person:marie ekeland

  • Salwa Toko nouvelle présidente du Conseil national du numérique ?
    https://www.latribune.fr/technos-medias/salwa-toko-nouvelle-presidente-du-conseil-national-du-numerique-778840.htm

    Mais après six mois d’agonie et d’hésitations quant à sa survie, le Conseil national du numérique s’apprête à renaître de ses cendres. D’après nos informations, c’est Salwa Toko, la fondatrice et présidente de l’association Becomtech, continuation du programme Wifilles, qui en prendrait la tête.
    […]
    La probable nouvelle présidente, qui devra remettre le #CNNum sur les rails, incarne un profil parfaitement compatible avec le gouvernement et surtout avec Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État au Numérique. En charge du grand chantier de la numérisation de l’État et VRP de la French Tech, l’ancien startuppeur promeut une vision inclusive et sociale de l’innovation, et tient à valoriser la diversité dans l’entrepreneuriat. Il va d’ailleurs annoncer dans les prochains jours la nomination officielle de Kat Borlongan, française d’origine philippine, à la tête de la Mission French Tech.

    D’après nos informations, le nouveau CNNum, en cours de validation, sera entièrement renouvelé... à l’exception de Gilles Babinet, qui en sera le vice-président. L’actuel « digital champion », représentant de la France auprès de la Commission européenne, a été le premier président du CNNum, créé par Nicolas Sarkozy en 2011. Le nouveau collège devrait se composer de membres de la société civile, d’entrepreneurs et de personnalités du monde scientifique et académique, respecter la parité et mettre l’accent sur la diversité. Aucun membre du CNNum de Marie Ekeland ne serait reconduit.

  • Une crise sans précédent au Conseil national du numérique
    https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-22h/journal-de-22h-mardi-19-decembre-2017


    Politique et numérique : un mariage impossible ? La présidente du Conseil national du numérique, suivie de tous ses membres (ou presque), a démissionné ce mardi, en pleine guerre ouverte avec le gouvernement.

    Marie Ekeland, présidente du Conseil national du numérique, a démissionné le 19 décembre 2017 (photo d’archives).• Crédits : KENA BETANCUR - AFP

    La pagaille la plus complète au sein du Conseil national du numérique. Démission de sa présidente et de presque tous ses membres... L’invitée de ce journal : Valérie Peugeot, ancienne vice-présidente de cet organisme et chercheuse à l’Orange Labs :

    #CNNum

  • Le CNNum explose à la figure du gouvernement | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/191217/le-cnnum-explose-la-figure-du-gouvernement?onglet=full

    Marie Ekeland a donc refusé de céder aux exigences du secrétaire d’État au numérique, Mounir Mahjoubi, qui lui avait demandé, mercredi dernier, de présenter une nouvelle liste de trente membres du CNNum excluant la militante féministe et antiraciste (lire notre précédent article ici). « Le projet que j’ai porté d’ouverture, d’indépendance de pensée et de diversité, a été mis à l’épreuve dès le démarrage, écrit l’ex-présidente dans un communiqué publié mardi matin sur le site du Conseil. Je ne vois pas aujourd’hui, comment continuer à le porter en maintenant son essence et de bonnes chances de réussite ».

    « Nous avons beaucoup travaillé de concert cette dernière semaine avec Mounir Mahjoubi et les membres du CNNum à trouver une solution qui permette d’en conserver son intégrité et son entièreté », précise Marie Ekeland. « Nous n’y sommes pas arrivés. J’ai donc présenté aujourd’hui ma démission à Mounir Mahjoubi afin de laisser la place à une autre vision au CNNum. »

    Mais pour le gouvernement, il s’agit en fait de céder à la droite raciste et anti-féministe.

    Le revirement de l’exécutif est intervenu le mercredi 13 décembre après 24 heures d’une polémique lancée tout d’abord sur Internet par une partie de la droite et du Printemps républicain. Le 12 décembre, le président du mouvement, Amine El-Khatmi, réagit ainsi sur Twitter à l’annonce de la nomination de Rokhaya Diallo : « Vous avez demandé le racisme d’État, ne quittez pas… »

    Le lendemain, la députée Les Républicains, Valérie Boyer, interpelle directement le premier ministre Édouard Philippe dans un courrier qu’elle publie sur Twitter. Dans celui-ci, la nouvelle secrétaire générale adjointe chargée des questions de société du parti de Laurent Wauquiez reproche plusieurs propos tenus par Rokhaya Diallo ces dernières années.

