person:mathieu léonard

  • Poitiers, le mythe martelé | Mathieu Léonard
    http://cqfd-journal.org/Poitiers-le-mythe-martele

    « Pour nier ce choc des civilisations, certains historiens ont limité la portée de la bataille remportée par Charles Martel », qui, comme on le sait, a bouté les Sarrazins hors du royaume des Francs en 732 à Poitiers. Voilà comment le comédien Lorànt Deutsch alimentait la thèse d’un conflit permanent entre Islam et Occident dans un de ses best-sellers pseudo-historiques. Pour William Blanc et Christophe Naudin, historiens et auteurs de l’ouvrage "Charles Martel et la bataille de Poitiers" (éditions Libertalia, 2015) la place de Poitiers dans le roman national n’est pas si franche que ça, mais, en revanche, son instrumentalisation politique est fâcheuse. Source : (...)


  • Venezuela
    « C’est une curieuse guerre où Maduro réarme sans cesse ses ennemis »

    paru dans CQFD n°157 (septembre 2017), rubrique Actualités, par Mathieu Léonard, illustré par Oscar B. Castillo

    http://cqfd-journal.org/C-est-une-curieuse-guerre-ou

    La crise politique qui met le Venezuela en ébullition depuis des mois est au cœur d’une guerre d’information et de propagande qui s’invite même, quoique à d’autres fins, dans le débat politique français. Au-delà des discours binaires, nous avons voulu prendre le risque de la complexité avec Fabrice Andreani, doctorant à Lyon-II, qui travaille sur la révolution bolivarienne.


  • Histoire des Anarchies (1/4) : Naissance du mouvement anarchiste | La fabrique de l’histoire
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/histoire-des-anarchies-14-naissance-du-mouvement-anarchiste

    Premier temps d’une semaine dédiée à l’histoire des anarchies. Aujourd’hui, la naissance du mouvement anarchiste, depuis le Congrès de Saint-Imier en compagnie de Marianne Enckell et Mathieu Léonard. Nous cheminerons de Proudhon à Marx et de Marx à Bakounine et nous intéresserons aux organisations internationales de travailleurs et aux conflits théoriques qui les ont traversées. Durée : 52 min. Source : France Culture

    http://rf.proxycast.org/1338138244205780994/10076-28.08.2017-ITEMA_21417855-1.mp3


  • Du blues au dancehall : musiques en résistance | Mathieu Léonard
    http://loveliveminimal.tumblr.com/post/155618617435/du-blues-au-dancehall-musiques-en-résistance

    Les musiques « noires » ou « afro-américaines » désignent les musiques élaborées au sein des diasporas des Africains déportés sur le continent américain et dans les Caraïbes. Musiques de résistance nées dans l’esclavage et développées dans la ségrégation, elles se sont brassées et diffusées à travers le monde à la fois comme conscience transnationale et langage universel. Discussion avec Jérémie Kroubo Dagnini, chercheur et spécialiste des musiques jamaïcaines, qui a coordonné le recueil …


  • Du blues au dancehall : musiques en résistance
    Propos recueillis par Mathieu Léonard
    paru dans CQFD n°150 (janvier 2017).
    http://cqfd-journal.org/Du-blues-au-dancehall-musiques-en

    En 1956, Franz Fanon évoque brièvement le blues dans sa conférence « Racisme et culture » : « Sans oppression et sans racisme pas de blues. La fin du racisme sonnerait le glas de la grande musique noire… » Que pensez-vous de cette affirmation ?
    Sans esclavage, sans racisme, sans souffrance, pas de blues et pas de musiques noires en général. Toutes ces musiques sont apparues comme des exutoires à la captivité et aux sévices dont étaient victimes ces Africains déportés. Ces musiques permettaient aux esclaves et descendants d’esclaves d’échapper à la misère de leur quotidien. La souffrance est donc effectivement l’essence même du blues et de toutes ces musiques issues des Amériques créées, il faut bien l’avouer, de manière complètement imprévisible. Car qui aurait pu prévoir qu’en quelques décennies seulement, ces populations noires réduites à l’état de bêtes, traquées, violées, pendues et brûlées vives pendant des siècles allaient créer des musiques joyeuses, dansantes, pertinentes, engagées, spirituelles, nouvelles, transcendantales et universelles comme le blues, le jazz ou le reggae, devenus finalement patrimoine mondial ? Le titre du livre Musiques noires : l’histoire d’une résistance sonore, n’a d’ailleurs rien d’anodin, car le dénominateur commun de toutes ces musiques est la résistance, ce refus de capituler même enchaîné.

