person:odile fillod

  • Le club des Têtes au Carré
    https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-15-fevrier-2019

    Sébastien Bolher viendra nous expliquer pourquoi notre cerveau risque aujourd’hui de causer notre perte. Dans son essai, le #Bug_humain, publié chez Robert Laffont, il explique que les neurones en charge d’assurer notre survie ne sont jamais rassasiés et réclament toujours plus de nourriture, de sexe et de pouvoir. Ainsi, nous sommes 8 milliards d’êtres humains sur Terre à rechercher encore et toujours la croissance dans tous les domaines. Pour ce faire, notre espèce hyper-consommatrice surexploite la planète, modifie son écosystème... et se met gravement en péril. Comment se fait-il que, ayant conscience de ce danger, nous ne parvenions pas à réagir ? Peut-on résoudre ce bug et redevenir maîtres de notre destin ?

    Dans les tests abordés, les femmes sont plus aptes au partage.

    #collapsologie #neurosciences

  • Eugénie Bastié : « Après #MeToo, il y a un climat détestable de suspicion généralisée entre les sexes »
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-24-septembre-2018


    #backlash
    Odile Fillod partage :

    Hier matin, Eugénie Bastié était invitée sur France Inter pour parler du livre dans lequel elle fustige le mouvement #MeToo. Cette catholique conservatrice revendiquée, dont le militantisme suit consciencieusement le chemin tracé par le Vatican (anti-féministe, anti-"theorie du genre", anti-ABCD de l’égalité, pour une « écologie intégrale », etc), lancée dans l’arène médiatique en 2013 par le magazine Causeur, avait signé en avril dans ce dernier un vibrant appel : « Peggy Sastre, contre #balancetonporc, que nos luttes convergent ! ». En l’occurrence, leur point de convergence fondamental est ce qui motivait la tribune de Peggy Sastre & co : la croyance en une asymétrie naturelle du désir avec, en gros, d’un côté les hommes animés d’une pulsion sexuelle « par nature offensive et sauvage » se déclenchant à la vue du corps des femmes, et de l’autre les femmes animées du désir d’être désirées, attendant qu’un homme manifeste leur désir pour elles (c’est pourquoi il faudrait défendre la « liberté d’importuner » des hommes, qui serait « indispensable à la liberté sexuelle »). Bastié ne fait comme tant d’autres qu’afficher sans le savoir la pauvreté de sa propre sexualité, que son ignorance de la réalité biologique lui permet de prendre pour une généralité. Je la plains sincèrement de n’avoir jamais connu « l’équivalent de l’érection intempestive »... Verbatim d’un extrait de son itw :
    Léa Salamé : « Je comprends pas en quoi c’est incompatible de vouloir à la fois une liberté sexuelle et une sécurité sexuelle. Pourquoi c’est incompatible ? »
    Eugénie Bastié : « Moi, ce qui m’a marqué dans le discours de Natalie Portman, c’est cette idée... Enfin, c’est un peu son... Comment dire... Quand elle dit faisons la révolution du désir, je veux désirer, je veux afficher mon désir et en même temps que ce désir, finalement, ne suscite rien chez l’autre, et que ce désir ne... enfin... C’est la dimension complètement narcissique de cette... de cette.... de cette injonction. Finalement l’autre ne compte pas, il n’y a que ’moi moi moi’ qui expose mon désir, sans me soucier des conséquences que ça peut avoir sur l’autre. Et je pense, c’est ce que j’essaie d’expliquer dans le livre, qu’il y a une asymétrie du désir masculin et féminin et qu’en effet, la manière dont les hommes désirent et regardent le corps de la femme n’est pas la même que la manière dont les femmes désirent et regardent le corps des hommes. »
    Léa Salamé : « Pourquoi ? »
    Eugénie Bastié : « Parce que, il y a une asymétrie du désir. Par exemple, il n’y a pas l’équivalent de l’érection intempestive chez les femmes. Elle existe chez les hommes. [...] Non mais je veux dire, le corps des femmes affecte le regard des hommes, c’est une donnée. La question, c’est... évidemment, il faut empêcher ce regard, qui peut être concupiscent, de devenir un acte d’agression, c’est tout le travail de la civilisation, mais je pense qu’on peut pas effacer cette asymétrie radicale, au départ. »
    A écouter sur

    • Rappelons que la croyance affichée par Eugénie Bastié en une asymétrie naturelle fondamentale entre femmes et hommes en matière de désir sexuel (voir mon post précédent), avec les conséquences qu’elle en tire, est malheureusement largement partagée.
      Pour Bastié, cette « asymétrie radicale » a notamment pour conséquence la nécessité d’un côté d’apprendre aux hommes à « civiliser » la présumée concupiscence naturelle envahissante les poussant volontiers à l’agression, et d’autre part d’apprendre aux femmes à « se soucier des conséquences sur l’autre » - en clair, apprendre aux femmes à être pudiques, et à défaut leur faire comprendre qu’il est de leur responsabilité de soulager les hommes de l’excitation qu’elles ont causé chez eux, ou tout au moins leur apprendre à accepter sans « se victimiser » les initiatives que cela déclenche chez eux (d’ailleurs, « une main aux fesses n’a jamais tué personne », rappelle-t-elle si finement et si utilement).
      Pour Franck Ramus, membre du Conseil Scientifique de l’Education (on en frémit, mais ce n’est heureusement pas au titre de ses opinions sur ce sujet-là qu’il a été sollicité), c’est à peu près la même chose. Partant du principe que « les garçons et les filles ont des prédispositions différentes (en particulier en ce qui concerne la sexualité et la violence) », il appelle à fournir « aux hommes et aux femmes une éducation spécifique à ce sujet et en partie différenciée » : « Par exemple, éduquer les hommes 1) à mieux connaître leurs désirs sexuels, les conditions qui les déclenchent, les conséquences possibles, et les moyens de les gérer efficacement ; 2) à mieux connaître les biais cognitifs qui peuvent les conduire à mal interpréter les signaux des femmes ; et 3) les instruire de manière très explicite sur le fait qu’aucune pulsion sexuelle ne peut justifier de passer outre un consentement [...]. Symétriquement, éduquer les femmes d’une part sur les désirs sexuels des hommes et les conditions qui les déclenchent, d’autre part sur les signaux qu’elles émettent (volontairement ou pas) et la manière dont ils peuvent être interprétés (à tort ou à raison) par les hommes [...] »

      http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/ecueils-debat-differences-cognitives-cerebrales-sexes
      #victimes_bashing

    • J’ai le droit d’inventer le tag #érection_intempestive ? :-)))

      Ce qui est très frustrant quand on donne la parole à certain·e·s, c’est qu’on se dit qu’on devrait tous passer un permis d’émettre des pensées complexes et ne pouvoir parler dans le poste qu’à la condition d’avoir son permis. Et on pourrait même instituer un permis à point... comme ça, les Zemmour et cie pourraient enfin être dispensés de s’exprimer...

    • Les pauvres, en effet ! Le seul truc rassurant, c’est que Bastié a l’air gêné aux entournures, cette pauvre jeune femme qui attend qu’on la regarde pour désirer quelqu’un. J’aurais envie de lui prêter mon vibro (je l’ai très très peu utilisé, c’est pour ça que j’en parle à l’aise) pour lui faire découvrir que les meufs aussi, ça peut être on-off ! Et encore moins besoin d’être amoureuse. Merde, y’a une femme sur deux qui ne se masturbe pas, il y a encore plus de femmes qui ignorent être dotées d’un clitoris que d’hommes qui savent où c’est, c’est la misère ! Et c’est une misère qui est organisée pour mettre à disposition les femmes aux hommes. Alors leur nature humaine à deux balles... qu’ils s’en fassent des boules de geisha !

  • Femmes – hommes : quelles différences naturelles ? | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/03/19/femmes-hommes-quelles-differences-naturelles

    Intervention d’Odile Fillod aux Journées intersyndicales femmes : CGT, FSU, Solidaire (16 et 17 mars 2017)

    J’ai choisi de donner ce titre à mon intervention afin de souligner que la question n’était pas de savoir s’il existe des différences naturelles entre femmes et hommes, comme pourrait le laisser penser l’intitulé de cet atelier, mais plutôt de savoir en quoi consistent exactement ces différences.

    Mon intention n’est évidemment pas de tenter d’en dresser un inventaire. Ce que je vous propose, c’est de passer en revue un certain nombre d’entre elles en mettant en évidence l’écart important pouvant exister entre ce que les données des sciences biomédicales permettent d’en dire, et la manière dont elles sont présentées ou interprétées. Avant cela, je vais préciser ce que j’entends par « naturel », c’est-à-dire sous quel angle je considère l’opposition « nature/culture », pour reprendre une formulation classique.

    Nature versus culture : de quoi parle-t-on ?

    • Une présentation particulièrement spécieuse de cette différence, portée en France par la généticienne Claudine Junien, consiste à dire qu’« en termes de séquence d’ADN », la « ressemblance entre un homme et une femme n’est que de 98,5%, du même ordre de grandeur qu’entre un humain et un chimpanzé » (C. Junien et N. Gauvrit, The Conversation, 26 février 2017). Affirmant que cela se traduit par des différences biologiques d’ampleur comparable « en particulier dans le cerveau », elle estime que l’étude de ces différences liées au sexe devrait permettre d’avoir « une meilleure utilisation des dispositions naturelles des uns et des autres » et ainsi de « trouver des nouvelles bases pour la parité », et peut-être aussi « d’optimiser les relations et la communication entre les hommes et les femmes »

      http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2017/12/12/genomique-et-sexisme-femmes-hommes-chimpanzes

      On pourrait le croire au vu de représentations courantes des organes génitaux, telles celles figurant sur la plateforme Corpus du réseau Canopé, une ressource pédagogique sur le corps humain mise à disposition de la communauté éducative par l’Education nationale en 20144. Les schémas censés représenter les organes sexuels mettent bien en évidence ce qui différencie les deux appareils reproducteurs, avec les gonades, les voies génitales et certaines glandes annexes5, et donnent l’impression que le pénis n’a pas de pendant chez les femmes, ou alors qu’il s’agit du vagin. Comme s’il y avait d’un côté un organe génital externe, et de l’autre un vide, un trou (à combler), une sorte de lieu de passage ou de réceptacle.

      […]

      Or en réalité, les femmes comme les hommes sont dotées d’un organe sexuel dont une partie seulement est visible, qui se trouve au même endroit, accroché aux os du bassin, et qui est chez les deux la source primaire du plaisir sexuel. Le pénis des hommes a un homologue chez les femmes, et ça s’appelle le clitoris, ou l’organe bulbo-clitoridien si on veut être précis·e.

      #Odile_Fillod #femmes #hommes #nature #culture #hormones #génétique #vulgarisation #science

    • Heureusement, non. Il s’agit d’une intox qui vient des Etats-Unis, et qui ne tient pas debout déjà pour deux raisons évidentes. D’abord, lorsqu’un médicament s’avère être inadapté à un type de patients particulier, on ne le retire pas du marché : on exclut juste ces patients-là de sa prescription. Ensuite, on ne passe jamais directement des études animales à la commercialisation des médicaments : ils sont testés sur l’être humain, or les enquêtes réalisées en Europe comme aux Etats-Unis indiquent que depuis des décennies, les essais cliniques de médicaments susceptibles d’être prescrits à des femmes incluent toujours des femmes, et ce en nombre généralement suffisant (même si certains stéréotypes de genre peuvent parfois amener à en inclure moins que d’hommes).

      A la source de cette intox se trouve une note succincte publiée en janvier 2001 par la Cour des comptes américaine, portant sur tous les médicaments retirés du marché états-unien depuis janvier 1997. Dix l’ont été, et c’est cette note qui a indiqué après coup que pour huit d’entre eux, davantage d’effets secondaires avaient été déclarés chez des femmes. De plus, la note soulignait que quatre de ces médicaments étaient prescrits plus souvent aux femmes (l’un deux, le Lotronex, leur était même réservé !), et que cela pouvait expliquer ce différentiel. Pour les quatre autres, les différences n’étaient pas forcément naturelles, et il était signalé que la prise simultanée de médicaments incompatibles pouvait dans certains cas être en cause.