    L’élue rappelle notamment une interview accordée à la web-émission Regards par la militante féministe. « Je ne vois pas en quoi le fait de marquer la féminité par un voile, c’est plus sexiste que de le marquer par des talons aiguilles ou une minijupe », avait affirmé Rokhaya Diallo. Il existe un « déni extrêmement profond du fait qu’il y a une production du racisme qui est ancrée à gauche », poursuivait-elle.

    Les différents propos pointés par Valérie Boyer étaient déjà connus. Rokhaya Diallo, connue pour sa lutte contre l’islamophobie, est en effet une des cibles favorites de l’extrême droite et de certains mouvements laïcistes ou islamophobes. Ce qui est plus étonnant, c’est la célérité avec laquelle l’exécutif a cédé à leurs pressions alors qu’aucun élément nouveau n’est apparu.

    Du côté du secrétariat d’État au numérique, on assurait, la semaine dernière, que ce n’est pas la lettre de Valérie Boyer ni la mobilisation sur Internet, qui a conduit à l’éviction de Rokhaya Diallo. Les services de Mounir Mahjoubi auraient en effet reçu de nombreux messages de la part de personnes de « l’écosystème numérique ». On reconnaissait cependant avoir bien validé la composition du CNNum telle que présentée lundi. Et qu’à ce moment, elle ne posait aucun problème.

    Dans son communiqué annonçant sa démission, Marie Ekeland défend sa décision de nommer Rokhaya Diallo qui « déconstruit les mécanismes de la construction de la haine en ligne et défend les droits des afro-descendants et des minorités au sens large ». « Je ne renie rien, écrit-elle. J’ai été choquée par les caricatures auxquels Rokhaya Diallo et Axiom ont été réduits : elles n’ont rien à voir avec ce qu’ils sont vraiment. »

    L’exclusion de la militante est due, estime l’ex-présidente du CNNum, à « un emballement médiatique et politique violent, révélateur des tensions françaises et de la difficulté à les traiter sereinement. Nous en avons été les témoins impuissants », explique-t-elle.

    Le plus drôle vient quand même de la bouche du ministre

    Contacté par Le Figaro, Mounir Mahjoubi a assumé sa décision. « J’ai signé le décret, j’étais là à la nomination. Il n’y a eu aucune surprise. Le problème, ce sont les réactions et l’incapacité du CNNum à travailler dans la sérénité », affirme le secrétaire d’État. « Il ne s’agit pas d’une association, d’un parti politique ou d’un lobby. Le CNNum doit être proche du gouvernement pour nous orienter, et le gouvernement lui fait confiance sur ces sujets. Ce n’est pas une force d’opposition, même si conseiller peut signifier dire quand ça ne va pas. C’est cet équilibre subtil qui a été cassé », poursuit-il.

    La composition du nouveau CNNum devrait être prête au début de l’année 2018, précise encore Mounir Mahjoubi. Elle « sera faite d’experts du numérique. Elle aura aussi une plus grande représentativité des quartiers, de la ruralité ».

    ON va donc faire représenter les quartiers par des gens qui surtout ne font pas de vagues, ne sont ni activistes, ni rappeurs, peut être par exemple la nouvelle bourgeoisie de couleur du numérique... pourquoi pas ceux qui ont utilisé les ZRU et autres zones franches pour y mettre les click-travailleurs/ses ou des entrepôts de livraison amazoniens. Des experts du numérique qui surtout n’auront jamais l’idée d’utiliser le langage épicène. Des experts comme on les aime dans les cercles de pouvoir : experts en courbettes et génuflexions !

    Cela dit, je n’aimerais pas être à la place du futur nominé... Il ne s’agit plus d’avaler des couleuvres, mais bien des boas, des anacondas. Le CNNum est mort, mais ce n’est que le premier pas. Je ne veux plus voir une tête qui dépasse. Tiens, les honteux de l’audiovisuel comme Elise Lucet... ou les merdeux de SUD Education qui osent penser qu’il existe un racisme d’Etat. Mettez moi tout ça en ordre !

