes ne s’assemblent pas et n’ont donc pu servir à déposer un crochet en fer à béton, comme le soutient l’accusation. Or, ni les procès-verbaux des plongées, ni les deux premières expertises judiciaires des tubes ne mentionnent l’existence de ce manchon miraculeux, qui semble plus neuf que les tubes et ne surgit que dans une troisième expertise, en décembre 2010, soulève l’avocat.

    #Tarnac


    • dans la partie 4 - Elisabeth Morin-Chartier 46:30 elle raconte une condamnation du parlement européen pour non mise en place démarche interne des plaintes pour harcelement. Cette condamnation fait suite à l’affaire « Audimata » une député socialiste grec qui a harcelé ses deux assistants.
      Je relève car ce sont deux victimes de sexe masculin et une agresseuse femme, et ca me semble interessant que dans ce cas là il y ai eu une réaction au point de condamné le parlement lui même.

    • La partie 5 comporte des intervenant·es du monde judiciaire en particulier Marie Dosé qui monopolise pas mal la parole.

      A voire ce que dit Marie Dosé et ce que disent les autres intervenant·es de ce domaine on comprend que la situation n’est pas prête de changé pour les victimes de violence sexuelle.
      Marie Dosé est complémentent dans l’abstraction patriarcale et semble parlé de religion. Elle passe son temps à tenir un double discours de culpabilisation des victimes.

      1- Elle dit que les victimes sont stupides de pensé à une idée de justice. La justice c’est pas pour les victimes. La justice c’est pour la justice elle même. Elle ne sert pas à éloigné les individus dangereux de la société, c’est pas pour obtenir une reconnaissance des faits et encore moins de l’argent pour se soigné de ses traumatisme. La justice c’est juste une sorte de religion dont la seule utilité est de sauvé des hommes solvables de la calomnie de méchantes filles et femmes.

      2- Sur la correctionnalisation elle nous apprend que c’est les victimes qui choisissent elles même de se correctionnalisées leurs viols toutes seule comme des grandes en pleine connaissance de cause.

      3- les victimes devraient s’estimer bien contente car des fois il y a des bons flics qui sont tellement dévoués qu’ils acceptent de prendre des plaintes de victimes de violences sexuelles. Et même la nuit il y en a qui t’écoutent jusqu’à 3h du mat !!!! Incroyable que des flics écoutent des victimes de viol, alors qu’ils ont tellement de travail avec les hommes calomniés.

      4- Dés fois Marie Dosé dit refuser la correctionnalisation mais seulement quant ca peu servir un homme accusé selon elle à tord, pour avoir une reconnaissance éclatante de l’innocence de ces hommes et servir alors LA JUSTICE. Par contre refusé une correctionnalisation pour une victime de viol, elle dit pas le faire, elle voie pas trop pourquoi le faire alors que selon elle les victimes souffrent tellement des lenteurs de la justice, que ne pas leur faire justice, c’est leur faire justice...

      5- Marie Dosé ajoute aussi qu’il y a pas de problèmes du coté des magistrats qui sont extrêmement et parfaitement bien formé sur les violences sexuelles (en fait Sandrine Rousseau précise qu’il s’agit pour les juges d’à peine une demi journée sur l’intégralité de leurs études).

      Si il y a tellement d’engorgement des tribunaux, pourquoi ne pas faire grève des outrages à agents ou des vols ou des poursuites contre les millitant·es qui viennent en aide aux migrant·es ?

      Dans cette vidéo il y a aussi une chose qui m’a interpellée. Le colloque s’inscrit dans le contexte actuel du Macronisme qui instrumentalise le discours féministe et cette histoire de contravention pour harcèlement de rue. Schiappa ne s’est pas donné la peine de venir à ce colloque et elle à envoyé une jeune femme racisée, Laetitia Avia.
      C’est évident que Laetitia Avia est envoyé au casse pipe à la place de Schiappa. C’est claire que cette idée de contravention est absurde et que c’est une mauvaise réponse à ce problème. Je suis d’accord sur ce que dit Marie Dosé à propos de cette loi et j’aurais même plus de chose à dire qu’elle contre cette mesure. Mais en tout cas cette idée de contraventions pour harcélement de rue est bien pratique pour évité de parlé du fond (pas de renforcement des lois déjà présentes, pas de budjet pour les formations, pas de retour de l’ABC égalité à l’école, pas de plan global contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants...). Du coup ca permet à Macron & co de faire croire qu’illes agissent et ca permet à Marie Dosé & co de faire les sourd·es au sujet des violences sexuelles.

