person:nicole klein

  • Évacuation de la Zad. Des gendarmes et civils recevront une médaille
    https://www.ouest-france.fr/environnement/amenagement-du-territoire/nddl/evacuation-de-la-zad-des-gendarmes-et-civils-recevront-une-medaille-617

    Le 25 janvier, à Matignon, Édouard Philippe doit remettre la médaille de la sécurité intérieure, mention spéciale «  Notre-Dame-des-Landes  » à une centaine de gendarmes, civils et autorités administratives.

    Une centaine de personnes, d’après nos informations, seront médaillées le 25 janvier, à Matignon. Ces gendarmes, civils et autorités administratives ont participé, sur le terrain, ou d’un peu plus loin, aux opérations de maintien de l’ordre sur le site de Notre-Dame-des-Landes et à l’évacuation partielle de la Zad, au printemps 2018.

    Le Premier ministre, Édouard Philippe, leur remettra à chacun la médaille de la sécurité intérieure portant la mention «  Notre-Dame-des-Landes  ». On ne connaît pas encore les profils et fonctions précises des récompensés. On sait, en revanche, que la préfète Nicole Klein en fera partie. Depuis, elle a rejoint le cabinet de François de Rugy, ministre de la Transition écologique.

    Cette agrafe «  Notre-Dame-des-Landes  » est toute nouvelle. Elle a été créée au Journal officiel du 1er décembre, pour distinguer les personnels des forces de sécurité qui ont été déployés sur le site de Loire-Atlantique où devait être construit un aéroport international et qui avait été investi par des opposants au projet.


  • Nicole Klein directrice de cabinet de François de Rugy

    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nicole-klein-directrice-de-cabinet-de-francois-de-rugy-6041456

    Un CV aux expériences multiples

    C’est visiblement le parcours de cette femme au caractère bien trempé qui a séduit l’hôtel de Roquelaure. Nicole Klein peut en effet s’enorgueillir d’un CV aux expériences multiples. Dans la préfectorale bien sûr, mais également au sein de l’administration du ministère de l’écologie et en cabinet ministériel avec Michel Rocard.

    À son crédit, en prime, une «  ouverture internationale  » , dit-on dans l’entourage de François de Rugy, «  avec une expérience à la banque mondiale et une connaissance des enjeux de santé, puisqu’elle a été directrice d’agence régionale de santé  » .

    Des dossiers difficiles

    Dans le dur, le musclé, elle a aussi «  démontré ses qualités pour déminer avec autorité plusieurs dossiers difficiles  : Notre-Dame-des-Landes, l’affaire des Mille vaches en Picardie  » , la gestion d’une crise sanitaire majeure provoquée par la bactérie Escherichia Coli, «  ou tout récemment la pollution métam-sodium dans des exploitations maraîchères  » .


  • Info PO. La préfète Nicole Klein directrice de cabinet de F. de Rugy ?
    Presse Océan - 28.10.2018 12:07
    https://www.presseocean.fr/actualite/info-po-la-prefete-nicole-klein-directrice-de-cabinet-de-rugy-28-10-2018

    Âgée de 66 ans, Nicole Klein a fait récemment valoir ses droits à la retraite et doit quitter ses fonctions à la fin du mois de novembre. Elle confirme à Presse Océan l’information du Journal du dimanche du 28 novembre, qui l’annonce comme possible nouvelle directrice de cabinet du ministre de la Transition écologique et solidaire, le Nantais François de Rugy. « Je devrais y aller en effet », nous a-t-elle déclaré, ce dimanche. Cette nouvelle fonction lui permettrait de garder la main sur le dossier du devenir des terres de l’ex-Zad de Notre-Dame-des-Landes. "Elle tient la corde", assure le ministre à Presse Océan.

    Nicole Klein a déjà une expérience des ministères. Elle a notamment été, de septembre 1990 à mai 1991, chargée du droit des femmes au sein du cabinet du Premier ministre socialiste Michel Rocard.

    #NDDL


  • Grosse émotion en découvrant cette vidéo de soutien depuis la #zad de #Notre_Dame_des_Landes aux compañer@s de Atenco 💚 L’esprit frondeur de la lutte n’est pas mort : tant que l’Hydre Capitaliste s’attaquera à la Terre, la Résistance et la Rebellion seront des réponses légitimes et nécessaires !

