person:miri regev

  • En Israël, la culture est prise entre deux feux
    Pierre Sorgue, Le Monde, le 16 novembre 2018
    https://www.lemonde.fr/m-actu/article/2018/11/16/en-israel-la-culture-est-prise-entre-deux-feux_5384505_4497186.html

    Lana Del Rey, Brian Eno, Peter Gabriel ou Arcade Fire… L’appel au boycott d’Israël pour dénoncer le sort des Palestiniens rencontre de plus en plus d’écho chez les artistes. Un dilemme pour le monde de la culture israélien.

    A trois heures du matin, The Block est à bloc. Le plus célèbre club électro de Tel-Aviv, enfoui sous le béton de la gare routière centrale, reçoit Carl Craig, ponte de la techno de Detroit (Michigan) aux Etats-Unis.

    La foule ondule, saute, tressaute au rythme des basses, dans le brouillard bleu que découpent les faisceaux de projecteurs épileptiques.

    BDS pour Boycott, désinvestissement, sanctions

    Yaron Trax, le maître des lieux, s’est glissé entre les danseurs pour s’assurer des bons réglages de sa sono analogique, réputée l’une des meilleures du monde. Le quadragénaire aux airs adolescents est aux anges parmi ces jeunes gens dont beaucoup sont venus au club comme ils étaient à la plage, en short et tee-shirt. Celui que porte Yaron ce soir-là reproduit les briques et la typographie reconnaissable entre toutes : Pink Floyd, The Wall. Lorsqu’on lui fait remarquer, il sourit comme un enfant contrit : « C’est un tee-shirt formidable et l’album l’est aussi. Quel dommage que Roger Waters soit devenu aussi décevant… »

    Car le musicien britannique, ex-membre de Pink Floyd, est le spectre qui hante la scène israélienne et dérange l’intelligentsia de gauche, celui qui empêche la bulle libérale et hédoniste qu’est Tel-Aviv de flotter innocemment à cinquante kilomètres du mouroir à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza.

    Depuis des années, Roger Waters offre sa voix aux militants internationaux du BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), mouvement né en 2005 de la société civile palestinienne, un an après que la Cour internationale de justice a jugé illégal le mur de séparation construit entre Israël et les territoires occupés.

    Il prône les pressions sur l’État d’Israël pour parvenir à ce que n’ont jamais obtenu des décennies de guerre, de résolutions de l’ONU et de vains processus de paix pendant lesquels le nombre des colons n’a cessé de croître (500 000 aujourd’hui) : la fin de l’occupation des territoires, la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël, le droit au retour des réfugiés chassés de leurs terres.

    La scène musicale comme estrade politique

    Il suffit de voir les gratte-ciel bleutés qui poussent à Tel-Aviv pour s’en convaincre : le boycott économique n’a que peu d’effets. La « start-up nation » se porte bien, ses relations commerciales et diplomatiques n’ont cessé de se développer avec l’Afrique, l’Inde, la Chine, voire certains pays arabes. En ce mois d’octobre encore estival, les plages sont noires de monde, les ruelles de la vieille ville de Jérusalem, pleines de visiteurs : le pays aura accueilli plus de 4 millions de touristes à la fin de l’année, soit 46 % de plus qu’en 2016.

    Au-delà du portefeuille, le BDS s’attaque aussi aux cœurs et aux têtes. Il appelle au boycott culturel et académique, comme celui qui s’exerçait sur l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Et celui-là trouve, ces derniers mois, un écho bien supérieur. Depuis longtemps, la scène musicale sert d’estrade politique. D’un côté, Roger Waters, Peter Gabriel, Brian Eno, Elvis Costello, Lauryn Hill (The Fugees), Arcade Fire et d’autres ont annoncé qu’ils ne joueront plus en Israël tant qu’ils ne pourront en accepter la politique.

    De l’autre, Nick Cave, Radiohead, Paul McCartney, Alicia Keys, parmi beaucoup, sont venus au nom du dialogue et du refus de se voir dicter leur conduite. Mais, récemment, deux chanteuses moins politisées et plus populaires parmi les adolescents ont suivi le mouvement : en décembre, Lorde, la jeune rockeuse néo-zélandaise, annulait son concert après avoir été « alertée » par une lettre ouverte signée de deux fans – l’une Juive, l’autre Palestinienne –, puis en septembre, après de nombreux appels dont celui de Roger Waters, Lana Del Rey faisait faux bond. Parce qu’elle ne pourrait pas se produire également dans les territoires palestiniens, dit-elle, elle renonçait à jouer au festival Meteor qui devait être une sorte de Coachella version kibboutznik, dans le nord d’Israël.

    Un « tsunami d’annulations »

    Après le refus, en avril, de l’actrice Natalie Portman de recevoir le Genesis Prize (considéré comme un « Nobel » israélien) pour exprimer son désaccord avec le gouvernement Nétanyahou et les violences commises à Gaza, après la défection de l’équipe d’Argentine de Lionel Messi qui, en juin, a annulé une rencontre amicale avec celle d’Israël à la suite de pressions internationales (de menaces, dit-on du côté israélien), le retrait de Lana Del Rey fut une autre secousse médiatique.

    « Une belle surprise qui aidera peut-être les jeunes à se poser des questions sur une politique insoutenable dans les territoires occupés, mais aussi en Israël, où les Palestiniens, qui représentent 20 % de la population, sont victimes d’une cinquantaine de lois discriminatoires, à commencer par le logement et la terre », explique Kobi Snitz, chercheur en neurobiologie au Weizmann Institute et cofondateur de Boycott from Within (« boycott de l’intérieur »), qui rassemble une poignée de militants suffisamment téméraires pour affronter les torrents de haine qu’ils suscitent au sein du pouvoir, des médias et sur les réseaux sociaux.

    Dans la foulée de Lana Del Rey, quatorze artistes, dont plusieurs DJ, ont décliné l’invitation du festival. Des dizaines d’autres ont exprimé leur soutien au boycott sur les réseaux sociaux. Yaron Trax commence à se faire du souci pour « la capitale du clubbing » qu’est Tel-Aviv. Idit Frenkel, qui officie souvent derrière les platines de The Block, a signé un long article dans le quotidien israélien Haaretz, pour évoquer le « tsunami d’annulations ». Le titre de la tribune était emprunté aux paroles d’une chanson de Don McLean, American Pie (1971) : « The day the music died » [« le jour où la musique est morte »].

    Le boycott la laisse amère : « On peut comprendre ceux qui veulent lutter de manière non violente contre les morts de Gaza, le développement des colonies ou la décision de Trump d’installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Mais ne pas venir, c’est punir ceux qui essaient de changer les choses, y compris dans la minuscule scène underground qu’abhorrent les nationalistes et les religieux du gouvernement. »

    Si certaines figures de l’électro, comme l’Américano-Chilien Nicolas Jaar ou les Français d’Acid Arab, viennent encore en Israël, ils ne jouent plus à Tel-Aviv mais à Haïfa, au Kabareet, tenu et animé par Jazar Crew, un collectif d’artistes palestiniens. Haïfa, la cité portuaire qui soigne sa réputation de tolérance et de coexistence entre Juifs et Arabes…

    Une forme d’apartheid ?

    Attablé dans un café du centre-ville, Ayez Fadel, 31 ans, l’un des fondateurs et DJ de Jazar Crew, connaît l’antienne par cœur : « Mais même ici, grandir en étant palestinien, c’est éprouver la discrimination. Les écoles publiques arabes moins dotées que les établissements juifs, les boîtes de nuit où l’on te demande ton “Hoger”, le livret militaire que tu n’as pas [la majorité des Arabes citoyens d’Israël n’effectuent pas leur service militaire], la langue… Une nouvelle loi fait de l’hébreu la seule langue officielle, elle dit aussi que le pays est “l’Etat-nation du peuple juif”, alors que je suis un Palestinien vivant ici par la force de l’histoire, que mes impôts servent à protéger les colonies juives et à financer une armée qui a tué 44 enfants palestiniens ces trois derniers mois… Parler d’apartheid ne me paraît pas exagéré. »

    Ayez Fadel comprend le boycott et revendique la dimension politique de Jazar Crew : « Une manière de sensibiliser les jeunes. Nous n’avons plus honte d’être palestiniens, nous sommes éduqués et confiants. Et nous ne cessons de répéter que nos positions ne sont pas contre les Juifs mais contre ce régime. » Le jeune homme se dit prêt à collaborer avec Yaron Trax, qui l’a appelé pour que The Block et Kabareet « organisent quelque chose ensemble ». Mais, précise-t-il, « à condition qu’il fasse une déclaration claire sur l’occupation des territoires et les droits des Palestiniens ».

    Les turbulences qui agitent le microcosme underground reflètent assez bien le désarroi du monde de la culture devant ces appels au boycott. « En ce moment, pas un dîner sans qu’on en parle », reconnaît la responsable d’une galerie d’art installée aux franges de Florentine, ancien quartier d’entrepôts et d’ateliers de Tel-Aviv devenu le préféré des artistes et des bobos. Comme beaucoup d’opposants à l’occupation, elle refuse d’acheter les produits des colonies – certaines se sont spécialisées dans l’agriculture et l’élevage bio – ou le vin venu du Golan. « Mais le BDS culturel, dit-elle, frappe ce qui reste de l’élite de gauche, celle que Nétanyahou et son gouvernement détestent. Si on la muselle, on n’entendra plus que les voix des plus réactionnaires… »

    C’est aussi ce que pense Avi Pitchon, écrivain, critique et commissaire d’expositions : « Le boycott culturel réduit le débat à une polarisation extrême entre les activistes et le gouvernement, il déshumanise et nourrit la paranoïa, ce “nous” contre “eux” dont joue un régime de moins en moins démocratique. Ce tout ou rien est un piège, quoi que disent les créateurs ils seront perdants. Alors, ils préfèrent laisser parler leur art… »

    C’est peut-être pour cela que chercher à les rencontrer pour évoquer la question relève de la chasse au dahu. Groupe pop connu pour ses textes radicaux, écrivain loué comme l’une des « grandes voix morales » du pays, cinéastes, producteurs de concerts, responsables de théâtre, de centre d’art contemporain… tous se disent trop occupés. D’autres se ravisent après avoir parlé et demandent à n’être plus cités.

    Pnina Blayer, la directrice artistique du Festival international du film de Haïfa qui s’est déroulé fin septembre sans les « grands noms » invités, exige les questions par courriel et adresse des réponses aussi sèches que le fleuve Jourdain surexploité : selon elle, la situation dans la bande Gaza et la guerre en Syrie sont les motifs des absences, dont aucune n’a été motivée par le BDS, qui n’aura découragé qu’un film marocain, et si Agnès Varda, à qui le festival rendait hommage, n’est pas venue, ce n’est pas pour des raisons politiques.

