person:mounir mahjoubi

  • S’ouvrir à la diversité technologique : pensez aux solutions alternatives ! | Secrétariat d’Etat au Numérique
    https://www.numerique.gouv.fr/confiance-numerique/technologique-solutions-alternatives

    Avec l’évolution du numérique, de plus en plus de plateformes offrent des services numériques performants, faciles d’emploi et à coût nul pour leurs utilisateurs. Certains de ces services sont devenus très populaires et sont largement utilisés par les Français, mais il est nécessaire de mesurer les risques qu’implique leur usage (protection des données personnelles, respect du droit national et européen, etc.).

    Étant donné l’importance du numérique dans nos vies, créer les conditions d’une dépendance maitrisée et limitée à ces plateformes est une nécessité. Ainsi, Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique, met à votre disposition plusieurs pistes de solutions alternatives ou complémentaires aux services proposés par les grandes plateformes ; vous les trouverez ci-dessous.

    Cette liste mérite évidemment d’être complétée, nous vous invitons donc à remonter les propositions de solutions alternatives que vous pourriez connaître via notre site internet www.numerique.gouv.fr

    #Dégoogliser


  • Un billet d’Olivier Ertzscheid tout plein de testostérone, d’humour et de vérité :

    Qu’ils aillent Uberiser des bites en enfer ou disrupter leurs mamans
    mais qu’ils foutent la paix aux autres et à la démocratie.

    http://www.affordance.info/mon_weblog/2018/05/code-loi-start-up-nation-business-model-burnes.html
    #gouvernement #Mounir #numérique #loi #liberté #sécurité #disruption #startup #BMB

    • Il y a longtemps que Stiegler explique brillamment pourquoi la « disruption » est avant tout une stratégie de tétanisation de l’adversaire et ce qui fait « que vous arrivez toujours trop tard ». La disruption explique encore Stiegler, ce sont « des stratégies pour prendre de vitesse ses compétiteurs et ses régulateurs ». Et voilà très exactement de quoi relève le projet politique porté par Macron avec Mounir l’aventurier en première ligne et Collomb en back-office. Prendre de vitesse les régulateurs. Parce que la régulation n’est jamais bonne pour le Business Model.

      Il ne faut jamais sous-estimer un adversaire. A fortiori lorsqu’il a fait de la disruption son système de pensée unique et qu’il cherche en permanence à prendre de vitesse les régulateurs.


  • Salwa Toko nouvelle présidente du Conseil national du numérique ?
    https://www.latribune.fr/technos-medias/salwa-toko-nouvelle-presidente-du-conseil-national-du-numerique-778840.htm

    Mais après six mois d’agonie et d’hésitations quant à sa survie, le Conseil national du numérique s’apprête à renaître de ses cendres. D’après nos informations, c’est Salwa Toko, la fondatrice et présidente de l’association Becomtech, continuation du programme Wifilles, qui en prendrait la tête.
    […]
    La probable nouvelle présidente, qui devra remettre le #CNNum sur les rails, incarne un profil parfaitement compatible avec le gouvernement et surtout avec Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État au Numérique. En charge du grand chantier de la numérisation de l’État et VRP de la French Tech, l’ancien startuppeur promeut une vision inclusive et sociale de l’innovation, et tient à valoriser la diversité dans l’entrepreneuriat. Il va d’ailleurs annoncer dans les prochains jours la nomination officielle de Kat Borlongan, française d’origine philippine, à la tête de la Mission French Tech.

    D’après nos informations, le nouveau CNNum, en cours de validation, sera entièrement renouvelé... à l’exception de Gilles Babinet, qui en sera le vice-président. L’actuel « digital champion », représentant de la France auprès de la Commission européenne, a été le premier président du CNNum, créé par Nicolas Sarkozy en 2011. Le nouveau collège devrait se composer de membres de la société civile, d’entrepreneurs et de personnalités du monde scientifique et académique, respecter la parité et mettre l’accent sur la diversité. Aucun membre du CNNum de Marie Ekeland ne serait reconduit.


  • Numérique : mais qu’est-ce qu’on attend ?

    « S’opposer au numérique inclusif, c’est s’opposer à la liberté des esprits. » C’est un tweet de Mounir Mahjoubi, député En Marche et secrétaire d’État chargé du numérique. Il l’a écrit pour réagir à l’incendie de la Casemate, un centre de culture scientifique technique et industriel, qui a eu lieu fin novembre à Grenoble. C’était juste pendant le bouclage du dernier Postillon, alors on n’a presque rien écrit dessus. Pendant la distribution, beaucoup de gens nous en ont parlé, interloqués, dubitatifs, voire en colère.
    Moi, franchement, la liberté des esprits, je suis pour. Et c’est pour ça que je me pose plein de questions autour de l’invasion actuelle du « numérique inclusif » dans toutes les sphères de la vie, et du « grand remplacement » des humains par les robots. Des questions qui ne sont portées que par quelques esprits chagrins rompant l’enthousiasme général autour du tsunami numérique, et qui n’existent quasiment pas dans les centres de culture scientifique comme la Casemate, alors que cela devrait être leur raison d’être. Avec ces questions, je suis allé au festival Transfo, « le premier festival du numérique 100 % alpin », et à une rencontre avec la nouvelle directrice de la Casemate. Et j’en reviens avec la certitude que s’opposer au déferlement numérique est une nécessité impérieuse.