    #Musiques_Noires #Résistance


  • « Le comptoir d’un café est le parlement du peuple »
    propos recueillis par Mathieu Léonard,
    paru dans CQFD n°148 (novembre 2016)
    http://cqfd-journal.org/Le-comptoir-d-un-cafe-est-le

    Jacques Yonnet (1915-1974) était un grand amateur des bistrots « pas factices » et de gigondas. Son chef-d’œuvre Rue des maléfices , paru sous le titre Enchantements sur Paris en 1954, plongeait le lecteur dans les bas-fonds d’une capitale sous tension durant l’Occupation. Le peuple secret du vieux Paname – clochards, piliers de bars, gitans et truands – constituait le cœur d’un récit merveilleux. Avec la réédition du meilleur cru des chroniques écrites par Yonnet dans L’Auvergnat de Paris de 1961 à 1974, les éditions L’échappée nous invitent à un guide gouleyant des troquets de Paris, aujourd’hui disparus, qui n’oublie rien de son histoire enfouie, de ses luttes sociales et de sa magie. Nous avons posé quelques questions à Jacques Baujard qui a édité l’ouvrage.

    #Jacques_Yonnet #Rue_des_maléfices #Auvergnat_de_Paris #Jacques_Baujard #Assassinat_de_Paris #Assassinat_des_villes


  • Turquie : Le « cadeau du ciel » à Erdogan
    paru dans CQFD n°146 (septembre 2016)
    Propos recueillis par Mathieu Léonard
    http://cqfd-journal.org/Turquie-Le-cadeau-du-ciel-a

    Le 15 juillet dernier, une tentative de coup d’état a capoté en quelques heures et a permis, par sa répression, au président Recep Tayyip Erdogan de renforcer son pouvoir sans partage. Étienne Copeaux [1], historien du nationalisme turc, revient sur l’arrière-plan politique de ces tragiques querelles byzantines.


  • Turquie : « Il existe une triste chaîne de violences d’État depuis 1915 »
    propos recueillis par Mathieu Léonard
    http://cqfd-journal.org/Turquie-%E2%80%89Il-existe-une-triste

    Étienne Copeaux est historien et animateur du blog susam-sokak. Il examine l’escalade actuelle de la violence en regard du contexte tourmenté de la Turquie contemporaine. Entretien.

    Dans la propagande se joue une guerre des mots. L’État, la presse aux ordres et les groupes nationalistes n’hésitent pas à utiliser un « vocabulaire génocidaire » pour appuyer ce qui est officiellement une « campagne antiterroriste » : « Vous serez anéantis dans vos maisons », dit Erdogan qui parle de « nettoyer le pays » ; le journal pro-pouvoir Yeni Safak titre « Le grand ménage », etc. Est-il raisonnable de faire des parallèles avec d’autres épisodes de massacres de l’histoire turque contemporaine ?

    Une idée revient avec insistance, c’est le « retour aux années 1990 », période extrêmement violente, au cours de laquelle des villes comme Lice ou Varto ont été attaquées par l’armée et partiellement détruites, où plus de 3 000 villages ont été incendiés ou rasés. Il y a eu des centaines de milliers de migrants forcés, des misères atroces auxquelles personne ne s’est intéressé, ni en Turquie ni à l’extérieur.

    Bien sûr, on ne revient pas aux années 1990 : les conditions, les formes et lieux de combat sont différents. Mais l’expression exprime une très forte crainte. Les gens qui vivent dans les villes actuellement attaquées par l’État sont ceux qui ont vécu les expulsions. Voilà qu’on les empêche à nouveau de vivre une vie normale… Les jeunes qui attaquent l’armée et la police actuellement sont les enfants de ces expulsés. Ils ont la rage pour ce qu’ont vécu leurs parents.

    Beaucoup d’intellectuels vont plus loin et comparent la situation à celle de la période kémaliste, du massacre des Kurdes du Dersim en 1938 (peut-être 30 000 morts) et de leur déportation. D’autres encore écrivent que la situation ressemble à celle qui prévalait juste avant le génocide des Arméniens de 1915. Bref, la Turquie vit actuellement dans une inquiétude extrême.

    Le vocabulaire « génocidaire » est tout juste celui du MHP, et il est repris par Erdogan lui-même. C’est comme si les fascistes du MHP étaient au pouvoir. Chacun a en mémoire d’autres massacres commis par ce parti (Marache en 1978 : 111 alévis exterminés) et les milliers d’assassinats perpétrés. Il existe une triste chaîne de violences d’État, depuis 1915, dont la mémoire se perpétue même si le discours officiel tente de les occulter, et chaque événement violent – y compris ce que les Kurdes vivent en ce moment – semble l’écho d’un précédent. D’où l’impression de déjà-vu et le sentiment perpétuel de retourner dans le passé.


