person:mathieu burnel

  • #tarnac : un début de #procès chaotique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170318/tarnac-un-debut-de-proces-chaotique

    Confuse, parsemée d’incidents, la première semaine de procès du « groupe de Tarnac » a servi de tribune à Julien #Coupat et Mathieu #Burnel. Mais la défense politique des huit prévenus ne garantit pas qu’ils seront entendus par le tribunal.

    #France #anarchie #antiterrorisme #DCRI #Dhuisy #insurrection #Justice #sabotage #SDAT #Seine-et-Marne #SNCF #terrorisme #TGV

    • « Tout le monde s’étonne qu’on puisse faire l’amour en se sachant suivi par des policiers, mais personne ne s’étonne qu’on commette une infraction en étant suivis par des policiers ? », intervient Marie Dosé, l’avocate de Yildune Lévy.

      En colère, la jeune femme assure avoir été « insultée sexuellement » et traitée de « salope de juive » par un policier, pendant sa garde à vue. « Évidemment que je n’allais pas tout raconter sur cette nuit-là », explose-t-elle. Depuis sa garde à vue, voici 10 ans, elle fait encore des crises d’angoisse, ce qui ne lui était jamais arrivé auparavant. Sans se désolidariser de ses camarades, elle est la seule à avoir sa propre défense, et ses parents ne ratent pas une seule audience.

      Se reconstruire après l’affaire de Tarnac n’est pas simple. D’autant que personne ne peut prédire l’issue d’un procès comme celui-là. Avec leur défense très politique, en utilisant les audiences comme une tribune et en refusant parfois de répondre sur des points précis, Julien Coupat et Mathieu Burnel prennent peut-être le risque d’être condamnés, et leurs camarades avec eux. Rien n’est encore joué. Les débats reprendront mardi et s’achèveront le 30 mars.


  • Tarnac : “La politisation intense de la jeunesse fait peur aux gouvernants” - France 3 Nouvelle-Aquitaine
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/tarnac-politisation-intense-jeunesse-fait-peur-aux-gouv

    En marge du procès de l’affaire #Tarnac qui se tient au tribunal correctionnel à Paris entre le 13 et le 30 mars 2018, deux prévenus, Mathieu Burnel et Benjamin Rosoux évoquent avec nous le regard qu’ils portent sur la perception et la répression de l’activisme aujourd’hui.

    Dans l’affaire Tarnac, Mathieu Burnel et Benjamin Rosoux sont poursuivis pour « refus de se soumettre à un prélèvement biologique ». Ils comparaissent, depuis le 13 mars 2018, devant la XIVe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris avec 6 autres prévenus dont Julien Coupat, accusé notamment du sabotage d’une ligne SNCF en 2008. Tarnac, un village de Corrèze qui a donné son nom à ce groupe d’activistes et de militants qui a traversé 10 années de procédures avant ce procès. Mathieu Burnel et Benjamin Rosoux portent un regard, leur regard, sur le militantisme d’aujourd’hui, avec le recul de leur expérience.

    En 10 ans, la répression s’est accentuée

    Pour Mathieu Burnel, aujourd’hui, la politisation rapide et intense de la jeunesse peut faire peur aux gouvernants. Concernant le groupe de Tarnac, il rappelle que l’accusation de terrorisme a été abandonnée, mais conteste que le fait que l’affaire de Tarnac se soit dégonflée". Il estime que depuis 10 ans, depuis leur arrestation, « des militants, des activistes, de simples manifestants » sont de plus en plus nombreux à être « inquiétés ». Pour lui, « les techniques de répression se sont accrues. » Aujourd’hui, le procès est fatigant mais il pense que leur défense est entendue.


  • Procès de Tarnac – Jour 4 par Ingrid Merckx | Politis
    http://www.politis.fr/articles/2018/03/proces-de-tarnac-jour-4-38531

    orinne Goetzmann a-t-elle été recadrée elle-même ? Lui a-t-on renvoyé de mauvais échos du déroulement de ce procès de #Tarnac qui se tient au palais de justice, à Paris, depuis le 13 mars ? Ou bien a-t-elle eu le sentiment qu’on avait profité de son indulgence ? Toujours est-il que la présidente du tribunal démarre ce quatrième jour d’audience par une mise au point assez ferme.

    « Les débats ont été assez atypiques », commence-t-elle avant d’embrayer sur la raison d’être d’un procès pénal : l’existence d’un débat contradictoire. « Le tribunal a choisi de laisser un certaine colère s’exprimer… », mais cela ne doit pas se faire au détriment de certains usages, explique-t-elle en substance. En tête de ces « usages » : écouter les parties adverses et ne pas confondre le temps des discussions et le temps des plaidoiries.

    Adresse spéciale à Jérémie Assous, avocat de sept des prévenus dont Julien Coupat, qui tient clairement et brillamment le crachoir depuis quatre jour ? Ou à Julien Coupat et Mathieu Burnel, qui n’hésitent pas à jouer les mauvais garnements en interrompant les débats de manière intempestive tout en faisant un peu comme s’ils étaient chez eux… « C’est un procès sérieux, les peines encourues sont de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende… Il y a des enjeux humains à ce procès… », enfonce Corinne Goetzmann, visiblement décidée à grever l’ambiance faussement détendue des premiers jours.

    « Merci, Madame la présidente, pour le rappel de ces règles… que nous connaissons », grince Jérémie Assous. Vous évoquez le contradictoire, mais l’ensemble de cette affaire a été instruite à charge depuis le début. Les magistrats instructeurs n’ont fait que couvrir les agissements des policiers et justifier la véracité du PV 104 [sur la base duquel Julien Coupat a été incarcéré, ndlr]. La contradiction, cela fait dix ans qu’on l’attend ! », s’exclame-t-il pour justifier ce qui aurait pu apparaître comme des débordements. Sans compter que de contradictions, il ne peut y avoir complètement, ne manque pas de rappeler l’avocat.


  • Procès de Tarnac – Jour 3 par Ingrid Merckx | Politis
    http://www.politis.fr/articles/2018/03/proces-de-tarnac-jour-3-38525

    Le fameux crochet

    La présidente poursuit la description des dégradations dont celle reprochée à Julien Coupat et Yildune Lévy dans la nuit du 7 au 8 novembre. C’est un peu laborieux. On baille dans la salle. Mathieu Burnel se retourne vers Benjamin Rosoux qui, assis derrière lui au deuxième rang des prévenus, lui sourit sous sa fine moustache. Julien Coupat se penche vers Maître Assous assis à sa gauche. Il agite sa main droite en pinçant deux doigts. Il porte un pull sombre et des lunettes, comme Mathieu Burnel assis à sa droite. Me Jérémie Assous hoche la tête. Tous les trois ont des ordinateurs ouverts devant eux. L’un et l’autre de ces deux prévenus, moins impertinents que les deux premiers jours, se lèvent à tour de rôle pour apporter des précisions techniques, experts de leurs dossiers « un peu paranoïaques », reconnaît même Mathieu Burnel.