    La suite sur :
    https://www.lepostillon.org/Numerique-mais-qu-est-ce-qu-on-attend.html

    Extrait :
    " Les promoteurs de ce monde-là sont eux très radicaux, c’est sûr. On le sait désormais : ils iront jusqu’au bout. Ils dématérialiseront toutes les démarches administratives et fermeront tous les services publics avec des humains derrière un guichet. Ils rendront très compliquées des choses auparavant très simples (je profite de l’occasion pour insulter les dirigeants de SFR, vu que je me débats depuis des semaines avec leurs larbins du centre d’appel pour simplement avoir le téléphone sans payer cinquante euros par mois : bande de furoncles putrides sans morale, je vous méprise du plus profond de mon âme). Ils mettront des robots partout et pourriront de beaux métiers. Ils transformeront les menuisiers, les boulangers ou les paysans en opérateurs informatiques. Ils installeront des écrans et des interfaces partout, multipliant les sollicitations incessantes. Ils uberiseront, privatiseront, désorganiseront les luttes collectives et feront régner le chacun pour soi. Ils automatiseront, rationaliseront, calculeront, à peu près tout. Ils programmeront l’avenir avec des algorithmes. Ils feront de gigantesques banques de données pour les vendre à des intérêts privés. Ils pilleront les métaux rares partout dans le monde, et qu’importent les guerres et l’exploitation que ce pillage induit. Ils s’émerveilleront des progrès de l’intelligence artificielle, sans se rendre compte de ceux de l’indigence humaine. Ils écouteront gentiment les voix discordantes en disant que c’est intéressant, mais, quand même, vous ne voulez pas revenir à l’époque des bougies. Ils prétexteront soit la compétition internationale, soit la médecine, soit le sens du progrès, pour couper court à tout véritable débat. Ils rendront l’humain de plus en plus dépendant à la technologie, à l’électricité, aux multinationales. Ils rendront l’humain de plus en plus fainéant, de moins en moins autonome, de moins en moins imprévisible. Ils nous feront petit à petit ressembler à des robots. Qu’on les laisse faire, et ils le feront. "

    #numérique #incendie #transfo #luddisme


  • Revue de presse de l’April pour la semaine 15 de l’année 2018
    https://linuxfr.org/news/revue-de-presse-de-l-april-pour-la-semaine-15-de-l-annee-2018

    La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Sommaire

    [usine-digitale.fr] Scandale Facebook, RGPD, messagerie cryptée, compteurs Linky… Les positions de Mounir Mahjoubi sur la protection des données personnelles [ZDNet France] Linux est sous votre capot [VICE] L’homme qui voulait soigner sa maladie génétique dans son garage [Global Security Mag] Mozilla dresse le bilan de la santé d’Internet à travers l’Internet Health Report 2018 [The Conversation] Facebook et le « paradoxe de la vie privée » [Next INpact] Pôle emploi nous ouvre le code source de (...)


  • Revue de presse de l’April pour la semaine 11 de l’année 2018
    https://linuxfr.org/news/revue-de-presse-de-l-april-pour-la-semaine-11-de-l-annee-2018

    La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Sommaire

    [Contrepoints] Anarchie, cypherpunk et liberté : les racines philosophiques du bitcoin [Developpez.com] L’UE voudrait exiger que les plateformes filtrent le contenu téléchargé pour éviter des violations de copyright [ouest-france.fr] Vire. A la découverte des logiciels libres avec Vire’GUL [Les Echos] Darknet : Brève histoire du grand méchant web [Libération] Bercy attaque Apple et Google sur les pratiques de leurs magasins d’applications [FIGARO] Mounir Mahjoubi : « Je suis contre toute propriété (...)


  • ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA BIOÉTHIQUE
    Quel monde voulons-nous pour demain… et quel débat pour aujourd’hui ?

    Les États généraux de la bioéthique viennent de s’ouvrir avec cette question : « Quel monde voulons-nous pour de- main ? » Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui les préside est un organisme « indépendant » composé d’un président nommé par le chef de l’État, lequel nomme également 5 des 39 autres membres, 19 étant choisis par les ministres et les présidents d’assemblée et de grands corps d’État, les 15 derniers par leurs pairs dans le secteur de la recherche. Une large majorité est donc redevable au pouvoir en place, et nombre d’entre eux sont déjà acquis à la cause des lobbys. La consultation en cours n’est donc qu’un vaste trompe-l’œil et ce CCNE n’a rien d’éthique : fortement politisé (on a vu comment fin 2013 il fut remanié de fond en comble par François Hollande pour sa politique de diversion sociétale), il n’obéit à aucune charte éthique claire. Sa constitution laisse déjà présager des conclusions de ses travaux.

    On consacre le fait qu’il y aurait un « sens de l’histoire », qui ne peut qu’accompagner la libéralisation progressive des règles freinant le marché de la reproduction et de l’artificialisation de l’homme. Le généticien Jean-François Mattei, ancien rapporteur des lois de bioéthique, nous a avertis : « Dans le domaine bioéthique, chaque pas que nous faisons ne nous paraît pas absolument déterminant et repoussant, mais vient un jour où l’on se retourne et où l’on est arrivé plus loin que ce que nous aurions voulu. Pour éviter cette pente eugéniste, il a fallu se battre1. » Sous couvert d’avancées thérapeutiques, il s’agit d’imposer par le fait accompli le tri des êtres humains, la numérisation de nos existences et l’« augmentation » d’un homme préalablement diminué par ces mêmes technologies.

    Comme l’écrivait récemment le mathématicien Cédric Villani, chargé par le gouvernement d’une mission sur l’intelligence artificielle (IA) : « Il faut tout d’abord une initiation aux bases et à l’esprit de l’algorithmique et de la robotique dès le plus jeune âge […]. Si on ne rassure pas la population, on ne pourra pas avancer. Cela passe par la mise en place de comités d’éthique, qui pourront édicter des règles de bonne conduite, ou conseiller gouvernement et entreprises2… » Et Jacques Testart, le père du bébé-éprouvette, d’affirmer sur son blog Critique de la science que « la fonction de l’éthique institutionnelle est d’habituer les gens aux développements technologiques pour les amener à désirer bientôt ce dont ils ont peur aujourd’hui ».