    Emmanuel Macron, Nicolas Mulot, Eddy Philou, Nicole Klein & Gérard Colombe tirent des leçons de #NDDL et appellent à lutter contre le nouvel aéroport de #Mexico #Atenco #NoNAIM

    #YoPrefieroElLago : https://queertube.org/videos/watch/80babea5-fc6b-4d0b-b6da-58d8b7eb6085
    #GPII #zones_a_defendre #Terre_et_liberte #Tierra_y_Libertad


  • Communiqué de l’état major des forces de la FARINE, « Front Amidoné #Revolutionnaire Intersectionnel NantaisEs-#ExiléEs » revendiquant la frappe chirurgicale BIO™ à l’endroit de la Maire de #Nantes #Johanna_Rolland.

    Nous l’état major des forces de la FARINE (Front Amidoné Revolutionnaire Intersectionnel NantaisEs-ExiléEs) revendiquons la frappe chirurgicale BIO™ à l’endroit de la Maire de Nantes Johanna Rolland. Si les différents allergiques au gluten de la scène politique s’en offusquent et parlent de « violences » (nous regrettons l’absence de soutien du camarade-BioCaporal François de Rugy), nous tenons à rassurer tous et toutes que la poudre utilisée pour la projection était bel est biologique. Nous comdamnons l’utilisation du terme de « violences », affirmons que notre action fut montée en réaction à des violences réelles sur les corps et les esprits des ExiléEs NantaisE. En effet ces derniers jours nous avons assisté à plusieurs cas d’emploi de force que nous ne saurions laisser sans conséquences :

    _L’expulsion des exiléEs du square Daviais, dont la plupart n’ont pu récuperer leurs affaires, se sont retrouvéEs parquées dans des gymnases, de véritables centre de tri semi-fermés ;
    _L’expulsion de l’ancien squat de Bréa pour lequel mairie et préfecture avaient promis un hébergement inconditionnel s’est soldé par : la remise à la rue de dizaines de personnes, un relogement précaire de centaines d’autres, et l’incarcération de 4 personnes en Centre de Rétention Administrative en vue d’une déportation ;
    _La traque des personnes n’ayant pas les bons papiers dans le centre ville de Nantes depuis plusieurs semaines par les troupes armées de la préfète Nicole Klein ;
    _La traque des personnes à la rue à la recherche d’un square où dormir par la police municipale, nationale et la brigade anti criminalité à la suite de l’ordre donné par la mairie de barricader le jardin des Fonderies ;
    _Le harcèlement de ces mêmes personnes avec vol à répétition par la flicaille de couvertures ;
    _La rétention des tentes du camp de Daviais prêtées par des assos et collectifs ;
    _La rétention des affaires personnelles des ex-habitantEs de Brea ;
    _Les dix expulsions de lieux occupés en dix mois ;
    _Les "relogements" précaires à l’autre bout du département, brisant les liens de solidarités développés à Nantes ;

    Ne nous laissons plus rouler, mettons toutEs #LaMainàLaPâte.

    https://nantes.indymedia.org/articles/42921


  • Investir les lieux, réinventer les liens
    https://loveliveminimal.tumblr.com/post/178152852090/investir-les-lieux-réinventer-les-liens

    Retour sur plusieurs mois d’occupation avec les exilé.e.s à Nantes : Épisode 1. À Nantes, la succession des expulsions a dévoilé crûment que derrière le pathétique vernis humaniste dont se parent Nicole Klein (préfète) et Johanna Roland (maire), il y a une politique de traque, de tri, un traitement néocolonial des exilé.e.s dans la continuité des pages les plus sombres de l’histoire négrière de Nantes. Retour sur presque un an d’expérience avec cinq ami.e.s, avec ou sans papiers, qui ont vécu …


  • Investir les lieux, réinventer les liens
    https://zadibao.net/2018/09/16/investir-les-lieux-reinventer-les-liens

    Retour sur plusieurs mois d’occupation avec les exilé.e.s à Nantes : Épisode 1. À Nantes, la succession des expulsions a dévoilé crûment que derrière le pathétique vernis humaniste dont se parent Nicole Klein (préfète) et Johanna Roland (maire), il y a une politique de traque, de tri, un traitement néocolonial des exilé.e.s dans la continuité des pages les plus sombres de l’histoire négrière de Nantes. Retour sur presque un an d’expérience avec cinq ami.e.s, avec ou sans papiers, qui ont vécu les occupations de l’automne dernier. Source : Zadibao