    « On pourrait faire venir un expert des fadettes, propose la présidente, ni vous ni le tribunal n’avons les compétences... » « On pourrait demander à David Dufresne quand il va témoigner, propose Mathieu Burnel. Dans son livre, #Tarnac, Magasin Général, il a interrogé un policier qui lui explique comment trafiquer des fadettes... »

    Les autres prévenus sont plus discrets. Sourient, ou parlent parfois entre voisins. Mais ils suivent les débats plus calmes, plus immobiles. Les faits qui leur sont reprochés : refus de prélèvements ADN et recel de papiers d’identités, n’ont pas encore été abordés.

    Remous dans la salle quand la présidente sort « l’arme du crime », le crochet « fer à béton » qui a servi à endommager la ligne SNCF. « C’est lourd ! Et pas forcément très propre..., prévient-elle. Ce crochet ne pouvait entraîner de déraillement... Il ne nécessitait pas de complicité à la SNCF. »

    Ce crochet, c’est aussi celui qui figure, dessiné, sur la couverture du deuxième numéro imprimé du journal en ligne Lundi matin et consacré aux archives de l’affaire de Tarnac. « Pas d’empreintes, pas de traces ADN », continue la présidente qui fait tourner l’objet. « Touche ! », jette Mathieu Burnel à Julien Coupat en lui tendant le crochet par la partie non couverte par un plastique. Nouveaux rires dans la salle.

    « Il a été fabriqué de façon astucieuse... ce crochet est parfait », commente l’expert, admiratif, qui a été introduit à l’audience. Applaudissements et rires dans la salle. « On peut s’électrocuter avec ce crochet mais si j’avais à le poser sur une ligne... (rires dans la salle), je veux dire : si j’étais malfaisant (nouveaux rires dans la salle)... un bâton d’isolant suffirait... »

    « Pas de risques pour le poseur, enchaine l’autre expert. Mais je voudrais détailler les risques pour la caténaire... » Les rapports des dégradations le montrent : elles ont été réalisées par des personnes qui avaient de « bonnes connaissances techniques », l’intention d’« entraîner des dommages » sur les lignes, mais savaient que les opérations seraient « sans danger pour les usagers ». « Pour qu’il y ait catastrophe, il faut deux causes, ajoute le deuxième expert. Ici, il n’y en a qu’une... »


  • Le « groupe de #tarnac » adopte une défense politique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/150318/le-groupe-de-tarnac-adopte-une-defense-politique

    Julien #Coupat et Mathieu Burnel, dans « Envoyé spécial ». © #France 2 Refusant de répondre aux questions du tribunal qu’ils estiment illégitimes, les huit prévenus discourent plus volontiers sur les tares supposées de l’antiterrorisme à la française.

    #anarchie #antirerrorisme #Comité_invisible #DCRI #insurrection #Justice #MAM #procès #SDAT #SNCF #terrorisme #TGV


  • Procès Tarnac : tension à l’extérieur de la salle d’audience - France 3 Nouvelle-Aquitaine
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/proces-tarnac-tension-exterieur-salle-audience-1440489.

    Altercation...

    Les prévenus, dont Mathieu Burnel et Yldune Lévy se trouvent devant la salle. L’ex-compagne de Julien Coupat prend alors en photo un homme qui se trouve à proximité. Il s’avère qu’il s’agit d’un policier en civil. L’homme proteste : « Vous n’avez pas le droit de prendre en photo un policier ». Mathieu Burnel se dirige alors vers lui et s’étonne : « On n’a pas le droit de prendre un policier en photo ? Sortez-nous le Code pénal Monsieur ! »

    Cette petite altercation n’est pas allée plus loin mais elle est révélatrice de l’ambiance qui règne au tribunal correctionnel pour ce procès Tarnac. Lors des audiences, Julien Coupat et Mathieu Burnel prennent souvent la parole, avec un ton parfois de désinvolture, voire de provocation. Cet échange avec ce policier est du même ton.

    « Sortez-nous le Code pénal Monsieur ! »
    Tension entre un prévenu de l’affaire Tarnac et un policier en civil lors du procès le 14 mars 2018 devant la salle d’audience - Margaux Blanloeil

    Explication...

    Il est vrai que si un policier, comme tout citoyen a droit au respect de sa vie privée, aucune loi n’interdit qu’on le prenne en photo dans un lieu public dans l’exercice de ses fonctions. Une note du ministère de l’intérieur de 2008 rappelle d’ailleurs que « Les policiers ne peuvent [donc] s’opposer à l’enregistrement de leur image lorsqu’ils effectuent une mission », excepté pour les hommes « affectés dans les services d’intervention, de lutte anti-terroriste et de contre-espionnage spécifiquement énumérés dans un arrêté ministériel [GIGN, le GIPN...] »

    Manifestation...
    De nombreuses personnes, se déclarant soutien du groupe de #Tarnac patientent devant la salle et ne peuvent pas rentrer en raison des places limitées. Comme au premier jour, ces sympathisants manifestent leur mécontentement en scandant : « Plus de camarades, moins de journalistes ! »


  • Procès de Tarnac : le Comité invisible, dix ans de subversion
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/03/14/proces-de-tarnac-le-comite-invisible-dix-ans-de-subversion_5270531_3232.html

    Il y a une indéniable volonté de « ne pas s’enfermer dans un ghetto radical », déclare Julien Coupat, lors de la soirée que les « tarnaciens » ont donnée, jeudi 8 mars, à la Marbrerie, chaleureuse salle de concerts de Montreuil, louée chichement pour l’occasion. Une fête pour se serrer les coudes avant les trois semaines d’audiences qui se sont ouvertes mardi 13 mars.

    Autre pilier du groupe et animateur du site Lundimatin, Mathieu Burnel se réjouit que la soirée réunisse aussi bien de jeunes émeutiers que des écrivains confirmés, de nouvelles recrues que de vieux routiers

    #Tarnac


  • Procès de Tarnac : le Comité invisible, dix ans de subversion

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/03/14/proces-de-tarnac-le-comite-invisible-dix-ans-de-subversion_5270531_3232.html

    De « L’insurrection qui vient » à la création du site « Lundimatin », la mouvance révolutionnaire liée à l’affaire de Tarnac s’ouvre au milieu culturel.

    Voici plus de dix ans que L’insurrection qui vient (La Fabrique, 2007), brûlot théorique du Comité invisible, embrasait la sphère radicale. Depuis, les membres ont grandi, voyagé, bataillé, vieilli aussi. Se sont-ils pour autant assagis ? Disons qu’ils semblent avoir beaucoup appris. Et avoir en partie rompu avec la posture « post-situ » qui caractérisait leurs premiers écrits. Un ton péremptoire et un style comminatoire hérités des méthodes les plus contestables de l’Internationale situationniste et de son mentor, Guy Debord.

    « Voir la gueule de ceux qui sont quelqu’un dans cette société peut aider à comprendre la joie de n’y être personne », écrivaient-ils en 2017. Et les voici qui, le 27 janvier 2018, organisent, à la Bourse du travail, à Paris, et au Clos sauvage, à Aubervilliers, une journée de conférences et de débats intitulée « Tout le monde déteste le travail », où sont notamment intervenus le philosophe Pierre Musso, l’écrivain de science-fiction Alain Damasio ou le metteur en scène Sylvain Creuzevault. Contradiction ? Plutôt une évolution, perceptible depuis leur deuxième opus, A nos amis (La Fabrique, 2014), où les formules lapidaires à l’égard d’autres collectifs – coopérativistes ou mutualistes – laissaient place à une volonté d’ouverture.