      Il m’a semblé qu’il y avait un truc doublement raciste par rapport au choix de Schiappa d’envoyé Laetitia Avia. Laetitia Avia est venu servir des éléments de langage, elle n’a pas l’aisance oratoire de Marie Dosé, elle enchaîne pas mal de phrases incompréhensibles qui visent clairement à noyé le poisson. Faut dire qu’elle est venu vendre une mesure qui sera de toute façon imposé à coup d’ordonnance si Jupiter en décide ainsi. En tout cas Laetitia Avia ne donne pas une impression de compétence (peut être parce qu’elle est jeune, racisée, probablement d’origine sociale pauvre, peut être aussi parce qu’elle n’est pas compétente et à été choisi pour des questions d’image) et ceci donne l’impression qu’elle à été choisi sur d’autres critères (sexe, race et classe). Peut être que c’est qu’une impression (déformation de mon regard de femme blanche bourgeoise), peut être qu’elle est vraiment incompétente, car Macrons & co ne choisissent pas les personnes sur leur compétence, mais plutot sur leur image et soumission aux ordonnances jupiteriennes.

      Lorsque Laetitia Avia s’exprime, (15:10 sur la vidéo) Marie Dosé qui est assise à coté fait tout un beau spectacle du mépris. Elle lève les yeux au ciel, soupir, grimace, se recoiffe, se tripote...
      Je suis pas certaine que Marie Dosé aurais affiché aussi clairement son mépris si l’émissaire du gouvernement avait été un homme blanc. Je pense que son numéro aurais été plus retenu. Mais bon c’est seulement une impression et j’avoue que ce que dit Laetitia Avia me fait facepalemé aussi.

      En fait il m’a semblé que Laetita Avia était dans un double piège. Instrumentalisé par Macron pour servir la soupe avec une image de « diversité ». Méprisé en retour pour être l’instrument de Macron, avec un affichage du mépris démultiplié par le racisme, sexisme, classisme.

      J’essaye d’imaginé ce que ca aurais donné si Laetitia Avia avais été compétente. Mais je ne voie pas comment peut on être compétente pour promouvoir cette contravention pour harcèlement de rue pondu par le service de comm de jupiter...
      –------

      Du coup ce qui reste de ce colloque c’est l’impression qu’on est pas sortie des ronces et qu’on s’y enfonce plus profondément.

      Les féministes dans les colloques du matin parlent entre elles dans le vide. Elles sont épuisées. L’AVFT est fermé pour burn-out. Il faut plus de moyens et les moyens on sais qu’on les aura pas.

      Les juges sont très satisfaits d’elleux mêmes, illes se félicitent d’être bien formés et d’avoir des super flics avec eux qui reçoivent des plaintes jusqu’à 3h du mat certains jours. Leur boulot c’est de servir « la justice », c’est à dire traquer les calomniatrices d’hommes, et innocenté ces hommes quitte à encombrer les assises pour ca. Pour les victimes faut pas trop qu’elles s’intéressent à la justice, tout ce qu’elles peuvent espéré c’est un traumatisme supplémentaire et le mieux que la justice peut leur offrir c’est d’expédier ca le plus vite possible en correctionnel.
      Bien que très satisfait·es d’elleux, les juges demandent quant même des moyens, en particulier pour innocenté des hommes calomniés. C’est peut être d’ailleurs l’idée de Marie Dosé, tout son discours sur les hommes accusés à tord est peut être un message subliminal.

      " O Jupiter,
      Elève notre budget.
      En retour
      Hulot et Darmanin
      seront purifiés à l’hysope.
      Amen (le flouze) "


  • Enquête pour « financement du terrorisme » : le double jeu de LafargeHolcim
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/12/13/enquete-pour-financement-du-terrorisme-le-double-jeu-de-lafargeholcim_522878

    Des fichiers introuvables en perquisition, des licenciements opportuns… La direction de LafargeHolcim mène-t-elle un double jeu ? Depuis l’ouverture d’une enquête judiciaire visant des faits de « financement du terrorisme » commis par Lafarge en Syrie, le cimentier – devenu LafargeHolcim en 2015 – a reconnu à maintes reprises que des « erreurs inacceptables » avaient été commises par sa filiale syrienne, et a promis de collaborer avec la justice. Mais les derniers développements de l’instruction laissent planer le doute sur sa bonne volonté.

