person:mitterrand

    • Dans les commentaires :

      On vit une époque formidable !!! Je suis en accord avec le fou du Puy du fou…..Cette Europe libérale a des “vertus” sidérantes. Devrais-je consulter ? les faits ( connus de tous …semble t-il, mais soigneusement dilués dans les archives) sont ,cependant, suffisamment parlants et ce ne sont pas les contextualisations de circonstances qui en gommeront la gravité. Après comment s’étonner du joyeux bordel dans lequel nous vivons, ils sont vraiment d’une intelligence redoutable pour organiser une superstructure à portée pénitentiaire.La seule réflexion qui me vient est la suivante : Regardons nous dans la bonne direction lorsque l’on nous parle d’extrême droite ?

    • La réponse de Philippe de Villiers aux historiens

      « Un collectif d’universitaires a publié dans Le Monde daté du 28 mars une tribune en riposte à mon dernier livre, J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu. Il le qualifie de « complotiste », tout en expliquant que les pièces inédites que je publie seraient bien connues, et m’attaque pour des propos que je n’ai pas tenus. Ce faisant, il reprend la ligne de la note officielle que vient de diffuser la Commission européenne contre mon livre. Où est donc passé le professeur libre d’esprit et de plume ? Où se cache-t-il, parmi les titulaires des 500 chaires Jean Monnet, 1 500 séminaires et autres modules subventionnés, celui dont les travaux ne reflètent pas la position de Bruxelles ? Sans soutien institutionnel, une idéologie ne tient pas. J’affirme, moi, que les crises multiples, la montée d’un climat insurrectionnel et la désunion européenne d’aujourd’hui sont le résultat d’un déni historique.

      On m’invente d’abord des propos. Je n’ai ainsi jamais écrit que la construction européenne serait d’inspiration nazie. Je dis que le choix de faire l’Europe par l’intégration plutôt que par la coopération était celui exigé par le département d’Etat américain. Il fut porté avec conviction par trois personnalités – Monnet, Schuman et Hallstein – qui avaient pour points communs de haïr De Gaulle, de vouloir une Europe postnationale et atlantiste et de s’être diversement compromis avant 1945.

      De même, je n’ai jamais dit que Hallstein avait eu sa carte au parti nazi. J’affirme en revanche qu’il a bien volontairement et précocement adhéré à la Ligue nazie des enseignants et à la Fédération des juristes nazis. Il a collaboré avec le ministre Hans Frank à la nazification juridique, au rapprochement avec le droit fasciste et aux bases d’un Reich européen. Enfin, et contrairement à la plupart de ses collègues, il fut choisi comme officier instructeur en national-socialisme, sorte de commissaire politique dans la Wehrmacht. Où sont-ils, les indignés ? Pourquoi a-t-il été sélectionné pour être « rééduqué » à Fort Gettyen 1945, être nommé recteur à Francfort en 1946, négocier les traités puis présider la Commission ?

      Les cosignataires expliquent ensuite que mon livre n’apporte, à leurs yeux, rien de nouveau. Pour ma part, j’ignorais que certains articles des traités de Paris et de Rome avaient été rédigés à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. J’ignorais que le choix des présidents de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), d’Euratom et de la Communauté économique européenne (CEE) était validé à Washington. J’ignorais que c’est une agence américaine qui servit de modèle à la Haute Autorité devenue la Commission, ou que la méthode Monnet des « petits pas » avait été inventée par l’école fonctionnaliste américaine.

      J’ignorais qu’un autre récit des origines de l’intégration européenne se nichait dans une vingtaine de boîtes d’archives conservées en Californie, dans le Missouri et en Suisse. J’ignorais que la Fondation Ford faisait autre chose que de la philanthropie et qu’il existât un American Committee for United Europe ouvertement dirigé par les patrons de la CIA, finançant diverses opérations en Europe jusqu’en 1960. J’ignorais que les Mémoires de Monnet n’étaient pas de Monnet et résultaient d’une commande d’outre-Atlantique.

      J’ignorais que M. Schuman, contrairement à de très nombreux Lorrains, dont ceux de ma propre famille, s’était toujours trompé de camp, en 1914 comme en 1940. J’ignorais que Jean Monnet avait été d’abord un banquier d’affaires, sauvé de plusieurs faillites par ses amis de Wall Street, ou qu’il s’était marié à Moscou au moment des purges staliniennes. J’ignorais qu’il avait tenté d’empêcher l’appel du 18 juin à la BBC et recommandé, dans une note au conseiller de Roosevelt, en 1943, de « détruire De Gaulle » . J’ignorais que deux de ses collaborateurs avaient trouvé la panoplie sémantique de la supranationalité à Uriage, sous Vichy. J’ignorais décidément tout ce qu’une historiographie officielle avait oublié de nous dire.

      Enfin, on me dit que le contexte de la guerre froide justifierait tout. Non, la lutte anticommuniste n’impliquait nullement de se soumettre à une puissance étrangère, quelle qu’elle fût. De Gaulle était anticommuniste et œuvra toute sa vie pour une Europe européenne, et non pas américaine, selon la devise « amis, alliés et non alignés ». Pourquoi Monnet et Schuman recevaient-ils, eux, des versements américains tenus secrets si la cause était noble ? Pourquoi y a-t-il eu des contreparties, des rapports d’activité ?

      Il s’agissait d’effacer toute trace de souveraineté en Europe, pour en faire un pur marché ouvert à la surproduction américaine, non plus gouverné mais administré par une Commission supranationale. Les tentatives de création d’une Europe européenne furent torpillées, du plan Fouchet, en 1962, à la Confédération européenne de Mitterrand, en 1991. Objectif atteint : l’Europe est un nain politique, économique et stratégique, une simple escale vers Globalia.

      Personne jusqu’ici ne m’a contredit sur le fond. Ce n’est pas le rêve européen qui aurait mal tourné, mais un vice constitutif qui déploie ses effets. Oui, entre la nation et l’empire, le choix de la nation eût été plus sage. Entre l’équilibre et l’hégémonie, il faut préférer l’équilibre. Ce n’était pas le cas de ces pères fondateurs qui façonnèrent l’Europe selon leur conception saint-simonienne, mercantiliste et globaliste. Le mythe d’une « Europe européenne » soi-disant bâtie contre le retour du Mal, que l’on a vendu à chaque génération depuis soixante ans pour saborder les frontières et les souverainetés, relève, lui, du conspirationnisme.

      Je comprends que beaucoup voient l’idéal et la certitude de toute une vie universitaire ou militante s’effriter devant les faits et documents que je publie. Ce livre ferme un cycle d’enseignement idéologique. Il est la réponse aux gardiens d’un temple qui se fissure de toutes parts. A ce Moloch sans corps, sans âme, sans racines et sans postérité, j’oppose l’urgence de l’Europe véritable, celle des nations et de la civilisation européennes. L’Europe véritable exige la vérité. »

  • Du retour de Malthus et du devoir de dépeuplement
    http://www.dedefensa.org/article/du-retour-de-malthus-et-du-devoir-de-depeuplement

    Du retour de Malthus et du devoir de dépeuplement

    « L’important me disait un jour un riche science-poseur que j’avais connu en pleine dégénération-Mitterrand, ce n’est pas que je sois riche, c’est que les autres soient pauvres ». La ploutocratie appliquée qui dirige cette planète a accompli depuis cette prophétie mais désire la compléter :l’important ce n’est pas que je sois riche, mais que les pauvres le soient plus.

    Nous vivons une époque formidable qui relève des bonnes dystopies des années 70. Je recommanderais ironiquement « Woody et les robots (Sleeper) »… En voyage dans les années 2200 dans une société néototalitaire, notre bon Woody trouve qu’elle ressemble à sa bonne vieille Californie sociétale. On n’y a aucune liberté, on n’y fait plus l’amour ni l’humour… Quant à ce qu’on y mange…

    On n’y voit pas (...)