      Outre que le Lotronex a depuis été remis sur le marché (toujours réservé aux femmes), le tout premier manuel de médecine sexo-spécifique, pourtant enclin à souligner toute différence naturelle9, a conclu que sur les douze médicaments retirés du marché états-unien entre janvier 1997 et fin 2001, pour dix le nombre supérieur de femmes concernées par les effets secondaires semblait juste refléter leur usage plus fréquent de ces médicaments. Seuls deux sur douze avaient réellement une fréquence plus élevée de troubles (essentiellement cardiaques) rapportés chez les femmes.

      #intox et bien sûr, c’est satanée #Peggy_Sastre encore et toujours !

  • Les premiers artistes préhistoriques seraient des femmes
    http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/11/art-femmes-prehistoire_n_4083237.html

    ART - Il y a des milliers d’années, naissait l’art. Des peintures murales préhistoriques dans des grottes, et notamment des empreintes de mains. On a toujours pensé que ces peintures étaient l’oeuvre des hommes, chasseurs-cueilleurs, qui reproduisaient sur les murs les récits de leurs activité. Et bien non. Une récente étude montre que 75% de ces peintures auraient été faites par des femmes rapporte le National Geographic.

    En 1998, un biologiste anglais, John Manning, faisait une découverte somme toute banale. La longueur des doigts des hommes diffère de celle des doigts de femme. Les femmes auraient un annulaire et un index de la même longueur, alors que l’annulaire des hommes est plus long que leur index.
    De l’autre côté de l’Atlantique, Dean Snow, de l’université d’Etat de Pennsylvanie, remarque cette étude de Manning. Ouvrant un livre de peintures préhistoriques, il observe alors la taille des index et des annulaires. Qui pour la plupart, sont de taille égale. « Je me suis dit, mince, si Manning sait de quoi il parle, alors ce sont certainement des mains de femme », se rappelle-t-il.

    Snow se lance alors dans l’exploration des grottes. Il examine des centaines d’empreintes (dont 32 sont retenues dans l’étude) dans huit grottes en France (Gargas, Pech Merle) et en Espagne (El Castillo).

    Grâce aux différentes mesures qu’il a relevé, taille des doigts, de la main, ratio taille de l’index/de l’annulaire, ration taille de l’index/ de l’auriculaire, il a pu déterminer si à quelle sexe appartenaient les empreintes, le tout, à l’aide un algorithme.

    S’il était utilisé aujourd’hui l’algorithme n’aurait une précision que de 60%, car les mains des hommes et des femmes peuvent plus ou moins se ressembler, mais à la préhistoire, leurs mains étaient bien distinctes.

    75% des empreintes sont des mains de femmes

    Résultats : sur 32 mains, 24 sont de femmes, soit 75%. Pourquoi a t-on toujours cru que ces peintures étaient masculines ? Notamment parce qu’elles représentent des scènes de chasse, et que seuls les hommes chassaient. Sauf que les femmes étaient aussi concernées : ce sont elles qui amenaient la viande au camp.

    Si certains chercheurs pensent que c’est une découverte importante, pour d’autres, ce sont des résultats à prendre avec des pincettes, notamment parce qu’il se pourrait bien que ces mains dites de femme soient en fait des mains d’adolescents.

    #femmes #préhistoire #arts #peinture #historicisation

    • Je prépare un travail sur les femmes au temps de la préhistoire. Les infos sont plutot rares et très contradictoires.
      Ici par exemple cette partie :

      Grâce aux différentes mesures qu’il a relevé, taille des doigts, de la main, ratio taille de l’index/de l’annulaire, ration taille de l’index/ de l’auriculaire, il a pu déterminer si à quelle sexe appartenaient les empreintes, le tout, à l’aide un algorithme.

      S’il était utilisé aujourd’hui l’algorithme n’aurait une précision que de 60%, car les mains des hommes et des femmes peuvent plus ou moins se ressembler, mais à la préhistoire, leurs mains étaient bien distinctes.

      Me semble douteuse.
      D’abord cette étude sur les longueurs de doigts manque de sérieux, c’est Odile Fillod qui la décortique, j’irais chercher le lien toute à l’heure.°
      L’autre chose qui me rend preplexe c’est le fait que le dimorphisme sexuel était bien marqué à la préhistoire, voire plus qu’à notre époque. Or d’autres sources disent qu’avant l’arrivée de l’agriculture le dimorphisme sexuel etait très faible voire nul. Comme la peinture rupestre c’est bien plus ancien que la pratique agricole je voie pas trop comment on peu se fier à ces tailles de mains.

      –-----

      ° pour l’étude sur le ratio index-annulaire voila ce que j’ai trouvé sur le blog d’Odile Fillod :

      Voilà pour ce qui est des propos de Max repris ci-dessus. Quant à la conférence de Jacques Balthazart, certaines des remarques précédentes s’y appliquent, mais il faudrait en ajouter d’autres, portant sur sa présentation fallacieuse des études animales (ah, les fameux béliers « homosexuels », « intéressés de façon exclusive par les autres mâles », qui à 5 ont pourtant spontanément réussi à féconder pas moins de 330 brebis en 21 jours…), mais aussi des données concernant les filles exposées au DES in utero, de celles concernant les femmes ayant une hyperplasie congénitale des surrénales et des études faites sur le ratio des longueurs de l’index et de l’annulaire . Je ne vais pas les développer ici, et me permets de renvoyer pour une revue critique approfondie au livre de Rebecca Jordan-Young déjà cité, qui montre bien à la fois la fragilité ou la fausseté de certains des résultats prétendus, et le caractère illusoire de la convergence du fameux faisceau d’indices qu’ils constitueraient en faveur de la théorie de l’organisation prénatale du cerveau humain par les hormones dites « sexuelles ».

      http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2017/06/02/max-bird-et-la-biologie-de-lhomosexualite/#more-1924

      –—
      sur le dimorphisme sexuel chez Neanderthal je trouve ceci :

      Dimorphisme sexuel modéré : taille d’environ 1.65 m pour 90 kg
      chez les mâles et d’1.55 m pour 70 kg chez les femelles.

      http://www.ac-grenoble.fr/lycee/elie.cartan/spip/IMG/pdf_TS_A14_TP13_neanderthal.pdf

      Chez Sapiens je commence par wikipédia avant de chercher mieux :

      Par exemple, les masses corporelles des hommes comme des femmes sont distribuées de façon à peu près régulière. Aux États-Unis, la masse moyenne d’un homme adulte est de 88,5 kg, alors que la femme adulte pèse en moyenne 62 kg.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Dimorphisme_sexuel#Chez_les_.C3.AAtres_humains

    • L’article que tu cites ici précède de 4 jours celui ci déjà cité ici (mais auquel je n’arrive pas à accéder) :

      Les peintures rupestres majoritairement réalisées par des femmes ?
      Nicolas Revoy, le Journal de la Science, le 15 octobre 2013
      http://www.journaldelascience.fr/homme/articles/peintures-rupestres-majoritairement-realisees-femmes-3279
      https://seenthis.net/messages/372186

      Les deux reprennent en fait les infos de cet article en anglais :

      Were the First Artists Mostly Women ?
      Virginia Hughes, National Geographic, le 9 octobre 2013
      https://news.nationalgeographic.com/news/2013/10/131008-women-handprints-oldest-neolithic-cave-art

      Qui lui même reprend les infos de cet article « scientifique » :

      SEXUAL DIMORPHISM IN EUROPEAN UPPER PALEOLITHIC CAVE ART
      Dean R. Snow, American Antiquity, 78:746-761, October 2013
      http://www.jstor.org/stable/43184971

      Cela dit, ils peuvent tous découler d’une hypothèse initiale erronée sur le dimorphisme des mains...

    • Quelle était la place de la femme à la préhistoire ?
      http://www.museedelhomme.fr/fr/quelle-etait-place-femme-prehistoire
      Réponse de Marlène Patou-Mathis, archéozoologue au musée de l’homme.

      La femme préhistorique avait un rôle tout aussi essentiel que son homologue masculin. Elle s’occupait du groupe, confectionnait des outils, aidait à la chasse et participait sans doute aux premières activités artistiques.

      La femme préhistorique a d’abord souffert de beaucoup d’a priori et de clichés. On oppose pendant longtemps un homme fort, triomphant à la chasse, à une femme frêle. Une vision que l’on doit avant tout aux préjugés qui ont cours jusqu’au début du XXe siècle, où la femme est considérée comme inférieure à l’homme par nature.

      Pourtant dans les sociétés du Paléolithique, les femmes ont un rôle aussi essentiel que celui des hommes, tant économique que social. Elles œuvrent dans la sphère domestique mais également symbolique. En effet, aucune preuve archéologique n’exclut leur participation à toutes les tâches : portage et éducation des enfants, confection d’outils, d’armes ou de parure (la taille de la pierre ou de l’os exige plus d’habileté que de force physique), construction des habitats, collecte et cueillette, traitement du gibier (dépeçage, cuisine, peaux), voire même participation à la chasse non seulement au petit mais également aux grands mammifères. L’étude des squelettes de néandertaliens de sexe féminin montre souvent un bras avec une attache musculaire comparable à celle des hommes. Autrement dit, les femmes elles aussi pratiquent le lancer lors des temps de chasse.

      Récemment, une étude américaine a avancé que les empreintes de mains que l’on rencontre fréquemment dans l’art pariétal appartenaient le plus souvent à des femmes ou à des adolescents. Hommes et femmes s’impliquent donc ensemble dans l’art des cavernes, une pratique chargée de beaucoup de symboles et de mystères pour les humains de l’époque.

      Si la femme était moins mobile de par son rôle dans la reproduction (grossesse puis allaitement), cela ne l’empêchait pas de participer activement aux activités du groupe.

      Ca manque de sources et cette fois il est pas question de la taille mais du développement de la musculature du bras.

      Il y a aussi de l’essentialisme ici : « la taille de la pierre ou de l’os exige plus d’habileté que de force physique » si la femme du paléolithique est aussi musclée que l’homme qui lui est contemporain, alors pourquoi le fait qu’elle ne sois pas aussi forte est utilisé ici.

    • Que savons-nous des femmes de la Préhistoire ?
      http://rf.proxycast.org/1254359409027457024/13957-14.01.2017-ITEMA_21197149-0.mp3

      Que savons-nous des femmes de la Préhistoire ? Furent-elles reines, déesses, matriarches ou bien passives, sempiternellement traînées par les cheveux, exploitées et dominées ? Ont-elles changé au cours des millénaires dans leur apparence physique, dans leurs attitudes et leurs gestes, leurs rôles et leurs statuts sociaux, et dans leurs rapports aux hommes ?

      Invitée : Claudine Cohen, directrice d’Etude à l ’EHESS et à l’EPHE, où elle enseigne l’histoire et la philosophie des sciences. Elle est l’auteur de Femmes de la Préhistoire (Belin, octobre 2016)

      Je suis étonnée que Claudine Cohen ignore le travail de Françoise Héritier et Paola Tabet. Elle tiens pourtant un discours qui repose sur des exemples de sexisme.

      –---

      critère de sexuation des fossiles : gracilité, ouverture du bassin.

      A 29 mins elle parle de dimorphisme

      Homme de Menton est devenu la dame du Cavillon

      Sur la Dame de l’aquina qui est cité je trouve rien.

      Je suis perplexe sur la question des ornements et la selection par les femelles de males trop forts qui ont fini par prendre le dessus.

      Pour les mains ca s’appel « indice de Manning » je note pour faire des recherches plus tard.

      A partir du mesolithique et neolithiques on trouve des massacres, les corps massacrés sont surtout de femmes et d’enfants. Nombreuses traces de coups et violences sur les corps des femmes + violences indirectes via malnutrition.

      Pour la perte de l’œstrus nous avons cette particularité en commun avec nos cousines bonobos. Les bonobos ne sont pas violents et infanticides et du coup les théories de Maurices Godelier sur l’inceste tombent un peu à l’eau.
      Sur l’inceste il y a une grosse hypocrisie, ce qui est interdit c’est d’en parlé, vu le nombre de filles victimes de leur pères et la tolérance pour ces viols on peu pas dire que la société y est réellement opposé. Elle est juste opposé à ce qu’on en parle. Un tabou c’est une chose dont on doit pas dire le nom, pas une chose qu’on a pas le droit de faire.