    Afin de comprendre si les versements de Lafarge Syrie à des groupes terroristes, dont l’organisation Etat islamique (EI), ont été validés par la maison mère, les trois juges chargés du dossier ont diligenté, le 14 novembre, deux perquisitions simultanées. L’une dans les bureaux parisiens du cimentier, l’autre au siège d’un de ses principaux actionnaires à Bruxelles, le Groupe Bruxelles Lambert (GBL).
    Fichiers « javellisés » avant perquisition

    La déception a été à la hauteur de leurs attentes. Des éléments de comptabilité et des procès-verbaux concernant la Syrie étaient manquants. « Des fichiers ont été passés à l’eau de Javel », résume une source proche du dossier.

    Ce comportement a ulcéré l’ONG de défense des victimes de crimes économiques Sherpa, qui avait porté plainte avec constitution de partie civile contre LafargeHolcim, le 15 novembre 2016. Mardi 12 décembre, lors d’une conférence de presse, son président, William Bourdon, et son avocate, Marie Dosé, ont accusé le cimentier de faire « obstacle » à la justice. Outre les fichiers « javellisés » avant perquisition, ils dénoncent le peu d’entrain du groupe à transmettre aux enquêteurs les pièces qui lui sont demandées.

    #terrorisme #javel (comme quoi un #grand_homme #grand_patron comme Eric Olsen sait s’en servir)


  • « On reste dans l’ombre, de peur d’être immolée à la place de l’agresseur » - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/cinema/2017/11/17/on-reste-dans-l-ombre-de-peur-d-etre-immolee-a-la-place-de-l-agresse

    Quoi de neuf dans le milieu du cinéma français, un bon mois après l’affaire Weinstein et le mouvement « Balance ton porc » ? Quelles réflexions ? Quelles prises de conscience ? Force est de constater qu’à part Léa Seydoux, peu d’actrices ont dénoncé publiquement le sexisme qui y règne. Est-ce une bonne nouvelle ? Le signe que tout va bien ? Ou que dans un pays où la politique des auteurs demeure - et c’est tant mieux -, l’omerta est plus lourde ici qu’ailleurs, et les révélations plus difficiles à assumer ? Retour avec Isabelle Adjani et Léa Forestier, avocate.
    Peu d’actrices ont témoigné du sexisme dans le milieu du cinéma en France. Pourquoi ?

    Isabelle Adjani : Les abus ne sont pas moins nombreux ici qu’ailleurs, mais à ma connaissance, il n’existe pas de producteur qui dispose d’un pouvoir tentaculaire analogue à celui d’Harvey Weinstein : il détenait toutes les clés du silence. En France, certaines actrices restent dans l’expectative prudente. Elles ne sont pas sûres que leur parole soit sans conséquence sur leur carrière si elles s’approchent d’un peu trop près de la révélation de tout ce que le milieu du cinéma refoule depuis tant d’années : on fait la lumière sur une partie des faits tout en restant dans l’ombre de peur d’être immolée… à la place de l’agresseur…
    Pourquoi ne pas utiliser les tribunaux quand on veut que justice soit faite ?

    Léa Forestier : Aujourd’hui, quand une femme porte plainte pour agression sexuelle, elle a toutes les chances que sa parole soit classée sans suite. C’est la plupart du temps parole contre parole et le doute profite toujours à l’accusé, ce qui est une bonne chose. Mais cela signifie tout de même qu’une fois sur deux, la plainte est vouée à l’échec. Et quand il y a une suite, il y a une marginalisation de fait dans le travail. Je suis en désaccord avec ma consœur Marie Dosé qui prône un exclusif recours à la loi en cas d’agression sexuelle, car à supposer qu’un tel recours aboutisse, quelle est la valeur d’une condamnation si elle ostracise la personne de son milieu professionnel ? J’ai eu une cliente violée par un personnage éminent. J’ai monté le dossier avec elle, mais j’ai dû la prévenir que la vérité médiatique allait être une déferlante qui annihilerait toute vérité judiciaire en lien avec son intimité. Et qu’elle allait se retrouver avec le scotch du capitaine Haddock qui l’empêcherait d’être autre chose que « la violée de mister big ». Elle a décidé de ne pas poursuivre. Les autres femmes violées par cet homme étaient comme elle, sous une forme d’emprise : il y a une relation de confiance, puis un viol…

    Comment démontre-t-on une agression sous emprise ? Léa Seydoux dans le Guardian évoque combien il est compliqué de se défaire de prédateurs sexuels avec lesquels on travaille et qu’on admire par ailleurs…

    Léa Forestier : La prédation sexuelle s’accompagne d’une tentative de convaincre l’autre. Il s’agit rarement d’un homme dans une ruelle obscure qui vous saute dessus en vous disant « je veux te violer et si tu n’es pas d’accord je te viole quand même ». Mais d’une relation où toutes les décisions auront des conséquences sur votre vie immédiate.
    Dans ce cas, comment s’apprécie le consentement ?