    Il faut comprendre sa prudence : pendant que le festival est soumis aux pressions de l’étranger, sa propre ministre de la culture, la très droitière Miri Regev, demande à celui des finances de lui couper les vivres pour avoir accueilli deux films israéliens qui « sapent les valeurs et symboles » de l’Etat (l’un d’eux raconte l’histoire d’un metteur en scène palestinien qui monte une pièce narrant un amour entre une Juive et un Arabe…).

    Le projet de loi « Loyauté dans la culture »

    La même ministre se démène pour l’adoption d’un projet de loi « Loyauté dans la culture » qui veut supprimer les fonds à toute organisation déniant « Israël comme un Etat juif et démocratique » ou qui ferait du jour de l’indépendance celui de la Nakba, la « catastrophe » que vécurent 700 000 Palestiniens expulsés en 1948.

    Le monde de la culture a manifesté le 27 octobre contre ce texte, de nombreux cinéastes israéliens, comme Amos Gitaï ou Ari Folman, sont parmi les signataires d’une tribune parue lundi 12 novembre dans Le Monde pour demander le retrait du texte. En attendant, des députés ont également proposé de punir de sept ans de prison tout appel au boycott et l’entrée du pays est déjà interdite à tout étranger qui soutient activement le BDS.

    Car, pour le gouvernement, c’est la guerre. Au vingt-neuvième étage d’une tour de Bnei Brak, dans la banlieue de Tel-Aviv, une trentaine de personnes travaillent au sein de la National Task Force for Countering Delegitimization (« force d’intervention contre la délégitimisation »), qui dépend du ministère des affaires étrangères.

    « Nous révélons les relations entre le BDS et des organisations terroristes comme le Hamas ou le Front populaire de libération de la Palestine ; comment, sous couvert de droits de l’homme, il s’attaque à la légitimité d’Israël ; comment il bombarde les artistes par des cyberattaques menées par des robots. Nous travaillons avec des centaines d’organisations pro-israéliennes en leur offrant articles, vidéos et autres outils pour affronter les arguments du BDS », résume Tzahi Gavrieli, le directeur.

    Le bureau a lancé la plate-forme 4il sur Internet, Facebook et Twitter : des images de jolies filles montrent la diversité du pays, des vidéos soulignent la réussite de certains « Arabes israéliens ». Des posts saluent la criminalisation du boycott en France (en 2015, la justice a confirmé la condamnation de militants ayant appelé au boycott des produits israéliens) ou en Allemagne (le BDS a été jugé antisémite par l’Office fédéral de la protection de la constitution de Berlin).

    Un post du 23 octobre relaie le rapport de Human Rights Watch sur la torture pratiquée par le Hamas et l’Autorité palestinienne en demandant si la communauté internationale va exercer sur eux les mêmes pressions que sur Israël… Des messages vantent le concours Eurovision de la chanson de mai prochain : avec ses 186 millions de téléspectateurs, la manifestation est une vitrine que le gouvernement ne veut pas voir entachée, malgré l’appel au boycott lancé par 140 artistes internationaux.

    L’« instrumentalisation » du monde de la culture ?

    La lutte contre le BDS est aussi l’affaire d’Adam Shay au sein du Jerusalem Center for Public Affairs, un think tank niché dans un quartier tranquille de la ville sainte. Il « scrute » les militants locaux, conseille les promoteurs de spectacles, essaie de convaincre des artistes ciblés que ce qu’on leur raconte est un tissu de mensonges et qu’ils ne regretteront pas de venir.

    « David Guetta était là la semaine dernière », se réjouit le jeune homme avant de confier qu’il cherchait à faire venir Rachid Taha, peu avant sa mort, en septembre : « Cela aurait été un gros truc » (vu les relations qui liaient le rockeur français à Brian Eno, très impliqué dans le BDS, on imagine mal une réponse positive).

    C’est cette « instrumentalisation » du monde de la culture qui, aux yeux des militants du BDS, justifie les appels au boycott de ceux dont les travaux ou les voyages sont financés par le gouvernement. Ils aident, disent-ils, le pays à soigner son image de démocratie favorable à la liberté d’expression. Les artistes se retrouvent coincés entre le marteau du gouvernement, qui tient (et serre) les cordons de la bourse, et l’enclume des pressions internationales.

    « À l’étranger, nous sommes considérés par certains comme des collaborateurs ; ici, comme des traîtres. Mais l’argent du ministère est aussi celui de mes impôts. Si la solution est de dire non, où va-t-il aller et qui va dire ce que l’on dit ? », demande Hillel Kogan, danseur et chorégraphe de la célèbre compagnie Batsheva, qui dut affronter cet été quelques militants pro-BDS à Montpellier et à Toulouse alors que, invité de la très diplomatique saison « France-Israël », il s’apprêtait, avec le Palestinien d’Israël Adi Boutros, à interpréter sa pièce We Love Arabs.

    Certains dans le pays ont regretté que l’écrivain David Grossman, considéré comme une « conscience » par le camp de la paix, se laisse « enrôler » par le pouvoir en acceptant le prix Israël de littérature 2018 des mains du ministre de l’éducation ou, en 2017, lorsqu’il accompagne à New York une pièce tirée de l’un de ses romans et adaptée par deux troupes israéliennes qui s’étaient produites dans les colonies (ce que l’auteur désapprouve). Ce, sous les yeux de la ministre de la culture qui avait fait le voyage. « Une manière de résister au BDS qui est une nouvelle forme d’antisémitisme », avait dit Miri Regev ce jour-là.

    Car c’est l’argument massue des contempteurs du BDS. Le mouvement a beau condamner racisme et antisémitisme, le public hétéroclite qu’il mobilise laisse parfois suinter des attaques haineuses, voire négationnistes. Dans le petit théâtre de Jérusalem où il travaille avec de jeunes comédiens juifs et arabes, Arik Eshet se souvient du festival de théâtre d’Édimbourg de 2014, lorsque des militants « agressifs » avaient fait annuler son spectacle : « Tu entends des gens crier qu’Israël ne devrait pas exister. C’est traumatisant… »

    La nécessaire mobilisation de la société civile

    Roger Waters est systématiquement accusé d’infamie. Du coup, Gideon Levy, le journaliste de Haaretz qui se démène inlassablement pour évoquer le sort des Palestiniens, ne cesse de défendre le chanteur. « J’ai passé de longues nuits à discuter avec lui, rien ne lui est plus étranger que les sentiments antisémites, ces accusations sont intolérables », assène-t-il dans le salon de sa maison, dont un mur est orné d’une vieille publicité ensoleillée où est inscrit : « Visit Palestine ».

    Un BDS efficace, ajoute-t-il, serait le seul moyen d’en finir avec les bains de sang : « Le changement ne viendra pas de l’intérieur d’Israël, la vie est trop bonne ici. Or les Etats-Unis soutiennent le pays et l’Europe est une plaisanterie : le seul espoir est la mobilisation de la société civile. La gauche sioniste appelle depuis des lustres à deux Etats mais n’a rien fait pour ça, nous devons en payer le prix. La criminalisation du BDS est un scandale : pourquoi serait-il légitime de boycotter l’Iran et pas Israël ? »

    En les réduisant au rang de producteurs de « biens culturels » ou d’instruments du soft power d’un Etat dont ils n’approuvent pas la politique, le BDS interroge les artistes de manière inconfortable sur leurs responsabilités de créateurs et de citoyens au cœur d’une opinion publique au mieux indifférente, au pis de plus en plus xénophobe. Et dans les conversations un nom revient souvent, comme s’ils étaient orphelins d’une figure capable d’indignation, de « courage », disent certains.

    « Il nous manque un penseur comme Leibowitz », glisse le photographe Miki Kratsman, l’un des fondateurs de l’ONG Breaking the Silence qui recueille les témoignages des soldats sur les exactions auxquelles les contraint l’occupation. C’est aussi ce que dit Zeev Tene, un vieux rockeur dont Ari Folman utilisa une chanson pour son film Valse avec Bachir et qui, depuis deux ans, part, le 6 juin, date anniversaire de la guerre des Six-Jours, le long du mur de séparation avec quelques musiciens et un camion en guise d’estrade pour jouer devant une banderole qui proclame « Make Israel small again ».

    Yeshayahu Leibowitz, mort en 1994, grand penseur et moraliste, religieux convaincu et sioniste affirmé, fut un critique féroce de l’occupation qui « détruit la moralité du conquérant ». Outré par la torture, il alla jusqu’à employer le terme de « judéo-nazis »… Or, constate l’historien « post-sioniste » Shlomo Sand, qui fait lui aussi référence à Leibowitz, « je n’ai pas vu l’Université se mettre en grève lorsqu’une succursale a été ouverte dans la colonie d’Ariel. Je n’ai entendu aucune de nos voix de la gauche sioniste prôner l’objection de conscience dans les territoires ou soutenir les refuzniks [qui refusent de servir dans l’armée]. Le BDS les met devant leurs contradictions… »

    Mais le malaise, explique-t-il, vient aussi du fait que, « en posant le droit au retour des réfugiés, le BDS questionne les conditions mêmes de la naissance d’Israël dans un pays encore hanté par la Shoah. Ce droit au retour ne peut être ignoré, mais il faut être honnête : on ne pourra pas accueillir 5 millions de réfugiés. Je soutiens le BDS à condition qu’il ne mette pas en danger l’existence d’Israël. »

    Une situation parfois absurde

    L’historien déplore aussi la « stupidité » de certains appels au boycott culturel. Les musiciens d’Apo and the Apostles, un Arménien de Jérusalem et trois Palestiniens de Bethléem, partagent sûrement son avis. Lorsque ces talentueux garçons qui mêlent leur folk-rock à des nuances orientales doivent se produire dans un festival de musique alternative arabe à Tel-Aviv, le BDS décrète que ce n’est pas acceptable parce qu’ils ne sont pas des « Palestiniens de 48 », ceux restés en Israël…

    Shady Srour aussi a quelques remarques à faire sur les censeurs du BDS : cinéaste palestinien de Nazareth, il a tourné un très joli film dans sa ville natale, Holy Air, où comment un homme essaie de s’en sortir en vendant de l’« air saint » aux touristes venus sur les traces de Jésus. C’est drôle, féministe, sexy, acide, « beckettien », plus grave lorsque les rêves sont empêchés par le seul fait de n’être pas un citoyen comme les autres.

