person:michel onfray

  • [livre] Nicolas BENIÈS : « Le souffle de la révolte (1917-1936)... (...) - CultureJazz.fr
    http://www.culturejazz.fr/spip.php?article3384

    Il en connaît forcément un rayon : longtemps animateur d’une émission de jazz pour TSF 98 et auteur de conférences dans le cadre de l’Université populaire de Michel Onfray (qui annonce publiquement à la date de ce 28 septembre qu’il quitte ses fonctions) sans oublier -ce qui lui vaut de figurer dans cette rubrique- auteur de deux précédents volumes [1] d’une histoire du jazz dont le dernier opus en date vient de paraître. C’est peut-être pour cette raison que notre auteur caennais ose, ce qu’aucune rivière ne saurait faire, remonter à la source. Non pas ici en faisant l’histoire du jazz à partir de ses origines mais en l’achevant par ses débuts. info document - voir en grand cette imageCe dernier volume porte en effet sur la naissance du jazz. Qu’on se rassure, l’ordre chronologique reprend vite ses droits dans cette histoire des commencements. On la connaît ou l’on croit la connaître. Cela est vrai dans les grandes lignes. Le chant de la révolte des esclaves, la naissance du blues, Louis Amstrong, Sidney Bechet, les orchestres blancs dansants, Al Johnson et Le Chanteur de jazz, le jazz aux Etats-Unis, le jazz en France, Ray Ventura, Charles Trenet, Django, Boris Vian, Jean-Paul Sartre et son célèbre air attribué faussement à une chanteuse noire (La Nausée), Jean Cocteau jouant de la guitare, Pierre Boulez détestant le jazz (qui peine en effet à lui rendre hommage en retour !) et tutti quanti. On révise, on découvre et cela est déjà un exercice plaisant. L’ouvrage n’est pas pour autant réductible à cette fonction vulgarisatrice. Frappe en effet la masse de documentation convoquée par l’auteur, tous domaines confondus. Il suffit de regarder les notes en bas de page qui livrent les sources pour s’en convaincre. Donc, on apprend beaucoup.

    #Nicolas_Beniès #Souffle_révolte #Jazz #C&F_éditions


  • [livre] Nicolas BENIÈS : « Le souffle de la révolte (1917-1936)... (...) - CultureJazz.fr
    http://www.culturejazz.fr/spip.php?article3384

    Il en connaît forcément un rayon : longtemps animateur d’une émission de jazz pour TSF 98 et auteur de conférences dans le cadre de l’Université populaire de Michel Onfray (qui annonce publiquement à la date de ce 28 septembre qu’il quitte ses fonctions) sans oublier -ce qui lui vaut de figurer dans cette rubrique- auteur de deux précédents volumes [1] d’une histoire du jazz dont le dernier opus en date vient de paraître. C’est peut-être pour cette raison que notre auteur caennais ose, ce qu’aucune rivière ne saurait faire, remonter à la source. Non pas ici en faisant l’histoire du jazz à partir de ses origines mais en l’achevant par ses débuts. info document - voir en grand cette imageCe dernier volume porte en effet sur la naissance du jazz. Qu’on se rassure, l’ordre chronologique reprend vite ses droits dans cette histoire des commencements. On la connaît ou l’on croit la connaître. Cela est vrai dans les grandes lignes. Le chant de la révolte des esclaves, la naissance du blues, Louis Amstrong, Sidney Bechet, les orchestres blancs dansants, Al Johnson et Le Chanteur de jazz, le jazz aux Etats-Unis, le jazz en France, Ray Ventura, Charles Trenet, Django, Boris Vian, Jean-Paul Sartre et son célèbre air attribué faussement à une chanteuse noire (La Nausée), Jean Cocteau jouant de la guitare, Pierre Boulez détestant le jazz (qui peine en effet à lui rendre hommage en retour !) et tutti quanti. On révise, on découvre et cela est déjà un exercice plaisant. L’ouvrage n’est pas pour autant réductible à cette fonction vulgarisatrice. Frappe en effet la masse de documentation convoquée par l’auteur, tous domaines confondus. Il suffit de regarder les notes en bas de page qui livrent les sources pour s’en convaincre. Donc, on apprend beaucoup.
    Qui connaît, en effet, le destin du lieutenant noir au nom de James Europe chargé en 1916 de recruter des soldats-musiciens afin de construire un grand orchestre qui tournera en France réunissant des milliers de spectateurs et popularisant déjà le jazz avant la lettre …. et son destin tragique( poignardé par l’un de ses musiciens à Boston en 1919) ? Ou bien l’existence du premier musicien de jazz, le cornettiste Buddy Bolden (né à La Nouvelle Orléans en1877) et son groupe (1900-1906) qui mourra dans un asile d’aliénés (cette musique l’ayant rendu fou ?) sans avoir apparemment rien enregistré ? Nicolas Beniès consacre de nombreuses pages à ces figures méconnues et mythiques en faisant partager à ses lecteurs les hypothèses déjà émises par des historiens voire par les romanciers américains eux-mêmes.
    Sans oublier l’histoire des instruments (de leur apparition dans les formations), l’histoire des enregistrements, des lieux de concerts….

    Histoire du jazz, histoire culturelle, histoire tout court. L’ambition est légitime mais non sans risque ; celui des raccourcis spatio-temporels. Par exemple, 1917 premier disque de jazz signé par l’ODJB (Original Dixieland Jazz Band) et révolution russe : comment lier un mouvement de révolte et d’émancipation que porte le jazz aux États-Unis et celui d’une révolution qui marque le début de la fin des libertés en URSS où le jazz sera interdit pour cause de décadence (comme il le sera deux décennies plus tard sous le joug des nazis comme musique dégénéré) ? Avec un peu de dialectique, à l’inverse tout s’éclaire. Condamner le succès de jazz sous sa double forme discographique et spectaculaire au nom de la loi du marché relèverait par exemple de la cécité idéologique si l’auteur ne prenait soin de préciser avec raison que « le jazz fait donc partie de la sphère de la marchandise, tout en constituant un objet artistique, donc en dehors de la marchandise. » CQFD.

    Alors certes il y a bien quelques redites (la forme « conférence » oblige ?), des gimmicks comme en musique. Ainsi nos vieilles connaissances Adorno (et son anti-art) Walter Benjamin (et la reproduction), le capitalisme bien sûr toujours là (qui doit se sentir bien seul, soit dit en passant)… mais la morale de l’histoire demeure : quand le jazz est là… tout va.

    Last but not least : le CD joint au livre par les soins de l’auteur évoquant la naissance du jazz en 25 titres.

    #C&F_éditions #Nicolas_Beniès #Souffle_révolte


  • Onfray, Hitler et le christianisme
    https://www.la-croix.com/Culture/Onfray-Hitler-christianisme-2018-08-06-1200960143

    Dans une conférence sur France Culture (1), Michel Onfray développe plusieurs thèses sur le rapport d’Hitler et des nazis au christianisme, et sur les liens du christianisme au nazisme, reprises de son dernier livre Décadence. Johann Chapoutot, professeur à la Sorbonne (Sorbonne Université), historien du nazisme, y répond.

    La Croix  : Michel Onfray présente Hitler comme un « bon catholique » qui développe, dans Mein Kampf un « projet chrétien » (1). Quel était le lien d’Hitler au christianisme  ?

    Johann Chapoutot  : Son rapport au christianisme est bien plus complexe que ce qu’en dit Michel Onfray, dont la perspective est globalement essentialiste et anhistorique.

    • Même si Michel Onfray a été un bon prof de philo ( pour moi ) pendant une dizaine d’année sur France-culture au mois d’août (contre histoire de la philosophie), il m’est vraiment pénible de l’écouter ou de le lire pour le reste. Pour les rapports du Vatican et du nazisme, ce qui n’est pas le sujet du texte, je propose Annie Lacroix-Riz :
      https://vimeo.com/248668985

    • Je suis en train de lire : « Les grands courants de l’histoire universelle » de Jacques Pirenne, édité de 1944 à 1948, éditions de la Baconniére, Neuchatel.

      Tout ce que rappelle Annie Lacroix-Riz y figure.
      Politiquement, Pirenne est aux antipodes des opinions politique d’Annie.




  • Harold Bernat : « Le “macronisme” est une stratégie de consolidation du pouvoir par le vide »
    https://comptoir.org/2017/12/13/harold-bernat-le-macronisme-est-une-strategie-de-consolidation-du-pouvoir-

    Le Comptoir : Question d’ouverture, et déjà centrale : comment construire une critique du macronisme qui ne soit pas aspirée et régurgitée par l’objet visé ?
    Harold Bernat : Question centrale qui nous oblige d’emblée à savoir ce que recouvre ce mot “macronisme”. Attacher un “isme” à un patronyme ne suffit pas à faire une cohérence idéologique. On ne prête pas assez attention à de telles constructions sémantiques improbables – du libéralisme au macronisme, du communisme au mélenchonisme, etc. Alors qu’on ne connaissait toujours pas le contenu du programme politique d’Emmanuel Macron, le mot “macronisme” faisait déjà les gros titres. Autrement dit, le “macronisme” (si l’on tient à ce terme, que je n’utilise pas) est une forme qui cherche à se faire passer pour un fond, un signe qui nous dispense de chercher derrière lui une réalité, tout en laissant supposer qu’elle existe. La seule façon de ne pas être aspiré par le vide est de trouver des points réels d’ancrage à partir desquels nous pourrons froidement mesurer l’irréalisme ambiant et ses stratégies de simulation.

    Pour ne pas consolider ce que nous critiquons, vous appelez à être « témoins de ce qui se manifeste ». Comment, dès lors, s’opposer sans consolider ?
    La consolidation par une soi-disant “critique” est un phénomène récent et dévastateur. Si vous vous demandez “quelle est la philosophie de Macron ?” vous prenez aussitôt au sérieux son rapport à la philosophie en laissant croire qu’il y a une philosophie politique à l’œuvre chez Emmanuel Macron. Au lieu d’aller chercher dans des textes de Paul Ricœur plutôt que dans ceux de Rousseau ou d’Aristote ce qui “éclaire le macronisme” (une formule des plus ténébreuses), il est plus lucide de se demander à quoi sert la référence à la philosophie aujourd’hui. Que devient ladite philosophie quand celle-ci n’est plus qu’une stratégie de détournement de la critique politique, une diversion ? Être témoin, au sens qu’Henri Lefebvre donnait à ce mot, c’est rendre raison de ce qui nous arrive. Que signifie être “anti-macroniste” si on est incapable de comprendre finement que le “macronisme” est une stratégie de consolidation du pouvoir par le vide ?

    « Emmanuel Macron est le président d’un engluement spirituel très inquiétant, une sorte de résignation collective à l’effort qu’exige la pensée. »

    Au fond, vous ne critiquez pas tant Emmanuel Macron que l’idéologie sur laquelle il surfe et prospère – ou du moins, une “idéologie” comme il l’entend, c’est-à-dire une sorte de logiciel de compréhension du monde, qui laisse de côté les oppositions véritables. L’individu Macron est-il si innocent que cela ?
    À propos de l’idéologie, lisons deux déclarations d’Emmanuel Macron. En juillet 2015, au journal Le 1, Emmanuel Macron affirme : « Je crois à l’idéologie politique, c’est une construction intellectuelle qui éclaire le réel. » Par contre, quand il s’agit de s’adresser à un très large public, il n’hésite pas à critiquer la notion de « prisme idéologique » (TF1, 27 avril, 2017). Le discours tenu à une élite intellectuelle est aux antipodes de celui qui s’adresse à la masse des électeurs. Emmanuel Macron fait partie d’une génération qui croit en avoir fini avec les idéologies. C’est ce qu’on peut appeler la pensée des états de fait. Lorsqu’il affirme que le « prisme idéologique » ne marche plus, il sous-entend que l’idéologie est un moyen disponible parmi d’autres pour arriver à certaines fins. La dimension critique du concept forgé par Karl Marx disparaît totalement. Une idéologie est avant tout un système de représentations qui travestit la réalité afin d’imposer un ordre de valeur indiscutable. Cette opération de travestissement peut-être révélée par un effort critique. La stratégie des nouvelles formes de pouvoir consiste à désarmer cet effort en en faisant une dépendance des anciennes idéologies.


    Autrement dit, dans un renversement orwellien, la critique, c’est l’idéologie. Par contre, utiliser le mot “idéologie” à tort et à travers pour en faire le reliquat du vieux monde, c’est être « un philosophe en politique » (Le 1). De ce point de vue, Emmanuel Macron sait très bien ce qu’il fait.