  • Pour que le Lieu-Dit vive

    paru dans CQFD n°140 (février 2016),

    par Mathieu Léonard, illustré par Martin Barzilai

    http://cqfd-journal.org/Pour-que-le-Lieu-Dit-vive

    C’est dans l’adversité qu’on reconnaît ses amis, paraît-il. Depuis l’annonce d’une menace de fermeture pour raisons économiques, le Lieu-Dit, bar-restaurant de Ménilmontant et espace pluriel de réunions politiques, a su susciter une vague de solidarité remarquable en ces temps propices au repli.


  • Livres jeunesse : « Les enfants ont besoin de comprendre le monde social »
    Entretien et chroniques livres jeunesse par Lola Weber, Mathieu Léonard et Christophe Goby
    http://cqfd-journal.org/Livres-jeunesse-Les-enfants-ont

    Les éditions La ville brûle se sont lancées dans la « littérature jeunesse engagée » depuis deux ans et ont rencontré un beau succès avec deux manifestes antisexistes, On n’est pas des poupées et On n’est pas des super héros. Trois questions à Marianne Zuzula, animatrice de la maison d’édition.

    –—

    Trouble dans la piraterie

    Avec l’ouvrage Jojo le pirate partage le butin, Charlotte Dugrand nous entraîne dans l’univers flibustier à travers la problématique de la redistribution des richesses et d’une solidarité non hiérarchique via le prisme de l’économie informelle. Influencée par l’analyse redikerienne – qui s’inscrit elle-même dans la lignée des travaux de l’historien Christopher Hill, connus comme « history from below » en anglais ou « Geschichte von unten » en allemand – d’une piraterie sociale qui opéra au XVIIIe siècle une hypothèse égalitariste et libertaire sur les mers caraibéennes, l’auteur accrédite les thèses anthropologiques du don et du contre-don, ici de type agonistique. Le récit s’affranchit également des divisions de genre et d’espèce. Pourtant, lorsqu’il s’exclame  : « Tu dois apprendre à partager, Cocotte  ! », le rôle de Jojo le pirate reste à interroger dans une perspective de domination genrée, même si par ailleurs il bouge de façon concomitante les lignes de la discrimination validiste. Au final, on peut problématiser avec Judith Butler, à savoir si « la déconstruction du cadre binaire dénaturalisé est liée à la contingence normative d’une définition du genre produite involontairement par le pouvoir » ? À partir de 3 ans.

    –—

    Également chroniqué Le voleur de sommeil et C’est quoi ton genre ?

    #livre_jeunesse


  • Daech : ce monstre qui adore se faire haïr
    Ou comment les interventions guerrières des grandes puissances au Moyen-Orient risquent au final de renforcer Daech et les régimes autoritaires de la région.

    Par Mathieu Léonard, paru dans CQFD n°138 (décembre 2015) en kiosques depuis le vendredi 4 décembre / Dossier 4 pages état d’urgence et dossier 10 pages COP21

    http://cqfd-journal.org/Daech-ce-monstre-qui-adore-se

    L’année 2015 a vu battre les records de vente d’armes françaises auprès des pétro-monarchies wahhabites, modèles et sponsors des groupes djihadistes. « N’est-ce pas indécent ? », demandait Bourdin à Manuel Valls mi-octobre sur BFM. « Indécent de se battre pour notre économie, pour nos industries, pour nos emplois ? », avait répliqué le Premier ministre dans un de ces mouvements de menton qui lui sont familiers. Le 13 octobre, lors de son voyage en Arabie Saoudite, Valls avait twitté tel un ado  : « 10 milliards d’euros de contrats  ! Le gouvernement mobilisé pour nos entreprises et l’emploi. » Les actions de l’industrie de l’armement ont fait un bond de 4 % au lendemain des attentats. Bien évidemment, « l’effet boomerang » n’explique pas tout, ni de la montée en puissance de Daech, ni d’une responsabilité unilatérale de l’Occident. En septembre, le député Alain Marsaud (LR), ancien chef du Service central de lutte antiterroriste durant les « glorieuses » années 1980, déclarait  : « Nous avons détruit le Moyen-Orient. On a commencé par l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie avec la politique douteuse qui est la nôtre […] Je me demande même si Daech n’est pas un élément stabilisateur de la région. »

    Dessin : Soulcié

    • « Le front mondial contre Daech doit apporter tout son soutien à ceux qui se battent contre les troupes de l’État islamique, c’est-à-dire notamment les Kurdes, combattants valeureux que nous soutenons, et les groupes de l’opposition syrienne modérée », déclarait Manuel Valls devant l’Assemblée nationale le 25 novembre. Avec ces nouvelles sympathies opportunistes, on peut redouter que les Kurdes ne deviennent la proxy army des puissances de la coalition. Or ce serait vraiment chausser des lunettes bien condescendantes que de sous-estimer la détermination dont ont fait preuve les Kurdes jusqu’à présent. « Les combattants face à Daech ne combattent pas par procuration pour les intérêts des puissances régionales ou des grands impérialismes. Ils vivent sur leur terre, et entendent y rester, pour eux-mêmes. Le Rojava en est l’illustration, et tous les revirements opportunistes ou verbaux du gouvernement français ne doivent pas nous le faire oublier », écrit Daniel Fleury sur le site kedistan.fr.