    QUEL HOMME VOULONS-NOUS POUR DEMAIN ?

    On aura remarqué que la quasi-totalité des thèmes abordés ont trait au transhumanisme, cet ultime avatar du capitalisme et sa sortie de secours avant l’inéluctable effondrement : derrière le marché juteux de la reproduction artificielle de l’humain (procréation médicalement assistée, diagnostic préimplantatoire, contrats de location d’utérus, recherche embryonnaire, génétique et génomique), il sera aussi question d’intelligence artificielle, de robotique, de big data et de contrôle des comportements par les neurosciences.
    Pour mieux masquer l’idéologie générale qui sous-tend ces débats, l’ensemble sera fragmenté par régions, chacune n’ayant droit qu’à quelques thèmes de réflexion sur tel ou tel élément technique du système qu’on impose. Sera à l’honneur en Nouvelle-Aquitaine le big data, ce grand pourvoyeur de données pour l’intelligence artificielle qu’il nourrit – ou « éduque » comme disent les ingénieurs3. Le site officiel des États généraux nous suggère que l’IA implantée dans des robots permettra de pallier le manque de médecins dans les déserts médicaux, voire de prendre en charge les aînés dont plus personne ne souhaite s’occuper, comme c’est déjà le cas au Japon. Avant sans doute l’hybridation avec le cerveau humain sur laquelle travaillent les transhumanistes, pour compenser le déclin des capacités intellectuelles mesuré ces dernières années, déclin dont les pollutions chimiques, l’abrutissement par le monde virtuel et les prothèses technologiques sont, entre autres, la cause. Dans un monde où la déshumanisation veut s’imposer jusque dans l’intimité de la maladie et de la fin de vie, la protection des données personnelles n’a que peu d’importance. Ainsi Laurent Alexandre, qui conseille le député Cédric Villani et le ministre du Numérique Mounir Mahjoubi, demande que « la Cnil soit modifiée pour permettre aux IA françaises d’utiliser les données personnelles4 ».

    La technocratie, cette classe toute-puissante qui concentre désormais le pouvoir, le savoir et l’avoir, a intégré la leçon des sociologues de l’acceptabilité : « Faire participer, c’est faire accepter. » C’est ainsi que, après avoir dévasté notre milieu naturel et empoisonné nos organes – pensons seulement aux pesticides et autres perturbateurs endocriniens, largement responsables de l’infertilité qui justifie la PMA –, les technocrates requièrent notre assentiment pour parachever « dé- mocratiquement » la transformation de nos corps et de nos modes de vie. Coup double ! Ceux qui commercialisent les poisons facturent désormais les remèdes.
    C’est pourquoi ils nous invitent à valider l’avancée des technologies « convergentes » ou « exponentielles », selon la novlangue de la Silicon Valley, pendant que sondages et médias préparent l’opinion à l’adoption des mesures qui avaient été mises de côté il y a sept ans : libéralisation de la PMA et de la GPA, désormais sans justification médicale, suicide assisté… en attendant les prochaines sessions, qui pourraient désormais avoir lieu tous les cinq ans, afin de mieux coller à l’accélération des avancées technologiques. On y fera accepter le bébé à la carte, la FIV à trois parents, le clonage thérapeutique, l’utérus artificiel et ce qui en découlera : la formation d’un embryon à partir des chromosomes de deux femmes ou deux hommes, voire l’autoreproduction, à la demande des sujets postmodernes autoconstruits : « Parce que j’y ai droit, parce que c’est mon choix » ! Et l’on voit apparaître les concepts de « stérilité sociétale » ou d’« infertilité sociale » pour légitimer le « droit à l’enfant » et en appeler à la technologie afin de s’affranchir d’une nature humaine dénoncée comme arbitraire, inégalitaire, voire « fasciste » !

    CONTRE L’EUGÉNISME ET LA MARCHANDISATION DES CORPS

    Dans le cadre de la fabrication industrielle de l’humain, l’enfant devient une marchandise comme une autre. La location des ventres se révèle alors comme une nouvelle forme de l’exploitation humaine. Comme le proclamait Pierre Bergé, entérinant la prostitution de l’humanité comme un des rouages du système capitaliste : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant. »

    Quant à la procréation médicalement assistée, le diagnostic préimplantatoire qui en est une condition obligatoire conduit de fait à de nouvelles formes d’eugénisme. Déjà, des couples non stériles y ont recours pour sélectionner les caractéristiques de leur progéniture (on a même vu un couple de sourdes-muettes réclamer un enfant sourd-muet). Encore une fois, le problème central ne se résume pas à telle ou telle technique en particulier mais concerne le système dont elles sont l’avant-garde : la normalisation de la fécondation in vitro, couplée aux avancées de la prédiction génomique – déjà effective sur le bétail et les plantes grâce au big data – permettra d’étendre le diagnostic préimplantatoire à un ensemble de critères (taille, couleur des yeux, des cheveux, performances diverses…) qui n’ont plus rien à voir avec des maladies. On prépare des générations d’humains qui, pour la première fois, ne seront plus le fruit du hasard, mais celui d’une sélection d’embryons optimisée en salle blanche. Bienvenue à Gattaca… On se rappellera que l’eugénisme, avant que le nazisme n’en ternisse l’image, était un projet partagé par presque tous les progressistes au début du xxe siècle (la social-démocratie suédoise, par exemple, en fut une pionnière, ne l’abandonnant que dans les années 1970). Peut-on fonder une société humaine décente sur la transgression perpétuelle par la technique des limites biologiques et sociales afin de satisfaire des désirs particuliers ?