  • MITTERRAND incarne une des pires droites. | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-roche/blog/250716/mitterrand-incarne-une-des-pires-droites

    Sous le titre « Les insulteurs du parti des fusillés », l’Humanité Dimanche, organe central du PCF dresse un portrait de F. Mitterrand dans son éditorial du 14 novembre 1948 :
    « Secrétaire d ‘Ètat chargé de l’information. À ce titre il est principalement chargé de la diffusion des mensonges. Ce sous ministre aux airs de jeune premier fut l’un des premiers vichystes de France ce qui lui valut de figurer dans la liste des dignitaires de la Francisque avec la rubrique suivante : « Mitterrand François Maurice, né le 26 octobre 1916 à Jarnac Charentes, 20 rue Nationale à Vichy. »
    « L’attribution de la Francisque était subordonnée à l’engagement suivant : Je fais don de ma personne au Maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre. » M. Mitterrand n’est pas un parjure : fidèle à son serment il est toujours dans la tradition vichyste. »

    #droites_extrêmes #collaboration #Vichy #crapules

  • Macron et le couronnement de la génération Mitterrand
    http://www.dedefensa.org/article/macron-et-le-couronnement-de-la-generation-mitterrand

    Macron et le couronnement de la génération Mitterrand

    Certains s’énervent après Macron, il n’y a pas de quoi. De toute manière si le système le remplace, on aura pire après (c’est le syndrome de Denys de Syracuse, étudié ici). Personne ne veut de révolution parce que tout le monde a de quoi bouffer, cliquer et regarder la télé. Le système c’est nous, c’est tout.

    Désolé, mais Macron ce n’est que la continuation de la génération Mitterrand. C’est du présent perpétuel sur trente ans, pas celui sur 200 que j’ai l’habitude de commenter ici, à coups de Nietzsche et de Dostoïevski, de Poe ou de Baudelaire. Autoritarisme (coup d’Etat permanent), haine du peuple et des pauvres, américanisme, inféodation à l’Allemagne, aux richissimes, monarchie culturelle, tout est déjà chez Mitterrand deuxième mouture, chez qui Macron aura (...)

  • Notre-Dame : déferlement de cléricalisme | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/michel-pinault/blog/160419/notre-dame-deferlement-de-clericalisme

    Le dramatique incendie de Notre-Dame à peine maîtrisé, nous assistons à un déferlement -prévisible - de cléricalisme. Les journalistes médiatiques, le plus souvent sans faire preuve d’une once de culture historique, et les éditorialistes commentateurs triés sur le volet, du Figaro à Challenge, rivalisent : l’occasion est trop belle !

    Derrière eux, les Arnaud et les Pinault annoncent des « dons » prodigieux - on peut parier qu’Auteuil-Neuilly-Passy vont se mobiliser - pour contribuer à la « grande souscription nationale » aussitôt annoncée par Jupiter soudain converti en Saint-Louis, bâtisseur de cathédrales.

    Le journal Le Monde va jusqu’à écrire : « La cathédrale a résisté aux nazis, elle ne va pas nous lâcher maintenant » ! Drôle de façon de réécrire l’histoire.

    Comme on le sait, Notre-Dame n’a pas résisté aux nazis et l’Église catholique a été depuis le début et jusqu’à la dernière heure, pétainiste à fond.
    Le cardinal Suhard, archévêque de Paris, anti-communiste et anti-gaulliste, était résolument du côté du régime de Vichy, il était opposé à toute forme de résistance contre l’occupant. Le 26 août 1944, il lui a été interdit d’accueillir le général de Gaulle à Notre-Dame, lors de la messe de Te Deum. Il a été consigné dans ses appartements. C’est tout dire !

    Ce cardinal-archevêque avait accueilli la tournée triomphale de Pétain en avril 1944, et avait également présidé aux obsèques nationales du collaborateur en chef, Philippe Henriot, antisémite notoire, fondateur de la Légion et dirigeant de la Milice, exécuté en juin 1944 par la Résistance.
    Il avait négocié avec l’amiral Darlan, le ministre de l’Éducation nationale, Jérôme Carcopino1 et le ministre de l’Intérieur, Pierre Pucheu, un système de financement de l’école privée catholique, par des subventions de l’État (juillet 1941). Ces subventions étaient réparties par les préfets, dans chaque département. Un horaire commode d’enseignement religieux facultatif fut aussi instauré dans l’enseignement public.

    Le cardinal Baudrillard voyait dans "la noble entreprise" menée par l’Allemagne nazie une "nouvelle croisade". Comme l’archevêque de Paris, il a condamné « les appels à la violence et les actes de terrorisme, qui déchirent aujourd’hui le pays, provoquent l’assassinat des personnes et le pillage des demeures » (appel des évêques de février 1944).

    Aucun prélat n’a rallié Londres pendant la guerre. Si certains d’entre eux ont couvert des actes de Résistance ou même appuyé la Résistance, si bien sûr des catholiques ont été des résistants (Témoignage chrétien a été créé dans la Résistance), l’Église dans son ensemble est restée fidèle à Pétain jusqu’au bout.
    Inutile d’évoquer, en plus, le rôle bien connu du Pape Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale....

    Laisser entendre que Notre-Dame ait résisté aux nazis, laisse rêveur…

    Tout le siècle précédant ces épisodes avait été marqué par les luttes entre l’Église et la République. Monarchiste tant que cela a été possible, hostile à la démocratie, l’Église a dénoncé et combattu l’esprit et le projet de la Révolution française.
    Elle a tout fait pour préserver son emprise sur les jeunes esprits, obtenant des régimes conservateurs successifs (Restauration, Second Empire) le rétablissement et la préservation de ses privilèges en matière d’enseignement, elle a combattu de toutes ses forces l’enseignement laïc, public et obligatoire ; elle s’est opposée à l’éducation des filles. Elle s’est constamment opposée à toutes les formes d’émancipation, suffrage universel, luttes des prolétaires contre le patronat « de droit divin », droits des femmes, divorce, contraception, interruption de grossesse. J’en passe.

    Quand on dit « l’Église », il faut préciser le clergé, depuis la tête – le Pape – jusqu’à chaque curé de chaque paroisse, en passant par les ecclésiastiques (évêques, archevêques, cardinaux), les ordres et les congrégations, le catéchisme, l’immense presse confessionnelle, le culte des saints (Sainte-Vierge, Jeanne d’Arc, Bernadette Soubirous, Thérèse de Lisieux), les processions publiques, les cérémonies officielles. D’où le nécessaire anticléricalisme républicain, d’où le combat jamais achevé pour la laïcité et pour la séparation de l’Église et de l’État, comme condition de la libération de la population vis à vis de la tutelle religieuse.

    La réaction reste, en France, alignée sur ce que l’Église a de plus conservateur. Celle-ci reste, pour les élites privilégiées, l’ultime garant de l’ordre moral et social - comme l’armée et, de nos jours, les médias dominants qui se moquent comme d’une guigne que la majorité des Français sont sans affiliation religieuse. Pour ces raisons, pour les progressistes, plus que jamais, « l’anticléricalisme, c’est l’asepsie », comme on disait, dans les milieux républicains qui n’étaient pas encore majoritaires et se mobilisaient dos au mur, dans les années 1900.

    Notre-Dame, cette enclume plantée au cœur de l’île de la Cité, a longtemps symbolisé le pouvoir ecclésiastique aussi bien que le pouvoir royal. Quoi qu’il en soit de sa beauté architecturale portant l’empreinte du génie de ses constructeurs et du travail des milliers d’ouvriers qui l’ont édifiée, quoi qu’il en soit de l’œuvre de Victor Hugo qui a voulu magnifier sa dimension populaire, son caractère symbolique écrasant - qu’on a si bien su imiter et renouveler en édifiant le Sacré-Cœur - ne se laisse pas ignorer. Elle reste un lieu dont les puissants qui viennent s’y faire consacrer - souvenons-nous de la messe pour Mitterrand - usent et abusent pour signifier qu’ils restent les maîtres.

    • « Tout va au grand corps qui est là et qui brûle sous nos yeux. »

      https://www.youtube.com/watch?v=hg1QscTzwLo

      Athées ou croyants, Notre-Dame est notre cathédrale commune. Le vaisseau, la nef qui nous porte tous sur le flot du temps. Et je crois que nous l’aimons de la même façon. Il y a ceux pour qui la main de Dieu est à l’œuvre dans l’édification de ce bâtiment. Mais ils savent que si elle y parait si puissante, c’est sans doute parce que les êtres humains se sont surpassés en mettant au monde Notre-Dame. Et d’autres, ceux qui connaissent le vide de l’Univers privé de sens et l’absurde de la condition humaine, y voient par-dessus tout cette apothéose de l’esprit et du travail de milliers de femmes et d’hommes durant deux siècles et depuis plus de huit cent ans. Ils ressentent ce que la cathédrale a signifié depuis sa première heure, quand elle n’était encore qu’un plan, et à l’instant où fut planté le clou d’or d’où seront tirées toutes les lignes et commencés tous les calculs.

