person:narendra modi

  • Modi Won Power, Not the Battle of Ideas
    https://www.cetri.be/Modi-Won-Power-Not-the-Battle-of

    The Hindu nationalists were victorious. What does that say about India ? Prime Minister Narendra Modi of India has led his Hindu nationalist Bharatiya Janata Party to a major victory in the country’s general elections, winning more than 300 of the 543 parliamentary seats and five more years to run the country. This is an impressive achievement, but how has Mr. Modi been able to do it ? And why has the Indian National Congress, the old national party, been restricted to a mere 52 seats ? In (...)

    #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Inde, #Election, #Mouvements_réactionnaires, #Revendications_identitaires, Other (...)

    #Other_news

  • Un autre ver dans le fruit de la démocratie : l’Indien Narendra Modi - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240519/un-autre-ver-dans-le-fruit-de-la-democratie-l-indien-narendra-modi

    Excellent papier d’Antoine Perraud sur le néo-fascisme religieux de Modi... Il y a pas mal d’extrémistes religieux aujourd’hui, pas seulement musulmans. Il faudrait ouvrir les yeux plutôt que de vendre des Rafales. Pas vrai François ?

    Au dernier jour du marathon électoral indien, dimanche 19 mai, alors que les candidats et le monde politique du sous-continent étaient censés observer une trêve, le premier ministre sortant, Narendra Modi, 68 ans, qui brigue un deuxième mandat, trouva le moyen de faire parler de lui en prenant de la hauteur. Son silence devint étourdissant par la seule grâce, répercutée à travers le pays, de son humble présence au pied de l’Himalaya, dans un temple hindou, Kedarnath, haut lieu de pèlerinage, où il médita médiatiquement.

    La complaisance des télévisions inféodées offrit l’image idéale d’un sage dans la montagne, arpentant les chemins, le regard à la fois bon et perçant. Ou alors reclus dans une grotte, les yeux clos mais l’esprit en éveil, priant pour la patrie et le peuple qui n’en perdraient pas une miette. Quelques esprits forts eurent beau se gausser sur les réseaux sociaux, l’immense majorité du pays goba le spectacle ainsi servi. Et ce avec la passivité de la Commission électorale indienne, organe indépendant ayant supervisé toutes les élections depuis 1951 avec un savoir-faire démocratique qui enorgueillissait le pays ; mais sur laquelle pèsent aujourd’hui le soupçon et même le discrédit.

    Le premier ministre Narendra Modi au temple de Kedarnath. © Bharatiya Janata Party

    Le document de propagande ci-dessus, tout à la gloire de Modi, concocté par son parti, le BJP, donne les clefs pour comprendre le putsch tranquille à l’œuvre, au nom d’une forme de national-populisme hindou, depuis la prise du pouvoir lors des élections générales d’il y a cinq ans. Cette tendance s’apprête à connaître une inflexion décisive avec la nouvelle victoire tout juste arrachée. Le premier ministre, dans un halo sacré, s’offre familièrement au peuple, sans corps intermédiaires inutiles, donc sans pratique démocratique superfétatoire.

    Il incarne la revanche à l’encontre des élites dévoyées, cosmopolites, urbaines. Ces élites corruptibles et corrompues parce qu’éloignées du sol natal, des valeurs ancestrales, d’une religion séculaire et des préoccupations du moment. Ces élites ayant tout passé aux minorités menaçantes, au lieu de se consacrer à la défense acharnée du cœur battant de l’Inde : à son Heimat – dans toutes ses dimensions, spirituelle, temporelle, sociale et culturelle.

    #Narandra_Modi #Inde #Politique #Fascime

  • L’Inde reconduit Modi dans un plébiscite historique
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240519/l-inde-reconduit-modi-dans-un-plebiscite-historique

    Narendra Modi a remporté son pari en se faisant confirmer dans son rôle de leader incontesté de l’Inde, lors des élections générales. Sa stratégie combinée de mobilisation sur les réseaux sociaux, d’un parti à la discipline exemplaire, et de domestication des médias et de la Commission électorale s’est révélée ultra-efficace.

    #Asie #BJP,_parti_du_Congrès,_Narendra_Modi,_Inde,_élections_générales_indiennes

  • Un autre ver dans le fruit de la démocratie : l’Indien #Narendra_Modi
    https://www.mediapart.fr/journal/international/240519/un-autre-ver-dans-le-fruit-de-la-democratie-l-indien-narendra-modi

    Pendant son second mandat, le premier ministre indien, Narendra Modi, continuera d’user du nœud coulant à la fois ethnico-religieux et national-populiste pour étrangler un pays passé sous sa coupe. Un cas d’école qui fait école.

    #International

  • #Election results 2019 : Five reasons why we will have five more years of Modi
    https://www.cetri.be/Election-results-2019-Five-reasons

    Here are five reasons that can be easily identified right away for Mr. Modi’s spectacular second victory Prime Minister Narendra Modi will be ruling India for five years more. At least. This victory will be analysed from multiple angles, not only in the days to come, but for years. But here are five reasons that can be easily identified right away for Mr. Modi’s spectacular second victory. The emotive factor Mr. Modi’s personality was the overarching theme of the winning campaign and in him (...)

    #Southern_Social_Movements_Newswire

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Inde, Election, #The_Hindu

  • Dans les villes et campagnes d’Uttar Pradesh se révèlent les fractures de l’Inde
    https://www.mediapart.fr/journal/international/210519/dans-les-villes-et-campagnes-d-uttar-pradesh-se-revelent-les-fractures-de-

    Alors que les premières estimations laissent entrevoir une victoire de la majorité parlementaire sortante de Narendra Modi, #Reportage au cœur de la « ceinture hindoue ». En 2014, les 230 millions d’habitants du plus grand État de l’Inde, élisant à eux seuls 15% des députés, avaient voté en masse pour le BJP au pouvoir. Depuis, son agenda nationaliste d’hindouïsation de la vie publique n’a pas fait disparaître les crises économiques et communautaires.

    #Inde,_parti_du_Congrès,_Uttar_Pradesh,_Narendra_Modi,_élections_générales_indiennes

  • En Inde, une campagne de « fake news » à échelle industrielle
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110519/en-inde-une-campagne-de-fake-news-echelle-industrielle

    Conservateur et nationaliste, le premier ministre Narendra Modi est en campagne pour sa réélection. Son parti, le BJP, est de loin le plus envahissant sur les réseaux sociaux, où la manipulation est devenue la règle. Avec une prime aux contenus les plus clivants.

    #Inde:_stop_ou_encore_pour_Modi ? #Inde,_élections,_ShareChat,_Facebook,_Lok_Sabha,_Narendra_Modi,_Whatsapp,_BJP,_twitter,_Tik_Tok

    • https://www.franceinter.fr/politique/les-marcheurs-ont-ils-modifie-les-regles-du-csa-a-leur-avantage

      Les règles suivies par le CSA ont été revues l’année dernière.

      "La République En Marche s’est construite une loi qui les arrange, dénonce Benoît Hamon. (…)

      Dans les faits, cette réforme bénéficie surtout à Marine Le Pen, qui en 2014, lors des dernières élections européennes, ne disposait que de 2,52 minutes. Cette fois, le Rassemblement national hérite du deuxième temps d’antenne : 48 minutes.

      Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas que le nombre de parlementaires qui jouent (le RN n’en a qu’une vingtaine), les sondages et les résultats des dernières élections sont maintenant pris en compte.

      Dans un tweet, Jean-Luc Mélenchon note qu’En Marche bénéficiera de 56 minutes et 48 pour le RN. « Le duel se transforme en duo organisé » note le chef de file de La France Insoumise (…)

  • Podcast : quitte ou double pour Modi aux élections en #Inde
    https://www.cetri.be/Podcast-quitte-ou-double-pour-Modi

    Le 23 mai prochain seront connus les résultats des élections générales en Inde qui ont débuté le 11 avril. Narendra Modi sera-t-il réélu ? Le Premier ministre indien peut tout perdre. Quel est le bilan social et économique de son premier mandat ? Sur quoi s’est joué la campagne, nationalisme hindou ou sécurité nationale ? Quels sont les enjeux régionaux et internationaux de ces élections ? Si vous l’avez manquée, voici le podcast de notre conférence organisée le 8 avril à l’ENS avec le Groupes d’Etudes (...)

    #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Asialyst, Inde, #Election, #Audio

  • India says it has just shot down a satellite in space - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/the-download/613228/india-says-it-has-just-shot-down-a-satellite-in-space

    C’en est fini de la démilitarisation de l’espace.

    Je suis en train de finir la trilogie de SF par Liu Cisun, et comme toujours, la SF nous montre comment cela peut nous conduire au pire.

    Prime Minister Narendra Modi announced the successful test in a live television broadcast to the nation, saying it now made India a space power, Reuters reports.

    Bullseye: “Some time ago, our scientists, shot down a live satellite 300 kilometers away in space, in low Earth orbit,” Modi said in an hour-long statement that was broadcast on all national TV stations. Ajay Lele, at the Institute for Defence Studies and Analyses in New Delhi, told Reuters that it was likely the satellite was destroyed using a missile that carried no warhead.

    Exclusive club: India is only the fourth country to have successfully shot down a satellite. The US, Russia, and China have all done so in the past. The US and Russia both did so in the 1980s, and China conducted its first successful test in 2007.

    Debris threat: China’s 2007 test was condemned as irresponsible when it happened as it created a massive cloud of debris of almost 3000 pieces that were big enough to be tracked by NASA. Many thousands more were too small to see. Even small pieces of debris can be hazardous for other satellites or the International Space Station. We do not yet know what has happened to the remnants of India’s satellite.

    Security fears: The satellite test comes as India is gearing up for an election and is approaching the period during which the government is not allowed to make any policy statements designed to swing votes. Issues of national security are exempt, however, and this week’s display of strength comes against the backdrop of rising tensions with neighboring Pakistan.