    Léa Forestier : Le droit considère qu’un rapport n’est pas consenti s’il n’est pas souhaité au moment de l’acte. Et il n’y a pas de droit de repentir. Or comment analyser le consentement au moment M, si la personne est sous une forme d’emprise ? Le consentement relève du sentiment. Il peut y avoir un jeu de séduction, et un viol à la suite d’un jeu de séduction.

    Isabelle Adjani : Les femmes qui ont dit avoir des relations consenties avec Weinstein sont très courageuses. Je ne supporte pas la moralisation là-dessus. Chacun son mode de survie. Quiconque a eu un rôle dans un film important aux Etats Unis a croisé Weinstein. Je l’ai rencontré en 1989, lors de la campagne pour les oscars de Camille Claudel de Bruno Nuytten, j’étais nominée dans la catégorie « meilleure actrice », mais la distribution américaine était assurée par Sony Classic, pas par Miramax. Weinstein m’avait simplement dit : « Tu n’auras rien car ce n’est pas moi qui ai acheté le film. Si tu m’écoutes dans l’avenir, je t’aurai un oscar. » Son besoin de dominer s’exprimait constamment.
    Est-ce uniquement la crainte d’être blacklisté qui muselle ? Pourriez-vous analyser comment fonctionne cette fameuse zone grise ?

    Isabelle Adjani : Cela suscite effectivement beaucoup d’ambivalence quand, par exemple, on explique à une jeune actrice que le cinéaste a absolument besoin d’être amoureux d’elle, voire de coucher avec elle, pour savoir la filmer comme jamais. Et que d’ailleurs, pour favoriser le rapprochement, on s’empresse de lui donner une chambre d’hôtel adjacente à la sienne, quand le tournage est loin de tout. On retrouve cette injonction à entretenir la séduction dans les biographies d’actrices qu’on aime le plus au monde, de Marlene Dietrich à Isabella Rossellini, en passant par Louise Brooks. Ça fait partie de la mythologie du cinéma, à laquelle je suis évidemment très sensible. Mais sur ce fond-là, on va persuader la comédienne, pleine de gratitude, de ne pas dissiper l’ambiguïté. Parce que son refus pourrait stériliser le regard du metteur en scène ou l’intérêt du producteur. Avoir besoin de rêver sur cet obscur objet du désir qu’est l’actrice, ça voudrait dire « transgression open-bar » ? Comme tout le monde, il m’est arrivé de me retrouver dans des tournages où une violence sourde se manifestait, et il s’agissait de la contourner sans mot dire.
    En quoi est-ce problématique ?

    Isabelle Adjani : J’ai commencé très jeune à mal supporter cette injonction à séduire qui me plaçait en porte-à-faux et je me souviens de l’empressement d’un cinéaste, que par ailleurs j’admirais. Ce qui m’a aidée à ne pas succomber au charme de cet homme, qui incarnait tout de même ma fascination pour le cinéma, fut de savoir que d’autres comédiennes avaient fait une dépression après avoir été congédiées à la fin du tournage. En somme, elles n’avaient pas anticipé qu’elles ne seraient son fantasme que le temps d’un film, utile pour le grand œuvre, sans existence au-delà. Certes, il n’y a pas de harcèlement apparent, juste la manipulation classique d’un pur séducteur. Et pourtant, dans pareille situation, où une jeune actrice n’est pas libre d’opposer un refus frontal, le malaise existe car elle ne peut plus être elle-même. Une actrice au travail est à psyché ouverte, elle a besoin d’être préservée contre tous les petits crimes dont on dit que « ce n’est pas un crime ». Evidemment, il n’y a pas de crime quand un comédien met sa langue dans votre bouche lors d’une prise, lorsque vous lui avez explicitement demandé de ne pas le faire. Et pourtant. Combien de fois les actrices qui ont été catégoriques sont estampillées difficiles, voire ingérables ? Toutes les comédiennes le savent. Donc elles essaient d’échapper subtilement au danger si elles en ressentent un. C’est un conditionnement.
    Quelles sont les conséquences d’une résistance ?