      La théorie sur le sang me semble fumeuse. Si le sang des femmes est l’objet d’un tabou c’est pas parcequ’il est malfesant ou je sais quoi, c’est parceque les hommes s’en sont servit comme justification pour assoire leur domination.
      Ca veux pas dire que le fait que les femmes saignent et accouchent n’a pas une incidence sur le lien entre femmes et plantes. Les femmes ayant plus de raisons de chercher certaines plantes pour leurs besoins alimentaires particuliers pendant les grossesses, allaitement, pour les soins pendant les accouchements ect.

  • Clit’info par Odile Fillod
    https://odilefillod.wixsite.com/clitoris

    Parce que le clitoris est encore mal connu, vous trouverez dans ces pages quelques éléments d’histoire le concernant, des informations sur son anatomie, des outils associés, ainsi qu’une liste commentée d’informations erronées ou douteuses circulant à son sujet. Pour plus d’infos sur le site et sa bibliographie, voir la page A PROPOS.

    Bonne exploration !

    #clitoris #féminisme #femmes #anatomie #sexe #sexualité

  • Sociologie : le danger de la (pseudo) neutralité | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/071017/sociologie-le-danger-de-la-pseudo-neutralite?onglet=full

    Par Joseph Confavreux

    Gérald Bronner prétend, dans son dernier livre, Le Danger sociologique, vouloir sauver la sociologie, au nom de la (neuro)science et de la neutralité idéologique. Son refus d’en faire un « sport de combat » cache plutôt une volonté de la transformer en exercice de soumission à l’ordre existant.

    Dans ce nouveau livre, abondamment relayé dans les médias, les auteurs développent une stratégie pernicieuse consistant, sous couvert de défendre la sociologie, prétendûment menacée par l’idéologie et le manque de scientificité, à tout faire pour lui couper les ailes, en la sommant de renoncer à sa dimension critique et de se soumettre au nouvel impérialisme neuronal.

    La charge politique est d’autant plus forte que les auteurs accusent « le récit sociologique déterministe » de « déresponsabiliser les individus qui acceptent d’en être les accueillants destinataires » et de les « condamner à une forme de prophétie auto-réalisatrice ». Par un étrange retournement, les sociologues qui s’attachent à mettre en lumière les ressorts de l’ordre existant se trouvent ainsi accusés d’aggraver les inégalités ! Mais les auteurs ne s’arrêtent pas en si bon chemin, puisqu’ils jugent la sociologie de Bourdieu responsable de la montée du complotisme, en estimant qu’il « existe un continuum cognitif ou, si l’on veut, une pente glissante, entre la convocation inconséquente d’entités collectives, le biais d’agentivité, le finalisme, les arguments du cui prodest (à qui profite le crime) et les théories du complot ».

    Mais sous la plume de Bronner et Géhin, cette volonté de transformer la sociologie, jugée défaillante, grâce à l’apport des neurosciences pose au moins deux problèmes majeurs. En premier lieu, cette volonté de solliciter la biologie pour comprendre la vie sociale de l’homme est tout sauf nouvelle, alors qu’elle se présente comme un parangon de modernité ; ensuite, elle est aussi tout sauf neutre, contrairement à ce qu’elle prétend. Les neurosciences sociales ne sont en effet que l’ultime avatar d’une longue lignée de travaux visant à étudier le comportement humain et, en particulier, sa vie en société, comme celui d’un animal biologique, dont l’histoire est problématique.

    Si l’on s’interdit ainsi de comprendre que le tout n’est pas que la somme des parties, et que le social n’est pas la simple juxtaposition d’interactions bilatérales entre individus, on plonge dans un réductionnisme où les notions d’institutions, d’agencement collectif, de contrats ou de structures sociales n’entrent pas en ligne de compte. À ce titre, Gérald Bronner et Étienne Géhin s’apparentent à des Margaret Thatcher des sciences sociales, convaincus, comme la Dame de fer, que « there is no such thing as society ». Un paradoxe, pour des chercheurs qui revendiquent encore le titre de sociologues…

    #Sociologie

    • oui et merci @bug_in d’avoir souligné ce texte, j’étais passé à coté.
      Les #neurosciences sont en pleine action de nuisance tout azimutes en ce moment (transhumanisme, sexisme, classisme). Cette tendance réactive le naturalisme sociale du XIX et c’est impressionnant mais malheureusement pas étonnant de voire à quel point ceci est promu partout dans les médias dominants.

      L’aspect scientifique de ces études dites neuroscientifique est bien plus discutable que les études sociologiques. La sociologie étudie de grands ensembles pour en faire des statistiques et voire apparaître les systèmes (ce que les #neuroscientistes appellent « complot »), alors que les neuroscientistes scannent deux abrutis chopé à la sortie d’une fac et font de ces résultats des lois sois disant biologiques indiscutables lorsque ca valide l’ordre sociale de leur agenda politique.

    • Je ne partage pas la critique de cette manière. Je pense juste que les études en neurosciences mises en avant sont surtout extrapolés dans un contexte d’analyse libérale, au lieu d’en rester stricto-sensu a un cadre descriptif qui révélerai par ailleurs surtout que nous savons peu de chose sur le fonctionnement du cerveau.

    • Oui mais celleux qui n’extrapolent pas et disent qu’ils ne savent rien sur le cerveau et refusent que leur travail servent à de la politique, c’est pas celleux qui s’attaquent à la sociologie et dont on parle ici. Par rapport aux pseudo neurosciences sur le genre que je connais mieux vu le décryptage fait par Odile Fillod sur le sujet cf http://allodoxia.blog.lemonde.fr , c’est pas de l’extrapolation des medias vulgarisateurs ou des politiques, c’est vraiment des pseudoscientifiques misogynes et homophobes qui veulent prouvé biologiquement la hiérarchie sociale.

    • Gérald Bronner dans une interview au Figaro :

      Le titre est à double sens. La sociologie est une science en danger. Certains discours qui émanent de la sociologie, qui ne sont pas représentatifs des avancées scientifiques, sont devenus envahissants dans l’espace public. Mais la sociologie est aussi un danger, lorsqu’elle devient une idéologie et qu’elle produit des effets de déresponsabilisation dans la société. Ce que nous voulons dire dans notre livre, c’est tout simplement que la sociologie ne doit pas être « un sport de combat » (selon le titre d’un documentaire dédié à Bourdieu), mais une science. La vocation de la sociologie doit être modeste. Elle ne doit pas se donner une mission politique. Par exemple, elle n’a pas pour ambition de réduire les inégalités, mais de démontrer qu’il existe des inégalités. La science démontre que la terre est ronde et pas plate, elle n’a pas à dire si c’est bien ou mal ! En tant que citoyens, nous sommes porteurs de valeurs, mais ce n’est pas le rôle de la sociologie de les porter ! La neutralité axiologique, c’est la liberté par rapport aux valeurs.

      Le point de vue de Frédérique Lordon :

      En plus d’être celle des marrons, l’automne serait-il également la saison des petits pâtés éradicateurs-scientistes ? 2016 nous avait gratifiés du « négationnisme économique » de Cahuc et Zylberberg qui entrait incontestablement dans la catégorie, avec même, disons-le, une légère tendance à la déjection. Sans aller jusque-là, 2017 sera-t-elle, avec Bronner et Géhin, l’année de la sociologie — ou disons de la sociologie du Point ?

      Économistes nettoyeurs ou sociologues de régime, dans les deux cas les épistémologues du dimanche sont lâchés. Pour l’économie, ça n’avait rien d’une nouvelle. Nous savons maintenant que ça « gagne ». En réalité c’est moins une affaire de disciplines différentes que d’inclinations communes à déclarer, au nom de la science, toute contestation de l’ordre social égarée, et ce dernier, partant, irréprochable. Avec bien sûr tout ce que cette folle prise de risque emporte de justes rétributions matérielles et symboliques — jusqu’à toucher la main du roi.

      On voit sur Internet des montages mettant en vis-à-vis des portraits de Bourdieu et de Gérald Bronner, énorme blague suggérant qu’il pourrait y avoir le moindre plain-pied, même polémique, entre celui qui fut peut-être le plus grand sociologue du XXe siècle et l’ambianceur sociologique du macronisme et de la presse de droite. Car c’est là toute l’ironie d’une opération qui, finalement semblable à celle des économistes de 2016, et identiquement compromise avec tous les pouvoirs temporels, n’hésite pourtant pas à donner des leçons de « neutralité axiologique », ce lieu commun épistémologique dont la date de péremption ne peut normalement pas excéder la fin d’un L2, et qui veut faire croire que les sciences sociales ont pour règle quasiment morale de demeurer dans une parfaite virginité politique. Cette façon particulièrement indigente de poser le problème — lui réel et profond — des rapports de la science sociale et de la politique n’a en réalité pour fonction que d’orchestrer la dénonciation du « biais » des autres — « idéologique » bien sûr. Quant à la neutralité, de Cahuc-Zylberberg à Bronner, qui pourrait avoir à l’idée de poser la moindre question ? : toute leur trajectoire parle pour eux…

      On notera au passage, et peut-être sans surprise, la remarquable convergence en cette matière de la sociologie médiatique et du discours médiatique lui-même, l’antinomie des « sociologues scientifiques » et des « sociologues militants » faisant parfaitement écho à celle, signée du chef Décodeur, des « journalistes neutres » et des journalistes… « militants ». Quand un sociologue se met à avoir l’épistémologie spontanée du Decodex, il est normalement temps de commencer à se poser quelques questions...

      http://blog.mondediplo.net/2017-10-13-Le-Nobel-l-economie-et-les-neurosciences
      #sociologie_du_Point #sociologues_de_régime

    • Un article sur Acrimed :
      http://www.acrimed.org/Le-Point-et-Pour-la-science-mettent-de-l-ordre

      La thèse des auteurs est simple : la sociologie est une discipline gangrenée par des courants de pensée qui feraient prévaloir des a priori idéologiques sur toute considération scientifique. Principalement visés, et boutés hors-la-science : Bourdieu et ceux qui s’en inspirent, ainsi que tous les tenants d’une sociologie critique. Mais emportés par leur élan, les auteurs disqualifient aussi Durkheim – considéré pourtant comme l’un des « pères fondateurs » de la sociologie – et plus largement tous les chercheurs – soit l’essentiel d’entre eux – proposant des explications proprement sociales aux phénomènes sociaux – c’est l’hydre « déterministe » –, plutôt que d’en faire des produits des conduites individuelles. De leur côté, Bronner et Géhin entendent (re)fonder empiriquement la sociologie autour des neurosciences et de la psychologie expérimentale. Un diagnostic et un positionnement scientifique qui les placent à la marge du débat académique et de la communauté des sociologues.

  • Clit’info par Odile Fillod
    https://odilefillod.wixsite.com/clitoris

    #odile_fillod sort un site internet entièrement dédié au #clitoris !
    (dommage pour wix)

    Parce que le clitoris est encore mal connu, vous trouverez dans ces pages quelques éléments d’histoire le concernant, des informations sur son anatomie, des outils associés, ainsi qu’une liste commentée d’informations erronées ou douteuses circulant à son sujet.

    #santé #sexe #sexualité #femmes #internet #information #vulgarisation

  • France, 2017 : le clitoris apparaît de manière complète dans un manuel de SVT
    https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/france-2017-le-clitoris-apparait-de-maniere-complete-dans-un-manuel-de-svt/82688?origin=newsletter

    La question de la représentation des organes génitaux, et en particulier de l’organe génital féminin, est récurrente depuis quelques années : chaque rentrée scolaire, les manuels observés ne manquent pas d’afficher des représentations erronées, et les résultats se font d’ailleurs sentir dans les classes. Selon un rapport du Haut Conseil à l’égalité entre femmes et hommes sur l’éducation à la sexualité publiés en juin 2016, une fille de 13 ans sur deux et une fille de 15 ans sur quatre ne savent pas qu’elles ont un clitoris, tandis que 83 % d’entre elles ignorent sa fonction.

    On remarquera que 68 % des garçons du même âge, interrogés, le savent. Sans verser dans le stéréotype, il est probable que le porno sur Internet, avec les défauts qu’on lui connaît, a pris le relais des manuels de SVT...