    #Guerre #Espace #Militarisme #Communs

  • Israël est comme « cul et chemise » avec le régime ultra-nationaliste hindou
    Robert Fisk - 28 février 2019 – The Independent – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah
    http://www.chroniquepalestine.com/israel-est-comme-cul-et-chemise-avec-le-regime-ultra-nationalist

    (...) Pendant des mois, Israël s’est aligné assidûment aux côtés du gouvernement nationaliste indien du Bharatiya Janata Party [BJP – Parti du Peuple Indien] dans une coalition inavouée – et politiquement dangereuse – de « lutte anti-islamiste », une alliance non officielle, tandis que l’Inde est devenue le plus grand marché pour le commerce d’armement israélien.

    Ce n’est donc pas un hasard si la presse indienne vient de déclarer que les « bombes intelligentes » Rafael Spice-2000 de fabrication israélienne ont été utilisées par les forces aériennes indiennes pour attaquer les « terroristes » de l’organisation Jaish-e-Mohammed (JeM) au Pakistan.

    Comme dans le cas de nombreuses vantardises israéliennes sur des cibles similaires, l’aventure indienne au Pakistan tient peut-être plus de l’imagination que d’un succès militaire. Les « 300 à 400 terroristes » supposés avoir été éliminées par les bombes à guidage GPS fabriquées et fournies par les Israéliens pourraient ne s’avérer être guère plus que des rochers et des arbres.

    Mais il n’y avait rien d’irréel dans l’embuscade sauvage des troupes indiennes au Cachemire le 14 février, qui a été revendiquée par le JeM et qui a coûté la vie à 40 soldats indiens. Ni la destruction d’au moins un jet indien cette semaine.

    L’Inde était le plus gros client d’armes d’Israël en 2017 et ce pays a versé 530 millions de livres sterling pour la défense aérienne, les systèmes radar et les munitions de fabrication israélienne, y compris des missiles air-sol testés pour la plupart lors des offensives militaires israéliennes contre des Palestiniens et des cibles en Syrie.

    Israël lui-même tente d’expliquer ses ventes ininterrompues de chars, d’armes et de bateaux à la dictature militaire du Myanmar – tandis que les pays occidentaux imposent des sanctions au gouvernement qui a tenté de détruire sa minorité et le peuple majoritairement musulman Rohingya. Mais le commerce des armes entre l’Israël et l’Inde est légal, au-dessus des frontières et très prisé des deux côtés.

    Les Israéliens ont filmé des exercices conjoints entre leurs propres unités de « commando spécial » et celles envoyées par l’Inde pour être entraînées dans le désert du Néguev, toutes les compétences prétendument acquises par Israël à Gaza et sur d’autres champs de bataille remplis de civils.

    Au moins 16 commandos indiens « Garud » – appartenant à une délégation militaire indienne de 45 personnes – étaient basés pendant un certain temps sur les bases aériennes de Nevatim et de Palmachim en Israël. Lors de sa première visite en Inde l’année dernière, précédée d’une visite en Israël du Premier ministre nationaliste indien Narendra Modi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rappelé les attentats islamistes de 2008 à Mumbai au cours desquels près de 170 civils ont été tués. « Les Indiens et les Israéliens connaissent trop bien la douleur des attaques terroristes », a-t-il déclaré à Modi. « Nous nous souvenons de l’horrible sauvagerie de Mumbai. Nous serrons les dents, nous nous défendons, nous ne cédons jamais. » C’était aussi les déclarations du BJP. (...)

    #IsraelInde
    traduction de cet article : https://seenthis.net/messages/763950

  • Pourquoi 200 millions de travailleurs se sont-ils mis en grève en Inde ? Anish R.M. — Traduit par Diane Gilliard - 14 Janvier 2019 - Peaople Dispatch / Investigaction
    https://peoplesdispatch.org/2019/01/08/why-are-200-million-workers-on-strike-in-india
    Traduction : https://www.investigaction.net/fr/pourquoi-200-millions-de-travailleurs-se-sont-ils-mis-en-greve-en-in

    La grève lancée par dix centrales syndicales s’oppose à une proposition de limiter la constitution et les pouvoirs des syndicats et en faveur d’un salaire minimum de 18 000 roupies ainsi que pour protéger le secteur public. 

    Les 8 et 9 janvier, les travailleurs de toute l’Inde participent à une grève nationale. L’appel à la grève a été lancé par dix des plus grands syndicats du pays. La grève nationale d’un jour appelée par les mêmes syndicats en 2016 avait rassemblé plus de 180 millions de participants et a été la plus grande mobilisation de travailleurs, à l’époque.
    La grève a lieu à quelques mois des élections législatives où le gouvernement du parti Bharatiya Janata, de droite, et du Premier ministre Narendra Modi se présente pour un second mandat.
     
    Qui organise la grève ?  
    La grève est organisée par 10 centrales syndicales (CTUO), à savoir le Congrès national des syndicats indiens (INTUC), All India Trade Union Congress (AITUC), le Centre for Indian Trade Unions (CITU), Hind Mazdoor Sabha (HMS), Trade Unions Coordination Centre (TUCC), Self Employed Women’s Association (SEWA), All India Central Council of Trade Unions (AICCTU), Labour Progressive Federation (LPF), United Trade Union Congress (UTUC), et All India United Trade Union Centre (AIUTUC).

    Ce sont les fédérations syndicales nationales qui mobilisent le plus de travailleurs en Inde et qui représentent la plus grande partie des syndiqués du pays. Beaucoup d’entre elles sont affiliées à différents partis politiques, le plus souvent dans l’opposition, avec des degrés d’autonomie divers. Dans la grève actuelle, seul une centrale syndicale, la Bharatiya Mazdoor Sangh (BMS), une organisation sœur du BJP au pouvoir, reste à l’écart.
     
    Quelles sont les revendications de la grève ?
    Le déclencheur immédiat de la grève était le projet de loi de 2018 sur l’amendement syndical, proposée par le gouvernement Modi en août de l’an dernier. Le projet de loi prévoit d’accorder une reconnaissance statutaire aux syndicats de l’État et du gouvernement central ainsi que de donner des pouvoirs discrétionnaires étendus aux gouvernements respectifs pour prendre cette décision.

    Le projet de loi ne donne pas non plus de critères pour cette reconnaissance ni ne se réfère aux normes existantes comme celles qui étaient en vigueur pour reconnaître une centrale syndicale. Cela va à l’encontre des pratiques établies qui ont fait l’objet de consultations tripartites (employeurs, employés et gouvernement) par le passé. Cela menace aussi la très faible portée des organisations de travailleurs en Inde. La proposition de loi a incité les 10 syndicats à déclarer la grève générale nationale le 28 septembre 2018.

    Mais à plus grande échelle, les syndicats ont présenté au gouvernement, comme élément de leur grève, une charte revendicative en 12 points. Les revendications vont de l’augmentation du salaire mensuel minimum à 18 000 roupies et de la sécurisation et de la protection du secteur public à l’augmentation des prix et à la sécurité alimentaire. La charte inclut spécifiquement l’interdiction de la participation étrangère ou privée dans certaines entreprises publiques importantes du pays, l’armement, les chemins de fer et les autres transports publics ainsi que la banque et la finance. Elles visent également les propositions du gouvernement visant à amender ou à modifier les lois et la codification des droits des travailleurs et des syndicats. 

    Nombre de ces propositions visent à « faciliter » les conditions offertes aux entreprises. Les syndicats ont également appelé à la protection des droits de l’immense masse de travailleurs informels et au traitement immédiat de la crise agraire qui sévit dans le pays.
     
    Quelles sont les conditions de la main-d’œuvre et du travail en Inde ?
    L’Inde compte plus de 520 millions de travailleurs, dont 6% à 7% seulement sont employés dans des entreprises du secteur formel et dont à peine 2% sont syndiqués. La plus grande partie de la syndicalisation se limite aux employés du secteur public, et très peu de syndicats officiels sont actifs dans les secteurs privé ou informel.

    La dernière enquête sur l’emploi et le chômage réalisée par le gouvernement en 2012 estimait que plus de 62% des personnes employées étaient des travailleurs payés à la journée, ce qui rend leur source de revenus saisonnière et très vulnérable aux fluctuations du marché.

    Il n’y a pas grand-chose qui indique que les choses aient beaucoup changé ces sept dernières années. Si quelque chose a changé, c’est la nature même du travail non organisé. Ceux qui ont été dépossédés par la crise agraire qui frappe l’Inde rurale depuis la moitié des années 1990 se sont mis à migrer vers les centres urbains à la recherche de moyens de subsistance.

    Selon le dernier recensement, de 2011, plus de 450 millions d’Indiens ont émigré vers d’autres régions, généralement vers des centres urbains, ce qui représentent 37% de la population. Une majorité d’entre eux, sinon tous, ont migré vers un autre endroit pour gagner leur vie. La plupart d’entre eux ne migrent que pour travailler seulement de brèves périodes, ce qui non seulement rend la syndicalisation de ce groupe extrêmement difficile mais aussi très vulnérable à l’exploitation.

    L’Inde a un des salaires moyens les plus bas au monde. En 2018, on estimait que le salaire mensuel moyen s’élevait à 7 000 roupies (100 dollars US) environ. Pour les travailleurs du secteur informel, le montant est d’environ 4 500 roupies (64 dollars US). En outre, la création d’emplois sous l’actuel gouvernement BJP a été extrêmement faible.

    Dans un pays où plus de 13 millions de gens entrent chaque année sur le marché du travail, le gouvernement, selon ses propres estimations, n’a pu créer que quelque 400 000 emplois au cours des trois premières années de son mandat, entre 2014 et 2017.

    Une nouvelle étude réalisée par un groupe de réflexion privé a estimé que l’Inde a perdu environ 11 millions d’emplois en 2018, ce qui en fait l’année la moins performante dans la création d’emplois pour l’Inde après des décennies.
     
    Quelle est la position des syndicats à l’égard du gouvernement actuel ?
    Dans une conférence de presse tenue le 7 janvier, les dirigeants des dix syndicats souligné l’attitude du gouvernement à l’égard des syndicats en général. La grève avait été annoncée en septembre, mais le gouvernement n’a pas approché les syndicats pour négocier.