    Vous écrivez que “l’idéologie” défendue par Macron ne porte aucune idée, ce qui fait qu’elle ne génère aucune contradiction. La solution n’est-elle pas de répéter que l’absence d’idée est une idée en soi, et très forte – à l’image de ce que peut être la prétendue “fin de l’Histoire” ?
    Bien sûr. La prétendue fin des idéologies est encore une idéologie, peut-être la plus pernicieuse qui soit. Lorsque je dis que Macron fait le vide, il ne faut pas oublier que ce “faire” suppose un interventionnisme très autoritaire. On ne fait pas le vide sans dégager ce qui fait obstacle à son extension, les poids morts de la société, les inerties, les pesanteurs, les résistances. La sémantique est évidente : ce qui résiste doit être éliminé. Vaincre une résistance (quelle que soit cette résistance) devient une victoire pour les nouveaux ventriloques de la marche en avant. Ce n’est pas parce que vous n’avancez pas d’idées que vous ne participez pas à un actif travail de sape idéologique.
    « À quoi sert la référence à la philosophie aujourd’hui ? Que devient ladite philosophie quand celle-ci n’est plus qu’une stratégie de détournement de la critique politique, une diversion ? »

    Emmanuel Macron est-il autre chose que l’enfant des Lumières, de Hegel et du scientisme dans la mesure où pour lui, tout est Raison, statistiques, efficacité ? Plus largement, n’est-il pas logique qu’à force de rationalisation, d’abandon de toute spiritualité – pas forcément religieuse –, notre société porte à sa tête une telle figure ?
    Entre les Lumières, Hegel et le scientisme, il y a tout un monde. Emmanuel Macron est surtout l’enfant de son temps, un temps dans lequel l’esprit est trop souvent une dépendance de la matérialité ou de la déraison, un temps dans lequel la pensée critique s’efface au profit d’un mélange non contradictoire d’économie et d’ésotérisme. Emmanuel Macron a pu dire que « la politique, c’est mystique ». Une phrase fort peu rationnelle, vous en conviendrez sûrement. Nous alternons entre le grand délire et l’hyper pragmatisme, entre des discours dont l’irrationalisme confondrait de honte un honnête homme du XVIIIe siècle et des discours sortis tout droit de logiciels informatiques. Cette phrase obscurantiste d’Emmanuel Macron doit être rapprochée de cette autre du nouveau “chef” du parti présidentiel, Christophe Castaner : « J’ai le logiciel Macron avec l’application Philippe. » Ce qui est attaqué reste le discernement intellectuel tout autant que la capacité de l’esprit à se déprendre du monde. Emmanuel Macron est le président d’un engluement spirituel très inquiétant, une sorte de résignation collective à l’effort qu’exige la pensée.

    Pensée qui, lorsqu’elle s’éloigne du cadre libéral, est généralement réprimée et rapprochée des totalitarismes du XXe siècle. Comment, dès lors, redonner sa noblesse à « la mésentente » comme l’entendait Rancière ? On voit que même à gauche – ou surtout à gauche –, la tentation du saint-simonisme n’est jamais loin.
    La brutalité de la réponse est à la hauteur de la faiblesse intellectuelle à laquelle se heurtent ceux qui n’ont pas renoncé à lutter contre les innombrables aliénations produites par notre mode de développement économique. Ce que l’on constate, c’est l’incapacité croissante de ladite “gauche” à faire droit à une critique qui ne soit pas simplement économique. L’idée d’une crise anthropologique, par exemple, ne fait pas sens pour elle. La mésentente dont vous parlez ne peut pas simplement porter sur la concentration du capital ou la domination du CAC 40. Il est particulièrement frappant de constater qu’un intellectuel critique de premier plan comme Jean Baudrillard a quasiment disparu des références de la gauche dite “critique”. On ne peut parler de dissensus sans parler de conflits de valeurs, de hiérarchie des valeurs, de fondement des valeurs – autant de questions essentielles devenues quasiment taboues à gauche. L’anthropologie critique des valeurs de la modernité, qu’interrogeaient il y a peu et dans des styles très différents Castoriadis, Clouscard, Debord ou Baudrillard, ne fait plus partie de ses interrogations.

    « Dans un renversement orwellien, la critique, c’est l’idéologie. »

    D’une certaine manière, les idéologies politiques s’éloignant du cadre libéral n’ont-elles pas toujours été désignées comme “extrêmes” ?
    Cette tendance ne fera que s’accentuer dans un renversement terminologique sidérant. Est extrême ce qui, dans son mouvement propre, tend toujours à se dépasser. Dans les sports extrêmes, il s’agit toujours de “dépasser ses propres limites” (pour reprendre le slogan des équipementiers sportifs). Cet extrémisme-là, celui du refus de la finitude (croissance illimitée, etc.), Emmanuel Macron le formule dans un slogan frime, forcément en anglais : « Sky is the limit » (Le 1, 13 septembre 2016).

    Incapable de faire droit à une critique interne à son ordre, le principe de libéralité suffisante “extrémise” les contradictions qu’on peut lui adresser afin de mieux les disqualifier. Là encore, il est nécessaire, texte à l’appui, de démonter patiemment ces grossiers mécanismes d’exclusion. Après la critique, c’est l’idéologie, la finitude, c’est l’extrémisme…

    Vous écrivez que l’explication a remplacé la confrontation : n’est-ce pas en partie lié à l’évolution du rôle des médias, qui revendiquent le décryptage plutôt que la subjectivité ?
    Disons plutôt que la confrontation est toujours scénarisée. Médiatiquement, vous devez être situé, repérable. Il s’agit d’ailleurs moins d’un problème de média que de marché. Votre nom doit devenir une marque. Qui se soucie réellement de ce qu’écrivent les “intellectuels médiatiques”, qui commentent sérieusement leurs textes ? Soit vous êtes pour, soit vous êtes contre. La logique binaire est de mise. L’audimat n’a que faire des jugements fins, illisibles pour la grossièreté des poseurs d’étiquettes. Quant au soi-disant décryptage, c’est une farce destinée à faire croire au consommateur qu’il n’a pas les moyens de juger ce qu’il a sous les yeux. Un électricien venu poser un câble chez moi, voyant le livre de Macron Révolution sur mon bureau, s’est exclamé : « Ne lisez pas ça, Macron c’est complètement creux ! » À quoi sert pour lui un « décryptage de la philosophie politique d’Emmanuel Macron » si ce n’est à le faire douter de la qualité immédiate de son jugement. Pour autant, son constat ne suffit pas. C’est ici que commence un travail plus ingrat, non pas de décryptage mais d’analyse critique.

    Justement, dans votre analyse critique, vous utilisez régulièrement le terme d’« infra-politique » pour décrire notre temps – terme qui renvoie à la liberté de chacun de ”“trouver sa voie”, érigée comme principe ultime. Cette infra-politique n’est-elle pas simplement la sœur d’une société “à l’américaine”, dans laquelle des communautés cohabitent et vivent selon leurs propres désirs, sans que personne n’intervienne afin de ne pas brusquer les sensibilités ? Plus largement, l’infra-politique ne se nourrit-elle pas de la peur de contraindre ?
    Derrière la peur de la contrainte, nous retrouvons la question fondamentale de l’antagonisme des valeurs. C’est le sens de la référence que je fais à Max Weber dans le texte. Peut-on en encore parler d’activité politique sans envisager une hiérarchie des normes et des valeurs, sans juger de ce qui est médiocre, bas, stérile, imbécile, sot, sans tirer de ce jugement des décisions politiques ?

    « Nous devons accepter de renoncer au confort des rhétoriques de la liberté pour investir l’inconfort des jugements de valeurs et des conflits spirituels et politiques qu’ils suscitent. »

    Platon juge les sophistes non pas simplement parce qu’ils ont un pouvoir dans la cité mais parce qu’ils éduquent mal les hommes pour lui. Cette question de l’éducation est essentielle. Il n’est d’ailleurs pas inutile de constater à quel point la critique dite “de gauche”, sous couvert de progressisme, l’a délaissée. Il faut prendre conscience de la contradiction fondamentale qui existe entre la logique libérale et le problème des valeurs. Un libraire qui a une politique éditoriale en refusant de vendre n’importe quoi pose le problème de la qualité, de la valeur, et en paie le prix du point de vue de la logique libérale quantitative.

    La force du macronisme n’est-elle pas simplement de jouer ad nauseam sur le mythe d’une prétendue synonymie entre émancipation et liberté ?
    Nous sommes libres pour rien, voilà l’enjeu. Nous rejouons des luttes d’émancipation sous la forme de simulacres au nom des luttes passées, qui étaient bien réelles celles-ci. Nous devons accepter de renoncer au confort des rhétoriques de la liberté pour investir l’inconfort des jugements de valeurs et des conflits spirituels et politiques qu’ils suscitent. Cela suppose de renoncer aux bénéfices de conformité des discours de la liberté. Là encore, le modèle grec peut nous servir. Être probes, véraces et sublimes sont des exigences au moins aussi nobles que les produits du marché de la liberté.

    Pour finir, vous écrivez que la génération Macron, pour grimper les échelons, fait avant tout preuve de conformisme. Mais n’est-ce pas une attitude propre aux élites en général ?
    Il faut revoir ce terme. Les aristoï sont les meilleurs en Grèce antique. En quoi Christophe Castaner et ses logiciels de pacotille est-il un aristoï ? De quelle élite parle-t-on ? Lui ou un autre, le problème est le même. Le marché est incapable de produire une quelconque élite. Les plus grandes œuvres de l’esprit ont toujours été marginales, inattendues, non soumises à la pression du marché. Quelle élite voulez-vous créer lorsque l’adaptation au marché, c’est-à-dire aussi la soumission aux manies du temps, est supposée désigner les “meilleurs”. Encore un peu d’Orwell pour finir : les plus conformes seront les plus géniaux. À ce titre, Emmanuel Macron est le plus grand génie de notre temps.

    Romain Gonzalez

    Par Le Comptoir le 13 décembre 2017
    Harold Bernat s’était déjà fait remarquer en 2006 pour sa critique radicale de la “révolution libertaire” défendue par Michel Onfray et, plus largement, par la culture petite-bourgeoise triomphante – dans « Des-montages : Le poujadisme hédoniste de Michel Onfray » – puis en 2012 par sa condamnation de la flexibilité et de l’adaptabilité à tout-va dans « Vieux réac ! Faut-il s’adapter à tout ? » Nous avons choisi de l’interroger sur son dernier essai, « Le néant et la politique : Critique de l’avènement Macron », dans lequel il s’applique à déconstruire le mythe du “président-philosophe” tout en insistant sur la nécessité d’exercer notre esprit critique sur ce qui est là sous nos yeux, entre mille autres choses.