    Nous, simples humains qui souhaitons le rester, dénonçons la mascarade de ce débat qui consacre l’artificialisation du vivant. Nous refusons la marchandisation et la robotisation des corps et voulons naître, vivre, aimer, nous reproduire et mourir décemment, sans être incarcérés dans ces dispositifs d’assistance machinale. On ne nous trouvera ni dans les défilés des technoprogressistes des lobbys LGBT, ni avec les catho- réactionnaires de Civitas et consorts.

    Nous refusons l’accroissement indéfini de notre dépendance à des innovations qui nous privent de notre plus élémentaire liberté. Nous voulons stopper la dévastation du monde plutôt qu’adapter notre corps à un milieu saccagé. Et débattre sans intermédiaires, ni politiciens, ni journalistes, ni experts.

    Les Chimpanzés du futur gascons, février 2018
    chimpanzesgascons@riseup.net

    « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. » Kevin Warwick, cyborg transhumaniste


    Notes
    1. La Croix, 30 janvier 2018.
    2. Le 1, janvier 2018.
    3. Ces données sont piégées sur la Toile ou recueillies par nombre de capteurs et mouchards électroniques, dont le très contesté compteur Linky.
    4. Discours à Bordeaux French Tech, 12 décembre 2017, disponible sur Internet.


  • Non, Mounir Mahjoubi, à l’école, chacun ne fait pas “le chemin qu’il veut” ! (Bondy Blog)
    http://www.bondyblog.fr/201801080913/non-mounir-mahjoubi-a-lecole-chacun-ne-fait-pas-le-chemin-quil-veut

    Vos enfants s’ils vont à l’école, si vous arrivez à les inclure dans un parcours qui leur ressemble, dans les talents qu’ils ont, chacun fera le chemin qu’il veut (…) La réussite c’est chacun qui la définit “. Ce mots sont signés Mounir Mahjoubi […] Pourtant, plus d’un demi-siècle après “Les Héritiers” de Bourdieu, les faits sont malheureusement toujours aussi têtus : la France produit toujours plus d’inégalités dans le champ scolaire. Les études, les chiffres, les enquêtes sont à ce sujet sans appel, toujours en 2018.

    Votre discours méritocratique n’a rien de disruptif, il est vieux comme le capitalisme et emblématique de l’idéologie libérale à l’œuvre en France. Il sert à convaincre que “quand on veut on peut” et à construire le mythe du self-made-man à l’américaine.

    #éducation #méritocratie #inégalités


  • Revue de presse de l’April pour la semaine 51 de l’année 2017
    https://linuxfr.org/news/revue-de-presse-de-l-april-pour-la-semaine-51-de-l-annee-2017

    La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Sommaire

    [l’essor] Label « Territoire numérique libre » : le Rhône récompensé [FIGARO] Mounir Mahjoubi : « Le Conseil national du numérique doit être proche du gouvernement » [lepopulaire.fr] Sécuriser ses échanges numériques, c’est possible [Le Monde.fr] Un partenariat avec la série « Mr. Robot » provoque la colère chez les utilisateurs de Mozilla Firefox [ZDNet France] Quelle est votre stratégie Open Source ? [Europe1.fr] Lobbies : l’Assemblée en quête de transparence lien n°1 : Aprillien n°2 : Revue de presse de (...)


  • (20+) L’indépendance du Conseil national du numérique n’est pas négociable - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2017/12/20/l-independance-du-conseil-national-du-numerique-n-est-pas-negociable_1617

    Alors qu’elle est au Caire, invitée par l’ONU en tant qu’influenceuse pour traiter de la haine sur Internet, voilà qu’elle essuie une nouvelle campagne… de haine sur Internet. Dès l’annonce de la composition du CNNum, un soulèvement de personnes et groupes très actifs sur Internet se fait entendre, tentant de faire plier le gouvernement. Et cela fonctionne. Après avoir communiqué la liste de nominations avec satisfaction, le ministre Mounir Mahjoubi fait machine arrière et demande deux jours plus tard à Marie Ekeland de proposer une nouvelle composition du conseil. Soutenue par l’extrême droite et le Printemps Républicain entre autres, cette frange réactionnaire de nos élites, de gauche comme de droite, prend à nouveau en otage le gouvernement, qui plie sous leur pression.

    Car ce n’est pas sans rappeler d’autres événements survenus récemment : l’annulation du service civique pour l’association Lallab dont le but est de faire entendre les voix des femmes musulmanes, les intimidations contre le festival afroféministe Nyansapo organisé par Mwasi, la campagne menée contre l’humoriste Yassine Belattar jusqu’à la couverture de Marianne titrant « faux comique, vrai danger »,… les manœuvres d’intimidation sont nombreuses. Cette volonté d’éviction de certaines idées, aux relents de maccarthysme, empêche tout débat public et met gravement en danger notre démocratie.

    Ces campagnes, dont les cibles sont systématiquement issues de groupes minoritaires déjà peu représentés dans l’espace public, contribuent à leur confisquer une parole qui leur est rarement donnée, au sein des institutions, bien qu’elle soit tout à fait légitime. Harcèlement, diffamation et rumeurs sont autant d’outils dont ces personnes se servent, avec l’appui de certains médias, pour discréditer la parole de leurs cibles, et in fine, les réduire au silence. Nous observons régulièrement des membres du gouvernement ou représentant·e·s d’institutions céder à ces pressions, tomber dans les pièges qui leur sont tendus, et, de fait, altérer le travail de nombreux militant·e·s dont l’unique objectif est de défendre l’égalité des chances, de protéger nos libertés fondamentales.

    Se battre pour l’indépendance de nos institutions, de nos associations, de nos universités, de nos centres nationaux de recherche et de formation, cela porte un nom : la résistance.