      Bien sûr, Notre-Dame accueille tout le monde, et la foi catholique l’anime. Mais elle n’appartient à personne ou bien seulement à tout le monde, comme les pyramides du plateau de Gizeh. Tout le monde, c’est-à-dire la cohue sans fin des générations qui se sont mise les unes sur les épaules des autres jusqu’au sommet des tours, des flèches, et ne se sont jamais arrêtés en chemin vers le ciel, l’espace, la lune, les planètes, les étoiles ! Du premier calcul pour faire tenir debout une voute de 33 mètres de hauteur à celui qui a permis à la sonde Rosetta et son émissaire Philae de parvenir jusqu’à l’astroïde Tchouri, la patate glacée dans l’espace, c’est tout un. Et avant la cathédrale, je dirai que le temple d’Apollon qui se trouvait là visait de même. Que le bâtiment soit un édifice religieux n’empêchera jamais qu’il soit l’incarnation de la victoire de nos anciens contre l’obscurantisme.

      Des croisades, on ramena les sciences mathématiques, physiques et chimiques que l’Orient avait conservées. Elles germèrent dans les esprits. Elles y mirent un terrible dilemme. Il n’a jamais quitté notre civilisation. Il a pris successivement mille visages. Il hante encore l’esprit de chacun tout entier dès qu’il pense. Le voici : il y a la vérité révélée, celle qui vient de l’extérieur, qui est affirmée par la coutume ou la religion et qui s’impose avec le visage rassurant de l’évidence. Et il y a celle que l’on trouve avec son propre cerveau, d’après sa propre enquête, ses propres calculs, celle que la science approche chaque jour d’un peu plus près. Toute la dignité de l’être humain est dans cette tension qui le pousse à décider par raison davantage que par instinct, par réflexion indéterminée plutôt que par le comportement programmé de son espèce.

      Notre-Dame est le signal d’un temps nouveau qui commençait. Il symbolise la douleur du savoir qui doute de lui-même pour avancer, l’inébranlable confiance dans l’esprit et dans sa victoire possible contre l’ombre qui masque, la mort qui soustrait et l’ignorance qui trompe. Notre-Dame est un message universel. Le peuple de France ne s’y est pas trompé. Tous ses grandes heures y ont transité. Des premiers États Généraux à la victoire sur les nazis, la nef a accueilli toutes nos clameurs libératrices. Je me dis qu’elle ne brûlera jamais tout à fait. Il en restera toujours un morceau qu’un être humain voudra continuer vers le ciel.

  • Quand Cicéron explique Macron…
    http://www.dedefensa.org/article/quand-ciceron-explique-macron

    Quand Cicéron explique Macron…

    Pour parler de lui et de ce qu’il nous inspire, je ne connais rien de mieux que cet extrait de la Biographie universelle, publiée en 1814 et retrouvée par votre serviteur grâce à Google books :

    « Étonné d’entendre une vieille femme prier les dieux de conserver les jours de Denys, il voulut connaître le motif d’une prière si extraordinaire, tant il connaissait la haine qu’on lui portait. « Je prie les dieux, lui dit cette femme, de te donner une longue vie, parce que je crains que celui qui te succédera » ne soit plus méchant que toi, puisque tu es pire que tous ceux qui t’ont précédé (1). »

    Eh oui, certains se plaignaient du président Coty, qui eurent la cinquième république ; de de Gaulle, qui eurent Pompidou et Giscard ; de Mitterrand, qui eurent Chirac ; de Sarkozy et de (...)

  • La guerre nucléaire qui vient | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2019/02/26/guerre-nucleaire-vient

    par Jean-Pierre Dupuy

    Chacun des deux partenaires accuse l’autre d’être de mauvaise foi et d’avoir violé le traité INF depuis longtemps. L’un et l’autre ont de bonnes raisons pour le faire. Ensemble, ils se comportent comme des garçons de onze ans se querellant dans une cour de récréation et répondant au maître : « M’sieu, c’est pas moi qui ai commencé ». À ceci près que l’enjeu n’est pas moins que la paix du monde. L’opinion internationale – « le maître » – craint une nouvelle course aux armements. Si ce n’était qu’une question de moyens ! La fin, c’est les centaines de millions de morts que j’annonçais en commençant.

    On a accusé Donald Trump de n’avoir en tout domaine d’autre politique que celle qui consiste à détricoter tout ce que son prédécesseur Barack Obama a fait, mais sur ce point il est son digne successeur. C’est dès 2014 que l’administration américaine s’est inquiétée du déploiement par les Russes d’un missile de croisière conforme en tous points aux systèmes bannis par le traité INF. Les Russes ont mis ce missile à l’essai dès 2008, sans s’en cacher puisque Poutine se plaignait en 2013 que la Russie, contrainte par le traité, se trouvait entourée en Asie par des pays, la Chine en premier lieu, qui eux étaient libres de se doter d’armes nucléaires de moyenne portée. Après pas mal d’hésitations sur la riposte adéquate, l’Amérique a tranché : le traité est mort.

    De son côté, la Russie accuse l’Amérique de tricher, par exemple en se croyant libre d’installer en Europe de l’Est des systèmes de défense faits de missiles antimissiles. Outre qu’ils violent le traité dit ABM (Anti Ballistic Missile) par lequel les présidents Nixon et Brejnev se sont engagés en 1972 à limiter drastiquement le recours aux technologies de défense contre des attaques nucléaires portées par des missiles balistiques intercontinentaux, ils peuvent se transformer aisément en armes offensives. De plus, il n’y avait pas en 1987 de drones armés, et ceux-ci peuvent avoir le même office que des missiles.

    D’abord, on ne peut pas gagner une guerre nucléaire. La question de la parité des forces en présence est donc non pertinente. La France de Mitterrand aurait dû le savoir, puisque sa doctrine s’appelait « dissuasion du faible au fort ». L’instinct de Jimmy Carter aurait dû l’emporter sur la panique de l’Europe. L’Amérique elle-même n’avait cependant pas à donner de leçon : en 1961, les dirigeants américains s’affolaient d’avoir moins de missiles nucléaires stratégiques que les Soviétiques alors qu’ils en avaient dix fois plus [1]. Avec des armes conventionnelles, c’est la force relative des armements en présence qui dissuade. Rien de tel avec l’arme nucléaire.

    Ensuite, les armes à portée intermédiaire aux côtés de celles à courte portée étaient envisagées pendant la crise comme des armes d’emploi sur le « théâtre » européen plutôt que comme des armes dissuadant l’ennemi de frapper en premier. Cela présupposait que l’on puisse envisager une guerre nucléaire limitée avec un gagnant et un perdant, où la dissuasion faisait partie de la bataille elle-même (point précédent). Or dans le domaine nucléaire, on ne dissuade pas une attaque limitée en rendant hautement crédible une menace de riposte limitée. On la dissuade en maintenant à un niveau modique la probabilité de l’anéantissement mutuel.

    Il faut noter aussi que la défense contre une attaque nucléaire surprise est impossible. Le bouclier antimissile rêvé par Reagan ne pourrait être efficace que s’il l’était à 100%. Le premier missile qui passerait au travers serait le missile de trop. Aucune technique connue à ce jour n’est à la hauteur de cette exigence de perfection absolue.

    La dissuasion nucléaire prend acte de cette impuissance de la défense. Elle la remplace par la menace de représailles « incommensurables » si l’ennemi attaque vos « intérêts vitaux ». Il est essentiel de comprendre que la défense est non seulement mise hors circuit mais qu’elle est interdite. C’est le sens du traité ABM : on ne se défend pas. C’est en effet la meilleure garantie que l’on donne à l’ennemi qu’on ne l’attaquera pas en premier. Si on le faisait, sous l’hypothèse qu’il conserve une capacité de seconde frappe, on se suiciderait. Inversement, si l’on installe des systèmes de défense par missiles antimissiles, comme les États-Unis l’ont fait autour de la Russie en violant le traité ABM, on envoie à l’ennemi le signal qu’on est prêt à l’attaquer. Celui-ci peut alors décider qu’il lui faut prendre l’autre de vitesse et l’attaquer en premier. C’est ce qu’on appelle la préemption.