  • Deux articles du dernier CQFD en ligne sur le site LMSI :

    Tragédies syriennes
    Par Mathieu Léonard
    http://lmsi.net/Tragedies-syriennes

    Donc, la photo du corps inerte du petit Aylan échoué sur une plage turque aura enfin fait prendre conscience aux gouvernements européens de l’urgence de la question des réfugiés syriens. Sauf que, si on ne peut nier l’émotion ou l’indignation qu’une image est capable de susciter, ce n’est pas rassurant d’imaginer que le « choc des photos » devienne un nouveau paramètre de gouvernance. D’ailleurs, il ne faudrait pas que le réveil émotionnel provoqué par cette image insoutenable phagocyte la compréhension d’une réalité plus large.

    « Sauver les chrétiens d’orient »
    Par Groupe de Liaison et d’Action Méditerranée Moyen-Orient Utopie Rojava (Glammour)
    http://lmsi.net/Sauver-les-chretiens-d-orient

    Si on fait un décompte macabre, les tués déclarés chrétiens représentaient, en 2014, 0,48% des 240 000 morts. La seule tuerie de masse de chrétiens par des djihadistes qui fait référence dans les discours officiels a eu lieu au Kenya, où une centaine d’étudiants furent exécutés par les shebabs, à Garissa en avril 2015. On est tout de même assez loin de l’Orient…

    #Syrie


    • C’est pas nouveau :

      Le monopole de la violence (en allemand : Gewaltmonopol), plus précisément le monopole de la violence physique légitime (Monopol legitimer physischer Gewaltsamkeit), est une définition sociologique de l’État développée par Max Weber dans Le Savant et le politique qui a été important en sociologie mais aussi dans la philosophie du droit et la philosophie politique.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Monopole_de_la_violence

    • L’État et la Révolution, Lénine, 1917
      https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/08/er00t.htm

      Nous nous assignons comme but final la suppression de l’#État, c’est-à-dire de toute violence organisée et systématique , de toute violence exercée sur les hommes, en général. Nous n’attendons pas l’avènement d’un ordre social où le principe de la soumission de la minorité à la majorité ne serait pas observé. Mais, aspirant au socialisme, nous sommes convaincus que dans son évolution il aboutira au communisme et que, par suite, disparaîtra toute nécessité de recourir en général à la violence contre les hommes, toute nécessité de la soumission d’un homme à un autre, d’une partie de la population à une autre ; car les hommes s’habitueront à observer les conditions élémentaires de la vie en société, sans violence et sans soumission.

    • C’est très exactement le principe du #Leviathan
      https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9viathan_%28Thomas_Hobbes%29

      Dès lors, il est inéluctable que chaque individu décide de passer un contrat avec chacun des autres individus, afin d’abdiquer une part de leur pouvoir au profit d’une autorité commune, l’État, ou Léviathan, qualifié de « dieu mortel » en raison de son pouvoir absolu (d’où le frontispice célèbre, dessiné par Abraham Bosse). Seul ce dernier, en effet, est capable de garantir à tous la préservation de leurs vies et de leurs biens. Dit autrement, le gouvernement, selon #Hobbes, doit découler d’un pacte de chacun envers chacun où tous cèdent au souverain leur droit de se gouverner eux-mêmes et leur liberté afin que la volonté du souverain ramène les volontés de tous les individus à une seule et unique volonté.

    • +1 @notabene
      Cette phrase à vomir postée sur twitter est de #chantal_jouanno, sénatrice de paris.

      On sait que tout exercice de la force s’accompagne d’un discours visant à légitimer la force de celui qui l’exerce ; on peut même dire que le propre de tout rapport de force, c’est de n’avoir toute sa force que dans la mesure où il se dissimule comme tel. Bref, pour parler simplement, l’homme politique est celui qui dit : « Dieu est avec nous ». L’équivalent de « Dieu est avec nous », c’est aujourd’hui « l’opinion publique est avec nous ». Tel est l’effet fondamental de l’enquête d’opinion : constituer l’idée qu’il existe une opinion publique unanime, donc légitimer une politique et renforcer les rapports de force qui la fondent ou la rendent possible.

      Pierre Bourdieu : L’opinion publique n’existe pas, 1972.
      http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/questions/opinionpub.html

      @moderne @obs_sondages

    • Le « dépérissement » de l’état, c’est plutôt la formule (promesse) socialiste, celui-ci étant conçu comme phase de transition vers le #communisme (on a vu ce qu’il en a résulté). La destruction de l’état en revanche n’est pas un objectif dont les anarchistes auraient l’exclusivité (voir L’état et la révolution de Lénine, cité plus haut, mais aussi les courants conseillistes et bien d’autres moments et pratiques #communistes).