    Isabelle Adjani : On se fait insulter devant l’équipe, malmener, ce qu’on propose est dénigré. On vous demande des choses qui vous mettent en danger. En France, on a tendance à célébrer ceux qui ne savent pas diriger sans humilier. Ça remonte à loin. Sans le sadisme de Clouzot, aurait-on reconnu à Bardot un talent d’actrice ? Diriger une actrice ne devrait pas signifier la dominer. Vive les actrices qui réalisent des films, qui écrivent, qui coproduisent. Et qui contribuent à rendre les rapports dans le cinéma moins archaïques.
    Qu’est-ce qui fait qu’un acte est traumatisant ou qu’il glisse sans atteindre ?

    Isabelle Adjani : La relation qu’on a à l’abus est étroitement liée à notre éducation, au droit qu’on nous donne ou pas, enfant, d’exister. Des tas de moments de gênes et d’intrusion se sont accumulés, qui ont fait écho aux interdits de se défendre pour une fille, selon les préceptes de mon père. Il m’est arrivé de refuser des projets qui m’intéressaient à cause de gestes qui m’ont pétrifiée, alors qu’ils peuvent être bénins pour d’autres. J’ai encore en mémoire un déjeuner où un metteur en scène russe a attrapé ma main en la serrant si fort que je ne pouvais plus la retirer. Il a mis mon index dans sa bouche, en se mettant à le sucer, longuement. Je lui ai écrit un mot longtemps après : « Andreï, je voulais vous dire que si je n’ai pas fait la Mouette avec vous, c’était à cause de ce déjeuner et parce que vous avez mis mon doigt dans votre bouche. » Lui écrire noir sur blanc était nécessaire pour me faire justice. Oui, j’ai pu refuser de tourner avec des cinéastes hors pair parce que j’avais peur d’eux. Un producteur, qui à l’époque rayonnait, se comportait avec moi en dominateur machiste sur un film qu’il produisait. Il fallait fuir ses avances. Je lui ai refusé l’entrée d’une fête que j’organisais. Il m’a dit : « Ma petite, tu le payeras. » Et effectivement… Hervé Guibert avait écrit un scénario autour de cette histoire. Autre exemple : un cinéaste claquait des poppers sous mon nez après avoir dit moteur. Je ne pouvais pas ne pas respirer. C’était de l’ingestion de drogue contre mon gré, je sentais mon rythme cardiaque s’accélérer.
    Dans toute autre profession, il est possible de porter plainte contre quelqu’un qui vous drogue. Que s’est-il passé ?

    Isabelle Adjani : J’étais prise dans le tournage, je n’avais pas mon mot à dire. Il n’y a pas de recours dans des situations pareilles. Au théâtre, j’étais jeune, je me suis retrouvée face à un grand comédien devenu plus qu’harcelant pour tenir son rôle d’homme désiré et dont les agissements ont fini par me rendre malade pour de bon. Les représentations ont dû être arrêtées et je n’ai pas pu raconter pourquoi. J’ai laissé les rumeurs faire leurs basses besognes. Une actrice qui renonce et s’écroule, il n’y a rien de pire pour sa vie professionnelle.
    Que pensez-vous de ces contrats de non-harcèlement que des studios hollywoodiens font signer avant les tournages ?

    Léa Forestier : On voit que ça marche ! Cyniquement, les producteurs s’assurent ainsi que la responsabilité ne leur retombe pas dessus en cas de problème. Ça n’empêche pas le délit, mais ça évite les poursuites. Et c’est particulièrement hypocrite, car ce sont les mêmes gens qui font signer les contrats et qui sont susceptibles d’agressions sexuelles. Weinstein en a lui aussi très probablement fait signer. Les hommes de pouvoir aiment le pouvoir, aiment la transgression et plus encore l’impunité dans la transgression. De façon générale, les codes de conduite au travail posent un cadre, mais ne règlent rien. #BalanceTonPorc nous force à nous questionner sur la culture du machisme qui innerve encore le monde du travail. Si les femmes en sont majoritairement les victimes, force est de reconnaître qu’elles en sont aussi partiellement les gardiennes. La domination est moins une affaire de genre que d’idéalisation du pouvoir.
    Que vous inspirent les manifestations contre la rétrospective de Polanski à la Cinémathèque ?

    Léa Forestier : C’est confondre l’œuvre et la personne, et dénier aussi bien à l’accusé qu’à sa victime le droit à l’oubli pour une affaire qui date de quarante ans. J’adore l’œuvre de Céline mais l’homme me donne la nausée.