    En effet, en 2016, sur les huit manuels de SVT publiés en France, aucun ne représentait correctement le clitoris : il est figuré sur les schémas par un point, carrément abstrait, ou, au mieux, par le seul gland, l’extrémité de cet organe. Pire encore, deux manuels l’ignoraient franchement.

    En cette rentrée 2017, grande nouvelle : un manuel de SVT, celui des éditions Magnard, propose une représentation anatomiquement correcte du clitoris, comme le révèle le site spécialisé sur ces questions SVT Égalité. « Tous les autres (Belin, Bordas, Didier, Nathan, Hachette, Lelivrescolaire) ont recyclé leurs éternels schémas faux : sans clitoris, ou le mentionnant sans le représenter, ou en le réduisant à un organe de quelques millimètres (alors qu’il en fait 10 cm en moyenne). Pourtant, l’anatomie complète du clitoris (non seulement son gland mais également les bulbes du vestibule et les piliers) est connue depuis... le XVIIe siècle ! », indique l’équipe de SVT Égalité sur Facebook.

    #féminisme #éducation #édition

  • Le clitoris, ça te dit quelque chose ? | Lilith, Martine et les autres
    https://blogs.radiocanut.org/lilithmartineetlesautres/2016/11/13/le-clitoris-ca-te-dit-quelque-chose

    Camille, une copine de Lilith, Martine et aussi des autres est partie faire un reportage avec dans sa besace un objet pour le moins étrange qu’elle a imprimé en 3 dimensions. Réactions des passant-es, descriptions drôles, surprenantes, un peu fâcheuses parfois… En deuxième partie d’émission, Camille revenue de son reportage un peu extravagant, a décidé de mettre du sens sur tout ce qu’elle a entendu. Nous écouterons l’interview d’Odile Fillod, chercheuse indépendante qui, à travers ses travaux, cherche à vulgariser le discours scientifique, notamment lié aux questions de sexualités. Durée : 1h01. Source : Radio (...)

    https://blogs.radiocanut.org/lilithmartineetlesautres/files/2016/11/Clitoris11112016.mp3

  • Trois pépites libres | Freezone
    https://asso.libre-a-toi.org/emission/12-freezone

    L’épisode 12 de Freezone présente , et c’est exceptionnel (en même temps, on est avide de bonnes nouvelles par les temps qui courent !), trois pépites du libre :

    « Pepper and Carrot » est une bande dessinée en ligne, réalisée par le français David Revois, qui a la particularité d’être « libre, gratuite, open source et financée par ses lecteurs » avec l’ambition de changer une industrie de la BD, par ailleurs en crise. - Unsplash a commencé sous la forme d’un simple Tumblr avec un objectif simple : poster tous les 10 jours 10 photographies HD de qualité, sous licence CC0 (Creative Commons Zero). Après deux ans d’existence, c’est devenu un site indépendant contenant plus de 100 000 images avec un trafic de 700 millions de vues par mois. - La chercheuse française Odile Fillod a proposé une modélisation 3D (...)

    http://asso.libre-a-toi.org/wp-content/airtime/imported/1/FRE/12-FRE-freezone_27-08-16.mp3

  • Un clitoris imprimé en 3D, une première en France
    http://www.makery.info/2016/07/26/un-clitoris-imprime-en-3d-une-premiere-en-france

    Un bond en avant pour l’éducation, la science et l’égalité… Pour la première fois en France, un clitoris à taille réelle a été modélisé et imprimé en 3D par la chercheuse Odile Fillod au fablab Carrefour numérique.

    Odile Fillod ne fait pas que tenir son blog… :)

    #clitoris #anatomie #éducation #femmes #sexe #sexualité #science #Odile_Fillod

  • Manuels scolaires : où est le clito ? - Les Nouvelles NEWS
    http://www.lesnouvellesnews.fr/manuels-scolaires-clitoris

    Le tabou de la sexualité féminine se répercute-t-il dans les manuels scolaires ? En France, l’éducation à la sexualité est intégrée aux programmes de la primaire au lycée. Depuis 2001, la loi impose également trois séances annuelles d’éducation et d’information. Mais faute de moyens ou parfois de volonté, ces trois séances ne sont pas toujours respectées.

    Lire : L’éducation à la sexualité revient sur le tapis

    Face à ce constat, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes a été chargé d’évaluer les dispositifs existants. Dans quelques jours, il rendra public son rapport sur le sujet. Mais une chose est (déjà) certaine : le manque cruel d’informations et de représentations de l’organe sexuel féminin.

    Odile Fillod, chercheuse indépendante en sociologie des sciences, spécialiste des questions de genre, a en effet constaté, en épluchant les manuels scolaires de SVT, que le clitoris était soit « oublié », soit « systématiquement mal représenté ».

    « Le clitoris est absent des images et du texte une fois sur deux », précise la chercheuse aux Nouvelles NEWS, « il est toujours représenté de façon incorrecte, c’est-à-dire qu’on n’en voit qu’une petite partie, tout au plus 15% ».

    « Il n’y a pas une seule bonne représentation du clitoris dans les manuels scolaires »

    « Le tabou concernant le plaisir féminin qu’on observe dans la société se retrouve complètement dans nos cours, avec un tabou autour du clitoris », estime Alexandre Magot, enseignant de SVT et co-fondateur de SVT Égalité, un site qui aide les professeur.e.s de Sciences de la Vie et de la Terre à construire un enseignement non discriminant et plus égalitaire. « De tous les manuels scolaires dont nous disposons, il n’y a pas une seule bonne représentation du clitoris. Pas une », s’indigne ce professeur aux 13 années d’expérience.

    Pour Odile Fillod, cette absence de clitoris est associée à une « vision selon laquelle les hommes ‘ont quelque-chose entre les jambes’, alors que les femmes n’auraient rien : juste une une ‘fente’, un ‘trou’, voire une ‘béance’ à combler, pour reprendre le vocabulaire lacanien. De là à concevoir la sexualité féminine comme inféodée à la sexualité masculine et tournant nécessairement autour du pénis et de la pénétration vaginale, il n’y a qu’un pas qui est vite franchi ».

    Et forcément, cela se répercute sur la connaissance qu’ont les élèves de leur propre corps. « C’est assez saisissant de voir à quel point les filles, tout particulièrement, méconnaissent leur corps. Si on ne parle que d’organes internes, et uniquement à but reproductif, et qu’ils sont représentés uniquement schématiquement, c’est sûr qu’il sera difficile pour elles de s’approprier leur corps. » Une méconnaissance de leur propre corps qui peut les empêcher d’atteindre une sexualité épanouie.

    #femmes #clitoris #éducation_sexuelle #sexisme #censure

    • Un clitoris en 3D

      Comment donc éduquer sexuellement les élèves de manière non-sexiste quand les manuels scolaires oublient la moitié de l’humanité ? La chercheuse s’est penchée sur la question et a eu l’idée de créer un modèle de clitoris mis librement à disposition. Il peut être imprimé en 3D « au complet et à sa taille moyenne réelle », par tou.te.s et notamment par les enseignant.e.s de SVT. Le but étant de « pouvoir montrer concrètement à quoi un clitoris ressemble pour parler des bases anatomiques et physiologiques, du désir et du plaisir sexuels en n’oubliant pas les femmes, pour une fois », explique Odile Fillod.

      Les enseignant.e.s du collectif SVT Égalité semblent plutôt enthousiastes. Cela permettra de comparer les organes des deux sexes : « Spontanément, on peut faire deux observations : d’abord la parenté morphologique flagrante du clitoris avec le pénis et ensuite sa taille imposante, qui traduit l’équivalence de l’importance du plaisir chez les femmes et chez les hommes », estime Perrine Delbury, co-fondatrice du collectif. Mais comme pour le pénis, « l’usage du clitoris en 3D en classe doit être accompagné d’un message de pondération : il peut avoir différentes tailles et formes, le clitoris peut être plus ou moins développé », ajoute la professeure.

      Pour l’instant aucun.e des enseignant.e.s n’a pu tester le clitoris en 3D en classe, le projet arrivant en fin d’année scolaire. Mais Alexandre Magot a déjà pensé à son utilisation : « Je m’en servirai surtout au lycée puisque la biologie des sexualités est au programme (et non seulement l’aspect reproductif) et qu’on doit précisément traiter de ce qu’on appelle les ‘bases biologiques du plaisir’. »

      En attendant une possible refonte de l’éducation à la sexualité, c’est sur la volonté des enseignant.e.s et les projets émanants d’initiatives privées qu’il faut donc compter.

  • Déconstruction de Judith Butler
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=776

    Un article du blog « Les mots sont très importants » (https://lmsti.wordpress.com/blog). Celui-ci a été créé par deux auteurs féministes, en réaction à la tribune de Judith Butler sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris (traduite dans Libération). L’une des deux semble arabisante, ce qui lui permet de relever les âneries butlériennes. Sa lucidité, malheureusement, ne va pas jusqu’à relever les âneries butlériennes sur la « théorie du genre » dans son livre Trouble dans le genre). Ce sera pour une prochaine fois.

    #Service_compris

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Judith_Butler_impasse_du_Bataclan.pdf

    • Je ne comprends pas trop en quoi cette « déconstruction », qui n’est au mieux qu’un vrai/faux assez comique, serait salutaire. En venir à écrire que l’état d’urgence n’a pas de rapport avec un Etat sécuritaire, juste pour ne pas être d’accord avec Judith Butler, c’est assez frappant. En venir à écrire que l’état d’urgence ne limite pas le droit de manifester, alors que plusieurs préfectures ont en application de la loi de 1955 interdit toute manifestation sur leur territoire jusqu’au 10 décembre, relève à la limite de l’aveuglement volontaire. Enfin sur le premier segment argumentatif, un exemple frappant d’expertise qui travaille en permanence à un glissement entre musulmans, islam et djihadisme, précisément : http://rmc.bfmtv.com/emission/zineb-el-rhazoui-sur-rmc-il-faudrait-arreter-d-accepter-que-ces-pleurnich

    • On peut critiquer le binarisme de Butler mais pas à ce point, en résumé, pas au point de s’aveugler sur le fait que la France mène une politique éminemment sécuritaire, qui ne sera bénéfique à aucune des composantes de son peuple.

    • Oui je suis d’accord, le texte de Butler est fortement critiquable et contient pas mal d’erreurs, mais le texte de Fillod et Docher et notamment la fin du texte qui conclue avec leur avis personnel, est totalement déconnecté de ce que vivent les militant⋅e⋅s ces dernières semaines (et en premier lieu celleux contre la COP21).

      Sur d’autres sujets je suis Odile Fillod (de « suivre », on est obligé de préciser maintenant… :D) avec attention, mais là pour le coup, carrément pas d’accord.

      #Judith_Butler #Odile_Fillod #Marie_Docher #attentats #état_d'urgence

  • aie aie aie...et c’est reparti pour un tour ! un peu de biologisation du social version "j’utilise des théories scientifiques largement controversées, mais je les assène comme arguments d’autorité, parce que « les faits sont les faits » et qu’il faut arrêter de se voiler la face, hein, ça fait plusieurs dizaines d’années que les épistémologies féministes travaillent sur ces sujets, mais je les ignore complètement" ?, lisez donc cet article de Peggy Sastre à l’occasion de la sortie de son livre « La domination masculine n’existe pas » (tout un programme...)

    https://www.contrepoints.org/2015/11/11/228597-la-domination-masculine-existe-t-elle-la-perspective-evofeminis

    Vous observez, études à l’appui, que la violence « est un phénomène aussi omniprésent dans les sociétés humaines que proportionnellement masculin ». Au regard de l’évolution, pourquoi émerge cette violence, et pourquoi sont-ce les hommes qui s’en font les principaux porteurs ?

    Pour le comprendre, il faut rappeler une petite évidence : pour une dépense énergétique équivalente, la femme produit un ovule par mois, l’homme plusieurs millions de spermatozoïdes par jour. Ensuite, lorsqu’un ovule et un spermatozoïde se rencontrent et que l’œuf est fécondé, le travail de l’homme peut à peu près s’arrêter là, tandis que la femme doit encore en passer par neuf mois entiers de gestation interne, un accouchement périlleux et un temps d’allaitement aussi conséquent que contraceptif pour avoir l’assurance relative de la pérennité de ses gènes. Ce qui fait que non seulement le succès reproductif des hommes est bien plus hétérogène que celui des femmes, mais il est aussi dépendant d’un investissement parental minimal bien moindre.