  • #Notre-Dame-des-Landes : de la cabane sur l’eau, contre Nicole Klein et son monde… Résistances et sabotages !
    https://fr.squat.net/2018/08/24/notre-dame-des-landes-de-la-cabane-sur-leau-contre-nicole-klein-et-son-mon

    Communiqué du mercredi 22 août 2018. (En PDF ici, 9 pages A4, avec plus de photos…) Vous connaissiez probablement « Ker Stank », la cabane sur l’eau, appelée aussi « la cabane flottante ». Elle fut construite à proximité du Port, sur l’étang des Noues Pourries pendant l’hiver 2012-2013 par des camarades bretons, à partir d’une structure composée de […]

    #publication #réoccupation


  • NDDL : une rencontre présidée par Hulot entre la préfète et les zadistes - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/nddl-la-prefete-rencontrera-mercredi-une-delegation-de-zadistes-17-04-201

    La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, rencontre ce mercredi une délégation d’occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et les représentants d’associations anti-aéroport. Cette réunion, qui doit débuter à 14h30 à la préfecture, sera présidée par Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique.

    Bonne nouvelle : N. Hulot a fini par trouver la sortie du bois dans lequel il s’était égaré…


  • Voie de fait — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Voie_de_fait

    En droit administratif en France, la voie de fait est une illégalité manifeste de l’administration commise dans l’accomplissement d’une opération matérielle d’exécution. L’administration porte alors atteinte, de façon grave, au droit de propriété ou à une liberté fondamentale, soit en prenant une décision insusceptible de se rattacher à ses attributions (voie de fait par manque de droit), soit en procédant à l’exécution forcée injustifiée d’une décision, même légale (voie de fait par manque de procédure).Lorsque l’inexistence substantielle de l’acte incriminé est évidente, la voie de fait peut être constatée indifféremment par le juge administratif ou par le juge judiciaire, mais le juge judiciaire sera compétent pour en apprécier les conséquences (TC 6 mai 2002, Binet c/ EDF), sauf cas où l’urgence peut être prouvée, l’urgence autorisant dès lors le juge administratif du référé-libertés à intervenir pour faire cesser ladite voie de fait (ord. réf. 23 janvier 2013 Cne de Chirongui, 365262).

    Tout ceci ayant rapport à une procédure d’expulsion sur la #ZAD #NDDL. Le concerné, Cédric Dussart, 28 ans, qui s’occupait du poulailler de la ferme des « 100 noms », avait assigné la préfète de Loire-Atlantique Nicole Klein devant le TGI pour avoir mis à exécution une ordonnance sur requête d’expulsion (sans procédure contradictoire, ni publique, NDLR), datée de 2013.

    Or le tribunal « a jugé que les comportements allégués ne relèvent pas de la voie de fait ».

    Donc, la décision du TGI semble pour le moins curieuse. Mais après, la justice ...

    • https://www.humanite.fr/notre-dame-des-landes-lexpulsion-des-zadistes-est-illegale-et-dangereuse-65

      L’Humanité.fr.- Quelle est votre position par rapport à l’expulsion depuis lundi 9 avril au matin des Zadistes ?

      Claire Dujardin : "cette expulsion est non seulement illégale mais dangeureuse et inefficace.

      Elle est illégale en raison des éléments développés dans le communiqué du SAF du 29 mars 2018 puisque les décisions de justice ont été prises sans débat contradictoire et sans éléments justifiant la saisine du juge sur requête. Il s’agit donc d’une voie de fait. L’opération d’expulsion de la ZAD est en réalité une opération de maintien de l’ordre alors qu’il n’y a aucun trouble à l’ordre public et aucune urgence à évacuer maintenant et dans ces conditions.


  • #automutilation #retour_de_flamme #qui_seme_...
    Notre-Dame-des-Landes : la violence s’est intensifiée, les deux camps cherchent une issue
    http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2018/04/11/nddl-le-bilan-des-affrontements-s-alourdit-les-deux-camps-cherchent-

    En début de soirée, selon plusieurs sources concordantes, un grave incident, l’explosion d’une grenade, aurait blessé quatre gendarmes, dont un plus sérieusement au pied. Un hélicoptère du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes a dû se poser dans la soirée à Notre-Dame-des-Landes pour évacuer ce blessé, dans un climat d’« urgence absolue », selon l’expression d’un gendarme, toutes les routes étant complètement fermées au nord de la #ZAD. L’accident a eu lieu lors d’une manœuvre de désengagement, de repli, lors de laquelle les gendarmes ont fait usage de grenades. « Deux scénarios sont possibles, soit une mauvaise manipulation, soit un renvoi de la grenade, une enquête est en cours », précisait-on, mercredi, à 6 heures du matin à l’état-major.