    Il y a une indéniable volonté de « ne pas s’enfermer dans un ghetto radical », déclare Julien Coupat, lors de la soirée que les « tarnaciens » ont donnée, jeudi 8 mars, à la Marbrerie, chaleureuse salle de concerts de Montreuil, louée chichement pour l’occasion. Une fête pour se serrer les coudes avant les trois semaines d’audiences qui se sont ouvertes mardi 13 mars.

    Autre pilier du groupe et animateur du site Lundimatin, Mathieu Burnel se réjouit que la soirée réunisse aussi bien de jeunes émeutiers que des écrivains confirmés, de nouvelles recrues que de vieux routiers, comme le philosophe Frédéric Lordon ou l’écrivain Serge Quadruppani. Car, « s’il y a bien un objectif que cette opération a lamentablement raté, c’était celui de nous isoler pour mieux pouvoir nous écraser », expliquent Mathieu Burnel et Julien Coupat.

    En effet, poursuivent-ils « sans les centaines de personnes qui nous ont soutenus, sans tant d’amis rencontrés au fil des ans, nous ne serions aujourd’hui que le vague souvenir d’un fait divers un peu étrange ». L’« affaire de Tarnac » – ce village corrézien où des membres présumés du Comité invisible s’étaient installés – n’est pas tombée dans l’oubli. Elle est même devenue un symbole, une marque, un tarmac où circulent les idées subversives, même si une partie du groupe a émigré du côté d’Eymoutiers, dans la Haute-Vienne, sur le plateau de Millevaches, où d’autres manières de vivre et de subvertir l’ordre du monde s’inventent.

    Solide armature théorique

    Crée en 2014, le site Lundimatin marque incontestablement un tournant. C’est tout d’abord une réussite éditoriale. Le journal électronique, au graphisme sobre et élégant, rassemble toute la mouvance autonome, libertaire et révolutionnaire. Chaque lundi matin, un article sur la ZAD de Bure y côtoie une lecture du talmudiste Ivan Segré, un appel au blocage des universités jouxte un reportage sur un campement de réfugiés. Mais le cercle des lecteurs, comme celui des contributeurs, s’est élargi.

    Bien sûr, la rhétorique émeutière est toujours présente. Mais elle est aussi bien portée par de jeunes zadistes que par Marcel Campion, « le roi des forains », qui « apporte [sa] voix et [ses] poings dans la guerre sociale qui se prépare » (Lundimatin no 112, 4 septembre 2017), ou par l’écrivain Eric Vuillard, Prix Goncourt 2017, auteur de romans dans lesquels « l’Histoire apparaît comme une puissance dévorante et absurde » (Lundimatin no 121, le 6 novembre 2017). Deux volumes de Lundimatin en version papier sont déjà sortis en libraire, dont un numéro entièrement consacré à l’affaire de Tarnac.

    Cette ouverture n’empêche pas le groupuscule révolutionnaire de tenir une ligne ferme sur des sujets qui divisent la gauche radicale. Ainsi en va-t-il de la Syrie, dont témoignent les reportages de Pierre Torres, les entretiens avec des exilés kurdes, les analyses de Catherine Coquio sur la Ghouta. Une fidélité à la révolution syrienne et à l’opposition au régime de Bachar Al-Assad qui a conduit le site à mener l’une des critiques les plus argumentées de la façon dont Le Média renvoyait dos-à-dos le dirigeant syrien et ses opposants (Le Média sur la Syrie : naufrage du « journalisme alternatif », par Sarah Kilani et Thomas Moreau, Lundimatin no 135, 28 février 2018).

    Ainsi Ivan Segré y a-t-il publié l’une des analyses les plus élaborées du livre « décolonial » de Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigènes de la République et auteure de Les Blancs, les Juifs et nous : vers une politique de l’amour révolutionnaire (La Fabrique, 2016). Une solide armature théorique – Foucault, Deleuze, Debord, mais peut-être avant tout le philosophe italien Giorgio Agamben – et une connaissance aiguisée des mouvements émancipatoires du siècle dernier, adossée à de multiples implantations dans des luttes locales, leur permettent d’articuler témoignages et théorie en évitant, le plus souvent, les écueils du socialisme autoritaire comme ceux du gauchisme postcolonial.

    Indéniable empreinte

    La mouvance serait-elle devenue mainstream ? N’exagérons rien. Théoricienne de la guérilla des « cortèges de tête », notamment observés lors des manifestations contre la loi travail, elle demeure résolument insurrectionnelle, faisant l’apologie des blocages et autres sabotages (« Dans saboter, il y a beauté »). C’est pourquoi Lundimatin ne commémorera pas Mai 68. « Nous, on s’en fout de Mai 68, peut-on lire sur le site révolutionnaire. Que Cohn-Bendit soit pote avec Macron et Debord à la Bibliothèque nationale, ça ne nous fait ni chaud ni froid. »

    Mais, poursuivent les auteurs anonymes, « ça n’est pas une raison pour ne pas se donner rencard en mai prochain, vu la situation », car « on ne va pas laisser Macron dérouler ses plans tranquillement pendant dix ans. On ne va pas se laisser marcher sur la gueule en nous récitant du Molière ». Que veulent-ils alors ? « Nous, on veut déchiqueter le désastre. » C’est pourquoi le philosophe Jacques Rancière a pu déceler dans cette prose, certes inventive et corrosive, un catastrophisme répandu à droite comme à gauche : « Il y a quand même une chose que Badiou, Zizek ou le Comité invisible partagent avec Finkielkraut, Houellebecq ou Sloterdijk : c’est cette description basique du nihilisme d’un monde contemporain » voué uniquement au « narcissisme marchand », déclare-t-il dans En quel temps vivons-nous ? (La Fabrique, 2016).

    La surenchère décadentiste et l’antidémocratisme du groupe de Tarnac, qui conchie les assemblées générales, ont également suscité les critiques de Jaime Semprun, fondateur des éditions de l’Encyclopédie des nuisances, et René Riesel, ancien membre de l’Internationale situationniste : « Ces songeries catastrophiles s’accordent à se déclarer enchantées de la disparition de toutes les formes de discussion et de décision collectives par lesquelles l’ancien mouvement révolutionnaire avait tenté de s’auto-organiser » (Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, Encyclopédie des nuisances, 2008).

    Pourtant, après vingt ans de publication théorique et d’activisme, l’empreinte du Comité invisible, notamment chez les jeunes générations, est indéniable. Malgré ses excès, il reste cité et plébiscité. Pour autres, une séquence s’achève, et il est temps de changer d’air. Notamment parce que la volonté affichée par Julien Coupat de « destituer la politique » conduirait à une forme de découragement. Et parce que cette sacrée insurrection ne vient toujours pas.