    Et on tombe sur ce que prédit la théorie de Trivers : si, relativement à l’autre, un sexe se caractérise par une plus grande variabilité de son succès reproductif et un moindre investissement parental obligatoire, alors c’est ce sexe qui sera le plus violent. Du fait de leur configuration reproductive, la violence est tout « simplement » plus bénéfique aux hommes. À la fois pour éloigner des concurrents et s’attirer des partenaires, avoir recours à la violence a longtemps été une bonne solution, un bon moyen d’arriver à leurs fins, c’est-à-dire la maximisation de leurs intérêts reproductifs.

    Les violences conjugales d’aujourd’hui répondent-elles aux mêmes problèmes posés ?

    Les violences conjugales relèvent de la même logique, dans le sens où elles peuvent servir à minimiser les risques reproductifs qu’un homme est seul à pouvoir connaître. Comme ce n’est pas lui qui porte le bébé, il n’est jamais à 100% sûr que ce bébé est bien le sien. Une incertitude de paternité qui a représenté une pression sélective très forte au cours de notre évolution et les données contemporaines montrent que l’énorme majorité des violences conjugales surviennent toujours dans un contexte de jalousie masculine.

    Il est donc plus que probable que ces violences aient plusieurs fonctions, toutes liées à des intérêts reproductifs spécifiquement masculins : punir la femme suspectée d’infidélité, montrer l’exemple aux autres femmes, partenaires potentielles, et leur ôter l’envie de tromper, indiquer aux hommes concurrents qu’il ne sert à rien de vouloir planter sa graine dans le jardin du voisin, etc.

    #biologisation_du_social #féminisme #épistémologies_féministes #genre

  • Intermède plagiaire
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2015/08/13/intermede-plagiaire

    Sortir un livre à partir d’une mosaïque de plagiats maquillés, issus d’une petite collection d’articles sur lesdites différences lus dans la presse de vulgarisation, demande infiniment moins de temps, de travail et de compétences que détricoter l’ensemble dudit livre en appliquant la méthode que je viens de décrire. Comme les lecteurs pourront en juger par eux-mêmes avec les exemples cités ci-après, c’est ce qu’a fait Jean-François Bouvet lorsqu’il a élaboré son livre publié en 2012 chez Flammarion. Et c’est ce livre et rien d’autre – hormis son diplôme de docteur en neurobiologie – qui lui a permis d’être institué « (neuro)biologiste et expert des différences entre hommes et femmes » par les médias, et en particulier de se retrouver au cœur (du fond comme de la forme) de l’émission de France 2 sur (...)

  • Intéressant Atelier des médias (#RFI) sur ce qui semble devenir un nouveau standard du journalisme : « Le long format fait sa rentrée ».
    http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/le-long-format-fait-sa-rentree

    Réconcilier #Web et #reportage, c’est le projet de trois médias lancés cet été : Lequatreheures, Ulyces et Ijsberg. Streetpress.com inaugure, quant à lui, une nouvelle version misant elle aussi sur le long format. Pourquoi parier sur un #journalisme plus lent et narratif, réponses cette semaine avec nos invités.

    Le long format fait sa rentrée. C’est le nom de l’événement qui nous a réuni en public, lundi 15 septembre à Numa, au coeur de Paris.

    Le long format, c’est ainsi que l’on désigne une forme de journalisme à la fois ancestrale, nouvelle et en devenir. Ancestrale car elle s’applique au style de ces auteurs, journalistes et écrivains, qui ont marqué l’histoire du récit #documentaire : Hemingway, Steinbeck, Londres, Kessel, Capote...

    Nouvelle, car depuis 5 ou 6 ans, on voit éclore de plus en plus de projets journalistiques revendiquant une fibre littéraire ; à l’image, en France, de la revue XXI et des dizaines de titres nés dans son sillage.

    En devenir, car depuis quelques mois, et probablement à la faveur de la publication en ligne par le New York Times de son long reportage multimedia snow fall, on voit émerger des projets web dont l’ambition est d’allier ce qui se fait de mieux en écriture journalistique, en graphisme et en développement informatique.

    Le son
    https://soundcloud.com/radiofranceinternationale/journalisme-longformat-conference

    Où la lenteur devient une valeur « sexy », l’approche documentaire vise à améliorer « l’expérience utilisateur » , l’information s’inspire des « app store » et le journalisme fonctionne comme une « start-up ». Un mix entre Albert Londres et Steve Jobs. C’est beau. Mais ça laisse un goût étrange.

    Par exemple, ça semble normal - pire : innovant - de poser le publi-reportage comme modèle économique. Le « client préféré » (sic) de Street Press ? Réponse vers la 50e minute : les Egoûts de Paris, qui commandent des « histoires ». C’est qu’il ne faut plus dire « journaliste », mais « expert en production de contenus éditoriaux » (sic²) - et un expert a des clients, là où un journaliste avait des sources ou des sujets d’enquête.

    Et puis si tu n’as pas un ordi dernier cri et une connexion efficace comme il faut, n’ouvre pas tous les liens ci-dessous en même temps, sinon ton expérience utilisatrice/teur risque de devenir vraiment très très lente et néanmoins pas du tout sexy.

    Les médias cités :

    Snow fall : http://www.nytimes.com/projects/2012/snow-fall

    StreetPress : http://www.streetpress.com

    Le QuatreHeures : https://lequatreheures.com

    Ulyces : http://www.ulyces.co

    Ijsberg : http://www.ijsbergpress.com
    [et https://ijsbergmagazine.com ]

    cc @syntone @ari

    #audio #radio #médias

    • Mouai. Mes deux sous :)

      Il me semble que les modes changent vite chez les journalistes, ça donne le tourni : le webdoc est fini, vive les formes longues :) Et vu qui est le patron d’Ulyces (le même que celui de Ragemag, Arthur Scheuer, qui a cette fois réussi à attirer des financements de Xavier Niel), ça ressemble à une tentative un peu désespérée de monétiser des reportages sur le web pour se trouver une niche.

      Quand ce n’est pas ce qui est speed et lol, c’est ce qui est long et distingué. Du moment que ça rapporte et que ça permet d’avoir un job cool.

      Ijsberg connecté, Ijsberg accessible, Ijsberg évolutif. Nous avons la chance extraordinaire – due en partie à notre jeune âge – d’une extrême adaptabilité.

      Le "manifeste" (sic) d’Ijsberg est génial. Il ne dit rien, il n’est ni libéral, ni engagé, il n’a aucune intention… rien.
      http://www.ijsbergpress.com

      À la conception de ce nouveau titre, de jeunes journalistes, disciples d’Albert Londres, mais élevés au rythme des web documentaires et des applis mobiles. Francophones en majorité, nomades évidemment, nous ambitionnons de construire le média de nos rêves. Formés dans les meilleures écoles, ayant déjà vécu à l’étranger, enrichis par nos expériences, nous sommes conscients des particularismes et convaincus de la nécessité d’en rendre compte avec fidélité.

      Quant à Streetpress, ils se veulent le Vice français et en imitent jusqu’aux défauts, comme ceux de leur reportage embed à la LDJ ou concernant la rémunération de leurs "stagiaires journalistes".

      Le plus catastrophique c’est encore la similitude de mise en page et d’organisation du contenu entre ces sites avec les mêmes dernières astuces html, quand on repense à la richesse de la mise en page papier. Je crois que je préfèrais encore le vieux web, avec les pages de boingboing qui n’étaient pas responsive mais toutes différentes.

      A tout prendre, dans le domaine de ces longs formats, c’est encore le travail fait par le Guardian sur les frontières, en 4 épisodes, qui est le plus impressionnant.
      http://www.theguardian.com/world/ng-interactive/2014/aug/06/-sp-texas-border-deadliest-state-undocumented-migrants

      Mais pour le coup, c’est pas du storytelling, y’a une intention de documenter quelque chose de compliqué, en se servant de photos, de vidéos, de cartographies, de stats, de sons…, pour faire émerger une certaine réalité. Il ne s’agit pas d’une photogénique avalanche qui sert de modèle partout, et avant tout à valoriser une marque éditoriale. Ou de raconter une jolie histoire sans mettre les mains dans le caca derrière comme en a apparemment l’intention Ijsberg.

      Pour le reste, je crois que ce qu’on a à dire trouve tout seul son format quand il ne s’agit pas de plan marketing, non ?

      Sinon y’a le travail fait par « 6 mois » qui est intéressant. Mais c’est un vrai bouquin qui se feuillette où on veut, un bel objet, qu’on a envie d’exposer et de prêter facilement à nos amis :) Mais bon y’a pas de sons :-( ( @intempestive : le nouveau player arrive, et sa documentation aussi :)

    • Sinon je n’ai pas l’impression que Ulyces soit über-geek, mise à part une grande photo au début, les articles ont tous l’air d’être très littéraires, essentiellement textuels, donc pas sûr qu’il faille une grosse machine pour le lire, du coup j’aime plutôt bien le format (je découvre en direct tous ces nouveaux sites).

    • Le plus catastrophique c’est encore la similitude de mise en page et d’organisation du contenu entre ces sites avec les mêmes dernières astuces html, quand on repense à la richesse de la mise en page papier.

      Tout à fait, @ari, et c’est assez drôle à mettre en perspective avec la volonté affirmée d’être original et de se démarquer. Après, on retrouve une semblable uniformisation sur les formats papier et a contrario une très grande richesse possible des mises en forme sur le web, donc je ne crois pas que ce soit un clivage web/papier qui soit en cause ici.

      L’esthétique en vogue, qu’on retrouve sur beaucoup de sites orientés tablettes/smartphones ou jouant sur cette référence : organisation verticale, usage intensif du scroll, pleine page, images très grand format, parallaxe (j’ai appris ce terme en écoutant l’émission) et petites choses parfaitement contraires aux #bonnes_pratiques (ping @tetue), comme le lancement automatique des vidéos (sur le QuatreHeures, j’ai même dû deviner qu’il fallait cliquer sur l’image pour stopper la vidéo, parce que les contrôles du lecteur disparaissent).

      De toutes façons, comme dit Ijsberg (sous l’icône « Lentement » du magazine) : « Le terrain de jeu est simple : votre écran. A l’intérieur, nous faisons ce que bon nous semble. » On ne saurait mieux résumer l’affranchissement des bonnes pratiques et la mise en position passive de l’internaute : en accédant à notre site, vous vous en remettez à nous - cet onglet-là n’est plus chez vous, à l’intérieur de lui nous prenons la main sur votre matos.

      @rastapopoulos : j’avais commis l’erreur de tous les lancer en même temps, donc je ne sais pas en effet quels sont les plus grands bouffeurs de bande passante. Et pour ce qui est d’aimer, c’est toute l’ambiguité : je trouve aussi ces formats très séduisants, mais il y a un truc qui coince. On attend ou on présuppose quelque chose de moi en tant que lectrice/spectatrice qui me gêne, et de façon plus générale on pose un rapport au monde et à sa représentation en « histoires » sexy qui sonne parfaitement faux en dépit de toutes les pancartes « vrai ! vrai ! vrai ! » qui clignotent partout.

      (et curieuse de découvrir le nouveau lecteur @ari :) )

    • @intempestive : c’est un format à la fois « disruptif » et « immersif » pour le lecteur faut croire ^^ En terme d’accessibilité, c’est une sacrée expérience. Sinon pour ce type de reportage j’ai encore jamais vu de mise en page folle (à la différence du papier). Il me semble que les magazines multimédias conçus pour Ipad sont un peu plus intéressants (mais j’en ai rarement eu entre les doigts). J’imagine que le « mobile-first », première cible, conditionne la mise en page.

    • ah la la @baroug, tu es très sévère

      et @fil visionscarto.net c’est pas trop un site qui prétend livrer du docu, du reportage, etc... éventuellement on en trouvera, mais c’est avant tout un site qui propose d’exposer au public des idées, des recherches, des expérimentations, qu’on édite, qu’on prépare pour faire tenir dans le format visionscarto.net (dont,je précise, on fera évoluer bientôt l’ergonomie et l’accès aux contenus.