    • #civil_guerilla
      De leur côté, les zadistes ont annoncé, en fin de journée, « une trentaine de personnes traitées au point medic », dont deux personnes blessées gravement qui ont dû être évacuées pour être hospitalisées, et quatre autres traitées pour des blessures jugées sérieuses.

      « La plupart des blessures ont été causées par des éclats de grenades désenclerclantes (dont au visage ou au thorax), des tirs de LBD [lanceur de balle de défense de type Flash-Ball] (au niveau thoracique), et des tirs tendus de gaz lacrymogènes, précise l’équipe « medic », dans un communiqué. Par ailleurs depuis la fin d’après midi, de nombreux tirs de grenades GLI-F4 ont été remarqués. L’équipe medic signifie sa vive inquiétude pour les jours à venir. »

      En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/04/11/nddl-le-bilan-des-affrontements-s-alourdit-les-deux-camps-cherchent-une-issu

    • Pourtant, dès la mi-journée, les renforts ont débarqué, chevauchant fièrement leurs tracteurs à travers les flaques de boue. La cavalerie motorisée de Copain 44, collectif de paysans opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a déployé ses machines et barré la route des casqués. “À l’assemblée générale d’hier soir, la salle était pleine à craquer. On était au moins 400”, estime Trudy, plus guillerette que la veille.

      Guidés par Radio Klaxon, la radio de la ZAD, d’autres nouveaux venus laissent leur voiture à l’extérieur de la zone et pénètrent à pied par les chemins de traverse, déjouant les contrôles, esquivant les barrages. Avec l’arrivée de soutiens anglophones, Radio Klaxon diffuse désormais en version bilingue. Combien sont-ils aujourd’hui ? “Difficile à dire. On verra à l’AG de ce soir. Il y a des gens de Bordeaux, de Nantes, de Bourges, etc”, reprend Trudy. “On attend les renforts belges qui ne devraient plus tarder”.

      Les messages de soutien se multiplient à l’extérieur de la zone. Très remontée contre l’expulsion des Cent Noms, dont “[les] habitants portaient pourtant « un vrai projet agricole qui tenait la route !” l’Acipa, principale organisation citoyenne contre l’aéroport, a dénoncé une trahison de l’État et appelé le plus grand nombre à se rendre sur la ZAD. Hier dans la soirée, plus de 2000 personnes ont pris les rues de Nantes tandis qu’à Paris, l’AG consacrée à Notre-Dame-des-Landes faisait déborder l’amphi de Tolbiac. Ce matin, les étudiants de l’EHESS annonçaient à leur tour, sur les réseaux sociaux, le blocage de leur école en signe de protestation face aux expulsions.
      La gadoue, la gadoue

      Dans le bocage, la tension est montée d’un cran aujourd’hui dans le secteur des Fosses noires. Les occupants décrivent des échanges plus violents que la veille, et déplorent de nombreux manifestants blessés par des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) ou de grenades assourdissantes. Mais ils tiennent bon.

      “Ce matin, on a fait reculer d’au moins 200 mètres les flics qui venaient pour détruire Les Vraies rouges”, se réjouit-elle. Ce terrain de maraîchage collectif alimente une grande partie de la ZAD.

      De leur côté, les gendarmes pataugent quand ils n’essuient pas des attaques de mottes de terre boueuses. Un hélicoptère a été mis en déroute par des fusées de détresse et un blindé de la gendarmerie a pris feu. “C’est plus difficile aujourd’hui », a déclaré sobrement la préfète Nicole Klein sur France Info.


  • NDDL : le bilan des heurts s’alourdit, les deux camps cherchent une issue

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/04/11/nddl-le-bilan-des-affrontements-s-alourdit-les-deux-camps-cherchent-une-issu

    Au deuxième jour d’évacuation de la ZAD, les violences se sont intensifiées. Quatre gendarmes ont été blessés dans l’explosion d’une de leurs grenades.