    #CNNUM #hypocrisie #Macronie

    • C’est pourtant clair, il suffit de lire les articles 1 des décrets successifs…

      • 2011-476 29/04/11 (Nicolas Sarkozy)

      Le Conseil national du numérique a pour mission d’éclairer le Gouvernement et de participer au débat public dans le domaine du numérique.

      Il peut être consulté par le Gouvernement sur tout projet de disposition législative ou réglementaire susceptible d’avoir un impact sur l’économie numérique.

      Il formule également de sa propre initiative des recommandations en faveur du développement de l’économie numérique en France et contribue aux réflexions prospectives sur ce secteur.

      • 2012-1400 13/12/12 (François Hollande)
      (l’article 8 abroge le précédent décret)

      Le Conseil national du numérique a pour mission de formuler de manière indépendante et de rendre publics des avis et des recommandations sur toute question relative à l’impact du numérique sur la société et sur l’économie.

      A cette fin, il organise des concertations régulières, au niveau national et territorial, avec les élus, la société civile et le monde économique.

      Il peut être consulté par le Gouvernement sur tout projet de disposition législative ou réglementaire dans le domaine du numérique.

      • 2017-1677 8/12/17 (Emmanuel Macron)
      (l’article 8 abroge le précédent décret)

      Le Conseil national du numérique est chargé d’étudier les questions relatives au numérique, en particulier les enjeux et les perspectives de la transition numérique de la société, de l’économie, des organisations, de l’action publique et des territoires. Il est placé auprès du ministre chargé du numérique.

      Dans son champ de compétence, il a pour missions :
      1° D’informer et de conseiller le Gouvernement dans l’élaboration, la conduite et l’évaluation des politiques et de l’action publiques ;
      2° De contribuer à l’élaboration des positions de la France aux niveaux européen et international ;
      3° De formuler de manière indépendante et de rendre publics des avis et des recommandations.

      A cette fin, il organise des concertations régulières, aux niveaux européen, national et territorial, avec les pouvoirs publics, les élus, les secteurs économique, associatif et académique, et la société civile.

      Il peut être saisi pour avis par le Premier ministre, par le ministre chargé du numérique et, le cas échéant, conjointement avec les autres ministres concernés, ou par la majorité de ses membres de toute question entrant dans son champ de compétence. Dans ce cadre, il peut se voir confier des missions de prospective, d’expertise, d’étude et de consultation.

      Il peut être consulté par le Gouvernement sur tout projet de disposition législative ou réglementaire dans le domaine du numérique.

      Dans cette dernière version, l’#indépendance n’est invoquée que dans la troisième mission. Pour les autres, on s’imprègnera de la signification de « l’indépendance » pour le ministre…

      CNNum : Marie Ekeland démissionne
      https://www.linformaticien.com/actualites/id/46908/cnnum-marie-ekeland-demissionne.aspx

      Réaction de Mounir Mahjoubi : « le CNNum doit être proche du gouvernement pour nous orienter, et le gouvernement lui fait confiance sur ces sujets. Ce n’est pas une force d’opposition, même si conseiller peut signifier dire quand ça ne va pas. C’est cet équilibre subtil qui a été cassé » explique au Figaro le secrétaire d’État au Numérique. La polémique née des nominations aurait rendu le CNNum « inaudible ».

    • Un bel exemple du principe bien connu des juristes : lister restreint. Plus on énumère des missions, plus on restreint le champ d’action.

      La mission tient en une phrase dans la version 2, on retrouve bien cette même phrase dans la version 3, mais en troisième rang d’une liste de missions…

  • Demain est un autre jour : message collectif | CNNum | Traducteur et éclaireur des transformations numériques
    https://cnnumerique.fr/demain_autrejour_message-collectif

    Nous avons rejoint le Conseil national du numérique en tant que membres bénévoles à la demande de Marie Ekeland et par intérêt pour son projet novateur : “penser demain” en réunissant des voix plurielles et fortes et en misant sur l’intelligence du débat.

    Marie Ekeland présente aujourd’hui sa démission. Constatant donc l’impossibilité de mettre en oeuvre son projet, considérant que le travail du Conseil ne peut plus se faire selon des modalités efficaces, nous avons décidé de présenter collectivement notre #démission.