      Cela dit, bien sur, il y a une certaine ressemblance avec les sites mentionnés sur cette discussions, et comme partout, il y a des contributions de qualité variables, mais les intérêts des lecteurs et des utilisateurs sont aussi variables. L’important à mes yeux est aussi de couvrir des champs de connaissance aussi étendu que possible (avec nos petits moyens financiers), d’emmener les lecteurs le long d’itinéraires variés et improbables, de proposer aussi par exemple, aux enseignants, des ressources dans lesquelles ils peuvent puiser pour préparer leurs cours, etc...

    • Quand même, qu’est-ce qu’on se marre avec-les-nouvelles tendances-de-la-presse-qui-recycle-toujours-les-même références-et-se-revolutionne-33-fois-par-minute.

      Ce qui me frappe c’est l’insistance sur l’ampleur du texte (à prouver quand même - parce que ces articles c’est quand même de la gnognotte si on prends n’importe quel journal des années 30-60) tout en mettant en avant l’image, et en insistant bien sur la question du temps de lecture, parce qu’on est tous pressés hein !

      Sur Ulyces, on se croirait sur medium et on t’annonce d’avance le temps de lecture. Sur street-presse tu as limite une médaille quand tu as fini l’article, on te le dis comme si tu le savais pas. Sur Ijsberg, on lit promptement, calmement etc...
      Avec un paternalisme certain derrière tout ça, un discours limite élitiste.

      Non mais, je lis vite ou lentement, en entier ou pas, tout de suite ou jamais et si je veux et je te merde.

    •  :) bon, ok commentaire pas super constructif. Reste une chose, c’est que les journaux sauf quelques rares d’ultra niche (musique, science) , papier ou pas, je ne m’y abonnais que rarement. Du coup, toutes ces plateformes, je ne me vois pas prendre un abonnement non plus. Et vous ? Prêts à payer pour ces sites ?

    • Moi j’étais abonné à J’aime Lire, mais sinon… :D

      Nan en vrai, j’ai aussi été abonné assez longtemps à @cqfd, au Plan B tant que ça existait, et même furtivement au journal de la décroissance une année.

      Sur internet pour l’instant, jamais rien. Pourquoi ? Je ne sais pas top. Enfin si en fait… Ce n’est pas tant que je ne peux ou veux pas le faire, j’aurais même un peu d’argent pour, etc. Mais ce n’est juste pas possible ! Dans la vraie vie de tous les jours, j’ai déjà 40 millions de trucs à lire hors sites payants : veille d’actus, veille technique, forum politique ici-même, émissions de radio, blogs dans mes RSS, livres sur ma table de chevet quand il reste du temps !!

      Si je payais pour un abonnement à un site en ligne, je me sentirais obligé de lire son contenu en entier, en plus de tout ce que j’ai déjà à lire : nolife quoi. Sachant que je n’ai déjà pas assez de temps pour lire ma liste précédente tout en étant présent pour la famille et en essayant de travailler rentablement…

      C’est quoi cette vie numérique de fou en fait ?

    • Je me suis abonnée au Diplo, à @si, mais ça ne va pas : je lis effectivement par thème, pas par titre, donc, sur chaque titre, je lis quelques articles qui m’intéressent, mais pas tout, et je ne peux pas m’abonner à tous les titres qui produisent même un article qui m’intéresse par mois.
      Donc, oui, il me faudrait plutôt un portail où j’achète un pack de droits de lire qui se répartissent entre une profusion de titre. Genre, 5 articles par jour (crédits étalés sur le mois) sur une vingtaine de titres intéressants comme le Diplo, cqfd, les nouvelles news, médiapart, etc...

    • En effet @monolecte, ce type de portails, je crois que je pourrais me laisser tenter. @fil @rastapopoulos Oui, il y a tellement de ressources et de trucs à lire gratuitement que le temps qui reste n’incite pas à payer pour des infos. Cependant, je crois que je m’abonnerais à un bon portail de journaux tel que décrits, car - et mes propres projets stagnent aussi pour ça - le militantisme et le bénévolat sur le temps non occupé par le travail rémunéré s’effiloche et donc, je veux bien que des gens soient payés pour écrire des articles, si ils font bien leur travail.

    • Oui, tu pourrais avoir deux couches de services : une couche de crédits directs, mais qui implique que tu te fasses ta revue de presse tout les matins pour sélectionner tes articles et une couche d’abonnement au flux d’un curateur (ce qui est vaguement ce que font Seenthis ou Rezo)^ : quelqu’un qui a le temps de plonger dans le flux et d’en ramener une sélection dans une tonalité ou des thématiques qui te plaisent.

      Les titres seraient ensuite rémunérés chacun en fonction des articles lus, ce qui fait que petit pure player ou mastodonte de l’info, ce qui fera la différence, c’est la qualité de chaque article !

    • Ouais enfin un service commun comme ça, ça a vraiment peu de chance de voir le jour quand même… Parce que ce qui en intéresse une bonne partie, au moins les mastodontes, c’est d’avoir du trafic sur LEUR site .Entre autre parce qu’ils veulent des vues de pages à cause de la publicité, et aussi parce que sur les côtés t’as toujours des listes qui te propose des articles du même sujet mais chez eux, pas ailleurs, pour continuer de vouloir acheter un autre article de leur corpus.

      Si déjà chaque site permettait d’acheter contenu par contenu sans abonnement complet, ça serait déjà ça (et une partie l’a déjà hein), mais évidemment ça veut dire donner ses infos à chaque fois, à plein de gens différents.

    • Le modèle économique des mastodontes ne marche pas, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont tous sous perfusion. La pub ne peut pas financer l’info, sauf à en faire une fille de pub... et donc un truc pas intéressant qu’au final personne ne lit.
      Le modèle qui va marcher, c’est le contenu de qualité pour lequel on est d’accord pour payer, comme dans le logiciel libre où on est d’accord pour payer pour les logiciels bien faits et qui nous sont vraiment utiles. D’ailleurs, mon Ubuntu n’est pas très différent d’une plateforme de presse : tous les logiciels sont centralisés, certains sont gratuits et d’autres sont payants. Je fais mon choix sur la plateforme qui gère les dépôts et voilà, tout le monde est content.

      Bon, sauf qu’en vrai, les bons logiciels payants, il faut quand même encore aller se les chercher dans la pampa et les installer soi-même. Mais bon, quand je vois l’usage quotidien que j’ai d’Antidote, pour ne citer que celui-là, je ne juge pas mon investissement disproportionné.

      Je pense que pour l’info, c’est pareil. Certains articles méritent le détour et sont ensuite archivés précieusement. Parce qu’ils sont importants et que ce qu’ils m’apportent justifie ma participation. Après, pour un achat à la pièce, faut pas non plus sombrer dans les conneries des éditeurs de musique qui arrivent à te vendre des mp3 pourris plus chers que leur équivalent physique ou de l’édition qui prennent, en France, le même chemin, avec des tarifs numériques ridicules qui n’incitent pas à cesser le piratage.

    • Dans la Presse, on a tendance à faire comme si le client, c’était le lecteur.
      Tout pourtant démontre que ce n’est pas le cas.
      Et quand on cherche, on se dit alors que le client, c’est l’acheteur d’espace publicitaire. Mais même là, la réponse n’est pas pleinement satisfaisante.
      Et on en arrive au vrai client, celui sans qui le service n’existerait plus depuis longtemps : l’actionnaire. Sans les tours de table à répétition, les « mastodontes » ne seraient plus depuis des dizaines d’années. Le vrai client de la Presse, c’est l’actionnaire. Le lecteur est le service rendu.

    • @biggrizzly oui, mais le lecteur est difficile à chopper avec de la daube. Les obsédés du clic pensent que plus tu fais du putassier et plus les lecteurs viennent... oui, c’est vrai, mais ils repartent aussi sec.
      Le lecteur régulier et fidèle, le bankable, tu ne l’attrape pas comme ça du tout... tu le fais même fuir.
      Beaucoup de clics, c’est très différent que beaucoup de lecteurs. Et des lecteurs qui pensent qu’ils peuvent faire confiance à ce que tu publies, c’est encore plus difficile à trouver. Alors ceux qui veulent bien payer pour ce que tu écris...

      Si tu veux du clic à pub, arrête de faire du journal, fait du porno.

    • Il y a une start-up française qui se lance dans ce que vous dites, un portail ou on achète avec des crédits : http://www.onemoretab.com

      C’est aussi le modèle de http://www.cairn.info depuis longtemps, peut-être à l’avenir celui de flip-board, ou directement de Apple et Microsoft etc.

      Mais ce qui est fâcheux avec ce système selon moi c’est que :

      1) L’« expérience utilisateur » est unique pour tous les titres, et souvent mal fichue. Voir la presse dans le kiosque de Windows 8 sur un PC par exemple (#LOL #WTF).

      2) Cela ajoute des intermédiaires qui prennent l’essentiel des revenus car ils sont en situation de force par rapport aux éditeurs (cf Apple avec son App store, ou plus largement le circuit classique de la grande distribution. Vu que les clients sont massivement chez l’intermédiaire et qu’on devient obligé de passer par la, et bien c’est l’intermédiaire qui prend le pognon des lecteurs).

      Or internet ça permet quand même de faire des jolis sites avec une identité forte pour chaque titre, et que les gens viennent directement dessus sans passer par une galerie marchande, ou à la limite en passant par des portails comme Rezo.net.

      L’autre modèle qu’on peut imaginer c’est le micro paiement en un clic, mais alors il faudrait qu’un service s’impose largement dans le public. Il y a eu des essais je crois mais à chaque fois les start-up peinent à rependre leur service massivement chez les utilisateurs. Donc ça finira géré par Google ou Paypal je suppose si cela doit se faire, mais alors il faudrait qu’il y ait une forte demande de gens qui veulent payer des articles de presse à l’unité, ce qui reste à démontrer.

      Donc finalement ce qu’il faut creuser selon moi c’est les modalités pour que les gens aiment leur journal, soient content de s’y abonner même s’ils ne lisent pas tout, voire lui fasse des dons pour lui permettre de se développer :)

    • @booz mais ya une différence entre « ne pas tout lire » et « lire 5 ou 6 articles de tels thèmes précis de temps en temps ». Si tu lis pas tout mais quand même 70% de chaque numéro, c’est pas vraiment un inconvénient de s’abonner. Mais si tu as 40000 trucs à lire dans 300 « lieux » différents (numériques ou papiers), ce n’est pas pareil… et ça a l’air d’être le cas de beaucoup de monde apparemment (en tout cas d’après les réponses précédentes, au moins ici).

    • et ça a l’air d’être le cas de beaucoup de monde apparemment (en tout cas d’après les réponses précédentes, au moins ici).

      De fait, ça plaide à mort pour la vente à l’unité / par carnets d’articles, mais je ne sais pas dans quelle mesure les seenthisiens actifs (déjà minoritaire sur la plate-forme) sont représentatifs de grand chose…

    • Je ne comprends pas en quoi pouvoir payer un article à l’unité règlerait le problème de @RastaPopoulos qui si j’ai bien compris à déjà trop de choses à lire gratos et n’a plus le temps de lire des trucs payos.

      Après il faut voir la qualité de ce qu’on lit, en principe ce qui est payant est meilleur ou moins intrusif, car quand le service est gratuit, le produit, c’est toi.

    • Si je payais pour un abonnement à un site en ligne, je me sentirais obligé de lire son contenu en entier, en plus de tout ce que j’ai déjà à lire : nolife quoi. Sachant que je n’ai déjà pas assez de temps pour lire ma liste précédente tout en étant présent pour la famille et en essayant de travailler rentablement…

      Disait-il… alors qu’un carnet ou un article à l’unité, c’est nettement plus jouable à priori d’y trouver une place.

    • @baroug mouais, mais alors tu perds l’occasion de lire une chose que tu n’aurais pas imaginé intéressante à la base et tu risques de te cantonner à ce que tu connais déjà.

      Est-ce gênant de s’abonner à un titre sérieux et de ne pas tout lire ? Est-ce que le siècle dernier les gens qui achetaient des journaux en lisaient l’intégralité des signes ?