    Enfin, en langage militaire américain, le petit nom de la préemption, expression d’un paradoxe révélateur, est « striking second first », qu’on peut traduire par : être le premier à frapper en second, riposter avant l’attaque, exercer des représailles avant même que l’ennemi lance ses missiles, punir le criminel en l’éliminant avant qu’il commette son crime, c’est par le second que le premier est premier, etc. Dans son dernier livre déjà cité, The Doomsday Machine (la machine du jugement dernier) Daniel Ellsberg défend la thèse que les États-Unis n’ont jamais pris la dissuasion au sérieux et qu’ils se sont toujours préparés à frapper en premier.

    L’Amérique d’abord, bientôt suivie par la Russie, a trouvé une solution à ce problème sous le nom de « launch on warning » (« lancement déclenché par une alerte »). Si un système défensif détecte le lancement de missiles nucléaires ennemis, il déclenche immédiatement ses propres missiles sans attendre que les premiers atteignent leurs cibles. On s’assure ainsi contre le risque de se retrouver sans force défensive une fois celle-ci détruite par les missiles ennemis. Le problème est que les systèmes d’alerte sont connus pour fonctionner de manière très approximative. On ne compte plus les erreurs d’interprétation, les mauvais calculs, les fausses alertes.

    Ce qui risque de déclencher la guerre nucléaire à venir, ce ne sont donc pas les mauvaises intentions des acteurs. L’incrédulité générale par rapport à cette éventualité vient de la question que l’on pose immédiatement et par laquelle nous avons commencé : qui pourrait bien vouloir une telle abomination ? Ni Kim ni Trump ne veulent la guerre vers laquelle peut-être ils entraînent le monde tels des somnambules, pas plus que ne la voulaient Kennedy et Khrouchtchev pendant la crise des missiles de Cuba. Le tragique, c’est que cela n’a aucune importance. Comme dans les mythes les plus antiques, la tragédie s’accomplira par le truchement d’un accident, la nécessité par celui d’une contingence.

    #Guerre #Nucléaire

  • Attali et sa surclasse contre les Français
    http://www.dedefensa.org/article/attali-et-sa-surclasse-contre-les-francais

    Attali et sa surclasse contre les Français

    La brutalité des méthodes de la surclasse en France commence à étonner le monde. Par hasard je suis tombé sur un article très commenté de Zerohedge.com et sur un reportage de la chaîne Cuatro en Espagne. Mais même si les médias étrangers réagissent, je pense qu’en France on ira jusqu’au bout : coup d’Etat et massacres. J’en mets ma main à couper ou plutôt à arracher. Avec la bénédiction de Bruxelles, du Figaro et des soixante-huitards bourgeoisement et pieusement réunis pour fêter le triomphe de leur champion face à un peuple réveillé trop tard.

    On ne peut pas dire que le mentor du macaron ne nous avait pas prévenus. Il se nomme Attali, avait très mal conseillé Mitterrand en 1981, et, passé depuis à la déification du golem de marché, il écrivait voici vingt ans ce (...)

  • https://www.nytimes.com/2019/01/28/world/europe/france-yellow-vests-police.html#commentsContainer

    https://www.youscribe.com/BookReader/Index/3036744/?documentId=3427531

    C’est plus qu’une tactique policière mas il s’agit d’un stratégie de l’Élysée . D’ailleurs, il y aura ,le mois prochain,une grève générale dans toute la France ,initiée par les syndicats.

    Les gens ont droit de manifester leur colère ,cela fait partie de la démocratie à la française mais par contre qu’un président de la république ment à Sissi c’est une faute grave . Sissi est un dictateur que cela y va de soi de mentir mais Macron n’a pas le droit car il existe plusieurs manifestants qui sont cadenassés et pourtant ils n’ont rien cassé.

    Et puis d’un autre côté, quand la police s’arme et tire des projectiles y compris de caoutchouc, c’est un interdit par la loi française . Et j’ajouterai que la police s’arme et les policiers qui cachent leur visage , c’est sur ordre de l’Élysée ou exactement les lobbys qui ont fait élire Macron . On pourrait facilement imaginer que parmi les visages cachés il y a un certain Alexandre Benalla ou carrément un BHL (Henri Levy) .

    La doléance des manifestants est juste ,à savoir la démission de Macron car ce dernier est dans l’incapacité de trouver une solution plus globale . Pour la simple raison, Macron paye les pots cassés de tous ces prédécesseurs (au moins depuis Mitterrand !). Et puis, que fait la déontologie de la police avec ce service ’’la police de la police’’. Il ne faut pas oublier que tous les tués depuis le début des manifestations c’est la police qui est responsable et si démocratie existe en France il faut traduire ces policiers en justice et par voie de conséquence, les donneurs d’ordre et donc cela mènerait automatiquement à la démission de Macron.

    Ce dernier est aller donne des aides financière à l’Égypte de Sissi et donc de s’inspirer de la police égyptienne qui est partout dans la TV et publique et privée en Egypte et dans les entreprises...une omniprésence ; des écoutes et des cameras chez tous les dissidents égyptiens...

    On est alors en mesure de dire que Macron est venu au Caire pour chercher des conseils de la police égyptienne et de coloniser l’Égypte de Sissi car ce dernier sait que Macron peut le protéger car ils sont dans le même bateau...

    Les ’’gilets jaunes’’ ont droit d’étendre leur mouvement aux syndicats ,aux mouvements politiques de tout bord,ont le droit d’exiger des élections anticipées et ont droit finalement de faire appel à l’armée de terre pour rétablir l’ordre et de contrer cette police qui croit tout permis, avec une sixième république, comme cela fut en 1958 avec un général de brigade à la retraite du nom Charles De Gaulle

    Et au passage, il y a beaucoup d’officiers militaires français à la retraite ou en activité qui sont près à assumer la responsabilité de l’État français.

    Le groupe de pression derrière Macron sait pertinemment,tout cela mais préfère attendre’’wait and see’’ qui fait partie de leur système de pensée. Les policiers français ressemble de plus en plus à leurs collègues marocains,algériens,égyptiens...car il ne faut pas oublier non plus, la grande crainte de l’Élysée est que les 4 millions d’immigrés marocains et autant d’algériens et d’égyptiens rentrent dans la danse et se font inviter dans ce beau mouvement des gilets jaunes .

    L’une des tractations de Macron avec Sissi est que ce dernier puisse accepter tous les immigrés égyptiens expulsés de France car si Sissi refuse ,il y aura effusion de sang et avec les égyptiens, les marocains, les algériens...il s’agit en effet d’une véritable guerre civile.

    Et Macron est déjà en négociation, me semble-t-il avec les autres pays arabes. Car c’est la logique politique même . Il est un fait que Macron trouve le besoin(quand je dis Macron c’est le groupe de pression qui est derrière, qui dicte à Macron les prorogatifs …) d’ouvrir un nouveau champ celui de la colonisation de l’Égypte ; il y a tant de chose à faire si ce n’est l’exploitation en pétrole du Sahara de Sinaï ...

  • BENALLA : LE « BEST-OF SEMAINE 1 » DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=WYbHGLejY5k


    Super résumé qui date du 29 juillet par Taranis News. Très bon montage. Si vous n’avez pas le temps de vous taper les auditions des différentes personnes interrogées c’est la solution. J’en ai regardé quelques unes et faut réussir à se taper leur façon de parler, de détourner les questions embarrassantes, de noyer la vérité sous des détails sans intérêt… dans la durée même si c’est instructif.

    #Benalla #enquête_parlementaire

  • Raymond SACKLER Officier of the Legion of Honor - France in the United States / Embassy of France in Washington, D.C.
    https://fr.franceintheus.org/spip.php?article5052

    Dear Dr. Sackler,
    Dear Mrs. Sackler
    Distinguished guests,
    American and French friends,

    It is a great pleasure and honor for me to be here with you today on this very special occasion and I would like to express my warmest thanks to Raymond Sackler, whom we are honoring today, for welcoming us to this beautiful location.