    Pour l’écrivain Nathalie Quintane, au contraire, le site Lundimatin a ouvert un précieux espace politique et littéraire. De la revue Tiqqun à Lundimatin, en passant par L’insurrection qui vient, la mouvance insurrectionniste a, entre ouverture et clôture, tracé un chemin. L’insurrection viendra-t-elle enfin ? Et sera-t-elle communiste, anarchiste ou, au contraire, droitière et traditionaliste ? Nul ne le sait. Mais gageons avec Guy Debord que, pour ces jeunes gens qui veulent forcer la porte du temps, « la sagesse ne viendra jamais ».


  • Drôle d’ambiance au premier jour du procès Tarnac
    http://www.europe1.fr/societe/drole-dambiance-au-premier-jour-du-proces-tarnac-3598436

    Humour potache et bruyant soutien. Les prévenus n’ont pas hésité à manier l’humour potache, comme des élèves dissipés. Julien Coupat a ainsi ostensiblement fixé le plafond quand la présidente lui a rappelé les charges retenues contre lui. Son ami Mathieu Burnel est ensuite venu à sa rescousse. Quand Coupat est prié par la présidente de ranger sa barre de céréales, Burnel demande s’il y aura une pause pour le goûter. Pendant ce temps, à l’extérieur de la salle, une trentaine de soutiens des prévenus, qui n’ont pas pu tous rentrer, scandent leur mécontentement. « Laissez-nous rentrer, laissez-les sortir ! », crient-ils.

    Sur le fond, les débats n’ont pas commencé mais les premières passes d’armes ont déjà débuté entre les parties au sujet des nombreux témoins qui n’ont pas répondu aux convocations ou qui ont refusé de venir. Un seul point fait consensus : la demande de transport sur les lieux. La Cour a accepté de se déplacer le 23 mars en Seine-et-Marne, sur les lieux du sabotage d’une ligne SNCF pour lequel certains des membres du « groupe de #Tarnac » sont poursuivis pour dégradations.


  • Retour sur l’affaire dite « de Tarnac » avec Julien Coupat et Mathieu Burnel
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-humeur-vagabonde/l-humeur-vagabonde-17-fevrier-2018

    Huit personnes sont encore poursuivies, certaines pour avoir refusé des prélèvements adn, et deux accusées d’avoir tenté de saboter des caténaires de ligne TGV. Leur défense plaidera l’acquittement pur et simple, les preuves semblant faire défaut. Présenté par la police comme « le chef » de ce groupe d’amis, que la presse assimile volontiers au « comité invisible » auteur de trois livres d’analyse politique radicale parus aux éditions de La Fabrique, Julien Coupat sera à nouveau sous les projecteurs. Mais dix ans après leur apparition à la une de la presse, on ne sait toujours pas vraiment qui sont ces « invisibles »….

    #Tarnac




  • Julien Coupat et Mathieu Burnel : la politique n’est « que le règne de la feinte et de la manigance »
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/04/20/mathieu-burnel-et-julien-coupat-se-rendre-ingouvernable-est-une-nece

    Quel jugement portez-vous sur la campagne présidentielle ?

    Quelle campagne ? Il n’y a pas eu de campagne. Il n’y a eu qu’un feuilleton, assez haletant à vrai dire, rempli de rebondissements, de scandales, de tension dramatique, de suspense. Beaucoup de bruit, un peu de fureur, mais rien qui soit à même de percer le mur de la perplexité générale. Non qu’il manque, autour de chaque candidat, de partisans diversement fanatisés tournant en rond dans leur bulle virtuelle. Mais ce fanatisme même ne fait qu’ajouter au sentiment d’irréalité politique.

    Que peut la politique et son univers proclamatoire quand s’effondrent concomitamment les écosystèmes et les subjectivités, la société salariale et l’ordre géopolitique mondial, le sens de la vie et celui des mots ? Rien. Elle ne fait qu’ajouter au désastre. Il n’y a pas de « solution » au désastre que nous traversons. Penser en termes de problèmes et de solutions fait précisément partie de ce désastre : ce n’est qu’une manière de nous préserver de toute remise en question sérieuse. Or ce que l’état du monde met en cause, ce n’est pas seulement un système politique ou une organisation sociale, mais une civilisation, c’est-à-dire nous-mêmes, nos façons de vivre, d’être, de se lier et de penser.

    Au reste, les élections n’ont jamais eu pour fonction de permettre à chacun de s’exprimer politiquement, mais de renouveler l’adhésion de la population à l’appareil de gouvernement, de la faire consentir à sa propre dépossession. Elles ne sont plus désormais qu’un gigantesque mécanisme de procrastination. Elles nous évitent d’avoir à penser les moyens et les formes d’une révolution depuis ce que nous sommes, depuis là où nous sommes, depuis là où nous avons prise sur le monde.

    #politique #France


  • Julien Coupat et Mathieu Burnel : la politique n’est « que le règne de la feinte et de la manigance »

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/04/20/mathieu-burnel-et-julien-coupat-se-rendre-ingouvernable-est-une-necessite-vi

    Dans un entretien exclusif, les deux membres du groupe de Tarnac portent un regard ironique sur la campagne présidentielle, un « cirque qui a assez duré ».

    Julien Coupat et Mathieu Burnel sont poursuivis depuis plus de huit ans dans ce que l’on appelle « l’affaire de Tarnac », dont la Cour de cassation a considéré, le 10 janvier, qu’elle ne relevait pas du terrorisme. Souvent considérés comme membres du Comité Invisible, dont le premier opus, L’insurrection qui vient (La Fabrique, 2007), avait connu un succès retentissant, ils portent leur regard critique et ironique sur la campagne présidentielle, alors que sort en librairie, après A nos amis (La Fabrique, 2014), le nouveau texte de ce même groupe anonyme et révolutionnaire, Maintenant (La Fabrique, 155 pages, 9 euros).

    Quel jugement portez-vous sur la campagne présidentielle ?

    Quelle campagne ? Il n’y a pas eu de campagne. Il n’y a eu qu’un feuilleton, assez haletant à vrai dire, rempli de rebondissements, de scandales, de tension dramatique, de suspense. Beaucoup de bruit, un peu de fureur, mais rien qui soit à même de percer le mur de la perplexité générale. Non qu’il manque, autour de chaque candidat, de partisans diversement fanatisés tournant en rond dans leur bulle virtuelle. Mais ce fanatisme même ne fait qu’ajouter au sentiment d’irréalité politique.

    Un graffiti, laissé aux abords de la place de la Nation par la manifestation du 1er Mai 2016, disait : « Il n’y aura pas de présidentielle. » Il suffit de se projeter au lendemain du second tour pour s’aviser de ce que ce tag contenait de prophétique : quel qu’il soit, le nouveau président sera tout aussi fantoche que l’actuel, sa légitimité à gouverner sera tout aussi introuvable, il sera tout aussi minoritaire et impotent. Cela ne tient pas seulement à l’extrême usure de la politique, au fait qu’il est devenu impossible de croire honnêtement à ce qui s’y fait et à ce qui s’y dit, mais au fait que les moyens de la politique sont dérisoires au regard de la profondeur de la catastrophe en cours.