  • Vous avez été nombreux à réagir à la première partie de l’entretien d’@alancelin avec Michel Onfray. #FranceInsoumise, @JLMelenchon, Islam, Michel Onfray répond aux critiques dans la seconde partie de #LaGuerreDesIdees, à voir sur https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/michel-onfray-je-souscris-au-programme-de-la-france-insoumise-mais …https://www.youtube.com/watch?v=uoyj8e3et4M

     …
    https://twitter.com/LabasOfficiel/status/931142837286113280

    Vous avez été nombreux à réagir à la première partie de l’entretien d’ @alancelin avec Michel Onfray. #FranceInsoumise, @JLMelenchon, Islam, Michel Onfray répond aux critiques dans la seconde partie de #LaGuerreDesIdees, à voir sur https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/michel-onfray-je-souscris-au-programme-de-la-france-insoumise-maishttps://www.youtube.com/watch?v=uoyj8e3et4M


  • « Je souscris au programme de La @FranceInsoumise , mais… » Michel Onfray est l’invité d’@alancelin dans cette Guerre des Idées en deux parties. Première partie déjà en ligne sur http://la-bas.org En intégralité ici > https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/michel-onfray-je-souscris-au-programme-de-la-france-insoumise-mais …https://www.youtube.com/watch?v=uoyj8e3et4M

     …
    https://twitter.com/LabasOfficiel/status/930618151930343425

    « Je souscris au programme de La @FranceInsoumise , mais… » Michel Onfray est l’invité d’ @alancelin dans cette Guerre des Idées en deux parties. Première partie déjà en ligne sur http://la-bas.org En intégralité ici > https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/michel-onfray-je-souscris-au-programme-de-la-france-insoumise-maishttps://www.youtube.com/watch?v=uoyj8e3et4M


  • « Le Néant et le politique » Critique de l’avènement Macron
    Un essai d’Harold Bernat
    https://www.lechappee.org/le-neant-et-le-politique

    On ne compte déjà plus les révélations sur les coulisses de l’avènement d’Emmanuel Macron. Certains voient dans son élection une preuve de la toute-puissance des médias, d’autres, un putsch démocratique orchestré par le monde de la finance. Dans tous les cas, il faudrait s’enquérir de ce que l’on nous cache. Notre réflexion est aux antipodes de la démarche de ces enquêteurs du spectacle.
    En effet, une des raisons pour lesquelles nous peinons à exercer notre esprit critique, aujourd’hui plus qu’hier, tient à ce que nous refusons de voir ce qui est sous nos yeux. Dans un univers de simulation, les simulacres se précèdent eux-mêmes. Ils ne représentent plus rien, mais font force de loi. Notre attention se perd dans un labyrinthe de signes. Ce qu’ils montrent est à ce point irréel que nous cherchons en vain derrière eux une réalité plus consistante.
    Mais derrière, il n’y a rien. Tout est là, étalé au grand jour. Cette transparence rend les nouvelles stratégies de pouvoir d’autant plus inquiétantes. Macron se fond dans le discours qui s’adresse à lui, prend la forme du réceptacle. Il n’est pas brillant, il est plastique. Il apprend de ses erreurs, se corrige, affine en « se confrontant au réel ». Comme un logiciel, il intègre, classe et change de niveau. À côté des anciennes formes symboliques de représentation politique, cette stratégie du vide nous fait entrer dans un univers de simulation binaire, algorithmique, dont Emmanuel Macron est, en France, le premier 0. C’est à ce titre, et à ce titre seulement, qu’il mérite d’être pensé.

    • PRESSE

      " De discours officiels en commentaires médiatiques, on célèbre l’évanouissement de la politique. Sans qu’on entende beaucoup de refus critiques de cette éviction. Sans que les philosophes se bousculent pour en dénoncer les dangers et en démonter les subterfuges. C’est pourquoi il est intéressant de lire l’essai, atypique et corrosif, d’Harold Bernat. Cet agrégé de philosophie n’aime pas du tout les artifices innombrables qui s’efforcent de nous faire croire que le monde est définitivement lisse, l’histoire désormais uniforme, la pensée aussi apaisée que la société, à jamais stabilisée. Au contraire, il est convaincu que tenter de réduire ainsi à néant tout ce qui est négatif revient à tuer à la fois l’histoire, l’humain et la politique. Car cette dernière consiste en affrontements permanents sur le sens – celui de la vie collective, de l’histoire commune et de l’avenir à construire. Alors le philosophe proteste, pourfend, démonte. Sa cible affichée : Emmanuel Macron, considéré comme symptôme ultime de la néantisation des conflits. [...] Ce livre caustique irritera sans doute. Mais pas nécessairement pour les motifs les plus essentiels. Car son objet principal n’est ni la personne du président, ni les mesure qu’il propose, ni même le mouvement qu’il a fondé. C’est avant tout la défense et illustration de la nécessité vitale d’une pensée critique ."

      Roger-Pol Droit - Le Monde des Livres

      " Dans l’avalanche de bouquins consacrés à Macron, le livre d’Harold Bernat va faire tache. Le titre déjà décoiffe : Le Néant et le politique, critique de l’avènement Macron, aux éditions L’Echappée. Il ne s’agit pas de ressasser les mêmes éternelles anecdotes qui ont fait vendre et continuent de le faire la presse people et les magazines, mais de construire une critique philosophique de ce moment de l’histoire de nos sociétés dites démocratiques qui a vu accéder Macron à la Présidence de la République ."

      Patrick Rodel - Mediapart
      https://blogs.mediapart.fr/les-economistes-atterres/blog/011017/macronisme-l-uberisation-de-la-protection-sociale-et-l-etat-platefor

      " Si par hasard, vous considérez le macronisme comme une épidémie brutale qui a contaminé le pays à une vitesse supersonique, alors lisez ce livre, c’est l’antidote le plus puissant que j’ai trouvé. Harold Bernat, agrégé de philosophie, qui a déjà épinglé le monde moderne (et même Michel Onfray), démonte le système Macron, avec des outils de précision, des exemples et la parole d’autres penseurs avant lui (Baudrillard, Bourdieu, Clouscard, Castoriadis, Michea…). Ce livre de dé-construction d’un système, explique toute la méthode Macron : parfaite, illusoire, mimétique, spectaculaire…et vide !"

      Jean Rouzaud - Nova
      http://www.nova.fr/demacronisation-la-politique-mirage
      " Agrégé de philosophie, Harold Bernat livre une charge féroce et méthodique contre « le scénario Ricœur » ayant permis de construire l’image d’un présidentiable hors du commun disciple d’un grand philosophe. Parfois savant, s’appuyant notamment sur les travaux de Jean Baudrillard, Max Weber, Cornelius Castoriadis, il assume aussi sans détours ses accents pamphlétaires. Pour notre plus grande jubilation !"

      Michel Gairaud - Le Ravi


  • Une affaire « étouffée » ? Enquête sur le traitement médiatique de la mort de Sarah Halimi

    https://www.buzzfeed.com/davidperrotin/une-affaire-etouffee-enquete-sur-le-traitement-mediatique

    Trois mois après la mort de Sarah Halimi, une retraitée juive de 66 ans tuée par Kobili T. à l’issue d’un long calvaire, les accusations contre la presse et la justice sont toujours féroces. À en croire certains, la presse a passé ce meurtre sous silence. « Ce qui m’a interpellé, c’est qu’une affaire aussi peu ordinaire n’ait pas fait l’objet d’une dépêche AFP. Il aura fallu attendre le 22 mai, lorsque j’ai organisé une conférence de presse, pour qu’un certain nombre de grands médias décident de parler de cette affaire », assure auprès de BuzzFeed News, sans se soucier des détails, Me Jean-Alex Buchinger, l’avocat d’une partie de la famille. De son côté, interrogé par BuzzFeed News, le député des Français de l’étranger, Meyer Habib, parle d’un « crime » que « l’on essaie de maquiller » et avance une hypothèse : « Je dis que oui, peut-être qu’en période électorale, on a essayé d’étouffer cette affaire. C’est une éventualité. Je suis écoeuré par ce traitement médiatique. » Le Crif parle carrément d’une « omerta » et d’un « déni ».

    Via Twitter : @Le_CRIF
    Début juin, le petit site communautaire extrémiste EuropeIsraël accusait la presse d’avoir « volontairement étouffé ce meurtre islamiste ». Dans un appel publié par Le Figaro le même mois, 17 intellectuels (Élisabeth Badinter, Alain Finkielkraut, Jacques Julliard...) affirmaient quant à eux que les médias ont « commencé » à évoquer ce drame « près de deux mois après les faits ». Enfin, dans une vidéo relayée par Le Point, Michel Onfray assure que « cette information a été cachée » par des journalistes qui « sont aujourd’hui dans la post-vérité ».



  • Pontifiant et dilettante : Michel Onfray, un BHL de gôche Le Grand Soir - Vincent MORET - 12 Mai 2017
    https://www.legrandsoir.info/pontifiant-et-dilettante-michel-onfray-un-bhl-de-goche.html

    En matière philosophique, Michel Onfray a sans doute des mérites de vulgarisateur, même s’il confond vulgariser et schématiser, disent quelques-uns de ses confères.

    Il n’est pas de mon ressort d’en juger. Mais, là où je le vois se surestimer, c’est en matière politique où il survole, ne se pose pas, frôle à peine le pollen et prétend nous livrer du miel qui a bien souvent l’aspect, la consistance trop diluée et le goût du brouet.
    Donc, il vaticine dans les studios de télé, à la radio, dans les journaux, moulin à paroles bien huilé (je rêve d’un match Onfray/ BHL).


    Il écrit plusieurs livres par an, ce qui prouve (j’imagine) à ses yeux sa supériorité sur ce glandeur de Socrate. Le problème, c’est que seul un génie pourrait être au top niveau en se dispersant de la sorte. Et Onfray n’est…

    Onfray aime aborder jusqu’à l’obsession des sujets dont il connaît ce qu’il a lu en diagonale dans les médias : Le Tibet, Robespierre, Chavez, Castro. Là, on le croit élève de Robert Ménard (sauf pour Robespierre dont Ménard, moins lettré, croit qu’il faisait équipe avec Jean-Marc Thibault).

    Pourquoi ces sujets ? Pour alimenter ses diatribes contre son autre obsession : Jean-Luc Mélenchon assez savant, lui, pour parler d’Histoire et de politique sans manichéisme, comme devrait le faire tout intellectuel.

    La grotesque vidéo de Narcisse ébloui par la beauté de son texte.
    https://www.youtube.com/watch?v=0qROujxM9a4


    
Il faut voir la vidéo (façon de parler, on peut aussi éviter de le faire. Je vous dirai plus loin comment aller directement aux endroits dont je parle) où Onfray se met en scène. Il a écrit un nouveau livre pas encore publié. Mais, brûlant de nous en éblouir sans tarder, il nous en lit les bonnes feuilles pendant 19 minutes (19 !) s’enivrant d’un talent d’écriture magnifié par sa voix.

    Il y raconte d’emblée (0mn38) son lumbago récent, la cortisone et la morphine, détails intimes qu’il trouverait grotesques chez ses adversaires, mais qui le posent en homme de chair et de sang, pouvant souffrir, lui. Cela pourrait le rendre sympathique s’il n’était dénué de toute commisération envers les autres, c’est-à-dire envers tous ceux qui ne pensent pas la même chose que lui au moment où il les pense et ne le suivent pas illico quand il pense le contraire. Car l’homme change souvent d’avis, surtout en matière politique.

    Onfray nous rapporte et valide sans plus de précaution, une attaque lancée sur Internet contre Jean-Luc Mélenchon et sa fille en plaçant la pseudo-affaire au même niveau que le Pénélope-gate et les emplois (fictifs ?) des fils de Fillon (à 13mn30). L’accusation était si grossière, en pleine campagne électorale, que pas un média ne l’a reprise et que le Parquet n’a pas bougé un cil. Mais Onfray, léger, fait flèche de tout bois pourri.

    Il fustige avec vigueur la mégalomanie (à partir de 17mn12), l’égocentrisme, le narcissisme, la vanité, la fatuité de Mélenchon (17mn28). Ça nous fait cinq adjectifs en suivant, quand un aurait suffit à quiconque n’est pas classé 5/5 sur l’échelle de la mal-comprenance. Pour conserver à la liste son caractère quasi-pléonasmique, indispensable quand on s’adresse à des interlocuteurs au QI moins élevé que le sien, il n’a pas placé là « Hystérie », mais il l’a fait plus loin (18mn12).

    Or, aussi compétent en psychanalyse que Michel Onfray en mélenchonisme, je conseille au philosophe médiatique de se livrer à une introspection, avec réponse à ces deux questions :
- « L’homme qui vous lit pendant 19 loooongues minutes un texte qu’il va publier, qui vous parle de son mal au dos dont il est guéri, qui se filme, qui met ça sur Internet, n’est-il pas atteint de mégalomanie, d’égocentrisme, de narcissisme, de vanité, de fatuité ? 
- Si le seul nom de Mélenchon lui fait brailler avec dégoût ceux d’un révolutionnaire français incorruptible et ceux de deux révolutionnaires latino-américains, doit-on parler d’hystérie ? »

    Jouons pour marquer une pause et arrêter de s’énerver :
    – Parmi les qualificatifs suivants, lequel vous paraît mal choisi pour qualifier Michel Onfray : amateur, superficiel, futile, léger, insignifiant, frivole, vain, nobélisable ?
    
- Diriez-vous que Michel Onfray est aussi crédible quand il parle de Mélenchon que BHL quand il parle de Botul ?

    – Pensez-vous qu’en lâchant la grappe à Mélenchon, Michel Onfray aurait pu écrire un livre par jour pendant les présidentielles au lieu d’en écrire seulement trois ?

    – A votre avis, quand Onfray prend des libertés avec la vérité en politique (1), est-ce uniquement par ignorance ou bien parce qu’il sait que ses interlocuteurs n’iront pas vérifier ?

    Conclusion, sévère mais juste.
    