    En conséquence, nous, actrices et acteurs de la société civile, soucieux.ses de l’intégrité et de l’indépendance de nos institutions, demandons au gouvernement de prouver qu’il joue son rôle d’arbitre en restant le garant des valeurs de la République appliquées à tou·te·s, y compris celles et ceux qui le critiquent. Le gouvernement doit certes assurer l’unité de la nation, mais celle-ci ne peut se faire au détriment de la liberté d’opinion.

    #CNNum


  • Le CNNum explose à la figure du gouvernement | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/191217/le-cnnum-explose-la-figure-du-gouvernement?onglet=full

    Marie Ekeland a donc refusé de céder aux exigences du secrétaire d’État au numérique, Mounir Mahjoubi, qui lui avait demandé, mercredi dernier, de présenter une nouvelle liste de trente membres du CNNum excluant la militante féministe et antiraciste (lire notre précédent article ici). « Le projet que j’ai porté d’ouverture, d’indépendance de pensée et de diversité, a été mis à l’épreuve dès le démarrage, écrit l’ex-présidente dans un communiqué publié mardi matin sur le site du Conseil. Je ne vois pas aujourd’hui, comment continuer à le porter en maintenant son essence et de bonnes chances de réussite ».

    « Nous avons beaucoup travaillé de concert cette dernière semaine avec Mounir Mahjoubi et les membres du CNNum à trouver une solution qui permette d’en conserver son intégrité et son entièreté », précise Marie Ekeland. « Nous n’y sommes pas arrivés. J’ai donc présenté aujourd’hui ma démission à Mounir Mahjoubi afin de laisser la place à une autre vision au CNNum. »

    Mais pour le gouvernement, il s’agit en fait de céder à la droite raciste et anti-féministe.

    Le revirement de l’exécutif est intervenu le mercredi 13 décembre après 24 heures d’une polémique lancée tout d’abord sur Internet par une partie de la droite et du Printemps républicain. Le 12 décembre, le président du mouvement, Amine El-Khatmi, réagit ainsi sur Twitter à l’annonce de la nomination de Rokhaya Diallo : « Vous avez demandé le racisme d’État, ne quittez pas… »

    Le lendemain, la députée Les Républicains, Valérie Boyer, interpelle directement le premier ministre Édouard Philippe dans un courrier qu’elle publie sur Twitter. Dans celui-ci, la nouvelle secrétaire générale adjointe chargée des questions de société du parti de Laurent Wauquiez reproche plusieurs propos tenus par Rokhaya Diallo ces dernières années.

    L’élue rappelle notamment une interview accordée à la web-émission Regards par la militante féministe. « Je ne vois pas en quoi le fait de marquer la féminité par un voile, c’est plus sexiste que de le marquer par des talons aiguilles ou une minijupe », avait affirmé Rokhaya Diallo. Il existe un « déni extrêmement profond du fait qu’il y a une production du racisme qui est ancrée à gauche », poursuivait-elle.

    Les différents propos pointés par Valérie Boyer étaient déjà connus. Rokhaya Diallo, connue pour sa lutte contre l’islamophobie, est en effet une des cibles favorites de l’extrême droite et de certains mouvements laïcistes ou islamophobes. Ce qui est plus étonnant, c’est la célérité avec laquelle l’exécutif a cédé à leurs pressions alors qu’aucun élément nouveau n’est apparu.

    Du côté du secrétariat d’État au numérique, on assurait, la semaine dernière, que ce n’est pas la lettre de Valérie Boyer ni la mobilisation sur Internet, qui a conduit à l’éviction de Rokhaya Diallo. Les services de Mounir Mahjoubi auraient en effet reçu de nombreux messages de la part de personnes de « l’écosystème numérique ». On reconnaissait cependant avoir bien validé la composition du CNNum telle que présentée lundi. Et qu’à ce moment, elle ne posait aucun problème.

    Dans son communiqué annonçant sa démission, Marie Ekeland défend sa décision de nommer Rokhaya Diallo qui « déconstruit les mécanismes de la construction de la haine en ligne et défend les droits des afro-descendants et des minorités au sens large ». « Je ne renie rien, écrit-elle. J’ai été choquée par les caricatures auxquels Rokhaya Diallo et Axiom ont été réduits : elles n’ont rien à voir avec ce qu’ils sont vraiment. »

    L’exclusion de la militante est due, estime l’ex-présidente du CNNum, à « un emballement médiatique et politique violent, révélateur des tensions françaises et de la difficulté à les traiter sereinement. Nous en avons été les témoins impuissants », explique-t-elle.

    Le plus drôle vient quand même de la bouche du ministre

    Contacté par Le Figaro, Mounir Mahjoubi a assumé sa décision. « J’ai signé le décret, j’étais là à la nomination. Il n’y a eu aucune surprise. Le problème, ce sont les réactions et l’incapacité du CNNum à travailler dans la sérénité », affirme le secrétaire d’État. « Il ne s’agit pas d’une association, d’un parti politique ou d’un lobby. Le CNNum doit être proche du gouvernement pour nous orienter, et le gouvernement lui fait confiance sur ces sujets. Ce n’est pas une force d’opposition, même si conseiller peut signifier dire quand ça ne va pas. C’est cet équilibre subtil qui a été cassé », poursuit-il.

    La composition du nouveau CNNum devrait être prête au début de l’année 2018, précise encore Mounir Mahjoubi. Elle « sera faite d’experts du numérique. Elle aura aussi une plus grande représentativité des quartiers, de la ruralité ».

    ON va donc faire représenter les quartiers par des gens qui surtout ne font pas de vagues, ne sont ni activistes, ni rappeurs, peut être par exemple la nouvelle bourgeoisie de couleur du numérique... pourquoi pas ceux qui ont utilisé les ZRU et autres zones franches pour y mettre les click-travailleurs/ses ou des entrepôts de livraison amazoniens. Des experts du numérique qui surtout n’auront jamais l’idée d’utiliser le langage épicène. Des experts comme on les aime dans les cercles de pouvoir : experts en courbettes et génuflexions !