      Quand on s’abonne selon moi c’est pour soutenir un projet éditorial dans lequel on croit, pas pour avoir le juste nombre de signe en fonction de ce qu’on à le temps de lire au meilleur prix.

      Et si ce n’est pas le cas, c’est peut-être cela qu’il faut changer, en essayant de modifier le rapport des gens aux journaux. (Ce qui est une gageur vu le tournant pris ces dernières années).

      Le coup de l’article à l’unité je le vois efficace pour des infos ultra spécialisées genre un article des échos sur un concurrent, ok on achète, ou une étude sur son secteur d’activité, ok. Ou un dossier sur une loi, ok. Mais pour s’informer au long court, cela ne me semble pas la bonne piste.

    • Mais je ne suis pas que des blogs ou sites précis, ça je pourrais même dire que ce n’est qu’une minorité, ou grand maximum que la moitié de ce que je lis.

      Une bonne partie vient de la veille d’actus et veille techniques, faites avec des lieux d’échanges comme Seenthis. Et du coup, même si on est assez clairement entre gauchistes invétéré⋅e⋅s, cela m’ouvre à de multiples sujets et sites (mastodontes ou obscurs blogs) que je ne suis absolument pas moi-même de mon côté et que je n’aurais jamais lu sinon. Vu la quantité d’informations (ET d’analyses détaillées), je ne fais pas partie des gens qui ont le temps de faire leur propre sélection dans toute cette immensité.

      Et donc oui, quand j’étais abonné (CQFD ou d’autres), je lisais tout, les sujets qui m’intéressaient déjà à la base, et le reste. Et quand j’étais minot chez mes parents, et qu’il y avait des journaux ou magazines, je lisais un peu tout aussi.

      C’est quand même un rapport au monde, à l’information qui a changé. Les sources, même si elles étaient multiples, ne se comptent plus en dizaines… Moi perso ça m’épuise de vouloir tout suivre.

      Je ne dis donc rien de général, là hein, juste comment ma manière de lire (au moins de lire l’information, l’information immédiate et l’information analysée plus lente), a pu changé au cours du temps.

    • @RastaPopoulos, certes mais alors tu te reposes sur des éditeurs militants et sur des portails militants. Peut-être qu’un jour on fera de l’information de masse comme cela, c’est le pari de Rezo.net, mais peut-être pas. Et pour chaque militant qui dit quelque chose, il existe un autre militant qui dit exactement le contraire.

      Et si on doit continuer d’informer le monde entier sur tous les sujets importants avec le moins de biais possible, il faudra encore des rédactions professionnelles dont c’est l’activité principale de faire un journal régulièrement et sérieusement avec les gens qu’il faut pour ne rien oublier, mêmes les sujets pour lesquels on a pas un blogueur bénévole de qualité immédiatement disponible.

    • L’intérêt du papier c’est que quand tu l’achètes, que tu lises ou pas, tu as quelque chose entre les mains, à laisser traîner, à passer avec aux copains ou collègues, à découper, etc…

      La monétisation de la presse sur le web a zappé l’importance de l’objet au-delà de la lecture, du partage… Mais c’est aussi parce que la révolution numérique (et avant elle, la robotisation des imprimeries) a chassé des entreprises de presse la plupart des personnes qui n’étaient pas rédactrices, qui participaient à la fabrication (et ne concevaient pas un journal comme une somme de mots et d’articles reproductibles et vendables quel que soit le support).

      L’achat d’article au clic, c’est quand même vraiment très triste (par rapport à la curiosité, à la diversité de ce qu’on peut picorer dans un journal papier). Sans ça, jamais j’aurais lu d’articles sur le foot (comme ceux de Grégory Schneider dans Libé par exemple).

      Par ailleurs, sur le web, rien de plus rageant que de ne pouvoir partager un article en accès payant. L’un des principaux intérêts du web (le partage facile) tombe alors sévèrement.

      J’imagine que l’avenir c’est la mutualisation d’abonnements entre différents sites. Je paie pour 25 articles entre le Diplo et Bastamag… par exemple. M’enfin ça fait pas rêver non plus. On peut par contre espérer le regroupement entre Bastamag et le Diplo pour produire un gros site d’actu (avec une version papier pour continuer à rendre intelligents mes toilettes) plutôt que la multiplication des petits projets (en témoigne le découpage assez absurde Bastamag / Reporterre).

      Le futur qui vient vite, c’est la diminution drastique du nombre de journalistes et de titres de presse (web ou papier, car quoi que les apôtres du numérique prétendent, ils sont menacés à bien plus court terme). C’est d’ailleurs hallucinant que le nombre d’écoles de journalisme soit toujours croissant…

    • – Par rapport au fait que les titres souhaitent voir leur trafic passer par leur site, que les interfaces et visuels sont différents et que cette différence fait partie du projet editorial : l’idée de l’abo multisites ne veut pas forcément dire être prisonnier d’un portail. L’idée du portefeuille mensuel mutualisé entre différents journaux et qui permette de piocher des articles ne doit pas forcément, et c’est techniquement parlant faisable, passer par un portail unique qui phagocyterait (phago-sites-rait en l’occurrence) l’audience des différents titres qui l’utilisent. Une sorte de flattr promu par un regroupement de medias par exemple.

      – Après, si on arrive tous à travailler rémunéré 4j./3J. semaine et avoir du temps pour chercher, écrire, enquêter etc... alors la question se pose différemment. Mais on en est loin.

      – Pour en revenir à l’expérience personnelle qui guide une partie de ces échanges - le je revenant régulièrement, j’ai l’impression que l’édition, la presse indépendante, c’est soit une histoire de salariés qui se perdent dans le flux de publication et la torpeur idiote de la salle de presse et la déconnexion sociale - même avec les meilleurs intensions du monde, ou de chômeurs, d’étudiants, de célibataires etc. libres de paroles mais qui galèrent entre précarité et fatigue.

      J’aimerais trouver un modèle intermédiaire, qui permette que plus de personnes puissent consacrer du temps à produire des écrits solides, croisés, avec pas de fautes d’orthographe :) sans forcément être aliénés par le temps, la doxa journalistique et la légitimité culturelle ou la précarité…

      Parce que l’on présuppose que de pouvoir travailler à temps plein rend les écrits de la presse salariée plus pertinents, ce qui peut être le cas, mais parfois, on frise le ridicule - surtout quand je vois le nombre indigent d’articles sur la banlieue parisienne, les fantasmes de journaliste sur le Nord ou l’Est de la France par exemple. On est nombreux à être fan de 6, c’est intéressant de voir que l’essentiel du travail sur ce bouquin s’est fait dans un de ces « hors-cadre »...

    • @baroug et c’est largement mérité. Je ne pense pas particulièrement aux scandales qui peuvent expliquer une partie du succès, mais de tous le reste qui est de bonne qualité, les blogs, les soirées avec des supers invités, les très bons journalistes et collaborateurs, chercheurs etc...

      Et je repense en rigolant mais un peu affligé à celui qui du haut de son mépris et avec un sourire arrogant m’affirmait il y a quelque années que le « médiocre » médiapart allait s’effondrer et disparaitre après les présidentielles parce que personne ne renouvellerait son abonnement... Ils étaient alors à 60 000... :)

      Alors moi je dis, médiapart, chapeau et respect, et comme @supergeante pour mon interlocuteur si bien informé, etc...

    • Hey les gens... 43 commentaires, sans dec comment on garde qq minutes pour dépenser ses sous avec des abonnements quand on essaye de vous suivre, hein ?

  • Le camion et la poupée : jeux de singes, jeux de vilains
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2014/07/23/camion-poupee-jeux-singes

    Le point commun entre ces personnes est qu’elles ont toutes invoqué, dans l’espace public français aux périodes indiquées, des études menées sur des primates non humains concernant les choix de jouets en leur faisant dire bien autre chose que ce qu’elles permettaient de dire. Pour le formuler autrement, leur point commun est que leur volonté de nous (et se) convaincre qu’il est scientifiquement établi que certaines différences psycho-comportementales entre hommes et femmes sont en partie naturelles est telle qu’à cette occasion au moins, ils ont fait preuve d’une malhonnêteté intellectuelle et/ou d’une inconséquente légèreté méritant d’être portée à la connaissance des personnes susceptibles de tomber sur leur prose et de croire qu’elle reflète l’état des connaissances scientifiques. (...) Source : (...)

  • Céline Alvarez, une institutrice révolutionnaire (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/festival/article/2014/09/04/celine-alvarez-une-instit-revolutionnaire_4481540_4415198.html

    L’ancienne enseignante a démissionné de l’éducation nationale, mais n’a pas renoncé à diffuser les outils de l’école de demain

    […]

    Et pourtant, c’est bien « l’effet d’une bombe » que l’on a pu ressentir en entrant, ce printemps, dans la classe multiniveau – mêlant petite, moyenne et grande sections – de Céline Alvarez. Pas seulement parce que les enfants savaient lire à 5 ans (parfois avant), maîtrisaient le sens des quatre opérations, comptaient jusqu’à 1 000 et même au-delà…

    Pas seulement parce que la salle colorée regorgeait d’un matériel en libre accès (« lettres rugueuses », « cabinet de géographie »…) inconnu de la plupart des écoles, vers lequel les enfants pouvaient se tourner au moment précis où ils en éprouvaient l’envie, « pour ne jamais rater la fenêtre de tir permettant d’entrer dans les savoirs », expliquait la jeune femme lors de notre première rencontre. Non, c’est surtout l’entraide, l’empathie, la joie, la curiosité que manifestaient ces tout-petits qui retenaient l’attention.

    […]

    « Tous ces jeunes que je trouvais intelligents mais qui n’arrivaient pas à se fondre dans le moule et qui décrochaient, ça m’indignait ! », se souvient-elle. Dans son cercle familial, aussi, cette fille d’une employée de banque et d’un ouvrier tourneur-fraiseur se forge la conviction que « l’être humain possède un potentiel inné pour penser, créer, partager… et que le système scolaire l’empêche d’émerger ».

    #éducation #école #Montessori #innovation_pédagogique #système_scolaire #neurosciences

    • Même si dans un sens, ça l’est, c’est toujours aussi fou qu’on continue d’appeler « révolutionnaire » ou « pédagogie nouvelle » des méthodes inventées il y a plus d’un siècle et qui ont fait leur preuve (tout du moins avec l’effectif humain qu’il faut et le matériel qu’il faut). Si un truc de 100 ans est nouveau, c’est dire à quel point les pédagogies courantes sont VIEILLES.

    • À noter :

      Les résultats obtenus à Gennevilliers dépendent directement de cette recherche. Ils ne sont en aucun cas garants des résultats d’écoles dites « Montessori », dont le cadre théorique et pédagogique diffère.

      Car ça s’inspire de plein plein de choses de Montessori (et d’autres) mais l’école continue la recherche scientifique, des tests réguliers de là où ça en est, etc. D’après ce que je comprends, ils sont partis d’une pédagogie précise (très nettement Montessori) mais ensuite ils ne font pas que suivre un truc tout prêt, ils continuent d’améliorer en testant ce qui marche ou pas. C’est cool !

      Bon, quand même, d’après toutes les vidéos, c’est immensément Montessori. Je reconnais tout le matériel ! :)

      et cc @sloumpy

    • Notons aussi que l’expérience se fait dans une école publique, avec à priori tout le matos payé par le service public, et pas dans un quartier de bourges avec des parents qui ont un gros capital temps/culture.

      Mais évidemment, on en a déjà parlé, l’EN paye et aide à mettre en place ce genre d’expérience qu’en tant… qu’expérience. Un îlot. Un truc à part qui n’est jamais reproduit massivement et encouragé partout.

    • Ce qui semble la distinguer des autres pédagogues et qui semble lui ouvrir les portes de l’illustre journal Le Monde c’est ses liens avec Stanislas Dehaene (neuroscientifique) et Manuela Piazza (cognitiviste et neuroscientifique).

      Il y a tout juste une semaine c’est à l’université d’été du Medef qu’on (en particulier Martine Daoust) espérait faire entrer les neurosciences dans les écoles.