    En fait, la mise à l’écart des syndicats par le gouvernement est un vieux problème. Plus tôt, en juillet 2018, le Congrès national des syndicats indiens (#INTUC), une centrale syndicale affiliée au plus grand parti d’opposition, le Parti du Congrès, s’était retiré des consultations tripartites en raison de différends internes à sa direction.

    Depuis lors, tous les syndicats nationaux, à part le BMS, ont commencé à boycotter les consultations tripartites, qu’ils ont dénoncées comme « une simple formalité ». Les relations entre le gouvernement et les syndicats évoluent parallèlement à la relation aigre et de plus en plus conflictuelle que le gouvernement entretient actuellement avec l’opposition.

    Bien que la grève soit à bien des égards une conséquence inévitable de l’acrimonie entre le gouvernement, l’opposition et les syndicats, elle va en réalité bien au-delà.
     
    Quelles sont jusqu’à présent les réactions à la grève ?  
    La plupart de la presse nationale, en particulier les chaînes TV d’information, n’ont pas encore commencé à couvrir la grève et ont choisi de se centrer sur d’autres questions. Même le gouvernement s’est montré indifférent, mais la grève a visiblement ébranlé le pouvoir. Dans la capitale nationale et l’État voisin du Haryana, l’atroce loi sur le maintien des services d’urgence [Emergency Services Maintenance Act (#ESMA)] a été imposée aux travailleurs des transports et à d’autres employés gouvernementaux, ce qui leur interdit de participer à la grève. Dans d’autres États comme le Bengale occidental et le Tamil Nadu, les gouvernements locaux ont refusé aux travailleurs l’autorisation de faire grève.

    D’autre part, les paysans et les ouvriers agricoles dans toute l’#Inde ont étendu leur soutien, avec des organisations comme les All India Kisan Sabha (#AIKS) et le Syndicat des travailleurs agricoles de toute l’Inde (#AIAWU), déclarant une « grève rurale » de soutien. Les syndicats et les organisations étudiantes de plusieurs grandes universités ont offert leur soutien et se sont portés volontaires pour sensibiliser la population sur la grève et les conditions de la classe ouvrière.

    Dans l’ensemble, la #grève est restée pacifique, mais des confrontations entre des fonctionnaires et des manifestants ont été rapportées à de nombreux endroits. On a également rapporté des arrestations et des détentions de dirigeants syndicaux. Néanmoins, dans plusieurs États, la grève a reçu un large soutien de la population. Tout cela uniquement au début de la journée. Reste à voir comment les classes dirigeantes vont réagir lorsque la grève s’installera.
     
    Traduit par Diane Gilliard pour Investig’Action

  • Trade Unions protest against Modi’s “pro-corporate” and “anti-people” labour reforms
    https://www.cetri.be/Trade-Unions-protest-against-Modi

    On 3 January this year, the union cabinet cleared an amendment to the Trade Union Act, 1926, eliciting protests from ten out of 13 of the country’s central trade unions, who termed it “an attempt to retain arbitrary power in their hands in order to interfere in the trade union functioning.” Since the Bharatiya Janata Party came to power in May 2014, Prime Minister Narendra Modi has consistently claimed reform of labour laws as one of his central agendas. Speaking at the 46th Indian Labour (...)

    #Southern_Social_Movements_Newswire

    / #Inde, #Syndicalisme, Agriculture & luttes pour la terre, The (...)

    #Agriculture_&_luttes_pour_la_terre #The_Caravan

  • Ces pays du monde où s’opère la jonction entre religion et nationalisme | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/280918/russie-inde-pologne-israel-turquie-iran-quand-la-religion-rencontre-le-nat

    lusieurs dizaines d’États sur la planète sont aujourd’hui gouvernés par des régimes qui relèvent du nationalisme religieux ou qui sont influencés par cette configuration idéologique. Ce phénomène affecte tous les continents, démontrant que cette forme de nationalisme s’adapte à des religions très diverses, monothéistes ou non. Plus intolérant encore que les autres nationalismes face à la dissidence ou à l’opposition, plus inclusif aussi pour tous ceux qu’il entend incorporer au récit national, il se nourrit souvent de l’explosion des inégalités, des frustrations économiques et sociales, et semble désormais constituer une réponse traditionaliste de la « communauté nationale » à la globalisation et à la modernité.

    En Europe, il s’impose surtout à l’Est, au sein de feu l’empire soviétique. En Russie, où l’Église orthodoxe a joué un rôle central dans la quête de la nouvelle identité nationale post-communiste, Vladimir Poutine a été un acteur majeur du retour du religieux sur la scène russe et internationale. Retour qui se traduit aujourd’hui, selon le patriarche orthodoxe Kirill, par un « état de fusion symbiotique entre le fait national et le fait religieux ». En Arménie, en Ukraine, mais aussi en Pologne ou en Hongrie, c’est également le nationalisme religieux qui sous-tend les dérives xénophobes et autoritaires.

    Nous publions ici l’essentiel du chapitre consacré à l’Inde du livre coordonné par Oliver Da Lage, L’Essor du nationalisme religieux, à paraître début novembre.

    • Le nationalisme hindou aux commandes de « la plus grande démocratie du monde »

      par Olivier Da Lage

      Au seuil de l’année 2018, un parlementaire d’Uttar Pradesh, l’État le plus peuplé de l’Inde, dirigé depuis l’année précédente par le BJP (1), a déclaré que le nom du pays étant l’Hindoustan, ce pays était pour les Hindous et eux seuls. Peu auparavant, le ministère du tourisme de l’Uttar Pradesh avait retiré le Taj Mahal de la brochure publiée par le ministère pour vanter les sites à visiter : le monument, symbole de l’Inde dans le monde entier, se trouve être un mausolée construit par un empereur musulman. Parallèlement, un militant nationaliste hindou a – en vain – tenté de faire dire par un juge que le Taj Mahal était en fait un ancien temple hindou.

      À l’approche de Noël et du nouvel an, des brigades hindouistes ont tenté au Madhya Pradesh et au Rajasthan d’empêcher les écoles chrétiennes de célébrer Noël avec leurs élèves d’autres religions, ce qui, selon ces militants adeptes de la menace, relèverait de la « conversion forcée » ; en Andhra Pradesh, les temples hindous ont reçu interdiction de marquer l’entrée dans la nouvelle année du calendrier chrétien, qui ne relèverait pas de la culture hindoue.

      Dans plusieurs États, du nord au sud, des musulmans ou des dalits (ex-intouchables) ont été battus, parfois à mort, par des foules les soupçonnant de transporter de la viande de bœuf ou des vaches destinées à l’abattage. Dans bien des cas, le soupçon était infondé, ce qui n’a pas empêché plusieurs responsables régionaux du BJP, dont le chef du gouvernement du Chhattisgarh, de déclarer que les tueurs de vaches méritaient la pendaison.

      Depuis 2015, des intellectuels ou acteurs célèbres dénoncent un climat d’intolérance. En protestation, plusieurs ont rendu leur Padma Shri, équivalent indien de la Légion d’honneur. Ici et là, des intellectuels et des journalistes ont été tués sans que l’on retrouve leurs assassins. Le point commun de ces victimes était leur défense de la laïcité (secularism) et leur dénonciation des excès du nationalisme hindou. Parallèlement, tout avis négatif, ou simplement réservé sur l’action du gouvernement de Narendra Modi entraîne instantanément des réactions massives et très vives de ses partisans sur les réseaux sociaux, avec l’objectif manifeste d’intimider ceux qui seraient tentés par la critique.

      Bien entendu, les violences intercommunautaires et l’intolérance n’ont pas attendu l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi et du BJP pour se manifester en Inde. Ses partisans ne manquent jamais, et à juste titre, de le rappeler. On assiste cependant incontestablement à une radicalisation et à une intensification de cette intolérance et de ces manifestations violentes. Corollaire de cette banalisation de la violence, le seuil d’indignation s’élève inexorablement et, sans être militants pour autant, de très nombreux membres de la classe moyenne urbaine indienne, qui ont voté en 2014 pour le BJP sur la promesse du développement économique et de la prospérité, en viennent graduellement à trouver naturel que la majorité hindoue (80 % des Indiens) ne tolère les minorités, notamment les musulmans, qui ne représentent que 14 % des habitants, qu’à la condition qu’elles « restent à leur place », c’est-à-dire se rendent aussi invisibles que possible et acceptent un statut de citoyens de seconde zone.

      C’est très précisément la thèse que défendait en 1923 Vinayak Damodar Savarkar dans son manifeste : Hindutva,Who is a Hindu ?. L’idéologie de l’hindutva (hindouité) est restée très minoritaire, voire marginale, tant dans le combat contre l’occupation britannique que plusieurs décennies après l’indépendance, notamment du fait que Nathuram Godse, l’assassin du Mahatma Gandhi, avait appartenu au RSS (2), le mouvement fondé en 1925 pour propager l’hindutva.

      (1) Le BJP (Bharatiya Janata Party), parti nationaliste hindou, est au pouvoir en Inde depuis mai 2014.

      (2) Le Rashtriya Swayamsevak Sangh, créé en 1925 à Nagpur (Maharashtra), est une milice de volontaires chargés de défendre les hindous et de propager l’hindutva.
      Le renouveau hindouiste à la fin du XIXe siècle

      En un sens, le nationalisme hindou est le produit de la colonisation britannique. Il ne s’agit pas de prétendre qu’avant l’arrivée de la Compagnie des Indes orientales, les relations aient toujours été idylliques entre hindous et musulmans, mais, comme dans bien d’autres régions du monde, la colonisation a progressivement donné naissance à une réaction nationaliste qui a pris plusieurs formes. La naissance du Congrès national indien en 1885 incarnait au départ une revendication classique, partie de la demande d’égalité des droits pour évoluer vers une demande d’autonomie, puis aboutir, au fil des années et de la répression, à une exigence d’indépendance.