      Pour revenir à la formule de cette UMP, c’est très souvent les patrons et la droite qui disent le vrai en ne s’embarrassant pas d’emballage cosmétique (humanitaire,compassionnel) et on a intérêt à prendre au mot ce que fréquement la gauche à bons sentiments ne sait pas formuler, occupée à préserver ses illusions et à les répandre. Avec l’émergence de la deuxième droite à la Hollande, Blair, Schroder, aura donc de plus en plus d’énoncés réalistes (descriptifs) à prendre au sérieux. Je me souviens par exemple que Sellières patron du Medef accusait les intermittents de faire la grève en s’appuyant sur les allocations chômage et qu’il avait raison, qu’il formulait publiquement le ressort d’une pratique qui le pus souvent ne s’énonçait comme telle que dans la proximité et l’interconnaissance. Quand W. Buffet dit, « il y a une lutte de classes et c’est la notre qui est en train de la gagner », il pipote pas sur le gagnant-gagnant.

    • @colporteur la formule communiste ce n’est pas le dépérissement de l’État, c’est un État + fort dans un premier temps, qui permet la dictature du prolétariat, et ce n’est qu’ensuite que serait observer la question de son abolition.

      Mais perso en tant qu’anarchiste, si l’on peu observer de manière sociologique que l’État se réclame de la seule violence légitime, ça ne signifie pas qu’il n’y a que ce type de violence. Non seulement il y a le patriarcat, mais surtout dans le cas ou nous parlons, il y a en même temps celle du patronat. Le chômage tue.

    • @bug_in Non, sauf à considérer que le socialisme dont c’est la seule justification politique « consistante »(une nécessaire période de transition vers le communisme) n’a jamais existé. C’est un peu dommage que les clichés sur le communisme (mouvement réel qui abolit l’état de choses présent, dont... l’État) comme totalitarisme ne soient pas confrontés à la lecture des textes. Dont L’état et la révolution de Lénine. Spécialement à un moment ou l’étatisme semble le dernier refuge, la dernière protection « possible ».

      "Le philistin social-démocrate a été récemment saisi d’une terreur salutaire en entendant prononcer le mot de #dictature_du_prolétariat. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature a l’air ? Regardez la Commune de Paris. C’était la dictature du prolétariat." (F. Engels).

      "L’antithèse directe de l’Empire fut la Commune". « La Commune fut la forme positive » "d’une république qui ne devait pas seulement abolir la forme monarchique de la domination de classe, mais la domination de classe elle-même." La guerre civile en France, Karl Marx
      https://www.marxists.org/francais/ait/1871/05/km18710530c.htm

      Sur la division anarchie/communisme, je crois très utile de lire, outre L’état et la révolution, L’émancipation des travailleurs, Une histoire de la Première Internationale, de Mathieu Léonard
      http://www.lafabrique.fr/catalogue.php?idArt=619&idMot=8
      qui montre entre autre chose que les lignes de fracture ne sont pas si nettes qu’on l’admet le plus souvent.

      Par ailleurs, le #travail, ses accidents, ses conditions, ses productions tue bien davantage que le chômage, quelque soit le degré de misère matérielle et morale auquel celui est destiné à conduire. Il serait quand même temps de mettre en cause non seulement le monopole de la violence légitime mais aussi celui de l’activité « légitime », le travail, et l’#idéologie qui la structure. Le chômage ce n’est seulement pas « le patronat » mais une construction sociale dans laquelle le patron des patrons, étatique et interétatique à toute sa part, une forme de #contrôle qui prend le relais du travail comme forme de contrôle, en alternance et simultanément.

      Arracher la chemise d’un DRH est un acte dictatorial (et c’est précisaient cette possibilité même qui aurait du rester discrète à Air France, que cela fasse irruption dans l’espace public par le bais de l’image voilà qui fait scandale et met « La France en état de choc »), séquestrer un patron c’est mettre en cause le monopole de la « privation de liberté » dont l’état se prévaut.

      Quant au patriarcat, je crois pas trop à une vision transhistorique de la notion. Il est devenu une fonction contradictoire du #capitalisme (celui des sociétés par actions et des états comme celui des mollahs et d’autres monothéismes, des monstres froids comme des monstres chauds), il structure des relations sociales qui sont elles mêmes prises dans des rapports sociaux dominants. Il est chaque jour recommancé (avec des manières spécifiques d’hériter de son passé) dans un contexte qui le qualifie. Et aussi chaque jour contredit, heureusement.