    Mais le BDS ne rit pas : il a demandé son retrait d’un festival du film israélien à Londres, puis du Festival des cinémas arabes de l’Institut du monde arabe, à Paris, qui a congédié le réalisateur d’un bref courrier. « Je suis palestinien, mon père fut l’un de ceux chassés vers le Liban. Me boycotter, c’est m’empêcher d’affirmer mon propre récit face à celui des Israéliens. Le BDS vient chez moi pour me couper la langue… Aucun financement arabe ne m’est accordé parce que j’ai un passeport israélien, où est-ce que je trouve l’argent ? » On comprend que son film soit teinté de tristesse et d’absurde.

    #Palestine #Culture #Apartheid #BDS #Boycott_culturel


  • Ilan Gilon refuse les excuses d’Oren Hazan qui l’a traité de « moitié d’humain »
    The Times of Israël - Par Times of Israel Staff 8 novembre 2018,
    https://fr.timesofisrael.com/ilan-gilon-refuse-les-excuses-doren-hazan-qui-la-traite-de-moitie-

    Le député du Meretz Ilan Gilon, qui est handicapé, a refusé les excuses de son confrère du Likud Oren Hazan, après que ce dernier l’a traité de « moitié d’humain » durant un débat à la Knesset lundi, a rapporté mercredi la Dixième chaîne.

    Le reportage télévisé montre Hazan qui s’approche de Gilon à l’assemblée générale, et qui lui tend la main en présentant des excuses.

    Gilon a alors refusé de lui serrer la main.

    • Un élu du Likud qualifie un député handicapé de « moitié d’humain » qui riposte
      Oren Hazan a ensuite affirmé que l’insulte ne visait pas le handicap d’Ilan Gilon et s’est excusé si ses propos ont pu être interprétés de cette manière
      Par Times of Israel Staff 6 novembre 2018, 13:35
      https://fr.timesofisrael.com/un-elu-du-likud-qualifie-un-depute-handicape-de-moitie-dhumain-qui

      (...) Hazan a affirmé plus tard qu’il n’avait pas voulu se référer au handicap de Gilon.

      Ces propos ont été tenus au cours d’un débat animé à la Knesset sur une législation qui conditionnerait le financement gouvernemental des arts à une supposée « loyauté ».

      Gilon avait critiqué la ministre de la Culture Miri Regev, également issue du parti du Likud, depuis la tribune où Hazan est venu ensuite prendre sa défense.

      Gilon et Hazan ont échangé quelques mots avant que le parlementaire du Likud ne dise que « si vous n’étiez pas une moitié d’humain, alors je vous répondrais probablement ».

      Gilon a riposté en disant que Hazan était le « Golem de Prague ».

      Gilon s’est ensuite exprimé devant les caméras de la Dixième chaîne, répondant aux propos tenus la veille par Oren Hazan qui l’avait qualifié de « moitié d’humain ».(...)


  • Les dictateurs arabes vont à marche forcée vers la normalisation avec l’État sioniste
    Abdel Bari Atwan – 28 octobre 2018 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine
    http://www.chroniquepalestine.com/dictateurs-arabes-a-marche-forcee-vers-normalisation-avec-etat-s

    Trois douloureux coups ont été récemment infligés à ce qui restait d’amour-propre aux États arabes.

    Le premier était la participation d’une délégation israélienne à un tournoi sportif au Qatar. Le second était l’envoi d’une autre délégation sportive dans l’émirat d’Abou Dhabi, dirigée par la ministre de la Culture israélienne notoirement raciste et haineuse, Miri Regev. Mais le coup le plus dur et le plus douloureux a été la visite officielle du Premier ministre de l’État d’occupation, Binyamin Netanyahu, à Oman, où lui et la délégation qui l’accompagnait ont reçu un accueil chaleureux et ont rencontré le sultan Qaboos.

    Il s’agit d’une opération de normalisation coordonnée menée sous la pression des États-Unis. Cela n’a absolument rien à voir avec la paix israélo-palestinienne, mais tout à voir avec la réalisation d’une paix « sans frais » entre Israël et les gouvernements arabes. Ceci est un prélude à l’imposition de ce qui subsiste du « Deal of the Century« , qui revient à exploiter l’effondrement de l’ordre arabe officiel pour liquider la cause palestinienne, mettre fin au conflit israélo-arabe et reconnaître Israël comme un pays « frère » du Moyen-Orient.

    C’est le dernier et peut-être le plus important épisode d’un processus planifié, ce qui explique les raisons qui ont conduit à la destruction de l’Irak, puis de la Syrie, puis de la Libye et, plus tard du Yémen, et à la paralysie de l’Égypte. Sans la destruction de ces pays, sous divers faux prétextes, ce plan ne pourrait être mis à exécution et nous n’aurions jamais vu ses douloureuses conséquences sous la forme d’étapes de normalisation. (...)


  • Netanyahou à Oman. Opération normalisation d’Israël dans le Golfe | Courrier international
    https://www.courrierinternational.com/article/netanyahou-oman-operation-normalisation-disrael-dans-le-golfe

    Le sultan d’Oman, Qabous ben Saïd, sert la main du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, en visite surprise dans le sultanat, le 26 octobre 2018. Photo : Omani Royal Palace / AFP

    La présence du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Mascate a pris de court de nombreux observateurs. Pourtant, les pas vers une normalisation des relations se multiplient dans tous les pays du Golfe.

    #IsraelOman #catastrophe_arabe

    • Le ministre israélien des sports aux Émirats arabes unis se joindra à l’équipe d’Abu Dhabi pour un tournoi de judo
      26 octobre 2018
      http://www.fr.awdnews.com/index/le-ministre-israelien-des-sports-aux-emirats-arabes-unis-se-joindra-a-le

      Le ministre israélien de la Culture et des Sports Miri Regev s’est rendu aux Emirats Arabes Unis (EAU) pour accompagner l’équipe de judo israélienne au Grand Chelem d’Abu Dhabi 2018 alors que les pays arabes de la région réchauffent considérablement leurs relations avec le régime de Tel Aviv après des rapports de contacts secrets.

      Mme Regev est arrivée à Abu Dhabi vendredi matin, et elle doit participer à la cérémonie d’ouverture de l’événement international qui se tiendra demain à Zayed Sports City, la capitale émiratie, a rapporté une agence de presse palestinienne de langue arabe, Ma’an.

      #IsraelEAU
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      Palestine Alqadi
      ‏ @ALQadiPAL - 07:43 - 28 oct. 2018
      https://twitter.com/ALQadiPAL/status/1056496579992059905

      ويستمر مسلسل التطبيع بعد قطر وعمان

      وزيرة الثقافة والرياضة الصهيونية ميري ريجيف في لحظة امتنان مع رئيس الجودو الإماراتي،

      الوزيرة عملت كمتحدثة باسم جيش الاحتلال، تكره العرب ، لإحظوا ، اين يركز نظره خجلا

      ليش يا عرب ليش تطعنو القدس بظهرها ؟

    • La visite d’une ministre israélienne aux Émirats interroge sur les relations d’Israël avec le Golfe
      Nadda Osman - 30 octobre 2018
      https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-visite-d-une-ministre-isra-lienne-aux-mirats-interroge-sur-les-rel

      En moins d’une semaine, trois hauts responsables israéliens, dont le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, se sont rendus en visite officielle dans le Golfe

      La visite officielle de la ministre israélienne Miri Regev aux Émirats arabes unis ce week-end a suscité des réactions mitigées sur les réseaux sociaux. Les internautes se demandaient si cela marquait le début du réchauffement des relations entre Israël et les EAU.

      Regev, la ministre israélienne de la Culture et des Sports, a assisté dimanche au grand tournoi de judo à Abou Dabi, où l’un des athlètes israéliens a remporté l’or. Cet événement a particulièrement attiré l’attention car c’était la première fois que l’hymne national israélien, Hatikvah, était joué aux Émirats.

      Regev a ensuite tweeté : « Nous avons fait l’histoire. Le peuple d’Israël vit ! »

      Bien que les Israéliens aient déjà assisté à des événements sportifs dans le Golfe auparavant, leur participation était souvent subordonnée à l’absence de symboles nationaux.

      L’année dernière, la Fédération internationale de judo a toutefois menacé d’annuler le grand chelem d’Abou Dabi si les athlètes israéliens ne bénéficiaient pas des mêmes droits que les autres concurrents.
      (...)
      La visite de la ministre est survenue quelques jours seulement après le voyage surprise du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Oman pour rencontrer le sultan Qaboos, marquant la première visite d’un dirigeant israélien dans ce pays du Golfe depuis 1996.
      (...)
      La rencontre de Mascate portait plus sur le désir d’Oman de jouer un rôle dans la région que sur la conclusion d’un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens, a déclaré à MEE une source diplomatique occidentale.

      « Oman tente de jouer un rôle régional entre les divers parties et axes de la région et considère Israël comme un acteur important concernant diverses questions régionales », a déclaré le diplomate.

      Ce mardi, un troisième haut responsable israélien s’est rendu dans un pays du Golfe. Le ministre israélien des Communications, Ayoub Kara, participe en ce moment à la Conférence de plénipotentiaires de l’Union internationale des télécommunications à Dubaï, où il a appelé à la « paix et la stabilité » dans la région.

      #Golfe


  • Israël adopte un projet de loi controversé contre les oeuvres « déloyales »
    Publié le 21 octobre 2018
    http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201810/21/01-5201110-israel-adopte-un-projet-de-loi-controverse-contre-les-oeuvres-de

    Le gouvernement israélien a adopté dimanche un projet de loi controversé, qui doit permettre de couper les subventions publiques aux films et pièces de théâtre accusés de ne pas faire preuve de « loyauté » envers l’État, selon la ministre de la Culture.

    Ce projet de loi, dénoncé par les milieux artistiques, a été présenté par la ministre israélienne de la Culture et des Sports, Miri Regev.

    Le texte, qui doit être présenté et voté en trois lectures par le Parlement avant d’entrer en vigueur, accorde aux ministères des Finances et de la Culture le pouvoir de supprimer les subventions à toute institution présentant des oeuvres artistiques niant le droit à l’existence de l’État d’Israël, s’attaquant au drapeau national, présentant le jour de l’indépendance du pays comme un jour de deuil ou incitant au racisme et au terrorisme.

    « Je suis très contente que cette loi ait été adoptée par la commission ministérielle des lois. Elle sera ensuite présentée à la Knesset pour être adoptée, si Dieu le veut, le mois prochain. Oui à la liberté de la culture, non aux provocations ! » a proclamé la ministre sur Facebook. (...)