      Pour sa part, le nationalisme hindou, qui s’est développé à la fin du XIXe siècle, a été dès le départ fondé sur une démarche identitaire favorisée par l’insistance quasi entomologique des Britanniques à diviser les Indiens en sections et sous-sections, entre religions d’abord, et au sein de celles-ci ensuite. Si tous les hindous admettent le principe des quatre grandes castes, les varnas – brahmanes (prêtres), kshatrias (guerriers), vaishyas (commerçants), shudras (serviteurs) –, ce sont largement les Britanniques qui ont fait des jati (corporations dont le métier se transmet héréditairement) des sous-castes de celles-ci, morcelant ainsi une société hindoue déjà très divisée.

      En créant au début du XIXe siècle des établissements universitaires enseignant séparément le hindi et l’ourdou (qui, dans l’usage populaire, se fondaient largement dans ce qu’on appelait alors l’hindoustani), les Anglais ont accentué la séparation entre hindous et musulmans. Enfin, alors que montaient les revendications indépendantistes au seuil du XXe siècle, les Britanniques ont donné aux hindous le sentiment qu’ils appuyaient la minorité musulmane afin de contenir les aspirations de la majorité hindoue.

      En réaction, plusieurs initiatives ont tenté tout à la fois de moderniser l’hindouisme, en insistant sur ce qui rapproche plutôt que ce qui divise, et de rattacher l’essence de l’Inde moderne à ses racines anciennes remontant à l’époque védique. Cette défense des valeurs de l’Inde antique intervient alors même que les administrateurs coloniaux et les hommes politiques anglais insistaient dans leurs discours publics et dans leurs correspondances privées sur ce qu’ils dépeignaient comme la barbarie intrinsèque des traditions hindoues, auxquelles, pour la plupart, ils déniaient la qualité de civilisation.

      En 1875, l’arya samaj (la noble société) est fondée, avec pour ambition de promouvoir les valeurs védiques de l’hindouisme et la croyance en un seul dieu. L’arya samaj introduit le prosélytisme, notion jusqu’alors inconnue dans l’hindouisme. À Bombay, Lokmanya Bal Gangadhar Tilak, pourtant membre du Congrès et partisan d’un rapprochement avec les musulmans, relance la cérémonie hindoue de Ganesh Chathurthi, tombée en désuétude, par laquelle le dieu à tête d’éléphant est rituellement immergé chaque année dans l’océan Indien. C’est pour lui une façon de contourner l’interdiction des rassemblements édictée par le colonisateur. En 1893, Swami Vivekananda prononce à Chicago, au Parlement des religions, un discours marquant dans lequel il présente l’hindouisme comme une religion à la fois ancienne et moderne répondant aux problèmes du moment. Un peu plus tard, en réaction à la création de la Ligue musulmane et à la volonté du Congrès qu’hindous et musulmans mènent en commun le combat pour l’indépendance, se crée en 1915 la Hindu Mahasabha (assemblée hindoue panindienne), afin de défendre les intérêts des seuls hindous.

      Parallèlement, certains écrits occidentaux influencent ce nationalisme hindou naissant, notamment ceux de l’orientaliste anglais d’origine allemande Max Muller, fasciné par la civilisation indienne, particulièrement la culture aryenne. Quant aux écrits du Français Arthur de Gobineau, ils développent l’idée ouvertement raciste d’une race aryenne naturellement faite pour diriger, mais il critique les castes supérieures hindoues pour s’être métissées avec les castes inférieures. À une époque où la notion de « race », loin d’être contestée, allait jusqu’à celle de « race anglaise » dans les discours des politiciens les plus réputés, Gobineau et les orientalistes européens ont offert à certains nationalistes hindous le cadre de référence qui leur manquait pour élaborer une théorie fondée sur la supériorité de la « race hindoue ».
      L’hindutva, un projet avant tout culturel

      Ce corps doctrinal, élaboré au fil des années à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, a une date de naissance officielle : 1923. Cette année-là, paraît un livre de 141 pages intitulé Hindutva, who is a Hindu ?. Signé : « Un Marathe. » Son véritable auteur, Vinayak Damodar Savarkar, est alors emprisonné pour ses activités antibritanniques. La thèse qu’il développe dans cet ouvrage est que les hindous, tirant leur nom de la terre qui est la leur (Hindoustan), doivent reprendre leur destin en main face aux étrangers qui les dirigent (les Britanniques), mais aussi vis-à-vis des musulmans et des chrétiens qui, du seul fait qu’ils sont nés en Inde, se considèrent comme Indiens. Ce n’est pas suffisant, argue Savarkar, car l’appartenance à une nation suppose de réunir trois critères sans lesquels il n’est pas d’appartenance commune :

      • L’attachement à la terre des ancêtres, qui s’étend du « Sindhu au Sindhu », bordée par l’Himalaya et l’océan, en tant que mère patrie.
      • Le lien du sang, hérité de ses ancêtres, qui forge l’appartenance à la « race hindoue », peu important par ailleurs que la progéniture soit la conséquence d’unions sexuelles inter-castes.
      • L’appartenance revendiquée à la culture et à la civilisation hindoues, à des figures historiques vénérées en tant que héros, à des fêtes communes, à des rites et sacrements communs et à des lois communes.

      Il est clair, poursuit Savarkar, que si nombre de chrétiens et musulmans (dont les ancêtres hindous ont été convertis autrefois) peuvent se prévaloir des deux premiers critères, tel n’est pas le cas s’agissant du troisième. En conséquence, chrétiens et musulmans ne peuvent être considérés comme appartenant à la nation hindoue. Pour Savarkar, le problème est essentiellement culturel, bien davantage que religieux. Au point qu’il va jusqu’à préciser : « Certains d’entre nous sommes monothéistes, d’autres panthéistes, certains sont théistes, d’autres athées – nous sommes tous hindous et partageons le même sang. Nous ne sommes pas seulement une nation, mais une race, une fraternité de naissance. »

      L’idéologie de l’hindutva, ainsi développée par Savarkar, est précisée une quinzaine d’années plus tard avec la publication de We or Our Nationhood defined, édité en 1939 par MS Golwalkar (3), l’année même où il est choisi par le fondateur du RSS Hedgewar pour lui succéder. Disciple de Savarkar, Golwalkar est également un praticien de l’hindutva puisque cette idéologie constitue la colonne vertébrale du RSS, fondé en 1925 sur le modèle des milices fascistes.

      Dans son livre, il reprend et complète la thèse de Savarkar : les hindous ont contrôlé leur terre pendant 8 000 à 10 000 ans avant d’être envahis. Contrairement aux théories de Muller, ce ne sont pas les Aryens nordiques qui ont envahi l’Inde, mais le contraire, car jadis, soutient Golwalkar, le pôle Nord se trouvait dans ce qui est aujourd’hui le Bihar ou l’Orissa (nord-est de l’Inde). Ce sont donc bien les Indiens et nul autre peuple qui sont à l’origine de la grande civilisation indo-européenne.

      Golwalkar entreprend alors de faire l’éloge du pangermanisme ainsi que de la façon dont l’Allemagne traite la question des minorités culturelles et ethniques : afin de préserver la pureté de la race et de sa culture, l’Allemagne a choqué le monde en purgeant le pays des races sémitiques, les juifs. La fierté raciale s’est ici manifestée à son plus haut. L’Allemagne a également montré à quel point il est presque impossible pour les races et les cultures ayant des différences remontant à leurs racines d’être assimilées en un tout unifié, une bonne leçon à retenir pour nous en Hindousthan dont nous devons tirer profit.

      Et de conclure que le Congrès est une invention des Anglais (4) afin de diviser les hindous, ce qui a fait perdre à ces derniers le sens de la nation que Golwalkar les exhorte à retrouver. Savarkar, qui, en 1937, a pris la tête du Hindu Mahasabha, lance en 1942 un mot d’ordre : « Hindouiser la nation et militariser l’hindouisme », tout en s’opposant au mouvement Quit India lancé par Gandhi.

      Le nationalisme hindou est longtemps resté marginal dans la politique indienne. Interdit en 1948 après l’assassinat de Gandhi, puis préautorisé un an plus tard, le RSS a pris soin (comme il le fait encore aujourd’hui) d’affirmer que sa mission est avant tout culturelle et non politique. Les partis se réclamant de l’hindutva ne pesaient presque rien du temps de Nehru. Leur progression à partir des années 1960, mais surtout de la fin des années 1970, est dans une large mesure l’effet de l’usure du Congrès, qui a dominé la vie politique de façon hégémonique avant et après l’indépendance. De mouvement de libération nationale englobant toutes les tendances politiques, le Congrès s’est progressivement mué en parti dirigé par une dynastie (Nehru-Gandhi) et miné par la corruption, aboutissement logique de l’exercice du pouvoir pratiquement ininterrompu pendant plusieurs décennies.

      Il faut attendre 1977 pour qu’un gouvernement soit dirigé par un adversaire du Congrès. C’est la conséquence de la dictature exercée par Indira Gandhi pendant l’état d’urgence (1975-1977). Encore s’agit-il d’un gouvernement de coalition et le premier ministre Morarji Desai est lui-même un ancien dirigeant du Congrès. Le retour au pouvoir du Congrès en 1980 est à peine éclipsé en 1990 et 1991 par d’éphémères gouvernements de coalition, certes soutenus par le BJP, mais dont la politique n’est pas marquée par l’idéologie nationaliste hindoue.

      Cependant, l’Inde entre progressivement dans une culture d’alternance et le Congrès n’est plus voué à rester au pouvoir quoi qu’il arrive. C’est le BJP, qui a pris en 1980 la suite du Bharatiya Jana Sangh, qui incarne cette alternance. Ses cadres, depuis l’origine, sont généralement issus du RSS, qui les « délègue » au BJP, assuré qu’ils ont été formés à l’hindutva. Pourtant, après des débuts marqués par une intransigeance idéologique, tout particulièrement sous la présidence de Lal Krishna Advani (1993-1998), les échecs électoraux successifs amènent le parti à s’en remettre à l’un de ses fondateurs, Atal Bihari Vajpayee, partisan d’une ligne plus modérée. Ce dernier mène le parti à la victoire en 1998 et en tant que Premier ministre, Vajpayee parvient à la fois à s’inscrire dans la lignée des gouvernements précédents (Congrès) tout en infléchissant la politique suivie jusqu’alors vers un rapprochement marqué avec Israël et les États-Unis et une libéralisation accrue de l’économie (5).