Michel Onfray, enivré par un succès médiatique qui vaut ce que vaut le vent, est en guerre, par superficialité dans la recherche des informations, contre ce qu’il devrait défendre.

    Il serait bien avisé de se méfier : dès qu’on épouse les combats de toutes les droites (sur Robespierre, Chavez, Castro, Mélenchon, le Tibet…) on a les faveurs des médias, les livres produits à la chaîne se vendent bien, mais on se salit, on ne peut espérer être respecté par les lecteurs, par ses homologues et (je titille la corde sensible) on renonce à la postérité.

    Vincent MORET
    (1) Selon Onfray, JLM a qualifié De Gaulle de « fasciste » , Ahmadinejad a dit « qu’on pouvait rayer de la carte l’Etat d’Israël » et le Tibet n’es pas une république autonome… Trois mensonges tranquilles, le premier volontaire et conscient, les deux autres fruits de son ignorance.

    #onfray #monologue #superficialité #médias #mégalomanie #égocentrisme #narcissisme #vanité #fatuité #bhl #santé


  • Michel Onfray ou le mal qu’Internet peut faire à l’intellectuel

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-vie-numerique/michel-onfray-ou-le-mal-quinternet-peut-faire-lintellectuel

    Internet est peut-être aussi en train de donner une forme à la vie intellectuelle. Mais ça ne va pas sans accident, et là, l’accident semble avoir eu lieu. L’ironie de l’Histoire, c’est que Michel Onfray a été un critique farouche des Nouveaux Philosophes, pour le fond de leur pensée et la forme caricaturale que la télévision lui a donné. 40 ans après, lui-même semble subir le médium qui transporte sa pensée. Il y a une certaine cruauté à regarder cette vidéo. Car Internet recèle depuis quelques années nombre de Youtubeurs (parmi lesquels Usul ou Osons Causer, mais il y en a d’autres) qui mettent en ligne des vidéos exigeantes, critiques, et qui politiquement ne sont pas loin de ce que défend Michel Onfray. Mais leur maîtrise de la grammaire numérique, la distance qu’ils instaurent avec leur propos (qui passe par le ton, l’humour), la réflexivité sur les conditions de réception de leur propos (qui n’ont rien à voir avec la manière dont un livre est lu, dont est regardé une émission de télévision), les prémunissent contre ce qui fait l’inquiétante étrangeté de la vidéo de Michel Onfray : l’impression d’une caricature qui, au final, dessert une cause qui a sa noblesse.

    #michel_onfray #radio #audio #france_culture #macron #complotisme #internet #intelectuel


  • Michel Onfray se rapproche de l’extrême droite, sous le patronage de Proudhon | Lignes de force
    https://lignesdeforce.wordpress.com/2017/04/25/michel-onfray-se-rapproche-de-lextreme-droite-sous-le-patro

    Le pauvre Michel Onfray poursuit sa pitoyable dégringolade et se rapproche de la vieille « Nouvelle droite » intellectuelle d’Alain de Benoist. Non seulement il préface un livre de Thibault Isabel, mais il participe en chair et en os à un colloque organisé par les revues Éléments pour une civilisation européenne et Krisis, les deux organes de cette mouvance d’extrême droite.

    La stratégie de pêche à la ligne pratiquée depuis longtemps par Alain de Benoist, via les revues en question, se révèle une fois de plus payante. Après avoir attiré récemment Bernard Langlois, cofondateur de la revue Politis, de Benoist peut se flatter d’une belle prise médiatique, que la mise en page ci-dessous indique assez : ça n’est pas vers l’affiche du colloque que se tournent les regards quasi égrillards des deux « penseurs » d’extrême droite, mais vers Michel Onfray.

    Quant au grand ancêtre qui fournit le prétexte de cette répugnante fraternisation intellectuelle, il serait vain de lui reprocher aujourd’hui de tirer Onfray encore plus bas qu’il n’était. Ce sont pourtant bien les ambiguïtés de sa théorie qui autorisent tant d’ordures de droite ou d’extrême droite à se réclamer de lui.

    Onfray, lui, définitivement enfermé dans sa folie omnisciente et omnipotente, est certainement persuadé non seulement d’avoir raison à propos de #Proudhon – comme du reste – mais de ce que sa parole magique éclairera tous les esprits et résoudra toutes les contradictions…

    Encore quelques années (ou mois ?) et notre cynique rédigera des rapports pour la présidente du Front national et/ou de la République.

    #Michel_Onfray #Alain_de_Benoist


  • French Cult Philosophy
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/160-family-affairs/entre-deux-tours-betes-et-mechants/article/delire-nocturne

    Voici enfin un film cultissime que nous n’avions encore jamais osé projeter en séance nocturne. Casting pompeux, budget démesuré, scénario niais, dialogues cornichonesques, réalisation arrogante mêlant philosophie de supermarché, érotisme kitsch et effets spéciaux ratés, absence totale de rythme et de sens du récit… C’est, de l’aveu même de son réalisateur, « un beau film, qui lui ressemble », tandis que certains y voient plutôt un nanar qu’ils n’hésitent pas à qualifier de « plus mauvais film de l’histoire du cinéma » ! À savourer ensemble, comme le spectacle d’une prétentieuse montgolfière qui se dégonfle sous nos yeux, entre une introduction de Noël Godin (chroniqueur littéraire à « Siné Mensuel ») et une lecture de haïkus de Michel Onfray par Guillaume Maupin. Une séance de haute (...)



  • J – 149 : Pour le moment Guy, mon ordinateur s’appelle Guy, n’a toujours pas fini de scanner et réparer immense_disque .

    Sur seenthis @mona me lance un encouragement à m’engouffrer dans une mêlée et puisque c’est @mona qui le demande, j’y vais. Je ne devrais sans doute pas.

    Sophie Robert a apparemment gagné en appel le procès qu’elle avait perdu en première instance au sujet de son premier film le Mur la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme et forte de cette victoire juridique contre les psychanalystes qui se pensaient, assez justement, lésés par la présentation mensongère qui était faite de leurs propos, Sophie Robert ne se sent plus et décide de se lancer dans une nouvelle aventure, cette fois-ci, ridiculiser la psychanalyse sur le sujet de la sexualité. Apparemment elle trouve le moyen de recycler d’anciens métrages du Mur à l’aide desquels elle a monté une maquette avec laquelle elle tente une demande collective de financement - je crois que l’on appelle cela un crowdfunding - et nous promet qu’on va voir ce que l’on va voir, le titre de son prochain film Le Phallus et le pas du tout, ou le Zizi et la zezette , je promets que je n’invente rien.

    Je commence par déterrer la longue chronique que j’avais écrite il y a quelques années, des lustres, un lustre, à propos du Mur , et je suis très surpris de l’énergie qui était visiblement la mienne alors, sans compter que je devais alors avoir une foi inébranlable à l’époque dans le fait que d’écrire un billet de bloc-notes , éventuellement d’en envoyer le lien à droite et à gauche, notamment sur seenthis , et dans d’autres communautés, notamment psychanalytiques, encore que la chose ne soit pas de mon fait seul, allait changer quoi que ce soit à quoi que ce soit. Je pourrais me contenter finalement de faire un copié collé de cette chronique dans le signalement seenthis de @supergeante, c’est d’ailleurs ce que je fais dans un premier temps.

    Entretemps je trouve dans mes courriels une invitation de la mairie de Fontenay à venir participer à un débat animé par une amie à moi, quelqu’un pour qui j’ai un très profond respect et qui s’occupe des questions de handicap à la mairie, à la suite de la projection, en présence de sa réalisatrice, d’un film de Sophie Robert - celui-là à propos de l’intégration scolaire des enfants, cette fausse réalisatrice est une surdouée du montage, il faut lui reconnaître cela, elle semble capable de faire plusieurs films avec les mêmes métrages issus du même tournage. Et là aussi je me dis que je dois avoir considérablement vieilli, décidément ce n’est pas beau de vieillir, parce que en dépit de ma disponibilité sur le créneau horaire en question, je me fais la promesse de ne surtout pas y aller.

    Je n’ai plus la force.

    Je n’ai plus la force de soutenir la réprobation totale de toute une salle de cinéma lors des débats qui lui font suite, je remarque que chaque fois, quel que soit le film, la salle est pour le film et que si vous faites la moindre remarque qui n’est pas strictement élogieuse du film, vous passerez pour peine à jouir ou que sais-je du même tonneau, à croire que ne sont dans la salle que les amis du réalisateur et potentiellement son service d’ordre.

    Je n’ai plus la force de tenter d’expliquer qu’il puisse y avoir des points de vue minoritaires qui ne manquent pas de valeur. Que ce n’est pas parce qu’un point de vue est majoritaire qu’il n’est pas indemne de reproches, au contraire. Ou que lorsqu’un point de vue ne cesse de crier qu’il est victime de censure ou de bâillonnement, on n’est pas contraint de prendre de telles déclarations au premier degré, exemple Michel Onfray dit s’imposer une cure médiatique au printemps 2016, les enregistrements de ses conférences à l’université populaire de Caen passeront, comme chaque été, jusqu’à trois fois par jour sur France Culture pendant tout l’été.

    Et je n’ai certainement plus la force de contredire des personnes, telle Sophie Robert, donc, quand bien même elles voudraient piétiner, dans leur croisade rétrograde, des domaines de connaissances et de richesses culturelles qui auront été des havres pour moi, ici la psychanalyse, une autre fois ce sera autre chose, l’histoire, l’histoire de l’art, la philosophie, la musique, la poésie que sais-je.

    Je n’en ai plus la force.

    Les psychologues pour chien ont gagné. La semaine prochaine l’Assemblé Nationale étudiera une proposition de loi écrite par Fasquelle du R.P.R., visant à interdire pénalement aux psychanalystes de prendre en charge des patients autistes. Mais après tout je devrais me satisfaire de mon petit Gergovie à moi - pour ce qui est de la guerre des Gaules, je suis assurément dans le camp des vaincus, mais à Gergovie, les Romains ont mordu la poussière -, mon Gergovie à moi c’est de me dire que je serai parvenu à soustraire Nathan, mon fils, aux fourches de ces chapelles de l’obscurantisme. Et il m’importe peu, finalement, de pouvoir dire ou penser, que c’est une discipline ou une autre, certainement pas la voie psychanalytique seule, qui a permis que Nathan soit ce jeune homme merveilleux d’intelligence - qui me rosse régulièrement avec les Blancs avec des ouvertures espagnoles particulièrement agressives, avec les Blancs je m’en sors mieux en lui imposant des transpositions du Gambit de la dame, plus tranquilles - et même de gentillesse, mais aussi de naïveté et de combattivité, parfois contre lui-même, non, ce sont des personnes, des professionnels, une certaine psychologue, une armée d’orthophonistes très compétentes, un psychomotricien et désormais un psychologue, des centaines et des centaines, vraiment des centaines, de rendez-vous chez ces personnes, qui auront eu le pouvoir modeste mais décisif de sortir Nathan d’une ornière profonde dans laquelle il était mystérieusement embourbé et je me fous vraiment pas mal du constat d’accident éventuel qui me dirait pourquoi son train a déraillé, ce qui compte à mes yeux, c’est que son train est à nouveau sur des rails, qu’il n’avance pas vite ou encore que la destination n’est pas encore connue, tout cela je m’en moque bien. Pensez.

    Et c’est sûrement très lâche de ma part, mais c’est en grande partie commandé par le manque de forces qu’il me reste sur le sujet, que j’ai décidé de ne plus livrer bataille, ou plus exactement de garder des forces pour celles qu’il faut encore gagner pour Nathan.
    J’ai un ami documentariste qui est sur le point d’achever un film documentaire à propos d’une prison ouverte et de ses prisonniers, récemment il me disait une manière de soulagement, il pouvait constater la sortie en librairie d’un livre à propos du milieu carcéral sans se sentir une obligation impérieuse et un devoir moral à lire ce nouveau livre sur le sujet, sa propre contribution sur le sujet ne tarderait plus à sortir, il lui était désormais possible de s’intéresser à d’autres sujets pas nécessairement moins politiques d’ailleurs sans se sentir coupable de pouvoir être pris en défaut de documentation.