    Cela dit, je n’aimerais pas être à la place du futur nominé... Il ne s’agit plus d’avaler des couleuvres, mais bien des boas, des anacondas. Le CNNum est mort, mais ce n’est que le premier pas. Je ne veux plus voir une tête qui dépasse. Tiens, les honteux de l’audiovisuel comme Elise Lucet... ou les merdeux de SUD Education qui osent penser qu’il existe un racisme d’Etat. Mettez moi tout ça en ordre !

    #CNNUM #hypocrisie #Macronie

    • C’est pourtant clair, il suffit de lire les articles 1 des décrets successifs…

      • 2011-476 29/04/11 (Nicolas Sarkozy)

      Le Conseil national du numérique a pour mission d’éclairer le Gouvernement et de participer au débat public dans le domaine du numérique.

      Il peut être consulté par le Gouvernement sur tout projet de disposition législative ou réglementaire susceptible d’avoir un impact sur l’économie numérique.

      Il formule également de sa propre initiative des recommandations en faveur du développement de l’économie numérique en France et contribue aux réflexions prospectives sur ce secteur.

      • 2012-1400 13/12/12 (François Hollande)
      (l’article 8 abroge le précédent décret)

      Le Conseil national du numérique a pour mission de formuler de manière indépendante et de rendre publics des avis et des recommandations sur toute question relative à l’impact du numérique sur la société et sur l’économie.

      A cette fin, il organise des concertations régulières, au niveau national et territorial, avec les élus, la société civile et le monde économique.

      Il peut être consulté par le Gouvernement sur tout projet de disposition législative ou réglementaire dans le domaine du numérique.

      • 2017-1677 8/12/17 (Emmanuel Macron)
      (l’article 8 abroge le précédent décret)

      Le Conseil national du numérique est chargé d’étudier les questions relatives au numérique, en particulier les enjeux et les perspectives de la transition numérique de la société, de l’économie, des organisations, de l’action publique et des territoires. Il est placé auprès du ministre chargé du numérique.

      Dans son champ de compétence, il a pour missions :
      1° D’informer et de conseiller le Gouvernement dans l’élaboration, la conduite et l’évaluation des politiques et de l’action publiques ;
      2° De contribuer à l’élaboration des positions de la France aux niveaux européen et international ;
      3° De formuler de manière indépendante et de rendre publics des avis et des recommandations.

      A cette fin, il organise des concertations régulières, aux niveaux européen, national et territorial, avec les pouvoirs publics, les élus, les secteurs économique, associatif et académique, et la société civile.

      Il peut être saisi pour avis par le Premier ministre, par le ministre chargé du numérique et, le cas échéant, conjointement avec les autres ministres concernés, ou par la majorité de ses membres de toute question entrant dans son champ de compétence. Dans ce cadre, il peut se voir confier des missions de prospective, d’expertise, d’étude et de consultation.

      Il peut être consulté par le Gouvernement sur tout projet de disposition législative ou réglementaire dans le domaine du numérique.

      Dans cette dernière version, l’#indépendance n’est invoquée que dans la troisième mission. Pour les autres, on s’imprègnera de la signification de « l’indépendance » pour le ministre…

      CNNum : Marie Ekeland démissionne
      https://www.linformaticien.com/actualites/id/46908/cnnum-marie-ekeland-demissionne.aspx

      Réaction de Mounir Mahjoubi : « le CNNum doit être proche du gouvernement pour nous orienter, et le gouvernement lui fait confiance sur ces sujets. Ce n’est pas une force d’opposition, même si conseiller peut signifier dire quand ça ne va pas. C’est cet équilibre subtil qui a été cassé » explique au Figaro le secrétaire d’État au Numérique. La polémique née des nominations aurait rendu le CNNum « inaudible ».

    • Un bel exemple du principe bien connu des juristes : lister restreint. Plus on énumère des missions, plus on restreint le champ d’action.

      La mission tient en une phrase dans la version 2, on retrouve bien cette même phrase dans la version 3, mais en troisième rang d’une liste de missions…


  • Uber : 1,4 million d’utilisateurs français touchés par le piratage
    http://www.zdnet.fr/actualites/uber-14-million-d-utilisateurs-francais-touches-par-le-piratage-39861730.htm

    À la fin du mois de novembre, le secrétaire d’État chargé du numérique Mounir Mahjoubi demandait directement à Uber de publier plus de détails sur le nombre d’utilisateurs français touchés par l’attaque ont avait été victime en 2016 l’application de VTC. Uber a fini par s’exécuter et a publié vendredi les détails sur cette attaque : dans un post de blog, l’application précise qu’environ 1,4 million d’utilisateurs français ont été affectés par l’attaque. Uber précise néanmoins que ce chiffre n’est qu’une (...)

    #Uber #hacking


  • Emmanuel Macron, ou l’oligarchie au pouvoir (2) - Le blog de Bernard Gensane
    http://bernard-gensane.over-blog.com/2017/10/emmanuel-macron-ou-l-oligarchie-au-pouvoir-2.html

    Au diable la flexi-sécurité à la sauce danoise ! Le peuple français va plonger vers une véritable #flexi-pauvreté, un peu comme celle qu’avait connue l’Allemagne après les « réformes » du marché du travail de 2003 à 2005 qui avaient, certes, fait reculer le taux de chômage, mais qui avaient également créé treize millions de nouveaux pauvres avant de produire des millions de retraités à 1 200 euros par mois. Les lobbies financiers vont donc prendre directement le pouvoir économique, avec l’aide des grands médias, propriétés de ce que le communiste Georges Marchais appelait en son temps « le grand capital ». Economique, le projet de Macron est également civilisationnel. La République française doit devenir une start-up nation, sa vie politique étant complètement managérialisée, à l’image du développement de son parti En Marche, la formation la moins démocratique depuis l’après Deuxième Guerre mondiale. Il faudra faire vite car l’adhésion des Français au macronisme ne concerne guère plus de 10% de l’électorat. Selon un sondage Opinionway, Macron (dont la cote de popularité personnelle ne cesse de chuter depuis trois mois) n’a recueilli que 55% d’adhésion directe parmi ses électeurs, 45% l’ayant choisi comme « vote utile » pour éviter un second tour Le Pen-Fillon.