    Les affrontements se sont intensifiés, mardi 10 avril, sur la ZAD, la « zone à défendre » installée sur le site du projet avorté d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Après deux jours d’opération d’évacuation des zadistes, les deux camps semblaient chercher une issue à une situation devenue de plus en plus dangereuse.

    Le nombre de blessés n’a cessé d’augmenter tout au long de la journée, certains étant atteints assez sévèrement.

    En début de soirée, selon plusieurs sources concordantes, un grave incident, l’explosion d’une grenade, aurait blessé quatre gendarmes, dont un plus sérieusement au pied. Un hélicoptère du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes a dû se poser dans la soirée à Notre-Dame-des-Landes pour évacuer ce blessé, dans un climat d’« urgence absolue », selon l’expression d’un gendarme, toutes les routes étant complètement fermées au nord de la ZAD. L’accident a eu lieu lors d’une manœuvre de désengagement, de repli, lors de laquelle les gendarmes ont fait usage de grenades. « Deux scénarios sont possibles, soit une mauvaise manipulation, soit un renvoi de la grenade, une enquête est en cours », précisait-on, mercredi, à 6 heures du matin à l’état-major.

    L’impasse semble totale

    Sur le terrain, l’impasse semble totale. Le face à face, ponctué d’avancées et de reculs, des gendarmes mobiles et des zadistes, est de plus en plus violent. Les impressionnants véhicules blindés à roues de la gendarmerie, les VBRG, positionnés sur les petites routes et les chemins du bocage, ont été attaqués à coups de cocktail Molotov dès le début de la matinée.

    Cette proposition de trêve ne semblait pas, mardi soir, recueillir un accueil favorable auprès des autorités. « Il n’y a pas de solution collective possible, seules les conventions individuelles sont acceptées », a réaffirmé la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein. « Je suis prête à étudier tout projet individuel, même s’il n’est pas finalisé, même s’il est regroupé dans un cadre collectif associatif, du moment qu’il est, au départ, individuel, nominal », explique-t-elle. Selon elle, sept projets associatifs auraient été déposés dans les derniers jours.


  • Photo à raconter

    Cette photo d’actualité a été reprise dans différents journaux, j’ai eu envie de vous raconter ce que j’y vois.
    Je vois une photo où il y a 7 personnes avec un cadrage décalé inhabituel et une ligne d’horizon basculée dans la diagonale, c’est très important ce #cadrage_décalé, parce que vous pouvez déjà percevoir comment le message photographique peut-être profondément politique et peut-être vous questionner là dessus.
    J’ai décidé que je n’aborderais pas ici les circonstances de la photo, je vais m’attacher à la décrire seulement.
    De ces 7 personnes debouts et qui semblent participer à une marche qui se faire de gauche à droite, tel un défilé encadrée par une haie de caméramans et de photographes on ne distingue bien que deux visages.
    La mise au point de la photo est faite sur le visage d’une femme, plus de soixante ans, bonne gueule, quelques cheveux courts teints mais légèrement grisonnants, son menton disparait dans le bas de la photo en même que dans son écharpe en fausse fourrure à rayures. Une star peut-être ? Elle a un sourire de connivence et des yeux qui brillent en regardant derrière elle sur sa droite. On sent qu’elle s’est détournée pour écouter quelqu’un, et le photographe qui était à son côté droit a profité de la lumière à cet instant. Parfois le photographe a un assistant qui nomme la personne plusieurs fois, essaye d’attirer son attention, on voit qu’elle le sait, si ce n’est pas une star c’est une femme politique, et si c’est bien l’assistant, son nez flou dépasse au premier plan.
    Juste derrière elle, rappelez vous que la focale courte est faite sur elle, le tiers gauche de la photo est entièrement occupé par le profil d’un homme en uniforme bleu marine portant écusson et regardant droit devant lui. Je peux deviner par les éclairages sur leurs visages que les lumières légèrement orangées viennent de face, les plus claires de derrière, on peut ainsi voir qu’elle a les yeux bleus. Les trois caméramans dans le fond du plan tiennent d’énormes caméras, à l’âge de la miniaturisation technologique, ce ne peuvent être que des professionnels de l’institution médiatique pour sûr, puisqu’ils en ont des grosses. L’officier, vu les chevrons sur son épaule a un rôle premier de gardien de l’ordre, proximité physique avec elle, il fait office de garde du corps, il ne sourit pas, lui, il a les lunettes de mon arrière grand-père, les cheveux des militaires et il sait regarder la lumière des projecteurs de face sans broncher pendant que les journalistes mitraillent.
    Du 7em personnage, on ne voit que l’épaule dans un manteau gris et la main qui tient un stylo violet, voila, surement un journaliste.
    La scène semble être une visite protocolaire dont le personnage principal, bien qu’avec un rôle important, semble détendu.