      Est-ce lié ?

      http://www.medef.com/medef-universites-dete/videos/detail-videos/medeftv/lecole-de-la-reussite.html

      Conférence-débat le mercredi 27 août de 15h30 à 17h15.

      – Nouvelles expertises, nouvelles compétences, nouveaux métiers
      – Méritocratie vs égalitarisme
      – Enseignants et chefs d’entreprise partagent-ils les mêmes valeurs ?
      – Chaque année 150 000 jeunes sans qualification. Comment mettre en adéquation besoins des entreprises et offres de formation ?
      – Up to date, all life long !
      – Les ruptures technologiques au service de la formation
      – La Finlande, un exemple à suivre
      – Pourquoi le décrochage français dans les classements internationaux ?
      – Redorer le blason des ingénieurs et techniciens

      Animateur : Jean-Luc Placet, président d’IDRH

      Intervenants :

      Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne
      Martine Daoust, professeure à la faculté de pharmacie de l’Université de Picardie Jules Verne,ancienne rectrice des académies de Limoges et Poitiers
      Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
      Pr. Eric Fouache, vice-chancelier de l’Université Paris-Sorbonne Abu Dhabi
      Gérald Karsenti, PDG de Hewlett-Packard France
      Jorma Kauppinen, directeur à la Direction générale de l’enseignement de Finlande
      Denis Olivennes, président du directoire de Lagardère Active

    • Merci @gastlag pour ce complément d’informations. Dans la vidéo à la fin, elle dit d’ailleurs :

      Le cerveau humain est doté d’algorithmes puissants d’apprentissage. Comme dit Stanislas Dehaene, c’est un super ordinateur programmé pour apprendre.

      ARG. Ça donne tout de suite moins envie de la suivre. Le cerveau n’est pas « comme un ordi » mais en plus puissant. C’est un réductionnisme de certains neuro-merdes ça (pas tous heureusement).

      Moi ce qui m’intéresse c’est plutôt ça :

      Non, c’est surtout l’entraide, l’empathie, la joie, la curiosité que manifestaient ces tout-petits qui retenaient l’attention.

      Pour ce qui est du fonctionnement du cerveau, je n’arrive pas encore à ne pas être mitigé (oui ma phrase est tordue).
      Il reste encore dans cette discipline quelques gens qui tentent uniquement de comprendre ce qui se passe, et non de vouloir le changer (exemple : Catherine Vidal versus Clinatec).

    • C’est compliqué, ces histoires de neurosciences (quand je pense que j’ai fait un DEA dans un labo de sciences cognitives dans une vie précédente…).
      C’est compliqué, cette articulation entre neurosciences (parfois orientées très « dressage ») et les pédagogies « actives ».
      C’est compliqué Stanislas Dehaene et l’apprentissage de la lecture, on finirait par croire qu’il ne faut entraîner que les zones que SD voit s’allumer quand quelqu’un lit avec des électrodes sur la tête :)
      C’est compliqué de manière générale, les gens qui pensent avoir tout compris au cerveau humain, en oubliant qu’à une époque on ne jurait que par la bosse des maths.
      Même Catherine Vidal, c’est compliqué (cf. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1218933-sexe-et-cerveau-la-neurobiologiste-catherine-vidal-a-tort-).
      Bref, j’ai acheté ça :
      http://www.educavox.fr/editorial/article/les-neurosciences-au-coeur-de-la
      Faudrait que je le lise… :)

    • Haha, Peggy Sastre… hum… J’avoue immensément préférer la rigueur, la précision, et l’exhaustivité des arguments d’Odile Fillod. L’article sur Vidal se base intégralement sur Nicolas Gauvrit, dont Fillod a (re)parlé récemment :
      http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2014/07/23/camion-poupee-jeux-singes/#part5L

      Le pseudo-scepticisme a été décrit par le sociologue Marcello Truzzi, l’un des fondateurs de la première société savante de scepticisme scientifique (ou zététique) dans les années 1970 et de sa première revue, dont il s’est ensuite démarqué en raison de qu’il percevait comme un dévoiement de la démarche sceptique. Dans un éditorial de Zetetic Scholar publié en 1987, il définit le pseudo-scepticisme comme une attitude consistant, plutôt que d’en rester à la formulation de doutes concernant la force des éléments de preuve avancés à l’appui d’une théorie (caractérisant le scepticisme véritable), à affirmer que cette théorie est fausse. Alors que le sceptique se contente d’arguer que la validité d’une théorie n’est pas démontrée par les données avancées à son crédit, le pseudo-sceptique prétend trancher le débat scientifique. Le pseudo-scepticisme de Nicolas Gauvrit a été plusieurs fois dénoncé sur http://pseudo-scepticisme.com/spip.php?page=recherche&recherche=gauvrit, et j’en donne ici un nouvel exemple. Nicolas Gauvrit tient également un blog sur la plateforme Scilogs de Pour la science hébergeant celui de Sébastien Bohler.

      (Bohler dont elle a démontré plusieurs fois qu’il était soit peu rigoureux, soit qu’il racontait carrément n’importe quoi.)

      Sinon pour l’article de Pierre Frackowiak :

      Ce n’est pas parce que nos aïeux s’éclairaient à la bougie que nous refusons l’électricité.

      et

      Dans ce livre, il n’est donc pas question de prôner le retour ou le maintien de la bougie et de la diligence.

      Quand je lis ou entends des phrases comme ça, j’ai juste envie d’éteindre l’écran, de courir dans la montagne planter ma tente, et d’allumer une bougie en écoutant les oiseaux. :D

    • À propos des neurosciences, un article révélateur sur le Monde Diplo papier de ce mois : « Le cerveau ne pense pas tout seul »
      Un aperçu :
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/CLEMENT/50779

      Les progrès de l’imagerie cérébrale ont réactivé un vieux fantasme : celui de pouvoir tout expliquer par l’observation du cerveau — la pauvreté, la délinquance, l’échec scolaire… Lourde de dérives potentielles, cette illusion repose sur de fausses évidences.

    • Il y a pas mal de problématiques soulevées dans les derniers messages. Quelques pistes, rapidement :
      – Historiquement, ce qu’on appelle l’éducation nouvelle rassemble des courants très diverses voire philosophiquement incompatibles (à la racine on trouve aussi bien des rationalistes qui se réclament de la philosophie des Lumières que des héritiers d’un Romantisme nourri de spiritualité : leur seul point commun est que tout le monde se réfère à un moment ou un autre à Rousseau :) ).
      – Philosophiquement, pour prendre les 3 figures les plus connues, c’est assez contrasté. Rudolf Steiner était un philosophe spiritualiste, occultiste et penseur social qui a fondé l’anthroposophie (je vous laisse regarder). Maria Montessori était médecin, a collaboré avec la Société théosophique (je vous laisse regarder) et est partie vivre des aventures mystiques en Inde. Célestin Freinet est un instituteur nourri de laïcité, de principes émancipateurs, libertaires et autogestionnaires, qui fraya avec le PCF.
      – L’Éducation nouvelle a toujours dû faire les preuves de son efficacité (alors que l’éducation traditionnelle jamais), et ses lieux d’expérimentations ont toujours été aux deux extrêmes : l’élite (voire même sous la forme de préceptorat cf. Rousseau) ou les laisser-pour-compte dont tout le monde se fout et sur qui on peut bien expérimenter (handicapés, orphelins, délinquants, pauvres, etc.).

      Du coup, on retrouve une certaine logique historique dans le fait que les écoles Steiner/Montessori soient des établissements privés souvent chers et que des écoles Freinet ont revendiqué leur place dans l’école publique. Néanmoins, il y a aussi des établissements privés qui se réclament de la pédagogie Freinet, et les méthodes Montessori ont nourri les pratiques de nombreux enseignants de l’enseignement public en maternelle notamment.

      Par ailleurs, il me semble que les classes supérieures ne sont pas spécialement friandes de pédagogies nouvelles, au contraire on les retrouvera massivement dans des établissements très sélectifs, très traditionnels, très transmissifs, très reproducteurs (ceux qui préparent aux très grandes écoles dès la maternelle), la classe dominante reste conservatrice et réactionnaire. C’est la sous-classe supérieure des bobos qui revient en vélo de la calandreta Montessori avant de passer à l’Amap :)

      Par ailleurs, il me semble que plus qu’à un problème de démocratisation, l’enseignante s’est heurtée à la culture de l’EN incapable historiquement et structurellement de laisser vivre en son sein (i) l’expérimentation et (ii) le partage horizontal des pratiques.

    • Faute de pouvoir élargir l’expérimentation, elle a pris la lourde décision de donner sa démission. Ensuite parce que ce n’est pas pour « professer », comme elle dit, que cette jolie trentenaire a passé en candidat libre, il y a cinq ans, le concours de l’enseignement. Et elle le justifie sans s’embarrasser de fausse modestie : « C’était pour infiltrer le système et parvenir à le changer, pas pour enseigner. Je me laissais trois ans pour proposer un environnement de classe faisant l’effet d’une bombe pédagogique, explique-t-elle, trouver les bons outils permettant de révéler spontanément tout le potentiel des enfants, et réussir à les diffuser auprès des enseignants. »

      #jolie_trentenaire #sexisme

  • Le connectome et la circulation circulaire des stéréotypes de genre | Allodoxia
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2014/02/22/connectome-stereotypes-genre

    A en croire maints commentateurs de l’actualité de décembre 2013, des chercheurs auraient démontré l’existence d’une différence frappante entre les « connectomes » cérébraux des femmes et ceux des hommes, et celle-ci serait à l’origine d’une forme de complémentarité de leurs aptitudes et comportements. L’étude en question était pourtant très (très) loin d’autoriser les conclusions annoncées. Ce nouveau cas de validation imaginaire du bienfondé de certains stéréotypes de genre est exemplaire. Comme souvent, cette construction d’une fausse information a été sous-tendue par un tropisme hétérosexiste, favorisée par le manque d’éthique des producteurs de l’article scientifique, et permise par le dysfonctionnement structurel des médias en matière de sciences.

    #genre #stéréotypes #cerveau @Odile_Fillod

  • Arrêt sur mirages | Allodoxia
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/12/22/arret-sur-mirages

    Texte de : Odile Fillod

    Sa chronique du 16 novembre dernier [1] est un bon exemple de ce qui est fait très régulièrement dans les médias depuis de nombreuses années. Cela consiste à affirmer ou à suggérer, sous couvert de vulgarisation, qu’ « on sait » maintenant, ou qu’il vient d’être « montré scientifiquement » qu’il existe des différences entre les sexes d’ordre psychologique ou comportemental qui sont dues à des prédispositions biologiques.

    (…)

    L’analyse des quatre références fournies par Sébastien Bohler et le décryptage méthodique de sa chronique permettent de mettre en évidence ce qui en fait un discours profondément trompeur et complètement fallacieux. Comme on va le voir, ce discours n’est qu’une suite de violations de plusieurs règles de l’éthique journalistique, et un concentré de divers types de distorsions :
    – qualification trompeuse des disciplines scientifiques invoquées,
    – affirmation fausse que tout ce qui est dit est étayé par les sources citées en référence,
    – présentation erronée des résultats des études citées,
    – déductions et généralisations abusives,
    – absence de différenciation entre les faits (rapportés dans les études scientifiques), l’analyse de ces faits (par leurs auteurs), et l’opinion personnelle (de Sébastien Bohler),
    – invisibilisation du débat scientifique, consistant à présenter le résultat d’une étude comme un fait établi, consensuel, alors qu’il est contredit par d’autres ou qu’il ne s’agit que d’une étude préliminaire,
    – invocation du résultat d’une étude qui a été complètement invalidé.

    Boum, boum et boum !

    Moi, quand on en fait trop, je ne correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile.

    signé Raoul…

  • Habemus sex papam | Odile Fillod (Allodoxia)
    http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/12/09/habemus-sex-papam

    Ce blog était mis en veilleuse pour cause de thèse en cours, mais trop c’est trop ! L’accumulation d’allégations fantaisistes sur les différences entre les sexes proférées au nom de la science, relayées par les médias alors que le débat sur l’adoption et le mariage « gays » fait rage et que celui sur la « théorie du genre » renaît, a eu raison de mes priorités. C’est Jean-François Bouvet sur LePoint.fr qui m’a fait craquer hier matin. Source : Allodoxia