    We are gathered here this afternoon to honor one of the most remarkable medical doctors in the field of Psychiatry and a very successful businessmanwho is also a great friend of France and an exceptional individual, Raymond Sackler.

    I would like to thank Mr. Sackler’s family and friends who have joined us here this afternoon to show their support and admiration, with a special word of appreciation to his wife Beverly, to whom I also want to pay tribute.

    Before proceeding with the ceremony, I would like to say a few words about the award I will bestow upon Mr. Sackler. The Legion of Honor was created by Napoleon Bonaparte in 1802 to reward extraordinary accomplishments and outstanding services rendered to France.
    It is France’s highest distinction and one of the most coveted in the world. And the rank of officier that I will bestow upon Raymond Sackler is truly exceptional.

    Dear Dr. Sackler,

    You have accomplished so much that it is difficult to briefly sum up all of your outstanding achievements.

    Already at a very young age, you were interested in France and French culture. You first visited France in 1939, and since then, have come to France very often, becoming a true Francophile, as evidenced throughout your professional life and philanthropic activities.

    Together with your brother Mortimer, also a medical doctor, you created a pharmaceutical laboratory in France that was and still is a great success story. Being aware of the caliber of French research in medical and pharmaceutical sciences, you chose France for their first industrial investment, co-funding Les Laboratoires SARGET (today MEDA-PHARMA). You developed this company by creating or acquiring several subsidiaries in France, Italy, Spain, the Netherlands and Portugal.

    You were incredibly successful, bringing the “Laboratoires SARGET” from a staff of a few hundred people in 1961, when it was created, to more than two thousand in 1987, when it was sold. With your brother and family, you later created another pharmaceutical company, MUNDIPHARMA, which is still growing, creating many jobs in France, and thus significantly contributing to the rise of the pharmaceutical industry in our country.

    At the same time, you and your wife, Beverly, became patrons of a number of worthy causes: many scientific institutions, universities, and museums such as the Louvre and the Musée d’Art Contemporain de Bordeaux have benefited from your generosity. You also expressed a special interest in IHES, the Institut des Hautes Etudes Scientifiques, that is very well represented this afternoon.

    I’d like to recognize the new Chairman of the Friends of IHES, Prof. Michael Douglas, the new Director of IHES Emmanuel Ullmo and its former director Jean-Pierre Bourguignon.

    If IHES is what it is today, a worldclass scientific center that is second to none, it is to a large extend thanks to you mon cher Jean-Pierre, to your talent, dedication and commitment to the Institute.

    It is also thanks to the support of many of you, Luc Hardy, and Raymond and Beverly Sackler in particular.

    Cher Raymond,

    Since 1990, you have made 3 donations to IHES, leading to the creation of 2 permanent endowments to host 2 scientists every year. You also supported the agreement between IHES and the Raymond and Beverly Sackler School of Mathematical Sciences at Tel Aviv University. You encouraged IHES to diversify its scientific activities by making an additional donation in 2012 to create a Chair in Physics and Cosmology.

    Your long friendship and tremendous generosity toward French arts and science mirror your exceptional qualities as human beings. Your professional and social success go hand in hand with a unwavering intellectual curiosity and a strong commitment to future generations.

    You were originally named Chevalier of the Legion of Honor by President Mitterrand. Your name had been proposed by the Minister of Foreign Affairs and Benoît d’Abboville, then French Consul in New York, who presented you with the award here in New York in 1990.

    Today, in recognition of your continued dedication and commitment to French-American cultural and scientific cooperation, the President of the French Republic has promoted you to the rank of Officier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur.

    It is my great pleasure and privilege to award you this distinction. I will now proceed in French:

    Raymond SACKLER,

    Au nom du Président de la République, je vous fais Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.

    #Opioides #Sackler #Légion_honneur

    • Je sais pas si on peu se fié au site de MEDA-PHARAM mais ce labo de la famille Sackler ne vent pas d’Opioides. C’est plutot des anti-verrus, spray à l’eau de mer pour nettoyé le nez et des trucs sans ordonnances.

      Mais comme le texte de la légion d’honneur qui le mentionne date de l’époque mittérand, je sais pas si les Sackler sont encore les principaux actionnaires de ce labo. MEDA-PHARAM à une adresse en belgique mais ca doit rien vouloir dire sur les actionnaires je présume.

      Pour MUNDI-PHARAM ca semble etre la partie distribution de PURDUE qui serait le fabriquant et je croi avoir lu que c’est aussi MUNDI-PHARMA qui est la branche qui donne une belle image de mécénat à la famille.

      Je savais pas que ca commencait au Bresil. Si les dealeurs peuvent faire des cocktails puissants pour pas cher avec le fentanyl il n’y a pas de raison que ca s’exporte pas un peu partout. Sutout qu’il y a aussi le #cairfentanyl qui se commande sur Tor a des labos chinois.

  • NATO Expansion: What #Gorbachev Heard | National Security Archive
    https://nsarchive.gwu.edu/briefing-book/russia-programs/2017-12-12/nato-expansion-what-gorbachev-heard-western-leaders-early

    Declassified documents show security assurances against NATO expansion to Soviet leaders from Baker, Bush, Genscher, Kohl, Gates, Mitterrand, Thatcher, Hurd, Major, and Woerner

    #OTAN #mensonges

  • Roman national (1)

    Oui, la place Beauvau est l’épicentre de la crapulerie française, cela ne fait aucun doute. Je sais de quoi je parle, j’ai travaillé sous les ordres de tous les ministres de l’Intérieur depuis Mitterrand jusqu’à Valls. Je dois dire que de tous les ministres de l’Intérieur que j’ai connus au cours de ma longue carrière Mitterrand était sans conteste le plus infâme. J’ai soif, qui me donnera un verre d’eau ? La place Beauvau pue à des kilomètres à la ronde, c’est une infection, pour la trouver il suffit de suivre les mouches. La puanteur de la place Beauvau est très spéciale car elle n’est pas causée par une grève des éboueurs, non le quartier est propre en apparence, tout ce qu’il y a de plus propre, les rues sont nettoyées tous les jours à grands jets d’eau par les camions verts de la mairie, et pourtant la place Beauvau pue horriblement et sa puanteur vous agresse à des kilomètres à la ronde, je sais de quoi je parle, j’y ai travaillé pendant plus de cinquante ans. Pasqua avait l’habitude de dire : Allez, on lâche les chiens ! Et Chevènement disait la même chose ! La place Beauvau pue, mais ça a l’air de ne déranger personne à part moi. C’est assez étrange, cette puanteur que personne ne remarque, c’est très français, non ? De tous les ministres de l’Intérieur que j’ai connus, Valls est le seul qui ait cherché à ressembler à un gestapiste, cheveux courts, mâchoire bloquée, yeux méchants, voix grave, dos raide, et surtout ce manteau sombre au col dressé derrière la nuque, bref, lourd clin d’œil à l’électorat Front national. Bien sûr, il n’est pas allé jusqu’à mettre un manteau en cuir comme celui que portaient les officiers de la Gestapo, mais le manteau que portait Valls ministre de l’Intérieur avait la même coupe, et surtout ce col dressé typique des officiers de la Gestapo. Evidemment pas de croix gammée sur son manteau, on lui aurait reproché, quoiqu’en vérité beaucoup de Français auraient trouvé ça très bien. Beaucoup de Français apprécient les symboles nazis, ça leur rappelle Vichy et ils ont la nostalgie de cette France-là. Pour eux, Vichy c’est la France, comme pour beaucoup de ministres de l’Intérieur d’ailleurs. C’est ce qui donne à la place Beauvau cette puanteur tout à fait spéciale. Depuis la « salle de convivialité » où je me trouve, on voit la roseraie, de nouvelles fleurs ont éclos, ça parfume jusqu’ici. La plupart des ministres de l’Intérieur français ont été des espèces de chiens enragés, plus ils étaient enragés et plus ils étaient appréciés par les Français. Tiens, c’est étonnant que Maurice Papon n’ait pas été ministre de l’Intérieur, il avait toutes les dispositions pour le poste. « La vraie France, disait mon père, c’est l’Intérieur. Là, il n’y a plus ni droite ni gauche, la gauche est devenue la droite, la gauche s’est fondue dans la droite et la droite a absorbé l’extrême droite. Il n’y a plus que l’unité nationale. » Mon père avait longtemps caressé le rêve d’entrer à « l’Intérieur », comme il disait. Finalement il avait été nommé au Budget et il dut renoncer à « l’Intérieur ». Alors dès que j’eus les diplômes nécessaires pour postuler, il reporta ses propres espoirs sur moi et son rêve fut exaucé quand je fus nommé à l’Intérieur, même s’il s’agissait d’un poste de subalterne dans un service sans grand prestige de l’administration de la place Beauvau. Mitterrand, qui était ministre de l’Intérieur à ma nomination, me dégoûta dès le premier jour. Et même avant, à cause de ce que je savais déjà sur lui. Toute ma carrière à l’Intérieur fut marquée par le dégoût que j’éprouvais dès le début pour cet homme. D’autres furent séduits par Mitterrand, moi jamais. Mon dégoût se renforça même avec les années. Il eut beau jouer au Sphynx et au monarque éclairé une fois élu président, Mitterrand resta toujours pour moi l’infâme ministre de l’Intérieur (et de la Justice) qu’il avait été. Je me suis traîné hors de ma chambre, j’ai même mis le nez dehors, mais sans aller jusqu’à la roseraie car je risquais d’y rencontrer Dunoyer, et maintenant je retourne dans ma chambre. Je me souviens que la première fois que je suis allé place Beauvau, la puanteur qui y régnait m’a paru insupportable. Mon père, lui, ne sentit rien. Je crus qu’en entrant dans les bureaux du ministère de l’Intérieur j’échapperai à la puanteur, mais ce ne fut pas le cas : ça puait aussi dans les bureaux, et même plus fort encore. Je dus vivre pendant cinquante ans dans la puanteur de la place Beauvau sans jamais m’y habituer. Je tourne en rond dans ma chambre, je peux tourner en rond comme ça pendant des heures, puis quand j’en ai assez de tourner en rond dans ma chambre je sors à nouveau dans le couloir, je marche dans le couloir en jetant un coup d’œil dans les chambres dont les portes sont ouvertes, ce qui est assez fréquent ici, car beaucoup de pensionnaires passent leurs journées à regarder les gens qui passent dans le couloir.