  • Discours de Hagai El-Ad au Conseil de sécurité des Nations Unies, le 18 octobre 2018
    AURDIP | 20 octobre | B’Tselem |Hagai El-Ad
    https://www.aurdip.org/discours-de-hagai-el-ad-au-conseil.html

    Hagai El-Ad, Directeur exécutif de B’Tselem, a pris la parole devant le Conseil de sécurité des Nations Unies ce soir, à la session trimestrielle prévue par la résolution 2334.

    Merci, Monsieur le Président,

    Merci, membres du Conseil de Sécurité,

    Il est très difficile, voire impossible, de décrire l’indignité, l’outrage et la souffrance d’un peuple privé de droits pendant plus de cinquante ans. Ici, dans ces locaux, il est difficile de donner corps aux vies que les Palestiniennes endurent sous occupation. Mais bien plus grande que cette difficulté, est celle de faire face à une existence intolérable au quotidien, d’essayer de vivre, de fonder une famille, de développer une communauté dans ces conditions.

    Cela fait bientôt deux ans que j’ai eu l’honneur d’être convié à témoigner devant ce Conseil. Deux ans de plus d’occupation, deux ans durant lesquels la routine des 49 années d’occupation s’est prolongée. Depuis ma dernière présentation ici, 317 Palestiniens ont été tués par les forces de sécurité israéliennes, et treize Israéliens ont été tués par des Palestiniens. Israël a démoli 294 maisons palestiniennes, et a continué d’effectuer des arrestations quotidiennes, notamment de mineurs. Des colons israéliens ont vandalisé et déraciné des milliers d’oliviers et de vignes. Les forces de sécurité israéliennes ont continué, sur une base régulière, d’entrer dans des maisons palestiniennes, parfois au milieu de la nuit pour réveiller des enfants, noter leurs noms et les prendre en photo. Les Palestiniens ont perdu d’innombrables heures à attendre aux check-points, sans explications. Et ainsi se poursuit la routine de l’occupation. (...)

    • The Real Hero Is the B’Tselem Chief
      Gideon Levy Oct 20, 2018 9:22 PM
      https://www.haaretz.com/opinion/.premium-the-real-hero-is-the-b-tselem-chief-1.6574668

      On the day the world realizes that the UN ambassador is Israel and Hagai El-Ad represents a muzzled minority, maybe its forgiving attitude toward Israel will change

      Who contributes more to Israel’s status in the world, UN Ambassador Danny Danon or B’Tselem director Hagai El-Ad? Who generates more respect, the diplomat or the human rights activist? Which of the two disgraced Israel with his words and who retained some of its humane image? Who told the truth and who lied? Whom does the world believe – excluding Nikki Haley, the only true collaborator in the hall – and whom can the no world no longer believe?

      They sat opposite each other at the Security Council – two Israelis of the same age, born here, army veterans, with totally different worldviews and conflicting moral standards. Their values are contradictory and their information on what’s happening under the occupation is divergent. One relies on the lies of Israel’s propaganda machine while the other’s views are based on the investigative efforts of an organization whose work couldn’t be more reliable and professional.

      El-Ad reminded the world of something the world still clings to, the belief that there is still a difference between Israel and Saudi Arabia. Danon tried to erase the difference with his pitiful response: “IDF soldiers protect you and you come here and slander them. You should be ashamed, collaborator.”

      Danon is a faithful representative of the majority in Israel. His appearances are important – he reminds the world that the illusion of the “only democracy in the Middle East” must be dispelled. On the day the world realizes that Danon is Israel and El-Ad represents not just a negligible minority but one muzzled by an aggressive majority, maybe its forgiving attitude toward Israel will change.

      The reactions in Israel only intensified the damage wrought by Danon. Not only the right pounced on El-Ad with viciousness – the center-left took part in the fascist revelry as well. There was Yair Lapid, as could only be expected. There were Zionist Union Knesset members such as Ayelet Nahmias-Verbin (“these are one-sided texts deserving every condemnation”) and Eitan Cabel (“hateful words and an abomination”). Their words attested to the urgency of dispensing with this party and its rotting ideas. None of their colleagues came to El-Ad’s defense – how shameful. There is no alternative to the rule of the right.

      El-Ad showed the truth – naked, ugly and disturbing. Anyone calling him a snitch actually admits to this truth and is ashamed of it. It’s not only El-Ad’s right to behave this way, it’s his obligation. The occupation is not and cannot be an internal Israeli matter. The abuse of people without rights under a military tyranny in occupied territory is an international crime.

      Anyone seeing these crimes must report them to the authorities. If you see a man striking a woman or abusing a child or some other helpless creature, you have an obligation to report it to the police. If you see a tyrannical government abusing another nation for decades, killing, destroying, causing hunger, imprisoning people and blocking medical aid, you are obliged to report this to the United Nations, to The Hague and to other international institutions.

      El-Ad fulfilled his civic and moral duty. The chorus of his detractors knows this, which is why it’s so vicious and strident. If Danon really believed his own hollow speeches at the United Nations, he wouldn’t be alarmed at one Israeli speaking out differently. But Danon and Cabel, Benjamin Netanyahu and Miri Regev know that not one word in the restrained and to-the-point speech by El-Ad wasn’t truthful. This is why their reaction was so aggressive.

      El-Ad was modest, as is his wont. He said he was no traitor or hero; the Palestinians are the true heroes. He’s right, of course. Every demonstrator along the Gaza border is far more courageous than any Israel sniper shooting him from a distance. Every shepherd at the Bedouin village of Khan al-Ahmar exudes more justice than the entire chorus of those attacking B’Tselem.

      But El-Ad too is a hero; he’s the ambassador of Israel as it should be, a public relations officer of an alternative Israel, a beautiful and just one. Now we have to be concerned about his safety. He has been marked as a target and must wear a bulletproof vest. If he comes to harm we’ll remember those who are to blame: Not just people on the right, but also the sanctimonious hypocrites on the center-left – Lapid, Cabel and Nahmias-Verbin, the spokespeople of Israel’s shameful and imaginary opposition.

    • réaction à son intervention d’il y a deux ans :

      Le chef de B’Tselem est “un vrai patriote”, selon des sources de l’unité d’élite où il a servi
      Hagai El-Ad est décrit comme un excellent soldat qui a grandement contribué à la sécurité d’Israël par ceux qui ont servi avec lui dans l’unité 504, élite du renseignement
      Par Alexander Fulbright 31 octobre 2016,
      https://fr.timesofisrael.com/le-chef-de-btselem-est-un-vrai-patriote-selon-des-sources-de-lunit

      Hagai El-Ad, le directeur de B’Tselem, est un « vrai patriote », qui a apporté une contribution inestimable à la sécurité d’Israël quand il servait dans l’une des unités d’élites les plus secrètes de l’armée israélienne, ont déclaré dimanche des sources internes à l’unité, dans un contexte de tempête médiatique et politique après son discours devant le Conseil de sécurité des Nations unies ce mois-ci.

      Il avait à ce moment demandé une intervention mondiale contre les implantations israéliennes en Cisjordanie.

      Pendant la session du 14 octobre, El-Ad avait dénoncé la “violence invisible et bureaucratique” qui domine la vie des Palestiniens “du berceau à la tombe”, faisant notamment allusion aux contrôles exercés lors de l’entrée et de la sortie des Territoires et les droits liés à l’agriculture.

      Hagai El-Ad, le directeur de B’Tselem, est un « vrai patriote », qui a apporté une contribution inestimable à la sécurité d’Israël quand il servait dans l’une des unités d’élites les plus secrètes de l’armée israélienne, ont déclaré dimanche des sources internes à l’unité, dans un contexte de tempête médiatique et politique après son discours devant le Conseil de sécurité des Nations unies ce mois-ci.

      Il avait à ce moment demandé une intervention mondiale contre les implantations israéliennes en Cisjordanie.

      Pendant la session du 14 octobre, El-Ad avait dénoncé la “violence invisible et bureaucratique” qui domine la vie des Palestiniens “du berceau à la tombe”, faisant notamment allusion aux contrôles exercés lors de l’entrée et de la sortie des Territoires et les droits liés à l’agriculture.
      El-Ad a servi au sein de l’unité entre 1987 et 1991, aux côtés de l’actuel coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), Yoav Mordechai, qui est responsable de la mise en place des politiques du gouvernement israélien en Cisjordanie, selon la chaîne.

      Pendant ces années, a annoncé la Dixième chaîne, l’unité travaillait principalement dans le sud du Liban pour mettre en place des réseaux d’informateurs.

      Pendant son discours, El-Ad avait déclaré qu’Israël a utilisé le processus de paix « pour acheter du temps » afin d’établir des faits sur le terrain pour les implantations.

      Le pays ne peut pas occuper un peuple pendant 50 ans et se dire démocratique, a-t-il déclaré, ajoutant que les droits des Palestiniens devaient être réalisés, et que l’occupation devait cesser.

      https://www.youtube.com/watch?v=NE5x4IqxTq0


  • It’s even allowed to hate Israel

    If cabinet Minister Erdan, scourge of left-wing dissidents, visited Sweden, he certainly did not love the liberalism and equality there, yet Swedish airport officials wouldn’t have asked him about it

    Gideon Levy
    Oct 07, 2018

    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-it-s-even-allowed-to-hate-israel-1.6532475

    News flash for the minister in charge of combating hatred, Gilad Erdan: One is allowed to hate Israel. Sometimes one must even hate its policies. A democratic country doesn’t ask new arrivals whether they love it. It’s none of their business. The gates of democracy are open to everyone, as long as they don’t endanger its security. That is the test.
    Erdan may also have visited a country whose policies he despised; he certainly did not love the liberalism and equality in Sweden, or Germany’s willingness to take in asylum-seekers – and nobody asked him what he thought. His colleague, Culture Minister Miri Regev, a sworn Arab-hater, intends to fly to Abu Dhabi soon. Will they deport her because of her hatred? If only. Maybe that way Erdan would learn.
    >>Ex-Shin Bet chief on questioning of foreigners at Israel’s borders: Shin Bet becoming a problem
    The world that Gilad McCarthy is building for us now, together with the Shin Bet security service that has long been in charge of this, is motivated by the darkness of a different worldview. Erdan described it well on Friday.
    “Everyone understands,” he wrote, “that these are hypocritical organizations uninterested in human rights. They will never act to help the citizens of Syria or Iran. It’s not human rights that motivate them, but hatred of Israel.” Erdan tried to excuse banning the entry to Israel of the student Lara Alqasem and in so doing revealed his worldview once again.
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    “Everyone understands,” Erdan? Well, almost everyone. Even the minister of strategic affairs can’t yet speak for everyone in Israel. Maybe he will be able to do so soon.
    Meanwhile, there are also some people who don’t understand. Not everyone here has been brainwashed by the propagandistic lies. The “hypocritical organizations” are more interested in human rights than anything else. They are people of conscience. Some are veterans of long-standing work against the Vietnam War and apartheid in South Africa, some are young people who should be a source of pride. At a time when most Israelis their age are not interested in anything that doesn’t involve them directly, they are fighting for something. They are certainly immeasurably more moral than any settler in the territories.