      La légitimité de la violence d’état n’est pas du même ordre et ne se situe pas au même niveau (macrosocial et macropolitique) que de trouver légitime telle ou telle violence (un chien qui mort qui le maltraite), ou illégitime telle ou telle autre (je bats ma femme), dans la vie quotidienne, les relations interpersonnelles.

      Je sais bien que je ne réponds pas à tes objections, voulais juste y revenir avec d’autres éléments, sans prétendre boucler quoi que ce soit.

      #abolition

    • @aude_v il faut être vil serviteur et écervelé pour affirmer la violence légitime de l’Etat, notamment pour une chemise déchirée, c’est surtout la preuve qui nous fait percevoir son inanité et la nécessité totalitaire de ceux qui se retranchent derrière pour exercer leurs abus. Inutile d’être anarchiste pour trouver cela pitoyable et à gerber. Ceux qui proposent autre chose que son combat frontal s’opposent plus intelligemment à la soumission et au discours de domination.

    • @touti de ce que je comprends de l’intervention d’@aude_v (sinon je le prends à mon compte), c’est que depuis l’origine, l’État c’est le monopole de la violence. Dès le départ il y a eu des milices pour protéger les stocks de grains ou les grandes infrastructures agricoles, monopoles des puissants.
      Et si je me souviens bien du dernier Jared Diamond, la légitimité de la violence d’état n’est pas saugrenue, c’est un contrat tacite qui permet de se balader au milieu d’inconnus.

    • @nicolasm je ne discute pas si cette affirmation (sur tweeter) est correcte, je ne donne pas non plus ma position politique, je dis qu’elle confirme la bêtise de celle qui l’émet.
      Ce serait comme d’affirmer que l’Etat est Dieu alors que l’on participe de ce pouvoir …

    • Derrière la bêtise de cette UMP il y a une réelle intelligence de classe, ce qui en face fait le plus souvent défaut dans les énoncés produits sur la question de « la violence », le plus souvent moraux, sauf lorsque les circonstances et le contexte s’y prêtent et que la classe parvient à renouer avec sa propre puissance, avec un savoir situé qui corresponde à cette puissance (et qui donc ne soit pas victimaire), parvient à parler vrai et à agir pour son compte, égoïstement (tiens ! bisounours n’est plus qu’un souvenir, comique).

    • @colporteur oui, tu m’indiques des choses que je ne connais pas (un texte d’Engels par ex.).
      Après je n’ai jamais dit que le travail était un truc gentil et mignon, mais vu qu’on parlais du chômage, j’ai répondu sur le chômage.

      Après perso, je jugerai pas l’action de ces militants en terme de « dictatorial »... je suis pas sur d’avoir compris ta remarque d’ailleurs. Mais pour moi, ils ont fait ce qu’ils pouvaient, qq.part cela montre aussi la faiblesse de nos moyens.

      Sur le patriarcat je vois pas en quoi il est contradictoire au capitalisme (ou je ne comprends pas), mais je crois que tout ceci nous amènerai sur d’autres discussions que nous pourrions avoir a l’occasion d’un autre sujet, histoire de conserver le fil de sens de ce sujet.

    • @aude_v

      ce tweet maladroit est une aubaine qui clarifie les choses !

      Oui c’est cela qui est surprenant, cet instant de clarté. Comme le discours racial (et raciste) de Morano. Qui n’est pas une bourde, qui n’est pas insincère.

      On peut cependant se demander si d’aventure ces (fausses ?) maladresses ne seraient pas volontaires. Pour en préparer d’autres plus grandes encore.

      Mais dans le cas présent on a vraiment le sentiment d’un impensé, Jouanno dit et écrit quelque chose dont elle ne mesure pas la portée. Je pense qu’il est raisonnable de penser par exemple qu’elle ne peut pas comprendre le concept de violence sociale ou que cette oppression sociale est déconnectée de la violence. Donc elle écrit de bonne foi, elle s’estime tout à fait dans son droit de penser cette énormité.

      Sans compter qu’il y a évidemment retournement du sens, cela c’est plus fréquent et sans doute très impensé aussi. Là tout de suite en emmenant Madeleine au basket, je lis, d’abord sans le comprendre le slogan de Pécresse pour les prochaines élections du conseil régionnal : le slogan est admirable, c’est : « nous vous devons beaucoup plus ». On pourrait le prendre une pour une promesse, même une promesse qui ne sera pas tenue, elle sous-entend, le service que vous rend le conseil en place est médiocre, vous allez voir ce que vous allez voir nous allons vous gérer cela aux petits oignons et le service public a reprendre de la valeur, mais en fait c’est juste un mensonge non déguisé : on ne peut pas être partisan de l’austérité budgétaire et promettre davantage. Donc promettons davantage.