    (à suivre)

    Laurent Margantin

    http://oeuvresouvertes.net/spip.php?article3782

  • French government prepared coup if Le Pen won presidential election
    By Alex Lantier

    http://www.wsws.org/en/articles/2017/05/19/fran-m19.html

    Vous y croyez, vous ?

    19 May 2017

    According to an extraordinary report published yesterday in L’Obs magazine, top members of France’s Socialist Party (PS) government prepared to launch a coup d’état if Marine Le Pen of the neo-fascist National Front (FN) won the May 7 presidential run-off.

    The purpose of the coup was not to keep Le Pen from taking office. Rather, it was designed to crush left-wing protests against Le Pen’s victory, impose martial law, and install Le Pen in power in an enforced alliance with a PS-led government.

  • The Fidget Spinner Is the Perfect Toy for the Trump Presidency - The New Yorker
    http://www.newyorker.com/culture/cultural-comment/the-fidget-spinner-is-the-perfect-toy-for-the-trump-presidency

    But the current explosion of popularity in fidget toys extends well beyond children with a diagnosis, as those teachers nationwide—nay, internationally—who have been banning them from their classrooms could surely attest; they have become a universally desirable accessory for tween-aged students. They function, in their seductive tactility, like cigarettes for kids who are still young enough to find smoking completely disgusting. The measure of the craze can be taken with a quick scan of Amazon rankings: a recent search revealed that forty-nine of the fifty best-selling toys were either fidget spinners or fidget cubes. (The only non-fidget-based toy in Amazon’s top fifty sellers was an obscene party card game for adults, with the uplifting name Cards Against Humanity.) No longer a fringe occupation, fidgeting is for all, not just for the few.

    This marks a significant evolution—or devolution, if you prefer—in the cultural status of fidgeting. Until very recently, fidgeting was invariably an activity with a pejorative connotation. It was something kids were supposed to stop doing.

    This reëvaluation of fidgeting certainly legitimizes the surge in popularity of the fidget spinner, but it does not entirely explain it. Why spinning? And why now? The invention of the spinner has been credited to Catherine Hettinger, described by the Guardian as “a Florida-based creator,” who registered a patent for a finger-spinning toy back in 1997 but was unable at the time to interest toy companies in its marketability. Unfortunately for Hettinger, she allowed the patent to lapse and, therefore, is not profiting from the current craze. (In truth, the spinners currently dominating the market—which are shaped like ergonomic ninja stars—bear only a conceptual resemblance to Hettinger’s prototype, which looks as if it might be a contraceptive diaphragm designed for a whale.)

    At the time that Hettinger was floating her invention, a very different craze was making its first inroads into the handheld-toy marketplace. The Tamagotchi, which was launched first in Japan and then globally, was a so-called digital pet, which required certain attentions from its owner to thrive.

    Compared with the fidget spinner, the Tamagotchi is a marvel of complexity, stimulating imagination and engendering empathy. Go back even further, to the nineteen-eighties, and you find the Rubik’s Cube, a toy that offers all the haptic satisfaction offered by a fidget spinner, and also combines it with a brainteaser of such sophistication that many of us are little closer to solving it than we were thirty-five years ago.

    More recent fads compare favorably, in the cognitive-demand department, to the fidget spinner, too. The Rainbow Loom required considerable dexterity to produce those little bracelets worn by everyone who was between the ages of six and eleven in 2013.

    The fidget spinner, it could be argued, is the perfect toy for the age of Trump. Unlike the Tamagotchi, it does not encourage its owner to take anyone else’s feelings or needs into account. Rather, it enables and even encourages the setting of one’s own interests above everyone else’s. It induces solipsism, selfishness, and outright rudeness. It does not, as the Rubik’s Cube does, reward higher-level intellection. Rather, it encourages the abdication of thought, and promotes a proliferation of mindlessness, and it does so at a historical moment when the President has proved himself to be pathologically prone to distraction and incapable of formulating a coherent idea.

    #gadget #pratiques_sociales #adolescents #enfants #métaphore

  • La fuite en avant de Fillon - Authueil
    http://authueil.fr/post/2017/03/26/La-fuite-en-avant-de-Fillon

    Ce #désastre de la #droite vient avant tout d’une erreur d’analyse, qui s’est traduite par une erreur de casting. La clé de cette #élection présidentielle est la volonté profonde de changement de la part des électeurs, avec un rejet très fort de la classe politique. Les français en veulent profondément à leur classe #politique pour leurs échecs de fond : les quinquennats Sarkozy et Hollande ont été des échecs, sur le plan économique et social. La colère porte aussi sur la forme, sur l’attitude des élus, complètement coupés de leurs électeurs, au point de répondre « et alors ? » quand on reproche à l’un d’eux de s’être fait offrir des costumes à 6500 euros par un intermédiaire naviguant dans les réseaux de la Françafrique. Je ne suis pas certain que les responsables de la droite aient complètement compris cela. En tout cas, ils ne sont absolument pas en mesure d’y répondre.

  • Les perspectives électorales du #PCF : une impasse pour les travailleurs | éditorial de Lutte Ouvrière
    http://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/les-perspectives-electorales-du-pcf-une-impasse-pour-les-travailleur

    Le week-end prochain, la Fête de l’Humanité rassemblera un large public populaire. Que des dizaines de milliers de militants et de bénévoles s’activent à sa réussite montre que, quoi qu’en disent les pseudo-experts qui ont enterré dix fois le PCF, il garde une implantation dans les classes populaires. Car bien des travailleurs, bien des jeunes ne se résignent pas à la domination du grand capital.

    En revanche, la politique menée aujourd’hui par la direction du Parti communiste a tout pour déboussoler ceux qui regardent vers lui. Dans ce début de campagne présidentielle où l’on n’entend que les candidats potentiels de la droite, du #FN ou du #PS, le PCF ne propose que… l’unité à gauche. Un nombre croissant de travailleurs en ont pourtant assez de cette fausse opposition gauche-droite, qui ne correspond à rien, alors que la gauche mène au gouvernement la même politique que la droite. Pierre #Laurent a cependant expliqué lors de l’université d’été du parti que « l’urgence est à construire un chemin commun ». Cette unité est proposée aux anciens ministres PS Arnaud #Montebourg et Benoît Hamon, à l’ancienne ministre écologiste Cécile #Duflot, ou encore à l’ex-PS Jean-Luc #Mélenchon. Comme si ces gens-là voulaient défendre les intérêts des travailleurs !