  • Miri Regev found another enemy: Bedouin women with cameras - Opinion - #Israel News | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-miri-regev-found-another-enemy-bedouin-women-with-cameras-1.615201

    It’s hard to believe that the culture minister perceives a threat from women who have learned, for the first time, to hold a camera and look at the reality of their lives

    #menaces


  • Israël boycotte l’ouverture d’un festival de cinéma israélien à Paris | The Times of Israël
    https://fr.timesofisrael.com/israel-boycotte-louverture-dun-festival-de-cinema-israelien-a-pari

    L’ambassadrice d’Israël en France ne participera pas à la soirée d’ouverture du festival du cinéma israélien de Paris en raison de la diffusion du film controversé « #Foxtrot », a annoncé dimanche le ministère des Affaires étrangères de l’Etat hébreu.

    L’ambassade « a suggéré à la direction du festival de choisir un film qui ne suscite pas la controverse pour sa soirée d’ouverture mais à la suite de son refus (…), le ministère a décidé que l’ambassadrice ne sera pas présente à cette soirée », a-t-il affirmé dans un communiqué.

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    Le film complexe et surréel « Foxtrot » du réalisateur israélien Samuel Maoz a obtenu l’an dernier le Lion d’argent Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise et le prix du meilleur film à la cérémonie des Ophirs.

    La ministre israélienne de la Culture Miri Regev avait alors accusé le film de prêter le flanc à une accusation de « meurtre rituel » à l’encontre de soldats israéliens.

    Elle s’était réjouie de la non-sélection aux Oscars de « Foxtrot » en janvier, affirmant que « cette décision nous a épargné une déception amère et une représentation mensongère dans le monde de l’armée israélienne ».

    « L’ambassade d’Israël en France est fière de soutenir le festival du cinéma israélien à Paris depuis sa création il y a 18 ans et n’a pas l’habitude de se mêler du choix des films diffusés durant le festival », a néanmoins précisé le communiqué du ministère.

    Le réalisateur avait affirmé en septembre 2017 qu’il critiquait l’endroit où il vivait « parce que je me fais du souci, parce que je veux le protéger, je le fais par amour ».

    La 18e édition du festival du cinéma israélien se déroulera du 13 au 20 mars à Paris.

    • “Foxtrot”, le film de guerre qui dérange en Israël - Cinéma - Télérama.fr
      http://www.telerama.fr/cinema/foxtrot,-le-film-de-guerre-qui-derange-en-israel,n5391546.php

      Mettant en scène une bavure de l’armée, “Foxtrot”, de Samuel Maoz, qui représente Israël aux Oscars, a créé la polémique dans son pays. Raya Morag, professeur d’études du cinéma à l’Université hébraïque de Jérusalem, nous explique pourquoi.

      Lion d’argent à la Mostra de Venise, Foxtrot, de Samuel Maoz, qui représente Israël aux Oscars, vient d’être sacré meilleur film étranger par le National Board of Review. Une pluie de récompenses à laquelle la très controversée ministre israélienne de la Culture n’est sans doute pas étrangère, même s’il y a fort à parier qu’elle n’en tire aucune fierté… Et pour cause, en septembre dernier, Miri Regev s’en est violemment pris au second film du réalisateur Samuel Maoz (après Lebanon), affirmant « avoir honte » que l’académie israélienne ait loué les mérites d’une œuvre qui « salit l’image de l’armée » de son pays.

      Miri Regev s’est tout particulièrement insurgée contre une scène du film montrant des soldats israéliens tuant accidentellement des civils innocents à un check-point, puis la dissimulation de cette bavure par un bulldozer. Samuel Maoz, qui a lui-même participé à la première guerre du Liban de 1982, a riposté en expliquant que cette scène « allégorique » était destinée à montrer comment la société israélienne préférait « enterrer la vérité dans la boue que nous avons créée au lieu de s’y confronter »

      Avec une lecture particulière du #prix_à_payer

      En quoi renouvelle-t-il le genre du film antiguerre ?
      Ce long métrage revisite la norme du film de guerre israélien. Au cours de la dernière décennie, la guerre du Liban de 1982 a inspiré une série de films de fiction comme Valse avec Bachir (Ari Folman), Beaufort (Joseph Cedar) ou Lebanon (le premier film de Samuel #Maoz) qui présentaient les soldats israéliens comme les principales victimes du conflit. Par contraste, Foxtrot montre le traumatisme du soldat israélien qui a commis une erreur tragique, qu’il aurait préféré ne jamais commettre, tout en désignant le civil palestinien comme la véritable victime du drame qui se joue dans un check-point. Le film présente le prix élevé de l’occupation militaire israélienne payé de part et d’autre du conflit.

    • Peut-être une des meilleures critiques du film…

      Foxtrot (2017 film) - Wikipedia
      https://en.wikipedia.org/wiki/Foxtrot_(2017_film)

      In a follow-up statement, [Israel’s Minister of Culture Miri] Regev said it was “outrageous that Israeli artists contribute to the incitement of the young generation against the most moral army in the world by spreading lies in the form of art.

      #l'armée_la_plus_morale_du_monde, il fallait en effet que ce fut rappelé…


  • Paris : Miri Regev fait pression sur le Festival du film israélien qui projettera "Foxtrot"
    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/167412-180211-miri-regev-veut-retirer-le-soutien-financier-a-un-festival-par

    Le ministre de la Culture, Miri Regev, fait pression sur le ministère des Affaires étrangères pour qu’il retire son soutien financier du Festival du film israélien qui se tiendra à Paris en mai prochain, après avoir découvert que le film « Foxtrot » y serait projeté.La ministre a dit avoir l’intention « d’informer le Premier ministre afin qu’il ordonne au ministère des Affaires étrangères de ne fournir aucun soutien pour le festival ».

    Actuellement à Paris, Miri Regev a rencontré l’ambassadrice d’Israël en France, Aliza Ben-Nun, et son équipe pour discuter d’un projet visant à promouvoir les liens culturels entre Israël et la France.

    Lors de leur entretien, la ministre de la Culture a appris que « Foxtrot » devait ouvrir le Festival à Paris ce qui « contredit les accords précédents », selon Regev.Israël ne devrait pas « soutenir un festival qui présente des films qui nous calomnient dans le monde et contiennent de faux contenus sur les soldats de Tsahal et ses citoyens », a déclaré Regev au quotidien israélien Haaretz.

    Festival du cinéma israélien à Paris : Israël boycotte la soirée d’ouverture
    http://www.lepoint.fr/cinema/festival-du-cinema-israelien-a-paris-israel-boycotte-la-soiree-d-ouverture-1

    En raison de la diffusion du film controversé Foxtrot, l’ambassadrice d’Israël en France ne participera pas à la soirée d’ouverture du festival du cinéma israélien de Paris. L’annonce a été faite dimanche 11 février par le ministère des Affaires étrangères de l’État hébreu. L’ambassade « a suggéré à la direction du festival de choisir un film qui ne suscite pas la controverse pour sa soirée d’ouverture, mais à la suite de son refus [...], le ministère a décidé que l’ambassadrice ne sera pas présente à cette soirée », a-t-il affirmé dans un communiqué.

    Et de « préciser » sans rire :

    « L’ambassade d’Israël en France est fière de soutenir le festival du cinéma israélien à Paris depuis sa création il y a 18 ans et n’a pas l’habitude de se mêler du choix des films diffusés durant le festival », a néanmoins précisé le communiqué du ministère.

    Bon, s’ils se mettent à se #BDSser tout seuls, maintenant…

    (Le film dans lequel le gentil israélien se lamente de la souffrance psychique du gardien de check-point et du soldat d’occupation me semble constituer un pan entier de la production destinée à l’exportation par Israël.)


  • How Likud MK Miri Regev talked her way to the top - Haaretz - #Israel News | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/.premium-how-a-likud-mk-talked-her-way-to-the-top-1.5277198

    2012,

    In November, she gleefully declared she is “happy to be a fascist” during a televised interview, a statement that could be seen as both hilarious and frightening. Mostly frightening.

    Actuellement ministre des sports


  • Israeli minister gets ’Palestine’ removed from NBA site
    http://www.tampabay.com/israeli-minister-gets-palestine-removed-from-nba-site-ap_world20a56324e0bc

    Israel’s sports minister says she got the words “Palestine-occupied territory” removed from an NBA website.

    Miri Regev, in her letter to NBA Commissioner Adam Silver, called Palestine “an imaginary ’state’.” She said the listing was not in line with President Donald Trump’s recent recognition of Jerusalem as Israel’s capital.


  • Israel: Apartheid under the law

    If a genuine opposition existed in Israel with a worthy leader, it would shout from every platform that the policy of theft and dispossession is destroying whatever chance remains of a two-state solution

    Zeev Sternhell Nov 23, 2017
    read more: https://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.824732

    In the past, a story was famously told in Israel about a clash between Golda Meir and Justice Minister Haim Tzadok, who disagreed with her in a cabinet meeting. At the end of the meeting, she went over to him and told him she thought they were friends. Yes, he replied, but I’m also the justice minister of Israel.
    His words reflected the governmental culture of yore, a culture that current Justice Minister Ayelet Shaked and her post-fascist party deem infantile. But the crude violence she propagates is much more dangerous than the primitive vulgarity of Likud’s Miri Regev, David Amsalem or Oren Hazan.
    This is all nothing new. What’s new is the way the attorney general is kowtowing to the will of the justice minister and her party. Shaked wanted Avichai Mendelblit from the beginning, apparently because she knew from what cloth the former cabinet secretary was cut regarding issues critical to the government – the occupation, the settlements and Palestinian rights.
    And now he’s supplying the goods. How is the heir to Haim Cohen, Aharon Barak and Yitzhak Zamir not embarrassed to revoke his professional opinion concerning the “illegal outposts” – as if the rest were legal – while brazenly sanctioning the minister’s request to steal Palestinian land, both private and public, for the “public need” of the settlers; i.e., to pave roads for Jews only? This is what the rule of law has come to in Israel.
    Based on the figures reported by Nahum Barnea in Yedioth Ahronoth last Friday, an extensive amount of territory is to be expropriated and, for the convenience of the occupiers, construction will be prohibited “only” on some of it. This isn’t the first intolerable act of an apartheid system that receives a legal seal of approval. High Court petitions against the move will surely be filed, but they may not be enough to bring this policy to an enduring halt. Settlement advocates dominate in the government and the army, so there’s no real way to stop it.
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    So there is no recourse but to call on public opinion, the media and the universities to apply pressure. There is an urgent need for a broad campaign on American and European campuses, and in EU institutions, against this apartheid. The Israeli public is an equally important target, and in the absence of an active opposition party, the social justice organizations must reach this audience.