    BEAUVALLET Godefroy, BRUGIERE Amandine, CARREEL Éric, DALOZ Pascal, DIALLO Rokhaya, DOUZET Frédérick, DRON Dominique, DUPORTET Xavier, DUVAL Gaël, GALLET Clémentine, GEOFFARD Pierre-Yves, GUIRAUD Nadège, HERVE-GRUYER Perrine, HINDI Rand, HOANG Aymeril, « Axiom » KOCHMAN Hicham, MERCADAL-DELASALLES Françoise, MERRIAUX Jean-Marc, PETIT Antoine, PHELIP Margault, SEBAG Michèle, TADDEI François, TEROSIER Claude, THIEULIN Benoit, TRAN Nguyen, VASSEUR Flore, ZOLYNSKI Célia

    #cnnum #Rokhaya_Diallo

  • Le #CNNum explose à la figure du gouvernement
    https://www.mediapart.fr/journal/france/191217/le-cnnum-explose-la-figure-du-gouvernement

    Sommée par le secrétaire d’État au numérique #Mounir_Mahjoubi d’exclure de son équipe la militante féministe et antiraciste, la nouvelle présidente du Conseil national du numérique, Marie Ekeland, a préféré donner sa démission. Quelques heures plus tard, elle a été suivie par 25 des 30 membres du conseil.

    #France #Rokhaya_Diallo

  • La quasi-totalité du #CNNum démissionne après l’éviction de #Rokhaya_Diallo
    https://www.mediapart.fr/journal/france/191217/la-quasi-totalite-du-cnnum-demissionne-apres-l-eviction-de-rokhaya-diallo

    Sommée par le secrétaire d’État au numérique #Mounir_Mahjoubi d’exclure de son équipe la militante féministe et antiraciste, la nouvelle présidente du Conseil national du numérique, Marie Ekeland, a préféré donner sa démission. « La forme actuelle de nomination et de fonctionnement du CNNum portent à confusion et ne peuvent pas garantir son indépendance », explique-t-elle dans un communiqué. Quelques heures plus tard, elle a été suivie par 25 des 30 membres du conseil.

    #France

  • La présidente du #CNNum démissionne après l’éviction de #Rokhaya_Diallo
    https://www.mediapart.fr/journal/france/191217/la-presidente-du-cnnum-demissionne-apres-l-eviction-de-rokhaya-diallo

    Sommée par le secrétaire d’État au numérique #Mounir_Mahjoubi d’exclure de son équipe la militante féministe et antiraciste, la nouvelle présidente du Conseil national du numérique, Marie Ekeland, a préféré donner sa démission. « La forme actuelle de nomination et de fonctionnement du CNNum portent à confusion et ne peuvent pas garantir son indépendance », explique-t-elle dans un communiqué.

    #France

  • Le gouvernement demande le départ de Rokhaya Diallo du Conseil national du numérique
    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/12/13/32001-20171213ARTFIG00323-le-gouvernement-demande-le-depart-de-rokhaya-dial

    Le Conseil national du numérique a besoin de « sérénité ». C’est en tout cas l’argument avancé par Mounir Mahjoubi pour en réclamer sa recomposition. Le secrétaire d’Etat au numérique a annoncé mercredi soir qu’il avait demandé à Marie Ekeland, présidente du CNNum, de revoir sa copie, quelques jours à peine après avoir dévoilé son équipe. Le gouvernement réclame le remplacement de la militante antiraciste Rokhaya Diallo. La nouvelle composition du CNNum doit être dévoilée la semaine prochaine.

    « Ce conseil a pour rôle d’orienter les politiques du gouvernement sur les aspects numériques et de penser les transformations du monde. (...) Nous avons souhaité, par souci de bonne gouvernance et afin que le débat démocratique puisse avoir lieu, que le Conseil puisse agir en indépendance, compte tenu de l’importance des sujets à traiter. Dans ce contexte, la présidente du Conseil a pu, ce qui est inédit, composer son équipe, en intégrant des points de vue dont certains peuvent être différents de ceux du gouvernement », écrit Mounir Mahjoubi. « Cependant, et eu égard encore une fois à l’ampleur des enjeux qui sont les siens, le Conseil National du Numérique a besoin de sérénité pour travailler, et les derniers échanges sur la composition du Conseil soulignent que ces conditions ne sont pas pleinement réunies. »

    #racisme #racisme_d'etat