      Ces inflexions sont par la suite assumées et reprises à son compte par la coalition dirigée par le premier ministre Manmohan Singh (Congrès), au pouvoir de 2004 à 2014. Car de 1998 à 2004, contraint par ses partenaires au sein de la coalition, Vajpayee n’était pas libre d’appliquer à sa guise le programme du BJP. Tout au plus a-t-il tenté de remanier les programmes scolaires en présentant les Moghols (musulmans) comme des envahisseurs ou en rehaussant le rôle des personnages opposés à Nehru dans la lutte pour l’indépendance de l’Inde. Mais faute de majorité, il a prudemment évité de mettre en œuvre les points essentiels du programme du BJP, à savoir l’abrogation de l’article 370 de la Constitution qui accorde un statut particulier au Cachemire (État du Jammu et Kashmir), la construction à Ayodhya d’un temple consacré à Ram sur l’emplacement de la mosquée Babri, détruite par des militants nationalistes hindous en décembre 1992, et la mise en place d’un code civil uniforme, c’est-à-dire l’abolition des dispositions spécifiques aux chrétiens et surtout aux musulmans.

      (3) Madhav Sadashiv Golwalkar, originaire du Maharashtra, a dirigé le RSS de 1940 jusqu’à sa mort, en 1973.

      (4) De fait, c’est bien un fonctionnaire britannique, Allan Octavian Hume, qui en est à l’origine.

      (5) Cette libéralisation a permis un décollage économique, la réduction de la pauvreté et élargi considérablement la petite et moyenne bourgeoisie urbaine, socle électoral du BJP. Mais les inégalités se sont aussi creusées : entre 1980 et 2014, la part de revenu captée par les 10 % des Indiens les plus riches est passée de 30 à 56 % (source : rapport publié le 14 décembre 2017 par le Projet World Wealth and Income Database WID, cité par Le Monde, 15 décembre 2018).
      La majorité hindoue se sent discriminée

      De fait, le choix de thèmes clivants, le recours à la violence se sont avérés électoralement bénéfiques pour le BJP. Pas nécessairement immédiatement : le BJP n’a pas remporté les élections générales de 1989 ni celles de 1991, alors même que le parti était dirigé par LK Advani, qui prônait une politique de rupture, qu’il a notamment incarnée par son fameux Ram Rath Yatra, marche politico-religieuse qu’il a conduite de septembre à octobre 1990 de Somnath (Gujarat) vers Ayodhya. Advani fut arrêté avant d’atteindre sa destination. En décembre 1992, la destruction de la mosquée Babri par des militants de la VHP (6) et du RSS a déclenché des violences entre hindous et musulmans, qui ont fait plusieurs milliers de morts à travers le pays, tout particulièrement à Bombay en 1993.

      Pour la première fois, le BJP accède au pouvoir au Gujarat en 1995, l’année même ou le Shiv Sena, un parti xénophobe et antimusulman, emporte les élections municipales à Bombay. En 2002, la mort de militants nationalistes et de pèlerins hindous, brûlés vifs dans leur wagon à bord du train qui les ramenait d’Ayodhya (7), déclenche des pogroms antimusulmans au Gujarat, qui font près de 2 000 morts, presque tous musulmans. Soupçonné d’avoir encouragé, ou du moins laissé faire, les milices nationalistes hindoues, Modi, chef du gouvernement du Gujarat depuis l’année précédente, est frappé d’ostracisme à l’étranger (les États-Unis lui refuseront un visa dix ans durant). L’intéressé laisse dire et refuse de commenter, entretenant le soupçon chez ses adversaires, mais renforçant sa stature au sein de la petite et moyenne bourgeoisie urbaine hindoue, qui constituent le socle de l’électorat du BJP. Après 2002, le BJP progresse fortement dans les régions du Gujarat où les violences ont été les plus marquées.

      Modi a correctement lu l’évolution de la société indienne vers le « majoritarianisme » (8). De façon croissante, la population hindoue a le sentiment d’être discriminée en faveur de la minorité musulmane, cajolée (pampered) par le parti du Congrès [parfois surnommé de façon péjorative Khangress (9)], qui s’en sert comme d’un réservoir de voix (vote bank), et se reconnaît dans la politique du BJP, qui refuse les concessions (appeasement) envers les musulmans. On est désormais au cœur de l’hindutva telle que la concevaient Savarkar et Golwalkar : les minorités religieuses ne peuvent être tolérées en Bharat (Inde) que si elles se plient à la culture de la majorité hindoue (y compris les codes religieux) et renoncent toute revendication spécifique.

      Et pourtant, la campagne électorale du BJP en 2014 n’a pas été menée sur les thèmes de l’hindutva. Ils en sont même singulièrement absents. Cette campagne, très personnalisée autour de Modi, mettait en avant le développement (vikas) et la bonne gouvernance, la fin de la corruption (liée au Congrès) et la création d’emplois grâce aux investissements privés venus de l’étranger. En d’autres termes, il s’agissait d’appliquer à l’Inde tout entière les recettes économiques qui ont fait le succès du « modèle Gujarati » dont Narendra Modi était crédité dans l’opinion.

      Cependant, quatre ans après l’accession au pouvoir du BJP, les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous. Les milieux d’affaires reprochent au gouvernement la timidité et la lenteur des réformes économiques, en dépit des promesses. La création d’emplois se fait attendre et les investissements directs étrangers, bien qu’en progression, ne sont pas à la hauteur espérée, malgré les multiples voyages du premier ministre au cours desquels il martèle son slogan, Make in India, promettant dans chaque pays d’installer en Inde un climat favorable aux investisseurs. Séduits, ou simplement bienveillants, ceux-ci tardent néanmoins à venir car, nonobstant le volontarisme de Modi, l’Inde demeure un pays compliqué pour les entrepreneurs étrangers.

      De surcroît, la démonétisation surprise, en novembre 2016, des billets de 500 et 1 000 roupies, qui a soudainement retiré 86 % de la masse des billets en circulation, a fait perdre à l’Inde plus d’un point de croissance en 2017. Ce qui était présenté comme un coup politique hardi afin d’assécher l’argent noir de la corruption s’est avéré avoir été mal préparé et a privé de ressources les cultivateurs au moment où ils devaient acheter leurs semences (en espèces). Sans surprise, cela s’est traduit l’année suivante par une baisse des récoltes.

      L’exemple peut se décliner dans divers secteurs de l’économie. L’incapacité – du moins temporaire – du gouvernement BJP à tenir les promesses économiques de la campagne de 2014 a entraîné une dégradation de son image et de sa popularité, même si le BJP a encore enregistré des succès électoraux en 2016 et 2017, comme en Uttar Pradesh, où le BJP a remporté, en mars 2017, les trois quarts des sièges de l’Assemblée du plus grand État de l’Inde, dont la population équivaut à celle du Brésil. C’est Narendra Modi lui-même qui a choisi pour le diriger un moine connu pour ses positions extrémistes, Yogi Adityanath, très en pointe dans la dénonciation des musulmans.

      Il est notamment à l’origine des campagnes contre le love jihad, autrement dit le mariage entre une femme hindoue et un homme musulman. Selon la théorie du love jihad, il s’agirait d’un plan délibérément conçu pour islamiser la société hindoue en tirant parti de la naïveté de jeunes hindoues séduites par des « Roméo » musulmans. Des brigades font la chasse à ces couples mixtes et parviennent parfois à les faire arrêter par la police, et, plus rarement, à les faire traduire devant les tribunaux.

      Parallèlement, les milices de défense de la vache (gau rakshaks) traquent les consommateurs de viande de bœuf. Ces dernières années, les cas de violences, parfois mortelles, à l’encontre de personnes simplement soupçonnées de transporter ou de stocker de la viande de bœuf ou de convoyer des vaches pour les abattre, se sont multipliés. L’année 2018 a connu une succession de lynchages qui a amené la Cour suprême à enjoindre au gouvernement central de prendre des mesures pour mettre fin à la mobocratie (la loi de la populace). L’État du Mahrashtra, pour sa part, a interdit en 2015 le commerce et le stockage de la viande de bœuf. Il se trouve que la filière bovine emploie presque exclusivement des musulmans ou des dalits (ex-intouchables). Musulmans et dalits sont également, et de loin, les premières victimes de ces lynchages, dont les auteurs sont ouvertement soutenus par quelques élus régionaux du BJP.

      Cette radicalisation, ce repli sur les marqueurs identitaires, est manifeste dans la campagne menée en décembre 2017 par le BJP pour conserver le Gujarat (État que Narendra Modi a dirigé pendant dix ans). Il n’y était plus question de vikas ni de bonne gouvernance, mais d’insinuer que le Pakistan voulait la victoire du Congrès au Gujarat, avec des références à Aurangzeb (empereur moghol honni des hindous pour son intolérance), et de suggérer que le Congrès voulait désigner un musulman à la tête du Gujarat. En fin de compte, le BJP a conservé de justesse la majorité des sièges, au terme d’un scrutin qui fait figure de victoire à la Pyrrhus pour le parti au pouvoir.

      À la fin de 2017, un membre du gouvernement fédéral a publiquement déclaré que le BJP comptait bien abolir la laïcité de la Constitution indienne. Il n’a pas été suivi sur ce terrain par ses collègues, mais il ne fait pas de doute que le désaccord porte non sur l’objectif mais sur le rythme des réformes. Si les élections de décembre 2017 au Gujarat peuvent donner un aperçu des thèmes de la prochaine campagne au niveau fédéral pour les élections de 2019, il serait exagéré pour autant d’évoquer un rythme accru dans la mise en œuvre du calendrier idéologique du BJP. Il est vrai que depuis 2016, les diverses milices de la Sangh Parivar semblent avoir toute liberté pour défier, souvent par la violence, ceux qui « heurtent les sentiments » des hindous, vandalisant les salles de cinéma qui projettent des films où jouent des acteurs pakistanais ou remettant en question leur vision de l’histoire (même mythologique), s’en prenant physiquement aux mangeurs de bœuf (ou ceux qui sont simplement soupçonnés de l’être), etc.