    If a genuine opposition existed in Israel with a worthy leader, it would be shouting from every possible platform that the policy of theft and dispossession is destroying whatever remains of the possibility of separating from the Palestinians via the establishment of a Palestinian state. Who will fight this government? Certainly not someone who thinks that groveling and ideological kowtowing to the right are the recipe for getting elected.
    It’s important to stress that there’s a big difference between appealing to groups that, for historical reasons, can’t identify with Labor, and signing on to the right’s crude nationalism. This nationalism is a violent and destructive European phenomenon that has nothing to do with the culture of North African Jewry, any kind of Jewish identity or the Jewish religion. To win the hearts of the people who live in the country’s outskirts, it’s not necessary to support the occupation and settlements, which does nothing to redress social injustice – just the opposite.
    Thus a party that wants to replace Likud in power must first convince people that it has an alternative national policy. This goal will not be achieved by making foolish statements about how peace can be reached with the Palestinians without evacuating a single settlement, or by being complicit in turning Judaism into a means of control and oppression of people who had the misfortune not to be born Jews.

    Zeev Sternhell
    Haaretz Contributor

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  • Pourquoi Ziad Dueiri n’est pas un héros national libanais | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/300917/pourquoi-ziad-dueiri-n-est-pas-un-heros-national-libanais

    Le 24 septembre 2017, Miri Regev, ministre israélienne de la Culture, a demandé au Procureur général d’Israël Avichai Mandelblit d’ouvrir une enquête sur le réalisateur Mohammed Bakri, un Palestinien détenteur de la citoyenneté israélienne. L’auteur de Jénine Jénine (2002) s’était en effet rendu les jours précédents au Liban. Trois ans plus tôt, en janvier 2014, c’est un jeune écrivain palestinien, Majd al-Kayali, qui était arrêté à l’aéroport de Tel Aviv pour s’être rendu à Beyrouth à l’invitation du quotidien al-Safir. Les Palestiniens de Cisjordanie qui se rendent au Liban à l’invitation de centres de recherches, d’associations ou d’universités libanaises sont toujours susceptibles d’être interrogés et appréhendés par l’armée israélienne à leur retour. Cela fait rarement l’actualité.

    « L’affaire Ziad Doueri » a par contre été bien plus médiatisée. Le 10 septembre 2017, le réalisateur franco-libanais Ziad Doueiri est arrêté par la Sûreté Générale libanaise à l’aéroport de Beyrouth. Relâché après deux heures d’interrogatoires, il est convoqué le lendemain devant le Tribunal militaire. Ce n’est pas son dernier film, l’Insulte, récemment primé au Festival de Venise, qui est dans le collimateur des autorités libanaises, mais L’attentat, réalisé en 2013 : adapté d’un ouvrage de l’écrivain algérien Yasmina Khadra, l’Attentat a été en partie filmé en Israël, où le réalisateur et son équipe se sont rendus à l’époque. Or, l’article 285 du code pénal libanais, édicté en 1964, pénalise tout citoyen libanais ou tout ressortissant d’un État arabe résidant au Liban qui serait entré en « territoire ennemi » (Israël) sans l’accord du Gouvernement libanais. Le délit est passible d’un an de prison et d’une amende symbolique de 200 000 Livres libanaises (112 euros).

    #Liban #Israël #cinéma #boycott


  • La ministre de la Culture israélienne se déchaîne contre un film candidat aux Oscars
    Par AFP | Mis à jour le 21/09/2017
    http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/09/21/03002-20170921ARTFIG00008-la-ministre-de-la-culture-israelienne-se-dechaine

    Miri Regev est indignée par le long-métrage Foxtrot , éligible aux Oscars, qui relate l’occupation israélienne en Palestine. Elle juge l’œuvre primée à la Mostra de Venise « diffamatoire » et « mensongère », bien qu’elle ne l’ait jamais vue.

    Un film israélien candidat aux Oscars a suscité mercredi l’indignation de la ministre de la Culture Miri Regev pour qui cette œuvre prête le flanc à une accusation de « meurtre rituel » à l’encontre de soldats israéliens. Foxtrot, qui a obtenu cette année le Lion d’argent Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise, raconte une histoire de deuil avec pour toile de fond deux générations traumatisées par le service militaire et traite notamment de l’occupation israélienne des territoires palestiniens.

    Ce film réalisé par Samuel Maoz a remporté mardi le prix de l’Académie israélienne du Film, qui doit lui permettre d’être sélectionné aux Oscars dans la catégorie des films étrangers. Ce choix a été dénoncé par Miri Regev, qui entretient des relations tumultueuses avec le monde artistique de son pays. Elle n’a d’ailleurs pas été invitée à la cérémonie de remise des prix.

    Reconnaissant ne pas avoir vu le film, la ministre s’est insurgée contre une scène du film qui montre des soldats israéliens tuant un Palestinien innocent dans un moment de panique. Un officier masque alors la bavure : « Il s’agit d’une terrible accusation de meurtre rituel », s’est indignée Miri Regev dans une vidéo sur sa page Facebook. Avant d’ajouter : « En tant que ministre et mère d’enfants qui ont servi au sein de Tsahal (l’armée israélienne) j’ai honte qu’un tel film ait obtenu une récompense aussi prestigieuse. »


  • A la recherche d’un refuge en Israël : questionnement sur les demandeurs d’asile venus d’Erythrée

    C’est à la lecture de ces mots, prononcés en mai 2012 par Miri Regev, ministre israélienne de la culture, que j’ai décidé d’effectuer un travail de recherche sur la situation des demandeurs d’asile africains en Israël, au sein du Centre de Recherche Français à Jérusalem (CRFJ) durant l’été 2015. En raison de ma formation académique très centrée sur les droits de l’homme, cette expression m’a choquée au premier abord, puis elle m’a donné envie de réfléchir. En effet, Israël fait face depuis une décennie à une arrivée massive de migrants venus du Soudan et des pays de la Corne de l’Afrique, principalement d’Érythrée. Il ne s’agit pas d’une immigration appuyée par le pays d’accueil pour des raisons religieuses comme cela avait pu être le cas dans les années 1980 avec les juifs éthiopiens. En effet, les opérations « Moïse » et « Salomon »[2] menées par Israël et les Etats-Unis pour les sauver de la grande famine touchant à cette époque le pays, ont été grandement motivées par des raisons religieuses et démographiques. Il s’agissait d’augmenter le nombre de juifs présents sur le territoire israélien. Ces deux « sauvetages en masse » conduiront ensuite 6 000 Ethiopiens à accomplir leur alya[3], mettant pratiquement fin à l’existence de la communauté juive d’Éthiopie, vieille de 3 000 ans.


    http://crfj.hypotheses.org/379
    #Israël #migrations #réfugiés #réfugiés_érythréens #asile #Erythrée #Holot #détention_administrative #rétention
    via @ville_en


  • More moral than the Shin Bet - Opinion

    A Likud legislator criticizes the security service, and people rush to defend this enabler of the tyrannical occupation

    Gideon Levy Jul 30, 2017
    read more: http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.804072

    How scandalous: Coalition Chairman David Bitan criticized the Shin Bet security service. How dare he? He said they’re cowards who only want to get home safely. What gall! They protect him day and night and he’s a bigger coward – he hid for a month when his checks bounced.
    And who raised the cry? The Zionist left, obviously. This includes all those patriots, friends of the Shin Bet, from Isaac Herzog to Ofer Shelah, as well as the daily Yedioth Ahronoth, which put on a particularly grotesque show the other day, showing what could be likened to a sequel to “The Gatekeepers.”
    Whereas in Dror Moreh’s excellent documentary former Shin Bet heads lament the occupation, in which they obviously played no role, in part two they would whine about some guy Bitan daring to criticize the apple of their eyes. The old-boy network, excluding Likud’s Avi Dichter, whose spokesman said he couldn’t be located (speaking of cowards), called on politicians to keep their hands off this organization.
    They’re very sensitive people, these Shin Bet chiefs, fragile and vulnerable, just like the organization they used to command. They were thus offended to the depths of their souls by Bitan’s comments, as well as those by Culture Minister Miri Regev, who called the Shin Bet’s positions “delusional.” The Shin Bet as victim – soon we’ll be passing around donation trays – the heart commiserates with this moving welfare organization and its wonderful employees, the gatekeepers of Israel who never sleep, while Bitan only talks.


  • La robe de la ministre israélienne de la Culture provoque la polémique sur les marches de Cannes | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-robe-de-la-ministre-isra-lienne-de-la-culture-provoque-la-pol-miqu

    L’objet de la polémique : une robe longue blanche et dorée sur laquelle est imprimée une vue de Jérusalem comprenant la Tour de David, le Dôme du Rocher et le Mur occidental.

    Selon ses propres déclarations, la ministre voulait marquer « les 50 ans de la libération et de la réunification de Jérusalem ».

    « Je suis fière de célébrer cette date historique par le biais de l’art et de la mode, et je suis heureuse que cet ouvrage réalisé par le styliste israélien Aviad Herman soit si émouvant et qu’il honore le beau statut de notre capitale éternelle, Jérusalem. »

    Sur Twitter, l’enthousiasme était moins partagé. Plusieurs utilisateurs ont détourné sa robe en y incrustant le mur de séparation construit par Israël dans les territoires palestiniens ou encore des scènes de bombardements israéliens sur la bande de Gaza.

    https://twitter.com/BalkisCj/status/865154045224394752


  • Israel backtracks, delays vote after initially agreeing to EU program that excludes settlements - Israel News - Haaretz.com

    Following Haaretz report, Israel changes course on proposal for joint culture program that would have effectively endorsed European boycott of the settlements in the West Bank, East Jerusalem and the Golan Heights.