    Voici maintenant les accessoires de cette photo :

    – Une préfète
    http://www.20minutes.fr/societe/1236377-20131014-20131014-nicole-klein-prefete-seine-et-marne-pour-evoluer


    – son écharpe à rayures écolo

    https://www.mapetitemercerie.com/fr/fourrure-rouleau/39829-fourrure-a-rayures-marron-x-10cm.html

    – Un officier


    Ecusson de Pompier Sous Officier
    – Ses lunettes

    – son calot

    Présent dans le paquetage des soldats français depuis le XVIIIe siècle, le calot était à l’origine « confectionné à partir d’une coiffe taillée dans la jambe d’un pantalon usagé, et replié sur la tête à la manière d’un bonnet de nuit », selon un spécialiste, le capitaine Petrequin, cité par l’Essor de la gendarmerie nationale.

    http://www.estrepublicain.fr/actualite/2017/07/27/les-gendarmes-prives-de-casquette-au-profit-du-calot

    Un journaliste
    Son stylo violet


  • Notre-Dame-des-Landes : la gendarmerie se prépare à une opération d’ampleur (soit environ 2 500 militaires, pendant deux à trois semaines au moins)
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/01/12/notre-dame-des-landes-la-gendarmerie-se-prepare-a-une-operation-d-ampleur_52

    Trente à quarante escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés (...)

    A la veille d’une décision du gouvernement sur l’avenir du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes – et de la possible évacuation de la zone –, la gendarmerie nationale se prépare à l’une des opérations de maintien de l’ordre les plus délicates de son histoire sur le sol métropolitain.

    Les difficultés qu’anticipent les militaires relèvent de plusieurs facteurs. D’ordre tactique, elles tiennent notamment à la configuration de la ZAD (« zone à défendre »). Ses occupants sont disséminés sur un espace rural étendu et accidenté, fait de champs, de bosquets, de bois et de sentiers boueux, et en partie aménagé. Les forces de l’ordre ne peuvent donc pas jouer sur un effet de surprise et sont contraintes à une progression lente – accentuée par la lourdeur de leurs équipements – et, par conséquent, plus exposée.

    « Les opérations de maintien de l’ordre en milieu rural sont complexes parce que, à la différence d’un environnement urbain très encagé, l’adversaire est mobile, dispersé et il peut avoir préparé le terrain », ajoute le général à la retraite Bertrand Cavallier, ancien commandant du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne). L’évacuation de la zone devrait se faire par une progression à pied, mais la gendarmerie n’exclut pas de mobiliser ses véhicules blindés – d’ordinaire employés pour des opérations de maintien de l’ordre outre-mer –, et de solliciter des moyens du génie de l’armée de terre pour détruire des obstacles tels que des barricades, déloger des opposants de leurs cabanes perchées ou rétablir la viabilité de certains axes. (...)

    Le journal officiel de tous les pouvoirs cultive un simulacre de pluralisme, donc un point de vue de Bruno Retailleau : « Le président doit faire évacuer la ZAD et construire l’aéroport » et un point de vue "de gauche"

    Hugo Melchior : « Les zadistes ne quitteront jamais spontanément Notre-Dame-des-Landes »
    Dans une tribune au « Monde », le doctorant en histoire à l’université de Rennes-II rappelle que quelle que soit la décision du gouvernement, les zadistes n’évacueront pas les lieux car ils ont un « monde » à défendre, une « utopie réelle » à sauvegarder.

    Tribune. Après la victoire du « oui » lors de la consultation du 26 juin 2016 en Loire-Atlantique, le gouvernement socialiste semblait ne plus vouloir perdre de temps. La date de la nouvelle tentative d’évacuation de la zone à défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes fut annoncée pour l’automne 2016. Pourtant, l’horizon des zadistes demeura dégagé.