      Donc la question revient, sont-ce des maladresses ou au contraire des sondes dans l’espoir de faire passer de plus grosses couleuvres encore ? Sachant naturellement que tout est mensonge et qu’on ne peut s’orienter dans le discours politique qu’au travers de ce que l’on estime être la part (de pourcentage de sel) de vraisemblable dans une mer de mensonges.

    • Je ne comprends pas pourquoi dire vrai (comme Morano dans ce cas, qui ne fait strictement rien d’autre que répéter la théorie et surenchérir sur la pratique effective du gvt, histoire d’essayer de garder un peu de place à la droite dans sa concurrence avec la deuxième droite) serait nécessairement une maladresse ou un ballon d’essai...
      À croire qu’on doive être surpris ou horrifié dès que les mots décrivent un tant soit peu les choses... Mais alors de quel élevage cette déréalisation de la langue serait-elle le nom ?
      En revanche, des ballons d’essai (et plus, La LR est passée, etc.), pour ce qui est de la manière dont l’État met en pratique ce monopole de la violence légitime, il y en a sans cesse. Le dernier en date :

      Bertrand (LR) pour « un ministère de l’Autorité de l’Etat » regroupant Intérieur et Justice
      http://www.lejdc.fr/page-10/france-monde/actualites/economie-politique/politique/2015/10/14/bertrand-lr-pour-un-ministere-de-l-autorite-de-l-etat-regroupant-interieur-et-

      Xavier Bertrand (Les Républicains) a prôné mercredi, alors que les syndicats de #policiers manifestent à Paris, la création d’"un ministère de l’Autorité de l’Etat" qui regrouperait les ministères de l’Intérieur et de la Justice.

      le 27/1/16, voyant que la ref presse citée ci-dessus n’existe plus je la remplace par une autre
      Bertrand a imaginé le ministère de l’Autorité
      http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2015/09/14/25006-20150914ARTFIG00044-comment-xavier-bertrand-a-imagine-le-ministere-de

    • @bug_in Je te rejoins sur un point, derrière cette violence (bousculer, déchirer), car c’en est une, il n’y a pas de #force. Cet acte « dictatorial » (une prise de pouvoir, ou l’émergence d’un double pouvoir, momentané) est à la mesure de la faiblesse du rapport, d’une classe décomposée par la restructuration, non celle pas de telle ou telle usine ou entreprise, mais de l’ensemble de la société.
      Ce qui a fait la force de ces actes violents, ce sont des images, c’est elles qui ont arraché les pauvre masque de la paix et du dialogue social. En face, (Valls, Morano, Air France, ...) essaient maintenant de tirer parti de ce manque de force pour aller plus loin. De notre côté, la question de la force reste entière, et ce qui a lieu la repose avec insistance. Et la déplace, par exemple, pour s’en tenir à la petite écume de l’actualité, on voit le très corpo et aristocratique SNPL signer avec les autres syndicats un communiqué réclamant l’abandon des poursuites ; on voit des militants CGT et d’autres accueillir dans leurs régions (Saint Nazaire et Lyon hier) les ministres quasiment comme il l’auraient fait hier de leurs patrons ou de membres d’un gouvernement de droite de droite.
      Je ne parierais pas sur la tranquillité du gouvernement jusqu’au procès du 2 décembre. Ce qui est bel et bon.

      (sur le patriarcat je voulais pas du tout dire qu’il est contradictoire avec le capitalisme ! mais que sa fonctionnalité pour le capitalisme comporte des contradictions).

    • @aude_v Oui, la mémoire en plein dedans. Tu as entièrement raison, mais je préfère te dire que c’est une force qui finit par décliner. Moi aussi j’avais à un moment le sentiment d’être capable de me rappeler la concomittance dans le temps de deux faits ou de deux discours, bref de deux événements et de savoir en tirer les enseignements, voire de faire des démonstrations. Aujourd’hui je peine parfois à me souvenir de ce que j’ai vu au cinéma la semaine dernière et chaque livre que je tirer au hasard dans ma bibliothèque, le prenant à n’importe quelle page, la lecture d’un paragraphe ne me rappelle rien de très précis, quand ça me rappelle quelque chose.

      Prendre des notes c’est ce qu’il faudrait faire, j’avais tenté de le faire, assez vainement il faut bien le dire, en 2007, j’ai tenu un an et encoreje faiblissais à la fin de cette année, entièrement dépassé par le rythme hallucinant de l’avalanche. Lorsque je relis ces lignes ( http://www.desordre.net/bloc/extreme_droite/index.htm ), j’ai le sentiment de tout redécouvrir. Et pourtant c’est important, oui, tu as raison, la mémoire.