      Le silence prolongé des autorités – et notamment de leur chef – après la plupart de ces incidents dramatiques est perçu, tant par les partisans de Modi que ses adversaires, comme un encouragement tacite. À plusieurs reprises, cependant, Modi a pris la parole pour condamner sévèrement les excès des milices de défense de la vache. Mais le caractère tardif de ces prises de position et leur inefficacité ne permettent pas de trancher sur le point de savoir s’il condamne vraiment ces exactions ou s’il ne s’agit que d’une concession de forme pour enrayer les critiques montant en Inde comme à l’étranger.

      De façon plus surprenante, le RSS ne semble pas pousser à une accélération du calendrier, tout particulièrement s’agissant de la construction du temple de Ram à Ayodhya. Il préfère manifestement donner la priorité à la révision des manuels scolaires (le nom de Nehru a été banni des manuels scolaires au Rajasthan) et éviter pour l’heure les sujets trop clivants. Son chef suprême, Mohan Bhagwat, multiplie même les déclarations conciliantes, affirmant par exemple en octobre 2017 devant des cadres du mouvement que l’« Inde est une nation d’hindous, mais n’exclut pas les autres », ce qui est une version très édulcorée de l’hindutva, que professe pourtant depuis l’origine le RSS, qu’il dirige depuis 2009. Tout se passe comme si le RSS, donnant la priorité à son projet à long terme, ne voulait pas brûler les étapes au risque de compromettre ses objectifs par un échec du BJP lors du scrutin national de 2019. Il sera toujours temps, après les élections, d’aller plus loin dans l’hindouisation de la société.

      Le BJP a remplacé le Congrès comme parti attrape-tout à l’échelle de l’Union indienne. Il est tiraillé entre la modération nécessaire afin de conserver cette audience et l’intransigeance idéologique de son noyau dur. Le retour de la croissance que prédit le FMI pour 2019 ainsi que les conseils du RSS pourraient inciter Narendra Modi et le BJP à abandonner les thématiques antimusulmanes, auxquelles ils ont eu recours lors des élections de 2017 au Gujarat, pour revenir à des slogans plus neutres idéologiquement, fondés sur le développement, l’environnement et la lutte contre la corruption, et à garder pour plus tard la mise en œuvre d’un programme intransigeant fondé sur l’hindutva.

      (6) La Vishva Hindu Parishad a été créée en 1964 à l’initiative du RSS pour « organiser, consolider la société » et « servir et protéger le dharma (loi naturelle) hindou ».

      (7) Le 27 février 2002, des pèlerins hindous, pour la plupart membres ou sympathisants de la VHP, reviennent d’Ayodhya. Lors de son arrêt en gare de Godhra, le train est attaqué et un incendie se déclare, tuant 59 personnes.

      (8) Ce néologisme, tiré du terme anglais majoritarianism, me semble mieux rendre compte de la réalité que les traductions habituelles (« fait majoritaire », « principe de majorité »).

      (9) Khan est l’un des noms musulmans les plus courants en Inde.

  • #Aadhaar, plus grande #base_de_données_biométrique au monde, est autorisée en #Inde avec des garde-fous

    La Cour suprême indienne a confirmé mercredi la légalité de la plus grande base de données biométrique au monde, Aadhaar (« fondation » en hindi), tout en restreignant son périmètre aux services publics et programmes sociaux du gouvernement. Le programme d’identification, lancé en 2009, a attribué un numéro d’identité unique de 12 chiffres à la quasi-totalité de la population indienne, en y associant les données de leurs empreintes digitales ou de l’iris. Ce mode d’identification est désormais requis pour percevoir les pensions de retraite, obtenir une pièce d’identité ou bénéficier des programmes de subvention alimentaire. Pilier de la politique « Digital India » chère au premier ministre indien Narendra Modi, le gouvernement nationaliste hindou l’a ensuite étendu au secteur privé comme pour l’ouverture d’un compte bancaire ou d’une ligne téléphonique.


    https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/09/27/aadhaar-plus-grande-base-de-donnees-biometrique-au-monde-est-autorisee-en-in
    #biométrie #surveillance

    ping @etraces

  • Activist Arrests in India Are Part of a Dangerous Global Trend to Stifle Dissent | Alternet
    https://www.alternet.org/news-amp-politics/activist-arrests-india-are-part-dangerous-global-trend-stifle-dissent

    On Tuesday morning, the police from the Indian city of Pune (in the state of Maharashtra) raided the homes of lawyers and social activists across India and arrested five of them. Many of them are not household names around the world, since they are people who work silently on behalf of the poor and oppressed in a country where half the population does not eat sufficiently. Their names are Gautam Navlakha, Sudha Bharadwaj, Vernon Gonsalves, Arun Ferreira and Varavara Rao. What unites these people is their commitment to the working class and peasantry, to those who are treated as marginal to India’s state. They are also united by their opposition, which they share with millions of Indians, to the government of Prime Minister Narendra Modi.

    The “raw numbers of this terror” are best counted from Turkey. Since the failed coup of July 15, 2016, the government has arrested, detained or dismissed about 160,000 government officials, dismissing 12,000 Kurdish teachers, destroying the livelihood of thousands of people. The editor of Cumhuriyet, Can Dündar, called this the “biggest witch-hunt in Turkey’s history.” In the name of the war on terror and in the name of sedition, the government has arrested and intimidated its political opponents. The normality of this is astounding—leaders of the opposition HDP party remain in prison on the flimsiest of charges, with little international condemnation. They suffer a fate comparable to Brazil’s Lula, also incarcerated with no evidence.

    Governments do not typically like dissent. In Bangladesh, the photographer Shahidul Alam remains in detention for his views on the massive protests in Dhaka for traffic reform and against government corruption. Condemnation of the arrest has come from all quarters, including a British Member of Parliament—Tulip Siddiq—who is the niece of Bangladesh’s Prime Minister Sheikh Hasina. The avalanche of criticism has not moved the government. Alam is accused of inciting violence, a charge that is equal parts of ridiculous and absurd.

    Incitement to violence is a common charge. It is what has taken the Palestinian poet Dareen Tatour to an Israeli prison. Tatour’s poem, “Resist, my people, resist them” (Qawim ya sha’abi, qawimhum), was the reason given by the Israeli government to lock her up. The Egyptian government has taken in the poet Galal El-Behairy for the lyrics he wrote for the song “Balaha”—the name a reference to a character in a 1980s film who sees the world in a topsy-turvy manner, a name now used colloquially in Egypt for President Sisi. The Ugandan government has arrested the radio show host Samuel Kyambadde, who merely allowed his talk show to become a forum for a conversation that included items labeled by the government as seditious—such as the arrest of journalists and the arrest of the opposition MP Robert Kyagulanyi (also known as Bobi Wine).

    All of them—photographers, poets, radio show hosts—are treated as voices of sedition, dangerous people who can be locked up under regulations that would make any fair-minded person wince. But there is not even any public debate in most of our societies about such measures, no genuine discussion about the slide into the worst kind of authoritarianism, little public outcry.

    #Néo_fascisme #Inde #Turquie #Liberté_expression

  • Trump called Nepal “nipple” in a prep session before meeting with India’s prime minister, report says – VICE News
    https://news.vice.com/en_us/article/8xbe84/trump-called-nepal-nipple-in-a-meeting-with-indias-prime-minister-report-

    President Donald Trump has a habit of referring to countries not by their names. First, he declared a host of African nations “shitholes.” Then, he changed Nepal to “nipple” and Bhutan to “button” in a briefing ahead of a meeting with India’s prime minister, two sources with knowledge of the meeting told Politico.

    Politco’s report, published Monday, listed many of Trump’s “diplomatic faux-pas,” including those mispronunciations, awkward meetings, and joking that he would play matchmaker for India’s Prime Minister Narendra Modi. Earlier this year, the Washington Post reported that Trump even took on an Indian accent and imitated the prime minister in another instance. He’s also been calling foreign leaders in the middle of the night, sources told Politico.

    But as other officials recounted Trump’s many diplomatic foibles to Politico, the issues may go further than disregarding time zones, including finding humor in mispronouncing the names of countries, like Nepal and Bhutan. He also once struggled to pronounce Namibia.

    #Trump #diplomatie

    • C’est fou, cette manie de vouloir envoyer des gens, un ou deux siècles après, dans un des pays les plus densément peuplés et pauvres de la planète. Ce que la colonisation a peut-être apporté de pire, c’est cette idée qu’il y a des gens avec leur terre et d’autres qui n’ont qu’à aller voir ailleurs.

      J’imagine si en France on avait l’idée de renvoyer en Espagne tou·tes les Lopez et au Portugal tou·tes les Pereira. Ces cinquante ans d’histoire commune font sombrer l’idée dans le ridicule, alors une administration commune à l’époque (l’Empire britannique des Indes qui comprenait également ce qui allait devenir la Birmanie) et cent cinquante ans pour se mélanger...

      #Rohingya #frontières

    • Is India Creating Its Own Rohingya ?

      Echoes of the majoritarian rhetoric preceding the ethnic cleansing of the Rohingya can be heard in India as four million, mostly Bengali-origin Muslims, have been effectively turned stateless.

      On July 30, four million residents of the Indian state of Assam were effectively stripped of their nationality after their names were excluded from the recently formed National Register of Citizens.

      Indian authorities claim to have initiated and executed the process to identify illegal immigrants from Bangladesh, which shares several hundred miles of its border with Assam, but it has exacerbated fears of a witch hunt against the Bengali-origin Muslim minority in the state.

      Assam is the most populous of India’s northeastern states. As part of a labyrinthine bureaucratic exercise, 32.9 million people and 65 million documents were screened over five years at a cost of $178 million to ascertain which residents of Assam are citizens. The bureaucrats running the National Register of Citizens accepted 28.9 million claims to Indian citizenship and rejected four million.