    Barak Ravid Jan 29, 2017
    read more: http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.768161

    Culture and Sports Minister Miri Regev said on Sunday morning, following a report in Haaretz, that she objects to a proposal set to be brought to the cabinet on Israel joining an EU cultural initiative since it would exclude the settlements. Since then, the cabinet secretariat announced that the issue will be taken off the agenda of Sunday’s cabinet meeting. 
    Regev published her statement despite the fact that the official document on the government proposal, circulated to ministers by the Prime Minister’s Bureau on Wednesday, clearly states that she supports the move.
    The EU program, called Creative Europe, involves cooperation between EU and non-EU countries in the areas of culture and media. The significance of the proposal is that the government of Israel would in effect be agreeing to a European boycott of the settlements in the West Bank, East Jerusalem and the Golan Heights.
    “The culture minister supports international cooperation in the field of culture. However, if the agreement with the European Union that the Foreign Ministry is proposing includes a boycott of Judea and Samaria – Minister Regev will oppose it and the Culture Ministry won’t be a party to this agreement,” the statement said, referring to the West Bank settlements.
    Regev’s office also said that she plans to turn to Prime Minister Benjamin Netanyahu, who is to submit the proposal in his capacity as foreign minister, clarify her opposition and ask to remove the topic from the cabinet meeting’s agenda.
    By joining the initiative, Israel would be showing its willingness to accept the exclusion of cultural institutions from the settlements in exchange for EU funding of institutions within Israel.


  • Le défunt poète national palestinien va continuer à hanter Israël
    dimanche 24 juillet 2016
    par Gidéon Lévy – 23 juillet 2016 – Haaretz – Traduction CSPRN [Comité Solidarité Palestine de la Région nazairienne] relu et corrigé par JPP.
    http://chroniquepalestine.com/defunt-poete-national-palestinien-va-continuer-a-hanter-israel

    Mahmoud Darwish insiste pour mentionner ce que les Israéliens ne veulent pas reconnaître : Un grand péché a été commis ici lorsque l’État d’Israël a été fondé en 1948.

    Le spectre du poète national palestinien Mahmoud Darwish ne nous quittera jamais. Périodiquement, une chasse aux sorcières éclatera sur sa poésie, en remuant les émotions et agaçant les Israéliens jusqu’à ce qu’ils le comparent à Hitler. Cela s’atténue mais cela revient à nouveau plus tard. Il n’y a pas moyen d’y échapper. Aucun des fantômes de la guerre d’indépendance de 1948 nous laissera jusqu’à ce que nous reconnaissions notre culpabilité, admettions le péché et en assumions la responsabilité en présentant des excuses, en versant des indemnités et, surtout, jusqu’à ce que nous changions nous-mêmes. Sans cela, les fantômes continueront à nous tourmenter et ne nous donnerons pas de repos.

    Le plus récent scandale de Darwish, qui a été attisé par deux ministres ignorants – la ministre de la Culture et des Sports Miri Regev et le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, dont il est douteux qu’ils aient jamais lu un poème de Darwish – est un autre maillon de la chaîne. Malgré leur ignorance, ces deux-là savaient qui attaquer. Ils savaient que, plus que toute autre personnage, Darwish frappe le nerf le plus sensible de la société israélienne et rend les Israéliens fous à chaque fois. Ils essayent toujours de le dissimuler par n’importe quel moyen – cachant, niant, mentant et réprimant – mais toujours sans succès.

    Darwish touche au péché originel, ce qui fait de lui un Hitler. Il expose la plaie béante, ce qui le place en dehors des limites. Si les Israéliens étaient convaincus qu’il n’y avait eu aucun péché, ni aucune plaie ouverte, ils n’auraient pas si peur de sa poésie. S’ils étaient convaincus que tout avait été fait correctement à l’époque, en 1948, et que rien n’aurait pu être différent, Darwish aurait été relégué au domaine des départements de littérature.(...)

    https://seenthis.net/messages/511473


  • The Mahmoud Darwish Poem That Enraged Lieberman and Regev - Poem of the Week - Haaretz

    http://www.haaretz.com/israel-news/culture/poem-of-the-week/1.732421

    Aux chiottes Lieberman, aux chiottes.

    ID Card

    Mahmoud Darwish

    Write it down! I’m an Arab
    My card number is 50000
    My children number eight
    And after this summer, a ninth on his way.
    Does this make you rage?
    I am an Arab.
    With my quarry comrades I labor hard
    My children number eight
    I tug their bread, their clothes
    And their notebooks
    From within the rock
    I don’t beg at your door
    I don’t cower on your threshold
    So does this make you rage?
    Write it down!
    I am an Arab.
    I am a name with no honorific.
    Patient in a land
    Where everything lives in bursting rage
    My roots were planted before time was born
    Before history began
    Before the cypress and the olive trees
    Before grass sprouted
    My father is from the plough clan
    Not from the noble class
    My grandfather was a peasant farmer
    Had no pedigree
    Taught me the pride of the sun
    Before teaching me to read
    A shack to guard groves is my home,
    Made of branches and reeds
    Are you pleased with my status?
    I am a name with no honorific.
    Write it down!
    I am an Arab.
    Hair color: charcoal
    Eye color: brown
    Attributes:
    A cord around the quffiyeh on my head
    My hand as hard as rock
    That scratches if you touch it
    My address:
    I am from a forgotten abandoned village
    Its streets nameless
    All its men in the fields and quarries
    Does this make you rage?
    Write it down!
    I am an Arab.
    You have stolen my ancestors’ groves
    And the land we cultivated
    I and all my children
    Leaving nothing for us and all my grandchildren
    Except these rocks
    Will your government take them
    Like people say?
    Therefore,
    Write down on the top of the first page:
    I do not hate people
    And I do not steal from anyone
    But if I starve
    I will eat my oppressor’s flesh
    Beware, beware of my starving
    And my rage.

    1964. Translated from Arabic by Salman Masalha and Vivian Eden

    In yet another swipe by Prime Minister Benjamin Netanyahu’s government at freedom of the press, Defense Minister Avigdor Lieberman summoned Army Radio commander Yaron Dekel for a dressing-down over the broadcast last week of a discussion of this poem by Palestinian poet Mahmoud Darwish – in a series on formative Israeli texts on the station’s “University on the Air” program.

    Earlier, Culture and Sport Minister Miri Regev slammed the radio station, which has been on the government’s hit list for a while, for having “gone off the rails.”

    #darwish for ever

    • Inscris « Je suis Arabe », Mahmoud Darwich

      Inscris !
      Je suis Arabe
      Le numéro de ma carte : cinquante mille
      Nombre d’enfants : huit
      Et le neuvième. . . arrivera après l’été !
      Et te voilà furieux !

      Inscris !
      Je suis Arabe
      Je travaille à la carrière avec mes compagnons de peine
      Et j’ai huit bambins
      Leur galette de pain
      Les vêtements, leur cahier d’écolier
      Je les tire des rochers. . .
      Oh ! je n’irai pas quémander l’aumône à ta porte
      Je ne me fais pas tout petit au porche de ton palais
      Et te voilà furieux !

      Inscris !
      Je suis Arabe
      Sans nom de famille – je suis mon prénom
      « Patient infiniment » dans un pays où tous
      Vivent sur les braises de la Colère
      Mes racines. . .
      Avant la naissance du temps elles prirent pied
      Avant l’effusion de la durée
      Avant le cyprès et l’olivier
      . . .avant l’éclosion de l’herbe
      Mon père. . . est d’une famille de laboureurs
      N’a rien avec messieurs les notables
      Mon grand-père était paysan – être
      Sans valeur – ni ascendance.
      Ma maison, une hutte de gardien
      En troncs et en roseaux
      Voilà qui je suis – cela te plaît-il ?
      Sans nom de famille, je ne suis que mon prénom.

      Inscris !
      Je suis Arabe
      Mes cheveux. . . couleur du charbon
      Mes yeux. . . couleur de café
      Signes particuliers :
      Sur la tête un kefiyyé avec son cordon bien serré
      Et ma paume est dure comme une pierre
      . . .elle écorche celui qui la serre
      La nourriture que je préfère c’est
      L’huile d’olive et le thym

      Mon adresse :
      Je suis d’un village isolé. . .
      Où les rues n’ont plus de noms
      Et tous les hommes. . . à la carrière comme au champ
      Aiment bien le communisme
      Inscris !
      Je suis Arabe
      Et te voilà furieux !

      Inscris
      Que je suis Arabe
      Que tu as rafflé les vignes de mes pères
      Et la terre que je cultivais
      Moi et mes enfants ensemble
      Tu nous as tout pris hormis
      Pour la survie de mes petits-fils
      Les rochers que voici
      Mais votre gouvernement va les saisir aussi
      . . .à ce que l’on dit !

      DONC

      Inscris !
      En tête du premier feuillet
      Que je n’ai pas de haine pour les hommes
      Que je n’assaille personne mais que
      Si j’ai faim
      Je mange la chair de mon Usurpateur
      Gare ! Gare ! Gare
      À ma fureur !

    • The Late Palestinian National Poet Will Continue to Haunt Israel

      Mahmoud Darwish insists on mentioning what Israelis don’t want to acknowledge: A great sin took place here when the State of Israel was founded in 1948.
      Gideon Levy Jul 23, 2016 11:53 PM
      http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.732885

      The specter of Palestinian national poet Mahmoud Darwish will never leave us. Every few years, a witch hunt will erupt over his poetry, stirring emotions and riling Israelis until they compare him to Hitler. It subsides but then revives again. There’s no escaping it. None of the ghosts of the 1948 War of Independence will leave us until we recognize the guilt, acknowledge the sin and take responsibility for it by apologizing, paying compensation and, above all, changing ourselves. Until then, the ghosts will continue to torment us and not give us rest.

      The most recent Darwish scandal, which was fanned by two ignorant ministers – Culture and Sports Minister Miri Regev and Defense Minister Avigdor Lieberman, whom it’s doubtful ever read a Darwish poem – is another link in the chain. Even in their ignorance, the two knew whom to attack. They knew that, more than any other figure, Darwish hits Israeli society’s most sensitive nerve and drives Israelis crazy every time. They always try to cover up any way they can – concealing, denying, lying and repressing – but always without success.

      Darwish touches on the original sin, which makes him Hitler. He exposes the gaping wound, which makes him off-limits. If Israelis had been convinced that there was no sin and no bleeding wound, they wouldn’t have been so afraid of his poetry. If they were convinced that everything had been done properly back then, in 1948, and that nothing could have been different, Darwish would have been left to the realm of literature departments.