  • « On nous cache tout ! »
    http://cqfd-journal.org/On-nous-cache-tout

    Ils sont partout !… dans les transports en commun, au bureau, au fond de la salle de classe du lycée, dans les manifestations, et surtout, la majeure partie du temps, rivés derrière leur écran d’ordinateur. « Ils », ce sont les conspis. En apparence, rien ne les distingue foncièrement du reste de la population. « On nous cache tout » est le refrain entêtant, accompagné d’une abondance de liens, qu’ils font circuler exponentiellement sur Internet, distillant de « petites idéologies malodorantes qui rivalisent aujourd’hui pour le contrôle de notre âme (Orwell) ». Pour les plus malins, les théories du complot sont même devenues de lucratifs fonds de commerce. (...) Source : (...)

    • #complotisme #conspirationnisme

      Dossier intéressant de @cqfd, notamment ces deux brèves, in. http://cqfd-journal.org/Conspirationnisme-en-breves

      « La faute aux banquiers juifs »

      Cela fait un moment déjà que les disciples d’étienne Chouard ou de Soral et Dieudonné parviennent à s’infiltrer dans les milieux d’extrême gauche (le dernier cas en date étant celui du festival Alternatiba-Lille). Au-delà de l’habileté particulière de ces gens-là, comment expliquer un phénomène désormais récurrent ? La réponse réside peut-être dans le concept d’anticapitalisme tronqué, développé depuis le milieu des années 1980 par les théoriciens de la « critique de la valeur ». Sous ce nom sont regroupés des auteurs tels que Moishe Postone, Robert Kurz ou Anselm Jappe, qui, rejetant le marxisme traditionnel, proposent une nouvelle lecture de Marx en vue de relancer la critique du capitalisme. L’anticapitalisme tronqué, selon eux, c’est l’attitude qui consiste à concentrer les attaques sur la finance, les banques, les spéculateurs, censés « vampiriser » le peuple, la classe ouvrière, les travailleurs, etc. – un penchant qui est effectivement très répandu à l’extrême gauche. Le problème est qu’en attribuant les problèmes sociaux à des catégories particulières de population, cette extrême gauche se place d’emblée sur le terrain du conspirationnisme, qui cherche toujours à « personnifier » la domination, et elle échoue à remettre en question les structures du capitalisme. La critique de ce dernier doit donc se porter à un niveau systémique, celui des logiques sociales et des rapports sociaux dominants, plutôt que de cibler des acteurs spécifiques.

      Mais cet anticapitalisme défectueux est aussi défini comme tronqué dans la mesure où il oppose au « capital fictif », mobile et volatil, les richesses « concrètes » produites dans les usines qu’il s’agirait simplement de redistribuer entre tous. Ce faisant, le travail et la production industrielle apparaissent comme un processus créateur, séparable des rapports sociaux capitalistes, tandis que le capital est identifié au seul capital financier. Outre l’aveuglement qu’elle implique sur une organisation du travail, des technologies et une manière de produire qui sont intrinsèquement liées au capitalisme, cette approche recèle un danger politique immédiat : celui de peindre le capital sous la forme d’une puissance parasitaire, dont la force réside dans son caractère fuyant et sa capacité à se jouer des frontières nationales… Soit autant de caractéristiques qui ont été attribuées au peuple juif par les mouvements antisémites du XIXe et du XXe siècle  ! Résultat  : dans ce type d’analyses, explique Postone, il n’y a rien d’étonnant à ce que « l’insaisissable domination mondiale, abstraite, du capital [soit] comprise comme l’insaisissable domination mondiale, abstraite, des Juifs ». En rester à un anticapitalisme tronqué, c’est donc rendre possible des rapprochements objectifs – et peut-être même subjectifs – avec l’extrême droite conspirationniste et antisémite, tout en se privant d’une compréhension globale du capitalisme comme phénomène social multidimensionnel. — Patrick Marcolini

      Et

      Strategia della tensione

      S’il est un pays où politique rime avec complot, c’est bien l’Italie de la période incandescente des années de plomb. Au pays des Ides de Mars, des Borgia, de Machiavel et de la Loge P2, la conspiration s’insinua dans tous les coins. Le bilan de ces années établit que l’ultra-droite a été responsable de plus des trois quarts des actes de violence politique des années 1970. Elle aura provoqué de véritables meurtres de masse – de l’attentat de la piazza Fontana à Milan en 1969 à celui de la gare de Bologne en 1980 – dans une volonté de précipiter l’instauration d’un régime néo-fasciste et avec la bénédiction d’officines des services secrets et de l’Otan à travers les réseaux Gladio. Pourtant, c’est le souvenir de la violence révolutionnaire qui traumatise encore la péninsule, toujours paralysée à l’idée d’une amnistie. Après l’assassinat d’Aldo Moro, les Brigades rouges vont subir une répression féroce mais aussi un puissant discrédit populaire, dès lors qu’elles voulurent rivaliser avec l’état en lui contestant le monopole de la terreur. — Mathieu Léonard