      The idea of such screening to determine citizenship goes back to the aftermath of the 1947 Partition of British India into India and Pakistan. A register of citizens set up in Assam in 1951 was never effectively implemented. Twenty-four years after the Partition, the mostly Bengali Eastern Pakistan seceded from Western Pakistan with Indian military help, and Bangladesh was formed on March 24, 1971. The brutal war that accompanied the formation of Bangladesh had sent millions of refugees into the Indian states of Assam and West Bengal.

      Politics over illegal migration from Bangladesh into Assam has been a potent force in the politics of the state for decades. In 2008, an Assam-based NGO approached the Supreme Court of India claiming that 4.1 million illegal immigrants had been registered as voters in the state. In 2014, the Supreme Court ordered the federal government to update the National Register of Citizens.

      The updated list defines as Indian citizens the residents of Assam who were present in the state before March 25, 1971, and their direct descendants. In keeping with this criterion, the N.R.C. asked for certain legal documents to be submitted as proof of citizenship — including the voter lists for all Indian elections up to 1971.

      People born after 1971 could submit documents that link them to parents or grandparents who possessed the primary documents. So each person going through the process had to show a link to a name on the 1951 register and the only two voter lists — those of 1965-66 and 1970-71 — that were ever made public.

      Such criteria, applied across India, left a good percentage of its citizens stateless. Front pages of Indian newspapers have been carrying accounts detailing the absurdities in the list — a 6-year-old who has been left out even though his twin is on the list, a 72-year-old woman who is the only one in her family to be left off, a 13-year-old boy whose parents and sisters are on the list but he is not.

      The Supreme Court, which had ordered the process underlying the National Register of Citizens, has now directed that no action should be initiated against those left out and that a procedure should be set up for dealing with claims and objections. A final list is expected at the end of an appeal process. And it is not clear what transpires at the end of that process, which is expected to be long and harrowing. So far six overcrowded jails doubling as detention centers in Assam house 1,000 “foreigners,” and the Indian government has approved building of a new detention center that can house 3,000 more.

      The N.R.C. may well have set in motion a process that has uncanny parallels with what took place in Myanmar, which also shares a border with Bangladesh. In 1982, a Burmese citizenship law stripped a million Rohingya of the rights they had had since the country’s independence in 1948.

      The Rohingya, like a huge number of those affected by the N.R.C. in Assam, are Muslims of Bengali ethnicity. The denial of citizenship, loss of rights and continued hostility against the Rohingya in Myanmar eventually led to the brutal violence and ethnic cleansing of the past few years. The excuses that majoritarian nationalists made in the context of the Rohingya in Myanmar — that outsiders don’t understand the complexity of the problem and don’t appreciate the anxieties and fears of the ethnic majority — are being repeated in Assam.

      Throughout the 20th century, the fear of being reduced to a minority has repeatedly been invoked to consolidate an ethnic Assamese identity. If at one time it focuses on the number of Bengalis in the state, at another time it focuses on the number of Muslims in the state, ignoring the fact that the majority of the Muslims are Assamese rather than Bengali.

      Ethnic hostilities were most exaggerated when they provided a path to power. Between 1979 and 1985, Assamese ethnonationalist student politicians led a fierce campaign to remove “foreigners” from the state and have their names deleted from voter lists. They contested elections in 1985 and formed the state government in Assam. In the 1980s, the targets were Bengali-origin Muslims and Hindus.

      This began to change with the rise of the Hindu nationalists in India, who worked to frame the Bengali-origin immigrants as two distinct categories: the Bengali-origin Hindus, whom they described as seeking refuge in India from Muslim-majority Bangladesh, and the Bengali-origin Muslims, whom they see as dangerous foreigners who have illegally infiltrated Indian Territory.

      The N.R.C. embodies both the ethnic prejudices of the Assamese majority against those of Bengali origin and the widespread hostility toward Muslims in India. India’s governing Hindu nationalist Bharatiya Janata Party has been quick to seize on the political opportunity provided by the release of the list. The B.J.P. sees India as the natural home of the Hindus.

      Prime Minister Narendra Modi has a long history of using rhetoric about Pakistan and Bangladesh to allude to Muslims as a threat. In keeping with the same rhetoric, Mr. Modi’s confidante and the president of the B.J.P., Amit Shah, has insisted that his party is committed to implementing the N.R.C. because it is about the “national security, the security of borders and the citizens of this country.”

      India has nowhere to keep the four million people declared stateless if it does not let them continue living their lives. The Indian government has already assured Bangladesh, which is already struggling with the influx of 750,000 Rohingya from Myanmar, that there will be no deportations as a result of the N.R.C. process.

      Most of people declared stateless are likely to be barred from voting as well. While the Indian election commission has declared that their removal from the voter’s list will not be automatic, in effect once their citizenship comes into question, they lose their right to vote.

      Apart from removing a huge number of voters who were likely to vote against the B.J.P., the party has already shown that as Mr. Modi struggles on the economic front, the N.R.C. will be a handy tool to consolidate Hindu voters in Assam — the majority of the people rendered stateless are Muslims — and the rest of the country going into the general elections in the summer of 2019.


      https://www.nytimes.com/2018/08/10/opinion/india-citizenship-assam-modi-rohingyas.html?action=click&pgtype=Homepage&cl
      #islam #musulmans #génocide #nettoyage_ethnique

    • s’en remettre à des avantages obtenus par la démographie confessionelle ne représente pas un suplément éthique , c’est peu dire en restant correct . dans le cas Ismael faruqui verdict la remise en question de la cour suprème en est la caricature pesante . C’est totalement inique de dénier aux protestataires montrés sur la photo du nyt le droit de contester ce qu’ils contestent , c’est terriblement biasé !

  • En Inde, l’escalade du prix du carburant touche les plus pauvres Avec Ucanews, New Delhi - 28 Juin 2018 - Eglises d’Asie
    http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud/inde/2018-06-28-en-inde-lescalade-des-prix-du-carburant-touche-les-plus-

    En Inde, le prix du carburant a grimpé d’environ 30 % cette année, entraînant l’envolée des factures des sociétés de transports de marchandises. Les premiers touchés sont les plus démunis du pays, qui subissent de plein fouet la situation. La situation est particulièrement difficile pour les petits commerçants, qui se voient obligés d’augmenter les prix des produits de base comme les fruits et les légumes. Une tendance qui pourrait se retourner contre le BJP au pouvoir, en amont des élections de 2019. En 2014, le parti avait en effet assuré que s’ouvrait une période de croissance économique. 

    Sarjot Singh Das, qui vend ses légumes en périphérie de New Delhi, a du mal à joindre les deux bouts depuis que la société de transports qui lui fournit ses produits a augmenté ses factures de plus de 50 % en douze mois. Sarjot fait venir ses légumes par camion tous les jours, depuis l’État voisin de l’Uttar Pradesh. Il s’inquiète face à la montée des prix du pétrole. Si ça continue, ses charges finiront par atteindre un niveau intenable. « Avant, je devais payer 600 roupies (8,83 dollars) par mois pour le transport, mais aujourd’hui, cela me coûte 900 roupies », confie-t-il. « Que deviendront mes revenus si cela continue ainsi ? »

    
En Inde, les prix du carburant ont grimpé de près de 30 % cette année, atteignant des records. Les gens comme Sarjot subissent de plein fouet les conséquences de la politique du gouvernement indien, qui a décidé plusieurs augmentations des taxes d’accise sur l’essence. Cela a eu un effet direct sur le coût des fruits, des légumes et autres produits de bases, les vendeurs étant forcés de monter les prix en conséquence. Beaucoup de vendeurs en ville se fournissent en effet dans les fermes et les villages alentour, et les coûts de livraison représentent pour eux une dépense significative.

    Un niveau de prix historique
    Le Bharatiya Janata Party (BJP), le parti au pouvoir du premier ministre Narendra Modi, avait promis, en arrivant au pouvoir en 2014, la croissance économique et l’« achhe din » (ou les beaux jours à venir). Mais pour l’instant, cela ne s’est pas reflété sur les prix du carburant. Le 14 juin à Bombay, la capitale financière du pays, l’essence a en effet atteint le niveau historique de 84,74 roupies (1,20 dollar) le litre. Une hausse de 70 roupies par rapport à son niveau d’il y a quatre ans. Arshad Khan, un commerçant d’un centre commercial dans le nord de l’État de l’Uttar Pradesh, explique que ses allers et retours à moto pour venir travailler font fondre ses économies d’une façon inquiétante. « Je parcours environ 50 kilomètres tous les jours », ajoute-t-il. « L’essence a augmentée, donc mes dépenses aussi… Avant, l’aller-retour me coûtait 60 roupies, et aujourd’hui, cela me coûte 100 roupies. »

    Le gouvernement a déclaré que les hausses des prix suivent les fluctuations du cours du pétrole brut sur le marché international, mais selon les économistes et l’opposition, cela n’explique pas la hausse considérable des taxes imposées sur l’essence en Inde. L’ancien premier ministre Manmohan Sinh, un économiste, a confirmé le mois dernier auprès des médias locaux que « les prix de l’essence sont à un niveau historique parce que le gouvernement de Modi a choisi de prélever des taxes d’accise excessives ». Le gouvernement fédéral comme les gouvernements des États imposent des taxes sur l’essence, et le gouvernement fédéral a vu ses revenus liés à l’essence et au diesel plus que tripler en quatre ans. En 2013-2014, ces revenus étaient de 12 millions de dollars ; ils avaient atteint 36,11 millions de dollars en 2016-2017. « Le gouvernement ne peut pas rejeter la faute sur les prix du pétrole brut à l’international », pour Vijay Kumar, un activiste de l’Uttar Pradesh. « Si le gouvernement baisse les taxes d’accise, les prix du carburant cesseront d’augmenter. »

    L’épreuve des élections
    Les slogans qu’employait le BJP durant les élections générales de 2014 contre l’opposition du Congrès du peuple indien, en annonçant le développement et la croissance économique, deviennent aujourd’hui contre-productifs à l’approche des élections de 2019, estime le journaliste politique Owais Ahmad. Le BJP a remporté les élections contre le parti du Congrès, qui était au pouvoir depuis 1947, à cause de l’inflation, de la pauvreté et du chômage. « Mais maintenant que la situation a empiré sur tous ces fronts, qu’est-ce que le gouvernement va pouvoir dire ? » , demande Owais Ahmad. Le 10 juin, les membres de la Fédération démocratique des jeunes Indiens (Democratic Youth Federation of India) ont organisé des manifestations dans tout le pays contre la montée des prix du carburant. Aakash Kumar, qui a participé à plusieurs manifestations, explique que les jeunes n’acceptent plus le discours avancé par les groupes politiques et par le gouvernement, « parce que ce sont les gens ordinaires qui paient le prix de leurs mauvaises politiques ».