      But the late poet insists on mentioning what Israelis don’t want to know: a great sin took place here. The establishment of Israel – just as it was – was accompanied by the unforgiveable crime of ethnic cleansing of wide parts of the country. No Jewish National Fund grove can cover up the moral ruins on which the state was built. Israel added insult to injury by not allowing the Palestinians who were expelled or fled to return. A thousand historical testimonies, which we also avoid like fire, are not equal to one line of Darwish poetry: “Where will you take me, my father?”

      I will never forget that punch to the stomach, or rather, the dagger to my heart, from the Spring 1996 issue of the Hebrew journal Hadarim, edited by Halit Yeshurun. A dozen pages of Darwish poems from “Why Did You Leave the Horse Alone?” (translated into Hebrew by Anton Shammas): “And who will live in the house after us, my father? / The house, my son, will remain as it was! / Why did you leave the horse alone? / To keep the house company, my son. / When their residents go, the houses will die. / Together we will hold on / until we return. / When, my father? / Tomorrow, my son, and perhaps in another day or two! / That tomorrow trailed behind them, chewing the wind / in the endless winter nights.”

      I didn’t know at the time, and don’t know today, what we as Israelis do with those lines. With: “In our hut, the enemy rids himself of his rifle / which he lays on my grandfather’s chair. He eats of our bread / like guests do, and without being moved. Grabs a little nap / on the bamboo chair.”

      Or: “Ask how my home is doing, foreign sir. / My small coffee cups / of our bitter coffee / still left as they were. Will it enter your nose / the scent of our fingers on the cups?” Or: “And I will carry the yearning / until / my beginning and until its beginning / and I will go on my way / until my end and until its end”!

      Darwish’s end came too early, unfortunately, and some time ago, in 2008. But it was not the end of his poetry – just ask Regev and Lieberman. The year 1948 was also some time ago but, just like Darwish’s poetry, it has never ended, not even for a moment. Israel has never altered its conduct – not its violent and overbearing approach to the Palestinians, who were born here, not their dispossession, the occupation and sometimes also their expulsions.

      In 2016, Israel is handling the Palestinians exactly like it did in 1948. That’s why Darwish isn’t leaving Israel alone, and that’s why he’s so frightening to the country: He confronts Israel with the most primordial truth about itself.


  • Change for Peace Will Only Come From Outside Israeli Society

    The center is closer to Likud than the left, so the Paris conference is an important step if the United States and European Union treat it with the necessary gravitas.

    Zeev Sternhell Jun 03, 2016 12:33 AM

    http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.722899

    It’s hard to understand what all the commotion was about. After all, the new government is exactly what most voters wanted to see when they left the polling booths at the last election.

    To most of the public, Avigdor Lieberman, Naftali Bennett and Benjamin Netanyahu were meant for each other. All three believe that liberal democracy – with its moral and intellectual values, respect for individual rights without regard to religion or nationality, and system of checks and balances – is nothing but an infantile invention or a mere deception.

    All three are united in their belief that the system has to undergo a thorough change and that in the nation-state of the Jewish people, Jews must enjoy absolute priority. To achieve this, the “judicial revolution” of previous years must be erased, with the justice system subordinated to the executive branch.

    If the majority wishes to expel elected Knesset members whose loyalties it feels are unsatisfactory, or if the majority decides that leftist NGOs or human rights groups are foreign agents, the Supreme Court has no right to intervene. Justices weren’t elected and their guiding principles were never ratified by voters. This is what democracy means to these three.

    They also share the view that relinquishing control of the West Bank in order to end the conflict with the Palestinians is absurd. What sane country would volunteer to give up such assets? Israel is stronger than ever, so there is no need to change the status quo. The occupation and apartheid regime in the territories are legitimate and have become a permanent fixture via the settlement enterprise.

    All this leads to the conclusion that a profound change will not come from within Israeli society, only from without. This is so for the simple reason that most of the center’s leaders hold views similar to the right’s. The style is different and most centrist MKs don’t resemble Likud’s Miri Regev or Oren Hazan, but ultimately Moshe Kahlon, Yair Lapid and Isaac Herzog are closer to Likud than to Meretz.

    This is why the international conference in Paris is an important step forward if the United States and European Union treat it with the necessary gravitas. Recruiting international public opinion in the media and at universities is also important, but this effort will take several years to bear fruit.

    Indeed, if striving for a two-state solution becomes important enough to the Americans and Europeans, they have all the tools to take action. All the Israelis need to realize that the occupation has a price is for the Americans to whisper in the prime minister’s ear that if one more housing unit goes up in the West Bank beyond the 1967 borders or if one new outpost is established, American military aid will stop greasing the wheels of Israel’s arms makers.

    Let the Israeli taxpayer try paying for research and development and sustaining thousands of jobs. In addition, diplomatic assistance at the UN Security Council could be predicated on significant progress on the Palestinian front. No more free lunch. When the automatic American veto is lifted, Israel will be held responsible for its actions. Everyone knows that it takes one harsh Security Council resolution to shock us more than years of polite talk.

    The Europeans can do their part by deciding that the settlements are not part of Israel. They can support Israel’s economic and cultural prosperity while boycotting the settlements. This is the only way to help us extricate ourselves from the morass we’re mired in.


  • A Flagship of Israeli Journalism Joins the Ranks of False Propaganda -
    The investigative TV program ‘Uvda’ should be ashamed of the report it aired which depicted human rights activists as dangerous, while ignoring the occupation.

    Gideon Levy Haaretz - Jan 10, 2016 1
    read more: http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.696456
    http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.696456

    Channel 2’s investigative television program “Uvda” (“Fact”) broadcast its 600th show last week, paying homage to itself by reminding us of a few of its greatest moments.
    But the 600th show itself is something it will want to erase from its memory, something it will be embarrassed about some day.
    It marked the passage from intentionally avoiding dealing with the issue of the occupation, which could anger the viewers and reduce ratings, to actively contributing to propaganda and incitement. The fig leaf withered away in the 600th program. As did the loss of any semblance of fairness and professionalism.
    In a report on left-wing groups which operate in the West Bank, Uvda aired secretly recorded footage of Israeli activist Ezra Nawi saying that he had exposed Palestinian land brokers who sold West Bank land to Jews, and turned them over to the Palestinian Authority.The right wing and the settlers celebrated the event of course. Another outpost has fallen into their hands. They have already compared the left-wing activist Nawi to the Duma murderers, no less. The rightists and settlers, known for their deep concern about the lives of Palestinians, were shocked by Nawi’s statements. But the right is not the story. The story is how a lethal virus has penetrated what is almost the last outpost of real journalism.
    How has a McCarthyist right-wing organization, whose motives are clear (and despicable) and whose sources are unknown, succeeded with such ease in enticing such respected journalists as Ilana Dayan and Omri Assenheim? How has this flagship joined the ranks of the false propaganda which masquerades as journalism?
    That is how to conduct delegitimization. That is how it is done to liberal organizations in the darkest of regimes, and now here too, and on Uvda – no less.
    Presenting the human rights organizations as dangerous groups, and penetrating them, is compared to penetrating ISIS. The McCarthyists are glorified, depicted as heroes of Israel who excelled in battles in Gaza. All these are well-known ploys. And against this background, all that is left is to record Nawi boasting, to catch him uttering the taboo words, to present him as a “senior” activist, to ignore the entire context — the crimes of the occupation and the expulsion form the Southern Hebron Hills, which you never heard about on Uvda. Just ignore the holy work done by left-wing activists in this battered region, spice it with a few lies such as “execution” by the Palestinian Authority, add a few generalizations, suspicions and slander – and the dish is ready.
    There is an “investigation.” Ofir Akunis and Miri Regev are already calling for a trial. In normal times such actions should trouble every advocate of journalism. When the witch hunt is at its height, those who support democracy should lose sleep. Why did Uvda do this? Because there is no show better at adapting itself to the spirit of the times — its secret of survival for over 22 years. And when the times are dark, Uvda too is in the darkness. How characteristic and self-righteous are the confessions of the talented Assenheim on the show’s Facebook page: On the day of the broadcast he wrote: “I am considered a leftist. Israeli patriot, maybe more than ever, but a leftist.”
    That is how it is when the ground is burning under your feet, and you somehow need to save your lost honor. A “leftist” who does not see what the settlers are plotting every day there, in the place where he “revealed” Nawi’s “crimes,” where activists and soldiers need to accompany children to school out of fear of violence.
    The women activists of Machsom Watch offer humanitarian aid to those driven from the Jordan Valley; B’Tselem reports the truth about every killing in the West Bank, and documents for Israelis what is being done in their name; Physicians for Human Rights delivers medical care every week to those who have none; and Anarchists Against the Wall participates every week with unbelievable dedication in righteous protests.
    They are the last moral lighthouse of Israel. They are the insignificant minority that preserves the remnants of Israel’s honor in the world. The right has declared despicable war against them. Now Uvda has joined them. The curtain falls.


  • Extremism & Incitement to Racial Hatred: Senior Israeli Officials in Their Own Words
    http://imeu.org/article/extremism-incitement-to-racial-hatred-senior-israeli-officials-in-their-own

    “A Jew always has a much higher soul than a gentile, even if he is a homosexual.”
    – Then-deputy minister of religious services and current deputy minister of defense, Rabbi Eli Ben-Dahan, 2013.

    “I am happy to be a fascist!”
    – Miri Regev, current minister of culture and sport, 2012.

    “[There are] 92,000 families in Israel in which one of the partners is not Jewish - we have a real problem that we have to deal with."
    – Tzipi Hotovely, current deputy foreign minister, 2011.

    “The Palestinian threat harbors cancer-like attributes that have to be severed. There are all kinds of solutions to cancer. Some say it’s necessary to amputate organs but at the moment I am applying chemotherapy.”
    – Then-general and current defense minister, Moshe Yaalon, 2002.

    “[The way to deal with Palestinians is to] beat them up, not once but repeatedly, beat them up so it hurts so badly, until it’s unbearable.”
    – Benjamin Netanyahu, current prime minister, while in the opposition following his first term as prime minister, caught on video speaking to Israeli settlers, 2001.

    #sionisme #sioniste #Israel #Israël #etat_raciste


  • Palestinian Women, Children Stop IDF Soldier Detaining a Minor - Diplomacy and Defense - Haaretz
    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/1.673469

    L’armée israélienne en concurrence avec #Gorafi:

    According to the army, the youth was throwing stones at the troops, who did not realize he was a minor.

    #mineurs #Palestine #Israël #impunité #Israel