    C’est un sentiment semblable qui est le mien aujourd’hui.
    Et je vais pouvoir me consacrer au caractère coutumier de mon samedi, séance de yoga avec mon amie Laurence le matin et travail dans le garage l’après-midi, notamment tenter de combler le retard dans Qui ça ? travailler à la page de ressources à propos d’Une fuite en Egypte , poser les bases pour ce film long métrage que je voudrais faire depuis quelques années à partir de photographies, mettre la dernière main à Arthrose , il serait temps, et, pourquoi pas, reprendre l’écriture de X et des Salauds . Autant d’entreprises qui devraient me procurer un bien supérieur et tant d’aigreur en moins. Et, d’une certaine manière, pour reprendre le titre du dernier livre de Georges Picard, Merci aux ambitieux de s’occuper du monde à ma place .

    D’autant que : Guy a réussi, il a, semble-t-il, remis la main sur toutes mes données dans immense_disque .

    #qui_ca


  • Oupsss ! #Étienne_Klein, professeur à la prestigieuse École centrale de Paris, vulgarisateur médiatisé, hyper-présent sur la très sérieuse #France_Culture, où il y est présenté comme « physicien » s’avérerait être un plagiaire et... pas un #physicien.

    Ses actions de plagiaire sont documenté par l’Express (doux-jésus il y reste encore des journalistes) :

    Plagiat : les copier-coller du physicien Étienne Klein
    http://www.lexpress.fr/culture/livre/plagiat-les-copier-coller-du-physicien-etienne-klein_1855198.html#V2VP56tat

    Prenons par exemple la dernière page du Pays qu’habitait Albert Einstein (Actes Sud), paru le mois dernier et qui figure dans le top 30 des ventes de L’Express. Voici ce qu’on y lit : « L’excitation médiatique, l’hédonisme institué en règle de vie, l’eschatologie consumériste de notre société ne conjuguent-ils pas leurs échappements délétères pour anesthésier notre sensation d’un ciel ? Où sont les hauteurs vers lesquelles lever les yeux ? »

    Du pur Etienne Klein, serait-on tenté de dire. Sauf que ce paragraphe a été recopié mot pour mot sur un texte de François Cassingena-Trévedy intitulé Effet de serre, paru en mars 2015 dans la très sérieuse revue des jésuites Etudes. Une revue qu’Etienne Klein connaît bien, puisqu’il y contribue régulièrement et qu’il en est le « conseiller ». En bon français, un tel emprunt ne s’appelle-t-il pas un plagiat ?

    [...]

    Parfois, la méthode est plus brutale : ce sont des paragraphes ou des pages entiers qui font l’objet de copier-coller. En 2015, le physicien participe ainsi au Dictionnaire de la pensée écologique, un ouvrage collectif de référence publié par les très sérieuses Presses universitaires de France (PUF). Il est chargé de l’entrée « Energie ». Des blocs entiers sont purement et simplement repris d’un article publié dix ans plus tôt par un autre chercheur, Roger Balian, dans L’Energie de demain. Une pratique d’autant plus risquée que, conformément à son habitude, Étienne Klein a recyclé ce même texte sous forme de chroniques (France Culture, La Croix) et de conférences.

    Sur le site de France Culture Étienne Klein est présenté ainsi :

    https://www.franceculture.fr/personne-etienne-klein.html

    physicien, et directeur du laboratoire de recherche sur les sciences de la matière au CEA (Commissariat d’Energie Atomique), docteur en philosophie des sciences, spécialiste du temps

    Alors qu’en fait ses cours à l’École centrale de Paris serait en « philosophie des Sciences », suite à une thèse en philosophie, et le diplôme le plus élevé en physique serait un DEA, lui donnant le grade d’ingénieur :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:%C3%89tienne_Klein#Physicien.3F_Vraiment.3F

    Étienne Klein a un diplôme d’ingénieur et un DEA (master 2) de physique théorique. L’année d’après, en 1983, il est recruté pour travailler sur l’élaboration du LHC pour le CERN. C’est relativement à cette période de sa vie qu’il se présente souvent comme ayant été physicien. Ce qui est absurde : Avoir un poste de chercheur est infiniment compliqué et Étienne Klein serait recruté comme chercheur immédiatement après avoir achevé son master (sans même avoir de doctorat) ? Ça n’a tout simplement aucun sens !

    [...]

    Je rajoute que j’ai épluché sa bibliographie sur le site Cairn.fr et il n’était question que d’essais sur la physique. Je suis tombé sur deux articles dont les noms indiquaient un possible travail de physicien (« les interactions en physique » et « la non-séparabilité quantique »), mais il s’agissait en fait, encore une fois, d’essais sur la physique


  • Je débarque sans doute mais je viens de trouver les archives de la revue "Quasimodo" et c’est passionant :
    http://www.revue-quasimodo.org/Index.htm


    La revue Quasimodo pluridisciplinaire, paraît en France depuis 1996 à raison d’un numéro par an, et publie des volumes thématiques autour de l’analyse socio-politique du corps.
    Description
    La revue propose une analyse des politiques du corps à travers des contributions de chercheurs de différentes disciplines (philosophes, historiens, journalistes, psychologues ou sociologues). Il s’agit d’étudier comment s’effectue l’incorporation des normes, valeurs et idéologies dominantes ; les inégalités corporelles (face à la santé, à la mort, au sexe, etc.) ; l’étude des institutions et des rites de modelage du corps.

    "A propos de Quasimodo

    Sylvain marcelli, L’interdit

    Comment percevons-nous notre propre corps ? Le corps de l’autre est-il fondamentalement différent ? Ces questions, d’ordre esthétique, ont une dimension excessivement politique : le corps de l’autre renvoyé à une étrangeté fondamentale est souvent prétexte à la discrimination et au rejet. Or, la perception de cette différence n’est pas un phénomène aussi naturel qu’on voudrait le penser. Le bizarre, c’est toujours l’autre, le normal c’est toujours soi. Et pourtant nous sommes aussi différents de lui que lui de nous… Donc bizarre nous le sommes aussi pour l’autre.

    La bien nommée revue Quasimodo s’intéresse depuis octobre 1996 à ces questions. « L’Autre corporellement différent, écrivent ses promoteurs, porteur d’une différence anatomique réelle ou imaginaire, est un Quasimodo potentiel. Il fait affront au corps légitime et engendre des entreprises visant à le remettre d’aplomb, à le rendre conforme, ou encore à le contenir, l’écarter ou l’éradiquer. Et c’est ainsi que s’exerce sur les corps un pouvoir invisible ou, pour le dire autrement, que fonctionne le désir de conformité. » Dans ses premières livraisons (toujours denses et passionnantes, à raison d’un numéro par an), Quasimodo s’est plus particulièrement intéressé aux représentations et aux pratiques des corps dans le milieu sportif (distingué pour son « virilisme »), dans la prison (« corps incarcérés »), dans un art subversif (« art à contre corps »). Le dernier numéro, particulièrement consistant (près de 250 pages), est consacré aux « fictions de l’étranger ». Il s’ouvre sur une histoire de la représentation des corps hutus et tutsis au Rwanda, avant et pendant le génocide. Il se referme tout aussi judicieusement sur « quelques remarques à propos de la représentation du corps chez les personnes atteintes du VIH »."

    Textes à télécharger
    http://www.revue-quasimodo.org/Quasimodo%20-%20Textes-PDF.htm
    Textes sur le corps :

    Frédéric Baillette, « Figures de l’âme et anatomie politique du corps » (1,3Mo)
    « La reconnaissance de l’intimité de l’homme, des profondeurs de sa personnalité, de son épaisseur, de ses élucubrations internes, s’est très longtemps appuyée, et s’appuie encore, sur le décryptage de son apparence physique. Empiriquement, puis "scientifiquement", s’est ainsi constituée une grille de lecture des reliefs du corps, de ses équilibres, de ses dysharmonies, des défectuosités physiques, des marques et des traces (tatouages, blessures, couleurs de peau, etc.) capable de repérer, en surface, les signes de la normalité (conformité) de l’âme ou de sa monstruosité (déviance). […] »
    Ce texte a été publié dans la revue Galaxie Anthropologique, n° 1 (« Transversalités »), avril 1992, p. 48-56.

    Frédéric Baillette, « Chronique des années glabres » (1,2Mo)
    « Un mouvement de fond bannit les poils de la sphère sportive. La plupart des champions optent désormais pour la coupe militaire. Aujourd’hui, le corps du sportif se veut arme de guerre. Le montage musculaire doit être impeccablement aiguisé, profilé, affûté pour "la gagne". Lorsque les victoires se jouent au cheveu près, le poil n’est plus compétitif. […] »
    Publié dans la revue Sport et Vie (n° 87, novembre-décembre 2004, Bruxelles, p. 46-53), ce texte s’intéresse aux rapports qu’entretiennent les sportifs avec leurs pilosités.

    Textes sur le sport :

    Frédéric Baillette, « Malleus athleticorum. Transes, extases et possessions sportives » (800Ko)
    « "D’ailleurs un stade, c’est une église. Il y a des correspondances, des rites semblables", constate Monseigneur Gaillot, expert en liturgies ecclésiastiques, […] ; une église, avec ses milliards de fidèles, son catéchisme, ses lieux de prières, ses temples, ses chemins de croix, ses calvaires ; une religion avec ses miracles, ses superstitions et sa pensée magique, ses hérétiques (les anti-sportifs), avec ses Dieux, ou ses demi-dieux, ses mystiques, ses croisés (les "Athlètes du Christ"), ses pénitents (les "durs au mal" !), et aussi, semble-t-il, ses possédés. […] »
    Ce texte a été initialement publié dans la revue Galaxie Anthropologique, n° 4-5 (« Possessions. Fantasmes, mythes et ravissements »), août 1993, p. 98-105. Puis réédité dans Quel Corps ?, Critique de la modernité sportive, Montreuil, Les Éditions de la Passion, 1995, p. 205-219.

    Frédéric Baillette, « L’entraînement sportif et ses efficacités meurtrières » (260Ko)
    « Selon une étude réalisée en 1985-1986 et portant sur 1043 sportifs victimes d’un accident, traumatismes francs ou microtraumatismes, lors de leur pratique sportive (football, rugby, tennis, athlétisme, cyclisme), 51% des lésions se produisent à l’entraînement. Un pourcentage qui atteint 74% chez les sportifs de haut niveau. Ainsi, chez cette population à risques, « 2 fois sur 3 l’accident survient à l’entraînement » ! Ces blessures, hors des compétitions proprement dites, vont de la « banale » tendinite jusqu’à l’accident meurtrier. […] »
    Ce texte a été publié sous le titre « À la vie, à la mort », dans la revue Autrement, Série « Sciences en société », n° 4 ( Le corps surnaturé. Les sports entre science et conscience »), avril 1992, p. 123-135.

    Frédéric Baillette, « Mourir in extremis » (490Ko)
    « Qu’elle survienne au coeur ou en marge de l’exploit, la mort de "l’explorateur de l’extrême", du "sportif de l’impensable", ce "nouvel aventurier", défricheur de l’impossible, est toujours prématurée, injuste, choquante, voire hérétique. Elle jette un froid dans le feu de l’action, elle gâche le spectacle, dérange en rompant brutalement une trajectoire de vie pleine, intense, en brisant une asymptote de jeunesse. […] La course à l’extrême, au dépassement de la limite de la limite, est une injonction à la vie, une vie rapide, exubérante, exemplaire, écumante de santé. La mort sportive est donc toujours incongrue, paradoxale. […] »
    Ce texte a été initialement publié dans la revue Quel Corps ?, n° 38-39 (« Une Galaxie Anthropologique »), octobre 1989, p. 288-295. Puis réédité dans Quel Corps ?, Critique de la modernité sportive, Montreuil, Les Éditions de la Passion, 1995, p. 321-331.

    Frédéric Baillette, « Le sport de compétition devrait être banni des pays civilisés » (2,1Mo)
    « En 1983, The Journal of American Medical Association publiait plusieurs articles et études sur les violences et les traumatismes liés à la pratique de la boxe. L’un des auteurs, G.D. Lundberg intitulait sa contribution : "Boxing should be banned in civilized countries". Il estimait que la boxe devait être interdite dans les pays civilisés pour des raisons morales, éthiques et médicales. Si j’ai paraphrasé ce titre, provocateur mais juste, c’est que pour ces mêmes raisons - auxquelles s’ajoutent des motifs économiques et politiques - je dénonce le sport de compétition, ses méfaits et ses tares congénitales. […] »
    Ce texte a été publié dans Jean-Pierre De Modenard, Drogues et dopages, Paris, Éditions Chiron, 1987, p. 277-312.