    • Lorsqu’il a pensé ses équipes de direction, son management de la France, Emmanuel Macron a joliment brouillé les cartes en s’adjoignant des personnalités du secteur public et surtout de l’entreprise privée, sans vraiment s’embarrasser de conflits d’intérêts. L’assureur et financier Gilles de Margerie a été nommé directeur de cabinet de la ministre de la Santé. Il saura « réformer » les retraites dans le bon sens et articuler le rôle de l’Assurance-maladie et des assureurs privés. Dans cette optique, le profil de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ne manque pas d’intérêt. Brillante professeur de médecine âgée de 55 ans, belle-fille de Simone Veil, elle est proche de grands laboratoires pharmaceutiques qui l’ont rémunérée. Comme par hasard, elle a décidé d’augmenter de trois à onze le nombre de vaccins obligatoires pour les enfants. Son mari dirige l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), dont la cotutelle politique est le ministère de la Santé. Le gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe compte de nombreuses personnalités issues de ce qu’on appelle désormais la « société civile » (on disait autrefois « la population active »). Parmi elles, le très médiatisé militant écologiste et animateur de télévision Nicolas Hulot – qui avait flirté un temps avec les équipes de Jean-Luc Mélenchon avant de voter Hamon au premier tour de la Présidentielle – comme ministre de la Transition écologique et solidaire. Le ministre de l’Education nationale est Jean-Michel Blanquer, ancien directeur de l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC), première école de commerce française à s’associer aux grandes entreprises pour créer des chaires d’entreprise. Le jeune entrepreneur Mounir Mahjoubi (exemple remarquable de l’intégration réussie d’un immigré de deuxième génération) est nommé secrétaire d’Etat chargé du numérique. Il a rejoint le mouvement de Macron en janvier 2017 après avoir été proche de Ségolène Royal puis de François Hollande. Antoine Foucher symbolise, à lui seul, la pénétration du ministère du Travail par les patrons : il fut directeur général adjoint du Medef, avant de rejoindre Schneider Electric. Il est désormais directeur de cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Il lui reviendra la tâche de piloter les contre-réformes hostiles aux travailleurs. Muriel Pénicaud, fut elle-même directrice des ressources humaines de Danone puis de Dassault Systèmes. Chez Danone, elle organisa, malgré des bénéfices pour l’entreprise de près de deux milliards d’euros, un licenciement massif qui fit grimper le cours de ses propres stock-options. Dans les milieux patronaux et syndicaux, elle est connue comme une spécialiste du lean management, la gestion sans graisse, au plus juste, qui vise à accroître les marges au détriment de l’emploi et des conditions de travail.

      Macron rime avec clarification

      Quoi qu’il lui arrive, Macron aura été très utile à la France. En précipitant la fin d’un parti socialiste acquis depuis des décennies aux lois d’airain du capitalisme financiarisé, il aura opéré une vraie clarification du spectre politique français. Il aura ouvert, peut-être pas un boulevard, mais en tout cas une belle avenue à la gauche de gauche : la France insoumise, les communistes, et tous ceux pour qui le combat écologique est forcément articulé à une vraie transformation économique et sociale. Et il aura offert la preuve que les banques dirigent effectivement le pays, sans la caution, sans l’intermédiaire, des deux grandes formations politiques traditionnelles.


  • Le gouvernement demande le départ de Rokhaya Diallo du Conseil national du numérique
    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/12/13/32001-20171213ARTFIG00323-le-gouvernement-demande-le-depart-de-rokhaya-dial

    Le Conseil national du numérique a besoin de « sérénité ». C’est en tout cas l’argument avancé par Mounir Mahjoubi pour en réclamer sa recomposition. Le secrétaire d’Etat au numérique a annoncé mercredi soir qu’il avait demandé à Marie Ekeland, présidente du CNNum, de revoir sa copie, quelques jours à peine après avoir dévoilé son équipe. Le gouvernement réclame le remplacement de la militante antiraciste Rokhaya Diallo. La nouvelle composition du CNNum doit être dévoilée la semaine prochaine.

    « Ce conseil a pour rôle d’orienter les politiques du gouvernement sur les aspects numériques et de penser les transformations du monde. (...) Nous avons souhaité, par souci de bonne gouvernance et afin que le débat démocratique puisse avoir lieu, que le Conseil puisse agir en indépendance, compte tenu de l’importance des sujets à traiter. Dans ce contexte, la présidente du Conseil a pu, ce qui est inédit, composer son équipe, en intégrant des points de vue dont certains peuvent être différents de ceux du gouvernement », écrit Mounir Mahjoubi. « Cependant, et eu égard encore une fois à l’ampleur des enjeux qui sont les siens, le Conseil National du Numérique a besoin de sérénité pour travailler, et les derniers échanges sur la composition du Conseil soulignent que ces conditions ne sont pas pleinement réunies. »

    #racisme #racisme_d'etat


  • Recherche auteur pour #scénariser_un_semblant_de_débat:
    http://www.liberation.fr/france/2017/06/16/l-assemblee-se-prepare-au-parti-unique_1577460

