person:nikos smyrnaios

  • Rapport Gilets Jaunes
    https://fr.scribd.com/document/394250648/Rapport-Gilets-Jaunes
    https://imgv2-2-f.scribdassets.com/img/document/394250648/original/7e71b9214a/1543348220?v=1

    Les gilets jaunes, une mobilisation née en ligne d’abord sous les traits d’une pétition forte de presque un million de signatures depuis son lancement par Priscillia Ludosky au mois de mai dernier. Viennent ensuite les groupes Facebook, puis les blocages des manifestants munis d’un équipement de protection individuelle (EPI) destiné à améliorer la visibilité d’une personne en situation dangereuse, colorant plus de 2 500 lieux de contestation en France le 17 novembre et les jours suivants. Ce mouvement inédit recouvre une complexité sociale inaperçue ou écrasée par les cadrages médiatiques ou par les commentaires partiels des observateurs. La dimension rhizomatique du mouvement, son inorganisation apparente, l’absence (ou la multiplicité) de portes parole, la convergence progressive des revendications, autant de postures, d’acteurs, d’arènes qui ont pour point commun l’effet de sidération et la rupture d’intelligibilité pour les commentateurs de la vie publique. Le résultat c’est une multitude de discours produits sur les gilets jaunes qui ne sont basées que sur des opinions non étayées empiriquement, des postures idéologiques ou des fantasmes. Notre étude a pour ambition d’interroger le mouvement des gilets jaunes en ligne dans ses intersections, ses marges et ses multiples arènes (Facebook, Twitter, la presse quotidienne nationale, les commentaires de la pétition) à partir d’un matériau consistant. L’un de nos objectifs est notamment de confronter les discours générés par les gilets jaunes dans divers espaces publics numériques à leur traitement médiatique. Pour ce faire, nous nous appuyons sur une méthode lexicométrique qui a l’avantage de nous offrir une vue d’ensemble afin de relever les éventuels décalages ou contradictions et repérer les points aveugles

    • Un commentaire sur ce doc pas encore lu.

      Alors que les médias évoquent des gilets jaunes apolitiques, racistes ou encore anti-écolo, les quatre chercheurs (Brigitte Sebbah, Natacha Souillard, Laurent Thiong-Kay, Nikos Smyrnaios) montrent qu’avec leur logiciel, ils ont lu au contraire une mobilisation 2.0 infiniment plus citoyenne et cortiquée.
      Ainsi, le lexique raciste est quasiment absent des 29 188 posts et commentaires Facebook et des deux millions de tweets qu’ils ont passés au tamis - tout comme les termes qu’ils débusquent traditionnellement chez des sympathisants d’extrême droite, qu’ihttps://fr.scribd.com/document/394250648/Rapport-Gilets-Jaunesls ont été bien en peine de relever dans leur corpus. S’ils distinguent un discours clairement en porte-à-faux des médias nationaux sur la mobilisation, c’est en effet parce qu’ils ont aussi passé 731 articles de presse écrite à la moulinette du même logiciel.

      #gilets_jaunes


  • L’#Internet libre et gratuit, c’est bien fini

    Dans Les #GAFAM contre l’internet (Ina éditions), Nikos Smyrnaios analyse la réussite économique de #Google, #Amazon, #Facebook, #Apple et #Microsoft à la fois comme la cause et le résultat d’un nouvel ordre capitalistique néolibéral, qui aboutit à annihiler le projet originel d’Internet. Extraits.


    http://www.inaglobal.fr/numerique/article/l-internet-libre-et-gratuit-c-est-bien-fini-9725
    #gratuité #livre #it_has_begun


  • Nikos Smyrnaios : «L’objectif des #GAFAM, c’est d’absorber le marché »
    https://usbeketrica.com/article/les-gafam-contre-l-internet-leur-objectif-c-est-d-absorber-le-marche

    La thèse de votre livre repose sur le concept d’infomédiation. Vous écrivez que « l’objectif principal des #GAFAM est de contrôler la fonction d’#infomédiation ». De quoi s’agit-il ?

    Ce concept est un élément de réponse au discours sur la société d’information et la société post-industrielle. A la fin des années 1970, la théorie dominante explique que le capitalisme évolue parce que l’abondance d’information fait basculer le modèle. Mais un intellectuel, peu reconnu à l’époque, Kimon Valaskakis, voit déjà plus loin. Pour lui, le plus important, c’est la façon dont les ordinateurs vont médier ces informations. On peut définir l’infomédiation comme l’ensemble de segments d’activité et de dispositifs numériques qui permettent la mise en contact des internautes avec tout type d’informations en ligne mais aussi avec d’autres internautes.

    Le concept voyage, et est utilisé par des économistes libéraux qui voient dans les années 1990 que la valeur va se concentrer sur la valeur informationnelle. Ce qui est important, ce n’est pas la production d’information, mais celui qui va faire la médiation entre l’offre et le public. Pour eux, celui qui tirera son épingle du jeu est celui qui se placera entre la production d’information et l’utilisateur final. C’est ce qui est arrivé avec Facebook et Google.

    Mon petit apport à la théorie, c’est que la médiation ne se cantonne pas uniquement aux services en ligne. Elle se joue beaucoup plus tôt : si on arrive à contrôler l’accès à Internet, on fait de l’infomédiation. Quand Free décide d’attribuer à une télévision un numéro de chaîne spécifique sur sa box, il fait de l’infomédiation. C’est la même chose pour un système d’exploitation ou des datacenters. L’intéressant, c’est que les GAFAM sont tous au coeur de l’infomédiation, et à plusieurs niveaux. Les cinq acteurs étudiés sont présents dans tout ces segments, du fait d’une intégration verticale ou horizontale.

    #médias #critique_techno


  • L’Internet libre et gratuit, c’est bien fini

    Dans Les #GAFAM contre l’#internet (Ina éditions), Nikos Smyrnaios analyse la réussite économique de #Google, #Amazon, #Facebook, #Apple et #Microsoft à la fois comme la cause et le résultat d’un nouvel ordre capitalistique #néolibéral, qui aboutit à annihiler le projet originel d’Internet. Extraits.

    http://www.inaglobal.fr/numerique/article/l-internet-libre-et-gratuit-c-est-bien-fini-9725