    Frédéric Baillette, « Larmes de crocodile et épanchements d’hémoglobine » (1,4Mo)
    « Dimanche 9 mars 1986, la télévision s’est (une fois de plus) repue des spectaculaires "gamelles" de deux sauteurs à ski à Bad Mitterndorf (Autriche) : pantins désarticulés se fracassant au sol, corps disloqués, glissant évanouis, gisant inertes en bout de piste, puis évacués sans ménagement, à la manière des taureaux mortellement touchés. Catapultés à près de 110 km/h, avec pour aire de réception un sol glacé, le grand saut ne pardonne pas la "faute technique". Peu de journaux se sont fait l’écho de ces sportifs abattus en plein vol pour le seul plaisir de battre un record et de dépasser les limites humaines. […] »
    Ce texte a été publié dans la revue Quel Corps ?, n° 30-31 (« Sociologies du sport »), juin 1986, p. 84-105.

    Frédéric Baillette, « Révoltes sociales et orthopédie sportive (sport et normalisation de la déviance) » (800Ko)
    « Dans ses premières réglementations, l’exercice physique a été envisagé comme moyen d’enrayer, puis de contrôler, les débordements d’hostilité au pouvoir. […] La première tâche de l’institution sportive est d’assurer la protection de la jeunesse, tout en organisant son "épanouissement". Le sport doit répondre au besoin de liberté, de récréation, de mouvement et d’émancipation de l’adolescent au sein de structures contrôlées, policées : les clubs sportifs, permettant ainsi d’échapper aux "nocivités" de la rue. […] »
    Ce texte a été publié dans Quel Corps ?, n° 28-29 ("Sport et modernité"), décembre 1985, p. 83-95.

    Textes critiques sur l’Éducation Physique et Sportive :

    Frédéric Baillette, « Les dix commandements de la critique radicale ! » (820Ko)
    « La critique radicale est le fer de lance de la pensée subversive, elle est l’aiguillon qui ranime les intelligences anesthésiées, les esprits moribonds. Elle est le cocktail Molotov des empêcheurs de penser en rond, le "missile théorique" (Marx) de ceux qui s’attaquent à la pensée en circuit fermé, cette pensée qui se décompose dans la tiédeur des laboratoires "labellisés", estampillés "habilités" et des colloques pasteurisés. La critique radicale combat les hygiénistes de la pensée, tous les eugénistes de la bonne parole et autres "orthoépistes" de la pensée calibrée. […] »
    Ce texte a été publié dans Frédéric Baillette et Jean-Marie Brohm (sous la direction de), Traité critique d’Éducation Physique et Sportive, Montpellier, Éditions Quel Corps ?, 1994, p. 10-18.

    Frédéric Baillette, « Les agrégés au pays des merveilles. Imaginaires et croyances en Magic Didactic » (740Ko)
    « Il était une fois un pays fantastique, composé de territoires bien réels, de provinces imaginaires et d’étendues fantasmatiques. Ce pays constituait une bien étrange mosaïque avec des contrées grouillantes de zombies, des oasis enchanteresses, des parcs d’attractions et bon nombre de zones cauchemardesques. On y devinait des domaines totalement inexplorés, des dimensions négligées, des expériences complètement passées sous silence. Dans ce pays, il y avait des bâtisses délabrées et lugubres, et quelques opulentes cavernes. Il y avait aussi beaucoup de mirages, d’illusions et d’épouvante […] »
    Ce texte a été publié dans Frédéric Baillette et Jean-Marie Brohm (sous la direction de), Traité critique d’Éducation Physique et Sportive, Montpellier, Éditions Quel Corps ?, 1994, p. 129-137.

    Frédéric Baillette, « La vampirisation sportive de l’EPS : morsures pestilentielles et flétrissures indélébiles » (1,5Mo)
    « L’Éducation Physique et Sportive est aujourd’hui entrée dans une phase intensive de culturisme didactique. Le "traitement didactique" est devenu le doping, le stimulant de choix d’une profession qui cherche à se renforcer et à se cuirasser […] pour mieux imposer et défendre sa présence dans l’institution scolaire. […] »
    Ce texte a été publié dans Frédéric Baillette et Jean-Marie Brohm (sous la direction de), Traité critique d’Éducation Physique et Sportive, Montpellier, Éditions Quel Corps ?, 1994, p. 155-171.

    Philippe Liotard, « Comment on écrit l’histoire de l’EPS... Ou comment on la raconte aux profs de gym ! » 840Ko)
    « Lors d’un récent stage de préparation aux épreuves écrites de l’agrégation interne d’Éducation Physique et Sportive (EPS), nous avons été confronté à une curieuse uniformisation des références et des discours par les candidats dans leur devoir. Ce constat pourrait ne pas présenter de réelle surprise, compte tenu de la régularité avec laquelle nous avons déjà enregistré ce phénomène. Pourtant, pour la première fois, l’uniformisation provenait d’une référence quasi exclusive aux écrits de Claude Pineau, Inspecteur Général de l’Éducation Nationale, Doyen du groupe EPS . […] »
    Ce texte a été publié dans Frédéric Baillette et Jean-Marie Brohm (sous la direction de), Traité critique d’Éducation Physique et Sportive, Montpellier, Éditions Quel Corps ?, 1994, p. 93-101.

    Frédéric Baillette, « On ne civilisera jamais les yétis » (350Ko)
    Texte publié dans Dossiers EPS, n° 15 (« L’éducation physique au XXème siècle en France », sous la direction de Bernard Xavier René), Paris, Éditions revue EPS, 1992, p. 200-212.
    « Les commanditaires de cet ouvrage attendaient de nous une sorte de généalogie de la critique du sport, ils demandaient d’en repérer les prémisses, d’en identifier les ancêtres les précurseurs) et d’en saisir les filiations. Comme si ceux qui aujourd’hui dénoncent les méfaits et exactions de l’institution sportive étaient les mieux placés pour faire l’archéologie des différentes "critiques" qui ont jalonné l’histoire du sport. On ne pouvait interpréter cette demande d’exhumation de cadavres autrement que comme une manière déguisée de dire (ou pire de faire dire) que depuis fort longtemps (bien avant la théorie marxiste critique du sport), les méfaits impérialistes du sport avaient déclenché de très vives réactions et suscité de violentes dénonciations. Finalement "les Brohm" n’auraient rien inventé, ils ne serviraient que du réchauffé. […] »

    Textes publiés dans et par la revue Quasimodo :

    Quasimodo n° 1 – « Sport et nationalisme » - (épuisé)

    Esméralda « Quasimodo, mon amour... » (120Ko)
    Philippe Liotard « Questions pour des champions. Projet d’étude des symboliques sportives » (80Ko)
    Gunter Gebauer « Le nouveau nationalisme sportif » (110Ko)
    Frédéric Baillette « Les arrières-pensées réactionnaires du sport » (130Ko)
    Slavko Mihaljcek « Le football comme vecteur de violence, comme support de symbolique xénophobe » (20Ko)
    Ignacio Ramonet « Passions nationales » (80Ko)

    Quasimodo n° 2 – « Corps incarcérés » - Acheter ce numéro

    Philippe Liotard « L’envol du Hibou » (60Ko)
    Esméralda « Libérez Quasimodo ! » (250Ko)
    Daniel Welzer-Lang « Penser les sexualités en Prison » (80Ko)
    Daniel Welzer-Lang, Lilian Mathieu, Michaël Faure « Effets de l’incarcération sur le corps et l’estime de soi » (80Ko)
    Catherine Erhel « Alerte au suicide dans les prisons » (50Ko)
    Charles Benqué « La prison, la fiole » (30Ko)
    Raphaël de Gubernatis « La Danse s’ouvre aux prisons » (70Ko)
    Frédéric Baillette « Corps reclus, corps torturés » (260Ko)
    Serge Hefez « La lutte contre le SIDA n’entre pas en prison » (60Ko)
    Michel Foucault « Vous êtes dangereux » (60Ko)

    Quasimodo n° 3-4 – « Nationalismes sportifs » - Acheter ce numéro (15 €)

    Quasimodo « Cocoricoteries » (introduction au numéro) (180Ko)
    Philippe Liotard « Le sport aux secours des imaginaires nationaux » (290Ko)
    Yves Le Pogam « Passions sportives, identité et modernité » (280Ko)
    Daniel Denis « La revanche des dominés. Le sport allégorie des nations en mouvement » (350Ko)
    Marc Perelman « La fureur du spectacle sportif » (340Ko)
    Lionel et Pierre Arnaud « Les premiers boycottages de l’histoire du sport » (350Ko)
    Sorin Antohi « De l’État-nation à l’État-parti roumain. Le sport instrument de conscience nationale » (240Ko)
    Bernadette Deville-Danthu « Le sport support de l’idée de nation » (140Ko)
    Serge Govaert « L’hymne national belge fait-il encore frissonner ? » (140Ko)
    Youssef Fatès « Les marqueurs du nationalisme des clubs sportifs musulmans dans l’Algérie coloniale » (180Ko)
    Frédéric Baillette « Racisme et nationalismes sportifs. Le Front National et le sport » (200Ko)
    Patrick Tort « Une argumentation efficace contre le racisme » (90Ko)
    Philippe Liotard « Éducation physique et imaginaire de décadence » (80Ko)
    Fabrice Auger « Sport, culture physique et fascisme » (160Ko)
    Jean-Michel Barreau « Les "nationaux" et l’école dans l’entre-deux guerres. Le "Vichy d’avant Vichy" » (150Ko)

    Quasimodo n° 5 – « Art à contre-corps » - (épuisé)

    Frédéric Baillette « À contre-corps » (300Ko)
    Vincent Breye « Corps mutilés, société dévastée. Témoignages picturaux » (460Ko)
    Didier Herlem « Polarité des sexes, racialité des corps » (260Ko)
    Frédéric Baillette et Philippe Liotard « Résistances artistiques » (770Ko)
    Ian Geay « Montrez ce corps que je ne saurais voir » (280Ko)
    Otto Mühl (entretien de Daniele Roussel) « L’objet de l’action » (520Ko)
    Michel Onfray (entretien de Daniele Roussel) « La Révolution viennoise. L’actionnisme radical » (870Ko)
    François Py « Les pièges du corps » (380Ko)
    Quasimodo « Dénicher l’imposture » (740Ko)
    Emmanuel Grez « Mon oeil. regard masculin sur quelques liens entre art et féminisme » (780Ko)
    Sylvie Léonard « Le corps du délit » (250Ko)
    Esméralda « Orlan et l’élucidation de la chair » (800Ko)
    Orlan « Surtout pas sage comme une image... » (640Ko)
    Jérôme Maigret et Cécile Perchet « Oh Chris, my hero !... L’expérimentation du corps par Chris Burden » (520Ko)
    Made in Éric (entretien de Laurent Goumarre) « Le corps-objet, ou la victoire de la pensée » (30Ko)
    Stelarc (entretien de Jacques Donguy) « Le corps obsolète » (180Ko)
    Teresa Macri « Les rictus de l’homme-machine. Marcel.li Antùnez Roca » (200Ko)
    Philippe Liotard « Bob Flanagan : ça fait du bien où ça fait mal » (890Ko)
    Bob Flanagan « Why » (80Ko)
    Esméralda et Quasimodo « Croquer la mort, saisir le vif » (1,1Mo)
    Stéphane Napoli « Pouvoirs de La Morgue » (160Ko)
    Pierre Gringoire « Culture-fiction » (520Ko)

    Quasimodo n° 6 – « Fictions de l’étranger » - Acheter ce numéro (15 €)

    Frédéric Baillette « Figures du corps, ethnicité et génocide au Rwanda » (770Ko)
    Jean-Paul Gouteux « Les soutiens européens à l’ethnisme » (430Ko)
    David Le Breton « Notes sur les imaginaires racistes du corps » (390Ko)
    Philippe Liotard « Fictions de l’étranger : le corps soupçonné » (860Ko)
    Sander L. Gilman « Les Juifs sont-ils des Blancs ? De la chirurgie nasale » (670Ko)
    Fethi Benslama « Le naturel et l’étranger » (370Ko)
    Emmanuel Grez « L’intolérable alibi culturel. L’excision et ses bonnes excuses » (420Ko)
    Sarah D’Haeyer « États d’âme d’une blanche au Mexique » (350Ko)
    Esmeralda « United colors of "France qui gagne" » (980Ko)
    Guy Hocquenghem « Passion de l’étranger » (80Ko)
    Gilles Boëtsch « Le morphotype de l’altérité. La construction du corps de l’indigène dans l’illustration populaire » (650Ko)
    Pascal Blanchard et Éric Deroo « Du Sauvage au Bon Noir » (360Ko)
    Sylvie Léonard « Le désir cannibale » (390Ko)
    Lydie Pearl « Économie sans frontière et monnaie de sang » (Michel Journiac) (660Ko)
    Ian Geay « Dracula, l’exclusion sanglante » (490Ko)
    Didier Herlem « Homme et femme, étrangers l’un à l’autre ? » (530Ko)
    Christelle Taraud « La prostituée indigène à l’époque coloniale » (460Ko)
    Manuela Vicente « Du rejet à la fascination. Variation contemporaine sur le thème de l’ "étranger" gitan » (520Mo)
    Séverine Mathieu « Ce corps étranger. Représentation du corps chez les personnes atteintes du VIH » (300Ko)