    Que peut la politique et son univers proclamatoire quand s’effondrent concomitamment les écosystèmes et les subjectivités, la société salariale et l’ordre géopolitique mondial, le sens de la vie et celui des mots ? Rien. Elle ne fait qu’ajouter au désastre. Il n’y a pas de « solution » au désastre que nous traversons. Penser en termes de problèmes et de solutions fait précisément partie de ce désastre : ce n’est qu’une manière de nous préserver de toute remise en question sérieuse. Or ce que l’état du monde met en cause, ce n’est pas seulement un système politique ou une organisation sociale, mais une civilisation, c’est-à-dire nous-mêmes, nos façons de vivre, d’être, de se lier et de penser.

    Les bateleurs qui montent sur des estrades pour vanter les « solutions » qu’ils se font fort de mettre en œuvre une fois élus, ne parlent qu’à notre besoin d’illusion. A notre besoin de croire qu’il existerait une sorte de changement décisif qui nous épargnerait, qui nous épargnerait notamment d’avoir à combattre. Toutes les « révolutions » qu’ils promettent ne sont là que pour nous permettre de ne rien changer à ce que nous sommes, de ne prendre aucun risque, ni physique ni existentiel. Ils ne sont candidats qu’à l’approfondissement de la catastrophe. De ce point de vue, il semble que chez certains le besoin d’illusion soit impossible à rassasier.

    Vous dites cela, mais jamais dans une élection il n’y a eu autant de candidats jurant de « renverser la table » ? Et comment pouvez-vous tenir pour rien l’enthousiasme soulevé ces dernières semaines par la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?

    Jean-Luc Mélenchon n’est rien, ayant tout été, y compris lambertiste. Il n’est que la surface de projection d’une certaine impuissance de gauche face au cours du monde. Le phénomène Mélenchon relève d’un accès de crédulité désespéré. Nous avons les expériences de Syriza en Grèce ou d’Ada Colau à la mairie de Barcelone pour savoir que la « gauche radicale », une fois installée au pouvoir, ne peut rien. Il n’y a pas de révolution qui puisse être impulsée depuis le sommet de l’Etat. Moins encore dans cette époque, où les Etats sont submergés, que dans aucune autre avant nous.

    Tous les espoirs placés en Mélenchon ont vocation à être déçus. Les gouvernements de « gauche radicale », qui prétendent s’appuyer sur des « mouvements populaires », finissent plutôt par en venir à bout, non à coups de répression, mais de dépression. La virulence même des mélenchonistes atteste suffisamment de leur besoin de se convaincre de ce qu’ils savent être un mensonge. On ne cherche tant à convertir que de ce à quoi l’on n’est pas sûr de croire. Et en effet, nul n’a jamais renversé un système en en respectant les procédures.

    Au reste, les élections n’ont jamais eu pour fonction de permettre à chacun de s’exprimer politiquement, mais de renouveler l’adhésion de la population à l’appareil de gouvernement, de la faire consentir à sa propre dépossession. Elles ne sont plus désormais qu’un gigantesque mécanisme de procrastination. Elles nous évitent d’avoir à penser les moyens et les formes d’une révolution depuis ce que nous sommes, depuis là où nous sommes, depuis là où nous avons prise sur le monde.

    S’ajoute à cela, comme à chaque présidentielle dans ce pays, une sorte de résurgence maladive du mythe national, d’autisme collectif qui se figure une France qui n’a jamais existé. Le plan national est devenu celui de l’impuissance et de la névrose. Notre puissance d’agir se situe en deçà et au-delà de cet échelon débordé de toute part.

    Mais alors, que proposez-vous ? De laisser Marine Le Pen accéder au pouvoir ?

    Il est patent que Marine Le Pen a une fonction précise au sein du système politique français : forcer par la menace qu’elle représente la participation à des procédures auxquelles plus personne ne croit, faire voter les uns et les autres « en se bouchant le nez », droitiser jusqu’à l’absurde les termes du débat public et figurer au sein du système politique une fausse sortie de celui-ci – alors même qu’elle en forme la clef de voûte.

    Evidemment que la question n’est pas de sortir de l’euro, mais de sortie de l’économie, qui fait de nous des rats. Evidemment que le problème n’est pas l’envahissement par les « étrangers », mais de vivre dans une société où nous sommes étrangers les uns aux autres et à nous-mêmes. Evidemment que la question n’est pas de restaurer le plein-emploi, mais d’en finir avec la nécessité de faire tout, et surtout n’importe quoi, pour « gagner sa vie ». Evidemment qu’il ne s’agit pas de « faire de la politique autrement », mais de faire autre chose que de la politique – tant il est devenu évident que la politique n’est, à tous les niveaux, que le règne de la feinte et de la manigance.

    Aucune révolution ne peut être plus folle que le temps que nous vivons – le temps de Trump et de Bachar, celui d’Uber et de l’Etat Islamique, de la chasse aux Pokémon et de l’extinction des abeilles. Se rendre ingouvernable n’est plus une lubie d’anarchiste, c’est devenu une nécessité vitale, dans la mesure où ceux qui nous gouvernent tiennent, de toute évidence, la barre d’un navire qui va au gouffre. Les observateurs les plus mesurés admettent que la politique se décompose, qualifient cette campagne d’« insaisissable » pour ne pas dire inexistante. Nous n’avons aucune raison de subir un rituel devenu si évidemment nocif. Nous sommes lassés de comprendre pourquoi tout va mal.

    Vous pensez donc qu’il n’y a rien à attendre de ces élections ?

    Si, bien sûr : leur débordement. Il y a un an, il a suffi de quelques youtubeurs et d’une poignée de lycéens pour lancer un intense conflit de plusieurs mois au motif de la loi travail. Ce qui s’est alors traduit par des affrontements de rue réguliers n’était que l’extrême discrédit de l’appareil politique, et par contrecoup le refus de se laisser gouverner.

    Croyez-vous qu’au lendemain d’élections qui prennent cette fois dès le premier tour la forme du chantage à la démocratie, le dégoût de la politique sera moindre qu’alors ? Croyez-vous que chacun va sagement continuer de constater devant son écran la démence du spectacle de la politique ? Qu’il ne viendra à personne l’idée d’investir la rue de nos corps plutôt que les candidats de nos espoirs ? Croyez-vous que ces élections aient quelque chance d’apaiser l’inquiétude des âmes ? Il faut être naïf pour penser que la génération qui s’est formée politiquement dans le conflit du printemps dernier, et n’a pas cessé depuis lors de se former encore, va avaler cette supercherie parce qu’on leur propose désormais du bio à la cantine et une assemblée constituante.

    Depuis plusieurs mois, il ne s’est pas passé deux semaines sans que des affrontements n’éclatent aux quatre coins du pays, pour Théo, contre la police ou tel ou tel meeting du FN. Evidemment, cela reste minoritaire et les élections, en tant que non-événement, vont bien avoir lieu. La question est donc la suivante : comment faire pour que le vide intersidéral qui éclatera au lendemain des élections, quel que soit le vainqueur, ne soit pas le seul fait des « jeunes », immédiatement réduits par un déploiement policier démesuré ?