    Avant de devenir des critiques de Hollande, Montebourg, #Hamon et Duflot ont appartenu à un gouvernement qui a accordé des dizaines de milliards d’euros aux entreprises (#CICE et pacte de responsabilité). Ou qui a fait adopter l’ANI « sur la sécurisation de l’emploi », qui légalisa en 2013 les accords de compétitivité dans les entreprises, pour le plus grand bonheur des patrons.

    Quant à Mélenchon, le PCF lui avait déjà apporté son soutien et sa force militante en 2012. L’ex-ministre de Jospin avait besoin de cet appui pour ses ambitions. Il suivait en cela son modèle Mitterrand, qui s’allia au PCF pour siphonner ses voix et parvenir au pouvoir. Aujourd’hui, Mélenchon traite le PCF de la même façon. Il suffit de voir le mépris avec lequel il s’est lancé en campagne, sans même le consulter.

    Une fois de plus, la direction du PCF se prépare donc à s’aligner sur tel ou tel de ces politiciens étrangers au monde ouvrier. Des politiciens qui ont servi les riches dans le passé et qui les serviront de nouveau. Elle oriente ainsi ceux qui l’écoutent vers un nouveau piège.

    Elle dit qu’il lui faut d’abord définir une politique avant de choisir un candidat. Elle organise pour cela une « grande consultation citoyenne » auprès de 500 000 personnes. Comme si une telle mascarade était nécessaire !

    Malgré son recul, le PCF garde un grand nombre de militants et de sympathisants. C’est, de tous les partis, celui qui a le plus d’influence dans le monde du travail. S’il veut savoir ce que veulent les travailleurs, il n’a pas besoin d’une « consultation », il lui suffirait de les écouter. Pendant le mouvement contre la #loi_ElKhomri, leurs aspirations se sont largement exprimées contre la politique patronale, la précarité et les licenciements. Comme quoi la véritable préoccupation de la direction du PCF n’est pas l’intérêt des travailleurs. Elle ne fait même pas de la politique antipatronale un préalable pour l’éventuel candidat unitaire qu’elle appelle de ses vœux. Car sa préoccupation principale, ce sont ses élus à l’Assemblée nationale ou dans les collectivités territoriales, positions pour lesquelles le PCF a besoin d’alliés politiques.

    La campagne électorale promet d’être marquée par les surenchères réactionnaires. Les propos sécuritaires, anti-immigrés, antimusulmans se succèdent, de Valls à Le Pen, en passant par #Sarkozy ou #Juppé. Même dans les discours, les différences s’effacent de plus en plus entre les politiciens de gauche et de droite, comme l’a montré la polémique récente sur le burkini. L’ex-banquier #Macron, ministre de Hollande et Valls pendant deux ans, parle comme n’importe quel homme de droite. Valls singe Sarkozy, qui copie Le Pen. Et Montebourg et Mélenchon se disputent le terrain patriotard. Tous sont en compétition pour gouverner au profit de la bourgeoisie. Tous veulent faire fonctionner une société basée sur l’exploitation, au mieux des intérêts du grand patronat.

    Dans ces élections, il faut donc que s’affirme, non pas une énième mouture de la « gauche », mais une politique partant des intérêts des travailleurs, s’opposant radicalement à ceux de la bourgeoisie. C’est la raison pour laquelle #Lutte_ouvrière présentera sa candidate, #Nathalie_Arthaud. Pour dire que nous rejetons la société capitaliste et la comédie électorale que les politiciens nous préparent.

  • « Les migrations sont irrépressibles »

    LE MONDE | 05.08.2015 à 10h56 • Mis à jour le 05.08.2015 à 16h15 | Propos recueillis par Jean-Baptiste de Montvalon

    Je reproduis cet entretien avec Michel Foucher parce que je suis curieux de savoir ce vous pensez de son approche

    #réfugiés #migrations #asile #europe #eu #calais #douvres

    Caché sous la remorque d’un camion, un migrant tente de passer la frontière avec le Royaume-Uni, le 24 juin, à Calais.

    Géographe, ancien ambassadeur, Michel Foucher est titulaire de la chaire de géopolitique appliquée au Collège d’études mondiales. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels L’Obsession des frontières (éd. Tempus Perrin, 2012).

    Face à la crise des migrants à Calais, un député du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) a suggéré que l’Angleterre reprenne la ville, tandis que des élus français ont souhaité que les contrôles à l’entrée du Royaume-Uni soient déplacés à Douvres… Que vous inspire cette « bataille » autour d’une frontière intra-européenne ?

    Si une « bataille » s’annonçait, les « bourgeois de Calais » sauraient cette fois résister à un siège… Nos capacités stratégiques ont progressé depuis la guerre de Cent Ans ! Que ce scénario de reconquête soit énoncé par un député eurosceptique est amusant et a le mérite, si l’on peut dire, d’exhumer une vieille carte mentale : la Manche fut, jusqu’au XIXe siècle, une mer pour deux royaumes, donc une aire d’affrontement. Devenue mer intérieure européenne, c’est la seule dotée d’un double toponyme sur les cartes officielles : Manche et English Channel. Dans la tradition militaire anglaise, la mer sépare et fait frontière ; en France, c’est la côte fortifiée.

    Lire le reportage « J’essaie tous les jours de passer en Angleterre »

    Où est la frontière franco-britannique ?

    Elle se situe là où s’effectuent les contrôles de douane et de police : à la gare du Nord et à Saint-Pancras, à Roissy et Heathrow, à Douvres, Calais, comme dans une douzaine d’autres ports. La frontière juridique est maritime, à mi-distance des côtes des Etats riverains, et terrestre, au milieu du tunnel sous la Manche selon le traité signé à la cathédrale de Canterbury en février 1986, en présence de la reine Elisabeth et du président Mitterrand. Ces limites fixent l’aire d’extension de la convention de Schengen, que Londres a refusée tout en ouvrant ses portes aux migrants des Etats ayant adhéré à l’Union européenne en 2004, surtout Polonais et Baltes.

    Que recouvre sur notre continent la notion de frontière ?

    Les limites de la souveraineté et de l’identité nationales demeurent. En passant de Strasbourg à Kehl, en Allemagne, sur le pont de l’Europe, l’absence de contrôle douanier n’efface en rien les traits propres aux deux nations. L’espace de l’Europe instituée est plus fluide. La liberté de circulation est saluée par les opinions européennes, quand elle s’applique à elles-mêmes.

    Mais la mise en commun d’attributs de souveraineté suppose de bâtir à chaque instant des accords collectifs, comme on l’a vu lors de la crise grecque. L’Etat-nation, doté de son enveloppe frontalière – limite, pas barrière – est le noyau de base mais, dans le monde tel qu’il a l’inconvénient d’être, il doit se développer de concert avec les autres pour peser.

    Le coût humain et financier des migrations va-t-il engendrer un renforcement des frontières ou les remettre en cause ?

    Le calcul du coût suppose une typologie fine, selon les trajectoires migratoires. De qui parle-t-on ? Des Français de Londres ? Des Kurdes de Berlin ? Des Maliens d’Ile-de-France ? Des Syriens de Stockholm ? Les études sérieuses montrent que les bénéfices, individuels et collectifs, sont nettement supérieurs aux coûts : travail fourni, compétences importées et acquises, envoi de salaires aux familles des lieux d’origine. A l’âge global, chacun, dans l’ancien tiers-monde comme en Moldavie, sait qu’ailleurs l’herbe est plus verte. Les migrations sont irrépressibles. La prospérité et la sécurité de l’Europe la rendent attractive. Il faut renforcer la concertation dans la gestion des régimes frontaliers, au-delà des circonstances exceptionnelles.