    Isabelle Adjani : Je rejoins la démarche collective féministe, qui attend une reconnaissance du préjudice. Mais ces violences subies peuvent amener les victimes à être différentes dans leur façon de vivre « avec ». Depuis des dizaines d’années, Samantha Geimer a expressément exigé l’arrêt des procédures aux Etats-Unis et répété que l’obsession d’un juge corrompu et la médiatisation du procès ont détruit sa vie. Cela a-t-il un sens de manifester contre cette rétrospective si ça ne procure aucune réparation, y compris symbolique, à la victime ? Cela ressemble à une double peine… Le droit à l’oubli doit exister pour l’accusé s’il a reconnu son délit et purgé sa peine (on oublie systématiquement de dire que Roman Polanski a fait de la prison aux Etats-Unis et en Suisse), parce que la victime, elle, même si elle pardonne, n’oublie pas.

    #cinema #culture_du_viol #exception_française


  • La première Femen condamnée pour « exhibition sexuelle » relaxée en appel
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/01/12/la-premiere-femen-condamnee-pour-exhibition-sexuelle-relaxee-en-appel_506152

    La première militante des Femen à avoir été condamnée en France pour exhibition sexuelle a été relaxée, jeudi 12 janvier en appel de ce délit, mais a, en revanche, été condamnée à 600 euros d’amende pour avoir dégradé une statue de cire du président russe, Vladimir Poutine.
    « La jurisprudence se construit », s’est félicitée son avocate, Marie Dosé. A travers cette décision, la justice « autorise » les femmes à « utiliser leur corps comme une arme politique », a-t-elle estimé.

    L’avocate envisage toutefois un pourvoi en cassation contre la condamnation pour dégradations. Outre l’amende, la cour d’appel a confirmé la condamnation de Iana Zhdanova à verser au musée Grévin 3004 euros de dommages et intérêts pour le préjudice matériel et 1000 euros pour le préjudice moral.

    « Surprise, mais dans le bon sens », la jeune Ukrainienne de 28 ans, réfugiée politique, a salué une « victoire » non seulement pour elle, mais « pour toutes les femmes ». Elle avait, lors d’une action seins nus le 5 juin 2014, attaqué à coups de pieu la statue de cire de Vladimir Poutine au musée Grévin à Paris. Elle avait été condamnée le 15 octobre 2014 à 1 500 euros d’amende pour dégradations et exhibition sexuelle, condamnation dont elle a fait appel.

    La photo (à peine posée…) qui illustre le lien sur le site de l’Obs est bizarrement inversée. Est-ce pour faciliter la dynamique de lecture de g. à dr. ou pour ne pas lire l’appel au meurtre ?


  • L’assigné mobile ne traversera plus Paris trois fois par jour.
    En PS de ce billet de blog
    Etat d’urgence : malaise après la perquisition d’un foyer pour femmes en difficulté | Vu de l’intérieur
    http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015/12/16/etat-durgence-malaise-apres-la-perquisition-dun-foyer-pour-

    Mardi 15 décembre, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rendu son ordonnance sur le cas de l’assigné mobile, personnage récurrent de ce blog. G., habitant de Montrouge (Hauts-de-Seine), devait pointer au commissariat du 18e arrondissement de Paris (45 minutes de chez lui en métro), sans explication. Puis il avait subi une nuit en garde à vue, une perquisition et une nuit au dépôt du Palais de justice après avoir été en retard lors d’un pointage car il avait voulu assister à son audience à Cergy.

    « L’exécution de l’arrêté du 7 décembre 2015 est suspendue en tant qu’il assigne à résidence G. dans le 18e arrondissement de Paris et qu’il lui fait obligation de se présenter trois fois par jour au commissariat de cet arrondissement », a finalement ordonné le tribunal, qui n’a pas annulé l’assignation elle-même. L’Etat devra verser 1 000 euros à G., au titre des frais de justice.

    L’audience aura au moins permis à G. de comprendre d’où venait l’étrange condition géographique de son assignation : le siège social d’un syndic de copropriété pour lequel il effectue des missions ponctuelles est situé dans le 18e... sauf qu’il l’ignorait lui-même, puisque ses missions ont toujours lieu dans les Hauts-de-Seine. « Les services de renseignement ne sont même pas capables de savoir où travaille réellement mon client ! Comment, alors, donner du crédit à des renseignements qui disent qu’il est un ’islamiste radical pro-jihadiste’ ? », s’interroge Me Marie Dosé, son avocate.