    Pour cela, il nous faut d’urgence réarmer nos perceptions et notre imagination politiques. Parvenir à déchiffrer cette époque et à déceler les possibles qu’elle contient, les chemins praticables. Et tenir qu’il n’y a pas eu de présidentielle, que tout ce cirque a assez duré, que ce monde doit être mis à l’arrêt au plus vite partout où nous sommes, sans attendre l’abîme. Cesser d’attendre, donc. Reprendre confiance en nous-mêmes. On pourra alors dire, comme Benjamin Fondane (1898-1944) : « Le monde est fini. Le voyage commence. »


  • Julien Coupat et Mathieu Burnel interrogés par Mediapart
    https://lundi.am/Julien-Coupat-et-Mathieu-Burnel-interroges-par-Mediapart

    « Tout ce que l’on peut souhaiter de meilleur aux forces autonomes qui se sont agrégées ces derniers mois, c’est qu’elles aillent à la rencontre les unes des autres, et forment un tissu de réalité toujours plus profond, plus intense et plus étranger au spectacle politique, qu’il y ait un décrochage général entre un discours public de plus en plus vain et extraterrestre et des processus locaux d’organisation, de pensée, de rencontre et de lutte de plus en plus denses. »

    «https://www.mediapart.fr/journal/france/130616/julien-coupat-la-loi-travail-est-laffront-qui-fait-monter-au-front»
    «http://www.lepoint.fr/societe/loi-travail-julien-coupat-dans-le-viseur-de-la-dgsi-02-06-2016-2043788_23.ph»
    «http://tempsreel.nouvelobs.com/loi-renseignement/20150511.OBS8735/exclusif-julien-coupat-le-cynisme-de-nos-gouvernants-est-inoxyd»
    «http://www.liberation.fr/debats/2016/01/24/pour-un-processus-destituant-invitation-au-voyage_1428639»


  • #Julien_Coupat : « La loi travail est l’affront qui fait monter au front »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130616/julien-coupat-la-loi-travail-est-laffront-qui-fait-monter-au-front

    Manifestation du 28 avril à Paris. © CG Le « réseau affinitaire Coupat » est-il derrière les débordements observés lors de la mobilisation contre la loi El Khomri ? #Manuel_Valls l’a dit à l’Assemblée, une note de la #DGSI, qui a fuité dans la presse, l’affirme également. Julien Coupat et Mathieu Burnel, tous deux mis en examen dans l’affaire de Tarnac, répondent dans Mediapart : « Ce qui se passe actuellement dans ce pays, c’est que la politique classique n’offre de toute évidence aucune issue à une situation devenue intolérable, et que de plus en plus de gens en prennent acte. »

    #France #Comité_invisible #insurrection #loi_sur_le_travail #manifestation

    • Ce que joue Philippe Martinez dans ce conflit, c’est la légitimité contestataire de son organisation par rapport aux autres formations syndicales, et sa propre légitimité contestataire au sein de cette organisation – légitimité qui lui faisait parfaitement défaut même après le dernier congrès de la #CGT. Cela étant, à voir dans tant de villes le nombre de CGTistes qui rejoignent le cortège autonome de tête et défilent, drapeaux au vent, avec les jeunes masqués, quand ils ne s’organisent pas carrément avec eux, on ne peut sous-estimer la distance qui s’est faite, en bien des endroits, entre la direction et sa base. On ne s’explique d’ailleurs pas les postures prises par Philippe Martinez ces derniers temps si l’on ne mesure pas la nécessité, pour la direction, de résorber cette distance.

      À ce point, il n’est pas sûr qu’il y ait encore quelque chose comme « la CGT », qui au reste a toujours été une fédération. Il y a la CGT qui rosse des manifestants à Marseille et celle qui défonce des locaux du PS au Havre. Il y a la CGT qui sabote des lignes téléphoniques en Haute-Loire, autoréduit la facture de centaines de milliers d’usagers d’EDF et celle qui voudrait bien négocier quelques clopinettes avec le gouvernement. Il y a la CGT qui a pour objectif d’être devant la CFDT et celle qui a pour objectif le blocage de l’Euro. Il y a même des SO [services d’ordre – ndlr] qui se battent entre eux, en pleine manifestation, pour déterminer la marche à suivre. Peu de gens y comprennent quoi que ce soit, et certainement pas le gouvernement.

      Cela posé, il ne faut jamais oublier que, depuis le 9 mars, les centrales ne font que suivre le mouvement. L’appel à manifester initial émanait de youtubeurs et d’une pétitionnaire. Les centrales s’y sont jointes parce qu’elles n’avaient pas le choix. Comme on dit à Nantes, « ce n’est pas la manifestation qui déborde, c’est le débordement qui manifeste ».

      La figure du « casseur » occupe depuis des semaines médias, politiques et sociologues. Comment le définissez-vous ?

      Il y a de la casse, indéniablement. Il n’y a pourtant pas de « #casseurs ». Médias, politiques et sociologues devraient moins s’attarder à essayer de cerner les introuvables contours du « casseur » que de se demander simplement : pourquoi, désormais, tant d’actes de casse sont-ils accueillis, dans les cortèges de tête, par des applaudissements ? Pourquoi, lorsqu’une innocente borne d’Autolib’ se fait fracasser, la foule entonne-t-elle un « tout le monde déteste Bolloré » ?

      Au moins depuis l’apéro chez Valls, où le boulevard Voltaire avait été intégralement décrassé de ses banques dans l’assentiment général, au son de slogans fort explicites, il se trouve de plus en plus de gens pour manifester leur approbation de la destruction, quand celle-ci vise des objectifs évidents. Le fait qu’un acte de ravage pur et simple déclenche de la liesse dans les cortèges de citoyens démasqués n’est-il pas plus surprenant, et plus intéressant, que l’acte en lui-même et son mystérieux « auteur » ? Quand on lui montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.

      S’il n’y a pas de « casseurs », il y a bien des gens qui s’organisent pour prendre l’initiative dans la rue ou, à tout le moins, pour ne pas subir la gestion de troupeau policière. On comprend sans peine que cela rende hystérique le pouvoir : partout où des gens s’organisent directement, celui-ci est rendu superflu, mis au chômage, destitué. C’est donc ce processus qu’il faut propager partout, dans tous les secteurs de la vie, à toutes les échelles de l’existence. Un hôpital pris en main par les infirmières et les aides-soignantes sera toujours plus respirable qu’entre les mains de managers, comme c’est le cas désormais.

      Que le pouvoir tremble de voir se répandre des processus d’organisation autonomes à la base, et notablement dans les manifestations, n’autorise en rien à entonner la rhétorique anti-casseur. Toute cette rhétorique inépuisable, et vieille comme les manifestations, ne vise qu’à isoler la fraction la plus intrépide, parfois la plus téméraire, des manifestants. Elle vise surtout à couper à chacun d’entre nous l’accès à sa propre faculté de révolte, à nous détourner de la libération que peut former, à un certain point de l’existence, le fait de se masquer, de se ganter et de faire preuve de courage.