    Puis Emmanuel Macron succéda à François Hollande, charge à lui de régler le sort du projet aéroportuaire et par là même de la ZAD, cette zone libérée censée apporter la démonstration qu’il serait possible de fuir le système capitaliste et le salariat, et cela en travaillant au façonnement de nouvelles alternatives émancipatrices, sans attendre un changement antisystémique par le haut.
    Plutôt que de déclencher immédiatement la foudre, le « président jupitérien » nomma trois médiateurs, le 1er juin, pour « regarder une dernière fois les choses » et l’aider à prendre une décision définitive. Le 13 décembre, ces derniers remirent leur rapport dans lequel il apparaît que c’est bien l’abandon du projet de construction du nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes qui est inscrit à l’ordre du jour. Si la roue de l’histoire devait tourner en faveur des opposants, ces derniers, après un demi-siècle d’agir ensemble contre un projet jugé « néfaste » et « inutile », ne pourraient que se réjouir de voir les décideurs accéder à leur revendication unifiante.

    Un lieu d’aimantation politique
    Mais déjà on s’aperçoit que c’est une autre question qui polarise l’attention : que faire de ceux qui occupent « illégalement » ces centaines d’hectares, certains depuis le milieu des années 2000 ? Dans ses dernières déclarations, l’exécutif a exprimé sa volonté de dissocier le dossier de l’aéroport de la question épineuse des zadistes. En effet, ces derniers auront vocation à quitter les lieux, quelle que soit l’option retenue par le gouvernement. Dans ces conditions, un renoncement au projet d’aéroport ne saurait signifier le maintien du statu quo en ce qui les concerne. Aussi, tel un Pierre Messmer ne cachant plus, en octobre 1973, son exaspération devant la combativité têtue des ouvriers de l’entreprise Lip, Edouard Philippe a fait comprendre que « la ZAD, c’est fini ! ».

    LES OBSTINÉS DE LA ZAD ONT EU LE TEMPS DE « CONSTRUIRE UNE AUTRE RÉALITÉ » DÉLIVRÉE DE LA DÉMESURE D’UNE SOCIÉTÉ CAPITALISTE AUTOPHAGE

    Toutefois, il est quelque chose d’acquis : les centaines d’opposants ne quitteront jamais spontanément les lieux qu’ils occupent, même si l’abandon du projet devait être entériné. En effet, ils ont un « monde » à défendre, une « utopie réelle » à sauvegarder, pour reprendre le titre de l’ouvrage du sociologue Erik Olin Wright. Depuis l’automne 2012 et l’échec mémorable de l’opération « César » [la tentative par les forces de l’ordre de déloger les zadistes], les obstinés de la ZAD ont eu le temps de « construire une autre réalité » délivrée de la démesure d’une société capitaliste autophage, et cela au travers de l’existence de ces 70 lieux de vie habités et ces 260 hectares de terres cultivées arrachées à la multinationale Vinci, mais aussi de ce moulin, cette épicerie-boulangerie-fromagerie, cette bibliothèque.

    Derrière la lutte contre le projet d’aéroport, ce qui se joue aujourd’hui, et qui fait que la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est devenue un lieu d’aimantation politique et l’expression exemplaire de la nécessité de faire bifurquer l’humanité pour l’amener à prendre une autre voie, c’est l’affrontement entre différentes conceptions antagonistes du monde.

    Défense de ce précieux bien commun
    Aussi, en cas de nouvelle offensive sécuritaire d’envergure contre la ZAD, aux habituels slogans « Vinci dégage, résistance et sabotage ! » succéderont, peut-être, des « Etat casse-toi, cette terre n’est pas à toi ! » afin d’exprimer non seulement le droit de vivre du fruit de la terre partagée mise en valeur en harmonie avec la nature, mais également le droit à l’auto-gouvernement pour ceux qui la travaillent et l’habitent. Face à une entreprise de « pacification » de la zone, les zadistes, toujours soutenus par un large spectre du champ politique à gauche, et par plus de 200 comités de soutien, forts de leur alliance nouée avec les opposants historiques à l’aéroport, notamment les paysans locaux, défendront légalement l’intégrité de ce précieux bien commun.