    Quasimodo n° 7 – « Modifications corporelles » - (épuisé)

    Philippe Liotard « Corps en kit » (590Ko)
    Philippe Liotard « Le poinçon, la lame et le feu : la chair ciselée » (620Ko)
    Rachel Reckinger « Automutilation révoltée ou expression culturelle ? Le cas du body piercing à Rome » (950Ko)
    Frédéric Baillette « Inscriptions tégumentaires de la loi » (800Ko)
    David Le Breton « L’incision dans la chair : marques et douleurs pour exister » (970Ko)
    Prune Chanay « Becker le marqué » (450Ko)
    Ron Athey (entretien avec Philippe Liotard) « L’encre et le métal » (440Ko)
    Frédéric Baillette « Organisations pileuses et positions politiques » (750Ko)
    Ian Geay « Voyous de velours. Dégaine et masculinité chez les skinheads à la fin des années soixante » (240Ko)
    Loïc Wacquant « Chicago fade. Le corps du sociologue en scène » (320Ko)
    Loïc Wacquant « La fabrique de la cogne. Capital corporel et travail corporel chez les boxeurs professionnels » (930Ko)
    Stéphane Proïa « Destin du corps dans la cité : Narcisse aux deux visages » (540Ko)
    Maxence Grugier « L’utopie cyborg. Réinvention de l’humain dans un futur sur-technologique » (750Ko)
    Esméralda et Maxence Grugier « Modifications corporelles technologiques. Petit panorama de la recherche contemporaine » (600Ko)
    Stelarc « La troisième oreille » (150Ko)
    Bruno Rouers « Une vision chimérique du corps : la xénogreffe » (700Ko)
    Anne Marcellini « Réparation des corps "anormaux" et des handicaps. Nouvelles biotechnologies et vieux débats ? » (720Ko)
    Txiki « Size acceptance. Pour l’acceptation des "gros" » (300Mo)
    Marie Jean-Bernard Moles « La fluctuation des genres plutôt que la bifurcation des sexes » (770Ko)
    Philippe Liotard « Sexe à la carte. De l’embellissement à l’effacement » (800Ko)
    Roland Villeneuve « Autour du corps asservi » (490Ko)
    Véronique Poutrain « Modifications corporelles et sadomasochisme » (450Ko)
    La Esméralda « Emplette bibliographiques » (320Ko)

    Quasimodo n°8– « Corps en guerre. tome 1 » - Acheter ce numéro (15 €)

    Frédéric Baillette « Du traitement des objectifs mous dans l’art de la guerre » (1,2Mo)
    Philippe Mesnard « Les victimes en partage. Approche du sens de la violence contemporaine à partir de la représentation des victimes » (960Ko)
    Laurent Gervereau « La guerre n’est pas faite pour les images » (730Ko)
    Frédéric Baillette « Incursions chez les petits tueurs infatigables » (1,3Mo)
    Olivier Grojean « Les formes ultimes d’engagement du corps » (530Ko)
    Renan Larue « Guerrier traqué, guerrier sacrifié. Aperçu sur les représentations de la mise à mort des bêtes dans l’imaginaire guerrier des Anciens » (420Ko)
    Catherine Coquio « Violence sacrificielle et violence génocidaire » (930Ko)
    La Esméralda « Bestialisation et déshumanisation des ennemis » (600Ko)
    Jean-yves Le Naour « La "Honte noire". La haine raciale des Allemands à l’encontre des troupes coloniales de l’armée française (1914-1940) » (450Ko)
    Jean-Yves Le Naour « "Bouffer du Boche". Animalisation, scatologie et cannibalisme dans la carricature française de la Grande Guerre » (500Ko)

    Quasimodo n°9– « Corps en guerre. tome 2 » - Acheter ce numéro (15 €)

    Frédéric Baillette « Stratégies de la cruauté. Figures de la mort qui rôde » (1,5Mo)
    Luc Capdevillla et Danièle Voldman « Les dépouilles de l’ennemi entre hommage et outrage » (730Ko)
    Thierry Hardier et Jean-François Jagielski « Le corps des disparus durant la Grande Guerre : l’impossible deuil » (1Mo)
    Martine Lefeuvre-Déotte « La mort dissoute. Un cas : l’Argentine » (550Ko)
    Georges Yoram Federmann « L’horreur de la médecine nazie. Struthof, 1943 : qui se souviendra de Menachem Taffel ? » (500Ko)
    Didier Herlem « Ein gesunder Volkskörper. L’obsession d’un "corps social sain" comme condition préalable et permanente de la guerre totale sous le IIIème Reich (1933-1945) » (1,1Mo)
    Sidi Mohammed Barkat « Corps et État. Nouvelles notes sur le 17 octobre 1961 » (330Ko)
    Pierre Tévanian « Le "corps d’exception" et ses métamorphoses. Réflexions sur le construction et la destruction de "l’immigré" et du "jeune" issu de l’immigration coloniale et post-coloniale » (550Ko)
    Stéphanie Latte Abdallah « Notes sur quelques figures récurrentes du corps et du genre dans les guerres de Palestine (460Ko)
    Karima Guenivet « Femmes, les nouveaux champs de bataille » (590Ko)
    La Esméralda « Emplettes bibliographiques » (300Ko)

    Quasimodo hors-série - Sport et virilisme - Acheter cet ouvrage (10 €)

    Sommaire
    « Sport et virilisme » (introduction) (90Ko)
    1ère Partie : Le corps sportif ou le devenir mâle
    Frédéric Bailllette « Les femmes au service du sport » (200Ko)
    Frédéric Baillette « Éloge de la masculinité » (240Ko)
    Frédéric Baillette « La mâle donne » (190Ko)
    2ème Partie : Violences sexuelles et emprise sportive
    Philippe Liotard « Un procès fondateur » (120Ko)
    Philippe Liotard « Des violences sexuelles dans le sport » (250Ko)
    Richard Montaignac « Les vaches qui rient » (140Ko)
    Marie-Victoire Louis « Violences sexuelles et sexistes : tout reste à faire » (240Ko)
    Clémence « Un entraîneur très attentionné » (130Ko)
    Philippe Liotard « L’entraîneur, l’emprise » (200Ko)
    Julia Voznescenskaya « Le Décameron des femmes » (140Ko)
    Catherine Moyon de Baecque « Témoignage » (100Ko)
    Frédéric Baillette & Philippe Liotard « Construction sportive de la domination » (130Ko)



  • Un “printemps français” antiSystème
    http://www.dedefensa.org/article/un-printemps-francais-antisysteme

    Un “printemps français” antiSystème

    Le printemps-2016 n’a donc rien à voir avec Mai-68, ni avec 1995 comme le soulignent en général les commentateurs de bon aloi. (On va le voir avec Jacques Sapir. Voir aussi Michel Onfray, pour son retour dans le champ médiatique après quelques mois d’absence, et qui choisit RT [Russia Today, le 2 juin] pour le faire, – ce qui sera interprété dans le sens qu’on devine, comme l’a été son interview dans Éléments n°157 de octobre-décembre 2015.) On parle ici de la France, celle de François Hollande ; précisions à ce propos, certes symboliques mais le symbole a sa place dans la réflexion politique : mai-68 et 1995, cela se passait sous des gouvernements dits “de droite ; printemps-2016, c’est à l’ombre d’un gouvernement dit “de gauche”. On comprend que ces classifications (“de (...)


    • Eh Rézo, Il faut plutôt aller chercher tes informations sur la RTBF, le blog gobin n’est pas trés crédible.
      Les requins (mulliez) se bouffent entre eux.
      RTBF : http://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_nechin-le-domicile-du-pdg-patrick-mulliez-aurait-ete-perquisitionne?id=9

      Groupe Mulliez : outre Néchin, perquisitions aussi en France et au Luxembourg

      Des perquisitions ont eu lieu mardi dans différentes propriétés du groupe de distribution Mulliez (Auchan) en France, en Belgique et au Luxembourg dans le cadre d’une enquête pour soupçons de fraude fiscale, selon une source judiciaire. Cette enquête est  « ouverte depuis 8 mois » à la suite d’une "plainte d’un membre de la famille Mulliez" , a indiqué cette source, ajoutant : "Cela ressemble à un règlement de compte".


      La famille Mulliez, connue pour sa grande discrétion, contrôle un empire, présent pour l’essentiel dans le domaine de la distribution. Ses principales enseignes sont Auchan, Décathlon, Leroy-Merlin ou encore Kiabi ou Norauto.
      Selon le magazine français Challenge, Gérard Mulliez, fondateur d’Auchan, et sa famille étaient à la tête de la quatrième fortune de France en 2015, avec 23 milliards d’euros.
      Selon cette source judiciaire,  « énormément de documentation » a été saisie mardi, ce qui "va nécessiter plusieurs semaines de travail".
      Le procureur du roi de Mons-Tournai, Christian Henry, a confirmé qu’une perquisition avait été menée mardi matin au domicile de Patrick Mulliez, à Néchin (Estaimpuis) "dans le cadre d’une commission rogatoire internationale demandée par les autorités françaises. Lors de cette descente, la police judiciaire fédérale a saisi différents objets.
      D’autres perquisitions ont eu lieu à Roubaix, dans le nord de la France, où se trouve le siège social du groupe Mulliez, et au Luxembourg.
      Contacté par l’AFP, le service de communication du groupe Auchan, principal actif du groupe Mulliez, n’était pas en mesure de répondre mardi soir.

      blog gobin
      Article 163 - Gobin le délateur est-il aussi un agent de la famille Mulliez ?
      http://richessem.eklablog.com/article-163-gobin-le-delateur-est-il-aussi-un-agent-de-la-famill
      Par benoitb dans Accueil le 20 Février 2015 à 15:57