  • #Julien_Coupat : « La loi travail n’est que la loi de trop, l’affront qui fait monter au front »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130616/julien-coupat-la-loi-travail-nest-que-la-loi-de-trop-laffront-qui-fait-mon

    Manifestation du 28 avril à Paris. © CG Le « réseau affinitaire Coupat » est-il derrière les débordements observés lors de la mobilisation contre la loi El Khomri ? #Manuel_Valls l’a dit à l’Assemblée, une note de la #DGSI, qui a fuité dans la presse, l’affirme également. Julien Coupat et Mathieu Burnel, tous deux mis en examen dans l’affaire de Tarnac, répondent dans Mediapart : « Ce qui se passe actuellement dans ce pays, c’est que la politique classique n’offre de toute évidence aucune issue à une situation devenue intolérable, et que de plus en plus de gens en prennent acte. »

    #France #Comité_invisible #insurrection #loi_sur_le_travail #manifestation



  • • Mathieu Burnel : « L’insurrection est arrivée »

    Et puis là, comme ça, on retrouve du sens, des pistes de réflexion, un souffle, une énergie, on aurait juste envie d’ajouter à l’adresse des cacochymes « cours, camarade, le vieux monde est derrière toi ! » :

    http://www.dailymotion.com/video/x291xlr_mathieu-burnel-l-insurrection-est-arrivee-csoj-31-10-2014_tv?st

    • Après le drame de Sivens : « Une société qui refuse la conflictualité se condamne à l’affrontement » par Miguel Benasayag
    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20141029.OBS3510/apres-le-drame-de-sivens-une-societe-qui-refuse-la-conflictuali

    • Rémi Fraisse, victime d’une guerre de civilisation par Edgar Morin
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/11/04/remi-fraisse-victime-d-une-guerre-de-civilisation_4517856_3232.html

    #insurrection #Morin #Fraisse #Sivens #Benasayag #Burnel

    • Morin ?
      http://larotative.info/larrouturou-sur-le-testet-le.html

      Il a d’ailleurs emboîté le pas à Pierre Larrouturou en signant une tribune dans le Monde dans laquelle il hurle avec les loups en dénonçant la violence des « casseurs » et joue la division entre gentils écolos pacifistes et méchants « violents se disant anarchistes ». On peut notamment y lire qu’ « à part les violents se disant anarchistes, enragés et inconscients saboteurs, les protestataires, habitants locaux et écologistes venus de diverses régions de France, étaient, en résistant à l’énorme machine, les porteurs et porteuses d’un nouvel avenir. » ou encore que « ce ne sont pas les lancers de pavés et les ­vitres brisées qui exprimeront la cause non violente de la civilisation écologisée dont la mort de Rémi Fraisse est devenue le ­symbole, l’emblème et le martyre. » Au passage, Edgar Morin ne se gêne pas pour conclure que Rémi Fraisse était un « communiste candide » (autre façon de dire un rêveur idiot ?).

      #lameilleuredespoliceneportepasl'uniforme

    • Oui la violence devient l’impensé de toute pensée politique aujourd’hui. La refuser à-priori empêche d’avoir une réflexion complète. Comme si la violence était extérieure à l’Homme…
      Elle doit être réintégrée pour la comprendre (d’autant qu’elle vient plus souvent du pouvoir en place que de ses opposants), et ensuite, on voit si on l’utilise ou pas.


  • « L’insurrection est arrivée » - Mathieu Burnel
    http://www.dailymotion.com/video/x291xlr_mathieu-burnel-l-insurrection-est-arrivee-csoj-31-10-2014_tv


    "Ce qui est clair et posé par le gouvernement c’est qu’aujourd’hui les gens qui prennent au sérieux la question de l’environnement et la question politique se font tirer dessus par la police."

    "Ceux qui définissent le niveau de la violence ce ne sont pas les jeunes manifestants, c’est la police et la gendarmerie, le pouvoir d’État. Aujourd’hui, par un coup de philosophie politique incroyable, on en arrive à suggérer que ce n’est pas le pouvoir d’État qui réprime le peuple, mais le peuple qui réprime sa police, ses gendarmes. Arrêtons de rigoler trois secondes."
    #Testet #Sivens #gpii #terrorisme_d'état #barbarie


  • L’#antiterrorisme qui vient – Les mis en examen de Tarnac sortent du silence | Big Browser
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/07/22/lantiterrorisme-qui-vient-les-mis-en-examen-de-tarnac-sorten

    Cela faisait plusieurs mois qu’ils étaient silencieux. Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à examiner le nouveau projet de loi antiterroriste ce mardi et que l’instruction sur les sabotages visant des trains est close, les mis en examen de l’affaire #Tarnac ont pris la plume.

    Dans un texte intitulé « On ne juge pas un ennemi, on le combat », publié par Libération, Julien Coupat, Yldune Lévy, Christophe Becker, Mathieu Burnel, Bertrand Deveaux, Manon Gilbert, Gabrielle Halleze, Elsa Hauck, Benjamin Rosoux et Aria Thomas proposent une définition du #terrorisme dans les démocraties modernes.
    http://www.liberation.fr/societe/2014/07/21/antiterrorisme-on-ne-juge-pas-un-ennemi-on-le-combat_1067810

    Sur le projet de loi, et d’autres similaires en Europe : http://seenthis.net/messages/274587

    • Oui, c’est désagréable, ce #paywall, mais il devrait sauter d’ici 24h. D’ici là, un souvenir…

      En ce moment donc, Cazeneuve présente son projet de loi à l’Assemblée, @laurent rapporte :

      « Le juge des libertés individuelles n’est pas le juge du blocage Internet : ce n’est pas son rôle » (B. Cazeneuve, 2014). #DirectAN

      Que le #FAI #censure directement, « à condition qu’ils le fassent vite », a-t-il ajouté.

      Cf. http://www.liberation.fr/politiques/2014/07/22/le-blocage-administratif-de-sites-glorifiant-le-terrorisme-fait-debat_106

    • ça y est on peut lire :

      Il n’y a pas de définition juridique du terrorisme, c’est pourquoi il y en a tant de par le monde - près d’une centaine, en fait. « Terroriste » n’est pas une catégorie juridique ; c’est l’impossible traduction dans le langage du droit de la catégorie politique de l’« ennemi ». L’idée d’un « droit pénal de l’ennemi » qui permettrait de justifier en droit toutes mesures « extrajudiciaires » dès lors que l’on a affaire à un terroriste est un non-sens malheureusement plein d’avenir. On ne juge pas un ennemi, on le combat. Traiter tel ou tel mouvement en ennemi, en terroriste, est au fond l’une des dernières décisions proprement politiques que prennent les gouvernements de nos jours ; eux qui sont si occupés à gérer les affaires courantes et à nous convaincre qu’il n’y a plus nulle part l’espace d’une authentique décision.