    Une étude de l’Institut de la croissance économique (Institute of Economic Growth) de l’université de Delhi montre que la croissance économique rapide a entraîné une hausse des demandes en essence et en énergie, faisant de l’Inde le quatrième consommateur mondial de pétrole brut. L’étude affirme que durant la période de 2011 à 2025, les demandes de pétrole brut devraient grimper de 90 %, tandis que les demandes en diesel devraient augmenter de 110 %, et les demandes en essence de 165 %. L’étude suggère au pays de prendre des mesures en améliorant son utilisation des produits pétroliers, et en développant l’offre grâce des accords de production partagée entre les compagnies pétrolières locales et d’autres pays. L’Inde devrait également, selon l’étude, développer les énergies nucléaire, hydraulique et solaire, ainsi que les énergies alternatives. Elle devrait également prévoir ses besoins pétroliers afin de pouvoir « soutenir une croissance économique rapide dans le futur », confie Pradeep Agrawal, directeur des recherches conduites en 2012.

    #Inde #pétrole #énergie #BJP #Narendra_Modi #transports #croissance #pauvreté

    • Aujourd’hui, aucun #fondamentalisme sur la planète ne s’oppose à l’ordre libéral capitaliste qui y règne en maître. Que ce soit dans le monde arabo-musulman, en Inde où le premier ministre Narendra Modi défend un hindouisme radical, mais organise une société capitaliste néolibérale, en Pologne où les catholiques ultras sont au pouvoir, nulle part il n’y a d’opposition au règne de la marchandise.

      #capitalisme #regne_de_la_marchandise

  • Indonesia, India to develop strategic Indian Ocean port | Reuters
    https://www.reuters.com/article/indonesia-india/indonesia-india-to-develop-strategic-indian-ocean-port-idUSL3N1T11XL

    Indonesia and India pledged on Wednesday to step up defence and maritime cooperation, with plans to develop a strategic Indonesian naval port in the Indian Ocean, the leaders of the two countries said after meeting in Jakarta.

    Indonesian President Joko Widodo met Indian Prime Minister Narendra Modi to discuss, among other issues, developing infrastructure and an economic zone at #Sabang, on the tip of Sumatra island and at the mouth of the #Malacca_Strait, one of the busiest shipping channels for global trade.

    “India is a strategic defence partner...and we will continue to advance our cooperation in developing infrastructure, including at #Sabang_Island and the #Andaman Islands,” Widodo told a news conference after the meeting at the presidential palace.

    #détroit_de_Malacca

  • India makes U-turn after proposing to punish ’fake news’ publishers - CNN
    https://edition.cnn.com/2018/04/03/asia/india-fake-news-intl/index.html

    (CNN)The Indian government is shelving a rule to punish journalists for publishing “fake news” just 48 hours after its introduction.
    The proposed order would have given the government the authority to strip individuals and media organizations of their accreditation — which is needed to go to government functions and makes access to government offices easier — if they received a complaint of reporting so-called fake news, a term that was not specifically defined.

    Prime Minister Narendra Modi’s government said the measure was meant to help stop the spread of misinformation throughout the country, but critics swiftly condemned it as an attack on free speech in the world’s most populous democracy.
    “Make no mistake: (T)his is a breathtaking assault on mainstream media,” Shekhar Gupta, one of India’s most prominent journalists, tweeted to his nearly 2 million followers. He is the editor-in-chief of ThePrint, an Indian website focusing on politics and policy.

    The measure’s introduction was troubling to some who saw it as the latest effort among powerful leaders of Asian democracies to target the free press under the guise of combating so-called fake news, a term popularized by President Donald Trump in his effort to fight negative press coverage.
    Malaysia’s Upper House passed a bill criminalizing the spread of fake news this week, the first step in it becoming law. Singapore is also planning legislation to tackle online misinformation. Journalists in Myanmar and Cambodia — two countries the West has invested heavily in to ensure successful transitions to democracy — have been arrested in recent months.
    And Philippine President Rodrigo Duterte has railed against the media by employing the term on a regular basis. His government has come under fire for reportedly targeting the online news site Rappler over its negative coverage of the Duterte administration’s bloody war on drugs. A presidential spokesman denied the allegations.
    India appears to be following a similar path, said Prem Panicker, a prominent journalist who used to be Yahoo India’s managing editor
    “There is a worldwide leaning toward hard-right governing style and hard-right leaders, and the corollary to that is that there’s increasing stresses on the press,” Panicker told CNN.
    “The single biggest problem is that this is when you want a very free, very vibrant press.”
    Despite the fierce criticism of New Delhi’s proposed rule, some of its opponents do believe there’s a need for either more regulation or greater responsibility on the part of publishers.
    India has one of the world’s most saturated and fastest-growing media markets, boasting thousands of options in print, television and online journalism.
    With that freedom and booming market has come a thriving tabloid culture, which has frustrated mainstream journalists who get lumped in with those peddling misinformation and flouting common standards.

    #Fake_news #Asie #Censure

  • India makes U-turn after proposing to punish ’#fake_news' publishers - CNN
    https://www.cnn.com/2018/04/03/asia/india-fake-news-intl/index.html

    The Indian government is shelving a rule to punish journalists for publishing “fake news” just 48 hours after its introduction.

    The proposed order would have given the government the authority to strip individuals and media organizations of their accreditation — which is needed to go to government functions and makes access to government offices easier — if they received a complaint of reporting so-called fake news, a term that was not specifically defined.
    Prime Minister Narendra Modi’s government said the measure was meant to help stop the spread of misinformation throughout the country, but critics swiftly condemned it as an attack on free speech in the world’s most populous democracy.

    Ouaouh, à la première plainte on te sucre ton accréditation… Bon, ben, apparemment, il faudra faire plus subtil

  • Indian Farmers March Against Govt’s Neoliberal Policies | News | teleSUR English
    https://www.telesurtv.net/english/news/India-Tens-of-Thousands-of-Farmers-March-Against-Govts-Neoliberal-Policie

    Nearly 35,000 farmers in India continued Sunday their 180-km long march in the southwestern state of Maharashtra demanding agrarian reform from the government of right-wing Bhartiya Janta Party, BJP.

    The farmers’ march is part of an ongoing series of the ’long march’ which began from the southwestern city of Nashik to Mumbai on Mar. 6, and after walking for nearly 140 hours, tens of thousands of peasants reached Mumbai late Sunday night.

    The farmers are uniting and calling upon the government of Prime Minister Narendra Modi to implement pro-peasant reforms. Some of the important demands laid out by the farmers in the ongoing march include debt waivers, better pay, and implementation of the Swaminathan Committee Report.

    Swaminathan Commission report is a 2004 National Commission on Farmers which was formed to address the farmers’ suicides. In recent years, due to lack of government accountability and agrarian reforms, thousands of low-income farmers have taken their lives to escape the debt.

    #Inde #agriculture #manifestation #dette #suicide

  • India strengthens ties with ASEAN countries - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2018/02/05/asea-f05.html

    Late last month Indian Prime Minister Narendra Modi hosted leaders from all 10 members of the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN), in a clear move to strengthen Delhi’s geo-strategic and economic ties and counter China’s growing influence in the region.

    ASEAN leaders were the chief guests at the Indian Republican Day celebrations on January 26, having attended an India-ASEAN Commemorative Summit a day earlier. Modi also held bilateral talks in New Delhi with each ASEAN country leader—from Vietnam, Malaysia, Indonesia, Singapore, Myanmar, the Philippines, Thailand, Brunei, Laos and Cambodia.

    #inde #anase #asean #Integration_économique

  • India’s Progressive-Minded Vice President Steps Down: Minorities Are Now More Vulnerable to a Hindu Theocratic State | Alternet
    http://www.alternet.org/world/indias-progressive-minded-vice-president-steps-down-minorities-are-now-mor

    The timing, the eve of the 70th anniversary of India’s independence, ruled as it is by a majoritarian proto-fascist party, could not have been more apt. India under Prime Minister Narendra Modi has seen a serious deterioration in law and order and in the security of the minorities with repeated incidents of lynchings that reflect hate-ridden public discourse apart from the legitimization of violence.

    Ansari then went further. On his last day as vice president, in his interview to the Rajya Sabha TV channel, he said, “Muslims were experiencing a feeling of unease.” “A sense of insecurity is creeping in,” he noted. In his speech in Bangalore too, he had spoken of the “enhanced apprehensions of insecurity amongst segments of our citizen body, particularly Dalits, Muslims and Christians.”

    Not known to be the epitome of either dignity or tolerance, Indian Prime Minister Narendra Modi—for whom Hamid Ansari has been a bête noire ever since the former swept to power in May 2014—responded crudely, with a speech that has been roundly assailed for the depths to which it has taken public discourse in India.

    It was clear what Narendra Modi, a committed soldier of the Rashtriya Swayamsevak Sangh before he acquired political office, meant. Though he did not say the word ’Muslim,’ that was what India’s prime minister told his people that day in the upper house of Parliament when he insinuated that Ansari’s entire worldview was stained by his long association with a constrained mahaul (environment) and dayara (circle).

    For the RSS and BJP under Modi and his close associate, Amit Shah, freeing India from the hold of the Congress is close to an irrational obsession.

    #Inde #Néo_fascisme