    Les premiers textes à l’agenda parlementaire dès cet été (loi travail et moralisation) découlent des promesses du candidat Macron et ne devraient souffrir d’aucune dissidence. Par la suite, selon les mots du secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, le groupe XXL de marcheurs devra jouer le rôle de l’opposition et de la majorité en même temps : « Vous allez avoir des gens qui vont débattre (au sein de LREM, ndlr), qui ne seront pas toujours d’accord.... »

    « Il faudra trouver un moyen de scénariser une pluralité de tendances entre nous pour qu’il y ait un semblant de débat, confirme un candidat en ballottage très favorable près de Paris. Il ne faudrait pas que le seul débouché pour les idées soit la rue. »

    • L’imagination au pouvoir sera téléphonée. Ici, c’est une transposition du modèle « gauche plurielle » des années 90 (maître d’oeuvre Cambadélis), ou la reprise d’un théâtre du dissensus sans conséquences, à l’instar des « frondeurs » du PS (à l’exception de 3 députés, mais pas de Hamon et de bien d’autres, qui refusèrent de voter l’état d’urgence).


  • Revue de presse de l’April pour la semaine 20 de l’année 2017
    https://linuxfr.org/news/revue-de-presse-de-l-april-pour-la-semaine-20-de-l-annee-2017

    La revue de presse de l’April est régulièrement éditée par les membres de l’association. Elle couvre l’actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s’agit donc d’une sélection d’articles de presse et non de prises de position de l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Sommaire

    [Numerama] VideoLAN (VLC) se mobilise contre les codecs payants et propriétaires [Silicon] Ce que WannaCry nous dit sur la régulation du chiffrement [Programmez !] SUSE Academic : des formations open source pour les étudiants du monde entier [acteurspublics.com] Mathieu Jeandron : “Nous souhaitons privilégier l’hébergement en France des données scolaires” [La Tribune] Mounir Mahjoubi, symbole du renouvellement, nommé secrétaire d’Etat au Numérique [Le Figaro] La Cnil condamne Facebook à 150.000 (...)


  • Comment En marche ! a traqué et cherché à déjouer les rumeurs et les intox - Le Monde
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/05/05/comment-en-marche-a-traque-et-cherche-a-dejouer-les-rumeurs-et-les-intox_512

    L’équipe de campagne d’En marche ! a observé avec attention le déroulé de la campagne américaine, et a fait de l’anticipation sur les rumeurs propagées par Internet sur son candidat un élément de sa stratégie numérique.

    Le mouvement de l’ancien ministre de l’économie ne dispose pas d’une cellule spécifique pour ce sujet, mais toute l’équipe numérique – une quinzaine de personnes –, chargée entre autres de suivre le candidat au quotidien ou de poster sur ses différents comptes sur les réseaux sociaux, est mise à contribution pour suivre les discussions sur le candidat et repérer des rumeurs.

    Cette équipe s’appuie également sur un logiciel de veille sur Twitter, Visibrain. Ce dernier surveille les discussions associées à un certain nombre de mots-clés liés à la campagne (« Macron », « En marche ») et envoie une alerte si la discussion sur un sujet donné dépasse un certain seuil.

    Par ailleurs, de nombreux sympathisants, sans être directement impliqués dans la campagne, font fréquemment « remonter » des rumeurs ou des discussions suspectes sur les réseaux sociaux, explique au Monde Mounir Mahjoubi, responsable de la campagne numérique.

    #Linfiltré #PhoneStories #FN #Fachosphere


  • Macron et l’évasion fiscale : itinéraire d’une rumeur, de 4chan aux plateaux télé - Le Monde
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/05/04/macron-et-l-evasion-fiscale-itineraire-d-une-rumeur-de-4chan-aux-plateaux-te

    e mouvement s’étonne du fait que Marine Le Pen fasse référence à une rumeur d’évasion fiscale si peu de temps après la publication de ces documents sur 4chan, laissant entendre qu’elle serait impliquée. La candidate est, selon le mouvement, « manifestement très au fait d’une “information” apparue deux heures avant le début du débat de l’entre-deux-tours, et que cependant elle prend la précaution curieuse de présenter comme encore à venir, comme si elle en avait l’intuition prémonitoire, alors qu’au même moment l’opération est en cours. »

    Les insinuations de Marine Le Pen sont « un aveu », selon Mounir Mahjoubi, responsable de la campagne numérique d’En marche !, interrogé par Le Monde : « On voit que c’est fait dans la précipitation de leur côté. C’est grave, et amateur : elle a quand même cité une rumeur qui n’avait même pas démarré. »

    #Linfiltré #PhoneStories #FN #Fachosphere


  • #Fichier_TES : la commission des lois du #Sénat a reçu Mme Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la commission nationale de l’#informatique et des #libertés (#CNIL) et M. Mounir Mahjoubi, président du conseil national du #numérique le mardi 15 novembre ainsi que M. Caseneuve. Les vidéos des auditions sont disponibles ici : http://videos.senat.fr/video.240994_5828f60acaa74.creation-d-un-traitement-de-donnees-a-caract

    Le conseil national du numérique a mis en place une plate-forme de débat : https://tes.cnnumerique.fr


  • « Plus jamais de loi Travail, c’est-à-dire sans concertation alors qu’elle concerne tout le monde », explique Mounir Mahjoubi
    http://www.usine-digitale.fr/editorial/plus-jamais-de-loi-travail-c-est-a-dire-sans-concertation-alors-qu-el

    « nous avons défini lors de la première réunion les sujets que nous allons traîter pendant le mandat à venir : l’enseignement supérieur, les PME, l’inclusion numérique. Nous allons aussi entamer une réflexion sur la blockchain et sur le text data mining (TDM) »

    #veille