    • « Traiter tel ou tel mouvement en ennemi, en terroriste, est au fond l’une des dernières décisions proprement politiques que prennent les gouvernements de nos jours ; eux qui sont si occupés à gérer les affaires courantes et à nous convaincre qu’il n’y a plus nulle part l’espace d’une authentique décision. » : on sent le fond Schmittien de cette assertion. Je pense cependant qu’il faudrait se méfier d’une vision de l’antiterrorisme comme mouvement de sécuritisation au sens de l’Ecole de Copenhague à travers lequel certaines élites politiques désignent un ennemi pour justifier des mesures d’urgence. Nous sommes moins dans le registre de l’exception, de la suspension de la démocratie libérale bourgeoise où le pouvoir souverain s’exercerait directement sur la « vie nue » (Agamben) que dans une logique de suspicion, de gestion quotidienne des populations suspectes à travers des pratiques de sécurité routinières qui sont le fait d’une multitude d’acteurs sécuritaires insérés dans des assemblages et champs de la sécurité transnationaux (voir les travaux de Didier Bigo et de l’école dite Parisienne des études critiques de sécurité). LES DISCOURS POLITIQUES NE REFLÈTENT PAS FORCEMENT L’EFFECTIVITÉ DES PRATIQUES DE SÉCURITÉ MAIS RELÈVENT SOUVENT D’AVANTAGE DE STRATEGIES/TACTiQUES SPECTACULAIRES DESSERVANT LES INTÉRÊTS PARTICULIERS DES ÉLITES POLITIQUES (sorry pour le capslock TBN on sait que tu kiffes pas). Plutôt qu’une érosion de la démocratie libérale, nous sommes confrontés à des pratiques illibérales au sein de régimes libéraux mobilisant le narratif d’un continuum de la menace et du risque et visant à gouverner les populations selon une logique d’analyse et de calcul de risque. Le problème des débats sur l’antiterrorisme est que ces derniers se concentrent trop sur l’aspect strictement répressif de la sécurité occultant la dynamique principale des dispositifs de sécurité. En effet ces derniers opèrent avant tout en agissant sur et organisant l’environnement, en gérant les conduites des populations/groupes sociaux et en générant des régimes de liberté spécifiques fondés sur une vision de la liberté en termes de marché (voir l’analyse des dispositifs de sécurité dans Naissance de la Biopolitique). La sécurité n’est pas l’opposée de la liberté mais la condition de possibilité de la liberté dans son acception capitaliste. Peace.

    • @brunhilde

      Et puis de toute façon les mecs de Tarnac sont des bouffons.

      Des bouffons bien courageux je trouve, et qui écrivent assez clairement (d’une façon que je comprends, que je ne suis pas obligé de relire trois fois pour être certain d’avoir compris le propos, ce qui est un peu le cas de votre commentaire, je l’avoue humblement) à propos de sujets cruciaux, et dont ils sont manifestement capables de donner à lire les saines extrapolations, il m’apparaît également que leurs actes sont en adéquation avec leur pensée, ça je trouve cela exemplaire et je maintiens que la lucidité ne leur fait pas défaut.

      Ce propos lapidaire n’est pas très utile.

      LES DISCOURS POLITIQUES NE REFLÈTENT PAS FORCEMENT L’EFFECTIVITÉ DES PRATIQUES DE SÉCURITÉ MAIS RELÈVENT SOUVENT D’AVANTAGE DE STRATEGIES/TACTiQUES SPECTACULAIRES DESSERVANT LES INTÉRÊTS PARTICULIERS DES ÉLITES POLITIQUES

      Alors comment expliquer que la France soit un pays nettement plus productif que ses voisins en matière de terrosistes ?

    • Des bouffons bien courageux je trouve

      leurs actes sont en adéquation avec leur pensée

      C’est une blague ? Une bande de petits-bourgeois blancs se déclarant « en guerre totale avec l’Existant » dans leurs textes insipides mais n’hésitant pas à se vendre comme de gentils fermiers alternatifs afin d’obtenir le soutien de larges secteurs de la gauche soc-dem et citoyenniste pourtant largement méprisée et critiquée dans leurs productions théoriques.
      Je précise que je suis moi-même un petit-bourgeois blanc mais que, contrairement aux crétins de Tarnac et à tout un ensemble de groupes et d’individus polluant l’Autonomie française, je ne cherche pas à effacer mon extraction de classe,de race et de genre en me cachant derrière une figure abstraite, a-historique et universaliste du « Révolté », pendant radical du « Citoyen » républicain.

      qui écrivent assez clairement

       : c’est sûr, quand on s’exprime dans la presse bourgeoise, on change tout de suite de registre de langage ... allez donc consulter la prose pédante et embrouillée de Tiqqun 1 et 2 ...

      Alors comment expliquer que la France soit un pays nettement plus productif que ses voisins en matière de terrosistes ?

       : qu’entendez vous par « production de terroristes » ? production de narratifs terroristes et figures de l’ennemi par des professionnels sécuritaires à la Bauer ? ou bien souscrivez-vous à l’idée qu’il y aurait des « terroristes » ayant une existence objective, que le terroriste existerait hors du discours qui le désigne comme tel ? je précise que je ne cherche pas à nier une éventuelle matérialité de la violence mais entends dénoncer l’effet neutralisant des narratifs terroristes et plus généralement des narratifs du risque et de la menace. En effet, ces derniers opèrent en niant l’inscription contextuelle spécifique et les causes socio-politiques particulières de la violence.
      Veuillez pardonner ma prose quelque peu ésotérique mais je ne suis pas un journaleux. L’analyse des dynamiques complexes de la gouvernementalité sécuritaire requiert l’utilisation d’un outillage et langage conceptuel adéquat.


  • Non au délit de « pré-terrorisme » | Jean-Pierre Lees, Mathieu Burnel, Halim Hicheur, Rabah Bouguerrouma (Le Monde)
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/30/non-au-delit-de-pre-terrorisme_1693299_3232.html

    Si Adlène Hicheur [est condamné] on aura à cœur d’interdire tous les blogs anarchisants qui appellent à pendre les patrons, à bouffer les riches, tous les groupuscules marxistes qui défendaient la « résistance irakienne » contre l’« agression impérialiste US », tous les propalestiniens… Avec un peu de persévérance, on se rendra bientôt compte que les forums virtuels les plus anodins sont remplis d’intentions criminelles impunies. Source : Le Monde


  • Tarnac : la police a fait « un pur montage » - davduf|net
    http://www.davduf.net/Tarnac-la-police-a-fait-un-pur.html?var_mode=calcul

    Benjamin Rosoux et Mathieu Burnel, tous deux désignés par la police comme faisant partie du « premier cercle » de la Cellule invisible responsable des sabotages de caténaires de la SNCF, contestent en détail le rapport de la Sous-direction de la police antiterroriste. C’est un montage, un « pur ouvrage de scénarisation », assurent-ils. Ils reviennent aussi sur les conditions de leur garde à vue. Enquête vidéo.

    #police #sdat #antiterrorisme #tarnac


  • Sabotage SNCF : la police a fait « un pur montage » | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/journal/france/151208/sabotage-sncf-la-police-a-fait-un-pur-montage

    Benjamin Rosoux (photo) et Mathieu Burnel, tous deux désignés par la police comme faisant partie du « premier cercle » de la Cellule invisible responsable des sabotages de caténaires de la SNCF, contestent en détail le rapport de la Sous-direction de la police antiterroriste, révélé par Mediapart. C’est un montage, un « pur ouvrage de scénarisation », assurent-ils. Ils reviennent aussi sur les conditions de leur garde à vue. Au même moment, une autre piste, venue d’Allemagne, évoquée par Mediapart dès le 22 novembre, fragilise encore un peu plus cette enquête de police qui n’a pu rassembler aucun élement de preuve matérielle. Premier volet de notre enquête.

    #dufresne #sncf #contestation #sdat #antiterrorisme #tarnac #vidéo