    L’opération de police sera ressentie comme une violation de la souveraineté territoriale revendiquée de fait, sinon de droit, par ces habitants de la ZAD. Dès lors, les formes de contestation politique auxquelles recourront les zadistes seront susceptibles d’apparaître comme porteuses d’une légitimité réelle aux yeux d’une partie significative de la population. En effet, elles seront perçues comme des modes d’action essentiellement défensifs et réactifs de femmes et d’hommes défendant leur droit commun à la terre, et de facto leur droit à l’existence, face à l’action prédatrice de l’Etat expropriateur.

    Rentre la situation politiquement intenable
    Dans le cadre d’un rapport de force a priori asymétrique, avec des unités coercitives étatiques, qui seront immédiatement assimilées à des « forces d’occupation », l’enjeu pour les militants zadistes sera, comme en 2012, de rendre la situation politiquement intenable pour le pouvoir d’Etat, jusqu’à l’obliger à négocier les conditions de sa défaite en consentant à la pérennisation de la ZAD par la conclusion « d’une paix ». Celle-ci pourrait s’inspirer du modèle du quartier autogéré de Christiania à Copenhague, où les habitants ont signé un accord de « paix » avec l’Etat danois en juin 2011, après près de quarante années passées dans l’illégalité.

    Protégés derrière leurs lignes de défense, ceux formant cette « communauté ouverte » n’ont nullement l’intention de se rendre à la préfecture pour déposer leur préavis de départ. Ainsi continueront-ils à vivre autrement, prêts à réagir dans la légalité si, au nom de la restauration de « l’Etat de droit », Emmanuel Macron, postulant qu’il aura le vent de l’opinion publique dans le dos, se décide à trancher le nœud gordien de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

    Notre-Dame-des-Landes. «  Il faudra du temps  » avant d’évacuer dit la préfète
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/notre-dame-des-landes-il-faudra-du-temps-avant-d-evacuer-5494384

    Nicole Klein, aussi, attend la décision sur Notre-Dame-des-Landes. La préfète laisse entendre que l’évacuation ne serait pas «  totale  » en cas d’abandon. Ni forcément immédiate.

    [L’annulation du projet parait toujours plus plausible, et pour économiser un dédit pharaonique,ndc] Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement envisage de demander l’annulation du contrat avec #Vinci en raison d’une "clause bizarre"
    https://www.francetvinfo.fr/politique/notre-dame-des-landes/info-franceinfo-notre-dame-des-landes-le-gouvernement-envisage-de-deman

    #Zad #tactique #gendarmerie

    • Il a fallu cinquante ans à l’Etat français pour comprendre, grâce aux Zadistes, que cet aéroport était une vaste connerie, mais le même état, maintenant qu’il a compris qu’il ne fallait pas, s’apprête à ne se donner aucune autre alternative ni même temps de réfléchir avant de donner la troupe sur des personnes qui viennent de lui montrer qu’il s’était trompé. Mais quelle violence et quelle connerie !

    • Sur la ZAD, il reste possible que la raison gouvernementale l’emporte sur les rodomontades de la souveraineté étatique et policière, qu’il prenne le temps de diviser pour de bon ou celui de faire activement pourrir. Sinon, ils prévoient des semaines pour mener à bien une opération qui passera par un contrôle militaire du territoire, des coupures d’électricité, une guerrila plutôt que blietzkrig (l’échec de « l’opération César » les aurait instruit)... sans aucune garantie pour la suite. Quoi qu’il en soit :

      « Le gouvernement a qualifié de fausse information un article de Franceinfo citant un ministre anonyme, selon qui l’exécutif envisagerait de dénoncer le contrat passé avec Vinci en raison de clauses trop favorables au groupe de BTP. » (...) En cas d’abandon du projet, l’État devrait verser jusqu’à 350 millions d’euros d’indemnités, selon le rapport des médiateurs. Mais les anti-NDDL suggèrent une transaction avec Vinci, également exploitant de Nantes-Atlantique.

      Dans « ND-des-Landes : Philippe boucle sa consultation avant la décision de l’exécutif »
      http://www.liberation.fr/france/2018/01/12/nd-des-landes-philippe-boucle-sa-consultation-avant-la-decision-de-l-exec

    • A mettre en relation avec l’affaire des photos bidonnées publiées par le JDD (et fournies directement par la gendarmerie).

      Le premier article fait passer les zadistes pour des vietcongs sanguinaires et prépare l’opinion publique à la baston, qui sera donc forcément légitime.
      Qui veut tuer son chien...

      Mais quelles sont ses sources ?
      « pourraient être mobilisés », « le général à la retraite »