    Après les drames autour des Canaries, Madrid a réalisé qu’il était aussi important d’aider la Mauritanie ou le Sénégal que les pays andins hispanophones. L’accès légal à l’espace européen pour étudier ou exercer une activité suppose une démarche cogérée avec les pays de départ. La convention de Schengen n’avait qu’un objectif interne, de libre circulation réservée aux ressortissants des pays signataires. Les crises et drames actuels posent la question d’une action à l’extérieur de l’Union européenne : aide ciblée au développement, programmes cogérés de migration circulaire et surtout de mobilité dans les zones d’interaction migratoire et, parfois, interventions dans les zones de crise.

    Lire le compte-rendu Plus de 2 000 hommes, femmes et enfants sont morts « aux portes de l’Europe » en 2015

    Des chercheurs étudient les conséquences d’une éventuelle ouverture de toutes les frontières. Que vous inspire cette piste de travail ?

    L’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme affirme en effet le droit à quitter son pays. Cette liberté n’est pas encore acquise partout. Mais le droit d’émigrer ne trouve pas son corollaire dans celui d’immigrer. La disparité dans le régime des visas est grande : il est plus facile à un Danois d’aller en Indonésie que l’inverse. Les visas pour entrer dans l’espace Schengen sont exigés dans 134 Etats. Il n’est pas certain que l’asymétrie de traitement soit durable, au nom de l’égalité des droits des Etats. Le Sénégal a rétabli les visas pour les Français, et se rendre en Algérie n’est pas simple – message de réciprocité, en quelque sorte. Toutes les pistes méritent d’être expérimentées, d’abord celles traitant de la mobilité, depuis et vers l’Europe instituée.

    Lire sur Les Décodeurs Comment fonctionne la politique migratoire entre le Royaume-Uni et la France ?

    Quel jugement portez-vous sur la façon dont les politiques français abordent cette question des frontières et des migrations ?

    La frontière civilisée est une interface et une ressource. Sa fonction de barrière ne s’impose qu’en cas de menace directe sur notre sécurité. Un changement de discours politique sur ces questions serait salutaire, avec la reconnaissance publique de la réalité durable des mobilités et la nécessaire construction de dispositifs les encadrant : visas de travail de longue durée, cogestion des mobilités entre pays de départ et pays d’arrivée, mise en place de règles pour détruire le régime illégal des passeurs…

    Ce qui est en jeu est également notre choix d’un rapport au monde. L’image positive du Royaume-Uni, projetée au loin par le message des Jeux olympiques de Londres, en 2012, cette image d’un pays moderne et multiculturel, ouvert et globalisé, nourrit une attraction irrésistible, même au fin fond du Soudan. D’où l’afflux vers Calais. Les Français – opinion et dirigeants –, qui candidatent pour des JO en 2024 et une Exposition universelle en 2025, seraient bien inspirés d’y réfléchir et d’assumer enfin toutes les composantes d’une politique d’ouverture, dans un monde de communication instantanée, loin d’un illusoire repli sur soi.

  • Grâce de Jacqueline Sauvage, meurtrière devenue icône de la lutte contre les violences conjugales
    http://information.tv5monde.com/terriennes/jacqueline-sauvage-une-condamnation-controversee-77777

    Victime de violences conjugales pendant 47 ans, Jacqueline Sauvage bénéficiera donc d’une « remise gracieuse » de peine accordée par le président François Hollande, après avoir été condamnée deux fois, dont la dernière début décembre 2015, à dix ans de prison pour avoir tué son mari. Une affaire qui a suscité tout un débat en France sur l’inculpation des femmes battues et meurtrières. Source : Terriennes

    • On remarquera aussi que lorsque l’on demande une remise gracieuse, à la CAF, à Pôle emploi, aux trésor public, on doit souvent commencer par plaider une telle remise sur l’ensemble des sommes réclamées (remise gracieuse totale) puis, éventuellement, demander ensuite une remise gracieuse partielle.

      Chaque jour qui passe les montre plus abjects. FH a choisi de refuser la grâce (ce que les merda ne disent pas) et répondu par une tout autre mesure. Il faut qu’elle reste en taule et fasse une autre demande, de liberté conditionnelle (avec probablement des mesures contraignantes à la clé pour sa sortie, ultérieure).
      La dame a eu le malheur de vivre ces 47 ans, de tuer ce mari (pas une partie de plaisir, ni avant, ni pendant, ni après), fait un séjour en taule de 33 mois, fait l’objet d’une pub guère sympathique, subi un procès, été condamnée (jusqu’à une peine de sureté). Le manque de grâce des ces gens...
      On se souviendra que le ministre de la justice Mitterrand n’avait gracié aucune Algérien condamné à mort lors de la guerre d’Algérie.
      Plus près de nous, on se souviendra que l’épisode du 13 novembre s’est conclu par trois exécutions extrajudiciaires à Saint Denis, se prolonge d’un état d’exception permanent, etc.

      L’imagination, toujours plus sordide et misérable, est au pouvoir. Les blagues débiles sur flamby, capitaine de pédalo, et autres demandes de virilité ont du jouer leur rôle dans l’érection de ce commercial communiquant en chef de guerre.

      #ordures_socialistes

    • Jacqueline Sauvage et l’habile compromis de la grâce présidentielle
      http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2016/02/01/jacqueline-sauvage-et-lhabile-compromis-de-la-grace-presi

      La #légitime_défense, plaidée par sa défense et rejetée par deux cours d’assises composées respectivement de neuf membres en première instance – six jurés citoyens et trois magistrats professionnels – et de douze en appel, neuf jurés et trois magistrats – n’est pas davantage reconnue. (...)
      Cette grâce strictement encadrée est un habile compromis. Elle ne déjuge pas au fond la décision rendue par la cour d’assises d’appel et ne cède pas à la réécriture a posteriori d’une affaire judiciaire par des pétitionnaires ou des commentateurs qui, contrairement à ceux qui ont eu la lourde charge de juger, ne connaissent que la version de la défense. Elle permet au président de la République de se prévaloir d’une décision d’"humanité" et de se gagner au passage la faveur de tous ceux que le cas de Jacqueline Sauvage avait émus. Elle n’ouvre pas pour autant, face aux revendications qui se sont élevées, la voie à une modification de la loi en faveur d’une reconnaissance de légitime défense « différée ». Elle se limite à un « cas » et se garde d’épouser une « cause ».

      La défense de Jacqueline Sauvage avait choisi l’inverse devant la cour d’assises d’appel du Loir-et-Cher : Mes Nathalie Tomasini et Janine Bonaggunta avaient refusé de plaider une peine moins sévère que les réquisitions de l’avocat général pour ne soutenir que l’acquittement de leur cliente, au nom d’une légitime défense que contredisait le dossier d’instruction.

      Le dénouement de cette affaire offre à cet égard une singulière inversion des rôles. Deux avocates, habiles communicantes, transforment le cinglant échec judiciaire qu’elles ont essuyé pour leur cliente devant une cour d’assises en bruyante cause médiatique. Et un président de la République use de son pouvoir pour donner à une accusée l’avocat efficace qu’elle n’a pas eu dans le prétoire.

      En revanche, l’instruction concernant les trois flics qui ont criblé de balle un suicidaire (?) au hachoir devant le commissariat de la Goutte d’or concluera à la légitime défense.

    • Mais est-ce que Hollande n’a pas refusé la grâce justement parce que c’est un acte monarchique ?

      je suppose @aude_v que c’est une blague, plus monarchiste, je crains qu’il n’y a pas. Non, Machin soigne la chèvre et le chou. La justice sexiste n’est pas remise en cause, le jugement n’est pas remis en cause, l’ordre du monde tel que les hommes autoritaires le conçoivent n’est pas remis en cause, mais dans le rapport de force avec icelles qui auraient voulu que cela change l’herbe est coupée sous le pied en concédant avec la mansuétude du monarque une grâce qui n’en est une que pour ceux qui ne savent pas lire. C’est la grâce pour les idiots et les ignorants, le peuple de l’opinion tel que conçut par ses représentants, rien ne change.

    • ben voila, la réponse à "#qui_sera_la_prochaine"
      Devant les assises, la femme qui a tué son mari violent « demande pardon »
      http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/04/01016-20160204ARTFIG00395--grenoble-une-autre-affaire-jacqueline-sauvage.ph

      Les protections ne sont accordées qu’aux repentis (Sonia, la femme qui a permis d’arrêter Abaaoud n’a aucune protection, ben wéé) le message cynique est clair : "Femmes, vous n’avez rien à donner en échange de votre protection, vous pouvez crever"