      Bonjour
      Après avoir lu "La face cachée de l’empire Mulliez", je me permets de renvoyer tous les lecteurs de mon blog aux articles 4, 5, 52c, 52d, 88 et 90 b qui vont de novembre 2009 à avril 2012.
      L’article 5 - et de nombreux autres articles de mon blog - sont prémonitoires par rapport à la nature du livre que Gobin vient de publier. Nous allons revenir dans les prochains jours en détail sur les âneries, faux scoops, inexactitudes ... que ce livre contient.
      Les articles 4, 52c, 52d, 88 et 90b - preuves en justice à l’appui, indiquent un autre point fondamental : la nature de Gobin. Vous savez, celui qui a dénoncé l’attribution de la légion d’honneur à Edouard Leclerc, en publiant - au moment où sa maison d’édition sortait un ouvrage sur le "Leclerc, enquête sur un système" - des "révélations" sur Edouard Leclerc et son passé au moment de l’occupation. Attaqué par la famille Leclerc, Gobin a fait intervenir un comité de soutien (avec notamment Stéphane Hessel, Pierre Péan, Michel Onfray ...) - qui défendait bien évidemment la liberté de la presse ; ce qui se comprend. Sauf que ce comité a totalement été abusé par Gobin, qui effectivement en connaît un bout sur la délation. Ce même Gobin qui n’a pas hésité (voir les articles cités et leurs preuves en justice) à proposer à la famille Mulliez de révéler mon identité. Heureusement que nous n’étions plus sous l’occupation, car alors je ne donnais pas cher de ma peau !!!
      Ce même Gobin, qui - pour échapper aux poursuites que j’avais introduites - n’hésitait pas à invoquer des problèmes de santé. Comme la famille Leclerc dans le cas d’Edouard Leclerc. Il n’y a pas de doute. Gobin connaît bien toutes les ficelles. Il devait être à l’article de la mort. Il suffit de parcourir son nouvel opus, où il relate ses voyages un peu partout dans le monde, en Russie et ailleurs. Bref ... un grabataire qui ne pouvait pas comparaître devant la justice, mais qui promenait son flair d’enquêteur de haut vol sur tous les continents.
      Beaucoup plus grave. A l’avant dernière page de l’ouvrage (page 260), il n’hésite pas un seul instant à reprendre des arguments qui m’avaient valu les foudres de Gérard Mulliez, ce dernier m’ayant attaqué en justice pour éviter la sortie de mon livre sur "La richesse des Mulliez". Gérard Mulliez avait perdu devant le TGI, et avait été condamné.
      Ce qui m’amène à penser que le sieur Gobin est probablement un agent à la solde de la famille Mulliez.
      Gobin qui s’est toujours présenté comme une victime, non seulement dans l’affaire Leclerc, alors qu’il a des comportements avérés de délateur ; mais aussi au moment de la publication du premier ouvrage sur le "Secret des Mulliez", et actuellement dans les articles qui présentent son autre ouvrage. Il se sent en effet menacé par le groupe Mulliez, par Gérard Mulliez .... Mais que je sache, aucun membre de la famille Mulliez ne l’a attaqué en justice, ce sieur Gobin. Etrange. Faut dire qu’il ne dérange pas trop, vu le contenu "trivial" de ses livres.
      Gobin qui dispose d’informations de la famille (voir les encadrés du nouveau livre). Alors qu’il dit par ailleurs qu’il est pratiquement "tricard" dans la famille Mulliez. Or, et vous pouvez vérifier (pages 77 à 82 ; pages 144-145 ...) qu’en fait de critiques, Gobin ne fait que reprendre des points valorisés par la famille Mulliez. Avec de temps en temps, un encart de mauvais goût (sur Christophe Dubrulle), ou un autre invérifiable ... Histoire d’équilibrer des propos trop favorables à la famille.
      Gobin sait parfaitement à qui il s’adresse : des gens incapables de vérifier ses dires. Mais dès qu’il a devant lui une personne qui connaît l’histoire, c’est une autre paire de manches. Ainsi de cette fameuse page 260. Que dit-elle, au sujet de l’assignation afin de reconnaître un comité de groupe Mulliez ? "Si les juges lillois viennent à opter pour une analyse similaire (à celle de l’autorité de la concurrence), la reconnaissance d’un groupe Mulliez pourrait avoir comme conséquence subsidiaire la création de l’un des plus importants comités centraux d’entreprise de France. Une aubaine pour le cabinet Syndex, l’un des leaders hexagonaux de la prestation conseil et audit auprès des CE, qui est sur le coup depuis plusieurs années et dont les experts ont fourni des éléments à l’appui de la procédure d’assignation. Les Mulliez ont eu la possibilité de suivre de près le montage du dossier. Un de leurs gendres s’est discrètement fait embaucher chez Syndex. Etonnante coïncidence : entré en janvier 2009, le jeune homme a quitté l’entreprise en 2012, peu après le lancement de la procédure d’assignation ...".
      Gobin, excellent journaliste selon ses laudateurs anonymes qui ont page ouverte dans son blog, a tout faux :
      – rien de secret dans tout cela : voir les articles 88 et 90b du présent blog ;
      – Syndex n’a rien à voir dans l’affaire : c’est l’ouvrage que j’ai rédigé sur le "Groupe Mulliez, pour en finir avec le conte familial", qui a servi à Stéphane Ducrocq pour asseoir en partie son argumentation ... et c’était dans la presse depuis avril 2012, avec nos deux photos en prime. Le "Sherlock Holmes" de l’investigation a du plomb dans l’aile ...
      – c’est tellement cet ouvrage sur le groupe Mulliez qui a été utilisé qu’un avocat adverse (de la famille Mulliez) l’a attaqué en qualifiant mon ouvrage de "nul" ; bien mal lui en a pris. Ce qualificatif m’a permis de requérir auprès du Président du Tribunal de Commerce de Lille Métropole afin que la famille Mulliez soit obligée de publier les comptes des SCA ; ce qui a été acquis en partie (l’affaire est pendante sur la question de comptes qui n’ont pas été publiés) grâce à mon action ...
      – et si jamais il y a eu un "espion" de la famille Mulliez à Syndex, il faut croire qu’il a fait "chou blanc" ; puisqu’il n’y avait rien à voir. Gobin reproduit dans cette page 260 les divagations qu’il a colportées depuis le premier livre sur la Richesse des Mulliez à mon encontre ; ce qui m’a valu l’arrivée d’un huissier à ma porte un vendredi soir avec l’assignation de Gérard Mulliez, dont on sait ensuite qu’il a été débouté de toutes ses prétentions sur mes prétendues utilisations d’expertises de Syndex.
      Gobin le délateur travaille là encore pour le groupe Mulliez ; en ressortant la question de la reconnaissance du groupe Mulliez non pas sur des faits (il n’a d’ailleurs aucune connaissance du dossier - lui le champion du journalisme d’investigation), mais sur des ragots, il reprend les arguments de la famille Mulliez. Comme dans de nombreuses pages de son dernier ouvrage.
      Il est donc permis de se demander s’il n’est pas également un agent de la famille Mulliez, sous couvert d’un journalisme "d’investigation" autoproclamé "indépendant" qui ne révèle rien d’autre que ce que la famille veut bien lui laisser comme miettes, pour mieux la valoriser.
      La suite ces prochains jours. Tant pis pour les acheteurs du livre. Ils verront qu’ils ont payé pour une "investigation" qui ne vaut pas davantage qu’une monnaie de singe.
      B. Boussemart
      PS - en pièce jointe le jugement concernant l’attaque de Gérard Mulliez contre mon premier ouvrage
      Télécharger « JugementTGI08GMulliez.pdf »

      A part ça, Mercie Rézo pour ce que tu fais.

    • Nos radis contre vos paradis (fiscaux) - Pique-Nique fiscal à Néchin du 7 mai 2016 , avant celui de la police chez les mulliez

      Bienvenue dans le Territoire Belge des « HAUTS-CHAMPS D’AUCHAN » !

      Par la coordination Interluttants 59-62/ Les étudiants de LIlle 1 et Lille 3/ Les Nuits Deboutistes/ Le collectif anonyme des boulimiques associés/ l’association Gay Fisc/ etc
      VIDEO : https://www.youtube.com/watch?v=jWBh3Glr8JQ

      Source : http://coordination-des-interluttants-59-62.blogspot.fr/2016/05/nos-radis-contre-vos-paradis-fiscaux-7_7.html
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      Un des gros intérêt de l’exil fiscal en Belgique pour les Mulliez est « l’Impôt sur les Nos radis contre vos paradis (fiscaux) - Pique-Nique fiscal à Néchin du 7 mai 2016 , avant celui de la police chez les mulliezSociétés ».
      « La vie Auchan-MULLIEZ, elle a quelque chose de plus ». En 2011, le centre de coordination d’Auchan installé à Bruxelles, ayant pour objet « le financement du développement international du groupe » ( bras financier armé international) a déclaré un bénéfice de 114,77 millions d’euros. Sur ce magot, les MULLIEZ n’ont acquitté au titre de « l’Impôt sur les Sociétés » que 11 967€, soit : 0,01% du profit déclaré ! « Auchan-MULLIEZ, la confiance, le partage et le progrès !

      Patrick Mulliez : demeurant 90 rue reine Astrid à Néchin/ 2 € d’impôts pour 372 818 395 € de revenus en 2014. Patrick Mulliez , exonéré !
      Alix Mulliez (fille de Patrick) : demeurant 74 rue des saules à Néchin. Alix Mulliez , exonérée !
      Marie-Kentya (fille de Patrick) : 88, rue reine Astrid à Néchin. Marie-Kentya, exonérée !
      Sonia Mulliez (fille de Patrick) : 90 rue reine Astrid à Néchin. Sonia Mulliez, exonérée !
      Nos radis contre vos paradis (fiscaux) - Pique-Nique fiscal à Néchin du 7 mai 2016 , avant celui de la police chez les mulliezDorothée Mulliez (fille de Patrick) : 3 résidence des mottes à Froyennes (près de Néchin). Dorothée Mulliez,exonérée !
      Jean Mulliez : 80 rue reine Astrid à Néchin/ zéro € d’impôts pour plus de 453 millions d’€ de revenus. Jean Mulliez, exonéré !
      Jean Luc Mulliez (fils de jean) : 70 rue reine Astrid à Néchin. Jean Luc Mulliez , exonéré !
      Mariette Mulliez : 64 rue des saules à Néchin. Mariette Mulliez, exonérée !
      Gonzague Mulliez : 45 rue des combattants à Néchin. Gonzague Mulliez, exonéré !
      Sylvie Menet : 24 rue d’Estaffiers à Templeuve (près de Néchin). Sylvie Menet , exonérée !
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      * Toutes les infos : http://coordination-des-interluttants-59-62.blogspot.fr/2016/05/nos-radis-contre-vos-paradis-fiscaux-7_7.html



    • Dans les conflits qui viennent,les défenseurs de l’Islam évoqueront sans doute un racisme anti-islamique.A ce glissement sémantique,il n’y a qu’une réponse : l’Islam est une idéologie,au même titre que le capitalisme,le nazisme,l’hindouisme,ou le catholicisme.Or,il n’y a pas de racisme antinazi.
      En s’attaquant au fondamentalisme religieux,les luttes de l’antimondialisation doivent être dominées par un antiracisme radicale.Le combat implacable contre le fanatisme religieux doit être mené en solidarité avec ceux qui en subissent les ravages.La condamnation d’une idéologie religieuse redonne aux femmes et aux hommes qu’elle aliène leur statut,non plus de croyants,mais d’êtres humains.La violence faite aux immigrés et aux réfugiés est une violence faite à tous les hommes : elle ne supporte aucune excuse.Le ventre de la bête est toujours fécond.

      Jordi Vidal. -Résistance au chaos-2002
      http://www.editions-allia.com/fr/livre/450/resistance-au-chaos

    • Comment tout cela a-t-il commencé ? Il y a quelques semaines, avec des amis universitaires, nous sommes tombés sur une nouvelle tribune commise par l’écrivain Kamel Daoud dans Le Monde au sujet des violences de Cologne, qu’il attribuait exclusivement aux rapports pathologiques qu’un « monde d’Allah » fictif entretiendrait avec les femmes. Elle reproduisait un avis paru dans La Repubblica et précédait de peu un nouveau papier publié dans le New York Times1. Dans le contexte délétère caractérisant la France de 2016, le contenu de la tribune nous a paru suffisamment caricatural pour nécessiter une réponse déconstruisant la multitude de grossières généralités contenues dans le papier. Sans minimiser aucunement des violences sexuelles que nous qualifiions de « gravissimes », nous pensions qu’il fallait mettre l’auteur et le journal devant leurs responsabilités et poser la question de l’audience que ce type de discours racialisés rencontre de ce côté-ci de la Méditerranée. Las, notre tribune a été accueillie avec une franche hostilité.

    • Retour sur la fabrique intellectuelle, médiatique et politique d’une controverse si française, ses mots, ses acteurs, le malaise qu’elle traduit ou la vivacité des débats qu’elle suscite.
      Malgré les soutiens affichés de nos penseurs Pascal Bruckner, Michel Onfray, Raphaël Enthoven, Manuel #Valls qui se dit « indigné par les attaques et la hargne inouïe dont Kamel #Daoud fait l’objet », le Premier ministre très prompt en ce moment à se poser en arbitre du débat intellectuel français, a à son tour trempé sa plume. Celui pour qui

      « expliquer c’est déjà vouloir un peu excuser »

      défend cette fois sur Facebook la liberté d’expression, fustige ceux qui « condamnent de manière péremptoire » et « refusent le débat ».
      http://www.franceculture.fr/emissions/dimanche-et-apres/kamel-daoud-la-polemique-s-emballe-et-apres


  • « Peut-on encore parler d’islam ? 40 ans de unes des hebdomadaires français »
    http://contre-attaques.org/magazine/article/peut-on-encore

    « La question de l’islam reste quand même très tabou », disait Philippe Val lors d’une interview à France 2 quelques jours après les attentats du 13 novembre ou encore Michel Onfray qui expliquait en janvier 2015 « c’est un sujet sur lequel on ne peut pas s’exprimer l’islam. » Nous ne pourrions donc pas parler d’islam en France et dans les #Médias. Vraiment ? Contre-attaque(s) répond et propose une recension non-exhaustive de quarante de unes des hebdomadaires français autour de l’islam, des musulmans, des (...)

    #Magazine

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